RPG de l'aventure Déplacer des montagnes

*Les limites de ce que je peux soulever et manipuler ?* Je ne m’entraînais pas précisément à cela, d’habitude. Ou plutôt, je ne soulevais pas quelque chose pour le plaisir de le soulever. S’il fallait transporter des cartons de la volière au dortoir, je le faisais, mais pour ce qu’ils contenaient et ce qu'on en ferait ensuite. Le plaisir n'était pas dans le fait de porter le sapin du dortoir jusqu'au cinquième étage mais dans l'ambiance finale, pas dans le fait de frapper le cognard mais dans le fait de voir l'adversaire hors-champ pour quelques instants, libérant le sourire des Gryffons à Noël ou des partenaires de l'équipe de quidditch.

Frapper pour mesurer dans mon esprit au millimètre ma posture ou mes limites, non, ça ne m'avait jamais effleuré l'esprit. Je sentais bien que je ne pouvais pas transporter un château, mais je n'avais pas besoin pour autant de poser un calcul pour le savoir. Inutile de compter sur mes doigts les mètres pour sentir qu'au-delà d'une certaine distance, le cognard ne pourrait pas atteindre la cible. Pour autant, inutile de définir avec des chiffres l'"impossible". Parce qu'il dépendait de tout : du temps, de la fatigue, de l'objet, de la situation unique.

Et puis, pour les pierres et l'inconnu, tant qu'on n'avait pas osé, on ne pouvait pas savoir si on aurait pu réussir ou non. Les apparences ne sont pas toujours évidentes. Ne pas faire parce qu'on a calculé que c'est impossible était le meilleur moyen d'avoir des regrets. Quand il y avait quelque chose à faire, j'étais de ceux qui n'avaient pas forcément envie d'attendre des dizaines de minutes à tout peser dans leur esprit avant pour rater l'occasion à force d'avoir attendu.

Je commençais à réaliser la gestuelle avec la plus grosse des pierres et une volonté de fer. Il n’y avait aucun sens à soulever cette pierre à ce moment, mais en partant du plus lourd, je serais capable d'établir plus vite la "limite" qu'il cherchait. "Limite" : un terme d'adulte, vraiment. Comme si dès qu'un chiffre était prononcé, c'était une raison suffisante pour tout laisser en plan et renoncer. Comme s'il n'y avait jamais moyen de bouleverser la prétendue "limite" à la vitesse d'un feu d'artifice de pierre à la faveur d'une occasion.

Je haussai donc le sourcil trahissant mes doutes sérieux sur les paroles et me contentais de continuer à m'exercer en suivant la série de pierres en ordre décroissant sans un mot : ce serait visible, avec quelle pierre je réussirais ou non cette fois-ci, dans ces circonstances, cette forme et ce temps. Et il pourrait indiquer sa limite à ne pas franchir en tous temps d'après lui. Rrrrr. Mes yeux étaient à nouveau fixés sur les pierres.

Jacob, Jafini, MMG, Allez les Griffes ! (5ème année RP)

(présence fantôme)

RPG de l'aventure Déplacer des montagnes
Que me voulait ce géant avec ces grands airs (R) ? La fatigue s’emparait de mes membres et l'incompréhension de mon esprit. L’information s'arrêta un instant avant de me parvenir, peut-être retenue par tous ces r qui roulaient dans la gorge du géant et retenaient mon attention. M'attaquer, par des pierres, des insectes et des mots et désormais me conseiller ? Il était aussi imprévisible que ces feux d'artifice de pierre qu'il produisait en éclatant les roches autour de lui.

De ces premières explications, j'entendis que le fonctionnement de ces bracelets ressemblait à ces jeux de société à points. Points de force. Points de magie. L'un était vide, l'autre compensait. Point.

Le géant suggérait de s’entrrrraîner, comme au quidditch, pour mieux y arrrrriver. Ce serait résolument une vengeance redoutable sur les cognards qui résistaient à ma batte lors du match de l’an dernier que de les repousser violemment avec mes bracelets.

Je sentais une tension dans mes membres et n'avais plus la force nécessaire pour soulever de nouveaux rocs. Ne voulant pas puiser dans ma magie, je pris le parti de remettre une main dans une poche contre ma baguette en fixant le géant. J'avais l'impression qu'il en avait fini.

Aussi, à mon tour, à défaut de pouvoir tester mes bracelets sur d’autres matériaux dans cette carrière vide, je me promis d'essayer dès mon retour à Poudlard. Pas que je n’aime pas le gros héros collectionneur de pierres d’une BD moldue relue pour me familiariser avec le latin des sorts. Mais je n’avais pas été plongé dans une potion magique enfant comme lui et n’avais donc pas d’attrait particulier pour les grosses pierres.

Je soufflais : « Merci. ». Après tout, il n’avait pas été le plus affable, mais ces bracelets étaient parmi les objets les plus utiles que j'avais jamais croisés.

Jacob, Jafini, MMG, Allez les Griffes ! (5ème année RP)

(présence fantôme)