Symbolique colorée RP+

Elle t'a entendu. Aucun doute. Elle t'a écouté, elle se crispe légèrement.
Ardoise.
Crainte, bassesse... Mauvais sentiment, il t’oppresse.
Tu n'aurais rien dû dire, qu'est-ce que cela va t'apporter de bon, sinon de la douleur ?

Tu aurais dû t'en douter, mais tu n'es qu'une stupide gamine. Elle a compris quelque chose. Elle a donc du vocabulaire français. Ou pas, d'ailleurs.
La mélodie, même sur un court passage comme celui que tu viens de lui chantonner, a quelque chose de particulier. De grave peut-être. De lourd.

Tu ne dis plus rien, tu as peur. Peur des représailles que pourrait t'apporter ton Miroir. Peur qu'elle t'en veuille d'avoir chanté ça. Tu la crains. Tu crains ce qu'elle pourrait te dire. Oui, tu crains sa parole proche, son geste prochain, car si ton Miroir
se met à te maudire
se met à te repousser
se met à t'en vouloir
se met à rire de toi
se met à t'insulter
... que feras-tu, sinon te consumer de l'intérieur ?
Oui, brûler de l'intérieur, voilà ce qui t'arriverait. Ton cœur, ton pauvre petit cœur, ce qu'il en reste tout du moins, brûlerait. Comme une étoile, il s'effondrerait sur lui-même. Petit cœur, petite naine noire, même pas de quoi faire pleurer tes proches, ou peu ? Si, quand même un peu, c'est obligé. Ils seraient obligés de te pleurer si tu venais à mourir, le cœur stoppé par... la magie des Mots que t'aurait adressée Celle-qui-te-redonne-espoir.

Tu paniques. Tes pensées défilent, tu aimerais remonter le temps. Et si Elle t'en veut vraiment ? D'avoir brisé le silence, ce silence qui ne vous dérangeait pas ? Tu crains ce qu'elle va faire, ce qu'elle va dire.

Si ça se trouve, elle est sourde. Cela expliquerait pourquoi tout à l'heure, elle t'a balancé ses chaussures mais prononcé aucun mot. Mais ça, ce n'est pas de la surdité, c'est du mutisme. Elle n'est peut-être que muette ?
Et puis zut, on s'en fout qu'elle soit muette, sourde, amnésique, aveugle, pauvre, transgenre, noire ou avec des membres en moins. C'est une humaine avant tout. C'est une fille, une fille comme tu n'en n'as jamais vu. C'est ton Miroir-qui-a-mal, vous ne savez pas comment vous aborder mais vous foncez.
Tu te fous de son passé, tu veux juste qu'elle aille bien.
Caramel.
Couleur qui reflète la légèreté.
Tu te sens bien, tu es confiante, tu es Toi.

Pas de jugement sur les gens. Tu ne devrais jama... Non, personne ne devrait jamais porter de jugement sur les autres, encore moins vis-à-vis des inconnus.
Peut-être peut il y avoir une exception pour les Miroirs ?
Non. Non, tu ne peux pas te permettre de porter un jugement sur celle dont tu ne connais pas (pas encore ?) le nom. Oula, Tami... Arrête de philosopher. Ralenti un peu tes pensées.

Et puis... pourquoi chercher à la juger ? Ce que tu peux juger, c'est son étreinte. Rassurante. Son câlin est rassurant, chaleureux. Il est long et tu as l'impression que dans ses bras, rien ne peut te toucher, t'atteindre.
Et quand tu, ou elle, enfin vous, quand vous briserez votre embrassades... Est-ce que tu seras à nouveau exposée aux ombres qui règnent en ce moment ?
Est-ce que vous serez exposées, petites sorcières, un an d'enseignement devant vous pour seule expérience magique...
Magie que vous ne pourrez pas utiliser en dehors de Poudlard jusqu'à vos 17 ans.

Tu te fige. Ton Miroir a parlé.
Ton Miroir t'a parlé.
Ton Miroir... N'est décidément pas un Mirage.
Ton Miroir... Elle connaît Christophe. Tu sais pourtant que ce n'est plus tout jeune... Ça a bien... 50 ans ? 70 ?
En plus ton Miroir connais le français, elle te sort un surnom des français. Mangeurs de grenouilles ou quelque chose comme ça. Tu laisses échapper un petit rire.

Soudain elle bouge. Se détache, plonge son regard dans le sien. Tu écarquille les yeux jusqu'à ce que tu comprenne que Celle-qui-te-redonne-espoir ne s'en va pas. Elle te regarde simplement, vous êtes toujours enlacées.
Tu rougis légèrement, peut-être par amour -celui puissant de l'amitié- ou par joie, ou alors par intimidation.

- Oui... La France.
Gris clair.
Pour toi, cette couleur est celle de la contradiction.
Partir et rester. La laisser et la reprendre dans tes bras.

Soudain, tu ne sais pas, tu paniques, sans raison.
Tu veux être seule mais tu veux aussi rester avec Celle-qui-te-redonne-espoir.
Tes muscles se crispent, tu relâches un peu ton étreinte. Que faire ? Bon sang Tami... Ce n'est pas le moment de partir, de la laisser ?
Tu serres les épaules de la Serdaigle mais t'écarte un peu, contradictoire. Dans ton regard, sur ton visage se lit peut-être ton combat intérieur.
Tu ne peux pas la fuir... Mais pourtant tu en as très envie.

- Je...

Tu laisses te voix rauque d'émotions en suspens.
Tu plonges ton regard dans le sien. Si elle savait ce qu'elle t'a apporté, la sécurité qu'elle a réussi à te donner... Elle le sait. C'est sûr.
Un sourire plus timide fait place sur ton visage. Tu n'oses pas la remercier oralement mais tu espères que cela suffise.
Tu effleures ses bras en la lâchant puis esquisse un pas en arrière.
Allez gamine, retourne à ta vie normale, ce Miroir doit rester là, loin de toi, loin de ta réalité, loin de ton quotidien, ne serait-ce que pour te dire, te rappeler, que ça va aller, une personne sera toujours là pour t'épauler.
Tu sais bien que je n'ai pas de mot pour m'excuser de ce retard... particulier. Prends ton temps, Plume. Prends ton temps pour lire. Voici mon dernier Pas dans cette Danse, cette Danse qui s'achève ici mais Merci à toi, Plume, de l'avoir fait vivre.
La flamme brûle encore, même si tu n'es plus sur Pfr.

Mirage inutile, Illusion dérisoire
Présence réduite. 4° Année RP. (Tami: elle/ la Plume: il)