La Rage de l'Être
C'est la fin avril. Il fait moche. Je m'ennuie. Je sais pas quoi faire. Je ne suis pas au meilleur de ma forme. Papa me manque, Oslo me manque. Même maman me manque. Enfin, Teresa. Enfin, je sais plus. Je sais pas. Je crois que ça s'appelle "avoir le cafard".
Siam...
Heureusement qu'elle est là, elle. Je crois que je l'aime. Enfin, j'aime être avec elle. Je suis bien. Pas besoin de réfléchir, pas besoin de penser. Juste être avec elle, de temps en temps. Ça me suffit. En fait, rien que penser à elle me rend heureuse. J'aimerais bien la croiser aujourd'hui. Elle pourrait embellir ma journée.
Un léger sourire s'est dessiné sur mon visage, à son évocation. Mais il est l'heure d'aller manger. Je m'assois, à la table des Gryffondor, comme d'habitude. Je mange seule, comme parfois. Il n'y a pas beaucoup de monde ce midi, sûrement parce qu'il est tôt.
Alors je laisse divaguer mes pensées. Et Elle revient souvent.
Siam...
J'ai terminé de manger. Personne n'est venu me rejoindre
Je ne sais même pas ce que j'éprouve. Je me sens si seule...
Je décide de quitter la salle, en faisant un détour pour regarder si Siam est dans la même pièce que moi. Quand, soudain, je vois des visages. Tous tournés dans la même direction. Alors, presque instinctivement, je regarde à mon tour. Et je La vois.
Siam...
Debout. Une Serpentard à ses côtés. J'essaie d'analyser la situation. Parce que je ne comprends pas ce qui se passe. Mon cerveau ne fait pas directement le lien. La Serpentard regarde Siam. Elle est proche d'elle. Il y a aussi un garçon. Je ne connais ni la Serpentard, ni le garçon. Mais je vois Siam. Siam, dont les beaux cheveux blonds sont éparpillés sur le sol. Siam, tenant une paire de ciseaux en main. Et je regarde par terre. Et je vois. Alors, je comprends ce qu'il se passe. Mais, étonnamment, je bloque. Comme si je ne voulais pas que ça arrive. Comme si je ne voulais pas accepter ce qui arrive.
Pourquoi ?
Pourquoi ?
Pourquoi....
Siam.
Je vais vers elle. Doucement. J'approche. Ce n'est pas dans mes habitudes, d'être aussi lente, aussi calme. Je découvre une autre facette de moi. Une facette de moi que je ne connaît pas.
J'arrive au milieu de l'action. Je tourne, doucement. Je regarde les gens qui regardent la scène. Et je leur jette un regard dissuasif. Certains semblent se moquer, d'autres remettent le nez dans leur assiette. C'est déjà ça.
Toujours à pas lent, je prend le ciseaux des mains de Siam. Elle est en train de partir de la grande salle. Je lui prend la main, et je l'accompagne. Je jette un oeil vers le garçon et la fille à ses côtés. La fille est dans un sale état, et je ne m'en rends compte que maintenant. J'essaie de capter son regard, ainsi que celui du garçon. Et je leur fais un signe de la main. Les invitant à me suivre.
Toujours calme, je plonge mes yeux marrons dans dans les yeux bleu océan de Siam.
- Siam...
Toutes mes excuses pour ce retard monstre
1ère année RP, 2ème année devoir
Mais faut pas qu'tu désespères, perds pas espoir. Promis juré qu'on la vivra notre putain d'belle histoire.
Siam...
Heureusement qu'elle est là, elle. Je crois que je l'aime. Enfin, j'aime être avec elle. Je suis bien. Pas besoin de réfléchir, pas besoin de penser. Juste être avec elle, de temps en temps. Ça me suffit. En fait, rien que penser à elle me rend heureuse. J'aimerais bien la croiser aujourd'hui. Elle pourrait embellir ma journée.
Un léger sourire s'est dessiné sur mon visage, à son évocation. Mais il est l'heure d'aller manger. Je m'assois, à la table des Gryffondor, comme d'habitude. Je mange seule, comme parfois. Il n'y a pas beaucoup de monde ce midi, sûrement parce qu'il est tôt.
Alors je laisse divaguer mes pensées. Et Elle revient souvent.
Siam...
J'ai terminé de manger. Personne n'est venu me rejoindre
Je ne sais même pas ce que j'éprouve. Je me sens si seule...
Je décide de quitter la salle, en faisant un détour pour regarder si Siam est dans la même pièce que moi. Quand, soudain, je vois des visages. Tous tournés dans la même direction. Alors, presque instinctivement, je regarde à mon tour. Et je La vois.
Siam...
Debout. Une Serpentard à ses côtés. J'essaie d'analyser la situation. Parce que je ne comprends pas ce qui se passe. Mon cerveau ne fait pas directement le lien. La Serpentard regarde Siam. Elle est proche d'elle. Il y a aussi un garçon. Je ne connais ni la Serpentard, ni le garçon. Mais je vois Siam. Siam, dont les beaux cheveux blonds sont éparpillés sur le sol. Siam, tenant une paire de ciseaux en main. Et je regarde par terre. Et je vois. Alors, je comprends ce qu'il se passe. Mais, étonnamment, je bloque. Comme si je ne voulais pas que ça arrive. Comme si je ne voulais pas accepter ce qui arrive.
Pourquoi ?
Pourquoi ?
Pourquoi....
Siam.
Je vais vers elle. Doucement. J'approche. Ce n'est pas dans mes habitudes, d'être aussi lente, aussi calme. Je découvre une autre facette de moi. Une facette de moi que je ne connaît pas.
J'arrive au milieu de l'action. Je tourne, doucement. Je regarde les gens qui regardent la scène. Et je leur jette un regard dissuasif. Certains semblent se moquer, d'autres remettent le nez dans leur assiette. C'est déjà ça.
Toujours à pas lent, je prend le ciseaux des mains de Siam. Elle est en train de partir de la grande salle. Je lui prend la main, et je l'accompagne. Je jette un oeil vers le garçon et la fille à ses côtés. La fille est dans un sale état, et je ne m'en rends compte que maintenant. J'essaie de capter son regard, ainsi que celui du garçon. Et je leur fais un signe de la main. Les invitant à me suivre.
Toujours calme, je plonge mes yeux marrons dans dans les yeux bleu océan de Siam.
- Siam...
Toutes mes excuses pour ce retard monstre
1ère année RP, 2ème année devoir
Mais faut pas qu'tu désespères, perds pas espoir. Promis juré qu'on la vivra notre putain d'belle histoire.
La Rage de l'Être
Je marche, je rampe plutôt. Chaque pas est lourd, plus lourd encore que le précédent. Dès que mon pied se décolle du sol, j’ai l’impression qu’il s’en arrache.
Le rouge coule doucement le long de mon poignet, vers le creux de ma main qui tient encore les ciseaux. Je m’y raccroche comme ma bouée à travers la tempête. Pourtant la tempête gagneras. Elle gagne toujours, je suis si insignifiante face à elle, un grains de poussière. Le Néant face à l’Univers. Elle écrase tout, brise, casse. Je ne suis rien. Elle seras toujours plus forte quoi que je fasse. Pourtant je lutte parce que comme tout les hommes je lutte pour un combat que je sais que je perdrais. Plus rien n’existe d’autre que le désir d’avancer. De faire un pas de plus. De fuir à temps. Fuir avant que les Échos ne m’envahissent à nouveau. Fuir avant que la tempête me terrasse, là, devant tout le monde. Leurs regards jugeant, posés sur moi. Avant qu’Ils comprennent ce que j’ai fait. Mais comment pourraient Ils le comprendre, comprendre cette haine. Cette douleur dans mon cœur, dans chaque parcelle de mon corps et de mon esprit, bien différente de celle sur mon bras, plus réelle mais pourtant moins éprouvante.
Je ne vois rien d’autre que le sol, et mes pieds qui s’en arrachent péniblement. Vers la sortie.
Je sens une main se poser sur la mienne, me prendre les ciseaux. Je connais cette douceur, je connais ce contact, et le parfum qui l’accompagne, presque indétectable mais reconnaissable entre milles. Sans la voir je le sais.
Alaska
Alaska et son regard
Alaska
Ma main se relâche et le contact tranchant de l’instrument métallique disparaît. Je ne relève pas la tête, je me laisse faire. Je ne résiste pas, je ne fuis pas en courant, j’en suis incapable. Dépendante. Ce mot que j’ai tant haï, ce que je me suis jurée de ne jamais être. J’ai échoué. Sur tout, j’ai même échoué à vivre.
Le Dernier Pas. Plus éprouvant que tout les autres, plus lent. Sortir, à tout prix. Fuir les regards dérobés, le jugement. Je suis à l’extérieur de cette Salle, je crois recommencer à respirer. Les Bribes reviennent en rafales dans mon esprit. Ce que j’ai fait. Pourquoi ? Pour me sentir mieux. Pourquoi ? Pour me sentir vivre. Non. Je ne me mentirais pas. Je n’ai jamais été aussi morte. Alors pourquoi ? Je ne sais pas...
Je regarde Alaska sans la voir, elle prononce mon nom. Il sonne si bien lorsque c’est elle qui le dit. Que vas-t elle penser de moi ? Que lui ai-je fait ? Je ne sais faire que le Mal. Voilà que je vais la perdre elle aussi, parce que quelle personne pourrait vouloir d’une fille comme moi comme petite amie. Ni même comme amie. Qu’est ce que j’ai fait ? Putain, merde… Qu’est ce que j’ai fait ?
La tempête triomphe. Elle gagne le combat qu’elle n’a jamais mené, certaine de sa victoire. Mes jambes se dérobent et je me retrouve agenouillée par terre. Je sens le carrelage contre mes chevilles, le froid à travers mon uniforme. Qu’est ce que j’ai fait ? Je fixe mon bras avec dégoût. Qu’est-ce que j’ai fait ? J’ai si peur. J’enfonce mes ongles dans la peau de ma main, serrée contre mon ventre. Et je laisse les larmes venir s’écraser sur le sol glacé. Je ne les sens pas couler, je ne vois que les gouttelettes chuter. Transparentes. Pas rouges.
“Qu...Qu’est-ce que j’ai fait ? “ J’ai parlé à voix haute, mais je n’attends aucune réponse. Ma voix a tremblé, fracassée par la tempête et les larmes. Voilà ce qu’Alaska va voir, une Ombre prostrée par terre, se noyant dans ses larmes et sa douleur. Même plus une jeune fille.
Une morte.
Une morte, je suis une morte. Je ne peux pas rester là.
Mon corps se tend comme un arc, se redresse à la manière d'une marionnette dont je ne saurais avoir les commandes. Je suis de nouveau debout, mes yeux rencontrent ceux d'Alaska. “Plus tard. Pardonne-moi. Je t'aime. “
Trois phrases, quelques mots. Vrais. Je lui parlerais plus tard, je lui dois des explications que je ne saurais donner à moi même. Alors plus tard. Pas maintenant.
La peur m'étreint de ses longs doigts glaciaux, pourvu qu'elle me pardonne. Je me sens mal. Si mal.
Et. Je. Fuis.
Cette Danse a été modifiée suite au départ de la joueuse d'Alaska et avec son accord. Fin du Rp.
Soucis IRL : Absence presque totale en ce moment, retard Rp. Privilégiez les hiboux si besoin.
« Il y a un moment où les mots s'usent. Et le silence commence à raconter » -Khalil Gibran-
Le rouge coule doucement le long de mon poignet, vers le creux de ma main qui tient encore les ciseaux. Je m’y raccroche comme ma bouée à travers la tempête. Pourtant la tempête gagneras. Elle gagne toujours, je suis si insignifiante face à elle, un grains de poussière. Le Néant face à l’Univers. Elle écrase tout, brise, casse. Je ne suis rien. Elle seras toujours plus forte quoi que je fasse. Pourtant je lutte parce que comme tout les hommes je lutte pour un combat que je sais que je perdrais. Plus rien n’existe d’autre que le désir d’avancer. De faire un pas de plus. De fuir à temps. Fuir avant que les Échos ne m’envahissent à nouveau. Fuir avant que la tempête me terrasse, là, devant tout le monde. Leurs regards jugeant, posés sur moi. Avant qu’Ils comprennent ce que j’ai fait. Mais comment pourraient Ils le comprendre, comprendre cette haine. Cette douleur dans mon cœur, dans chaque parcelle de mon corps et de mon esprit, bien différente de celle sur mon bras, plus réelle mais pourtant moins éprouvante.
Je ne vois rien d’autre que le sol, et mes pieds qui s’en arrachent péniblement. Vers la sortie.
Je sens une main se poser sur la mienne, me prendre les ciseaux. Je connais cette douceur, je connais ce contact, et le parfum qui l’accompagne, presque indétectable mais reconnaissable entre milles. Sans la voir je le sais.
Alaska
Alaska et son regard
Alaska
Ma main se relâche et le contact tranchant de l’instrument métallique disparaît. Je ne relève pas la tête, je me laisse faire. Je ne résiste pas, je ne fuis pas en courant, j’en suis incapable. Dépendante. Ce mot que j’ai tant haï, ce que je me suis jurée de ne jamais être. J’ai échoué. Sur tout, j’ai même échoué à vivre.
Le Dernier Pas. Plus éprouvant que tout les autres, plus lent. Sortir, à tout prix. Fuir les regards dérobés, le jugement. Je suis à l’extérieur de cette Salle, je crois recommencer à respirer. Les Bribes reviennent en rafales dans mon esprit. Ce que j’ai fait. Pourquoi ? Pour me sentir mieux. Pourquoi ? Pour me sentir vivre. Non. Je ne me mentirais pas. Je n’ai jamais été aussi morte. Alors pourquoi ? Je ne sais pas...
Je regarde Alaska sans la voir, elle prononce mon nom. Il sonne si bien lorsque c’est elle qui le dit. Que vas-t elle penser de moi ? Que lui ai-je fait ? Je ne sais faire que le Mal. Voilà que je vais la perdre elle aussi, parce que quelle personne pourrait vouloir d’une fille comme moi comme petite amie. Ni même comme amie. Qu’est ce que j’ai fait ? Putain, merde… Qu’est ce que j’ai fait ?
La tempête triomphe. Elle gagne le combat qu’elle n’a jamais mené, certaine de sa victoire. Mes jambes se dérobent et je me retrouve agenouillée par terre. Je sens le carrelage contre mes chevilles, le froid à travers mon uniforme. Qu’est ce que j’ai fait ? Je fixe mon bras avec dégoût. Qu’est-ce que j’ai fait ? J’ai si peur. J’enfonce mes ongles dans la peau de ma main, serrée contre mon ventre. Et je laisse les larmes venir s’écraser sur le sol glacé. Je ne les sens pas couler, je ne vois que les gouttelettes chuter. Transparentes. Pas rouges.
“Qu...Qu’est-ce que j’ai fait ? “ J’ai parlé à voix haute, mais je n’attends aucune réponse. Ma voix a tremblé, fracassée par la tempête et les larmes. Voilà ce qu’Alaska va voir, une Ombre prostrée par terre, se noyant dans ses larmes et sa douleur. Même plus une jeune fille.
Une morte.
Une morte, je suis une morte. Je ne peux pas rester là.
Mon corps se tend comme un arc, se redresse à la manière d'une marionnette dont je ne saurais avoir les commandes. Je suis de nouveau debout, mes yeux rencontrent ceux d'Alaska. “Plus tard. Pardonne-moi. Je t'aime. “
Trois phrases, quelques mots. Vrais. Je lui parlerais plus tard, je lui dois des explications que je ne saurais donner à moi même. Alors plus tard. Pas maintenant.
La peur m'étreint de ses longs doigts glaciaux, pourvu qu'elle me pardonne. Je me sens mal. Si mal.
Et. Je. Fuis.
Cette Danse a été modifiée suite au départ de la joueuse d'Alaska et avec son accord. Fin du Rp.
Soucis IRL : Absence presque totale en ce moment, retard Rp. Privilégiez les hiboux si besoin.
« Il y a un moment où les mots s'usent. Et le silence commence à raconter » -Khalil Gibran-