Du bout des lèvres
L'envie de fuir ne m'a pas quittée. Au contraire, il s'agit de la pensée la plus récurrente concernant la situation. Allez Aster qu'est-ce que attends pour te sauver. Tout mon corps doit le clamer haut et fort : je ne suis pas, mais pas du tout, à l'aise. Et il me semble en être de même pour le garçon. Si il se relève comme pour se donner, lui aussi, contenance, ses propos sont intelligibles. La scène aurait pu être hilarante. La scène doit être hilarante. Mais pas pour moi. Enfin, qu'est-ce qui m'a pris ? Je n'en reviens toujours pas. Mes nerfs doivent en être la cause, mais je suis saisie d'un petit rire. Nerveux, il n'y a pas de doute. Rire qui se stoppe net quand ma victime lève la tête et croise mon regard. Là ce n'est plus de fuir que j'ai envie, c'est simplement de disparaitre. Un sort de Disparition et l'on n'en parlerait plus. Dans cette situation, difficile de croire que je suis une Gryffondor.
- Je... Je suis désolé de t'avoir pousser dans l'herbe... Je ne m'attendais pas à... Enfin tu vois... Mais euh, c'était pas désagréable ! C'est pas ce que j'ai voulu dire mais c'est juste que... Enfin...
Chacun de ses mots m’embarrassent plus que le précédent. Ce n'est vraiment pas à lui de s'excuser : son seul tort était de dormir à proximité du chemin que Rafaëla et moi suivions. J'enfouis mon visage dans mes mains, ne pouvant supporter plus longtemps le poids de ce regard hagard. Mais l'allusion au caractère agréable de cette agression... C'en est trop. Si je n'étais pas rouge, je deviens écarlate. Vois le bon côté de la chose Aster : tu embrasses pas trop mal pour une débutante. Mais qu'est-ce que je raconte ? Même lui le dit, ce n'est pas ce qu'il voulait dire. Le baume au cœur que me procure sa remarque se dissipe aussitôt. J'ai tort de me raconter des histoires. Lui non plus ne doit pas avoir les idées claires. Alors que la tempête fait rage en moi, je vois du coin de l’œil que la garçon semble abandonner sa volonté de se justifier.
- Vous devez vraiment me trouver idiot.
- Si toi tu es idiot, alors qu'est ce que je suis moi ? je lance. Écoute, je suis vraiment désolée. Je... Je n'aurais pas du faire ça. Même si c'était... agréable... pour moi aussi, tu n'avais rien demandé.
Penaude n'est pas un mot assez fort pour décrire ce que je suis à cet instant. Cependant, je suis assez fière d'avoir réussi à ouvrir la bouche pour enfin dire quelque chose d'intelligent.
- Tu connais mon nom maintenant. Je suis vraiment, vraiment désolée. J'essaierais de me faire pardonner... dis-je, une grimace d'excuse accrochée aux lèvres.
Comme pour signifier mon envie de quitter les lieux au plus vite, je pivote et saisis le bras de Rafaëla qui n'avait alors pas bougé. Si elle a compris le message, elle ne le montre aucunement : campée sur ses pieds, elle m'adresse un regard d'incompréhension et ne bouge pas . Je soupire. A croire que cette situation, fort gênante, est destinée à s'éterniser.
- Je... Je suis désolé de t'avoir pousser dans l'herbe... Je ne m'attendais pas à... Enfin tu vois... Mais euh, c'était pas désagréable ! C'est pas ce que j'ai voulu dire mais c'est juste que... Enfin...
Chacun de ses mots m’embarrassent plus que le précédent. Ce n'est vraiment pas à lui de s'excuser : son seul tort était de dormir à proximité du chemin que Rafaëla et moi suivions. J'enfouis mon visage dans mes mains, ne pouvant supporter plus longtemps le poids de ce regard hagard. Mais l'allusion au caractère agréable de cette agression... C'en est trop. Si je n'étais pas rouge, je deviens écarlate. Vois le bon côté de la chose Aster : tu embrasses pas trop mal pour une débutante. Mais qu'est-ce que je raconte ? Même lui le dit, ce n'est pas ce qu'il voulait dire. Le baume au cœur que me procure sa remarque se dissipe aussitôt. J'ai tort de me raconter des histoires. Lui non plus ne doit pas avoir les idées claires. Alors que la tempête fait rage en moi, je vois du coin de l’œil que la garçon semble abandonner sa volonté de se justifier.
- Vous devez vraiment me trouver idiot.
- Si toi tu es idiot, alors qu'est ce que je suis moi ? je lance. Écoute, je suis vraiment désolée. Je... Je n'aurais pas du faire ça. Même si c'était... agréable... pour moi aussi, tu n'avais rien demandé.
Penaude n'est pas un mot assez fort pour décrire ce que je suis à cet instant. Cependant, je suis assez fière d'avoir réussi à ouvrir la bouche pour enfin dire quelque chose d'intelligent.
- Tu connais mon nom maintenant. Je suis vraiment, vraiment désolée. J'essaierais de me faire pardonner... dis-je, une grimace d'excuse accrochée aux lèvres.
Comme pour signifier mon envie de quitter les lieux au plus vite, je pivote et saisis le bras de Rafaëla qui n'avait alors pas bougé. Si elle a compris le message, elle ne le montre aucunement : campée sur ses pieds, elle m'adresse un regard d'incompréhension et ne bouge pas . Je soupire. A croire que cette situation, fort gênante, est destinée à s'éterniser.
[...]
@Merlin Selket et @Rafaëla White
Du bout des lèvres
Le pauvre jeune homme ne sait plus où se mettre. Cette situation est très gênante pour les deux, quant à moi, elle me fait doucement sourire. Je ne voulais pas les mettre mal à l'aise, mais jamais je n'aurais imaginé qu'Aster allait vraiment le faire.
Le garçon fit ses excuses à Aster pour l'avoir poussé dans l'herbe, mais en même temps, c'est le premier réflexe que, je pense, pas mal de personnes ont sur le moment. Il continua, toujours maladroit, il avoua que ce baiser volé n'avait pas été désagréable. Il tenta de se rattraper, mais sur le coup, je ne pus retenir un petit rire.
Comment ne pas rire de cette situation quand on est spectateur ?!
Il finit en concluant qu'on devait le trouver idiot, ce qui n'est pas le cas du tout. C'est plutôt à moi de dire que j'ai été idiote de lancer ce défi à mon amie.
Je n'eus pas le temps d'ouvrir la bouche, que la jeune fille intervint.
- Si toi, tu es idiot, alors qu'est ce que je suis moi ? Écoute, je suis vraiment désolée. Je... Je n'aurais pas dû faire ça. Même si c'était... agréable... pour moi aussi, tu n'avais rien demandé.
Elle termina en lui disant qu'elle se ferais pardonner, elle me prit le bras s'apprêtant à partir, mais je ne bougeais point. Je baissais la tête, regardant l'herbe sous mes pieds et en repensant à cette scène, et en les écoutant se démener l'un l'autre pour se justifier et se faire pardonner. Je me dis qu'au fond, ils iraient parfaitement ensemble !
*Comment faire ?*
Bon. Je vais commencer par ça !
- Écouter moi tous les deux, vous êtes bien mignon à vous excuser l'un l'autre, mais vous n'avez absolument rien à vous reprocher ! C'est ma faute, c'est moi qui aie été idiote pas toi, ni toi Aster ! C'était un défi vraiment nul, et à cause de moi, ça vous met tout deux dans une situation très embarrassante et je vous dois mes plus sincères excuses.
Un poids s'envola, je me sentais mieux à présent. Mais il faut que je trouve comme même un moyen de les rapprocher sans que je n'empiète pas sur leur "rencontre". Je dois faire en sorte qu'ils se rapprochent, mais en restant discrète. Je sais !
Toujours le regard rivé vers le sol, je dis :
- Hum... Si vous voulez, on peut aller boire ou manger quelque chose à la Grande Salle ? Comme ça, je pourrais, peut-être, me faire pardonner ?
@Aster Fowler et @Merlin Selket je suis vraiment désolée pour ce monstrueux retard !
• 7ème année RP • Filière complète, option vol
Hiboutez-moi pour des RP !
Couleur : a36767
Le garçon fit ses excuses à Aster pour l'avoir poussé dans l'herbe, mais en même temps, c'est le premier réflexe que, je pense, pas mal de personnes ont sur le moment. Il continua, toujours maladroit, il avoua que ce baiser volé n'avait pas été désagréable. Il tenta de se rattraper, mais sur le coup, je ne pus retenir un petit rire.
Comment ne pas rire de cette situation quand on est spectateur ?!
Il finit en concluant qu'on devait le trouver idiot, ce qui n'est pas le cas du tout. C'est plutôt à moi de dire que j'ai été idiote de lancer ce défi à mon amie.
Je n'eus pas le temps d'ouvrir la bouche, que la jeune fille intervint.
- Si toi, tu es idiot, alors qu'est ce que je suis moi ? Écoute, je suis vraiment désolée. Je... Je n'aurais pas dû faire ça. Même si c'était... agréable... pour moi aussi, tu n'avais rien demandé.
Elle termina en lui disant qu'elle se ferais pardonner, elle me prit le bras s'apprêtant à partir, mais je ne bougeais point. Je baissais la tête, regardant l'herbe sous mes pieds et en repensant à cette scène, et en les écoutant se démener l'un l'autre pour se justifier et se faire pardonner. Je me dis qu'au fond, ils iraient parfaitement ensemble !
*Comment faire ?*
Bon. Je vais commencer par ça !
- Écouter moi tous les deux, vous êtes bien mignon à vous excuser l'un l'autre, mais vous n'avez absolument rien à vous reprocher ! C'est ma faute, c'est moi qui aie été idiote pas toi, ni toi Aster ! C'était un défi vraiment nul, et à cause de moi, ça vous met tout deux dans une situation très embarrassante et je vous dois mes plus sincères excuses.
Un poids s'envola, je me sentais mieux à présent. Mais il faut que je trouve comme même un moyen de les rapprocher sans que je n'empiète pas sur leur "rencontre". Je dois faire en sorte qu'ils se rapprochent, mais en restant discrète. Je sais !
Toujours le regard rivé vers le sol, je dis :
- Hum... Si vous voulez, on peut aller boire ou manger quelque chose à la Grande Salle ? Comme ça, je pourrais, peut-être, me faire pardonner ?
@Aster Fowler et @Merlin Selket je suis vraiment désolée pour ce monstrueux retard !
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