3 févr. 2021, 12:15
 Privé   RPG  A l'encre de ton venin  A.B 
Ta main te faisait souffrir, terriblement souffrir, et tu te retenais de crier. Tu tenais ta baguette de la main droite et c’était la gauche qui possédait probablement une fracture. La douleur n’atténua que très peu la colère qui grondait en toi. Au contraire, elle formait un cocktail étonnant, un mélange surprenant. Quelque chose que tu n’arrivais pas à gérer. Ses paroles ne faisaient que la renforcer, son petit air suffisant, tu en vint presque à regretter de ne pas avoir lancé le sort sur elle. Elle te provoqua, tu le sentais. La provocation et le déni semblaient être sa méthode.

Tu n’étais pas satisfait de ton sortilège, encore plus lorsque tu voyais que la peste a fait une entaille plus profonde. Sa magie ne devait pas être exceptionnelle, elle avait juste plus de force que toi après tout. Tu n’avais que très peu dormi, et en plus tu l’avais lancée impulsivement. Alors non franchement, elle exagéra et se donnait des airs, tu ne voyais que cela comme explication. Et tu allais lui démontrer par A plus B qu’elle avait tord. Quel sortilège utilisé ? Il fallait que tu t’occupes de ta main, mettre quelque chose de froid dessus devrait te permettre d’atténuer un peu la douleur. Il devait bien exister un sortilège pour réparer les os, ou bien une potion. Mais tu n’avais ni l’une ni l’autre. Alors fallait se débrouiller avec les moyens du bord.

Ta colère grondait en toi, mais la douleur devait être apaisée, sans quoi tu risquerais de ne plus pouvoir te contrôler et d’envoyer une bonne droite dans la face de cette Poufsouffle suffisante. Est-ce qu’un Diffindo pouvait entailler la peau ? Non, tu ne voulais même pas y penser, c’était trop pour toi. Et ça te ferait voir du sang, hors de question, tu perdrais complètement la face. Et puis si ça arrivait, tu perdrais complètement la face. Peut être utilisé un Periculum dirigé vers ses yeux pour l’aveuglé. Tu ne maitrisais pas ce sort, et n’était pas certain de ses effets. La désarmé. Elle bloquerait sans mal ton sortilège. Tu t’étais renseigné sur les Charmes de Protection, mais tu n’y arrivais décidément pas. Il faudrait que tu arrives dans son dos, mais pourquoi faire, lui faire peur ?

Tu bouillonnais de rage, certes, mais tu ne voulais pas l’attaquer. Si quelqu’un devait attaquer, ce serait elle. Tu tentes de reprendre contenance et de masquer la douleur sur ton visage. Tu ne montres aucune réaction particulière à son sort. Tu te diriges au pied de l’arbre vers un petit monticule de neige dans lequel tu plonges ta main. La douleur est vive et tu te retiens de crier, mais ça devrait calmer la douleur, suffisamment de temps pour te permettre de lui rabattre le caquet.

Tu es dos à elle, accroupit la main plongée dans la neige. Tu restes bien comme cela 5 bonnes minutes sans un mot. Ni un regard pour la jeune fille. Et intérieurement, tu souris. Elle doit être folle de rage de voir que tu l’ignores. Tu ne la dateras peut-être pas sur le plan de la magie. Pour toi, la sienne n’a rien d’exceptionnel, elle est simplement plus expérimentée. Tu finis par ressortir la main de la neige. Et tu observes brièvement ta main gauche, ton index à enfler et bleuis. Tu essaies de le bouger sans succès autre que de te provoquer une vive douleur, que tu tentes de masquer sans grand succès.

La douleur à brisé le mirage, ce n’était plus ta mère que tu voyais, mais bien elle. La jeune fille. Elle n’avait probablement rien demandé, mais elle était devenue le réceptacle de ta colère. Tu lui avais vomi toute ta rage, ton dégout. Un déferlement de haine en somme. Mais, maintenant c’était elle qui t’énervait réellement. Elle, la Poufsouffle suffisante, tu n’avais pas tord. Au fond d’elle-même, elle sait qu’elle ne se contrôle pas, qu’elle ne fait que subir. Mais toi aussi… Non. Cette triste réalité s’ancre petit à petit dans ton esprit et tu enrages. Non ! Tu n’es pas comme elle. Toi tu te contrôles. La preuve, tu as pu éviter de lui lancer le sortilège, et franchement tu en avais envie. Alors non, définitivement tu es meilleur qu’elle.

Tu la fixes droit dans les yeux, ton regard est froid, et indifférent. L’indifférence est ta meilleure arme contre elle. Tu serres toujours ta baguette dans les mains, et tentes de contenir la douleur provenant de ta main gauche.

Mais tu n’arrives pas à te calmer, la voir comme cela, aussi suffisante, sûre d’elle te met hors de toi. Tu veux la priver de ce qui fait sa fierté, sa baguette. Tu penses à toute vitesse, lui envoyer un simple Expelliarmus sera probablement inutile, trop facile à contrer. Soudain une idée te vint. Les chances de réussite étaient petites, mais ça valait le coup d’essayer. Il fallait que tu te concentres, que l’espace d’une trentaine de secondes tu fasses abstraction de la douleur à ton poignet. Tu t’accoudes de nouveau contre l’arbre, faisant semblant d’une certaine nonchalance, bien qu’on voyait que ta main te faisait souffrir. Et tu la fixes, d’un regard empli de colère, une colère contre elle, ce qu’elle représente, elle est presque un miroir de toi, plus âgée. Mais tu ne veux pas devenir, elle. Car toi tu te contrôles. Tes yeux sont fixés sur la jeune fille, tu te focalises sur elle, tandis que ton bras droit d’un geste relativement souple exécute le geste du sortilège auquel tu penses, et d’une voix ferme tu lances :

— Fumos .

Un écran de fumée se dresse alors entre toi et la jeune fille et l’entoure. Il va falloir être vif. Tes jambes vont te servir. Tu te déplaces rapidement quasiment dans son dos, baguette pointée vers la jeune fille. Il allait falloir réagir vite, la désarmer avant qu’elle n’ait le temps de comprendre. C’était le seul sort que tu te permettais, après tout, il ne ferait de mal à aucun d’entre vous. Malgré la haine que tu ressentais envers elle, il était hors de question que tu lui fasses mal. Tu valais mieux que ça. Mais la douleur lancinante dans ta main est une inconnue de l’équation à prendre en compte, la fatigue que tu commençais également à ressentir en était une autre. Alors dans un dernier effort et pour ne pas lui laisser le temps de réagir, tu tentes de la désarmer :

— Expelliarmus.

Tu ne sais pas comment sera ton sort, mais tu espères secrètement qu’elle finira désarmée. Là au moins elle ravalera sa fierté. Mais pour cela il fallait que ton sort réussisse.

2e année RP/ Code coleur : #3d85c6

4 févr. 2021, 13:31
 Privé   RPG  A l'encre de ton venin  A.B 
Mes sourcils se froncent quand j’avise le Serdaigle qui enfonce sa main dans la neige. Je lève les yeux au ciel. Évidemment, il est incapable de se soigner par lui-même. Et ce n’est pas moi qui l’aidera. Le froid pour apaiser la douleur, ce n’est pas une mauvaise idée. Certes. Je me fous de ce qui passe par l’esprit de cet idiot, ce qui m’agace actuellement c’est le fait qu’il me tourne le dos sans la moindre hésitation. Une grimace moqueuse me déforme le visage. C’est en agissant ainsi qu’il finira par se prendre un sortilège dans le dos, un jour, et il le regrettera amèrement. Je n’hésiterai pas à le faire le jour où il le méritera réellement. Pour le moment, je l’observe. Je me sens si lasse et pourtant presque amusée. Ce sont deux sentiments très étranges et très opposés. J’aimerais disparaître et me noyer sous l’eau chaude de la douche pour apaiser la douleur qui sourde dans mes membres, ne plus avoir ce garçon sous les yeux mais… Quelque chose en moi ne demande qu’à rester ici et me battre, chercher des noises à cet Autre pour le faire sortir de ses gonds, pour qu’il perde tout contrôle, m’attaque et que je puisse décharger toute ma frustration sur lui. J’en ai un tel besoin que je ne bouge pas, ni pour l’attaquer ni pour m’en aller. Je me contente d’attendre en comptant dans le secret de mon esprit les battements frénétiques de mon cœur.

Zikomo n’a pas bougé, un regard dans sa direction me le confirme. Le Mngwi, dressé sur ses pattes, me lance un tel regard que je ne peux que comprendre ce qu’il a en tête : « Veux-tu que j’intervienne ? » me demande-t-il. Je fronce les sourcils et secoue la tête négativement. « Je m’en occupe. » Évidemment que je m’en occupe. C’est à peine si j’adresse une œillade à Nyakane. Perché sur sa branche, il regarde l’affaire comme s’il s’agissait d’un spectacle. Je ne doute pas que lorsque tout cela sera terminé, il me fera la critique détaillée du moindre de mes mouvements. Mes mâchoires se crispent à cette seule idée ; *hors d’question qu’il me ridiculise*.

Le garçon se redresse, je ramène mon attention sur lui. Il a un tel air sur le visage. Si je suis, la plupart du temps, incapable de décrypter les émotions des Autres, aujourd’hui je parviens sans mal à lire ses expressions : il est hors de lui et cela me plonge dans un océan de joie. Je me sens tellement grande face à sa rage, je me sens tellement sûre de moi.

Les yeux plissés, j’observe son petit jeu d’abruti. Il feint attendre quelque chose, peut-être dans le but de détourner mon attention, mais je ne suis pas dupe. Je ne suis pas assez idiote pour croire que sa folie n’est que passagère. Toute cette colère qu’il avait en lui n’a pas disparu, ce qui est tout à fait réjouissant puisque la mienne est toujours bien vivace également. La main accrochée à ma baguette, je me prépare mentalement à répliquer à son attaque. Bordel, ça fait une éternité qu’il y pense, je le sais ! Et si je le sais, c’est parce que j’y pense également. Je n’ai qu’une envie, me défouler sur ce gars qui ne comprend pas les mots. Quand une personne ne comprend pas les paroles, il faut passer aux actes.

Il se met si rapidement en mouvement que je manque ne pas le voir. Sa baguette se braque dans ma direction. Un écran de fumée se dresse entre lui et moi, étirant ma bouche en une moue moqueuse. Toujours dans la fuite, ce garçon. Décidemment, c’est dans sa nature, il n’est pas du genre à attaquer de face. Pendant un instant, je pense à faire disparaître la fumée mais j’abandonne bien vite l’idée. Le cœur battant, je me contente de bouger. J’ai depuis longtemps appris qu’en duel il faut toujours rester en mouvement ; et surtout, qu’il est inutile de lancer des sortilèges épuisants si nous ne sommes pas certain du résultat. Actuellement, la seule chose qui m’importe c’est de sortir victorieuse de ce combat. Lorsque le garçon prononce son sortilège *Expelliarmus*, je réagis instantanément : je me jette à terre. Mon visage s’écrase dans la neige, ainsi que mes mains. Bordel, ce que c’est froid. C’est terriblement excitant ce qui est en train d’arriver ; je me redresse vaillamment, un sourire aux lèvres. Je retiens à grande peine la réplique pleine de morgue qui me vient. Le temps n’est pas à la moquerie, mais bien à l’attaque.

Mon regard verrouille celui du garçon. J’anticipe ses mouvements et ses futures actions. La fatigue m’alourdit les yeux et fait s’agiter mon cœur mais ça n’a pas le moindre intérêt — il me faudra seulement mettre rapidement fin au duel. Mais pas sans lui donner une bonne leçon. D'un geste sec, je pointe ma baguette en direction du Serdaigle. Dans ma tête, tout est calme ; seul mon cœur rugit de colère. Je visualise parfaitement l’effet de mon sortilège — l'Inconscient va valdinguer, je m'en fais la promesse.

« Repulso. »

6 févr. 2021, 00:52
 Privé   RPG  A l'encre de ton venin  A.B 
Tu pensais réussir à la désarmer, mais elle a visiblement de bons réflexes ; elle s’était jetée dans la neige pour éviter ton sortilège. Cela te frustre, grandement. Tu n'étais pas assez concentré au moment de le lancer. Et même si ça t'écorche la langue de le dire, tu l’avais sous-estimée. Deux choses à ne pas faire. Tu accumules les handicaps alors si en plus tu commets des erreurs, tu ne pourrais pas la faire taire. Ta main, elle te fait mal ; tes yeux résistent à l’envie de se fermer. Tu n’es pas en très bon état, c’est certain. Mais tu devais tenir, ne pas perdre la face. Ta colère ne s’est pas dissipée, elle n’a que légèrement faibli remplacée par un faible sentiment de frustration de ne pas lui avoir rabattu le caquet.

Pourquoi t’obstines-tu à vouloir la blesser, l’attaquer ? Ce n’était pas toi ? Qui es-tu ? Tu ne sais réellement pas qui tu es. Le petit blondinet qui lance des sorts sur une cinquième année. Ou bien la personne que tu étais l’année dernière. Tu n’es ni le Ying ni le Yang, mais la frontière ; une glace à deux boules. Mais pourquoi elle ? Parce qu’elle est exécrable avec sa fierté mal placée, car elle est hautaine et méprisable. Parce que tu as besoin de te défouler et d’extérioriser, ça aurait très bien pu être quelqu’un d’autre. Mais elle aussi semble vouloir extérioriser. Ta colère, actuellement, ne t'aide pas, elle remplace la douleur, que bientôt, tu ne pourras plus supporter. Tu sens le poids de la fatigue martelée sur l’enclume de tes paupières. Mais il faut tenir ; pas maintenant ! Il faut que tu t’y prennes autrement.

Interrompu dans tes réflexions par la voix de la jeune fille, tu te jettes sur le côté droit sans réfléchir, et atterris sans grande classe dans la neige sur ta main droite. Ça te ferait un beau bleu en somme. Tu as réussi à esquiver comme la jeune fille précédemment. Mais toi, c’était vraiment moins une. Un peu plus et tu aurais fini contre l’arbre. Elle aurait pu te projeter contre l'arbre. Tu ne sais alors ce qu'il se serait ensuite passé. Enfin, tu exagères sûrement, mais elle voulait t’envoyer balader. Elle semble être passée à l’attaque et c’est toi qui te retrouvais dans une position défensive. Hors de question de réutiliser la ruse, ça ne fonctionnerait plus. Ta main gauche te fait réellement souffrir, tu ne tiendras plus que quelques minutes.

C’est maintenant où jamais. Tu fermes les yeux l’espace d’un instant. Tu sais quel sort lancé. Maintenant, il faut que tu donnes tes dernières forces. Il faut que tu reprennes ton calme, la colère n’est pas un sentiment qui te permettrait de lancer un sortilège plus fort. Elle te faisait faire des erreurs. Comme celle que tu venais de commettre et qui a failli te coûter un tête-à-tête avec l’arbre. Tu prends une grande inspiration. Tu la ressens cette colère sourde en toi. Tu la comprends. En faîte, tu ne contrôles rien, tu ne vaux pas mieux qu’elle dans le fond. Mais tu allais te prouver, ou bien lui prouver que toi, tu es capable contrairement à elle de te contrôler totalement. Il fallait simplement l’évacuer cette colère. Seule ta détermination compte, c’est une sorte de lutte avec toi-même. Tu dois enfermer le lion dans la cage. Mais il se débat, mord et griffe à tout-va. Mais tu progresses, tu ressens progressivement un sentiment d’apaisement, de calme, mais aussi une volonté de réussir, ce qui est sur c’est qu’après, tu ne pourras plus rien faire. Alors tu as intérêt à réussir, au moins pour la forme. Pour le symbole que ça représente.

Lorsque tu rouvris les yeux une vingtaine de secondes plus tard, ton regard avait changé. La colère n’est plus. Tu te relèves, ton regard est devenu perçant, déterminé, concentré, focalisé. Tu étais calme, tentant de transmettre à ta baguette le plus possible de ta magie. C’était maintenant où jamais. Et d’un geste vif, mais précis de la baguette, la voix posée, tu lances ton sort :

– Expelliarmus

Dans l’instant qui suivit ton lancer de sort, tu ressens une étrange sensation. Comme si quelqu’un était venu avec un aspirateur et t'avait complètement pompée de toute ton énergie. La fatigue est intense. Tu as l'impression d'être vide, mais à la fois tellement rempli. Presque en paix avec toi-même. Maintenant que ta colère, ta haine étaient revenues dans leur cage, au moins temporairement, tu te sens toi. Pas le Henry de l’année passée celui-là n’existait plus. Mais, toi, restait à définir qui tu es. C’est sans aucun doute la fin de leur duel. Henry était déjà fatigué, mais là, le terme exact serait vidé.

Tu fais un pas en arrière, tes jambes ne tiennent plus le poids de ton corps, tu vas t’écrouler, t’étaler dans la neige. Tu dois rester éveillé. Tu ne veux pas que la défaite soit totale. Car oui quoiqu’il se passe désormais, tu n’avais d'ailleurs même pas regardé si ton sortilège avait fait mouche. Mais quand bien même, cela ne changerait pas l’issue. Il a tout donné dans ce dernier sortilège. Tu n’aurais pas pu lancer de meilleurs sortilèges que ton dernier Expelliarmus. Alors si le sortilège avait raté c'est qu’au fond, c'était toi qui étais mauvais. Et rien que cette idée-là te fait un choc. Tu ne l’avais jusque-là jamais pensé. Enfin, à haute voix. Peut-être qu’inconsciemment, tu l’avais utilisé comme prétexte pour justifier de l’odieux comportement de ta mère. Mais que tu en viennes à le penser clairement te fait un gros choc, et un nœud se noue presque aussitôt dans ta gorge. Mauvais, tu es mauvais, voilà l’explication à tous tes problèmes, ce ne sont pas les autres le problème, mais surtout toi. Il retient les larmes et garde un visage le plus neutre possible, il ne faut pas qu'il laisse transparaître cela.

Tu t'écroules dans la neige, presque vidé de tout ton suc, la colère avait été remplacée par une forme de désespoir. Tu es là allongé dans la neige, comme une loque. Complètement essorée de toute ton énergie, ta baguette à une dizaine de centimètres de ta main. Tu fixes le ciel, et tu peux également voir les branches d’un arbre, il t'obstrue partiellement la vue de ce ciel de décembre. Tu vois les flocons blancs qui s’y sont accumulés durant la nuit. Est-ce que la neige allait se déverser sur toi ? Tu ne pourrais pas faire grand-chose pour l’éviter d’ailleurs. En as-tu seulement envie ?

Il se souvient alors de tout ce qui concernait l’autre fille. Son prénom… Le pourquoi de leur rencontre, le livre… Les pages déchirées. La Fille en sang. Sa crise… Le fait qu’elle l’ait aidée. Tu la haïssais toujours, mais tu éprouves une légère touche d’empathie. Une goutte de compassion dans un océan de détestation. Le combat est fini. Si elle voulait se défouler, qu’elle vienne, tu ne te défendrais plus. Tu n’en avais plus la force et tu ne voulais pas, et d’une voix suffisamment forte pour qu’elle puisse l’entendre, même si elle se trouvait au sol :

– Qu’est-ce que t'attends pour frapper Aelle ? Viens te défouler sur moi !


Et là, ta main gauche se ramène à ton bon souvenir, la douleur est revenue, la morsure du serpent. Elle est vive, tu as du mal à la retenir, l’adrénaline est retombée, alors maintenant, tu ressens cette sensation à sa pleine puissance. Tu n’as jamais autant souffert physiquement. Tu te mords la lèvre pour retenir un cri, mais celui-ci n’eut aucun mal à passer la barrière de tes lèvres, un cri plus fort encore que celui que tu as poussé tout à l’heure. Mais il n’est pas de rage celui-là, mais de douleur. De la douleur physique, mais aussi mentale.

2e année RP/ Code coleur : #3d85c6

7 févr. 2021, 17:38
 Privé   RPG  A l'encre de ton venin  A.B 
Une profonde frustration me dévore lorsque le garçon évite mon sortilège. Il s’en est fallut de peu pour qu’il échoue ; ce que j’aurais aimé le voir voler dans les airs ! Ce sortilège est celui que je réussis le mieux, celui que je comprends le mieux. Il représente tous mes désirs les plus profonds. C’est tellement déconcertant d’avoir échoué à toucher ma cible. J’ai une pensée pour Nyakane qui ne doit rien manquer du duel — « Tu aurais dû être plus rapide, » me dira-t-il quand tout cela sera terminé et je me fais la promesse de l’envoyer se faire voir.

Je me redresse lentement sans quitter le garçon des yeux, persuadée qu’il répliquera très bientôt. J’essaie de récupérer mon souffle et un peu de calme. La fatigue cogne contre mon crâne et mon cœur bat rapidement. Si je ne m’étais pas entraînée ce matin, sans doute me serais-je débarrassée très rapidement de cet abruti. Un deuxième année face à une cinquième année, il n’a aucune chance pour gagner. Même s’il a évité mon sortilège, même s’il fait preuve d’une technique, ma foi, assez respectable. Il n’est rien face à moi et je vais le lui prouver.

Dans ma tête, je liste toutes les erreurs du garçon et elles sont légion. Il est si lent, si lourd. Et son visage est si expressif. Quand il se redresse, tout sur son corps et sur ses traits me prouve qu’il va répliquer sans attendre. Et quelle idée de fermer les yeux face à une adversaire telle que moi ? Me croit-il inoffensive ? Quelle erreur ! J’ai le temps de me préparer à sa futur attaque, j’ai tellement le temps de le faire que ce combat perd tout son intérêt à mes yeux. Je sais déjà que je vais gagner.

Il lance son sortilège. *Encore le même* ; affligeant. Je murmure le sortilège que j’ai sur le bout des lèvres et le murmure si bien qu’une barrière magique m’entoure. L’Expelliarmus s’écrase sur mon bouclier. Aussitôt, un voile se dépose sur mes yeux. J’ai l’habitude de cette fatigue. Je prends une profonde inspiration, écoute les battements de mon cœur s’accélérer ; derrière ma vision floue, j’aperçois l’idiot qui tombe à terre, sans doute épuisé. Je me concentre sur ma respiration jusqu’à ce que le malaise passe. Bordel. Cette sensation est horriblement désagréable et pourtant un sourire vient danser sur mes lèvres. C’est en jouant avec ses limites que l’on apprend à les dépasser et c’est exactement ce que je suis en train de faire. Seuls les perdants s’arrêtent quand ils sont épuisés.

Je redresse la tête pour regarder le Serdaigle. Voici un perdant dans toute sa splendeur. Allongé dans la neige, le regard perdu dans le ciel, il fait une erreur de plus : croire que le combat est terminé. Je m’avance vaillamment dans sa direction, main resserrée autour de ma baguette. La phrase qu’il me balance me fait grimacer mais je le rejoins avec d’autant plus d’ardeur. Le fait qu’il utilise mon prénom ne fait qu’affirmer le dégoût qu’il m’inspire. Sans doute se croit-il courageux avec sa remarque téméraire ; ce n’est pas du courage, mais de l’idiotie. Il est incapable d’accepter qu’il a échoué, il essaie d’utiliser la seule chose qui lui reste pour récupérer un tant soit peu de fierté, les mots. Mais il ne récupère rien du tout. Il est pitoyable.

J’arrive près de lui. Je le domine de toute ma taille, comme au tout début, quand il est arrivé et qu’il s’est écrasé dans la neige. Sauf que cette fois-ci, ma colère n’est pas la même. Cette fois-ci, mon intention n’est pas la même. Mon regard descend sur sa main abimée et je grimace ; il n’a pas fait semblant. Son cri de douleur ne trouve aucun écho dans mon cœur. Il a mérité ce qui lui arrive. Quand on joue au con, on ne peut pas espérer s’en sortir brillamment. J’essaie de ne pas me rappeler toutes ces fois où je me suis retrouvée dans la même situation, avec une main abimée à cause d’un coup plein de colère. En frappant, il cherchait de toute façon la douleur. Il l’a trouvé, je ne compte pas la lui arracher.

« T’es pitoyable. »

Je me sens le devoir de lui énoncer cette vérité. Pour qu’il comprenne à quel point son comportement face à moi était idiot. De ses mots à ses sortilèges, il n’a pas fait preuve d’une once d’intelligence — c’est du moins ce dont je me persuade, puisqu’évidemment à aucun moment je n’ai trouvé trace de vérité dans ses paroles, n’est-ce pas ?

Le regard froncé, je détourne brièvement le regard pour sonder mes limites. Un dernier sortilège m’épuisera. Et alors ? Ce n’est pas les cours de la journée qui demanderont beaucoup d’efforts, de toute façon. Et dans tous les cas, moi, je n’ai pas de limites.

« Stupéfix, » annoncé-je simplement en pointant ma baguette dans la direction du garçon, et un instant plus tard, le voilà plongé dans un coma dont il ne ressortira qu’au bout de quelque temps.

Ce n’est qu’une fois que je sais qu’il n’est plus là que je m’autorise à faire preuve de faiblesse. Je me plie en deux, les mains sur les genoux, et ferme les yeux pour tenter de ravaler l’immense fatigue qui pèse sur tout mon corps. Les secondes défilent, lentes et à la fois si rapides. J’ai l’impression que le monde tourne autour de moi, à moins que ce ne soit moi qui tourne autour de lui ?

« Tu t’es bien défendu. »

Je me contente de grogner en réponse à Zikomo.

« Vous auriez pu régler ça autrement, me reproche cependant mon ami.
Zikomo, me contenté-je de soupirer en ouvrant les yeux, il l’a mérité. »

Il n’est pas d’accord, je le sais, mais je n’en ai rien à faire. Je le regarde s’avancer dans la neige, son petit corps bleu ressortant étrangement sur le fond blanc. Même si ma façon de faire lui déplait, je sais qu’il ne m’en veut pas réellement. La preuve étant qu’en quelques bons il se retrouve sur mon épaule, à sa place habituelle. Je lui souris et il me le rend bien.

Une ombre attire mon regard ; je tourne la tête en direction de Nyakane. L’esprit se pose non loin du corps inerte du garçon. Le regard qu’il pose sur moi est sévère.

« C’était de beaux sortilèges. »

Pardon ? Mes sourcils se dressent sur mon front ; vient-il de me faire un compliment ?

« Mais tu aurais dû être plus rapide. Tu aurais pu éviter tout ça. »

Ah, la voilà la critique. Je grimace. Une dizaine de répliques me viennent à l’esprit, la première d’entre elles n’étant pas la plus brillante : ferme-là maudit oiseau ! Je me fais violence pour garder mes paroles pour moi. Ma fatigue ne me donne pas envie de me battre et puis quelque part au fond de moi, même si jamais je ne l’avouerai à voix haute, je sais bien qu’il a raison. Je me contente donc de hausser les épaules et de lui tourner le dos pour aller récupérer mes affaires au pied de l’arbre.

« Tu vas le laisser là ? me demande Zikomo en désignant le Serdaigle au moment où je fais un pas en direction du château.
Ouais, dis-je simplement. Il se réveillera dans quelques minutes et moi j’ai pas que ça à foutre de le ramener à l’infirmerie. Ça va, Zik, il va pas crever. Au pire il aura un rhume, ça lui apprendra à être aussi con. »

Et sincèrement, son état de santé est la dernière chose qui me préoccupe actuellement. Un doigt cassé se répare en deux en trois mouvement ; et pour le rhume, il lui suffira d’avaler un peu de Pimentine. Rien de grave, donc. Par contre, le coup que j’ai mis à sa fierté ne guérira pas aussi facilement, songé-je avec un sourire moqueur, et cette pensée m’aide à me sentir plus grande que je ne le suis réellement.

Et bien, il semble donc que c'est la fin pour moi. Le sortilège cessera de faire effet au bout d'un moment et Henry se réveillera (le pauvre). Aelle sera déjà partie depuis longtemps. Je serais ravie de lire la réaction d'Henry, si tu as envie de l'écrire !
Merci pour ces mots ; merci aussi pour tous nos échanges que j'apprécie beaucoup !

7 févr. 2021, 23:46
 Privé   RPG  A l'encre de ton venin  A.B 
Dire que tu souffrais ne serait qu'effleurer l'état actuel de ta Psychée. Le survoler sans en saisir tout le sens. Était-ce seulement possible ? On ne pouvait que l'esquisser, un tableau bien imparfait. Le petit blond était aux prises avec lui-même. Ses limites, ses faiblesses, ses doutes, ses craintes, ses peurs. Quelles étaient-elles ? Bien trop nombreuses pour en faire la liste exhaustive. La réalité brutale, implacable t'a frappé. Tu es étendue dans la neige qui gèle ton corps, l'index de ta main gauche était enflé, tu n'osais le regarder. Ça ne ferait que te rappeler à quel point tu ne te contrôles pas. Que tu ne maitrises rien. Que tu navigues à l'aveuglette sur le flot du Temps.

La souffrance était tant physique que mentale. Tu avais perdu. Voilà, le fait est établi. Tu auras beau tourner les faits dans tous les sens, te convaincre avec force et ardeur du contraire, mais la réalité était ce qu'elle était. Après ta dernière réplique, que tu regrettas presque aussitôt qu'elle a franchi la barrière normalement si solide de tes lèvres. Tu t'étais complètement libéré. Du carcan de la douleur que t'infligeait la blessure. C'était bien là un symbole précis et absolu de ton manque de contrôle. Pourquoi avoir voulu répliquer ? Tu ne sais, tu avais ce besoin irrémédiable de faire taire son arrogance. Et tu as échoué, lamentablement échoué. Les mots sont durs, mais ils ne sont le reflet d'une triste vérité qui ne parvient pas à faire son chemin au sein de ton mental. Tu t'es mesurée à plus fort que toi. Et tu en payes le prix. Un prix élevé. Un prix exécrable.

C'est ta fierté qui pâtit le plus de la situation. On peut s'étonner qu'un Serdaigle soit aussi fier qu'un Serpentard, loyal qu'un Poufsouffle, déterminé qu'un Gryffondor, et sage comme un aigle. Mais Henry était de ce qui ne rentrait pas les cases. Non pas par anticonformisme ni par rejet des normes. Il était simplement lui-même, et même s'il était sage, il ne voulait pas pour ainsi dire être une poussière que le temps emporte dans son sillage. Cette simple idée le révulsait. Il ne souhaitait pas devenir le plus grand sorcier de son époque. La gloire ne l'intéressait pas, elle le repoussait même. Ceux qui ne vivaient que pour être admirés lui filaient la nausée, pire qu'une pastille de gerbe. Non, ce que lui recherchait était tout autre, c'est la reconnaissance. Il se donnait les moyens de son ambition, mais cette fois, il n'avait pu franchir un nouveau palier.

Cette fille, la Poufsouffle, représentait un nouvel obstacle. Une haie à franchir dans ta course. Tu ne souhaitais pas rester sur l'amer goût d'une cuisante défaite. La fille avait gagné une bataille, mais pas la guerre. Qui l'avait déclaré ? Vous deux après tout. Ce n'était pas de ces guerres sanglantes, mais elle avait bafoué ta fierté. Et tu ne pouvais laisser passer ça.

En parlant de tes ressentis, ses dernières paroles restaient inscrites au fer rouge dans ton esprit et des larmes silencieuses coulaient dans ton esprit. Pourquoi, car elle avait trouvé le point sensible, et ça te brûlait la langue d'admettre qu'elle avait raison. Tu étais pitoyable, incapable, incompétent. Elle t'avait brutalement remis à ta place, tu n'avais pu observer de tes yeux le résultat de ton sortilège, mais c'était un échec cuisant. Ce combat, s'il peut être appelée de la sorte l'était tout autant. Tu étais bien trop fatigué pour tenir son rythme, et bien trop incapable avec ta baguette. Tu t'étais laissé dompter par le lion de ta colère, de tes émotions, au lieu de les utiliser, c'est elle que tu avais laissée t'utiliser. C'était pour ainsi ta plus grande erreur. Après celle de ne pas lui avoir collé la langue au palais.

Mais voilà ton état. Tu es étendu dans la neige, en plein mois de décembre, le froid t'engourdit, tu viens d'utiliser bêtement la quasi-totalité de ta puissance magique pour lancer un minable sortilège. Dont l'effet n'a même pas eu le quart du huitième de l'effet que tu espérais. Alors oui, tu ne voyais pas d'autre qualificatif que celle qu'elle avait utilisée. Pitoyable. Une flopée de qualificatifs du même acabit traverse également ton esprit.

La Fatigue, serpent insidieux, ramperait dans ta direction, s'enroulant progressivement autour de ton corps immobile, de ton regard déjà dans le vague. Il te serrait, t'étouffait presque. Tes paupières étaient devenues plus lourdes que du métal et leur seul désir était de clore ce bien triste spectrale, pour mieux le nier ensuite. Après tout ce n'était qu'un rêve non ? Un rêve réaliste certes, mais un simple et inutile rêve. Tu ne croyais pas à toutes ces choses-là, les prémonitions. C'était une perte de temps selon toi.

Mais non, l'instant n'était pas un rêve, mais la brutale réalité qui venait de t'envoyer une droite en pleine mâchoire. Et elle ne t'avait pas loupée c'était le moins que l'on puisse dire. Elle t'avait complètement engourdi. Ou bien était-ce le froid de la neige qui peu à peu relâchait tes muscles, si bien que tu n'entendis pas le sortilège qui t'était destiné ? De toutes les façons qu'aurais-tu pu y faire ? Esquiver ? Impossible ! Répliquer ? Tu n'en avais plus la force, sinon tu l'aurais fait depuis belle lurette. Et ainsi tu pris le train vers un monde que toi seul pourrais être à même de décrire, d'en dresser l'ébauche. De le comprendre et de l'appréhender. Ton corps était devenu engourdi tes membres ne bougeaient plus alors que tu attendais dans cette gare qui n'existait nulle part ailleurs. Un train qui t'emmènerait vers une destination inconnue. Le bruit du vent se fit murmure, la respiration de l'autre ne devint qu'un lointain murmure inaudible. Le craquement de la neige ne devint que chuintement. Tout te semblait à la fois si proche et si lointain. Si intéressant et à la fois futile. Si passionnant et si fade.

Le garçon était étendue complètement inerte et inconscient, parti en direction d'autres horizons, ayant quitté la froideur du parc pour un monde bien différent. Si bien que tout ce qu'il se passait après cela ne l'effleurerait pas. Les animaux qui parlent, le départ de l'Autre. Il ne rêvait pas non. Paradoxalement pour la première fois, il lui sembla faire une nuit sans rêve. Finalement ne nageait-il pas dans un rêve ? N'allait-il pas se réveiller dans la chaleur de son lit, tout en haut de la tour des Aigles ? De lequel il se plait à contempler les vastes étendues, rêvant de s'enfoncer dans les profondeurs du lac pour en jaillir et titiller les étoiles. Henry avait le côté rêveur des gamins de son âge.

Lorsque tu repris connaissance tu ignorais combien de temps était passé. Une dizaine de minutes ? Une trentaine. La seule certitude que tu possèdes, enfin plutôt les deux seuls, est que tu es frigorifié et que tu as mal. Le silence des lieux est impressionnant, un bref coup d'œil de droite à gauche te confirme que la Poufsouffle est partie, avec sa peluche ou son animal de compagnie. Tu te refusais toujours à jeter un œil à ta main gauche, sans quoi tu risquerais de retomber d'inanition. Plus efficace qu'un Stupéfix. Ton regard était un peu hagard, assis dans la neige, tremblant de froid. L'idée d'allumer un feu te tenta. Mais tu étais encore trop faible pour faire quoi que ce soit. Tu ne savais même pas si tu pouvais te lever. La douleur était terrible, et l'envie de crier encore ta douleur se fit fort. Mais tu ne voulais pas attirer quelqu'un, il poserait des questions. Et tu ne voulais plus penser à l'humiliation que tu venais de subir.

Tu fis attention en te relevant à ne pas bouger ta main gauche t'aidant uniquement de ta main droite. Tes jambes tremblaient de froid, tu allais certainement être malade, mais peu importe. Ce qui t'inquiétait le plus était ta blessure au doigt, il fallait que tu t'en occupes. Mais comment ? Avec ta magie ? Où était ta baguette d'ailleurs ? Tu la cherchas des yeux quelques instants avant de la trouver presque enfouie sous la neige. Tu la secoues mollement de droite à gauche et la rangea dans ta poche. L'humiliation aurait été totale si elle t'avait pris ta baguette. Mais par Merlin ce n'était pas le cas.

Après de longue minute, faite de chute dans la neige et de tentatives pour te relever. Tu parviens enfin à te redresser sur tes frêles esquifs. Tu te tiens à l'arbre le plus proche, ironiquement celui que vous avez balafré. Un arbre qui n'avait pour ainsi dire rien demandé et s'était retrouvé en quelque sorte victime collatérale de votre guerre d'égo. Tu en restais presque de la peine pour cet arbre. Ce n'était après tout pas de ta faute. C'était des siennes, son insupportable présence, elle était la seule à blâmer concernant le sort de ce pauvre arbre.

Tu t'arraches bien vite à l'image de ce pauvre arbre et lentement te tournes vers le château. Ton index fracturé se rappela à ton bon souvenir et d'un pas chancelant, mais le plus rapide qu'il t'était possible d'adopté tu te dirigeas vers le château. Tel un fantôme revenant hanter sa maison de jadis. Tu grelottais, alors il allait falloir te dépêcher d'aller à l'infirmerie. Espérant ne pas y croiser celle qui était l'alpha et l'oméga de tout cela.

FIN


Plume d'Aelle... Que dire hormis merci. Merci pour tout ces échanges, cette folie qui a emporté dans nos deux personnages, et dire que l'histoire originelle devait être "plus mignonne", on en est bien loin désormais c'est le moins qu'on puisse dire. Merci pour nos échanges par hiboux tout au long de ces journées, pour ces réflexions échangées. Nos hiboux sont une source constante d'inspiration. Et même si me mettre l'eau à la bouche comme tu l'as fait pour ton dernier post devrait être un crime passible d'un séjour à perpétuité à Azkaban, je ne t'en veux point. Merci aussi pour tes mots, leur profondeur, leur beauté. Inutile de dire à quel point le plaisir a toujours été intense de faire danser nos Mots ensemble. Je t'ai déjà dit tout cela par hiboux. Ça aura été un réel plaisir d'écrire à tes côtés.

2e année RP/ Code coleur : #3d85c6