28 nov. 2020, 23:28
Journée Orageuse
“ Damn these endless powers
For giving me false hope”

Image
EH

Puis l’on se rend compte que l’on voit Leta parler et agir depuis tout à l’heure mais que l’on ne sait pas comment elle est habillé.
Leta sourit à cette pensée.

En réalité aujourd’hui elle est vêtue de plusieurs éléments qui la rendent harmonieuse, belle même. Elle s’est contentée d’un collant transparent surmonté d’une belle paire de mary jane bleues. Et pour conclure le bas, Leta porte sur ses hanches une jolies jupes ruffled rouge pomme.
Pour accompagner cette jupe se distingue un sous-pull bleu nuit manche longue et un col en épaules tombantes. Le tour est surmonté d’une collerette très fine photo à dentelle.

Puis l’on se rend compte que l’on pourrait aisément dire que Leta est belle en ce vingt-sept juillet.
Et Leta sourit encore plus.
IH

Je souris discrètement à Adaline. C’est à mon tour de l’observer...
EH

Leta rend un sourire chaleureux à cet homme dont elle ne connaît pas le nom. Elle se contente d’être polie. Comme on lui a apprit. Il a l’air pensif cet homme. Ça confirme le fait qu’Azur n’a jamais rien dit.

La jeune décide alors de se détourner de cet homme qui ne lui apparaît pas comme étant familier. Et c’est pas comme si ce dernier avait vraiment de l’intérêt pour elle... En réalité Leta veut s’adresser à Adaline, essayer d’en savoir plus sur cette jeune fille...
IH

Drôle de temps non ?

J’avais sûrement une approche plus originale à tenter, mais le temps était vraiment anormal aujourd’hui. Alors ma question sur ce temps n’était pas si banale non plus.
Je l’observe encore...
Asaf Avidan • Anagnorisis

FSCM - 19 ans - Fille de papier.

30 nov. 2020, 14:28
Journée Orageuse
Adaline Macbeth

Au-dessus de nos têtes, les nuages sont orangés et ils filtrent la lumière en laissant passer seulement un filet ocre qui colore toute l'atmosphère. Au loin, on entend toujours l'orage gronder et dans cette même direction on peut voir le ciel se parer d'un noir menaçant. Je peux le voir derrière Leta, derrière son visage encadré par de longues mèches aux reflets roux et un col de dentelle blanche. Je souris, je ne peux pas cesser de sourire. Elle est belle, très belle.

Et ce sourire qui déforme mon visage est là aussi pour cacher le tas d'autres choses qui me passent par la tête. Dans les quelques instants qui filent entre mes doigts j'entends le père de Leta renchérir, je vois mon oncle la saluer dans une petite courbure, je saisis l'incompréhension dans son toussotement et je sens l'inconfort me prendre aux tripes. Et parmi ce que je comprends de ces instants il y a bien une seule chose qui est claire : mon oncle Neville ne comprendrait jamais la transformation de Leta. De ce tas de choses naissent des émotions au creux de mon cœur et il me faut les cacher. Je dois toujours cacher que je suis en désaccord avec mon oncle mais ici j'ai l'impression que ce serait plus dangereux encore de le laisser transparaître – c'est Cassiopée qui m'a fait savoir que je ne pouvais pas montrer signe de désaccord à la Citadelle.

Alors je souris et on voit presque mes dents. J'évite soigneusement de regarder le père de Leta en laissant mes yeux faire de brefs allers-retours entre le visage de cette dernière et les pieds de mon oncle à mes côtés. Un instant, je regrette même que ma cousine ne soit pas avec nous, le cœur pincé.

Finalement, mes yeux se mettent à briller quand je prête mon oreille et mon attention à Leta en omettant la conversation des deux adultes. Elle passe en arrière plan et leurs mots effleurent à peine le haut de ma tête sans pénétrer dans mon cerveau. Je jette un œil au ciel au-dessus de nous pour lui répondre :

« On dirait que le ciel va nous tomber sur la tête. »

Mes mains jouent avec le tissu de la robe qui couvre jusqu'à mes chevilles. Les manches ouvertes laissent tomber du tissu que je peux attraper entre mes doigts et triturer. Je me sens toujours inconfortable entre tous ces feux, mais parler avec Leta me paraît être la plus sage et la plus agréable des options.

Merlin, que cette promenade se termine vite : pensé-je dans un petit rire.

Animagus renard polaire
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10 déc. 2020, 20:21
Journée Orageuse
Azur Blackbirds
#404080

Azur a l’impression d’avoir déjà répondu à Neville. Puis il se dit que Neville veut savoir où il va précisément. Le chef de clan considère l’homme en face de lui quelque instants. Rien ne l’oblige à répondre. Et même plus, Neville est à la limite de ce qu’il peut et ne peut pas dire. Les aller et venues d’Azur sont tenues cachées, et ce même pour les membres du Conseil. Bien sûr Neville ne connaît pas le régime strictement auquel se tient rigoureusement Azur. Ainsi, le père de Leta tergiverse quelques instants. Puis se décide.

Je voulais aller directement dans nos locaux. Leta ne peux pas accéder à la Coupole
mais je voulais tout de même lui faire voir la grandeur de notre institution.


Il a parlé d’un ton lent, sûr de lui, faisant courtes de pauses.
Il a également parlé au passé. Le temps orageux ne lui plaît pas du tout. Azur n’a pas besoin d’être un génie pour se rendre compte que s’il va à la Citadelle il reviendra trempé. Et ça, il ne peut pas se le permettre.

Il va pleuvoir.

Souhaitez-vous vous abritez à la Demeure ?
Nos elfes nous prépareront un apéritif.


L’homme sait qu’une proposition comme celle-ci ne peut pas se refuser. Jamais il n’a invité quelqu’un aussi spontanément chez lui. Et il sait que sa Demeure est l’un des endroits les plus prisés de la Citadelle. Le symbole du prestige de sa famille. Il adresse un sourire contenu à Neville. Cela devra suffire à le convaincre.

Il ne s’adresse pas à sa fille. Elle comprendra qu’il faut le suivre, elle est intelligente non ?
Il repense à la phrase qu’elle a prononcée tout à l’heure. ”Fille unique de Louka et d’Azur Blackbirds.” Un sourire encore plus grand écarte les lèvres de l’homme. Pas si intelligente que ça pense-t-il...
French 79 • Olympic (Album)

FSCM - 19 ans - Fille de papier.

15 déc. 2020, 19:33
Journée Orageuse
Neville Macbeth

Les mains de Neville sont désormais jointes sous le manteau qui couvre son bras. Là-dessous, la chemise blanche commence à s'humidifier de la sueur qui s'accumule comme le blanc sur son épaule qui abritait cette veste ne l'est plus tellement. Il faut dire qu'il fait chaud. Le soleil n'est pas dans le ciel mais on pourrait voir son sourire narquois percer les nuages.

Il hoche la tête poliment et silencieusement en écoutant Azur donner le lieu de son déplacement. Un éclair passe dans ses yeux quand il réalise que sa question est indiscrète mais préfère se conforter dans l'idée que cette même question peut être flatteuse. Pourtant les étoiles sur les paupières de cet homme qu'il admire beaucoup le font déglutir. Le silence est le maître-mot et Neville est en train de transgresser une règle presque ancestrale.

Pourtant ! En jetant un œil sur le ciel en réaction aux mots qui lui parviennent, il manque presque de s'étouffer. Ses yeux s'écarquillent un instant et la surprise se lit sur son visage : fort heureusement, pense-t-il, il est incliné en direction du ciel. Un ou deux secondes de plus et il se ressaisit. Après la surprise c'est une forme de joie qui éclaire son visage alors qu'il le tourne sur son supérieur à nouveau. Il ne cesse de hocher la tête poliment.

Il ouvre la bouche et un j- en sort avant qu'il ne se reprenne.

« Nous en serions honorés ! »

Il s'exclame en se penchant un peu en avant à la manière d'une révérence. Il regarde Adaline avec un air presque conquérant dans le regard. La Demeure. C'est exactement l'endroit que Neville doit montrer à sa nièce pour la convaincre de ses idéaux, pour lui faire ressentir le plaisir de se trouver dans un endroit aussi prestigieux, pour lui faire voir la vie ici.

D'un mouvement habile, sa veste passe sur un seul de ses avant-bras pour qu'il puisse inviter Adaline à avancer à la suite d'Azur avec l'autre.

« Nous vous suivons. »

Animagus renard polaire
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13 nov. 2021, 01:10
Journée Orageuse
"When I'm away
...
I'm happier than ever"

IH

Je souris à la phrase d'Adaline, cela me rappelle une expression qu'utilisait Maman. Qu'un jour le ciel lui tomberait sur la tête, mais bon moi j'y croyais pas trop. Maman m'avait dit que c'était une phrase française, et comme c'est français c'était un peu drôle de le dire. Je jette un nouveau coup d'œil au ciel, même si Papa est pas gentil il est quand même intelligent, c'était une qualité dont personne ne pouvait douter.

Moi je voudrais que le ciel puisse être le miroir des pensées des gens qui sont en dessous. Ça voudrait dire que là il y a trop de gens pas contents, tu sais pourquoi toi ?

En soi, ma question et ma réflexion ne sert strictement à rien. Évidemment je m'adresse à la jeune fille en face de moi, quelle idée de sortie ça à un adulte, aucun des deux ne feraient le choix de prendre mon interrogation avec juste un peu d'intérêt.
EH

Lorsque son père annonça qu'il proposait de rentrer à la Demeure, Leta fut prise de deux sentiments contraires et inégaux. Elle voulut en premier lieux fuir loin de donc père, de sa maison, de tout ce qui pouvait lui rappeler la richesse à pléthore. Puis vint un sentiment plus grand : elle avait essayé d'analyser Adaline et cette dernière ne paraissait pas du tout intéressée par Azur ou son poste au Conseil. Elle paraît être du genre réfléchie, et cela ne pouvait être qu'une qualité vu son oncle. La serpentard eu alors envie de se réfugier dans sa chambre pour enfin pouvoir quitter l'oppression paternelle à l'aide de cette fille qui n'avait absolument rien demandé.
IH

Et alors que Papa commence à marcher, je me mets à ses côtés tout en restant suffisamment proche d'Adaline pour que nous puissions continuer cette conversation pour le moins étrange sur le miroir-ciel.

FSCM - 19 ans - Fille de papier.

14 nov. 2021, 15:03
Journée Orageuse
Adaline Macbeth

La réponse de Leta provoque une sorte de tourbillon en moi. Mes mains deviennent moites alors que je réfléchis à la réponse qu’il convient de donner. Mon cerveau fonctionne à toute vitesse alors que j’essaie de ne montrer aucun signe extérieur de mon désarroi.

Pourquoi est-ce que je réagis comme ça ? Et bien, son interrogation, aussi innocente ou poétique soit-elle, demande une réponse. La seule réponse qui me vient ne peut pas être prononcée en présence de mon oncle et encore moins en celle du père de Leta, chef de je-ne-sais-quoi, haut placé au Conseil de Sorciers. La seule réponse qui me vient est « c’est la Citadelle qui rend les gens pas contents ». Alors je secoue la tête et hausse les épaules.

Il ne faut pas que je perde de vue les tatouages menaçants sur les paupières de cet homme, pour considérer sa fille. La transformation de Leta éveille en moi un grand intérêt et un respect tout aussi, si ce n’est plus, grand. C’est pour cela aussi que je ne peux pas m’empêcher de la trouver belle, et que je ne peux pas plus détacher mes yeux de son visage. Pour autant, je ne dois pas oublier que je suis dans le nid des serpents. Leta est-elle de mon côté ? Puisque rien n’est moins sûr, je dois rester sur mes gardes, comme une proie cachée au milieu de ses prédateurs.

Je ne peux m’empêcher de lever un sourcil alors que je tente de retenir une nouvelle vague de panique en entendant la proposition et la réponse qui lui succède aussi vite.

Si j’étais déjà en train de piétiner dans le nid des serpents, voilà que mon oncle veut m’emmener dans la Demeure d’un chef de famille, pour m’enfoncer un peu plus profondément dans l’antre de l’ennemi, le laisser s’enrouler autour de moi... Respire, je pense pour empêcher mon visage de se tordre en une grimace. Concentre-toi sur Leta, je pense pour éviter de lancer un regard noir à mon oncle. Souris et penche toi, je pense et m’exécute pour donner le change et mimer la gratitude.

Alors que tous les trois se mettent en route, mon oncle et le père de Leta en avant, Leta en arrière, j’emboîte le pas de cette dernière en essuyant mes mains toujours foutrement moites sur ma robe.

« Alors on va chez toi… »

Je dis pour montrer que la conversation n’est pas terminée même si je n’ai pas répondu à son interrogation. Il est temps de remédier à ça, je pense, alors que l’angoisse commence à se saisir de mes boyaux et s’apprêter à les serrer très fort.

« Tu sais toi, pourquoi il y a trop de gens pas contents ? »

Demandé-je finalement, à voix basse, alors que nous marchons côte à côte derrière les adultes.

Animagus renard polaire
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20 déc. 2021, 15:16
Journée Orageuse
Azur Blackbirds
#404080

La route est rapide. Azur la connaît par cœur. À peu près comme chaque ruelles de ce village. La Citadelle n’est pas comme sa poche, c’est sa poche. Tout le monde le connaît et il connaît tout le monde. Le pouvoir est le savoir. Et Azur sait.

Il ne dit absolument rien. Il marche dans son long manteau en faisant attention à trois choses. La première était Neville. Scruter ses moindres agissements étant assez plaisant, l’instinct félin qui résidait dans le chef de clan ne disparaissait jamais. La deuxième était, ou plutôt étaient les deux filles qui le précédaient. Son ouïe fine lui faisait parvenir leurs paroles bien que celles-ci fussent brouillées par le vent. Quant à la troisième chose, il s’agissait du temps car le ciel devenait en effet très menaçant.

Il se demanda un instant s’il n’allait pas faire un effort pour discuter avec Neville mais qu’importe, s’ils avaient des choses à se dire cela n’avait qu’à se faire autour d’une boisson qui réchaufferait leurs entrailles.

Azur n’eut pas le temps de s’inquiéter ni pour Neville, ni pour Leta et encore moins pour l’orage menaçant, la Demeure était face à eux.

Bienvenue à la Demeure.

Un sourire à peine dissimulé ornait sa figure. Elle était si belle cette maison. Le reflet de tout ce qu’il voulait incarner. L’ordre. La discipline. La puissance. Et tout ceci agrémenté d’une touche de Savoir dont seuls lui et d’autres grands dignitaires auraient eu le droit d’accéder.

FSCM - 19 ans - Fille de papier.

5 mars 2022, 15:07
Journée Orageuse
Neville Macbeth

Le chemin qui mène jusqu'à la Demeure des Blackbirds est également connu de Neville. Il a maintes fois arpenté la ville, faisant partie intégrante du Conseil en l'état, sans en être un membre éminent évidemment. La Demeure est un bâtiment impressionnant et il est difficile de ne pas au moins rougir en voyant son immensité se dresser devant soi, se souvient Neville, en espérant que c'est ce que sa nièce ressentira.

Tout le temps que dure la route, Neville ne prête pas une oreille derrière lui. Il se concentre sur Azur Blackbirds et son aura imposante qui se réverbère sur tout un chacun. En attendant de savoir si celui-ci veut lui parler, il garde les yeux sur le chemin, droit, fier, chevaleresque. Le privilège de pouvoir se tenir aux côtés du chef Blackbirds dans les rue de la Citadelle est grand, et Neville ne l'ignore pas, il espère que sa nièce ne l'ignore pas non plus, et qu'elle ne risquera pas de désobéir à l'un ou à l'autre homme. Elle est docile, pour le moment, il pense sans pour autant jeter un œil derrière lui.

Le cortège s'arrête devant la Demeure. C'est une immense maison qui se dresse devant les quatre individus. Aussi grande que la fierté de Neville, aussi grande que l'honneur des Blackbirds.

« C'est une Demeure magnifique. »

Commente Neville, en adressant un sourire poli accompagné d'un signe de tête caractéristique de la reconnaissance. Sa poitrine se gonfle de la reconnaissance qu'il ressent pour Azur Blackbirds, cet homme bien plus haut placé que lui, qui lui permets d'apercevoir la grandeur.

Mais Neville n'aspire pas à la même grandeur. Non, derrière ses épais sourcils et ses mâchoires carrées, il est dur de deviner ses intentions. Il ne semble vouloir que vivre par procuration, proche des puissants sans l'être lui-même, proche de la grandeur sans l'atteindre.

Animagus renard polaire
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10 avr. 2022, 10:51
Journée Orageuse
"Everybody wants to be my ennemi"

IH

En réalité, la maison était vraiment proche. Genre vraiment super proche. Si bien qu'Adaline avait à peine eu le temps de me retourner la question que je lui avait posé. Sans même y répondre par ailleurs. Avait-elle une réponse qu'elle ne souhaitait pas me dévoiler ou bien aucune idée sensée ne lui venait à l'esprit ? Je ne savais pas. Alors il ne faut faire mine de rien, sourire et espérer que la jeune fille en face de moi ne me soit pas hostile...

Pourtant,
Pourtant il me semblait bien que je l'appréciais.

Alors nous entrons dans le hall de la Demeure

Je regarde Papa. Papa me regarde. En seulement une seconde la tension monte. Je fais tout pour me soustraire à ce serpent qui m'enlace puissamment mais Papa a implanté son venin dans mes veines depuis déjà bien longtemps. Je ne suis plus une proie, un cobaye. Je le fixe, plantée droit devant lui. Il sait que je n'ai pas besoin d'antipoison car ma volonté, mes choix, ma personne font un rempart presque suffisant contre lui. Nous détournons alors le regard en même temps. De toute façon Papa est trop intelligent il a et aura trop souvent un coup d'avance sur moi. Je n'aurai peut-être pas perdu durant ces deux secondes qu'ont duré ce regard. Mais je n'ai pas gagné, et j'en suis loin.

Je lui fais un signe de tête et m'adresse à Adaline :

Tu viens dans ma chambre ?
EH

La chambre de Leta. La jeune fille de fait vraiment être en colère contre son patriarche pour aller s'y réfugier en compagnie d'une personne qui lui était presque étrangère. Mais le fait était que Leta n'en avait plus rien à faire et que de toute façon il fallait bien la montrer à quelqu'un cette jolie chambre.

Ce ne fut qu'une fois la porte de sa chambre fermée que Leta répondit à la question d'Adaline.

Je pense que chacun a le droit d'être mécontent. Et je suppose que chacun a ses raisons.

...

Je veux dire par là que je n'en sais rien. Si les gens sont pas contents c'est que ça doit sûrement être dû à autant de raisons différentes qu'il y a de gens pas contents...
IH

Je m'assois alors sur mon lit, laissant ostensiblement un espace pour qu'Adaline puisse s'y installer. Discuter avec quelqu'un qu'on ne connait pas, qui plus est dans sa propre chambre, est assez drôle.

Tu veux voir un vif d'or ?

FSCM - 19 ans - Fille de papier.

22 août 2022, 15:13
Journée Orageuse
Adaline Macbeth

Nous n'avons même pas le temps de reprendre notre conversation que nous sommes déjà sur le pas de la porte, tant pis pour cette conversation avortée. C'est une immense demeure dans laquelle je pénètre, aux côtés de ses trois personnes qui me sont toutes plus ou moins inconnues. Il y a un que j'aimerais ne pas connaître, c'est certain, je pense sans cesser de suivre le mouvement. J'avance quand le groupe avance, je m'arrête quand il s'arrête, je souris quand le chef se met à parler.

Et puis, alors qu'une tension s'installe, Leta nous sors de ce pétrin. Je hoche la tête vigoureusement avant de la suivre sans adresser un seul regard à mon oncle.

Après une petite marche à travers la maison, une maison clinquante respirant la richesse, nous entrons dans sa chambre. Un frisson me parcoure en réalisant à quel point cet endroit est intime, mais je ne peux pas m'empêcher de laisser mes yeux se promener dans la pièce, curieux. Cette chambre est bien l'endroit le plus joli de la maison.

Mon observation de la pièce continue, alors que je m'attarde sur la garde-robe qui laisse voir des couleurs, des nuances et des matériaux différents... Je tend l'oreille alors que Leta récupère notre conversation. Je hoche la tête vaguement, aspirée par ce que je vois.

Jusqu'à ce qu'elle me propose de voir un Vif d'or. Je ne crois pas en avoir vu un de mes propres yeux, mis à part en cours de vol... Quand je ne suis pas attentive. Il n'y a bien qu'en vol que je ne prête pas l'oreille : je considère n'avoir pas besoin d'apprendre à voler sur un balai, je suis une sorcière, je pourrais transplaner.

« Oui je veux bien ! »

Je dis avec un air enthousiaste. Cela m'arrange assez de faire dévier la conversation sur autre chose, comme le sport par exemple.

« Je n'aime pas trop le Quidditch, je ne vais jamais voir les matchs à l'école... Et toi ? »

Et la conversation se lance, alors que je m'assied à côté de Leta, sur son lit, profitant de l'espace qu'elle m'a laissé pour m'y asseoir. Mon cœur est toujours un peu serré mais, eh bien, me trouver loin de mon oncle et de son père est un soulagement (qui ne suffit pas à desserrer mon cœur).

« C'est la plus belle pièce de la maison... »

Animagus renard polaire
Post ASPIC