Deux petits diables
William se dirigeait vers le parc en discutant avec des camarades de classe quand des cris venant d'un couloir proche lui firent tourner la tête. De toute évidence, il avait quelqu'un qui n'était pas content du tout. Le préfet fit signe au autres de continuer avant de faire volteface pour tourner en direction des plaintes. Il n'avait pas cours en ce dimanche et c'était après tout son rôle de vérifier que tout allait bien.
A quelques mètres devant lui, il reconnut une élève de la maison Poufsouffle. Le garçon sourit, content de mettre un nom sur la râleuse.
" Salut Emily qu'est ce qui..." C'est à ce moment qu'il avisa l'eau au sol et l'état de la jeune fille. Un rapide coup d'œil sur le tableau lui permit d'apercevoir le seau suspendu dans les airs, comme par magie. Son regard descendit jusqu'à voir, un peu plus loin, une jeune fille, baguette en main cachée dans la pénombre. D'ailleurs, elle n'était pas seule et Will fronça les sourcils en reconnaissant un deuxième membre de Poufsouffle. Maintenant qu'il comprenait les raisons des hurlements d'Émily, il devait garder son sérieux. La pauvre venait probablement de se prendre un seau d'eau glacée sur la tête. La blague était bonne mais la saison pas forcément la meilleure pour la réaliser. William se racla la gorge avant de reprendre.
"Hum... Je ne sais pas quelles excuses tordues vous avez prévu pour votre défense vous deux mais, il va falloir être persuasif. "
passage surprise du préfet....
A quelques mètres devant lui, il reconnut une élève de la maison Poufsouffle. Le garçon sourit, content de mettre un nom sur la râleuse.
" Salut Emily qu'est ce qui..." C'est à ce moment qu'il avisa l'eau au sol et l'état de la jeune fille. Un rapide coup d'œil sur le tableau lui permit d'apercevoir le seau suspendu dans les airs, comme par magie. Son regard descendit jusqu'à voir, un peu plus loin, une jeune fille, baguette en main cachée dans la pénombre. D'ailleurs, elle n'était pas seule et Will fronça les sourcils en reconnaissant un deuxième membre de Poufsouffle. Maintenant qu'il comprenait les raisons des hurlements d'Émily, il devait garder son sérieux. La pauvre venait probablement de se prendre un seau d'eau glacée sur la tête. La blague était bonne mais la saison pas forcément la meilleure pour la réaliser. William se racla la gorge avant de reprendre.
"Hum... Je ne sais pas quelles excuses tordues vous avez prévu pour votre défense vous deux mais, il va falloir être persuasif. "
passage surprise du préfet....
Deux petits diables
Cueilli à froid par une voix qu’il ne connaît que trop bien et qu’il a rarement entendu prendre ce ton furieux, Chems perdit aussi sec le sourire amené par le succès du méfait. Vraiment ? De toutes les personnes de ce château. « Emily » répond-t-il à la consternation âpre de la brune, usant d’un ton dont la neutralité ne veut pas s’avouer coupable.
- Dis-moi que je rêve.
J'aurais aimé ...
C’est regrettable parce que deux petits centimètres de plus à cette frange et il n’aurait peut-être pas eu à se confronter au regard frigorifique de sa camarade de promotion. Il se serait cependant pris un seau d’eau lui-même avant de détourner le sien ailleurs, contraint de regarder et entendre la colère prendre possession de la brune, il était pris entre deux feux : celui de la satisfaction vicieuse qu’il ressentait au constat que la petite serpentard avait visé en plein dans le mille et un autre fait d’inconfort. Avec ça, il avait de plus en plus du mal à ne pas se laisser affecter par la tension grimpante, croisant les bras et pinçant les lèvres pour réfréner les réponses impertinentes qui se bousculent pendant la tirade fumante. Finalement, c’est l’ultime : « Vous n’avez rien de mieux à faire? » qui réussit à arracher un : « Et puis quoi? » insoucieux au garçon dont la langue désormais déliée a du mal à ne pas vouloir continuer sur cette voie.
Malheureusement, un préfet annonce sa présence avant qu’il ne trouve la chance de dérouler un peu plus son discours, jurant silencieusement lorsque les traits du sympathique William Jefferson se durcissent. Fidèle à ses fonctions, l’adolescent leur accorde gracieusement le bénéfice du doute avant de les envoyer à la potence, l’inclinaison de la requête leur conseillant d’être sincère.
Ça ne donne que plus envie à Chems de jouer avec la balle jeté dans leur camp.
Peu importe combien son oreille était attentive, Jefferson sait pertinemment qu’il n’y a qu’une issue à son intervention et c’est les aveux. Alors pourquoi ne pas s’accorder une dernière pirouette avant de prendre tarif ? La plume à papote dans la tête du quatrième année s’était déjà attelé à la confection de ce genre de scénario absurde dont le but n’était que de se payer la tête de la personne d’en face. Ici, elle avait tissé le déroulé d’un combat homérique entre deux torches du couloir, un combat d’une telle envergure qu’il avait déclenché un terrible incendie, et, prétextant en dernier lieu que la douche froide d’Emily était involontaire mais probablement inévitable. Il aurait poursuivi son tapis de mensonge jusqu’à ce qu’on le somme de se taire... ou pas. À chaque personne sa réaction, toutefois, un visage exaspéré ne manquait jamais de l'inspirer alors...
Il n’y avait qu’une seule raison pour laquelle ses affabulations n’avait pas encore gracié les oreilles d’Emily et de William :
Son impétueuse acolyte.
Détournant son regard du préfet, fuyant celui de sa camarade de promotion, Chems ne savait pas dans quel état il allait trouver celui de la blonde. Si elle n’avait pas assez de sang froid pour ne pas s’affoler dans cette situation alors alourdir délibérément leur peine n’était certainement pas un bon plan.
In my defense, I was left unsupervised
- Dis-moi que je rêve.
J'aurais aimé ...
C’est regrettable parce que deux petits centimètres de plus à cette frange et il n’aurait peut-être pas eu à se confronter au regard frigorifique de sa camarade de promotion. Il se serait cependant pris un seau d’eau lui-même avant de détourner le sien ailleurs, contraint de regarder et entendre la colère prendre possession de la brune, il était pris entre deux feux : celui de la satisfaction vicieuse qu’il ressentait au constat que la petite serpentard avait visé en plein dans le mille et un autre fait d’inconfort. Avec ça, il avait de plus en plus du mal à ne pas se laisser affecter par la tension grimpante, croisant les bras et pinçant les lèvres pour réfréner les réponses impertinentes qui se bousculent pendant la tirade fumante. Finalement, c’est l’ultime : « Vous n’avez rien de mieux à faire? » qui réussit à arracher un : « Et puis quoi? » insoucieux au garçon dont la langue désormais déliée a du mal à ne pas vouloir continuer sur cette voie.
Malheureusement, un préfet annonce sa présence avant qu’il ne trouve la chance de dérouler un peu plus son discours, jurant silencieusement lorsque les traits du sympathique William Jefferson se durcissent. Fidèle à ses fonctions, l’adolescent leur accorde gracieusement le bénéfice du doute avant de les envoyer à la potence, l’inclinaison de la requête leur conseillant d’être sincère.
Ça ne donne que plus envie à Chems de jouer avec la balle jeté dans leur camp.
Peu importe combien son oreille était attentive, Jefferson sait pertinemment qu’il n’y a qu’une issue à son intervention et c’est les aveux. Alors pourquoi ne pas s’accorder une dernière pirouette avant de prendre tarif ? La plume à papote dans la tête du quatrième année s’était déjà attelé à la confection de ce genre de scénario absurde dont le but n’était que de se payer la tête de la personne d’en face. Ici, elle avait tissé le déroulé d’un combat homérique entre deux torches du couloir, un combat d’une telle envergure qu’il avait déclenché un terrible incendie, et, prétextant en dernier lieu que la douche froide d’Emily était involontaire mais probablement inévitable. Il aurait poursuivi son tapis de mensonge jusqu’à ce qu’on le somme de se taire... ou pas. À chaque personne sa réaction, toutefois, un visage exaspéré ne manquait jamais de l'inspirer alors...
Il n’y avait qu’une seule raison pour laquelle ses affabulations n’avait pas encore gracié les oreilles d’Emily et de William :
Son impétueuse acolyte.
Détournant son regard du préfet, fuyant celui de sa camarade de promotion, Chems ne savait pas dans quel état il allait trouver celui de la blonde. Si elle n’avait pas assez de sang froid pour ne pas s’affoler dans cette situation alors alourdir délibérément leur peine n’était certainement pas un bon plan.
In my defense, I was left unsupervised
Deux petits diables
En plein dans le mille.
Toute l'eau s'était déversée gracieusement sur la tête et le corps de la malheureuse. Eileen, cependant, se cacha bien de crier victoire car la réaction de la brune était bien plus accablante que ce qu'elle n'espérait. Les yeux écarquillés, elle la regarda en ne sachant pas quoi faire. Et apparemment, elle semblait connaitre le garçon qui, si ses calculs étaient bons, s'appelait donc... Chems ? Curieux, comme prénom, mais original. Cela mis à part, elle était en colère. Très en colère...
Sans compter que, l'espace de deux secondes plus tard, un préfet fit son apparition. Plus le temps avançait, plus le plan initial de la blonde ne semblait plus que comme un loin mirage dont elle avait maintenant oublié l'existence. La baguette levée, cachée dans la pénombre, il n'y avait aucun doute sur le fait que son ainé pense les avoir pris, elle et son acolyte, la main dans le sac. Cependant, devoir trouver des excuses pour se sortir d'une mauvaise situation, la jeune Adams n'en avait que trop l'habitude. Elle regarda alors le préfet, les yeux confus et vides :
- Je- Je suis vraiment désolée !, se confondit-elle d'abord en excuses. J'étais en train de m'entrainer à lancer mon sortilège de lévitation avec ce seau rempli d'eau... Je sais de ce que ça a l'air mais je voulais m'entrainer avec des objets plus lourds et un seau d'eau me semblait être le moyen le plus pratique... Je ne pouvais pas prendre ma malle dans les couloirs ! Chems - que Merlin soit loué pour que la victime de ses vices ait craché son prénom - m'a croisée et il a voulu m'aider à m'améliorer. Je crois que j'ai été perturbée quand j'ai entendu tes pas dans les couloirs, dit-elle en se tournant vers la jeune fille.
Elle afficha un air plus que coupable et elle baissa même les yeux et sa baguette, défaite.
- Je suis vraiment désolée, dit-elle, la voix tremblante.
Fort heureusement, aucun d'entre eux ne la connaissait car son père n'aurait définitivement pas mordu à l'hameçon. En jetant un coup d'oeil sur le sol, elle aperçut la serviette qu'elle avait emmenée avec elle et un éclair de génie passa à travers son esprit malicieux. Elle se pencha alors pour la prendre et la tendit à la pauvre fillette.
- J'avais pris ça pour essuyer le sol si jamais je me ratais mais tu peux la prendre, si tu veux...
En levant les yeux vers la Poufsouffle, on pouvait y voir des larmes de culpabilité. Mais que quelqu'un lui donne un Oscar !
Eileen J. Adams - Deuxième Année RP - Joueuse de Quidditch - Serpentard - color=#008080
Eh Ligne pour les intimes
Toute l'eau s'était déversée gracieusement sur la tête et le corps de la malheureuse. Eileen, cependant, se cacha bien de crier victoire car la réaction de la brune était bien plus accablante que ce qu'elle n'espérait. Les yeux écarquillés, elle la regarda en ne sachant pas quoi faire. Et apparemment, elle semblait connaitre le garçon qui, si ses calculs étaient bons, s'appelait donc... Chems ? Curieux, comme prénom, mais original. Cela mis à part, elle était en colère. Très en colère...
Sans compter que, l'espace de deux secondes plus tard, un préfet fit son apparition. Plus le temps avançait, plus le plan initial de la blonde ne semblait plus que comme un loin mirage dont elle avait maintenant oublié l'existence. La baguette levée, cachée dans la pénombre, il n'y avait aucun doute sur le fait que son ainé pense les avoir pris, elle et son acolyte, la main dans le sac. Cependant, devoir trouver des excuses pour se sortir d'une mauvaise situation, la jeune Adams n'en avait que trop l'habitude. Elle regarda alors le préfet, les yeux confus et vides :
- Je- Je suis vraiment désolée !, se confondit-elle d'abord en excuses. J'étais en train de m'entrainer à lancer mon sortilège de lévitation avec ce seau rempli d'eau... Je sais de ce que ça a l'air mais je voulais m'entrainer avec des objets plus lourds et un seau d'eau me semblait être le moyen le plus pratique... Je ne pouvais pas prendre ma malle dans les couloirs ! Chems - que Merlin soit loué pour que la victime de ses vices ait craché son prénom - m'a croisée et il a voulu m'aider à m'améliorer. Je crois que j'ai été perturbée quand j'ai entendu tes pas dans les couloirs, dit-elle en se tournant vers la jeune fille.
Elle afficha un air plus que coupable et elle baissa même les yeux et sa baguette, défaite.
- Je suis vraiment désolée, dit-elle, la voix tremblante.
Fort heureusement, aucun d'entre eux ne la connaissait car son père n'aurait définitivement pas mordu à l'hameçon. En jetant un coup d'oeil sur le sol, elle aperçut la serviette qu'elle avait emmenée avec elle et un éclair de génie passa à travers son esprit malicieux. Elle se pencha alors pour la prendre et la tendit à la pauvre fillette.
- J'avais pris ça pour essuyer le sol si jamais je me ratais mais tu peux la prendre, si tu veux...
En levant les yeux vers la Poufsouffle, on pouvait y voir des larmes de culpabilité. Mais que quelqu'un lui donne un Oscar !
Eileen J. Adams - Deuxième Année RP - Joueuse de Quidditch - Serpentard - color=#008080
Eh Ligne pour les intimes
Deux petits diables
“Et puis quoi ?” Vraiment ? C’est tout ce qu’il trouve à me dire ? Je me mordille la lèvre inférieure, espérant que la déception ne se lise pas sur mon visage. De sa part, je m’attendais davantage à des excuses qu’à cet air plein de défi. J’aurais aimé qu’il poursuive, enfin, je crois, mais l’infime chance qu’il ne s’excuse s’est évaporée dans l’air lorsqu'une quatrième personne a fait son apparition, s’adressant directement à moi, dans un premier temps.William Jefferson, évidemment. Sa fonction pouvant presque être résumée par : rôder dans les couloirs, j’aurais dû m’en douter. Tandis que je le salue en retour, je désigne le sol trempé d’un geste du menton. Comprenant le problème, qui n’est d’ailleurs pas très énigmatique, il s’adresse aux deux farceurs. Bras croisés sur la poitrine pour me réchauffer du mieux que je peux, j’attends moi aussi une explication. Mon regard virevolte entre les trois personnes, et je m’impatiente.
Les gouttes d’eau qui perlent sur ma nuque pour poursuivre leur chemin le long de ma colonne vertébrale me glacent le sang. Contre toute attente, Chems reste silencieux, et laisse son acolyte prendre la parole en leur nom. Et là, elle se lance dans un discours qui me semble être interminable. Un de ceux à la fin desquels tout le monde pardonne l’oratrice au visage d’ange. Mais pas moi. Son histoire ne tient pas la route, elle n’était absolument pas là pour s’entraîner à quoi que ce soit, seulement à faire une mauvaise blague à quelqu’un. Moi, en l’occurrence. Par ailleurs, le fait que Chems soit dans le coup renforce davantage encore mon opinion. Mais au fait, est-ce seulement William qu’elle essaye de convaincre à coups de battements de cils désolés, ou suis-je également concernée par ce cinéma ?
- Qui t’essayes de convaincre ? William, ou toi-même ? Tu t’entraînais à rien du tout, tu voulais seulement t’amuser.
Soudain, elle se tourne vers moi, et, la voix tremblante, s’excuse une nouvelle fois. Et cette fois, j’ai presque envie de la croire. Serait-elle une si bonne actrice ? Je ne sais pas s’il est possible de se mettre dans un état pareil simplement pour éviter l’engueulade suite à une mauvaise blague. Ca me semble trop gros, mais dans les deux sens. A la fois sa réaction semble démesurée, je suis tout de même loin de l’hydrocution et William ne va pas la renvoyer de Poudlard. Et à la fois, justement parce qu’elle ne risque pas grand-chose, je perçois mal l'utilité d’une telle mise en scène. Je fronce les sourcils et reporte mon attention sur Chems, il est ma seule chance de voir clair dans le jeu de la Serpentard. Cependant, je ne parviens pas à percevoir le moindre indice sur son visage, et décide de m’en remettre à William, interrompant la jeune fille au passage.
- Alors, t’en dis quoi ? J'vais mourir de froid pour la bonne cause, ou pas, d’après toi ?
La Serpentard ne se démonte pas et continue son numéro, en ramassant une serviette au sol. Serviette qu’elle me tend. Je lève un sourcil, m’en empare d’un coup sec, et m’empresse de m’essuyer les cheveux.
- J’te remercie.
Chems doit parler. Il doit confirmer ou infirmer sa version des faits. Malheureusement, la première option me semble être la plus probable, je doute qu’il ait envie de se faire réprimander. D’un côté, j’ai envie de la croire, de me dire qu’elle s'exerçait simplement. Dans ce cas, ma douche serait simplement la faute à pas d’chance. Elle a l’air plutôt sincère. Mais la situation est trop énorme pour que je n'arrive pas à m’en convaincre. Le coup du seau d’eau au détour d’un couloir, c’est un classique, et la situation ne colle pas. J’ouvre la bouche puis la referme. J’hésite à parler. Je préfèrerais exposer mes arguments sans William. Mon objectif n’est pas qu’ils soient punis. Je suis furieuse, certes, mais je ne suis pas du genre à me venger. Je considère plutôt que ce qui est fait est fait. Seulement, si je ne dis rien, cela veut dire que j’accepte de me laisser berner. Je jette un rapide coup d'œil au préfet-en-chef. Il a l’air relativement calme, ce qui est bon signe pour les deux arroseurs. Je décide donc de briser le silence.
- T’as pas trouvé meilleur endroit pour t’entraîner avec de l’eau qu’au détour d’un couloir hyper sombre ? Tu t’es pas dit que cette situation avait une forte probabilité de se produire ? Tu ne trompes personne avec tes larmes de crocodile.
J'ai sincèrement envie de m'amuser de cette situation, qui n'a finalement rien de dramatique. Mais c'est au-dessus de mes forces. Pour le moment.
Les gouttes d’eau qui perlent sur ma nuque pour poursuivre leur chemin le long de ma colonne vertébrale me glacent le sang. Contre toute attente, Chems reste silencieux, et laisse son acolyte prendre la parole en leur nom. Et là, elle se lance dans un discours qui me semble être interminable. Un de ceux à la fin desquels tout le monde pardonne l’oratrice au visage d’ange. Mais pas moi. Son histoire ne tient pas la route, elle n’était absolument pas là pour s’entraîner à quoi que ce soit, seulement à faire une mauvaise blague à quelqu’un. Moi, en l’occurrence. Par ailleurs, le fait que Chems soit dans le coup renforce davantage encore mon opinion. Mais au fait, est-ce seulement William qu’elle essaye de convaincre à coups de battements de cils désolés, ou suis-je également concernée par ce cinéma ?
- Qui t’essayes de convaincre ? William, ou toi-même ? Tu t’entraînais à rien du tout, tu voulais seulement t’amuser.
Soudain, elle se tourne vers moi, et, la voix tremblante, s’excuse une nouvelle fois. Et cette fois, j’ai presque envie de la croire. Serait-elle une si bonne actrice ? Je ne sais pas s’il est possible de se mettre dans un état pareil simplement pour éviter l’engueulade suite à une mauvaise blague. Ca me semble trop gros, mais dans les deux sens. A la fois sa réaction semble démesurée, je suis tout de même loin de l’hydrocution et William ne va pas la renvoyer de Poudlard. Et à la fois, justement parce qu’elle ne risque pas grand-chose, je perçois mal l'utilité d’une telle mise en scène. Je fronce les sourcils et reporte mon attention sur Chems, il est ma seule chance de voir clair dans le jeu de la Serpentard. Cependant, je ne parviens pas à percevoir le moindre indice sur son visage, et décide de m’en remettre à William, interrompant la jeune fille au passage.
- Alors, t’en dis quoi ? J'vais mourir de froid pour la bonne cause, ou pas, d’après toi ?
La Serpentard ne se démonte pas et continue son numéro, en ramassant une serviette au sol. Serviette qu’elle me tend. Je lève un sourcil, m’en empare d’un coup sec, et m’empresse de m’essuyer les cheveux.
- J’te remercie.
Chems doit parler. Il doit confirmer ou infirmer sa version des faits. Malheureusement, la première option me semble être la plus probable, je doute qu’il ait envie de se faire réprimander. D’un côté, j’ai envie de la croire, de me dire qu’elle s'exerçait simplement. Dans ce cas, ma douche serait simplement la faute à pas d’chance. Elle a l’air plutôt sincère. Mais la situation est trop énorme pour que je n'arrive pas à m’en convaincre. Le coup du seau d’eau au détour d’un couloir, c’est un classique, et la situation ne colle pas. J’ouvre la bouche puis la referme. J’hésite à parler. Je préfèrerais exposer mes arguments sans William. Mon objectif n’est pas qu’ils soient punis. Je suis furieuse, certes, mais je ne suis pas du genre à me venger. Je considère plutôt que ce qui est fait est fait. Seulement, si je ne dis rien, cela veut dire que j’accepte de me laisser berner. Je jette un rapide coup d'œil au préfet-en-chef. Il a l’air relativement calme, ce qui est bon signe pour les deux arroseurs. Je décide donc de briser le silence.
- T’as pas trouvé meilleur endroit pour t’entraîner avec de l’eau qu’au détour d’un couloir hyper sombre ? Tu t’es pas dit que cette situation avait une forte probabilité de se produire ? Tu ne trompes personne avec tes larmes de crocodile.
J'ai sincèrement envie de m'amuser de cette situation, qui n'a finalement rien de dramatique. Mais c'est au-dessus de mes forces. Pour le moment.
5ème année RP | Code couleur : #408080
En pause. Désolée.
En pause. Désolée.
Deux petits diables
Le regard de Chems, camarade de dortoir depuis plus de trois ans maintenant se perdit un instant pour fondre sur la petite Serpentard. Ainsi donc, c'est elle qui était l'investigatrice de cette charmante petite farce qui, en plein été, aurait même pu être agréable. William se tait, observant les différents interlocuteurs. C'est étrange comme, depuis qu'il porte cette petite insigne sur la poitrine, les gens semblent prompts à lui mentir ou du moins à lui peindre de jolies histoires pour éviter son jugement.
Le Poufsouffle se retient de rire devant le numéro de la jeune actrice. Elle pourrait même être convaincante. Le garçon hoche la tête à la question de la pauvre Emily.
- Je le crains ma pauvre. Puis il s'adresse aux deux lascars qui semblent dans l'attente du dénouement. Avouons tout de même que l'endroit est assez mal choisi pour une session d'entrainement... Et la saison, encore plus. ajoute t-il en riant presque tandis qu'il sort sa baguette et la pointe sur la Poufsouffle qui essaye vainement de sécher ses cheveux à l'aide d'une serviette.
D'un sortilège bien ajusté, il fait disparaître l'eau qui détrempe la Poufsouffle, se félicitant au passage de ne pas s'être planté en public et réitère l'exploit en faisant disparaître l'eau stagnant sur le sol.
- Je pense que le mieux est qu'on oublie cette histoire non ? Vous deux vous allez vous installer en salle d'études pour réviser vos sortilèges en toute sécurité. Et je vous y accompagne. Ca tombe bien, j'ai un devoir à terminer. Emily, je te conseil d'aller te réchauffer un peu en salle commune.
William aurait préféré rejoindre les autres cinquième année dans le parc mais l'idée que les deux farceurs soient obligés de s'entraîner bêtement en salle d'étude le faisait bien rire mentalement. Il aurait le temps de retrouver les autres d'ici une demi-heure et il pourrait leur raconter sa petite rencontre. Il y en a un qui risquait de se faire un peu chambrer dans les dortoirs ce soir.
Le Poufsouffle se retient de rire devant le numéro de la jeune actrice. Elle pourrait même être convaincante. Le garçon hoche la tête à la question de la pauvre Emily.
- Je le crains ma pauvre. Puis il s'adresse aux deux lascars qui semblent dans l'attente du dénouement. Avouons tout de même que l'endroit est assez mal choisi pour une session d'entrainement... Et la saison, encore plus. ajoute t-il en riant presque tandis qu'il sort sa baguette et la pointe sur la Poufsouffle qui essaye vainement de sécher ses cheveux à l'aide d'une serviette.
D'un sortilège bien ajusté, il fait disparaître l'eau qui détrempe la Poufsouffle, se félicitant au passage de ne pas s'être planté en public et réitère l'exploit en faisant disparaître l'eau stagnant sur le sol.
- Je pense que le mieux est qu'on oublie cette histoire non ? Vous deux vous allez vous installer en salle d'études pour réviser vos sortilèges en toute sécurité. Et je vous y accompagne. Ca tombe bien, j'ai un devoir à terminer. Emily, je te conseil d'aller te réchauffer un peu en salle commune.
William aurait préféré rejoindre les autres cinquième année dans le parc mais l'idée que les deux farceurs soient obligés de s'entraîner bêtement en salle d'étude le faisait bien rire mentalement. Il aurait le temps de retrouver les autres d'ici une demi-heure et il pourrait leur raconter sa petite rencontre. Il y en a un qui risquait de se faire un peu chambrer dans les dortoirs ce soir.
Deux petits diables
Chems avait des difficultés à garder son sérieux. D’abord face à la performance de la petite blonde, puis avec la mention du couloir “hyper sombre” d’Emily, qu’il en vient à devoir tousser pour noyer les gloussements qui menacent de lui échapper. Foutu pour foutu, il avait, de toute manière, fait le choix de soutenir le baratin après avoir réalisé que le préfet ne marchait pas dedans juste pour lui faire les pieds.
- C’est qu’à force de vouloir réussir tout, tout de suite, ça fait qu’on prête moins attention aux trucs les plus évidents, dit-il son regard glissant doucement sur la fillette soi-disant chagrinée, l’air de rien.
Mais bien sûr que Jefferson n’allait pas se laisser déstabiliser pour si peu. Bien sûr qu’il allait imposer une situation qui lui donnerait envie de mâcher ses jointures. Les pupilles de Chems s’étrécissent en entendant l’ordre, sa gaieté le quittant presque aussi vite que l’eau dans les vêtements d’Emily. Et le pire de cette histoire c’est qu’il n’a même pas le temps de penser à contourner quoi que ce soit avec ce que planifie Will ensuite. Il est sérieux… « Je croyais que c’était pas la saison des sessions entraînements ? » Il déglutit, se cherchant une échappatoire avec la détresse d’un matagot qui tente de s’extirper d’une baignoire remplie d’eau et, lorgnant les deux extrémités du couloir, ajouta avec un sourire crispé :
- J’ai pas de sortilège à réviser de toute façon.
In my defense, I was left unsupervised
- C’est qu’à force de vouloir réussir tout, tout de suite, ça fait qu’on prête moins attention aux trucs les plus évidents, dit-il son regard glissant doucement sur la fillette soi-disant chagrinée, l’air de rien.
Mais bien sûr que Jefferson n’allait pas se laisser déstabiliser pour si peu. Bien sûr qu’il allait imposer une situation qui lui donnerait envie de mâcher ses jointures. Les pupilles de Chems s’étrécissent en entendant l’ordre, sa gaieté le quittant presque aussi vite que l’eau dans les vêtements d’Emily. Et le pire de cette histoire c’est qu’il n’a même pas le temps de penser à contourner quoi que ce soit avec ce que planifie Will ensuite. Il est sérieux… « Je croyais que c’était pas la saison des sessions entraînements ? » Il déglutit, se cherchant une échappatoire avec la détresse d’un matagot qui tente de s’extirper d’une baignoire remplie d’eau et, lorgnant les deux extrémités du couloir, ajouta avec un sourire crispé :
- J’ai pas de sortilège à réviser de toute façon.
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