27 avr. 2020, 00:31
 PV   cloturé  Au commencement était l'Aube
Dawn ne s'attendait pas à ce que Jacob lui dise tout ça. Il lui avait livré une partie de lui-même, et qu'il lui dise cela alors qu'ils ne se connaissaient pas encore la toucha profondément.
Les deux enfants se comprenaient, c'est pour cela qu'ils s'étaient livrés.

La jeune Serpentard réfléchit à ce qu'elle pourrait donner comme réponse aux paroles de Jacob : -"Et toi, ton frère était aussi ton super-héros ? Quels étaient ses super-actions qui le rendaient extraordinaire ? Qu’est-ce qui est le plus terrible avec son absence à lui ? Tu crois qu’une relation osmotique au sein d’une fratrie est un mythe, destiné à être fauché par quelque chose de sombre, que ce soit la mort ou le Choixpeau ?" Ce à quoi il s'était empressé d'ajouter :-"
Je ne mets pas les deux sur le même plan bien sûr, mon frère est bien vivant, j’essaie juste de formuler les questions qui me taraudent. J’ai l’impression que comme tu as un frère qui t’était proche et qui te manque, tu pourras comprendre.


-Je te comprend mais mon frère, ce n'était pas ce que j'appellerais un super-héros, non Hayden était... Mon rayon de soleil, le seul bonheur qu'il m'ait jamais été donné d'avoir, mon amour, mon confident, mon frère, mon tout. Dit comme ça ça paraît bizarre, mais comme mes parents ne vivent que pour leur travail, c'était lui et Rose qui s'occupaient de moi. Surtout lui.
Le plus terrible dans son absence, c'est que tout ce qu'était ma vie est parti en fumée. Il était ma vie...


Elle se sentait bien au contact de Jacob. Son épaule dégageait une agréable chaleur sur la joue froide de Dawn.

-Tu sais, je n'ai jamais dit tout ça à personne, je te l'ai dit parce que tu es digne de confiance, alors si cette discution pouvait rester dans la volière...

1 mai 2020, 22:27
 PV   cloturé  Au commencement était l'Aube
Elle dit comme dans un souffle: « Je te comprends mais mon frère, ce n'était pas ce que j'appellerais un super-héros, non Hayden était... Mon rayon de soleil, le seul bonheur qu'il m'ait jamais été donné d'avoir, mon amour, mon confident, mon frère, mon tout. Dit comme ça ça paraît bizarre, mais comme mes parents ne vivent que pour leur travail, c'était lui et Rose qui s'occupaient de moi. Surtout lui.
Le plus terrible dans son absence, c'est que tout ce qu'était ma vie est parti en fumée. Il était ma vie… »
. Ce souffle avait mis le feu à mes pensées. Ce n’était pas un feu destructeur. Ce n'était ni le crachat enflammé d'une dragonne verte, ni la brûlure d'une soupe de pois vertsvoir ce souvenir de Jacob libérant leur venin dans mon estomac mais un feu doux, comme les picotements de la peau au contact des rayons du soleil, quelques doux mots prononcés du bout des lèvres par une fille à l'uniforme vert tendre comme la crête d'une salamandre. Je déglutis. Moi, je ne pouvais pas enflammer les autres ainsi du feu de douces paroles, je n'étais pas un reptile. J'étais un Gryffon.

Un de ces Gryffons qui se rassemblent le soir en petit cercle autour du feu de l’âtre de leur salle commune. A présent, il semblait que c'était l'inverse : c'étaient les flammes qui m’entouraient tendrement, moi, le petit garçon, dans de délicates courbes orangées comme les cheveux de Molly Weasley. Je les imaginais de la forme des grands yeux de Dawn posés sur moi. Je les imaginais rouge flamboyant comme la langue ou les yeux du serpent de sa maison, mais cette image ne me pétrifiait plus. Comme si les larmes des yeux de Dawn avaient effacé tout le mal que je voyais dans les yeux du serpent de Serpentard.

Mon rêve s'éclipsa doucement sous l'effet des rayons, rougeoyants eux aussi, du soleil déclinant, qui y instillaient goutte à goutte la réalité de l’après-midi finissante. Mais j'avais près de moi Dawn, celle qui s'appelait l'Aube ; la nuit de décembre à venir ne pouvait plus être sombre ni froide. Je me la figurai seulement comme un grain de plus dans le sablier du temps qui s'était écoulé si vite ; un grain de lumière. C'était comme si, après avoir trouvé la princesse mozartienne de la nuit le souvenir est par ici au violon enchanté, j'avais rencontré la magicienne du jour, qui de ses doigts de fée glissait un à un dans le sablier du temps de petits grains rougeoyants apaisants.

Elle ajouta : « - Tu sais, je n'ai jamais dit tout ça à personne, je te l'ai dit parce que tu es digne de confiance, alors si cette discussion pouvait rester dans la volière… » Au nom de volière, je me crispais légèrement mais l’image du hibou noir de mauvais augure reçu auparavant ne fit surgir en moi que cette phrase : « si vous me dites noir, je vous répondrai blanc ».

Car elle était l'Aube, Dawn avait blanchi mes idées noires comme l'aube avait blanchi la campagne dans le poème de ce vieux monsieur aux cheveux blancs que j'avais étudié au primaire. Celle qui avait blanchi mon front noir de soucis comme la voie lactée blanchissait le ciel d'après le premier cours d'astronomie. A travers ses paroles, j'avais goûté la sensation que le noir n’est que la couleur de la fumée qui précède un feu de joie et de la suie qui le suit. Que le feu éclaire les trous noirs transitoires. Que les idées noires ne sont que des sinuosités fugitives. Alors, la crispation de mon corps se résolut en un mouvement d’acquiescement aux paroles de Dawn.

Je lui répondis doucement : « Je te remercie mille fois Dawn. Je te disais que je te devais une fière chandelle. En fait c’est faux. La réalité c’est que tu es plutôt cette fière chandelle qui illumine ce qui l'entoure. Tu sais, je crois que tu es une vraie sorcière : tu es capable de métamorphoser les cierges funèbres en bougies de l’espoir. »

Lorsque peu après nous prîmes congé l'un de l'autre, je lui soufflais chaleureusement, amicalement : "Au revoir, Dawn."

Mot en gras : pour répondre au défi de Dawn de le placer.
Dernier post du RP pour moi, merci beaucoup Dawn, ce RP était absolument génial :biggrin: à écrire, un vrai et beau défi !


Fin du RP

Jacob, Jafini, MMG, Allez les Griffes ! (5ème année RP)

(présence fantôme)