10 juin 2021
 INFOS RP  La Galerie des portraits


1ère place - Xénos Sperande
Reducio
Célia passait beaucoup de temps à broder. Elle aurait préféré monter à cheval ou faire des potions avec père et son apprenti dans l’atelier à côté du petit salon. Mais mère ne voulait pas, elle disait que les potions n’étaient pas une activité convenable pour une jeune fille de son rang. Célia soupira en regardant par la croisée d’un air rêveur. Elle passait ses journées enfermé dans ce château lugubre, froid et silencieux. Seule avec sa gouvernante à faire des choses rébarbatives et sans fin, comme broder de nouvelles tapisseries ou confectionner des habits pour les hommes de la maison. Père avait bien réussi à lui apprendre quelques sortilèges et quelques bases de potions mais mère, à force de sermon et de menace avait réussi à le faire céder... Célia n’avait pas besoin d’apprendre tout ça, elle serait bientôt marié à un parfait Sang-Pur et elle aurait des elfes de maison pour s’occuper de tout. La seule chose qui comptait c’était qu’elle soit belle et attrayante pour que son époux lui fasse rapidement un enfant, descendant de leur lignée.

Un petit raclement de gorge désapprobateur interrompit la rêverie de la jeune fille, elle jeta un coup d’œil innocent à la grise gouvernante qui la fixait d’un air peu aimable par dessus ses lorgnettes. Célia fit un petit sourire à sa geôlière et reprit sa besogne avec affectation. Pfff… Elle était une sorcière pas une moldue aristocrate, peu lui importait ses travaux ennuyeusement insipides, elle elle voulait apprendre des choses ! Elle voulait améliorer ses compétences de duelliste, elle voulait apprendre à confectionner des broderies, des parures ou des robes d’un seul coup de baguette, d’un seul sortilège. Elle sentait la vibration apaisante de sa baguette, dans son corsage. C’était grâce à William qu’elle osait la garder sur elle malgré l’interdiction de mère.

William, l’apprenti potionniste de père était son ami. Il était très gentil avec elle et elle était sûre qu’il était un peu amoureux d’elle. Depuis quelques mois ils avaient des rendez-vous secret tous les deux. Oh ils ne faisaient rien d’inconvenant, non. Il lui apprenait simplement des sortilèges, parfois il lui parlait des potions aussi, elle adorait l’entendre parler des problèmes qu’il rencontrait dans l’élaboration de leur nouvelle potion. Apparemment c’était une potion complexe, William disait que c’était en grande partie à cause de l’Asphodèle car c’était une plante magique très délicate et puissante.

Et puis ils parlaient tous les deux et parfois William lui prenait la main et y glissait un mot doux ou un baiser.

Célia savait simplement que les fleurs d’Asphodèle étaient jolies car William en avait chipé une dans la réserve pour elle un jour.

Un nouveau raclement de gorge agacée interrompit les pensées de Célia. Elle n’arrivait pas du tout à se concentrer aujourd’hui c’était terrible. Son esprit ne cessait de revenir à ces heures passés à faire de la magie avec William. Elle ne savait pas pourquoi. Elle jeta un regard d’excuse à sa gouvernante et annonça qu’elle souffrait d’une migraine qui nuisait à sa concentration. La vieille gouvernante lui jeta un regard indescriptible par dessus ses lorgnettes comme si elle parvenait à lire en elle et Célia rougit à cette pensée. Elle ne savait pas pourquoi mais elle était sûre que c’était inconvenant de penser à William comme elle le faisait.

La gouvernante continua sa propre broderie en silence et Célia se leva, elle sortit du petit salon pour prendre la direction de son boudoir.

Elle espérait qu’elle croiserait William en chemin.

Mais elle parvint à son boudoir sans avoir croisé personne, elle soupira de déconvenue et pénétra dans le boudoir…

- William ? s’étonna t’elle en portant une main à son cœur d’un air effrayé.

Le jeune homme assit sur son lit d’un air abattu se redressa et lui fit un sourire d’excuse.

- Pardonne moi je ne voulais pas t’effrayer, il se passa la main dans les cheveux d’un air nerveux.

Le cœur de Célia battait à une allure déconcertante, cette frayeur durait bien longtemps, c’était étrange…

- J’ai…

Le regard du jeune homme était fuyant et ses joues étaient roses.

- Célia j’ai demandé ta main à ton père.

Il releva courageusement les yeux vers elle, pour la voir rougir brutalement.

- Et qu’à t-il dit ? Demanda t-elle sans parvenir à dissimuler sa nervosité enjouée.

William la fixa un instant sans rien dire, puis il baissa la tête et reprit un air abattu.

- Il a dit non. Je… Je suis un Sang-Mêlé.

Un poids tomba sur l’estomac de Célia et un courant glacial lui glissa sur les épaules. Elle ne voulait pas épouser un Sang-pur, elle voulait épouser William, c’était lui qu’elle aimait…

Elle dépassa le jeune homme et se laissa tomber sur son lit avec fatalisme.

- J’ai peut-être une solution bredouilla William.

Elle reporta ses yeux tristes sur lui et l’interrogea muettement.

- La potion sur laquelle on travaillait, ça s’appelle le philtre de Mort vivante. Il donne l’apparence de la mort à celui qui la boit tant le sommeil induit est profond… Ton père ne le sait pas mais j’ai développé une méthode depuis quelques mois pour créer des antidotes et… J’ai l’antidote du philtre de Mort vivante. Ton père croit qu’il n’y a pas de remède…

- Tu veux que j’ingère une potion qui se prénomme philtre de mort vivante ? s’inquiéta la jeune fille.

Un éclat douloureux passa dans les yeux clairs de William.

- Tu n’as pas confiance en moi ?

- Bien sûr que si protesta t-elle.

Il sourit et avança jusqu’à elle, il lui prit doucement les mains.

- Ce ne sera pas douloureux chère Célia, je vais mettre un peu de potion sur une de tes aiguilles, demain tu te piqueras le doigt avec en brodant et tu t’endormiras. Ton père s’inquiétera, il comprendra que tu as touché à sa potion. Il n’a pas le remède et il se démènera sans doute pour le trouver. Je vais attendre quelques jours pour qu’il s’inquiète suffisamment et je lui demanderai la promesse de pouvoir t’épouser si je parviens à te réveiller…

Célia cligna des yeux d’un air inquiet, elle voyait beaucoup de failles dans son plan…

- Tu me fais confiance ? Répéta t-il en serrant les petites mains de Célia entre les siennes.

Célia hocha la tête avec conviction, hypnotisé par les yeux bleus de William.

Le lendemain elle mit sa plus jolie robe, s’apprêta avec son collier de perle favori et quand sa gouvernante l’eut coiffé elle posa un rang de perles supplémentaire sur sa jolie coiffure. Il fallait qu’elle soit jolie c’était un peu comme des fiançailles en définitive. Elle se regarda une dernière fois dans le miroir puis elle se piqua le doigt avec l’aiguille qu’il lui avait donné, et sombra dans un profond sommeil, appuyé sur son coffret à bijoux bleu. Un air apaisé et confiant flottant sur son joli visage.

Comme prévu ses parents s’inquiétèrent, William renouvela sa demande et le père inquiet accepta l’offre et l'accord fût signé. William Winggerfeld trempa alors ses lèvres dans son antidote et embrassa délicatement sa fiancée.

La jeune fille se réveilla et ses yeux plongèrent aussitôt dans les yeux bleus pétillant victorieusement de William.

2ème place - Deryn O'Connors
Reducio
Maintenant elle pouvait souffler, le plus dur était fait. Elle ressentait dans tout son corps l'adrénaline emmagasinée ces dernières heures. Elle entendait encore le grincement de la porte de la chambre à coucher. Elle sentait la tension dans sa main tandis que du bout de sa baguette, elle faisait voler doucement le coffret à travers la pièce sous le nez de son occupante. Elle entendait encore sa respiration saccadée après ces instants comme suspendus. Le soulagement enfin en quittant l'énorme bâtisse et l'appréhension ensuite, la peur de se faire rattraper.

Maintenant, c'était fait. La jeune fille eut un petit sourire en imaginant la réaction de la sorcière à son réveil, voyant que son précieux trésor avait disparu. Elle allait enfin comprendre. Comprendre ce que signifiait être comme les autres. Elle allait peut être observer autour d'elle et se rendre compte qu'autre chose comptait. Enfin c'est ce que la jeune fille espérait à cet instant. Elle espérait lui faire mal. Une larme roula sur sa joue. Et si elle s'était trompée. Et si tout cela n'était qu'une erreur.

Essuyant son visage du dos de sa main, elle haussa les épaules et balaya ses doutes d'un geste. Non, elle avait fait le bon choix. Désormais c'est elle qui serait en haut de l'affiche, elle ne serait plus juste la fille de.

Elle sentit soudain une grande lassitude l'envahir. Après toutes ses émotions, un peu de repos était bien mérité. Elle posa doucement sa tête sur le coffret et son précieux trésor. Demain elle l'essaierai. Demain sa vie changerait sans nul doute. Héléna ferma les yeux et se laissa emporter par le sommeil. Dehors, le vent soufflait, mais dans son petit refuge, au cœur de la forêt, loin là-bas en Albanie, on ne la retrouverait pas de sitôt. Elle était en sécurité.

3ème place - Alyona Farrow
Reducio
Mary Grynt avait passé une journée épuisante. D'abord, elle s'était levé, coiffée, habillée. Elle avait mis son beau collier de perles crèmes autour du cou et un autre dans sa haute chevelure. Mary aimait se faire belle. Elle avait toujours pris un soin particulier à choisir ses robes et ses bijoux. Puis, elle avait mangé, de délicieux mets avec de hautes dames. Qu'est-ce qu'elle aimait vivre correctement et dans un grand château!
Puis, elle avait été faire une randonnée à cheval, deux heures au moins. Elle avait poursuivi sa journée dans le petit parc de sa demeure en compagnie de dames bien élevées mais assez barbantes, il fallait l'avouer. Après une heure et demi, elle s'était retirée dans sa chambre. Mary avait verrouillé la porte avec le sortilège d'Emprisonnement pour ne pas qu'on la dérange. C'est dans le silence rassurant de ses appartements qu'elle aimait s'entrainer à lancer le sortilège de déverrouillage sur une petite boîte bleue. Ce coffre lui avait été offert pas sa mère il y a peu. Sa mère aussi était une sorcière, une grande sorcière riche et belle. C'est lors d'un de ses séjours à Londres que sa mère, Elizabeth avait rencontré un voleur, Eldon Fricklefrac. C'était lui qui avait appris à Elizabeth le sortilège de Déverouillage, qui elle-même l'avait appris à sa fille. Si Mary lançait ce sortilège sur la petite boîte bleue, c'est parce qu'elle aimait la consonance de sa formule, Alohomora et parce qu'à chaque fois qu'elle déverouillait la boîte, elle était prise par le même sentiment. À chaque fois, l'émerveillement. Alors qu'elle ouvrait cette même boîte deux ou trois fois par semaine, le sentiment restait toujours présent à chaque ouverture.
Cette après-midi là, quand Mary ouvrit la boîte, l'émerveillement était de nouveau au rendez-vous. La boîte bleue s'était ouverte sur une magnifique clef en or, ouvragée et délicate. Une clef qui ouvrait un coffre inconnu. Une clef qui représentait tant de mystère pour la belle anglaise. Une clef qui représentait tant de questions sans réponses. Et une clef que Mary adorait par dessus tout. Elle l'observa attentivement ce mardi. Une heure. Deux heures. Le temps ne comptait plus. Et les questions tourbillonnaient dans la tête de Mary. Toujours les mêmes. D'où venait cette clef? Qu'ouvrait-elle? À qui est-ce qu'elle appartenait? Mais aujourd'hui, Mary était fatiguée, et elle s'endorma sur la belle boîte, un sourire aux lèvres et des rêves plein la tête.

25 ans inRP
Benjamine de la Pédagogie, Championne du Tournoi des Trois Sorciers, Rôtisseuse de Sang-Pur (BBQEAF), coeur du KEN et Briseuse de Rêves. La fille du FEU! Elinasorus-Rex
10 juin 2021
 INFOS RP  La Galerie des portraits


1ère place - Deryn O'Connors
Reducio
Versailles, 1er mai 1676.

Avec un sourire de soulagement je caresse sous mes doigts l'illustration du muguet. Quand le roi me l'a donné ce matin en me souhaitant bonne chance pour la fin de mes travaux, j'ai eu un moment de doute. J'ai cru un instant l'avoir oublié. Mais tout va bien, le brin de muguet, figure bien à sa place dans l'ouvrage.

Le travail est terminé. Mon Mémoire pour servir à l'histoire des plantes est entièrement rédigé. Je laissais traîner la présentation officielle un peu pour peaufiner mon deuxième ouvrage, Plantes et potions. Mais ce matin, la remarque insistante du roi m'a fait comprendre qu'il était temps. Je souris. Les élèves de Beauxbâtons auront un nouveau manuel à la rentrée avec des illustrations et des notes dignes de ce nom et moi un bon salaire pour le livre botanique du Roi Soleil.

J'ai revêtu la tenue d'apparat de ce grand monde. Je déteste cette fraise qui gêne mon cou, je déteste cette culotte bouffante... Le seul point positif est la finesse des manches qui me permet d'avoir ma baguette collée contre mon poignet, prête à l'emploi. Je glisse dans mon sac les deux livres et prends la direction de la grande salle d'audience espérant que les petites clochettes blanches distribuées ce matin soient vraiment de bons augures.

"Monsieur Denis Dodart !"

C'est toujours discret quand on entre ici. Le héraut hurle votre nom comme si le roi se trouvait à dix lieues de là. Alors que tous les yeux se posent sur moi, je marche d'un pas qui se veut sûr vers le fond de la pièce où trône Louis XIV, le Roi Soleil. Je m'arrête à l'instant où il m'adresse la parole.

"Mon cher Dodart. Auriez-vous enfin achevé la tâche qui vous a été confié il y a tout juste ... 6 ans ?

Un silence suivi d'un murmure et de quelques ricanements envahit la salle et les courtisans, pomponnés comme il se doit s'approchent pour profiter au mieux du spectacle.

- Oui Sire, c'est cela même. Je souleve le rabat de mon sac et pose tendrement mon regard sur les deux reliures de cuir.

- De Barbey ! Au lieu de ricanner, veuillez me porter cet ouvrage que je puisse contempler de mes yeux la première véritable encyclopédie illustrée de nos plantes.

Vexé d'être ainsi pris à parti, le petit nobliau s'avance vers moi, impatient. Je sors délicatement un des livres qu'il m'arrache presque des mains. Si je m'écoutais... malmené ainsi un pareil trésor ! Soudain il pose son regard sur l'ouvrage et s'arrête en fronçant des sourcils.

- Plantes et potions ?

Heureusement que la mode est au fond de teint blanc. Mon changement de couleur passe ainsi totalement inaperçu. Je vois dans mon sac encore ouvert le deuxième ouvrage... Par merlin ! Qu'ai-je fait !

- Cessez vos sottises De Barbey et apportez moi ce livre !

Des gouttes de sueur perlent déjà sur mes tempes. Déglutissant, je tends ma main vers l'ouvrage comme pour le rattraper mais l'idée est toute autre. J'ai déjà fait glisser discrètement ma petite baguette vers la paume de ma main. Il ne me reste quelques instants pour sauver la situation. Mes yeux se figent tandis que j'imagine les deux livres changeant de place, passant de mon sac à la main ouverte tendue vers le roi. Dans un murmure, je susurre la formule de la dernière chance : Translatio.

- Mémoires pour servir à l'Histoire des Plantes. Le roi tourne les pages. Les minutes s'égrainent mais rien ne semble pouvoir le déranger. Enfin il relève la tête et me regarde. C'est un bon travail Dodart. Je suis heureux de voir que vous n'avez pas oublier le muguet. C'est une plante importante, surtout aujourd'hui. Il me tend le manuscrit. Déposez ceci dans le bureau de Colbert. Il saura ce qu'il faut faire de cet ouvrage. Il vous donnera votre salaire.

- Bien Sire.

Je m'autorise à nouveau à respirer, saluant le roi et récupérant l'ouvrage qu'il me tend. Je sors au plus vite de la pièce pour obéir aux ordres et surtout me soustraire à cette foule que je sens maintenant hostile, voire même méfiante. Mon regard se pose à nouveau sur la couverture du livre que je tiens à la main. Tout à l'air en place. Je vérifierai tout de même le contenu des pages avant de le remettre à Colbert. Je ne suis plus à quelques minutes près.


2ème place - Xénos Sperande
Reducio
Un unique pétale en forme de cloche blanche entoure de minuscules sépales jaunes et un petit pistil… Quatre, cinq, six petites clochettes tombantes sur la seule hampe que le pied a produit... Arsenius assit dans l’herbe grasse et verte sous le doux soleil de printemps, fit courir son fusain sur le parchemin avec concentration pour rendre le plus précisément possible le spécimen de muguet qu’il étudiait. La délicatesse éphémère de Convallaria majalis était fascinante même si ce n’était qu’une plante moldue, à ses yeux toutes les plantes avaient de la magie en elles. Alors qu’il essayait de discerner la façon dont les deux feuilles ovales étaient rattachées à la tige, une botte brutale s’abattit sur la petite plante. Arsenius fixa la botte de cuir de dragon avec stupeur et amertume, ses yeux remontèrent vers la robe de sorcier noire puis vers l’air sévère de son vieux précepteur.

- Qu’est-ce que vous faites Arsenius ? Maugréa celui-ci en reposant sa tasse de thé sur sa soucoupe dans un clignement de porcelaine.

- J’étudiais monsieur.

Le vieux sorcier souleva sa botte et jeta un regard méprisant à la bouillie de muguet. « Je ne vois là qu’une mauvaise herbe toxique adulée par ces idiots de moldus comme porte bonheur. Vous avez répertorié les cricasses et les plantes à pipaillon dans le grimoire ? »

- Non mais nous ne connaissons pas encore les propriétés de…

- La botanique n’est pas un exercice intellectuel Arsenius, combien de fois vais-je devoir vous le répéter ? Il s’agit d’un métier sérieux, les plantes auxquelles vous devez vous intéresser doivent être utiles en potion ou en défense. Si vous aimez les fleurs, ajoutez donc l’aconit à votre grimoire.

Arsenius baissa les yeux honteusement et attendit que le vieux précepteur parte en marmonnant tout seul à propos « d’immaturité » et « d’incapable cracmol ». Le jeune homme passa sa main dans sa barbe fournie, sortit une petite fiole de sa poche en soupirant et récolta les clochettes écrasées, il finirait d’analyser ça plus tard...

Désherber les filets du diable et dessiner les mandragores, bouturer les petits saules cogneurs et répertorier leurs propriétés. Arsenius travailla sur les plantes magiques durant les trois jours suivants, malgré cela le vieux précepteur passait son temps à grimacer et à le dévaloriser auprès de Père, un grand potionniste qui plaçait beaucoup d’espoir en lui. A presque 23 ans Arsenius n’avait plus l’âge de se faire gronder comme un enfant et quoi qu’en disent tous ces vieux savants aigris, il sentait au plus profond de lui que les plantes moldues pouvaient avoir leur utilité en potion et qu’il fallait les étudier comme les autres. Mais c’était compliqué d’effectuer des recherches avec ce vieux gâteux sans cesse sur le dos à lui rabâcher encore et encore, qu’il devait faire quelque chose d’utile, rester productif et « votre père aurait besoin de feuilles de tentacula, faites le. Rendez vous utile pour une fois au lieu de dessiner vos fleurs... »… Il fallait agir maintenant.

- Après il faudra récolter de la valériane…

Arsenius versa le thé chaud dans la tasse de porcelaine et la tendit à son précepteur. Il ne répondit pas, contemplant d’un air ennuyé le vieil homme qui sirotait son thé. « Non j’ai fait venir un peintre, il doit faire mon portrait...»

Le vieil homme toussa et reposa brutalement sa tasse dans sa soucoupe. « Pour quoi faire ? »

- J’ai décidé d’ajouter les plantes moldues à mon grimoire et en étudiant plusieurs d’entre elle j’ai déjà trouvé des propriétés qui devraient intéresser mon père, j’anticipe mon succès…

- Votre père écoute mon avis et je lui dirai que…

- Vous ne lui direz rien coupa Arsenius en fixant le vieil homme avec détermination.

Le précepteur qui pâlissait déjà depuis quelques minutes et sourcillait une main sur son ventre tendu, émit un grognement douloureux et posa la main sur son cœur en râlant. Il lança un regard stupéfait à Arsenius qui notait rapidement quelques observations sur un morceaux de parchemin en le fixant d’un œil froidement professionnel, le vieux précepteur expira dans une ultime grimace. Arsenius rangea son fusain dans sa poche. Il n’avait pas encore trouvé les propriétés magiques du Muguet mais la plante lui plaisait toujours autant et il semblait qu'elle avait un impact sur le cœur... Un peu d’inutile dans la vie n’était-ce pas essentiel ? Il lui semblait que la beauté était inutile de nature... Arsenius retira les petites clochettes écrasées de la tasse du précepteur en admettant in petto qu’il avait tout de même raison. C’était mieux de chercher l’utilité dans chaque plante que d’en rester à l’observation. Sur ce, il empoigna sa hachette d’herboristerie et fila dans son cabinet de travail ou le peintre l’attendait, il saisit affectueusement le brin de muguet qu’il avait cueilli plus tôt et posa pour le tableau devant son grimoire ouvert, rasséréné par ses progrès et sa toute nouvelle liberté.

3ème place - Alaska Cross
En attente de la réponse de l'auteur...

25 ans inRP
Benjamine de la Pédagogie, Championne du Tournoi des Trois Sorciers, Rôtisseuse de Sang-Pur (BBQEAF), coeur du KEN et Briseuse de Rêves. La fille du FEU! Elinasorus-Rex
10 juin 2021
 INFOS RP  La Galerie des portraits


1ère place - Elyna Oak
Reducio
Image

Statut : Né-sorcier
Sexe : Féminin
Nationalité : Écossaise
Lieu de naissance : Édimbourd, Écosse
Date de naissance : 26 mai 2005
Maison occupée à Poudlard : Pousouffle
Baguette : 29,7 centimètres, bois de châtaignier, crin de Licorne
Image

Alison Glenn naquit en une douce soirée de mai 2005, dans un petit centre de naissance d'Édimbourg en Écosse. Fille de Narcissa Glenn (de son nom de jeune femme Boson) et Oliver Glenn, descendante de toute une lignée de nés-sorciers, elle vécut à leurs côtés jusqu'à sa majorité. Ses cheveux d'un brun éternel rappelaient ceux de sa mère, souvent comparés à des Écrins de bois de chêne. Contrairement à cette ressemblance avec sa mère, Alison tenait la couleur bleu océan pigmentant ses yeux de son père, de même que son nez en forme de crochet inverse.
Son prénom est dérivé de celui d'Alice lui-même étant une forme contractée du prénom d'Adélaïde. Les racines d'origine sont germaniques (« adel » qui signifie « noble » et « haid » se traduisant par « bruyère » ou « heid » désignant « l’aspect » ou « la manière ») ou bien du grec (« alikéa » traduit par « la vérité », signifiant noble race). Le dérivé de ce prénom n'a donc pas été choisi au hasard par la famille Glenn (ils souhaitaient que leur première et unique fille ait l'apparence noble, d'un premier coup d'oeil d'identité).

Dès ses six ans passés, la fillette prononça un grand intérêt aux plantes et à la littérature. Sa mère lui avait rapidement appris à lire, dès qu'Alison eut appris à dialoguer, et celle-ci s'amusa immédiatement à retourner les lettres, les faire danser rien qu'en touchant les pages. A côté de cela, elle pouvait rester des heures durant, allongée dans l'énorme parc de la bâtisse, contre une pierre ou à même le sol à observer la nature s'animer ou s'endormir pour laisser les animaux profiter à leur tour du calme qu'offrait ce lieu.

A onze ans, elle intègre le collège de sorcellerie de Poudlard alors sous la direction d'Abigail Derwent. Elle est envoyée, lors de la répartition, à Poufsouffle pour ses qualités de tolérance, de sincérité ainsi que son amour envers sa Terre.
Elle passe cinq années sereines à Poudlard, avec ses habituelles sorties à l'aube et au crépuscule pour observer la nature se réveiller le matin et s'endormir le soir. Dans l'année de ses seize ans, elle apprend le décès de sa mère d'un banal accident magique. Une étrange tristesse s'empare d'elle, qui la fait désobéir aux règles strictes, de temps à autres. Elle commence dès lors à rédiger des textes extraits de sa vie dans un carnet, se transformant peu à peu en un carnet de ressources ainsi que de petits poèmes. Ce fut la première femme écossaise dont le carnet de notes s'exposera au Musé de l'Histoire d'Art des Sorciers à Bristol. Auparavant, provenant de femmes, seuls les journaux intimes liés aux diverses guerres étaient publiés.

* * *

C'est une fois sortie de ses études à Poudlard qu'Alison se projeta dans un avenir artistique, entre amours éphémères et morceaux de vie retranscrits dans son carnet sous forme de paragraphes et mini-poèmes.

* * *

Alison Glenn mourra des suites d'une agression de rue, le 14 septembre 2026 à 21 ans seulement, au coeur de sa ville natale. D'après des témoins (dont les propos ont été retranscrits par un officier), un groupe d'hommes d'environ une trentaine d'années et non masqués l'auraient accostée avant de se jeter sur elle pour lui arracher les cheveux. Selon ce qu'ils criaient à la jeune femme, ils souhaitaient qu'elle arrête d'écrire ses poèmes pour laisser sa place à de "vrais" poètes de sexe masculin. Alison répondait négativement, tentant de garder la tête froide et de ne surtout pas esquisser un regard vers sa sacoche expulsée à l'autre bout du trottoir sous l'impact où était sagement rangés son carnet et sa baguette. Lorsqu'un témoin assez costaud réussit à faire fuir les agresseurs en leur lançant des menaces, il s'approcha d'Alison, ne prêtant guère attention à sa sacoche. Elle, inconsciente, ne pouvait rien faire et il l'emmena dans un petit hôpital (magique). Une fois qu'elle eut repris connaissance, elle s'échappa de l'hôpital (n'étant pas en état de transplaner) pour retrouver à tout prix son carnet de poèmes dont elle avait là tant besoin. ´"Ecrire pour lutter." Sur le chemin, elle sentit peu à peu ses forces la quitter. Elle ne tiendrait plus longtemps, il ne fallait pas nier. Ses blessures au crâne, aux chevilles et aux côtes étaient bien trop profondes et douloureuses pour y faire face sans soins. Elle se dirigea tant qu'elle le put vers une forêt avoisinante. Si elle devait mourir, elle préférait être au creux de la terre. Au creux des mains géantes des arbres. Près des fils et filles de la Terre. Les animaux et les fleurs. C'est ainsi que sa vie se termina...

Quant au carnet dans sa sacoche laissée sur le trottoir où eut lieu l'agression, ce fut une fillette de quatorze ans prénommée Éléa qui le trouva, au pas de sa porte. La jeune fille, curieuse, le rapporta chez elle et l'emporta immédiatement dans sa chambre, à l'abri du regard de ses parents. Elle parcourut les premières pages, très intriguée. Elle n'avait jamais vu, jamais lu quelque chose d'aussi beau et sincère ; encore moins de la main d'une femme !
Lorsqu'elle vit dans le journal papier quotidien, quelques jours plus tard, la disparition d'une certaine Alison Glenn, elle s'interrogea. Cela se pouvait-il que ce soit la même Alison dont elle détenait le carnet ? Tout correspondait, dans tous les cas. L'image de la femme disparue dans le journal (ressemblant bien fort au dessin d'Elle dans le carnet), son histoire,... La jeune Éléa en parla ce soir-là à ses parents qui l'écoutèrent abasourdis. Ils lui prirent le carnet de poèmes et l'amenèrent au directeur du Musée de l'Histoire d'Art des Sorciers à Bristol. Après accord auprès de Mr Glenn, toujours aussi dévasté par la mort de sa fille, ils exposèrent le carnet au musée et durent en faire quelques copies pour certaines écoles souhaitant aborder sa bataille en cours...


- INDEXES -
Page de garde du carnet de poèmes d'Alison Glenn, conservé au Musée de l'Histoire d'Art des Sorciers, à Bristol, Angleterre :
Suivre le lien pour découvrir la couverture.
Il est nécessaire d'attendre quelques secondes pour que tous les éléments de l'image se chargent.
Ci-dessous, la première page de son carnet, en Anglais (elle n'écrivait alors pas encore de poèmes, juste des "Morceaux de Vie").
Reducio
Image

Image
Image
Image Image
TRADUCTION APPROXIMATIVE : Une vie remplie de sens imperceptible
"Il fait beau aujourd'hui, hein ?"
"Oui", je réponds à Elly, à mes côtés
Elle me regarde étrangement, comme si je venais d'une autre planète
Pourtant, je ne me suis jamais sentie autant humaine en ce moment
Dessin d'Elle retrouvé au millieu des pages de son carnet :

Image

Il semblerait avoir été dessiné par un de ses amours de l'époque. Le nom n'est pas très lisible, mais ses initiales ressembleraient bien à un "M.S.". Jamais sa trace n'a encore été retrouvée.

2ème place - Bad Eaven
Reducio
Archie Foumi, sixième enfant d’une fratrie de quatorze et une unique fille, est née dans la forêt de Brocéliande en Bretagne en 1688.
Issue de parents magizoologistes spécialisés dans les créatures vivant en milieu forestier, c’est dans son lieu de naissance qu’elle a passé les dix-neuf premières années de sa vie. Entourée de frères dont elle était le souffre douleur, Archie a dû faire preuve d’une indéniable résilience pour surmonter cette enfance difficile. La lecture a été sa bouée lors des vagues de violences morales qu’elle subissait. Fables, textes d’Histoire ou romand comptant les aventures de l’emblématique et charismatique auror R’Kul Poireau, tout y est passé.
À l’âge de vingt ans, elle finit par s’émanciper, rompant toutes relations avec sa famille. Archie part s’expatrier en Angleterre où elle étudie à la Faculté d’Histoire de la Magie, se spécialisant dans l’étude des origines. Elle partira ensuite à la rencontre de différentes populations sorcières dans plus de quarante pays à travers le monde.
Auteur à succès de nombreux ouvrages tels que que « Brocéliande, une enfance dans les ronces », sa première autobiographie ou de « Rien ne sert de courir, il faut partir à Poing », écrit basé sur sa thèse et retraçant l’origine des sorciers de la fameuse commune de Poing en Allemagne, Archie se forge un nom dans le milieu de l’ethnologie sorcière. En 1722, sa fortune est estimée à plusieurs millions de Gallions faisant d’elle la troisième femme la plus riche d’Angleterre. Elle fonde l’association « D’où viens-tu ? » dont la mission est de retrouver les familles d’orphelins cherchant à rétablir leurs racines.
Elle finit sa vie sans mari ni enfant mais entourée de nombreux amis dans une maison bourgeoise de la campagne anglaise.

Le tableau précédent est une œuvre du peintre indépendant allemand Von Sanvan Gog basé sur une anecdote de l’autobiographie « Brocéliande, une enfance dans les ronces ». Dans ce passage, Archie explique qu’elle avait été forcé par ses frères de porter la robe de mariée de sa mère pendant une semaine après avoir perdu au jeu de « pierre-papier-ciseau ». Archie aurait fait le « puit » avec sa main ce qui est formellement interdit dans les règles puristes du jeu.
Le peintre montre dans ce portrait, de manière anachronique, différents éléments de cette scène comme le « puit », la robe de mariée, la forêt de Brocéliande, sa passion pour la lecture et même le regard triste de cette jeune fille face à une vie de souffrance.

3ème place - Hannah Hardhoke
Reducio
Image




Hyacinthe Adress a beau ne pas être la sorcière la plus connue de l'histoire du Royaume-Uni, sa belle histoire mérite d'être ancrée à jamais dans les mémoires, amenant un parfum de Vie dans les esprits. Cette femme est née au printemps de 1945, en plein centre de la campagne écossaise. Sa mère n'a hélas pas la joie de connaître sa fille très longtemps; l'accouchement atrocement difficile et douloureux lui ôte la vie quelques heures plus tard. C'est donc son père qui l'élève, dans sa petite ferme baptisée Blue Circle. Une douce enfance, teintée de joie et d'innocence, débute paisiblement dans le royaume de la Nature. Hyacinthe tisse dès son plus jeune âge des liens inexorable avec les animaux et la végétation ambiante. Elle se lève, réveillée par le chant mélodieux du rouge-gorge. Elle gambade dans les prés, avec le bêlement des moutons, caressant par moments l'écorce des beaux arbres et longeant le petit ruisseau qui serpente non loin de la ferme. Une vie simple et paisible. Qui durera jusqu'à ses dix ans et demi.

En effet, lorsqu'elle reçoit la lettre du collège de Poudlard, elle comprend tout d'abord les quelques fois où la Nature s'était légèrement accompagnée de phénomènes étranges. Mais elle comprend surtout que Blue Circle, son père et elle sont séparés, pour sept années. Elle arrive à reculons à la célèbre école de Magie. Elle est répartie à Serdaigle sans comprendre réellement pourquoi. Néanmoins, elle trouve rapidement sa place au château, parvenant à s'échapper vers son Passé via la Bibliothèque et ses contes. Dès son arrivée à Poudlard, son intelligence et son sérieux comblent ses professeurs. Quant aux élèves, ils ne demeurent pas totalement insensibles à son charme naturel et à ses longs cheveux d'ébène...

Hyacinthe n'a que faire de ces convoitises, et les ignore inlassablement. Après sept années parfaites sur le plan scolaire, elle boucle ses ASPIC avec O de moyenne. Mais au grand dam de ses professeurs, elle ne poursuit pas ses études et retrouve immédiatement le chemin de Blue Circle. Où une triste nouvelle l'attend. Son père est décédé. Bien que dévastée par cette nouvelle, Hyacinthe ne se laisse pas abattre pour autant. Bien au contraire. Avec l'aide des habitants du village proche de la ferme, elle donne un second souffle à Blue Circle, qui en plus d'être une ferme, offre un espace de confort avec une grande bibliothèque garnie de livres, un bureau et de quoi écrire.

Pendant des années, la jeune femme alterne entre entretien de la ferme, des animaux et lecture, ou écriture. Après ces belles années de travail, Hyacinthe en récolte les fruits. Un essai nommé Terre mère (qui interroge sur le rapport de l'Homme avec la Nature par le biais de son expérience) est publié et se vend suffisamment pour qu'elle vive avec une marge financière plus conséquente. Préférant ne pas se laisser aspirer par la vie trépidante de la ville, elle retourne très vite à Blue Circle, débutant la longue rédaction de son autobiographie, qu'elle décidera de ne jamais publier. Elle quitte le monde de vieillesse à l'âge de quatre-vingt treize ans, tête posée sur un morceau de parchemin, sur lequel elle avait inscrit; "En soi, le Bonheur n'est pas un Graal. Il suffit de savoir comment l'apprivoiser. Les Hommes le croient au bout d'un long chemin épineux. C'est absurde. Il est là près de nous, attendant que nous fassions le premier pas. C'est ce que j'ai fait. Et j'ai vécu heureuse. Je n'ai envié personne. Je mesurais simplement la chance que j'avais de vivre..

Sa baguette magique a été retrouvée quelques années plus tard dans le ruisseau de son enfance. Depuis, les habitants des alentours considèrent cette source comme magique. Hyacinthe a aimé la Nature d'un amour réciproque, jusqu'à la dernière seconde de sa vie.

25 ans inRP
Benjamine de la Pédagogie, Championne du Tournoi des Trois Sorciers, Rôtisseuse de Sang-Pur (BBQEAF), coeur du KEN et Briseuse de Rêves. La fille du FEU! Elinasorus-Rex
10 juin 2021
 INFOS RP  La Galerie des portraits


1ère place - Siobhán Benedict
Reducio
Juillet 2045 - Musée d'art sorcier d'Edimbourg

Au détour d'un couloir, dans une pièce plus sombre que les autres, un seul tableau.

Image

OCTAVE
Tiens, c'est qui celui-là ?

JONA
Tu l'as jamais vu ? Y'a le même à Poudlard. C'lui-ci c'est une réplique.

OCTAVE
Ah bon ? Bizarre il ne me dit rien.

JONA
Pourtant ce bonhomme il était absolument partout... enfin, ça c'était jusqu'à l'année dernière.

OCTAVE
Il est mort ?

JONA
Ouais... mais personne en a parlé. Tout le monde connaissait son visage, mais son nom... les gens s'en fichaient, enfin, ils ne savaient pas, sinon ça les aurait intéressés. Mais ça m'étonne pas qu'ils s'en souviennent ici. Après tout la pub c'est aussi de l'art en un sens. Enfin la sienne l'était.

OCTAVE
Il s'appelait comment ? Et quoi la pub ? C'était un publicitaire ?

JONA
Lui, c'était Julius Honeydukes. Le fils d'Arnold Honeydukes qui a fondé la boutique que tu aimes tant.
Mais c'était pas un publicitaire. Plutôt une mascotte voire une icône. Il a été le visage des confiseries sorcières pendant... j'sais pas, tout le temps où il était vieux. A partir du moment où il a eu cette tête là - elle montre le portrait d'un mouvement de tête - jusqu'à sa mort.
Sur toutes les boîtes, c'était lui. Dans toutes les boutiques, c'était lui aussi, dans les encarts publicitaires de la Gazette - s'tu veux j'ai des vieux numéros où il doit y avoir sa tête.

Elle s'arrête et scrute longuement le tableau. Les yeux d'Octave pétillent de curiosité, alors elle reprend.

Pour la p'tite histoire, en fait il a fait une... une grosse bêtise à propos de la boutique, et son paternel l'a déshérité quand ils se sont embrouillés, et ils ne se sont plus reparlés ensuite. Julius a fait sa vie de son côté, il est devenu violiniste professionnel dans l'orchestre sorcier d'Ecosse. A côté, il faisait un peu de littérature, il a écrit deux trois trucs qui ont moisi au fond des librairies, faut dire que c'était pas son fort. Quand Arnold Honeydukes est mort, c'est son neveu Ambrosius Flume, le fils de sa sœur qui a récupéré le business. Donc Julius s'en voulait à mort, parce qu'il savait de source sûre que son père voulait que le proprio reste un Honeydukes. Flume n'était pas charismatique du tout, et sur les boîtes c'était juste moche et ça donnait pas envie, alors que la bouille de papy gâteau de Julius attendrissait tout le monde. Donc ils se sont mis d'accord : Flume gérait la vente, Julius la comm' et ils ont bossé main dans la main comme ça pendant des années. Ils étaient super copains. Maintenant qu'il est mort, j'sais pas ce que va devenir la boîte... Ambrosius ça lui a crevé le cœur, il était devenu comme son frère. Et puis Julius n'a jamais eu d'enfants, et sa femme est morte bien avant lui. C'était une moldue, une bibliothécaire. Mais ses confiseries étaient dégueu.
J't'ai déjà dit mais il est à Poudlard l'original de ce portrait. Julius a fait sa scolarité là-bas comme nous. Serpentard, il a même été préfet-en-chef.

OCTAVE
Il hoche la tête, songeur, avant de s'exprimer, interloqué :
Comment tu sais tout ça toi ? Si personne connaît son histoire, comment...

JONA
Ambrosius c'est mon grand-père, t'inquiète qu'à la mort de Julius j'l'ai entendue cette histoire.

Jona fouille dans son sac et en sort un bouquet, qu'elle dépose au pied du tableau, avant de quitter la salle en silence.

2ème place - Helen Primrose
Reducio
Phylander Bones est un sorcier du XIXème siècle. Après une carrière de commerçant, Phylander se découvre une nouvelle passion pendant sa retraite : l'enluminure. En effet, un jour, alors qu'il se trouvait chez lui, seul avec Todd son chat, se laissant aller à l'ennui, il sortit ses vieux livres qui se trouvaient dans sa bibliothèque. Il se rendit compte que cela faisait une éternité qu'il n'avait pas posé les yeux sur ses ouvrages. Malheureusement, ses yeux se fatiguaient par la vieillesse et il eut du mal à déchiffrer les petits caractères. Et puis, ses livres lui semblaient fades, ils ne lui donnaient pas envie de se donner du mal pour les déchiffrer. Il eut alors envie de donner un peu de vie à tous ces volumes poussiéreux, pour les rendre plus attrayants. Comme cela, même si ses yeux ne lui permettaient plus de les lire, il pourrait les admirer. Il s'arma alors de ses plus beaux pinceaux, d'une plume, de sa baguette et de son inspiration et commença à décorer les pages de ses ouvrages. Un coup de pinceau ici, un coup de plume dorée là, un coup de baguette et en rien de temps, l'ouvrage devint coloré, imagé, décoré, enluminé, il était beau à voir et donnait envie de lire. Satisfait de son travail, Phylander recommença les jours suivants et bientôt, tout le contenu de sa bibliothèque fût décoré. C'est ainsi qu'il se découvrit une nouvelle passion, il adorait passer des heures à travailler sur le décor d'une lettre, d'une page... Il inventa des sortilèges lui permettant de faire des choses plus magnifiques les unes que les autres, il ensorcela ses plumes, inventa des encres magiques, utilisa des sorts lui permettant de faire des courbes parfaites... Il commença à vendre ses ouvrages et de nombreuses personnes commencèrent à lui commander des enluminures.
Bien que son talent commençait à prendre de l'ampleur, il resta lui-même et continua à faire ce qu'il aimait dans sa maison, avec son chat.
Il adorait regarder ces beaux volumes qui composaient sa bibliothèque, pour admirer les beaux dessins et ornements qui s'y trouvent.
Et c'est ainsi que, jusqu'à sa mort, Phylander continua d'inventer de nouvelles choses pour donner donner une nouvelle vie aux livres et les rendre tous plus beaux les uns que les autres

3ème place - Kelly Fullbuster
Reducio
Aujourd'hui c'est mon anniversaire, je fête mes 83 ans. Je me lève difficilement de mon lit à baldaquin me remémorant mes souvenirs avec mon défunt époux, Armand. Une petite larme à l'oeil je me rends dans la cuisine pour me préparer un thé. Mon arthrose me fait mal, mes doigts sont tordus mais je continue de vivre. Je me souvins alors d'un vieux livre que j'avais écris il y a quelques années de ça à la mort de mon époux. Je trouvais que c'était le moment idéal de le relire et de me remémorer de vieux souvenirs encrés dans ce livre.

Chapitre 1 : La rencontre.
Je me souviens avoir rencontré Armand alors que je travaillais dans un salon de thé. Il venait tous les jeudis et un jour il m'a demandé à quelle heure je finissais mon service. Je me souviens lui avoir ri au nez avant de lui dire "On ne mélange pas travail et vie privé". Finalement, il avait continué de venir tous les jeudis et à me poser la question à chaque service puis, un jeudi, un soir de Novembre j'ai fini par céder et j'ai accepté de sortir avec lui. Lors de notre premier rendez-vous il m'a amené au bord de mer pour un pique nique. Je m'en souviens comme si c'était hier, il faisait froid, il avait amené des couvertures mais nous avions été surpris par la pluie. Nous avions fini le pique nique dans sa voiture, nous avions rigolé toute la soirée.

Chapitre 2 : Le début d'une romance.
Après plusieurs rendez-vous, Armand me demanda si je voulais bien sortir avec lui. Je me souviens avoir étais surprise par sa demande car depuis notre premier rendez-vous je n'avais jamais refusé. Il me tendis un casque de moto et enfin, nous partions dans une destination inconnue. Je me souviens encore de cette sensation de liberté que j'éprouvais à bord de sa moto, j'avais fermé les yeux presque tout le long du voyage. Puis, nous étions arrivé en haut d'une colline ou l'on pouvait apercevoir la mer au loin. Devant nous, un magnifique couché de soleil, le mélange des couleurs orangés m'avait laissé sans voix. Il avait sorti de son sac une nappe qu'il mis au sol. Et nous avions observé le couché de soleil tous les deux en buvant une coupe de champagne. C'est à ce moment là qu'il m'embrassa pour la première fois et c'est aussi à ce moment là, que je tombai amoureuse d'Armand.

Chapitre 3 : Le début d'une vie.
Quelques mois plus tard j'avais emménagé chez Armand, dans un petit studio. Ce n'était pas grand, on se marchait souvent dessus mais c'était chez nous. Il a ensuite quitté son travail de mécanicien pour ouvrir son propre garage. Les débuts étaient difficile, nous n'avions pas beaucoup d'argent et mon emploie en tant que serveuse de thé ne payé pas très bien. Mais, quelques années plus tard, son garage fini par être reconnu et tous les habitants du village venaient le voir. Nous avons déménagé dans une petite maison avec un jardin et, je suis tombée enceinte de Mathilde.

Chapitre 4 : Un moment difficile.
9 mois plus tard nous vivions ensemble notre premier moment difficile. Mathilde ne verra jamais la lumière du jour. Ce moment me déchira le coeur... J'avais ce sentiment de culpabilité mais Armand était là pour moi. Il ne me laissa jamais tomber. J'étais pourtant dans un état pitoyable, je ne sortais, je ne prenais plus soin de moi. Mais lui, il était là, il me supportait malgré tout. Je n'avais plus de travail et lui ne perdait pas la face. Il travaillait pour nous deux et revenait toujours souriant du travail.

Chapitre 5 : De nouveaux heureuse.

Grâce à lui, j'avais fini par retrouver le sourire. Nous nous étions marié un jour de pluie comme à notre premier rendez-vous. Nous avions tout pour être heureux. Je ne pouvais plus enfanté mais sa seule présence suffisait à me combler. J'avais retrouvé un travail et j'étais désormais hôtesse d'accueil dans un hôtel de campagne. J'aimais mon travail, j'avais un mari, j'avais une maison. J'étais heureuse de vivre.

Je n'avais pas la force de lire la suite, je préférai fermer ce livre. J'avais laissé quelques larmes m'échapper en lisant tout ça. Des images m'avaient traversé l'esprit... Et c'est ainsi que je refermai le livre de ma vie.

25 ans inRP
Benjamine de la Pédagogie, Championne du Tournoi des Trois Sorciers, Rôtisseuse de Sang-Pur (BBQEAF), coeur du KEN et Briseuse de Rêves. La fille du FEU! Elinasorus-Rex
10 juin 2021
 INFOS RP  La Galerie des portraits
Image


1ère place - Siobhán Benedict
Reducio
Feuille de Lard
Edition n°2564 - Mai 2025
Dragonn'hommage
Rubrique Le Beau Est L'Etrange - Episode n°888

Voilà un tableau à côté duquel vous êtes sûrement passé sans y prêter attention : il a tout d'une peinture à l'huile des plus banales, il y trône un personnage classique arborant le traditionnel chapeau pointu qui ne dissimule pas la calvitie déjà avancée du bonhomme. De loin, vous n'en distinguez que le visage lumineux, et peut-être le nom bien connu (Norbert Dragonneau) sauvagement tamponné sur la gauche. Pourtant, si vous vous en approchez au plus près, vous découvrez avec stupeur qu'il ne s'agit pas d'une peinture, mais plutôt d'un collage, et pas de n'importe quelle sorte - et je vous conseille de vous munir d'une loupe et venir voir cette jolie bizarrerie de vos propres yeux : il s'agit en fait de milliers de morceaux d'animaux en tous genres, assemblés de sorte à faire apparaître un homme : des ailes de piéride des choux pour le col, du cuir sombre de niffleur pour le fond, les cheveux sont de vrais poils de nundu, etc.

Mais alors pourquoi Dragonneau aurait-il collecté autant de matériaux différents, parfois rares et coûteux, pour les agencer de manière à portrayer un sorcier des plus communs ? Ma foi, ne vous fiez pas aux apparences : ce dernier, avec ses airs de Monsieur tout le monde, fut pour le reste le maître de celui qui écrit l'un des ouvrages les plus vendus de tous les temps dans le monde magique.
Patroclus Majoribanks de son nom, magizoologiste expert des anatomies, au physique classique et droit dans ses bottes, dédia toute sa vie à l'étude des créatures magiques, écrit livres sur livres qui ne furent acceptés par aucun éditeur sorcier : jugés trop scientifiques, ces manuscrits disparurent à sa mort et il emporta avec lui tout ce qu'il avait découvert - dont certains principes (il aurait mis en lumière les réactions magiques permettant aux demiguises de passer inaperçues, aux lethifold de déjouer aussi facilement les pièges et sécurités des sorciers...) auraient pu bouleverser l'étude des créatures magiques, laissant encore aujourd'hui un trou dans l'histoire des sciences magiques.
Patroclus était un homme seul, et plus qu'un élève, le jeune Norbert tout juste sorti de Poudlard devint pour lui comme un fils, mais nombreux sont les historiens qui soupçonnent d'autres types de relations qui auraient pu lier les deux hommes.

Au malheur de Dragonneau, l'honorable chercheur qui lui avait tant enseigné sombra dans l'oubli, et le seul qui l'eut assez bien connu pour lui rendre hommage fut son unique élève Norbert Dragonneau qui, de la mort de Patroclus jusqu'à la sienne, amassa monts et merveilles de membres de créatures, prélevés sur des cadavres pour composer année après année, pièce par pièce, ce "tableau" à côté duquel vous passez ignorants.

Si l'on peut aujourd'hui admirer ce collage à Poudlard, c'est qu'à sa mort, Norbert le légua à l'école accompagné d'un manuscrit jamais reproduit, la biographie de Patroclus Majoribanks rédigée par son élève, la seule qui ait jamais existé, car peut-être, un jour, un élève s'intriguerait de la curieuse composition de l'illustration.

Un article de Kevin de Nazareth

2ème place - Deryn O'Connors
Reducio
Inspire, Expire, Inspire, ...

Comment peut-on se mettre dans des états pareils ! Ce n'est pas comme si c'était la première fois en plus ! D'accord, c'était il y a longtemps, une autre époque presque on peut le dire. A l'époque où le secret magique était encore la règle absolue, à l'époque où les jeunes sorciers se haïssaient juste entre eux, sans trop se soucier du monde moldu. Aujourd'hui, tout cela paraît bien loin, le temps estompe les souvenirs et presque toutes les cicatrices. Presque.

Encore quelques minutes et j'y vais. Je regarde autour de moi, cherchant des yeux une vitre, ou un support quelconque pour vérifier que ce stupide col est bien mis. Dire qu'on approche du XXIIe siècle et que ces costumes ridicules sont toujours de mise ! Je me rends soudain compte que je suis dans les toilettes abandonnées de Poudlard. Je ne peux m'empêcher de sourire. Ca fait tellement longtemps que ce lieu abandonné est visité par un tas de gens. Mon regard parcourt les inscriptions sur les murs, un cœur qu'on a tenté d'effacer, des dessins, des prénoms, des lettres dont le sens ne veut plus dire grand chose aujourd'hui, un slogan et puis un autre qui lui répond... un éventail de vies d'écoliers apposé devant mes yeux.

Après une dernière vérification devant le miroir défraîchi, il est temps. D'un pas décidé, tête haute, je sors de ce refuge étrange, traverse le couloir et entre dans la salle de classe. Le silence se fait aussitôt dans les rangs et je sens le regard des élèves qui m'observent de la tête aux pieds. Je retiens un sourire, savourant secrètement cet instant, je suis de retour !

- Bonjour. Je me présente, Mr Penwins, je serai votre professeur d'Etude de l'époque Moldue pour cette année et, si tout se passe bien, pour les années à venir...

3ème place - Sophie Prior
Reducio
Justin Comis
Le tableau représente un conseiller du roi à l'époque où poudlard à été construit. C'était un sorcier renommer pour sa justice. Il était toujours écouter, et son avis à permis de gracier plusieurs innocents accusé de meurtre qu'ils n'avaient pas commis.

25 ans inRP
Benjamine de la Pédagogie, Championne du Tournoi des Trois Sorciers, Rôtisseuse de Sang-Pur (BBQEAF), coeur du KEN et Briseuse de Rêves. La fille du FEU! Elinasorus-Rex
10 juin 2021
 INFOS RP  La Galerie des portraits


1ère place - Mahaud Joyce,
Reducio
Image

Si non lisible (ne pas hésiter à ouvrir l'image sur un autre onglet pour la voir en plus grand), voici la version texte :
Martin « Bubo » Capel (1693 — 1774),
Est un sorcier du XVIIIe siècle britannique. Il est notamment célèbre pour sa participation tout au long de sa vie à la notoriété d’une troupe d’art magique ambulante nommée Phantasmagical. Il voyagea aux côtés de comédiens, acrobates et créatures durant 81 ans, de 1707 à 1774, montant spectacles auprès de villages magiques ou autre communautés sorcières.
La spécialité de Capel, relégué à l’état de freak, était due à une malédiction d’un druide sur sa famille un siècle plus tôt, faisant pousser sur le crâne de chacun d’entre eux un Bubobulb particulièrement résistant, poussant toute leur vie durant.
À l’âge de 80 ans, âge auquel il fut peint (cf. reproduction ci-dessous) le bubobulb de « Bubo» pesait vingt kilogrammes et mesurait deux fois le visage de son porteur. Il s’éteignit un an plus tard, sévèrement touché par ce poids colossal, mais également par l’étreinte racinaire du végétal sur son cerveau.
Il est notamment l’auteur d’un roman fictionnel à l’eau de rose mettant en scène une histoire d’amour entre un champifleur et une sorcière.
Aujourd’hui, la malédiction des Capel est levée depuis bien longtemps, mais le cas de Bubo est souvent prit en exemple lors des études de médicomages spécialisés en malédictions.

2ème place - Emma Avens
Reducio
Tandis que vous vous rendiez à votre club de cuisine magique, vous remarquez un tableau dans un coin sombre du couloir. De nature curieuse, vous vous approchez pour le regarder de plus près : il s'agit d'un vieil homme qui a l'air d'en avoir vu long durant sa vie. Il vous offre malgré tout un sourire courtois. La plaque qui se trouve sous le tableau indique son nom : « Żołnierz Piekarnia ».

Lorsque, vous interrogez le référent de votre club à son sujet, vous entendez le récit suivant :

« Żołnierz Piekarnia est un sorcier polonais né en 1879 et mort en 1965. Il a fait ses études à Durmstrang, où il se démarquait par son talent pour les duels. N'ayant cependant aucun attrait pour les conflits, il retourna dans la campagne polonaise aux premières rumeurs de l'ascension de Grindelwald, de quelques années son cadet.
Il se maria avec la fille du boulanger d'un village voisin et se découvrit une passion inattendue : la fabrication de pains. Nous lui devons de nombreux sortilèges utiles à la cuisine, notamment le Sort de Levure, que nous avons vu il y a quelques jours. Quelqu'un peut-être en rappeler les bases ? »

Une personne au fond de la salle s'empressa de donner la formule du sort, « Panis Surgere », et quelqu'un d'autre compléta en mimant le geste, deux petits coups de baguette vers le haut.
Votre référent en profita pour reprendre les rênes du club et entamer le sujet de la journée, dont vous vous désintéressez bien vite. Vous n'apprenez à faire de la cuisine que pour faire plaisir à votre mère, de toute manière. Vous repensez plutôt au tableau du vieil homme dans le couloir. Quelque chose en lui vous dit que ce devait être un homme bon, mais peu bavard. Et qu'il n'avait pas tant échappé au conflit que le récit de votre référent laissait à penser. La prochaine fois que vous le verrez, vous tenterez peut-être d'entamer une conversation, qui sait ? Si toutefois vous parvenez à comprendre son polonais.

3ème place - Christina Brown
Reducio
Dans un pays bien loin de Poudlard , Matt Jones passe la fin de sa vie à regardé le feu de sa cheminée. Il ne voit plus personne : ses enfants, petits enfants, ses frères et ses sœurs... Plus personne, pourtant, il a une très grande famille.
Noël approche et le vieil homme reste seul dans sa maison.
Nous sommes le 25 décembre et Matt ne le sait même pas, mais devant sa porte un petit cadeau est posé. Mr Jones le prend dans ses mains, c'était un petit paquet rouge. Il l'ouvrit. À l'intérieur, il y avait un album photos rempli de photos représentant les personnes de sa grande famille. Une phrase écrite sur le dos du livre fit pleurer Matt, en effet sur le dos de l'album, il s'était noté : " tu nous manques. Mr Jones regarda son calendrier et s'aperçut que c'était Noël. Matt essuya ses larmes, prit son manteau et sauta dans le premier train pour aller rejoindre sa famille.

25 ans inRP
Benjamine de la Pédagogie, Championne du Tournoi des Trois Sorciers, Rôtisseuse de Sang-Pur (BBQEAF), coeur du KEN et Briseuse de Rêves. La fille du FEU! Elinasorus-Rex
10 juin 2021
 INFOS RP  La Galerie des portraits


1ère place - Siobhán Benedict
Reducio
2067, Poudlard a été relocalisé après que son ancienne directrice, Kristen Loewy, ait fait exploser la volière alors qu'elle avait bu plusieurs verres de vin. Le château est toujours entretenu et ouvert aux visites guidées depuis qu'il a été reconnu comme monument national et protégé par les conventions de l'OMPS, Organisation Mondiale du Patrimoine Sorcier.

- Mesdames, messieurs par ici s'il-vous-plaît ! Après le Hall et la Grande Salle, laissez-moi vous emmener vers la cage d'escaliers qui n'a pas fini de nous surprendre, et où j'aimerais vous montrer un tableau qui vous semblera sûrement banal, mais qui cache une histoire que j'aime beaucoup.

Le guide et la dizaine de personnes composant le groupe de visiteurs traversent le Hall et arrivent rapidement aux escaliers. A un palier du cinquième étage, aux côtés de la grosse dame siège un tableau représentant une dame aux allures distinguées, vêtue d'un bleu-violet scintillant, dont le portrait est tiré sur un fond bordeaux, sans oublier un insigne rouge et or qui trône à sa gauche.
Image
- Silence s'il-vous-plaît ! Merci.

Le guide se place dos au tableau, faisant face aux visiteurs intrigués.

- Le tableau que vous voyez derrière-moi est un portrait malheureusement trop peu connu. D'abord, assurez-moi que vous connaissez bien Godric Gryffondor, fondateur éponyme de la maison. Cette femme était tout particulièrement importante pour lui, et c'est pourquoi elle a été immortalisée dans ce fabuleux portrait, commandité au peintre en vogue de l'époque, Noreas Kernac'h.
Comme vous pouvez le voir, la dame porte une robe luxueuse, et distinguée, la fierté et l'audace transparaissent sur son visage, et il est indispensable de noter le petit blason et le fond bordeaux.

Un petit enfant sort du groupe et s'avance jusqu'au guide. Curieux, il demande :

- C'est-c'est qui la dame ?

Son père se précipite pour l'attraper par le poignet et le ramener vers lui. Le guide sourit en retour et poursuit :

- Il s'agit là de la mère de Godric Gryffondor, Abigail Gryffondor, plus connue sous son nom de jeune fille : Marjoribanks. Je suis absolument certain que vous n'avez jamais entendu parler d'elle, et c'est bien dommage puisque ses travaux influencent encore la mode sorcière de nos jours. En effet, Abigail Marjoribanks, fille d'un riche négociant en antidotes, était connue à son époque pour ses fantastiques créations textiles ! Elle est notamment à l'origine des jupons sauteurs, nommés ainsi car ils se retroussaient à hauteur de genoux dès que la sorcière les portant pointait dessus sa baguette, bien pratiques pour aller au petit coin, tremper les pieds dans l'eau à la plage ou se promener dans les herbes hautes.
Aussi... tenez, monsieur, venez par-là.


Le guide invite un vieil homme coiffé d'un chapeau conique court à le rejoindre devant le tableau.

- Voyez votre chapeau ? C'est Marjoribanks qui popularisa l'usage des chapeaux coniques chez les sorciers ! Elle en portait de toutes les tailles, mais toujours de la même forme.
Car oui, outre le fait qu'Abigail Marjoribanks était une fantastique ingénieure de la mode pratique, on lui doit aussi d'époustouflantes créations, des pièces uniques comme celle qu'elle porte sur le portrait, la Dame du Ciel, robe faite de soie, de lin et de fils d'or et d'argent brodés. On lui attribue aussi la première Robe Paon dont s'inspira Jean-Philippe Worth des siècles plus tard pour créer la sienne. Similaire, elle est la créatrice de la Robe Dahlia, elle aussi revisitée par Worth pour offrir au monde la splendide Robe Lys.


Enfin, il me semble indispensable de noter qu'elle popularisa le port des bijoux chez les sorcières de la haute bourgeoisie et l'aristocratie, en portant des boucles d'oreille de sa création que vous pouvez d'ailleurs voir sur le portrait. Le médaillon cependant est un cadeau de son mari, le comte Knightley Gryffondor. Mais qu'est-ce que ce tableau fait ici me diriez-vous ?

Godric doit beaucoup à sa mère, qui fut bien sûr une figure particulièrement inspirante pour lui, tant audacieuses étaient ses créations et ses inventions - il faut dire qu'elle amenait du nouveau, de l'incongru ! Et elle fut surtout mécène de la fondation de Poudlard, car le roi Constantin II n'était pas particulièrement fortuné, et il y avait beaucoup à réparer, reconstruire, des centaines de meubles à acheter ou faire fabriquer, des tapisseries... Ainsi, si pendant des siècles les élèves ont pu étudier dans ce bâtiment, c'est en partie grâce à cette dame !

Maintenant, si vous le permettez, j'aimerais vous montrer la salle commune de Gryffondor.


Le petit groupe suit le guide - la Grosse Dame ne bronche plus maintenant qu'il n'y a plus personne à protéger, mais Abigail Marjoribanks suit d'un regard bienveillant et maternel la troupe, comme elle le faisait une vingtaine d'années plus tôt avec les élèves de la maison fondée par son fils.

2ème place - Élizabeth Merrow
Reducio
Je me tenais droite. Devant moi, se tenait le peintre qui faisait mon portrait. Je portais une robe bleue ainsi que mon éternel collier autour de mon cou. Le joyau avait une forme oval, et dessus était gravé une épée, en hommage au fondateur de la maison à laquelle j’appartenais, Godric Gryffondor. Le peintre s’arrêta et m’appela:
-Miss Cumberbatch, venait voir le résultat !
Je m’avança à ses côtés et vit le résultat: j’étais bien là, sur un fond rouge/marron, et en haut à droite du tableau était représenté le blason de la maison Gryffondor. Je souris en observant l’oeuvre et dis:
-Bravo M. Emlyn ! Il est très réussi ! Il ira à merveille sur les murs de l’école, en compagnie des autres tableaux.
Je me dirigea vers la Grande Salle. Nous étions en 1300, soit quelques siècles après la fondation de Poudlard. Je m’appelais Iona Cumberbatch et cela faisait plus de 30 ans que j’étais à Poudlard. Après ma scolarité à Gryffondor, j’étais devenue professeur d’Histoire de la Magie, puis une dizaine d’années plus tard, j’ai été nommée directrice de la maison Gryffondor. Je marchais dans la Grande Salle, et vit qu’elle était vide. Je regarda ma montre: 22h. Tout le monde était parti se coucher. Je remonta les escaliers jusqu’à la salle commune des Gryffondor, et m’arrêta devant le tableau de la Grosse Dame:
-Bonsoir Madame, dis-je au tableau.
-Bonsoir Miss Cumberbatch ! J’ai appris par les élèves, que c’était votre dernier jour au château… Je sais bien que demain tout le monde rentre chez soi, comme nous sommes en été, mais vous pouvez encore rester une année chez nous, non ?
-J’aurai bien voulu ma chère, lui répondis-je en soupirant. Mais il est temps pour moi de céder ma place à la nouvelle génération, et de profiter des quelques temps qu’il me reste à vivre. De plus, d’une certaine façon, je serai toujours présente. M. Emlyn a terminé de peindre mon portrait, et va l’accrocher d’ici demain sur les murs de l’école.
-Ne dites pas ça Miss ! Vous êtes en parfaite santé ! J'espère que vous allez profiter de vos derniers moments ici... Excusez-moi, j’arrête de vous faire perdre du temps pour rien, vous pouvez entrer.
Je n’avais pas encore prononcé le mot de passe qu’elle ouvrit la porte. Je la remerciai et entrai. En pénétrant dans la salle commune, je vis la totalité des élèves de ma maison, debout, en souriant. Je fronçai les sourcils:
-Mais que faites-vous là à cette heure-ci ? Vous connaissez le règlement me semble t-il. Alors, au lit !
Mais personne ne bougea. Ils restèrent tous à me fixer. Je les regardai en écarquillant les yeux: c’était la première fois qu’il me faisait ce coup là. Au moment où j’allais leur répéter d’aller se coucher, un élève de septième année avança et dit:
-Au nom de tout les Gryffondor, nous n’avons pas respecté le règlement pour vous dire au revoir, tous ensemble une dernière fois.
À ces mots, ils crièrent tous des mots comme: « au revoir », « vous étiez la meilleure » etc…
Je les regardai tous, les étoiles dans les yeux. Je ne savais comment les remercier tous de ce dernier message.

3ème place - John Conner
Reducio
Il était une fois, une dame qui s'appelle Edith Perrion, habillée avec une veste bleue, qui porte une médaille au cou ainsi qu'une écharpe, et une paire de boucles d'oreilles.

Il y fort longtemps, Edith Perrion était une ancienne de Poudlard, qui était dans la maison de Gryffondor. Lorsque l'occasion s'est présenté, elle et ses camarades allaient au cours de duels. Elle adorait ça et n'a pas hésité une seule seconde à s'inscrire au club de duel.

Précédemment, Edith a également joué dans l'équipe de Quidditch de Gryffondor, mais cela ne lui plaisait pas. Après une discussion avec l'entraîneur et le professeur de balai volant, elle a finalement pris la lourde décision d'arrêter le Quidditch et de concentrer sur ses duels.

Madame Perrion enchaînait les matchs et les compétitions de duels. A force de progresser, elle finira même par devenir la championne de l'un des tournois de duels, c'est de là que vient la médaille qu'elle porte sur la photo.

Reconnue par ses exploits, elle a été embauchée en tant qu'entraîneuse dans un club de duel, non loin de Londres. Elle a également participé à l'évolution du club de duels de Poudlard.

Une fois par an, Madame Perrion venait rendre visite à Poudlard, pour assister aux tournoi de duels lorsque beaucoup d'élèves de Gryffondor participaient au match.

Tout au long de sa carrière d'entraîneuse, elle aura entraîné 521 joueurs dont treize d'entre eux qui auront gagné à eux treize dix-sept tournois annuels. Ceci prouve qu'elle était une bonne entraîneuse.

25 ans inRP
Benjamine de la Pédagogie, Championne du Tournoi des Trois Sorciers, Rôtisseuse de Sang-Pur (BBQEAF), coeur du KEN et Briseuse de Rêves. La fille du FEU! Elinasorus-Rex
10 juin 2021
 INFOS RP  La Galerie des portraits


1ère place - Charlotte Dwight
Reducio
Chers enfants, l'histoire que je vais vous raconter aujourd'hui ne se trouve pas facilement dans les livres. Vous en comprendrez peut-être les raisons à la fin de mon récit rempli de mystères. Asseyez vous bien et écoutez ma voix.
Mistral Potio était un petit potionniste de son temps. Il vécu au XVIIIe siècle, au temps où les potions étaient d'actualité mais beaucoup de recherches n'avaient pas encore été effectuées. Il vivait dans un petit village un peu perdu dans lequel il avait une certaine renommée. Il faisait parfois des déplacements afin de se ravitailler en plantes qu'il utilisait dans ses mictions. Au cours de ses voyages, il avait rencontré beaucoup d'autres voyageurs qui l'avaient accosté pour qu'il leur explique son art. Chaque instant passé à répondre aux questions des autres le rendait plus grand d'esprit et le remplissait d'une pleine satisfaction. Il faut dire qu'il aimait rendre service notre gentil Mistral. C'était un sorcier tout ce qu'il y avait de plus banal mais sa grandeur d'âme prenait sa source dans sa bonté.

Quand il rentrait de ses périples, il allait dans son village et racontait des histoires imaginaires aux enfants sur la grande place. Il parlait de chevaliers et d'épées mais aussi de paysans qui devenaient des savants, ou encore de femmes vaillantes et fières. Dans les différentes histoires, il y avait toujours un secret caché à propos des potions qui venait d'on ne savait où. Tous ses récits étaient mystérieux, il faisait attention à camoufler ses contes sous de jolies phrases alambiquées que les enfants ne comprenaient pas toujours les implications sorcières. C'était un peu son moyen de paraitre pour un savant sans l'être et de camoufler sa nature de sorcier car on ne savait jamais ce qu'il pouvait arriver.

En dehors de ses contes, le petit sorcier faisait partie d'un groupe de créateurs de potions appelé le Club Aguap. Ils se rejoignaient souvent dans une sorte de petite maison remplie d'ustensiles en verre qui semblaient très fragiles. Étrangement, on pouvait parfois apercevoir des peinture dans le fond de la pièce comme une sorte de camouflage si jamais des moldu arrivaient dans le coin. Les sorciers avaient toujours leur baguette à portée de main pour se sauver ou aménager le lieu s'ils étaient découverts .Leur sécurité était très importante et ils s'étaient d'ailleurs, très bien organisés, chacun avait un rôle lors du camouflage. Les potionnistes étaient très prudents et faisaient attention à ce qu'on ne les découvre jamais.

Ce n'était tout de même pas comme s'ils faisaient des actes dangereux pour la communauté sorcière mais ils préféraient qu'on ne mette pas trop le nez dans leurs affaires. Mistral adorait venir dans son club dont il était un des fondateurs. Les expérimentations qu'ils effectuaient avaient pour but de révolutionner l'univers de l'agriculture sorcière. Ils se basaient sur des notes potentiellement retrouvées de la fabuleuse Helga Poufsouffle. Reine de la cuisine et de la marmite, cette fabuleuse sorcière devait bien évidemment savoir faire des potion pour améliorer les récoltes. Pour ceux d'entre vous qui sont un peu plus branchés moldu, je pense que cela ressemble à des genre d'engrais.

Dans ce groupes de sorcier et sorcières qui aimaient les potions, certains étaient chargés de déposer leurs créations sur les récoltes des gens aux alentours. Ainsi parfois, la potion était une réussite et les recettes étaient fructueuses pour le paysan qui avait le bonheur de recevoir "la magie du ciel". Mais d'autres fois... Le paysan criait au scandale quand il découvrait avec horreur ses récoltes carbonisées ou on ne sait quoi d'autre pour une raison inconnue.

Ce que je vous ai pas raconté chers enfants, c'est que le potionniste Mistral ne tirait pas ses histoires de n'importe où. Il disparaissait souvent dans des contrées étranges sur les traces de recettes oubliées ou d'ingrédients mystères qu'on ne trouvait que dans des conditions extrêmes et très rares. Il allait entre autre voir son plus jeune ami Beaumont Marjoribanks qui était un botaniste passionné. Tous les deux avaient souvent des discutions passionnées autour des plantes et de leur utilisation. Ils se considéraient comme de bons amis même si l'un était plus âgé que l'autre.

C'est au cours de ses voyages que Mistral trouvait l'inspiration pour être conteur auprès des enfants moldu et sorciers. Il avait ainsi des histoires alambiquée mais pleines de valeurs à apprendre. C'était un homme bon et qui gardait les pieds sur Terre même avec son paquetage de connaissances.

Alors un jour, pour finalement immortaliser le Club Aguap qui était l’œuvre de sa vie, il demanda à un peintre de venir effectuer un tableau pour laisser une trace de son histoire. Il y figure avec ses deux grand amis Emile Perche et Hilder McConnan qui le secondent dans la création d'une potion pour rendre des fruits plus résistants au froid. En effet à cette période là, un volcan situé en Islande nommé le Laki venait d'entrer en éruption créant un hiver volcanique terrible en Europe. La température en avait diminué et les Aguapiers avaient réagit en conséquence pour tenter de protéger quelques récoltes du gel et limiter le désastre qui eut lieu ces mois de disette.

Ils réussirent à faire quelques essais mais malheureusement, ils n'eurent pas le temps de terminer leurs recherches. Le vieux Mistral commençait à fatiguer et avait du mal à courir les champs pour sauver les précieux végétaux qui servaient de nourriture. Son dernier voyage pour aller chercher des herbes chez son ami c'était bien passé mais alors qu'il revenait avec peine chez lui, il avait aperçut une colonne de fumée dans le quartier où se situait son atelier. C'est alors que le plus rapidement possible, il s'y était dirigé. Seulement le temps qu'il y arrive, le feu avait déjà tout embrasé. Ce jour là, il avait tout perdu, son club et toutes les recettes originales qui n'avaient pas été protégées étaient parties en fumée. Il y était bien retourné quand les flammes s'étaient arrêtées, mais seuls quelques documents restaient. Toutes ces années de recherches, sa vie pour les potion, tout s'était envolé. Il ne restait malheureusement plus grand chose d'exploitable.

Après ce jour maudit, il s'en était voulu, au point de couper tous les ponts avec ses amis quels qu'ils soient. Il s'était alors terré chez lui en vivant comme un ermite pour les jours qu'ils lui restaient à vivre.

Si on retourne désormais dans sa maison, on peut voir qu'elle s'est transformée en sanctuaire et est très protégé par les descendants d'Emile et Hilder. Des fouilles ont été effectuées dans le plus grand respect du propriétaire pour retrouver les recettes et ses expérimentations restantes. Pourtant, rien n'a été trouvé à ce jour.

Peut-être que cette histoire est en vérité fausse et qu'aucun des manuscrits n'a pu être sauvé ? Peut-être qu'ils sont tellement bien caché que même des spécialistes sont incapables de les trouver ? Ou alors, les amis du bon vieux Mistral sont peut-être venus le retrouver trop tard et sa maison a-t-elle pu être pillée ? Toutes ces questions demeurent en ce jour sans réponse. Mais si jamais vous voulez vous aventurer dans les méandre du Club Aguap, il vous faudra être protégé car de sombres mystères tournent autour de cette maison.

Peut-être que vous pourriez commencer par analyser le tableau peint par Mister Fiolitas pendant l'année 1783 ?
Voilà la fin de mon histoire. En vous voyant bailler, il me semble que c'est l'heure pour vous d'aller vous coucher. Faites de beaux rêves, enfants de l'espoir.

2ème place - Mara Wagyl
En attente de la réponse de l'auteur...

3ème place - Deryn O'Connors
Reducio
Jack se concentrait, faisant abstraction du brouhaha ambiant dans le petit pub du Black Sheep où il s'était installé en ce jour de décembre. Sa première cliente était arrivée de bonne heure. Avec le retour du froid humide, les gamins tombaient tous malades et c'est sans surprise qu'elle lui avait commandé un flacon de " remède qui fait fumer les oreilles". Jack avait récupéré quelques pièces et fourni la pimentine. Peu avant midi, il n'avait pu s'empêcher de sourire en faisant teinter dans sa poche la coquette somme qu'il venait de recevoir pour un filtre d'amour. C'est sur cette potion qu'il travaillait encore quand les clients du pub avaient commencé à se faire plus nombreux pour la pause déjeuner. D'habitude, ça ne le dérangeait pas. Il aimait écouter d'une oreille les petites histoires des uns et des autres. On lui fichait la paix. Il était connu comme le vieux botaniste aux herbes magiques. La plupart des gens le prenait pour un charlatan, un excentrique pas bien méchant mais depuis quelques jours, des regards peu amènes se posaient sur lui, faute aux nouvelles annonces du gouvernement. En pleine période électorale, le partie cléricale tentait d'effrayer les populations avec satan et ses ignobles serviteurs pratiquant la sorcellerie.

Le repas se terminait alors que Jack approchait de la touche finale, l'ajout du cheveu de la personne qui allait faire fondre celui qui boirait cette potion nacrée, la discussion entre deux bonshommes visiblement encouragés par la consommation de quelques pintes de guiness pour accompagner leur repas attira son attention. Ils tenaient à la main un papier, ou plutôt un torchon se dit Jack, qu'ils se mirent à lire à voix haute en s'approchant du potioniste.

- Écoutez ça. Vous reconnaîtrez les serviteurs du mal à un accoutrement peu orthodoxe et à leurs pratiques douteuses. La sorcellerie s'exerce à l'aide de baguette en bois offerte par le démon lui même ou par le biais de breuvages illicites causant chez les personnes qui les ingérent des effets désastreux. Je trouve que tu ressembles beaucoup à cette description toi. Avec tes fioles et tout ton bric à bras.

Des volutes de fumées s'élevèrent du petits chaudron et une délicieuse odeur envahie les narines du sorcier. Rose et Jasmin avec une odeur d'herbe fraîchement coupée. Aussitôt les paroles de sa belle Églantine lui revinrent en mémoire : Méfie toi Jack. Les patrons des pubs te laissent encore faire ta tambouille dans un coin car tu attires quelques clientes mais ça ne va pas durer. Il fallait gagner du temps et disparaître avant d'avoir des ennuis.

- Vous pensez vraiment que ces sirops parfumés sont magiques ? Je ne suis qu'un botaniste qui essaye d'améliorer son quotidien en vendant quelques remèdes de grands-mères. Tout en parlant, il versa le contenu du chaudron dans le flacon remis par la cliente et rassembla le plus rapidement possible ses affaires dans son chaudron encore chaud. Et je vais d'ailleurs vous laissez la place. J'ai assez cuisiné pour aujourd'hui. Sentez cette bonne odeur. Se faisant, il plaça la fiole ouverte sous le nez du premier des deux hommes à sa portée. Il ne prenait pas de risque avec l'Amortentia, elle sentait bon pour tout le monde. Puis il glissa à contre cœur une pièce dans la main du deuxième. Buvez donc un verre à la santé du vieux botaniste que je suis et profitez de votre jeunesse.

Sans demander son reste, il déposa fébrilement le précieux flacon sur la table de la cliente qui surveillait son manège depuis un moment, craignant sans doute de ne pas en avoir pour son argent et, à défaut de poudre de cheminette, il prit la poudre d'escampette. Sa carrière de guérisseur moldu touchait peut-être à sa fin.

25 ans inRP
Benjamine de la Pédagogie, Championne du Tournoi des Trois Sorciers, Rôtisseuse de Sang-Pur (BBQEAF), coeur du KEN et Briseuse de Rêves. La fille du FEU! Elinasorus-Rex
10 juin 2021
 INFOS RP  La Galerie des portraits


1ère place - Charlotte Dwight
Reducio
Marie Clipperton est née dans les années 1550. Elle a vécu dans une famille plutôt aisée en essayant toujours d’esquiver les conventions sociales. À onze ans, elle entre à l’école de sorcellerie de Poudlard pour étudier la magie. C’était une fillette très timide et elle avait du mal à se faire des amis. Pourtant elle réussit à s'intégrer dans un groupe de fille avec lesquelles elle travailla beaucoup pour avoir les meilleures notes de sa promotion. Elle finit Poudlard avec une moyenne d'Optimal dans toutes les matières de l'école.

Elle souhaite ensuite aller étudier les runes dans une écoles spécialisée, seulement à l'époque ce sujet n'est pas très bien connu et il y a peu de ressources. Elle n'arrive à dénicher aucune école proche de chez elle. De plus, la jeune femme est interrompue dans ses recherches par sa famille qui trouve cet avenir bien inadapté pour une jeune fille de son nom. La femme retourne alors chez elle sans poursuivre ses études. Dans sa famille, il est nécessaire de bien connaitre les chiffres et de savoir s'en servir. En effet, les membres de la famille gèrent une fortune nationale basée sur un commerce d'ingrédients pour baguette dans toute l'Europe. Ils offrent des ingrédients de qualités différente pour pouvoir toucher tous les membres de la société. Leur entreprise s'appelle "Clipperton and reliability". Par ce nom, ils prouvent qu'ils recherchent toujours la qualité en fonction de la demande.

Marie arriva à un moment où l'entreprise familiale avait besoin d'un nouveau comptable et elle put par défaut se former dans cette entreprise. Elle devint alors une experte dans ce domaine et aida beaucoup la société mais plus le temps passait, plus elle pensait à ses rêves à la sortie de Poudlard. Elle rêvait de consacrer sa vie aux recherches runiques, de pouvoir parcourir le monde à la recherche de leur création et d'experts en la matières. En ce même temps, Marie est pressée par ses parents et ses frères pour trouver un mari digne de ce nom qui pourrait enrichir et faire profiter la famille.

La jeune femme décide donc de s'enfuir un matin pluvieux de Novembre 1580. Ce jour-là, elle décide de laisser vivre ses rêves de participer pleinement à la découverte des runes. Marie Clipperton commence tout d'abord par renouer avec ses contacts d'entant et prend un rendez-vous avec son groupe d'amies. Je ne vous ai pas dit que ces jeunes filles avaient décidé de donner un nom à leur groupe pour se motiver à rester ensemble le plus longtemps possible. En effet, elles pensaient qu'avoir un nom donnait une âme à un groupe d'ami. Marie s'en va donc en Pologne retrouver les quatre Serdaigle des "Cinq sœurs grises". Pendant tout son périple, la jeune femme vécu cachée pour que sa famille ne la retrouve pas. Vous me diriez qu'elle est partie tellement loin de l'Angleterre qu'elle devrait se sentir en sécurité mais ce n'est malheureusement pas le cas. Sa famille est très puissante dans le monde de la magie et il pourrait y avoir des espions partout.

Alors qu'elle arrive enfin en Pologne, la jeune femme fête son retour avec ses amies et elles se mettent enfin à discuter. Vous devez vous demander où je souhaite en venir mais pas d'inquiétudes, tout vient à point qui sait attendre.

Le lendemain de cette soirée bien arrosée, les Cinq sœurs grises décident de partir à la découverte des runes ensemble. Elles avaient toujours été passionnées des découvertes et en bonnes Serdaigles, elles étaient avides de savoir. Chacune des sœurs avait, contrairement à Marie, pu vivre leur vie à loisir pendant la dizaine d'année qui les séparait de Poudlard et elles voulaient désormais faire profiter de leur expérience à Marie. Elles avaient appris l'Arithmancie, la Divination mais elles avaient également beaucoup étudié l'Histoire de la Magie et des Moldus abandonnant certes un peu Miss Clipperton.

Après plusieurs années de recherches et sans aucun contact avec sa famille. Marie était devenue une femme épanouie et après avoir pu vivre sa passion en découvrant plusieurs origines de runes et des utilisations très différentes de runes, elle choisit de revenir en Grande Bretagne, plus particulièrement en Ecosse, pour construire un institut de magie nommé L'académie d'études de Runes. Elle et ses sœurs mirent toute la fin de leur vie à faire prospérer cette école, attirer de jeunes gens intéressés et trouver des professeurs méritant.

Le tableau la représente elle, en tant que Directrice assurée et stricte de cet endroit. Bien sûr, sa tenue est un vestige de son éducation qu'elle n'a pas su oublier. La bague qu'elle porte au doigt est finalement un signe de son mariage avec un Polonais qu'elle a rencontré dans son voyage avec ses sœurs. Pendant leur périple, elles ont toutes pu faire de belles rencontre. Si elle ne parait pas vraiment heureuse sur le tableau, en vérité elle adore désormais sa vie mais n’apprécie pas trop le contact humain étant un peu solitaire. Poser pour ce tableau a dû la déranger très fortement.

Marie a définitivement coupé les ponts avec sa famille pendant toute la fin de sa vie sauf avec un de ses jeunes frères qu'elle a réussi à convaincre de venir habiter dans son académie. Ils enseignent désormais ensemble l'histoire de la Magie mêlée à l'histoire des runes et aux applications concrètes de runes. Marie continuait encore de se déplacer à travers le monde pour rencontrer certains de ses collègues au fur et à mesure de ses découvertes.

La directrice finit sa vie sans enfant, heureuse pendant un de ses voyages par-delà les montagne laissant la direction de l'Académie à une des filles d'une de ses sœurs qui était aussi passionnée qu'elle et chez qui elle avait trouvé un talent fabuleux. Elle avait un âge vénérable et s'est envolée dans son sommeil dans le fin fond des États-Unis. Son école fait toujours partie des écoles auxquelles vous pourrez postuler en sortant de Poudlard et je vous la recommande si vous souhaitez étudier les runes.

2ème place - Eridan Lowell
Reducio
L'histoire d'Elizabeth Selwyn commence au printemps 1589, alors qu'elle pousse son premier cris. Bien que de santé fragile, le poupon aux joues roses s'accroche à la vie et fait le bonheur de ses parents, déjà comblé par un héritier de deux ans son aîné. Promise à un bel avenir et un beau et avantageux mariage, la demoiselle grandit sagement dans le manoir familial, propriété nommée Pemberley, situé dans le Derbyshire. Education stricte dispensée par sa mère et quelques professeurs particuliers, la jeune fille se montre particulièrement studieuse et curieuse et c'est sans réellement surprise, au vu de son caractère, qu'elle rejoint la maison de Serdaigle à son arrivée à Poudlard.

C'est à l'école de sorcellerie qu'elle rencontre Ralston Potter, un garçon tout à fait charment, ami de son frère. Épris de la jeune fille, Ralston commence à la courtiser alors qu'elle fêtait ses quinze ans et s'empresse de demander sa main à son père. Sensible à ses charmes et sa passion, la jeune fille plaide en faveur du garçon auprès de son père, ce dernier se montrant hésitant, trouvant que le fils aîné des Potter était encore trop jeune et n'avait pas une place suffisamment élevée dans la société. Ralston décide d'entrer au Ministère et se met en tête de siéger un jour au Magenmagot. L'ambition du garçon marque des points et il est convenu que Ralston et Elizabeth se marieront à la fin de la scolarité de la jeune fille.

Ce portrait d'Elizabeth, dorénavant, Potter, a été réalisé peu après son dix-neuvième anniversaire et quelques jours après l'annonce de sa première grossesse, sous l'impulsion de son époux. Ce dernier avait d'ailleurs dû batailler ferme pour qu'elle accepte de poser, argumentant qu'il voulait garder en souvenir ce doux moment. Hélas la jeune femme décéda en couche, mettant au monde un garçon. Fou de chagrin Ralston se plongea dans le travail et oeuvra le reste de ses jours à l'apaisement des tensions entre sorcier et moldu, prônant la mise en place du Code International du Secret Magique plutôt que la guerre.

3ème place - Mahaud Joyce
Reducio
Cliquez pour ouvrir le livre :
Quelques Sorcières Puissantes au Royaume Uni, page 232.

Reducio
Adda Bowen femme d'Ieuan Powell, est une sorcière galloise et une grande potionniste, connue pour être l’inventrice du Philtre de Paix, mais aussi pour être d’une grande violence envers le sexe masculin.

Née en 1599 et morte 1662, cette jeune femme de bonne famille est mariée très tôt à un homme plus vieux qu’elle de 20 ans du nom d'Ieuan Powell (1578 – 1622). Le mariage eut lieu en 1615, et tout d’abord consentante à cette union qui l’élèverait dans la société, elle se retrouve bien vite délaissée et ennuyée par cet homme qui passe ses journées à côtoyer maîtresses et tables de jeux. Lorsqu’il devint violent à son égard, elle décide d’utiliser ses compétences en potion pour le calmer. Malheureusement, dès sa quatrième tentative, elle lui inflige une trop forte dose qui le laissera lymphatique et végétatif jusqu’à sa mort (trois ans plus tard). Pratiquant un veuvage très poussé afin de rester indépendante, Adda Bowen Powell put donc s’adonner à l’art des philtres, utilisant en guise de cobaye, les hommes qu’elle trouvait détestables, ou responsables du malheur de bien des jeunes sorcières. Elle fut l’autrice d’ouvrages très controversés politiquement, notamment pour une de ses phrases : « Les sorcières sont les seuls êtres doués d’intelligence sur cette Terre. Les hommes et sorciers ne trouveront leur véritable place qu’à nos pieds pour les masser. » Elle mourut de mort naturelle à l’âge de 63 ans). Son nom fut repris par la suite dans la société secrète de sorcières FURIE (Femmes Unies contre les Racailles et Idiots à Exterminer), lors des réunions lorsqu’on employait l’expression « faire une Adda », c’est qu’on voulait mettre hors d’état de nuire un mari encombrant.
C’est une sorcière que l’histoire a laissée de côté, mais dont il nous reste sa fameuse recette de Philtre de Paix et un tableau commandé par une admiratrice en 1624.

25 ans inRP
Benjamine de la Pédagogie, Championne du Tournoi des Trois Sorciers, Rôtisseuse de Sang-Pur (BBQEAF), coeur du KEN et Briseuse de Rêves. La fille du FEU! Elinasorus-Rex
10 juin 2021
 INFOS RP  La Galerie des portraits


1ère place - Leo Ginger
Reducio
Seán ó Conchobhair
Note de l'auteure: En grimpant les escaliers de la Tour Nord, on trouve à environ deux tiers de la montée le portrait de Seán ó Conchobhair finement encadré de bois. Moi-même ne montant jamais dans cette tour, je n'avais nullement conscience de son existence - du moins pas avant le jour où, ayant oublié le mot de passe de la Grosse Dame, je fus contrainte d'attendre deux bonnes heures devant la salle commune à papoter avec la gardienne. Enfin, en réalité c'était plutôt elle qui me parlait, me racontant dans son monologue l'histoire de Seán ó Conchobhair, tandis que j'écoutais sagement, espérant qu'elle fasse preuve de pitié pour ainsi me laisser passer quand même... Dire que le mot de passe était "échec et mat'nant le jus d'citrouille"! L'indice m'était passé sous le nez. Voici donc l'histoire de Seán ó Conchobhair, joueur d'échecs de la tour Nord. En espérant qu'avec ceci, personne n'ait à attendre une heure devant la salle commune faute de le connaître.
Seán ó Conchobhair était originaire de la ville de Cork en Irlande et très très très fier de l'être. En réalité, il était si fier de son pays natal que, même en ayant été réparti à Serdaigle en 1856, il continua de ne porter qu'exclusivement des robes de sorciers couleur verte - chose qui prêta maintes fois à confusion et incompréhension et qui doit probablement être la source de cette unique information qu'on possède quant à son temps d'avant Poudlard. Enfin pas tout à fait, j'y reviendrai. Seán était donc un Serdaigle irlandais perçu comme très étrange par ses jeunes camarades. Refusant dans un premier temps de s'exprimer différemment qu'en gaélique irlandais, il se vit rapidement collé l'étiquette de l'excentrique de la tour (de Serdaigle, en l'occurence). Il n'était néanmoins pas solitaire, bien au contraire: régulièrement, l'irlandais rassemblait autour de lui tout un tas de curieux. C'est que le Serdaigle portait constamment sur lui un jeu d'échecs version sorcier et passait ses journées à échafauder des plans, analyser des positionnements ou affronter ceux qui s'y osaient... car bien rapidement, les élèves de Poudlard, mêmes les plus érudits et réfléchis parmi disciples de Rowena furent contraint de constater que le jeune homme était imbattable.

Le jeu lui fut offert et appris par sa mère. Encore gamin, il jouait déjà chez lui en Irlande et n'abandonna point ce passe temps en entrant à Poudlard. Seán était un petit phénomène. Dès qu'il avait un moment libre, il installait son jeu sur une table, au sol, ou parvenait même de convaincre d'autres élèves de faire flotter d'un Wingardium Leviosa le plateau à côté d'un banc ensoleillé. Seán ne jouait qu'avec son propre jeu d'échecs et qu'avec les figures blanches. Quand il s'adressait à l'une d'elle, c'était par son nom - des noms de figures emblématiques irlandaises. Ainsi, Reine Maëva était flanquée par Morholt lui même à côté d'un Fingal l'Intrépide... Mais la pièce clé du jeu de l'irlandais étaient les tours. Solides bases des stratégies les plus farfelues, des actions les plus surprenantes et imprévisibles toujours soldées d'une victoire. Une fois le roi adverse intelligemment bloqué, il se levait en s'exclamant: "échec et mat'nant le jus d'citrouille" (le petit club de fan qu'il rassembla avec le temps avait ainsi toujours un verre de jus de citrouille à portée de main pour satisfaire leur héros et vainqueur). Bientôt, l'excentrique de la tour devint la tour excentrique - un unique remis, mais pas battu une seule fois en sept années de scolarité.

On ne sait pas exactement ce que l'irlandais devint à la sortie de Poudlard. Certains prétendent qu'il parcourut les bars de Grande-Bretagne et surtout d'Irlande à la recherche d'adversaires, mais ne se serait jamais aventuré vers d'autres horizons, le seul jus du citrouille acceptable étant celui des îles. Toujours est-il que deux décades plus tard, on installa son Portrait à Poudlard. Mais si le Seán ó Conchobhair en chair et en os savait rassembler les foules, son portrait est aujourd'hui solitaire. On le verra souvent assis à une table, devant son jeu d'échec en attendant patiemment que quelqu'un - autre portrait ou élève vienne lui disputer une partie.... C'est qu'il n'a pas de chance aussi d'avoir fini dans la Tour Nord! Il n'y a que peu de cadres dans cette partie du château. Et selon une récente étude du Chicaneur , les étudiants en rune et en divination seraient les sorciers les moins doués en échecs magique....

2ème place - Deryn O'Connors
Reducio
Je me languissais de ma douce contrée, tentant de me divertir comme je le pouvais. Voilà bientôt dix ans que nous étions ici, au porte de la ville de Troie. Dix ans que nous tenions le siège. Dix ans que notre honneur nous empêchait de rentrer sans la belle Hélène. Dix ans....

Depuis dix ans, les hommes s'occupaient comme ils pouvaient. Certains s'amusaient à piller les villages alentours, à malmener les femmes et les enfants. Moi, Palamède, je n'y trouvais aucun intérêt. Je consacrais donc mes journées à réfléchir, à créer et à chercher. Mes réflexions me menaient de ci, de là, au gré du temps. Je perfectionnais le monde à ma manière, en permettant aux hommes de noter, de compter, de progresser d'une façon ou d'une autre.

Ce jour là, je jouais aux échecs, un jeu venu des provinces Orientales. Un jeu de stratégique qui me plaisait car il poussait à analyser et à innover pour venir à bout des stratagèmes établis pas l'adversaire. Cependant, ce jour-là, même ce jeu m'ennuyait. J'avais besoin d'actions, de mouvements, de surprise pour changer notre quotidien d'attente et d'observation et j'étais loin d'être le seul dans ce cas là. Certains hommes commençaient à se titiller, à se chercher. Les choses allaient mal finir si nous restions ainsi encore trop longtemps. Soudain une idée me vint en contemplant les pièces de l'échiquier. Après un regard malicieux vers mon adversaire du jour, je murmurai en un souffle : Piertotum Locomotor Aeternum.

Puis, au lieu de tendre la main, je lançai un ordre sec vers le cavalier qui se trouvait devant moi. Sous les yeux ébahis des personnes avoisinantes le petit cheval se mit en branle et fracassa à grands coups de sabots le pion qui se trouvait sur la case de sa destination. Un grand éclat de rire envahit la pièce et un attroupement se forma autour de nous. Même Ulysse qui pourtant me détestait ouvertement se joignit à la troupe.

La partie s'avéra fort complexe car en plus des ruses de l'adversaire, nous devions désormais parvenir à faire collaborer nos pièces qui, pour certaines, avaient parfois leur mot à dire. Le fou blanc, mon fou, fit rire toute l'assemblée à gorge déployée en expliquant qu'il ne comptait pas se faire ensevelir par une tour déchaînée pour plaire à un type avec bonnet scythe délavé et mal cousu de surcroit. Il fallut que j'ôte mon chapeau pour que ce misérable accepte enfin d'obéir à mes consignes et que la partie puisse continuer.

Alors que le roi adverse semblait plus qu'en difficulté, Ulysse qui semblait somnolé parmi les autres spectateurs, sauta soudain tel une gorgone en saisissant une de mes figurines.

"Je sais !" s'exclama t'il. "Nous allons leur faire cadeau d'une statut vivante comme les pièce de l'échiquier de Palamède ! Nous allons construire un cheval immense et la nuit venue, tel le cavalier toute à l'heure nous rentrerons en action pour massacrer les troyens cachés depuis trop longtemps derrière leurs remparts !"

Après un temps de surprise et d'échange de regards, les hommes, content d'avoir une tâche à effectuer, se levèrent et se mirent en action pour fabriquer le cavalier des enfers troyens.

Ainsi, en ce jour, naquirent deux célèbres inventions qui ont marqué à jamais les mémoires : le cheval de Troie et les échecs sorciers.

3ème place - Charlotte Dwight
Reducio
Dallan Kapil, un voyageur tout court devenant un Voyageur en Tapi


Dallan Kapil est né aux alentours de l’an 1800 dans un petit village d’Inde lors d’une nuit remplie d’étoiles, avec un ciel très clair. Sa mère était une petite paysanne sans prétention et son père un éleveur de Vembur, un mouton originaire du pays. Petit, il était d’ores et déjà très intelligent et surpassait dans tous les domaines ses camardes du même âge. Pourtant sa condition sociale ne lui permettait pas de faire de grande choses, il grandit donc tranquillement dans la petite ferme de sa famille jusqu’à sa majorité. Ses deux parents étaient bien évidemment des sorciers mais ils avaient choisi de se tourner vers l’élevage afin de cacher leur magie aux moldu. C’est pourquoi Dallan vécu dans une semi-ignorance de son appartenance au monde sorcier jusqu’à ce qu’il soit en âge de le découvrir.

Aux alentours de ses douze ans, le jeune garçon fut envoyé par ses parents chez un précepteur sorcier qui lui appris les rudiments de la magie et qui lui fit don d’une baguette qui semblait avoir été étrangement taillée pour lui. Le précepteur était également appelé Le Moine dans la région. En effet, l’endroit où Dallan avait été recueilli étaitune sorte de monastère assez grand et composé de plusieurs ailes. Pourtant, le vieux précepteur sorcier vivait seul dans sa grande bâtisse, personne ne savait pas vraiment pourquoi.

Ici, le petit campagnard apprit la vie et un lien très fort grandit entre le vieil homme et le jeune garçon. Il apprit à se servir de sa baguette pour lancer des sortilèges toujours plus puissants mais tous ceux qu’il apprit en ces lieux étaient bons et beaux. Plus le temps passait, plus il devenait fort et son intelligence fut décuplée. Il revenait peu dans sa famille et c’est lors d’un de ses retours qu’il apprit l’existence d’une sœur qu’il ne pu pas apprendre à connaitre au vu du peu de temps qu’il passait à la ferme. Les deux enfants grandirent comme des inconnus et pourtant inconsciemment, ils étaient tous les deux étrangement liés.

Quand Dallan atteint l’âge de dix-huit ans, il quitta Le Moine pour voyager dans le monde et rencontrer des gens de son âge. Il fit le serment à son protecteur de lui envoyer des lettres et il ne l’oublia pas.

C’est maintenant que nous arrivons dans le vif du sujet. L’indien parcourut tout son pays de long en large à pieds. Il y passa plusieurs années de sa vie en faisant des petits travaux pour les habitants des villages dans lesquels il passait pour se faire un peu d’argent. Il s’aidait toujours un peu de la magie délicate que lui avait enseigné Le Moine. Il était très intelligent, simple mais également foncièrement gentil.

Dans une ville un peu plus grande, il découvrit une industrie sorcière qui faisait rage chez les sorciers asiatiques. C’était bien évidemment une entreprise de créateurs de tapis portant le nom d’Atchyco. Ici, il développa plusieurs passions. Étant déjà mordu du voyage, il s’intéressa au fonctionnement très complexe des tapis volants mais tout intelligent qu’il était, il se lança également dans les jeux de sociétés. Chez les sorciers Indien, le jeu de dame est très répandu et encore plus dans l’entreprise Atchyco. En effet, tous les sorciers qui travaillent ici savent y jouer et entrainent quiconque voulant apprendre toutes sortes de stratégies dans le jeu. Bien sûr, cette version est teintée de magie et il faut nécessairement savoir apprivoiser les pièces sinon elles ont tendances à n’en faire qu’à leur tête.

Après dix longues années d’errances dans le pays sans jamais revenir là où habitait à cause de la distance à parcourir, Dallan Kapil vingt-huit ans se posait enfin dans un lieu sage et apprenait un métier qui lui convenait.

Fort de l’expérience qu’il possédait, il mit tout en œuvre pour inventer de nombreux stratagèmes pour rendre les tapis de plus en plus performants, plus puissants et solides. C’était pour lui un moyen sûr de retourner voir sa famille. En effet, l’Inde était grande et transplaner sur de si longues distances était compliqué. Et même s’il aurait pu y penser, il refusait de prendre le risque de se déplacer de cette manière qu’il trouvait trop dangereuse. En revanche, les tapis le fascinaient et il y songeait jour et nuit.

Plus le temps passait, plus Dallan le créateur de tapis avait du travail mais plus il passait également de temps à jouer. Il avait désormais son jeu de dame Indoue personnel qu’il avait commandé à un artisan sorcier travaillant le bois. Il l’utilisait parfois mais peu souvent craignant de l’abimer. Il le gardait seulement précieusement en s’occupant des pièces afin qu’elles ne perdent ni leur éclat ni leur forme. Il jouait souvent seul et il envoyait assez régulièrement des lettres à sa famille pour échanger des banalités.

Cinq ans étaient encore passés sans qu’il ne retourne dans sa contrée natale et le voyage commençait à lui manquer. Il était alors devenu un sorcier très respecté des environs et le dirigeant d’Atchyco lui avait laissé sa place à la tête de l’entreprise. Il avait désormais sous sa responsabilité une petite dizaine de sorciers et le sous-directeur pourtant bien plus âgé était capable de reprendre les rênes du commerce sans lui. Il monta alors sur son tapis en poils de demiguise mêlés à une multitude de petites écailles de dragon qu’il avait choisies pour leur solidité. Il avait lui-même enchanté son tapis et était le seul à pouvoir monter dessus sans qu’il ne le jette sur le sol. En effet, le tapis avait une sorte d’intelligence propre, dont il s’était inspiré du jeu de dames sorcières.

Le tableau le représentant a été peint juste avant son départ pour la ferme de ses parents. L’artiste l’ayant réalisé était un grand peintre sorcier nommé Mister Fidalis. Il était très connu par-delà le monde et avait une manière de peindre hors du commun. Il peint Dallan lors d’une grande partie de dames entre lui et son maitre, l’ancien directeur de la firme. L’expression pensive et la grande réflexion que trahissent son regard étaient caractéristiques de l’indien.

Une fois que cela fut fait, Mister Fidalis était reparti avec le tableau dans ses bagages et lors d’une rencontre dans la grande école de sorcellerie de Poudlard, il l’offrit à la directrice de l’époque.

Revenons à notre cher Monsieur Kapil. L’homme retourna donc dans sa famille et fut surpris de retrouver sa plus jeune sœur encore au foyer. Ayant pris seulement quelques nouvelles au cours des précédentes années, il apprit que sa sœur ne pouvait pas vraiment se déplacer de la maison étant très fragile Fou de chagrin devant cette incapacité à voyager qui aurait été si terrible pour lui et qui l'était tout autant pour sa cadette, il informa sa firme, qu’il ne reviendrait pas et qu’il laissait le soin à son sous-directeur de continuer les opérations.

Il se rendit ensuite dans le vieux monastère où Le Moine l’attendait. Celui-ci ne devait finalement pas être si vieux que cela parce qu’il était encore en pleine forme. Tous les deux travaillèrent sur une forme de magie permettant de protéger le tapis magique de Dallan de toute agression extérieure. Après deux ans de dur labeur, les deux hommes purent enfin arriver à un résultat satisfaisant. C’est ainsi que Dallan et sa sœur Mirian quittèrent l’Inde sur le tapis pour s’en aller loin de tout et que le garçon lui fasse visiter le monde et voir du pays.

A la fin de son périple, l’homme s'arrêta à Poudlard au même moment que le peintre qui lui signifia l’endroit où son tableau était entreposé. Suite à cela, le frère et la sœur décidèrent de rester dans l'école pour se reposer un long moment après leur périple. De plus, dans ce lieu ou seule la magie régnait, sa sœur était en sécurité. Peu de temps après son arrivée, Dallan se vit proposer le poste de professeur d’Histoire de la Magie après que son prédécesseur fut parti à la retraite.

Les deux personnes devinrent ainsi célèbres dans le château et le tableau fut bien exposé dans le couloir où se trouvait la salle du fameux professeur. Ils continuèrent tous deux leur vie dans le château en correspondant régulièrement avec leur famille restée en Inde. Mirian eut des enfants avec un sorcier britannique, professeur également à la même époque. Après de longues années la sœur décéda de maladie. Pour ses derniers instants de vie, Dallan rentra en Inde sur son fidèle tapis et fini ses jours dans le monastère du Moine qui était décédé de langues années auparavant en méditant et en se reposant pour les années à venir.

C’est ainsi que Dallan Kapil vécut une vie pleine d’aventures et que son tableau fut entreposé dans les couloirs de Poudlard.

25 ans inRP
Benjamine de la Pédagogie, Championne du Tournoi des Trois Sorciers, Rôtisseuse de Sang-Pur (BBQEAF), coeur du KEN et Briseuse de Rêves. La fille du FEU! Elinasorus-Rex