L'ombre de l'absence
Elle ne comprenait pas ce qu'il se passait. Elle ne comprenait pas pourquoi ses joues était devenues aussi rouges, plus rouges que jamais elles ne l'avaient été. Elle ne comprenait pas pourquoi son cœur s'était mit à battre de plus en plus fort, lui déchirant la cage thoracique. Elle ne comprenait pas pourquoi elle avait l'impression que le temps était suspendu, que les aiguilles ne tournaient plus, ou alors au ralenti. Elle ne comprenait pas pourquoi Elowen s'était autant rapprochée, et encore moins pourquoi elle avait envie qu'elle soit un peu plus proche d'elle encore. Elle ne comprenait pas pourquoi elle n'arrivait pas à détacher son regard du sien, pourquoi elle s'était noyée dans ses yeux. Elle ne comprenait pas pourquoi elle n'arrivait plus à bouger, pourquoi tout était si bizarre, et qu'en même temps ça ne l'était pas.
Elle ne comprenait pas. Et elle n'avait pas envie de comprendre.
C'était nouveau, beaucoup trop inconnu pour elle. Mais elle n'avait pas envie de tout arrêter. Elle n'avait pas envie que ça s'arrête. Jamais.
Elle ferme les yeux, puis se force à les rouvrir. Le visage d'Elo était si proche du sien qu'elle n'arrivait même plus à le regarder sans loucher. *Je...*
- Moi ça va - Toi ?
*Oui, je... je crois*
Elle aurait aimé répondre, trouver les mots, le courage pour dire quelque chose, mais elle n'y arrivait pas. Elle tremblait, un peu. Elowen était trop proche, et en même temps pas assez. C'était confus dans sa tête. Elle ne comprenait plus rien, elle ne cherchait pas à comprendre, elle se laissait guider par son cœur qui tambourinait dans sa poitrine. *Elle peut l'entendre tu crois ?* Peut-être oui, peut-être qu'elle pouvait l'entendre tellement il battait fort...
Elle ne contrôlait plus rien, c'était son corps qui dictait tout. Et elle n'avait pas la force de lutter...
Elle ferma les yeux, très fort, puis colla ses lèvres à celles d'Elowen. Deux secondes. Peut-être moins. Peut-être plus. Elle ne savait pas trop. Puis elle enfouit son visage au creux de son cou.
- Oui ça va
Elle ne comprenait pas. Et elle n'avait pas envie de comprendre.
C'était nouveau, beaucoup trop inconnu pour elle. Mais elle n'avait pas envie de tout arrêter. Elle n'avait pas envie que ça s'arrête. Jamais.
Elle ferme les yeux, puis se force à les rouvrir. Le visage d'Elo était si proche du sien qu'elle n'arrivait même plus à le regarder sans loucher. *Je...*
- Moi ça va - Toi ?
*Oui, je... je crois*
Elle aurait aimé répondre, trouver les mots, le courage pour dire quelque chose, mais elle n'y arrivait pas. Elle tremblait, un peu. Elowen était trop proche, et en même temps pas assez. C'était confus dans sa tête. Elle ne comprenait plus rien, elle ne cherchait pas à comprendre, elle se laissait guider par son cœur qui tambourinait dans sa poitrine. *Elle peut l'entendre tu crois ?* Peut-être oui, peut-être qu'elle pouvait l'entendre tellement il battait fort...
Elle ne contrôlait plus rien, c'était son corps qui dictait tout. Et elle n'avait pas la force de lutter...
Elle ferma les yeux, très fort, puis colla ses lèvres à celles d'Elowen. Deux secondes. Peut-être moins. Peut-être plus. Elle ne savait pas trop. Puis elle enfouit son visage au creux de son cou.
- Oui ça va
Dernière modification par Eileen Jones le 14 nov. 2020, 09:49, modifié 1 fois.
IRL TRÈS CHARGÉ / Gneuh. #234932 Trop de quote tue le quote. Capitaine des Aigles de Bronze
#poudlardredécoréenbisounours / membre de la RASA
Maison Victorieuse au Triomphe Majestueux, Jamais Serdaigle Unie Ne Perdra
#poudlardredécoréenbisounours / membre de la RASA
Maison Victorieuse au Triomphe Majestueux, Jamais Serdaigle Unie Ne Perdra
L'ombre de l'absence
PEUT ÊTRE LU AVEC LA MÊME MUSIQUE QUE SUR LE POST PRECEDENT


∞
Et puis, soudainement, alors que je ne comprenais plus ce qu'il était en train de se passer, tu m'embrasses. Ce n'est pas un tout petit bisou insignifiant, ceux que l'on fait tous, au jeu de la bouteille par exemple. Non, cette fois-ci c'est différent, c'est incomparable, ça n'a rien à voir avec tout ce que j'ai pu connaître avant, c'est... c'est notre moment. Le notre, notre tout premier contact, la première fois que nos lèvres se touchent, timidement, seulement le temps d'un instant, mais cela suffit. C'est diablement beau ! Je suis au comble du bonheur, j'espère que tu en es consciente. Nous sommes collées l'une à l'autre, et je sens ton cœur qui bat, au même rythme que le mien. Ils battent vite, fort, à l'unisson, comme s'ils ne faisaient plus qu'un.
Je sens ton souffle sur ma bouche, sur le bout de mon nez, cet instant est magique, je ne vois pas comment le décrire autrement. Nous sommes deux petites choses fragiles, qui se découvrent différemment, qui passons un nouveau cap dans notre relation. D'amies, nous passons par ce simple baiser à amantes. Amantes amour. Amour passionné. Amour fougueux... Nous sommes intrépides, folles sans doute, de nous embrasser là, tout près de nos pères, sans honte. Même si cela ne dure que quelques petites secondes, j'ai l'impression d'avoir toujours connu ça, que ce n'est pas la première fois tant tout semble si naturel.
Tu t'écartes de moi quelques instants plus tard, j'ai peur que tu ne sois gênée, que tu regrettes soudainement notre moment d'intimité, mais non, tu t'empresses de me rassurer, en me disant que tu vas bien. Ca fait si longtemps que tu ne m'as pas dit cela... Tu vas bien, Eileen, tu t'entends ? J'aurais presque tendance à dire que tu es heureuse !
Ta tête lovée sur mon épaule, je ne trouve rien à te répondre. Je me contente de sourire béatement, et ça bien sur tu ne peux pas le deviner. Naturellement, ma main remonte un peu, jusqu'à atteindre ton visage, et je commence à faire glisser mes doigts entre tes mèches rousses. L'angoisse que j'ai pu ressentir quelques minutes auparavant est désormais partie, et pour de bon je l'espère.
A nouveau, je ne sais combien de temps nous restons ainsi, l'une collée à l'autre, silencieuses. Nous ne parlons pas, nos gestes le font à notre place. J'en oublierai presque mon papa, qui risque de s'inquiéter et de monter voir si tout se passe bien. Presque.
« Lee, ça veut dire quoi pour toi ça ? »
Je ne veux absolument pas te mettre mal à l'aise, mais j'ai besoin de comprendre ce que cela représente à tes yeux. J'ai besoin de savoir si on est sur la même longueur d'onde, et il me faut te le demander maintenant, car bientôt nous redescendrons, privées de notre intimité, et je ne veux pas que l'on reste sur des non-dits.
@Eileen Jones
L'ombre de l'absence
Elle voudrait que le temps s'arrête, que les aiguilles de Big Ben stoppent leur course folle contre la montre, que tout soit suspendu hors du temps, au dessus du temps . Que tout s'arrête, juste un instant, juste un tout petit instant... Elle ne savait pas pourquoi elle voulait tout cela, pourquoi ses joues étaient subitement devenues rouges, pourquoi les poils de ses avant-bras s'étaient hérissés lorsqu'elle avait embrassé Elowen.
Pourquoi l'avait-elle embrassé d'ailleurs ? Elle n'en savait rien. Tout c'était fait trop vite, comme tout. Elle avait perdu tout contrôle de son corps, de son cœur, et presque même de son esprit. Elle ne contrôlait plus rien, elle subissait tout, en fait. C'était elle le pantin qu'on animait avec des fils. C'était elle la poupée avec qui jouaient les enfants. Elle ne pouvait rien faire contre ça, c'était au dessus de ses forces.
Elle sentit ses lèvres s'étirer, un peu, ses yeux s'ouvrir puis se refermer aussitôt, lui laissant à peine le temps d'appercevoir le violet de la robe d'Elo. Elle sentit quelques mèches glisser dans son dos, mais c'était juste son amie qui enroulait ses doigts dedans. Elle frissonnait. Pas de froid, non. Mais elle frissonnait, sans en connaître la raison.
Son coeur battait toujours à la même allure folle. Vite. Elle aurait voulu qu'il se calme, ça devenait douloureux, tous ces coups contre sa cage thoracique...
La voix d'Elowen n'arrangea rien. Son cœur battait de plus en plus vite, encore et encore. *Ça veut dire quoi pour moi ?* Si seulement elle le savait. Si seulement elle avait assez de contrôle sur elle-même pour le savoir...
Peut-être... Peut-être qu'elle l'aimait plus qu'en "amie", et que c'était pour cela qu'elle avait fait ça ? Qu'elle l'avait embrassé ? *Mais deux filles...*
Elle rouvrit les yeux, se décolla de la rouquine. Deux filles... Deux... *Pourquoi tout est si compliqué ?* Elle avait presque envie de pleurer, juste parce qu'elle ne comprenait pas, et c'était terriblement frustrant de ne pas comprendre. Oui deux filles ça pouvait s'aimer, ça elle le savait, même si elle avait toujours trouvé ça un peu bizarre avant. Elle n'avait toujours vu que Papa et Maman, Papi et Mamie, Tata et Wilson. Et les gens dans la rue. Et c'était un garçon et une fille, seulement. Pas deux filles ou deux garçons. Mais pourquoi ? Pourquoi c'était tout le temps ça alors que si elle partait du principe qu'elle aimait Elowen, deux filles ou deux garçons pouvaient s'aimer, et donc possiblement être ensembles ?
*Mais je...*
Elle ramena ses jambes contre sa poitrine, les entoura de ses bras. Elle voulait comprendre. Juste comprendre. Ce qu'il se passait dans sa tête, pourquoi ses joues étaient encore rouges, pourquoi son cœur battait à tout rompre...
- Dis...
Elle savait que comme ça, elle ne répondait pas directement à la question qu'Elowen lui avait posé. Mais de toutes façons, elle ne savait pas y répondre. Elle ne savait pas comment y répondre.
- C'est possible tu crois ? D'aimer une fille...
Eileen plongea ses yeux dans ceux d'Elowen, même si c'était dur à faire, même si elle sentait les larmes monter alors qu'elle n'avait absolument aucune raison de pleurer.
Pourquoi l'avait-elle embrassé d'ailleurs ? Elle n'en savait rien. Tout c'était fait trop vite, comme tout. Elle avait perdu tout contrôle de son corps, de son cœur, et presque même de son esprit. Elle ne contrôlait plus rien, elle subissait tout, en fait. C'était elle le pantin qu'on animait avec des fils. C'était elle la poupée avec qui jouaient les enfants. Elle ne pouvait rien faire contre ça, c'était au dessus de ses forces.
Elle sentit ses lèvres s'étirer, un peu, ses yeux s'ouvrir puis se refermer aussitôt, lui laissant à peine le temps d'appercevoir le violet de la robe d'Elo. Elle sentit quelques mèches glisser dans son dos, mais c'était juste son amie qui enroulait ses doigts dedans. Elle frissonnait. Pas de froid, non. Mais elle frissonnait, sans en connaître la raison.
Son coeur battait toujours à la même allure folle. Vite. Elle aurait voulu qu'il se calme, ça devenait douloureux, tous ces coups contre sa cage thoracique...
La voix d'Elowen n'arrangea rien. Son cœur battait de plus en plus vite, encore et encore. *Ça veut dire quoi pour moi ?* Si seulement elle le savait. Si seulement elle avait assez de contrôle sur elle-même pour le savoir...
Peut-être... Peut-être qu'elle l'aimait plus qu'en "amie", et que c'était pour cela qu'elle avait fait ça ? Qu'elle l'avait embrassé ? *Mais deux filles...*
Elle rouvrit les yeux, se décolla de la rouquine. Deux filles... Deux... *Pourquoi tout est si compliqué ?* Elle avait presque envie de pleurer, juste parce qu'elle ne comprenait pas, et c'était terriblement frustrant de ne pas comprendre. Oui deux filles ça pouvait s'aimer, ça elle le savait, même si elle avait toujours trouvé ça un peu bizarre avant. Elle n'avait toujours vu que Papa et Maman, Papi et Mamie, Tata et Wilson. Et les gens dans la rue. Et c'était un garçon et une fille, seulement. Pas deux filles ou deux garçons. Mais pourquoi ? Pourquoi c'était tout le temps ça alors que si elle partait du principe qu'elle aimait Elowen, deux filles ou deux garçons pouvaient s'aimer, et donc possiblement être ensembles ?
*Mais je...*
Elle ramena ses jambes contre sa poitrine, les entoura de ses bras. Elle voulait comprendre. Juste comprendre. Ce qu'il se passait dans sa tête, pourquoi ses joues étaient encore rouges, pourquoi son cœur battait à tout rompre...
- Dis...
Elle savait que comme ça, elle ne répondait pas directement à la question qu'Elowen lui avait posé. Mais de toutes façons, elle ne savait pas y répondre. Elle ne savait pas comment y répondre.
- C'est possible tu crois ? D'aimer une fille...
Eileen plongea ses yeux dans ceux d'Elowen, même si c'était dur à faire, même si elle sentait les larmes monter alors qu'elle n'avait absolument aucune raison de pleurer.
IRL TRÈS CHARGÉ / Gneuh. #234932 Trop de quote tue le quote. Capitaine des Aigles de Bronze
#poudlardredécoréenbisounours / membre de la RASA
Maison Victorieuse au Triomphe Majestueux, Jamais Serdaigle Unie Ne Perdra
#poudlardredécoréenbisounours / membre de la RASA
Maison Victorieuse au Triomphe Majestueux, Jamais Serdaigle Unie Ne Perdra
L'ombre de l'absence
@Eileen Jones
Allongées sur ce lit, c'est comme si plus rien ne comptait. Les adultes doivent être terriblement gênés en bas, à ne plus savoir quoi se dire, ne se connaissant absolument pas. Et nous, on ne parle pas non plus mais c'est différent. On est quand même bien, ça n'a rien de gênant, c'est juste mignon, je crois ? C'est ça qu'on dit ? Enfin, à vrai dire, je n'en sais rien, vu que je sais pas ce qu'on est. C'est mignon des potes ?
Tu m'interpelles et je crains de n'être allée trop loin. C'est vrai, moi j'en ai déjà eu un de copain, mais pour toi tout ça est nouveau et je ne me suis pas rendue compte que tu étais peut-être mal à l'aise. Je me redresse d'un coup sans te laisser le temps de poursuivre et me tiens, rigide, droite, presque congestionnée, assise sur le lit. Je suis droite comme un piquet prête à me relever si tu me le demandes, car je m'en voudrais éternellement si mes gestes t'avaient perturbée de trop et que tu ne voulais plus me parler. Je suis pas prête à faire une croix sur toi, alors qu'on commence à peine une nouvelle étape dans notre relation.
Et là, tu te mets à me dire des mots vraiment fort, même si je ne le réalise pas forcément sur le coup. Je ne comprends pas directement qu'ils s'adressent à moi, prenant cela comme une question générale.
« Et bien... Moi je crois que ça doit être possible. Tu savais que les pingouins homosexuels adoptent les œufs et les bébés pingouins des couples de pingouins hétérosexuels qui ont été tués ? Bon, je suis pas en train de dire qu'il faut qu'on adopte tout de suite des enfants de cadavres, pas du tout, mais... Désolée, c'est que je suis complètement heureuse et perturbée et je dis vraiment n'importe quoi... Mais sinon, je crois que ça doit être possible ? Sinon, on peut dire que... Que pour nous c'est faisable ? »
Je te regarde avec des petits yeux étincelants et malicieux, un immense sourire peint sur mon visage, dévoilant mes dents irrégulières d'enfant rebelle qui refuse tout traitement.
J'écoute avec attention ta réponse et te dépose un bisou sur la joue. Puis, je me relève, ouvre la fenêtre de ta chambre, pousse un hurlement qui fait se retourner les passants, je referme, je saute, je danse, j'éclate de rire, et je m'exclame.
« On descend, Lee ? On rentre ? »
S'il faut qu'Elo intervienne, contacte moi en PV, je te dirai ce que ma crevette répondrait.
Allongées sur ce lit, c'est comme si plus rien ne comptait. Les adultes doivent être terriblement gênés en bas, à ne plus savoir quoi se dire, ne se connaissant absolument pas. Et nous, on ne parle pas non plus mais c'est différent. On est quand même bien, ça n'a rien de gênant, c'est juste mignon, je crois ? C'est ça qu'on dit ? Enfin, à vrai dire, je n'en sais rien, vu que je sais pas ce qu'on est. C'est mignon des potes ?
Tu m'interpelles et je crains de n'être allée trop loin. C'est vrai, moi j'en ai déjà eu un de copain, mais pour toi tout ça est nouveau et je ne me suis pas rendue compte que tu étais peut-être mal à l'aise. Je me redresse d'un coup sans te laisser le temps de poursuivre et me tiens, rigide, droite, presque congestionnée, assise sur le lit. Je suis droite comme un piquet prête à me relever si tu me le demandes, car je m'en voudrais éternellement si mes gestes t'avaient perturbée de trop et que tu ne voulais plus me parler. Je suis pas prête à faire une croix sur toi, alors qu'on commence à peine une nouvelle étape dans notre relation.
Et là, tu te mets à me dire des mots vraiment fort, même si je ne le réalise pas forcément sur le coup. Je ne comprends pas directement qu'ils s'adressent à moi, prenant cela comme une question générale.
« Et bien... Moi je crois que ça doit être possible. Tu savais que les pingouins homosexuels adoptent les œufs et les bébés pingouins des couples de pingouins hétérosexuels qui ont été tués ? Bon, je suis pas en train de dire qu'il faut qu'on adopte tout de suite des enfants de cadavres, pas du tout, mais... Désolée, c'est que je suis complètement heureuse et perturbée et je dis vraiment n'importe quoi... Mais sinon, je crois que ça doit être possible ? Sinon, on peut dire que... Que pour nous c'est faisable ? »
Je te regarde avec des petits yeux étincelants et malicieux, un immense sourire peint sur mon visage, dévoilant mes dents irrégulières d'enfant rebelle qui refuse tout traitement.
J'écoute avec attention ta réponse et te dépose un bisou sur la joue. Puis, je me relève, ouvre la fenêtre de ta chambre, pousse un hurlement qui fait se retourner les passants, je referme, je saute, je danse, j'éclate de rire, et je m'exclame.
« On descend, Lee ? On rentre ? »
FIN DU RP DE MON COTE LILITH
S'il faut qu'Elo intervienne, contacte moi en PV, je te dirai ce que ma crevette répondrait.
L'ombre de l'absence
Son cerveau tournait à dix milles à l'heure. Elle avait envie de croire que c'était possible, oui, mais elle n'avait jamais rien vu de tel. Alors oui, elle se souvenait vaguement de deux personnages dans un livre, deux garçons, qui étaient amoureux. Mais c'était une histoire, n'est-ce pas ? Ce n'était qu'une histoire... Est-ce que cela voulait dire que c'était vraiment possible ?
*Que pour nous c'est faisable ?* *Oui*.
Elle hocha la tête. Au pire oui, elles n'avaient qu'à dire que pour elles c'était faisable, et voilà. Eileen n'avait pas besoin de se remuer le cerveau dans tous les sens. Si c'était faisable pour Will et Nico1, pour les pingouins, pour elle et Elowen aussi, non ?
Un sourire s'étira sur ses lèvres. Elle fixait Elowen, la joie illuminant son visage.
- Ouais
Elle tourna la tête vers la fenêtre, regardant le soleil briller dans le ciel alors qu'Elowen déposait un bisou sur sa joue. Elle sentit ses dernières s'empourprer, vite.
- On descend, Lee ? On rentre ?
Elle acquiesça. Il fallait bien qu'elles redescendent un jour... Les adultes devaient être terriblement gênés. Et Papa... Il ne devait absolument pas comprendre pourquoi elle était monté si vite, alors qu'elle venait d'arriver...
Eileen regarda Elowen et son père sortir, juste pour la laisser seule avec son père. Son père qui était monté en haut récupérer quelque chose. Elle resta debout, les mains croisée devant elle. Son cœur battait vite, fort. Elle se sentait encore moins à sa place ici, finalement. C'était pire que tout, comme l'impression d'être une intruse au milieu de toute cette vie.
- Eileen...
Elle fit volte-face. Il était là, devant elle, un sourire illuminant son visage. Il avait l'air tellement heureux qu'elle soit revenue, qu'elle ne soit pas restée encore une fois là-bas. Eileen se dit qu'elle ne lui dirait probablement pas aujourd'hui qu'il se passait des trucs pas nets dans cette écoles, qu'elle faisait encore des cauchemars à cause de la femme et du sang, des flèches qui lui perforaient le corps. Elle ne lui dirait pas pour l'attaque à Halloween, cette attaque qu'elle n'avait connu que par les Mots des Autres, parce qu'elle avait eu la bonne idée de refuser d'y aller avec Edmund. Et des vacances d'Avril forcées à rester au château, de toutes ces nouvelles plus que mauvaises dans les journaux sorciers, qu'elle n'avait jamais lu mais elle en avait suffisamment entendu. Et puis juste pour elle, la lettre de Thalia, peut-être n'était-il pas au courant ? Sa lettre à lui déchirée par Hannah, sa difficulté à s'accepter en tant que sorcière, et d'accepter d'être loin de Londres, au milieu de ce Monde trop compliqué, trop différent de tout ce qu'elle avait connu avant.
Elle se mordit la lèvre, fixant la petite boite blanche qu'il lui tendait. Elle sentait les larmes lui monter aux yeux, sa gorge se nouer.
Elle prit la petite boite dans ses mains, l'ouvrit doucement.
- On dira que c'est ton cadeau de Noël en retard
Un collier, avec trois petits pendentifs. L'un en forme de E, un autre en forme de gymnaste et le dernier, c'était juste une petite perle mauve. Une larme roula sur sa joue pour s'écraser sur le t-shirt de son père. Elle s'était blottie contre lui, comme tout à l'heure, serrant fort la petite boite dans sa main.
Elle n'arrivait pas à parler, même lorsque les larmes avaient cessé de couler, sa gorge était toujours aussi nouée. Là encore, elle aurait voulu que le temps s'arrête, que tout cesse de tourner, que les aiguilles des horloges arrêtent de tourner, que tout le monde soit suspendu dans le temps, juste pour rester un peu plus ici. Avec lui.
Elle sentit la main de son père glisser dans ses cheveux emmêlés.
- Tu reviendras pour les fêtes ? Si tu peux...
Elle s'éloigna, un peu.
- Ou... Ouais Oui je pense... Peut-être
*Mais y aura Maman et Thalia*.
Elle baissa les yeux, fixant le petit sapin encore un peu voyant qu'une de ses anciennes amies avait dessiné sur sa chaussure. Ses amies d'avant. Celles qui avaient cessé de lui parler lorsque Thalia leur avait dit, quand elle l'avait apprit.
- Papa ?
Elle releva la tête, en souriant un peu.
- Merci pour le collier
Il sourit.
- Cette année, si j'envoie des lettres des fois, tu me répondras ?
C'était son seul souhait au final, avoir des réponses à ses lettres. Sur les dizaines de lettres qu'elle avait envoyé durant les quatre premiers mois de l'année scolaire, elle n'avait eu qu'une seule réponse. Une seule. Et elle n'avait pas envie de recommencer à envoyer des lettre pour n'avoir aucune réponse. Elle n'avait pas envie de se refaire du mal ainsi, juste en se forçant à écrire alors qu'elle savait pertinemment qu'elle n'aurait plus rien.
- Je te le promets
Il prit sa main, froide, comme pour appuyer sa promesse. *Je te le promets*.
Eileen murmura un « merci » presque inaudible... Elle ne savait pas si elle devait être soulagée ou non. Peut-être, oui, au moins elle était sûre d'avoir des réponses, cette fois...
Oui bon, j'arrivais pas à la faire partir du coup voilà
Merci pour tout Elo
*Que pour nous c'est faisable ?* *Oui*.
Elle hocha la tête. Au pire oui, elles n'avaient qu'à dire que pour elles c'était faisable, et voilà. Eileen n'avait pas besoin de se remuer le cerveau dans tous les sens. Si c'était faisable pour Will et Nico1, pour les pingouins, pour elle et Elowen aussi, non ?
Un sourire s'étira sur ses lèvres. Elle fixait Elowen, la joie illuminant son visage.
- Ouais
Elle tourna la tête vers la fenêtre, regardant le soleil briller dans le ciel alors qu'Elowen déposait un bisou sur sa joue. Elle sentit ses dernières s'empourprer, vite.
- On descend, Lee ? On rentre ?
Elle acquiesça. Il fallait bien qu'elles redescendent un jour... Les adultes devaient être terriblement gênés. Et Papa... Il ne devait absolument pas comprendre pourquoi elle était monté si vite, alors qu'elle venait d'arriver...
***
Eileen regarda Elowen et son père sortir, juste pour la laisser seule avec son père. Son père qui était monté en haut récupérer quelque chose. Elle resta debout, les mains croisée devant elle. Son cœur battait vite, fort. Elle se sentait encore moins à sa place ici, finalement. C'était pire que tout, comme l'impression d'être une intruse au milieu de toute cette vie.
- Eileen...
Elle fit volte-face. Il était là, devant elle, un sourire illuminant son visage. Il avait l'air tellement heureux qu'elle soit revenue, qu'elle ne soit pas restée encore une fois là-bas. Eileen se dit qu'elle ne lui dirait probablement pas aujourd'hui qu'il se passait des trucs pas nets dans cette écoles, qu'elle faisait encore des cauchemars à cause de la femme et du sang, des flèches qui lui perforaient le corps. Elle ne lui dirait pas pour l'attaque à Halloween, cette attaque qu'elle n'avait connu que par les Mots des Autres, parce qu'elle avait eu la bonne idée de refuser d'y aller avec Edmund. Et des vacances d'Avril forcées à rester au château, de toutes ces nouvelles plus que mauvaises dans les journaux sorciers, qu'elle n'avait jamais lu mais elle en avait suffisamment entendu. Et puis juste pour elle, la lettre de Thalia, peut-être n'était-il pas au courant ? Sa lettre à lui déchirée par Hannah, sa difficulté à s'accepter en tant que sorcière, et d'accepter d'être loin de Londres, au milieu de ce Monde trop compliqué, trop différent de tout ce qu'elle avait connu avant.
Elle se mordit la lèvre, fixant la petite boite blanche qu'il lui tendait. Elle sentait les larmes lui monter aux yeux, sa gorge se nouer.
Elle prit la petite boite dans ses mains, l'ouvrit doucement.
- On dira que c'est ton cadeau de Noël en retard
Un collier, avec trois petits pendentifs. L'un en forme de E, un autre en forme de gymnaste et le dernier, c'était juste une petite perle mauve. Une larme roula sur sa joue pour s'écraser sur le t-shirt de son père. Elle s'était blottie contre lui, comme tout à l'heure, serrant fort la petite boite dans sa main.
Elle n'arrivait pas à parler, même lorsque les larmes avaient cessé de couler, sa gorge était toujours aussi nouée. Là encore, elle aurait voulu que le temps s'arrête, que tout cesse de tourner, que les aiguilles des horloges arrêtent de tourner, que tout le monde soit suspendu dans le temps, juste pour rester un peu plus ici. Avec lui.
Elle sentit la main de son père glisser dans ses cheveux emmêlés.
- Tu reviendras pour les fêtes ? Si tu peux...
Elle s'éloigna, un peu.
- Ou... Ouais Oui je pense... Peut-être
*Mais y aura Maman et Thalia*.
Elle baissa les yeux, fixant le petit sapin encore un peu voyant qu'une de ses anciennes amies avait dessiné sur sa chaussure. Ses amies d'avant. Celles qui avaient cessé de lui parler lorsque Thalia leur avait dit, quand elle l'avait apprit.
- Papa ?
Elle releva la tête, en souriant un peu.
- Merci pour le collier
Il sourit.
- Cette année, si j'envoie des lettres des fois, tu me répondras ?
C'était son seul souhait au final, avoir des réponses à ses lettres. Sur les dizaines de lettres qu'elle avait envoyé durant les quatre premiers mois de l'année scolaire, elle n'avait eu qu'une seule réponse. Une seule. Et elle n'avait pas envie de recommencer à envoyer des lettre pour n'avoir aucune réponse. Elle n'avait pas envie de se refaire du mal ainsi, juste en se forçant à écrire alors qu'elle savait pertinemment qu'elle n'aurait plus rien.
- Je te le promets
Il prit sa main, froide, comme pour appuyer sa promesse. *Je te le promets*.
Eileen murmura un « merci » presque inaudible... Elle ne savait pas si elle devait être soulagée ou non. Peut-être, oui, au moins elle était sûre d'avoir des réponses, cette fois...
FIN
1 Will Solace et Nico Di Angelo dans Les Travaux d'Apollon, de Rick Riordan
Oui bon, j'arrivais pas à la faire partir du coup voilà
Merci pour tout Elo
Mots soulignés cdc décembre 2020
IRL TRÈS CHARGÉ / Gneuh. #234932 Trop de quote tue le quote. Capitaine des Aigles de Bronze
#poudlardredécoréenbisounours / membre de la RASA
Maison Victorieuse au Triomphe Majestueux, Jamais Serdaigle Unie Ne Perdra
#poudlardredécoréenbisounours / membre de la RASA
Maison Victorieuse au Triomphe Majestueux, Jamais Serdaigle Unie Ne Perdra