Miroir, mon beau miroir...
Je laisse échapper un rire en entendant sa réplique désespérée : je n'ai pas su l'arrêter avant qu'il ne devienne insupportable. Mince, alors ! Quoi que je dise, quoi que je fasse, il ne fera que nier sans s'avancer plus que ça. Tout ce que je hais, en somme.
Il semblerait que ses "magnifiques" yeux soient le centre du monde pour lui. Rah, je savais que j'aurais dû voler le manuel de Défense contre les Forces du Mal de niveau trois d'une de mes sœurs à la page des dragons : de ce que j'ai brièvement vu de cette page, le sortilège de conjonctivite était si bien détaillé... Moi et ma flemme de m'avancer sur le programme, franchement, je me dépite. Pourtant, en première année, j'étais motivé ! Qu'est-ce qui a bien pu se passer entre temps ?
Bon. Jouons le jeu.
— Oh oui ! C'est vrai que tes yeux aux airs si appétissants, si vides, si tristes attirent tous les regards, woaw ! Ce n'est pas du tout comme si je ne les avais même pas remarqués avant que tu ne les mettes sur un piédestal, noon.
J'ai joué le jeu. J'ai pris le ton le plus dramatique possible et ai surjoué mon admiration par des gestes un peu trop larges de bras. Va-t-il comprendre qu'il est ridicule ? J'en doute : il n'a pas brillé par son intelligence, précédemment.
Ooh ! Il veut jouer au jeu des sourires insupportables ? Pas de chance, mon loulou : tu as devant toi le champion attitré douze années de suite. Presque treize, maintenant. Tu vas en prendre plein la vue, sache-le.
Je lui rends donc un sourire que j'espère encore plus insupportable :
— Pourquoi faire allusion à des bonbons si tu ne veux pas que tes yeux servent de friandises ? Regarde les miens, par exemple : noirs comme certaines baguettes. Les plus ténébreuses. Les plus perçantes. Dans ton langage de moldu, ça devrait donner une lame couverte de sang séché. Celui de mes ennemis.
Un clin d'œil charmeur pour accompagner ce sourire insupportable. Par-fait.
Il me dépite, à se contredire sans cesse. À un moment, les yeux sont le centre du monde. L'autre, on ne les voit pas. On ne devient pas aveugle si quelqu'un tombe amoureux de nous. On devient aveugle si c'est le cas. Il me dépite.
— Tu me lasses à tout le temps te contredire, tu sais. Certes, c'était drôle un moment mais j'ai compris l'étendue de ta débilité, maintenant. Tu peux t'arrêter.
« Non mais j'hallucine ! »
Cette fois, je ne peux la retenir : ma main vient percuter de plein fouet mon front sans que je ne lui ordonne de faire ce mouvement... Mais je n'essaye pas de l'en empêcher, bien au contraire.
Il vient juste de me ressortir la caricature moldue d'un sorcier que j'ai brièvement pu apercevoir lors d'une excursion à Londres avec Maman. C'est tout.
« Il a débarqué à Poudlard aujourd'hui ou quoi ?! »
Je me contente de pousser un long soupir en le toisant bien longuement.
Sens-toi gêné. Terre-toi maintenant, avant que je ne débite le flot de paroles qui va accompagner mon regard jugeant : tu ne vas pas le supporter.
— Mr Saunders.
Trop tard.
— Mr Etude des Moldus. Deux noms sortis de ta propre bouche.
Je lève brièvement les yeux au ciel dans le but de me ressasser diverses beautés parmi les élèves.
— Miss Perkins.
Et les professeurs.
— Katherine de Gryffondor. Mr Briggs. Lumah de Poufsouffle. Eileen de Serdaigle. Jenna de Serpentard.
J'esquisse un demi-sourire satisfait à la fin de ma liste avant de porter un regard on ne peut plus insistant sur cet individu au quotient intellectuel d'huître :
— Les points communs entre toutes ces personnes ? Elles n'ont pas de verrues sur le nez, sont belles et sont sorcières.
Je penche ma tête sur le côté, comme si ça allait suffire à lui faire avaler le reste de ma tirade.
— Vraiment, je ne comprends pas ce que tu fais là : tu te bats instinctivement comme un moldu, tu ressors des clichés de moldus, tu n'as visiblement jamais mis les pieds à Poudlard avant aujourd'hui pour rester dans tes clichés et tu te revendiques cracmol. Et bah casse-toi ! Tu ne mérites pas d'étudier dans cette prestigieuse école. Va voir Miss Loewy et va brûler des sorciers à Londres comme le font si bien tes semblables. Et, si je trouve le traître que tu es dans ce château... Gare à toi.
Il semblerait que ses "magnifiques" yeux soient le centre du monde pour lui. Rah, je savais que j'aurais dû voler le manuel de Défense contre les Forces du Mal de niveau trois d'une de mes sœurs à la page des dragons : de ce que j'ai brièvement vu de cette page, le sortilège de conjonctivite était si bien détaillé... Moi et ma flemme de m'avancer sur le programme, franchement, je me dépite. Pourtant, en première année, j'étais motivé ! Qu'est-ce qui a bien pu se passer entre temps ?
Bon. Jouons le jeu.
— Oh oui ! C'est vrai que tes yeux aux airs si appétissants, si vides, si tristes attirent tous les regards, woaw ! Ce n'est pas du tout comme si je ne les avais même pas remarqués avant que tu ne les mettes sur un piédestal, noon.
J'ai joué le jeu. J'ai pris le ton le plus dramatique possible et ai surjoué mon admiration par des gestes un peu trop larges de bras. Va-t-il comprendre qu'il est ridicule ? J'en doute : il n'a pas brillé par son intelligence, précédemment.
Ooh ! Il veut jouer au jeu des sourires insupportables ? Pas de chance, mon loulou : tu as devant toi le champion attitré douze années de suite. Presque treize, maintenant. Tu vas en prendre plein la vue, sache-le.
Je lui rends donc un sourire que j'espère encore plus insupportable :
— Pourquoi faire allusion à des bonbons si tu ne veux pas que tes yeux servent de friandises ? Regarde les miens, par exemple : noirs comme certaines baguettes. Les plus ténébreuses. Les plus perçantes. Dans ton langage de moldu, ça devrait donner une lame couverte de sang séché. Celui de mes ennemis.
Un clin d'œil charmeur pour accompagner ce sourire insupportable. Par-fait.
Il me dépite, à se contredire sans cesse. À un moment, les yeux sont le centre du monde. L'autre, on ne les voit pas. On ne devient pas aveugle si quelqu'un tombe amoureux de nous. On devient aveugle si c'est le cas. Il me dépite.
— Tu me lasses à tout le temps te contredire, tu sais. Certes, c'était drôle un moment mais j'ai compris l'étendue de ta débilité, maintenant. Tu peux t'arrêter.
« Non mais j'hallucine ! »
Cette fois, je ne peux la retenir : ma main vient percuter de plein fouet mon front sans que je ne lui ordonne de faire ce mouvement... Mais je n'essaye pas de l'en empêcher, bien au contraire.
Il vient juste de me ressortir la caricature moldue d'un sorcier que j'ai brièvement pu apercevoir lors d'une excursion à Londres avec Maman. C'est tout.
« Il a débarqué à Poudlard aujourd'hui ou quoi ?! »
Je me contente de pousser un long soupir en le toisant bien longuement.
Sens-toi gêné. Terre-toi maintenant, avant que je ne débite le flot de paroles qui va accompagner mon regard jugeant : tu ne vas pas le supporter.
— Mr Saunders.
Trop tard.
— Mr Etude des Moldus. Deux noms sortis de ta propre bouche.
Je lève brièvement les yeux au ciel dans le but de me ressasser diverses beautés parmi les élèves.
— Miss Perkins.
Et les professeurs.
— Katherine de Gryffondor. Mr Briggs. Lumah de Poufsouffle. Eileen de Serdaigle. Jenna de Serpentard.
J'esquisse un demi-sourire satisfait à la fin de ma liste avant de porter un regard on ne peut plus insistant sur cet individu au quotient intellectuel d'huître :
— Les points communs entre toutes ces personnes ? Elles n'ont pas de verrues sur le nez, sont belles et sont sorcières.
Je penche ma tête sur le côté, comme si ça allait suffire à lui faire avaler le reste de ma tirade.
— Vraiment, je ne comprends pas ce que tu fais là : tu te bats instinctivement comme un moldu, tu ressors des clichés de moldus, tu n'as visiblement jamais mis les pieds à Poudlard avant aujourd'hui pour rester dans tes clichés et tu te revendiques cracmol. Et bah casse-toi ! Tu ne mérites pas d'étudier dans cette prestigieuse école. Va voir Miss Loewy et va brûler des sorciers à Londres comme le font si bien tes semblables. Et, si je trouve le traître que tu es dans ce château... Gare à toi.
Peut-être bien qu'il se passe quelque chose avec Katherine.
« Roi du Drama & du Suspens » — JT (ou LD-M)
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Miroir, mon beau miroir...
Ce Serpentard commence à m'énerver.
Pourquoi n'arrête-t-il pas de m'embêter ?
Il se moque de moi.
Je ne supporte pas ça.
Les sorciers n'ont vraiment pas de respect.
Personne n'a le droit de me manquer de respect !
Je suis digne de toutes les attentions possible.
Tout le monde devrait être fan de moi.
De ma beauté.
De mon intelligence.
De mon humour.
Pourquoi n'est-il pas jaloux de toutes mes qualités ?
Son sarcasme m'horrifie.
Son sourire est insupportable.
Je devrais lui casser la figure pour le faire disparaître.
Mais j'essaye d'arrêter de me battre.
Cet idiot ne me fera pas oublier mes bonnes résolutions.
Bla-bla-bla.
Des baguettes, des lames couvertes de sang...
Je ne vois pas ce qu'il y a de joli.
Je lui souris.
Que le concours des sourires insupportables commence !
Il ne sait pas que je suis le roi des sourires moqueurs.
Combien de fois les professeurs moldus m'ont-t-ils donné une retenue pour leur avoir adressé l'un d'eux ?
J'ai arrêté de les compter.
Je dirais une centaine.
Débile ?
Argh, je vais lui faire regretter ces mots.
Je ne suis pas idiot.
Je ne me contredis pas.
Pourquoi se frappe-t-il le front ?
Peut-être vient-il de comprendre qu'il se trompe ?
Qu'il est plus idiot que moi ?
Que je suis plus beau que lui ?
Ça m'étonnerait.
Il semble très narcissique.
J'imagine qu'il pense avoir toujours raison.
Comme moi.
Sauf que, pour moi, c'est la vérité.
Les autres ont toujours tort.
Mr Saunders, Mr Étude des Moldus ?
Zut.
Je n'aurais pas dû les citer.
Mais ils sont beaux, c'est vrai.
Ce sont des exceptions.
Peut-être que les professeurs doivent être beaux pour enseigner...
Oui, ce doit être ça.
Miss Loewy recrute les profs' en fonction de leur beauté.
Ça fait beaucoup de "C'est qui ?".
Et alors ?
Il faut qu'il comprenne que je ne connais ces filles.
Peut-être qu'elles n'existent pas.
Il a sans doute des amies imaginaires.
Sa tirade me fait esquisser une grimace.
Si seulement je pouvais quitter cette école !
Je ne demande que ça.
Mais je n'ai pas le droit.
Je voudrais revenir à Salcombe.
Peut-être pas pour brûler des sorciers.
Un corps humain grillé, ça ne doit pas avoir la même odeur que du marshmallow.
Y penser me fait frissonner de dégoût.
Beurk !
Ce n'est pas la vérité.
Enfin, pas vraiment.
La mère de Clark distribue des tracts anti-sorciers.
Lui aussi, d'ailleurs.
Mais je ne crois pas qu'elle ait déjà tué quelqu'un.
'Fin, j'espère.
Pourquoi n'arrête-t-il pas de m'embêter ?
Il se moque de moi.
Je ne supporte pas ça.
Les sorciers n'ont vraiment pas de respect.
Personne n'a le droit de me manquer de respect !
Je suis digne de toutes les attentions possible.
Tout le monde devrait être fan de moi.
De ma beauté.
De mon intelligence.
De mon humour.
Pourquoi n'est-il pas jaloux de toutes mes qualités ?
Son sarcasme m'horrifie.
《 Tu peux pas te taire ? Ce que tu dis, ça sert à rien. Avoue que je suis plus beau que toi ! Pourquoi tu te mens à toi-même ? 》
Son sourire est insupportable.
Je devrais lui casser la figure pour le faire disparaître.
Mais j'essaye d'arrêter de me battre.
Cet idiot ne me fera pas oublier mes bonnes résolutions.
Bla-bla-bla.
Des baguettes, des lames couvertes de sang...
Je ne vois pas ce qu'il y a de joli.
《 Dégueu ! Le sang, c'est pas très beau ! C'est pour ça que tes yeux ressemblent à un couteau ? Pour être moches ? 》
Je lui souris.
Que le concours des sourires insupportables commence !
Il ne sait pas que je suis le roi des sourires moqueurs.
Combien de fois les professeurs moldus m'ont-t-ils donné une retenue pour leur avoir adressé l'un d'eux ?
J'ai arrêté de les compter.
Je dirais une centaine.
Débile ?
Argh, je vais lui faire regretter ces mots.
Je ne suis pas idiot.
Je ne me contredis pas.
《 C'est toi, le débile ! Moi, j'suis aussi intelligent que... euh... Einstein ! 》
Pourquoi se frappe-t-il le front ?
Peut-être vient-il de comprendre qu'il se trompe ?
Qu'il est plus idiot que moi ?
Que je suis plus beau que lui ?
Ça m'étonnerait.
Il semble très narcissique.
J'imagine qu'il pense avoir toujours raison.
Comme moi.
Sauf que, pour moi, c'est la vérité.
Les autres ont toujours tort.
Mr Saunders, Mr Étude des Moldus ?
Zut.
Je n'aurais pas dû les citer.
Mais ils sont beaux, c'est vrai.
Ce sont des exceptions.
Peut-être que les professeurs doivent être beaux pour enseigner...
Oui, ce doit être ça.
Miss Loewy recrute les profs' en fonction de leur beauté.
《 C'est qui Katherine ? C'est qui Lumah ? C'est qui Jenna ? Tes seules amies ? 》
Ça fait beaucoup de "C'est qui ?".
Et alors ?
Il faut qu'il comprenne que je ne connais ces filles.
Peut-être qu'elles n'existent pas.
Il a sans doute des amies imaginaires.
《 Miss Loewy choisit que des profs beaux. C'est pour ça que t'es un élève. Et ces filles, je suis sûr qu'elles existent pas vraiment. 》
Sa tirade me fait esquisser une grimace.
Si seulement je pouvais quitter cette école !
Je ne demande que ça.
Mais je n'ai pas le droit.
Je voudrais revenir à Salcombe.
Peut-être pas pour brûler des sorciers.
Un corps humain grillé, ça ne doit pas avoir la même odeur que du marshmallow.
Y penser me fait frissonner de dégoût.
Beurk !
《 Gare à toi, plutôt. Quand les Moldus te trouveront, ils te mettront sur un bûcher. Et j'pourrais te dénoncer si tu n'avoues pas que je suis plus beau que toi. La mère de mon meilleur pote tue les gens comme toi ! 》
Ce n'est pas la vérité.
Enfin, pas vraiment.
La mère de Clark distribue des tracts anti-sorciers.
Lui aussi, d'ailleurs.
Mais je ne crois pas qu'elle ait déjà tué quelqu'un.
'Fin, j'espère.
#666666 | #MMG
6ème année RP en 2049-2050, filière Sport et soins
6ème année RP en 2049-2050, filière Sport et soins
Miroir, mon beau miroir...
« Gngngn, je suis plus beau que toi. Gngngn, tu te mens à toi-même. Gngngn, ce que tu dis ne sert à rien. »
Mon œil. Ce sont tes paroles qui ne servent à rien, oui. Têtu comme il est, ça ne peut qu'être un Gryffondor. Il n'y a qu'eux pour avancer des arguments pourvus d'aussi peu d'intelligence et s'en tenir jusqu'à leur mort, quoi qu'il arrive.
— Ça sert toujours plus que toi : tout ce que tu fais, c'est répéter...
Voix de fillette, larges mouvements de fillette au bord de s'évanouir.
— ... « Je suis le plus beau ! » à tout bout de champ. Ça pique les oreilles en plus des yeux, au bout d'un moment.
J'accentue mon sourire insupportable à la suite de cette déclaration.
Bah alors ? On ne se sent plus de me le rendre ? On est trop nul à ce jeu ?
Je soupire longuement en levant les yeux.
Roh là là mais il ne comprend rien ! Il m'exaspère. Il m'exaspère. Il m'exaspère.
Qu'est-ce que j'espère en répétant cette phrase ? Aucune idée.
— Déjà, de une, les couteaux, c'est trop stylé. De deux, je n'ai pas parlé de couteaux mais d'épée, ce qui est encore dix fois plus stylé. De trois, ma véritable similitude était avec la baguette qui ne peut être couverte de sang, contrairement à l'épée moldue, comme tu te le revendiques tant. De quatre, la baguette avec un Diffindo comme l'épée transpercent jusqu'au cœur des personnes. Et, de cinq, les bonbons, c'est bon. Pas beau.
Je me ressaisis de mon fameux sourire insupportable à la suite de mes dires. S'il croit que le champion attitré douze années de suite, presque treize va se laisser décourager par un amateur comme lui... Il se fourre le doigt dans l'œil jusqu'au cubitus ! Quoique, avec tous les trucs qui masquent déjà ses yeux, cela ne devrait pas changer grand chose.
Einstein ? C'est qui, lui encore ?
Pas rester troublé trop longtemps. Reprends contenance, fais comme si tu n'avais simplement pas entendu le mot : tu l'as déjà laissé prendre l'avantage avec la seppet, tu ne recommenceras pas, Edmund.
Je me contente de prendre des airs de vieux sages parodiés en le regardant de haut du mieux que mes dix centimètres manquants me permettent de le faire en hochant lentement la tête :
— Mais oui, mais oui.
Pense donc ce que tu veux, si ça peut te faire plaisir.
J'arque un sourcil en entendant sa réplique au sujet des exemples que j'ai cités. Il est encore plus bête que je ne le pensais. Il a réussi à être encore plus bête que je ne le pensais ! Un exploit !
— Tu viens de débarquer, dis-moi ? Parce que ça me semble quand même compliqué de rester quatre mois dans une école de sorciers sans jamais en croiser et sans jamais se rendre compte qu'aucun d'entre eux n'a de verrue sur le nez.
La seule solution qui me traverse l'esprit est qu'il est un cracmol en infiltration dans le château. Mais il y a quelque chose qui bloque : on avait dressé des protections en fin d'année dernière. Des protections contre des sorciers. Pas des moldus. Mais les sorciers ne sont pas censés être plus puissants que les moldus ? Si un obstacle est inaccessible pour un sorcier, il l'est encore moins pour un cracmol. Alors comment a-t-il réussi à s'infiltrer ? Je doute que les barques fonctionnent en dehors des périodes de rentrée... À moins qu'il ne se soit glissé dans une des barques lors de la rentrée des vacances de Noël ! Mais oui : il n'aurait ainsi même pas eu à passer sous le Choixpeau qui l'aurait probablement démasqué en septembre et serait au château depuis assez peu de temps pour ne pas avoir vu beaucoup de sorciers ! Tout correspond !
Il parle et parle et parle encore à lui-même. C'est mon moment. C'est un cracmol, il ne doit pas avoir de baguette. Le neutraliser ne devrait pas être bien compliqué. Je n'aurai qu'à lui balancer un Immobulus, histoire d'être sûr qu'il ne s'évade pas, avant de taper mon meilleur sprint en direction de la salle des professeurs pour montrer mon exploit à l'un d'entre eux. Je devrais bien me mettre cent-cinquante points en poche pour avoir démasqué et mis hors d'état de nuire un espion cracmol, héhé. Mon moment de gloire n'est qu'à un coup de baguette.
Oh mince, il a arrêté de parler.
— Immobulus !
Vite vite vite vite vite, direction salle des professeurs. Le sortilège a intérêt à tenir assez longtemps.
Mon œil. Ce sont tes paroles qui ne servent à rien, oui. Têtu comme il est, ça ne peut qu'être un Gryffondor. Il n'y a qu'eux pour avancer des arguments pourvus d'aussi peu d'intelligence et s'en tenir jusqu'à leur mort, quoi qu'il arrive.
— Ça sert toujours plus que toi : tout ce que tu fais, c'est répéter...
Voix de fillette, larges mouvements de fillette au bord de s'évanouir.
— ... « Je suis le plus beau ! » à tout bout de champ. Ça pique les oreilles en plus des yeux, au bout d'un moment.
J'accentue mon sourire insupportable à la suite de cette déclaration.
Bah alors ? On ne se sent plus de me le rendre ? On est trop nul à ce jeu ?
Je soupire longuement en levant les yeux.
Roh là là mais il ne comprend rien ! Il m'exaspère. Il m'exaspère. Il m'exaspère.
Qu'est-ce que j'espère en répétant cette phrase ? Aucune idée.
— Déjà, de une, les couteaux, c'est trop stylé. De deux, je n'ai pas parlé de couteaux mais d'épée, ce qui est encore dix fois plus stylé. De trois, ma véritable similitude était avec la baguette qui ne peut être couverte de sang, contrairement à l'épée moldue, comme tu te le revendiques tant. De quatre, la baguette avec un Diffindo comme l'épée transpercent jusqu'au cœur des personnes. Et, de cinq, les bonbons, c'est bon. Pas beau.
Je me ressaisis de mon fameux sourire insupportable à la suite de mes dires. S'il croit que le champion attitré douze années de suite, presque treize va se laisser décourager par un amateur comme lui... Il se fourre le doigt dans l'œil jusqu'au cubitus ! Quoique, avec tous les trucs qui masquent déjà ses yeux, cela ne devrait pas changer grand chose.
Einstein ? C'est qui, lui encore ?
Pas rester troublé trop longtemps. Reprends contenance, fais comme si tu n'avais simplement pas entendu le mot : tu l'as déjà laissé prendre l'avantage avec la seppet, tu ne recommenceras pas, Edmund.
Je me contente de prendre des airs de vieux sages parodiés en le regardant de haut du mieux que mes dix centimètres manquants me permettent de le faire en hochant lentement la tête :
— Mais oui, mais oui.
Pense donc ce que tu veux, si ça peut te faire plaisir.
J'arque un sourcil en entendant sa réplique au sujet des exemples que j'ai cités. Il est encore plus bête que je ne le pensais. Il a réussi à être encore plus bête que je ne le pensais ! Un exploit !
— Tu viens de débarquer, dis-moi ? Parce que ça me semble quand même compliqué de rester quatre mois dans une école de sorciers sans jamais en croiser et sans jamais se rendre compte qu'aucun d'entre eux n'a de verrue sur le nez.
La seule solution qui me traverse l'esprit est qu'il est un cracmol en infiltration dans le château. Mais il y a quelque chose qui bloque : on avait dressé des protections en fin d'année dernière. Des protections contre des sorciers. Pas des moldus. Mais les sorciers ne sont pas censés être plus puissants que les moldus ? Si un obstacle est inaccessible pour un sorcier, il l'est encore moins pour un cracmol. Alors comment a-t-il réussi à s'infiltrer ? Je doute que les barques fonctionnent en dehors des périodes de rentrée... À moins qu'il ne se soit glissé dans une des barques lors de la rentrée des vacances de Noël ! Mais oui : il n'aurait ainsi même pas eu à passer sous le Choixpeau qui l'aurait probablement démasqué en septembre et serait au château depuis assez peu de temps pour ne pas avoir vu beaucoup de sorciers ! Tout correspond !
Il parle et parle et parle encore à lui-même. C'est mon moment. C'est un cracmol, il ne doit pas avoir de baguette. Le neutraliser ne devrait pas être bien compliqué. Je n'aurai qu'à lui balancer un Immobulus, histoire d'être sûr qu'il ne s'évade pas, avant de taper mon meilleur sprint en direction de la salle des professeurs pour montrer mon exploit à l'un d'entre eux. Je devrais bien me mettre cent-cinquante points en poche pour avoir démasqué et mis hors d'état de nuire un espion cracmol, héhé. Mon moment de gloire n'est qu'à un coup de baguette.
Oh mince, il a arrêté de parler.
— Immobulus !
Vite vite vite vite vite, direction salle des professeurs. Le sortilège a intérêt à tenir assez longtemps.
Peut-être bien qu'il se passe quelque chose avec Katherine.
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Miroir, mon beau miroir...
Une fois de plus, mes yeux se lèvent vers le plafond.
Il faut qu'il comprenne à quel point ce qu'il dit est exaspérant.
Il a vraiment du mal à assumer ma beauté.
Et c'est plus insupportable que son sourire.
Et hop !
Un nouveau sourire narquois.
Ça devrait l'exaspérer plus qu'il ne l'est déjà.
Pff.
Ma main vient se coller bruyamment à mon front.
« Et oui, il n'y a pas que toi qui peut faire ça ! »
Je suis également capable de montrer mon agacement.
Je ne crois pas avoir rencontré un garçon aussi insupportable durant mes douze ans d'existence.
Pourtant, Jacob est mon frère.
Et on ne peut pas faire pire comme personne ennuyante (et embêtante) à en mourir.
Je dirais plus que c'est effrayant.
Ce garçon est peut-être un vampire caché sous un déguisement de sorcier.
Je me retiens de faire un pas en arrière.
Il croirait que j'ai peur de lui.
Je lève de nouveau mes yeux au ciel.
Il va comprendre que je le méprise pour son manque de connaissance.
S'il ne sait pas ce que signifie le mot "CP", il n'a jamais fait un tour chez les Moldus.
Et ça le rend méprisable.
Sourcils froncés, j'essaye de deviner ce qu'il souhaite dire avec ses quatre mots quasiment incompréhensibles.
Se moque-t-il de moi ?
Je pense que oui.
Il ne peut être qu'ironique.
Et ça m'agace.
Roh.
Ses remarques m'enquiquinent.
Il y a obligatoirement une personne dans cette école qui correspond à l'idée que je me fais des sorciers.
Argh !
Que s'est-il passé ?
Pourquoi ne puis-je plus bouger ?
Pourquoi suis-je tombé à terre, sans pouvoir me retenir, alors que mes réflexes auraient dû empêcher mon crâne de heurter le sol ?
Et surtout, pourquoi ce garçon vient-il de disparaître ?
La raison de ma soudaine douleur me parvient à l'esprit quelques secondes après qu'elle soit arrivée.
Il m'a jeté un sort.
S'il était là, et si je pouvais parler, je lui aurais jeté au visage des noms d'oiseaux.
Je pense qu'il ne reviendra pas ici.
Il ne voudrait pas qu'un professeur apprenne qu'il m'a attaqué.
S'il croit que je ne le dirais pas, il se fourre le doigt dans l'oeil.
Il faut qu'il comprenne à quel point ce qu'il dit est exaspérant.
Il a vraiment du mal à assumer ma beauté.
Et c'est plus insupportable que son sourire.
« C'est dommage d'être aussi jaloux... Si t'avais été sympa, je t'aurais peut-être donné des conseils pour que tu deviennes un peu plus beau... Mais là, c'est niet ! Je te condamne à rester bloquer dans ton affreuse banalité. »
Et hop !
Un nouveau sourire narquois.
Ça devrait l'exaspérer plus qu'il ne l'est déjà.
Pff.
Ma main vient se coller bruyamment à mon front.
« Et oui, il n'y a pas que toi qui peut faire ça ! »
Je suis également capable de montrer mon agacement.
Je ne crois pas avoir rencontré un garçon aussi insupportable durant mes douze ans d'existence.
Pourtant, Jacob est mon frère.
Et on ne peut pas faire pire comme personne ennuyante (et embêtante) à en mourir.
« Un couteau et une épée, c'est la même chose. Juste un cure-dent gigantesque. Au fait, tu sais que tu devrais peut-être aller voir un médecin ? Parce que vouloir transpercer le coeur des gens, ce n'est pas normal. »
Je dirais plus que c'est effrayant.
Ce garçon est peut-être un vampire caché sous un déguisement de sorcier.
Je me retiens de faire un pas en arrière.
Il croirait que j'ai peur de lui.
« Tu as déjà vu des gens se battre avec une baguette dans un film ? C'est ridicule. Je pouvais comprendre que tu sois attiré par une épée. Comme dans Le Seigneur des anneaux. Une baguette, ça te fait passer pour un idiot avec un bout de bois. Mais, j'imagine que tu es incapable de t'en rendre compte. Tu ne sais pas ce qu'est un film ? »
Je lève de nouveau mes yeux au ciel.
Il va comprendre que je le méprise pour son manque de connaissance.
S'il ne sait pas ce que signifie le mot "CP", il n'a jamais fait un tour chez les Moldus.
Et ça le rend méprisable.
Sourcils froncés, j'essaye de deviner ce qu'il souhaite dire avec ses quatre mots quasiment incompréhensibles.
Se moque-t-il de moi ?
Je pense que oui.
Il ne peut être qu'ironique.
Et ça m'agace.
« Quoi ? Tu doutes de mon intelligence ? Ça te rend plus bête que je le pensais. »
Roh.
Ses remarques m'enquiquinent.
Il y a obligatoirement une personne dans cette école qui correspond à l'idée que je me fais des sorciers.
« Je crois pas que tu connaisses tout le monde à Poudlard. Qu'est-ce qui te dit que personne n'a de verrue sur le nez ? »
Argh !
Que s'est-il passé ?
Pourquoi ne puis-je plus bouger ?
Pourquoi suis-je tombé à terre, sans pouvoir me retenir, alors que mes réflexes auraient dû empêcher mon crâne de heurter le sol ?
Et surtout, pourquoi ce garçon vient-il de disparaître ?
La raison de ma soudaine douleur me parvient à l'esprit quelques secondes après qu'elle soit arrivée.
Il m'a jeté un sort.
S'il était là, et si je pouvais parler, je lui aurais jeté au visage des noms d'oiseaux.
Je pense qu'il ne reviendra pas ici.
Il ne voudrait pas qu'un professeur apprenne qu'il m'a attaqué.
S'il croit que je ne le dirais pas, il se fourre le doigt dans l'oeil.
#666666 | #MMG
6ème année RP en 2049-2050, filière Sport et soins
6ème année RP en 2049-2050, filière Sport et soins
Miroir, mon beau miroir...
Vite.
Ce mot ne cesse de tourner en boucle dans mon esprit. Comme si cela allait accélérer le mouvement déjà effréné de mes jambes.
En tout cas, je suis sûr qu'il accélère au moins une chose : la montée de mon stress. Certes, je ne suis pas peu doué en course en général mais ce qui m'inquiète vraiment est la durée qu'aura mon sort. J'ai conscience que je suis loin d'être un adulte hyper puissant tel que Miss Loewy. Bien sûr, mes propres sorts ne tiendront jamais autant que ceux lancés de sa baguette. Du moins pas lors de ma scolarité. Qui sait ? Peut-être deviendrai-je le sorcier le plus puissant que la Terre n'ait jamais connu.
Mais pas maintenant. La preuve : mes douze malheureuses années de vie trois quarts ne me permettent pas de lancer un sort plus efficace tel que Petrificus Totalus ou même Incarcerem. C'est ennuyeux d'avoir douze ans trois quarts, franchement : tous ces sorts hors de portée... Rah !
Après, en soi, on m'a juste dit qu'ils étaient hors de portée. Et j'ai juste écouté. Je n'ai jamais testé de ma main. Si ça se trouve, je pourrais totalement le lancer sans encombre avec un peu d'entraînement ! Bon. Ça risque d'être un peu compliqué pour le sortilège de la prison de cordes étant donné le fait qu'aucune de mes sœurs n'ait atteint la sixième année mais ce serait grave possible pour Petrificus Totalus en leur volant un manuel au nez et la barbe ! Je devrais juste attendre les vacances de Pâques : je doute qu'elles emportent chaque année l'intégralité de leurs anciens manuels à Poudlard... Et puis même : je devrais tenter une escapade non seulement dans un dortoir inapproprié à mon genre mais aussi dans une salle commune inappropriée à ma maison. Mission imp-...
— Oh !
Sacrebleu, j'ai bien failli rentrer dans ma professeure d'Histoire !
— Je... Gueuh... Il y a...
La raison pour laquelle je cherchais un professeur m'échappe. Mais mince, je l'ai sur le bout de la langue ! Pourquoi ça ne veut pas me revenir ?! Ah, si !
— Le cracmol !
J'étais parti dans ce débat sur les sorts de neutralisation pour pouvoir mieux neutraliser un espion la prochaine fois que j'en croiserai un !
— Miss... Y a... A espion... Cracmol...
Fichtre, j'ai couru tant que ça ? Je suis beaucoup trop essoufflé à mon goût : cela ne m'est jamais arrivé d'être incapable d'aligner plus de trois syllabes à la suite.
Bon. Il faut rester concentré sur le but de cette mission : l'intrus.
— Toilettes...
Sans plus attendre, je m'élance à toute jambe vers... Oulah, non, pas aussi rapidement. Le temps de reprendre mon souffle... Mais je ne suis pas asthmatique, normalement !
Ce mot ne cesse de tourner en boucle dans mon esprit. Comme si cela allait accélérer le mouvement déjà effréné de mes jambes.
En tout cas, je suis sûr qu'il accélère au moins une chose : la montée de mon stress. Certes, je ne suis pas peu doué en course en général mais ce qui m'inquiète vraiment est la durée qu'aura mon sort. J'ai conscience que je suis loin d'être un adulte hyper puissant tel que Miss Loewy. Bien sûr, mes propres sorts ne tiendront jamais autant que ceux lancés de sa baguette. Du moins pas lors de ma scolarité. Qui sait ? Peut-être deviendrai-je le sorcier le plus puissant que la Terre n'ait jamais connu.
Mais pas maintenant. La preuve : mes douze malheureuses années de vie trois quarts ne me permettent pas de lancer un sort plus efficace tel que Petrificus Totalus ou même Incarcerem. C'est ennuyeux d'avoir douze ans trois quarts, franchement : tous ces sorts hors de portée... Rah !
Après, en soi, on m'a juste dit qu'ils étaient hors de portée. Et j'ai juste écouté. Je n'ai jamais testé de ma main. Si ça se trouve, je pourrais totalement le lancer sans encombre avec un peu d'entraînement ! Bon. Ça risque d'être un peu compliqué pour le sortilège de la prison de cordes étant donné le fait qu'aucune de mes sœurs n'ait atteint la sixième année mais ce serait grave possible pour Petrificus Totalus en leur volant un manuel au nez et la barbe ! Je devrais juste attendre les vacances de Pâques : je doute qu'elles emportent chaque année l'intégralité de leurs anciens manuels à Poudlard... Et puis même : je devrais tenter une escapade non seulement dans un dortoir inapproprié à mon genre mais aussi dans une salle commune inappropriée à ma maison. Mission imp-...
— Oh !
Sacrebleu, j'ai bien failli rentrer dans ma professeure d'Histoire !
— Je... Gueuh... Il y a...
La raison pour laquelle je cherchais un professeur m'échappe. Mais mince, je l'ai sur le bout de la langue ! Pourquoi ça ne veut pas me revenir ?! Ah, si !
— Le cracmol !
J'étais parti dans ce débat sur les sorts de neutralisation pour pouvoir mieux neutraliser un espion la prochaine fois que j'en croiserai un !
— Miss... Y a... A espion... Cracmol...
Fichtre, j'ai couru tant que ça ? Je suis beaucoup trop essoufflé à mon goût : cela ne m'est jamais arrivé d'être incapable d'aligner plus de trois syllabes à la suite.
Bon. Il faut rester concentré sur le but de cette mission : l'intrus.
— Toilettes...
Sans plus attendre, je m'élance à toute jambe vers... Oulah, non, pas aussi rapidement. Le temps de reprendre mon souffle... Mais je ne suis pas asthmatique, normalement !
@Elina Montmort
Peut-être bien qu'il se passe quelque chose avec Katherine.
« Roi du Drama & du Suspens » — JT (ou LD-M)
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Miroir, mon beau miroir...
Les vacances de noël s'étaient, pour une fois, avérées plutôt reposantes. Les élèves rentrés chez eux, Elina avait pu profiter du calme et de davantage de temps libre. Un temps qu'elle avait en parti consacré à rattraper son sommeil en retard. Elle n'avait pas eu pour autant le loisir d'hiberner, mais il fallait reconnaître que cela lui avait fait du bien de se tenir à l'écart des ennuis quelques temps. Un temps relativement court cela dit... Toujours est-il que la jeune professeur avait entamé le trimestre d'hiver avec une énergie renouvelée et une humeur améliorée. Elle avait un poids en moins sur les épaules depuis que sa tante avait rejoint l'hôpital de campagne. Suite à la destruction de Sainte Mangouste, le personnel et les malades avaient dû trouver un nouvel endroit où s'établir. Cet endroit était aussi sécurisé que possible et Ingrid participait d'ailleurs à assurer la sécurité les lieux en tant qu'enchanteresse en chef. Avec le caractère fantasque de la sorcière aux cheveux flamboyants, il était facile de se méprendre sur son compte. Elle n'était cependant pas moins compétente que sa soeur. Quoiqu'il en soit, c'était probablement l'endroit le plus sûr, en dehors de Poudlard, où elle pouvait se trouver en cette période troublée et Merlin savait qu'Elina avait besoin de savoir qu'elle était en sécurité. Si la jeune femme ne pouvait se permettre de lui rendre visite, elle n'en était pas moins soulagée.
Depuis le retour des élèves, il n'y avait eu aucun incident à déplorer. Rien de plus tout du moins que quelques infractions mineures et quelques disputes. Un grimoire sous le bras, elle se dirigeait vers sa salle de classe. Le repas serait bientôt terminé et les cours reprenaient à quatorze heures. Au détour d'un couloir, elle eu cependant la surprise de voir un élève courir comme un furieux dans sa direction. Par réflexe, elle pivota sur son axe pour éviter une collision, mais l'élève s'arrêta juste a temps dans un borborygme incompréhensible. L'instant qui suivit, il se mis à crier au cracmol. Tandis qu'il lâchait quelques mots entre deux respirations irrégulières, Elina fronça les sourcils au mot espion. Alors qu'elle essayait de déchiffrer les quelques mots qui lui étaient délivrés, le jeune sorcier reparti de plus belle après une brève exclamation. Venait-il de dire « toilette » ? Pour une personne qui avait une envie pressante, il se comportait plutôt étrangement. Mais il y avait cette histoire de cracmol et d'espion... Ne voulant pas prendre de risque, la professeure suivit le coureur.
Depuis le retour des élèves, il n'y avait eu aucun incident à déplorer. Rien de plus tout du moins que quelques infractions mineures et quelques disputes. Un grimoire sous le bras, elle se dirigeait vers sa salle de classe. Le repas serait bientôt terminé et les cours reprenaient à quatorze heures. Au détour d'un couloir, elle eu cependant la surprise de voir un élève courir comme un furieux dans sa direction. Par réflexe, elle pivota sur son axe pour éviter une collision, mais l'élève s'arrêta juste a temps dans un borborygme incompréhensible. L'instant qui suivit, il se mis à crier au cracmol. Tandis qu'il lâchait quelques mots entre deux respirations irrégulières, Elina fronça les sourcils au mot espion. Alors qu'elle essayait de déchiffrer les quelques mots qui lui étaient délivrés, le jeune sorcier reparti de plus belle après une brève exclamation. Venait-il de dire « toilette » ? Pour une personne qui avait une envie pressante, il se comportait plutôt étrangement. Mais il y avait cette histoire de cracmol et d'espion... Ne voulant pas prendre de risque, la professeure suivit le coureur.
26 ans inRP ~ Benjamine de la Pédagogie, Championne du Tournoi des Trois Sorciers, Rôtisseuse de Sang-Pur (BBQEAF), coeur du KEN et Briseuse de Rêves. La fille du FEU! Elinasorus-Rex
Miroir, mon beau miroir...
Bon.
Je commence à perdre patience.
N'y a-t-il aucun élève ayant besoin de faire un tour aux toilettes ?
À la fin des cours, il y a toujours de nombreux garçons qui envahissent cet endroit.
Pourquoi tout le monde préfère parcourir les couloirs le jour où je dois être aidé, plutôt que de venir à mon secours ?
Machinalement, je tente de tendre mon bras pour regarder l'heure.
Et non.
Bien sûr, je ne peux pas bouger, puisque la réincarnation de Narcisse m'a lancé un sort.
Ce Serpentard a eu tort de s'en prendre à moi.
Si je le recroise un jour dans le château, il risque de recevoir une Bombabouse.
Qui me cherche, me trouve.
Personne ne peut m'attaquer sans en subir le conséquences.
En attendant de pouvoir accomplir la vengeance, il faudrait que j'arrive à annuler ce sortilège.
Pourquoi n'ai-je jamais écouté les professeurs ?
L'un d'entre eux a peut-être mentionné un contre efficace.
Mais même si j'avais su l'utiliser, je n'aurais jamais pu l'exécuter sans baguette magique.
Me voilà dans une impasse.
Je ne veux pas passer plusieurs heures allongé sur ce carrelage.
J'ai mal au crâne, et je veux aller dormir.
Pourquoi personne ne se soucie de ma disparition ?
Mes amis devraient s'être rendu compte que je ne suis plus avec eux depuis longtemps.
Mince, j'oubliais un détail important.
Je suis censé être en cours.
Zut.
Des bruits de pas interrompent ma réflexion.
Ah ! Quelqu'un arrive.
Enfin !
Je vais pouvoir dénoncer le Serpentard.
Qu'il aille copier des lignes !
Ça l'éduquera.
Je commence à perdre patience.
N'y a-t-il aucun élève ayant besoin de faire un tour aux toilettes ?
À la fin des cours, il y a toujours de nombreux garçons qui envahissent cet endroit.
Pourquoi tout le monde préfère parcourir les couloirs le jour où je dois être aidé, plutôt que de venir à mon secours ?
Machinalement, je tente de tendre mon bras pour regarder l'heure.
Et non.
Bien sûr, je ne peux pas bouger, puisque la réincarnation de Narcisse m'a lancé un sort.
Ce Serpentard a eu tort de s'en prendre à moi.
Si je le recroise un jour dans le château, il risque de recevoir une Bombabouse.
Qui me cherche, me trouve.
Personne ne peut m'attaquer sans en subir le conséquences.
En attendant de pouvoir accomplir la vengeance, il faudrait que j'arrive à annuler ce sortilège.
Pourquoi n'ai-je jamais écouté les professeurs ?
L'un d'entre eux a peut-être mentionné un contre efficace.
Mais même si j'avais su l'utiliser, je n'aurais jamais pu l'exécuter sans baguette magique.
Me voilà dans une impasse.
Je ne veux pas passer plusieurs heures allongé sur ce carrelage.
J'ai mal au crâne, et je veux aller dormir.
Pourquoi personne ne se soucie de ma disparition ?
Mes amis devraient s'être rendu compte que je ne suis plus avec eux depuis longtemps.
Mince, j'oubliais un détail important.
Je suis censé être en cours.
Zut.
Des bruits de pas interrompent ma réflexion.
Ah ! Quelqu'un arrive.
Enfin !
Je vais pouvoir dénoncer le Serpentard.
Qu'il aille copier des lignes !
Ça l'éduquera.
#666666 | #MMG
6ème année RP en 2049-2050, filière Sport et soins
6ème année RP en 2049-2050, filière Sport et soins
Miroir, mon beau miroir...
Je n'en peux plus.
J'ai vraiment trop forcé sur la course. Chacune de mes inspirations est une torture. Chacune des particules d'oxygène qui traversent ma gorge peine à se frayer un chemin jusque mes poumons dans le but de me maintenir en vie. C'est si douloureeux ! Quelque chose obstrue mes voies respiratoires, rendant le trajet de l'air particulièrement forcé et lancinant. Je n'ai pourtant jamais ressenti ça auparavant ! Pourquoi ça ne se manifeste que maintenant ? Je cours moins vite, d'habitude ?
Je pousse la porte des toilettes à la limite de la marche de ma main droite tenant toujours ma baguette : ma main gauche est occupée à essayer de savoir ce qui a bien pu se glisser dans ma gorge en palpant celle-ci.
La porte poursuit son mouvement d'elle-même. Je m'efforce de me tenir un peu plus droit dans une inspiration plus profonde que les précédentes. Fichtre, les larmes me montent aux yeux tant je sens que ma gorge va s'arracher mais l'air qui emplit mes poumons est si revigorant !
Je dirige alors ma baguette vers la pièce, m'attendant à ce qu'il nous saute dessus dès qu'elle sera suffisamment ouv-...
— Oh !
Genre mon sortilège fait toujours effet ?! Mais je suis trop doué, en fait ! Je vais devenir le prochain Mr Loewy, ça ne fait aucun doute !
Bon. La professeure d'Histoire n'est peut-être pas la meilleure auprès de laquelle je pourrais me vanter d'avoir réussi un sortilège aussi divinement... Mais je ne vais pas passer à côté de l'occasion de conter mon exploit à Miss Holloway, ça non !
— L'espion...
Pfiou ! J'avais zappé à quel point je ne parvenais plus à parler. C'est infernal.
— Cracmol...
J'accompagne mes mots d'un signe de tête en direction du garçon étalé par terre. Raah, j'ai trop bien réussi mon sort ! Je suis trop fort.
J'ai vraiment trop forcé sur la course. Chacune de mes inspirations est une torture. Chacune des particules d'oxygène qui traversent ma gorge peine à se frayer un chemin jusque mes poumons dans le but de me maintenir en vie. C'est si douloureeux ! Quelque chose obstrue mes voies respiratoires, rendant le trajet de l'air particulièrement forcé et lancinant. Je n'ai pourtant jamais ressenti ça auparavant ! Pourquoi ça ne se manifeste que maintenant ? Je cours moins vite, d'habitude ?
Je pousse la porte des toilettes à la limite de la marche de ma main droite tenant toujours ma baguette : ma main gauche est occupée à essayer de savoir ce qui a bien pu se glisser dans ma gorge en palpant celle-ci.
La porte poursuit son mouvement d'elle-même. Je m'efforce de me tenir un peu plus droit dans une inspiration plus profonde que les précédentes. Fichtre, les larmes me montent aux yeux tant je sens que ma gorge va s'arracher mais l'air qui emplit mes poumons est si revigorant !
Je dirige alors ma baguette vers la pièce, m'attendant à ce qu'il nous saute dessus dès qu'elle sera suffisamment ouv-...
— Oh !
Genre mon sortilège fait toujours effet ?! Mais je suis trop doué, en fait ! Je vais devenir le prochain Mr Loewy, ça ne fait aucun doute !
Bon. La professeure d'Histoire n'est peut-être pas la meilleure auprès de laquelle je pourrais me vanter d'avoir réussi un sortilège aussi divinement... Mais je ne vais pas passer à côté de l'occasion de conter mon exploit à Miss Holloway, ça non !
— L'espion...
Pfiou ! J'avais zappé à quel point je ne parvenais plus à parler. C'est infernal.
— Cracmol...
J'accompagne mes mots d'un signe de tête en direction du garçon étalé par terre. Raah, j'ai trop bien réussi mon sort ! Je suis trop fort.
Peut-être bien qu'il se passe quelque chose avec Katherine.
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Miroir, mon beau miroir...
Elina n'eut guère de difficultés à suivre le Serpentard sans se faire distancer. Visiblement il atteignait les limites de son endurance. Elle le suivit jusqu'à voir l'élève pratiquement défoncer la porte des toilettes des garçons sa baguette à la main. Qu'est-ce qu'il se passait ici ? Le vert et argent était-il devenu fou ? Ou était-il la victime d'une sombre blague ? En quelques instants, Elina se tenait devant la porte toujours grande ouverte. Suffisamment pour qu'elle réalise qu'un second élève se trouvait allongé par terre, tenu en joug par le Serpentard qui était venu la chercher. A son immobilité, il semblait évident qu'il était sous l'effet d'un sortilège.
« Mais qu'est-ce qu'il se passe ici ? »
Sans attendre de réponse, elle entra et s'accroupit aux côtés de l'élève immobile. Un rapide coup d'oeil à son écusson l'informa qu'il était de Gryffondor. Le jeune Volts si elle ne faisait pas erreur. Mais pourquoi Edmund Dale continuait-il a parler d'espion et de cracmol ? Le jeune Gryffondor était un élève comme tant d'autre et assurément pas un cracmol. Elina eu tôt fait de tirer sa propre baguette de sa poche d'un mouvement fluide et de lancer un antisort général.
« Messieurs, vos baguettes je vous prie. Et ne vous avisez pas d'essayer d'en faire usage. »
Elle tendit la main pour que les deux élèves lui remettent leurs baguettes. Il serait mal avisé de leur part de tenter quoi que ce soit de stupide. Les réflexes de la jeune professeur n'étaient plus à démontrer.
« Expliquez-vous. Monsieur Dale à vous l'honneur. »
Elle attendit qu'ils se décident à parler. Elle le savait pourtant, que le calme ne régnait jamais bien longtemps dans cette école. Mais quelles idées avaient bien pu se mettre en tête le Serpentard ?
« Mais qu'est-ce qu'il se passe ici ? »
Sans attendre de réponse, elle entra et s'accroupit aux côtés de l'élève immobile. Un rapide coup d'oeil à son écusson l'informa qu'il était de Gryffondor. Le jeune Volts si elle ne faisait pas erreur. Mais pourquoi Edmund Dale continuait-il a parler d'espion et de cracmol ? Le jeune Gryffondor était un élève comme tant d'autre et assurément pas un cracmol. Elina eu tôt fait de tirer sa propre baguette de sa poche d'un mouvement fluide et de lancer un antisort général.
« Messieurs, vos baguettes je vous prie. Et ne vous avisez pas d'essayer d'en faire usage. »
Elle tendit la main pour que les deux élèves lui remettent leurs baguettes. Il serait mal avisé de leur part de tenter quoi que ce soit de stupide. Les réflexes de la jeune professeur n'étaient plus à démontrer.
« Expliquez-vous. Monsieur Dale à vous l'honneur. »
Elle attendit qu'ils se décident à parler. Elle le savait pourtant, que le calme ne régnait jamais bien longtemps dans cette école. Mais quelles idées avaient bien pu se mettre en tête le Serpentard ?
26 ans inRP ~ Benjamine de la Pédagogie, Championne du Tournoi des Trois Sorciers, Rôtisseuse de Sang-Pur (BBQEAF), coeur du KEN et Briseuse de Rêves. La fille du FEU! Elinasorus-Rex
Miroir, mon beau miroir...
Le Serpentard ne tarde pas à arriver dans cette pièce.
Enfin, j'imagine qu'il s'agit de lui.
À vrai dire, mon champ de vision a été réduit par le sortilège que le vert et argent m'a lancé.
Mais je ne crois pas avoir entendu le signal de la fin des cours.
Pourquoi un autre élève arriverait-il ici seulement maintenant ?
Non, j'ai l'impression qu'il est revenu.
Peut-être souhaite-t-il se moquer de moi.
Ou vérifier que son sort fait toujours effet.
Mais il parle à quelqu'un.
« Espion » ?
Que lui passe-t-il par la tête ?
Je ne suis pas un espion.
Une seconde voix interrompt ma réflexion.
Ah !
Je peux enfin me relever.
Que fait miss Montmort ici ?
Il me semble que le Serpentard est un peu plus idiot que je ne le pensais.
Il a averti une professeur.
Souhaite-t-il vraiment avoir une retenue ?
Je me retiens de rire.
Et me contente de lui adresser un regard noir.
Je m'apprête à le dénoncer, mais la professeur d'histoire de la magie prend la parole plus rapidement que moi.
Pourquoi veut-elle que je lui donne ma baguette ?
Ne voit-elle pas que dans cette histoire, je suis la victime ?
Que je n'ai absolument rien fait de mal, mais qu'un Serpentard devenu fou m'a attaqué.
Que je sois coupable ou victime, je ne peux pas lui donner ma baguette.
De toute façon, je suis incapable de lancer le moindre sort offensif.
Sans attendre que le Serpentard (Dale ? ) ne commence à parler et à raconter son histoire, je prends la parole.
Enfin, j'imagine qu'il s'agit de lui.
À vrai dire, mon champ de vision a été réduit par le sortilège que le vert et argent m'a lancé.
Mais je ne crois pas avoir entendu le signal de la fin des cours.
Pourquoi un autre élève arriverait-il ici seulement maintenant ?
Non, j'ai l'impression qu'il est revenu.
Peut-être souhaite-t-il se moquer de moi.
Ou vérifier que son sort fait toujours effet.
Mais il parle à quelqu'un.
« Espion » ?
Que lui passe-t-il par la tête ?
Je ne suis pas un espion.
Une seconde voix interrompt ma réflexion.
Ah !
Je peux enfin me relever.
Que fait miss Montmort ici ?
Il me semble que le Serpentard est un peu plus idiot que je ne le pensais.
Il a averti une professeur.
Souhaite-t-il vraiment avoir une retenue ?
Je me retiens de rire.
Et me contente de lui adresser un regard noir.
Je m'apprête à le dénoncer, mais la professeur d'histoire de la magie prend la parole plus rapidement que moi.
Pourquoi veut-elle que je lui donne ma baguette ?
Ne voit-elle pas que dans cette histoire, je suis la victime ?
Que je n'ai absolument rien fait de mal, mais qu'un Serpentard devenu fou m'a attaqué.
Que je sois coupable ou victime, je ne peux pas lui donner ma baguette.
« Je l'ai pas. Je l'ai... oubliée dans le dortoir. »
De toute façon, je suis incapable de lancer le moindre sort offensif.
Sans attendre que le Serpentard (Dale ? ) ne commence à parler et à raconter son histoire, je prends la parole.
« M'dame, vous ne devriez pas l'écouter, il va mentir ! »
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