Moctobres
Jeudi 21 juin 2046
Couloirs
Couloirs
ESPRIT
⋯
⋯
Te voilà dans la salle de répétitions en train de jouer les derniers accords d’un morceau au piano. Tu laisses les notes résonner pendant un instant, avant de relâcher la pression que tu exerçais sur les touches. Tu gardes tes mains où elles sont le temps de jeter un oeil à ta partition pour évaluer ta prestation du jour. Satisfaite, tu quittes la pièce en embarquant ton cahier.
Tu descends rapidement les escaliers pour rejoindre la Grande Salle, l’heure du repas s’approchant. Tu t’arrêtes net lorsque tu aperçois quelques fantômes dans le couloir, près de toi. Tu les observes un instant ces esprits sans corps. Dans quelques heures à peine, tu ne seras plus au château mais eux ne peuvent pas faire le choix de s’en écarter s’ils en avaient envie. En ont-ils envie, d’ailleurs ?
Tu restes là un long moment et tu les fixes pendant tes intenses réflexions. Tu ne fais pas vraiment attention au reste, tu es d’un coup prise d’empathie pour eux. Ils ne sont pas libres et peut-être est-ce quelque chose qu’ils regrettent de ne pas avoir. Comment as-tu fait pour ne pas voir les choses de cette façon jusqu’à présent ?
Tu hésites à leur poser des questions, ils semblent occupés et tu ne sais pas vraiment si une telle réflexion ne serait pas un peu déplacée à leurs yeux. Tu ne bouges donc pas, le temps de reprendre tes esprits et d’avoir fait le tour de la question avant de te remettre en route : tu aimerais ne pas avoir la tête ailleurs alors que tu vis les derniers moments au château avant deux mois de vacances.
Etudiante à l'IMSM - filière potion, spécialité enseignement | #4682B4
« Poufsouffle refoulée ayant été répartie à Serpentard, se proclamant Gryffondor et se faufilant parmi les Serdaigle » E.D.
« Poufsouffle refoulée ayant été répartie à Serpentard, se proclamant Gryffondor et se faufilant parmi les Serdaigle » E.D.
Moctobres
Une année entière. Elle avait eu une année entière pour explorer les recoins du château, chasser les mouches et nager dans toutes les zones du lac. Il avait pourtant fallu que Mademoiselle Diphda soit introuvable à ce moment précis ; alors que Lydia souhaitait rassembler ses affaires.
« Merlin mais c’est quoi cette blague ! » souffla-t-elle en accélérant le pas. Rien de vert ici ; encore moins de grenouille par là.
La petite Holmes sentait le rouge lui monter progressivement aux joues. « Je vais vendre les cuisses de cette imbécile à un restaurant français ! » s’énerva-t-elle carrément.
Elle fut stoppée dans sa course par un amas de chair, c’est à dire un corps qu’elle connaissait plutôt bien. « Oh désolée Lili, je suis à la recherche de... » Elle réprima sa phrase au fond de sa bouche ; jamais la préfète ne perdrait son animal et elle devait se montrer à la hauteur. « À la recherche d’un esprit, je voulais leur dire au-revoir. »
Elle en toisa un de bas en haut. Ce sentiment d’enfermement dans un corps, qui ne pourrait jamais évoluer, devait être très étrange. Les fantômes étaient des enfants insomniaques de la mort, attendant vainement un marchand de sable libérateur. Les pauvres ; ils pouvaient avoir raté leur vie, désormais on leur faisait vivre leur mort.
Silencieuse, Lydia reprit sa marche. Des yeux orangés encadrés par une peau gluante et verte étaient visibles à cent mètres.
« Merlin mais c’est quoi cette blague ! » souffla-t-elle en accélérant le pas. Rien de vert ici ; encore moins de grenouille par là.
La petite Holmes sentait le rouge lui monter progressivement aux joues. « Je vais vendre les cuisses de cette imbécile à un restaurant français ! » s’énerva-t-elle carrément.
Elle fut stoppée dans sa course par un amas de chair, c’est à dire un corps qu’elle connaissait plutôt bien. « Oh désolée Lili, je suis à la recherche de... » Elle réprima sa phrase au fond de sa bouche ; jamais la préfète ne perdrait son animal et elle devait se montrer à la hauteur. « À la recherche d’un esprit, je voulais leur dire au-revoir. »
Elle en toisa un de bas en haut. Ce sentiment d’enfermement dans un corps, qui ne pourrait jamais évoluer, devait être très étrange. Les fantômes étaient des enfants insomniaques de la mort, attendant vainement un marchand de sable libérateur. Les pauvres ; ils pouvaient avoir raté leur vie, désormais on leur faisait vivre leur mort.
Silencieuse, Lydia reprit sa marche. Des yeux orangés encadrés par une peau gluante et verte étaient visibles à cent mètres.
#5d9686
entre en 5ème année RP -
post-pause
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Moctobres
3 juillet 2046, Bath
Maison des Holmes, 1h50
Maison des Holmes, 1h50
VENTILATEUR
Sa fenêtre était ouverte mais l’air ne passait pas. Son corps était préparé au sommeil mais ses yeux ne se fermaient pas. Ses draps collants, ses mains moites et nuque humide attestaient du malheur de Lydia. Elle détestait la chaleur poisseuse d’été, celle qui vous surprend au milieu de la nuit et ne vous lâche plus jusqu’a Septembre.
Après s’être tournée une bonne dizaine deux fois - geste certes inutile puisque le mouvement créait de la chaleur mais satisfaisant - elle s’assit en tailleurs sur son matelas. Ne possédait-elle pas un objet moldu nommé ventilateur ? Il devait être caché au fond d’une armoire, cette chambre sous les toits subissant de plein fouet le réchauffement de températures.
Elle prit une grande inspiration et se leva pour commencer sa fouille. L’objet n’était pas là, mh pas là non plus et... Un gros bruit retentit. Elle avait fait chuter son ventilateur de l’étagère où il était et réveillait par la même occasion toute la maisonnée.
« Oups. » chuchota-t-elle.
Elle brancha son appareil sacré et eut soudain l’impression de revivre. Il fallait cependant faire attention à ce que les pales du ventilateur ne fasse pas trop de bruit.
Lydia prit du papier et du crayon et commença à rédiger une lettre.
Hello Lili !
Il fait super chaud et impossible de dormir : j’ai donc pensé à prendre de tes nouvelles. Tu vas bien ? Où es-tu en vacances ?
Bien à toi,
Lydia
Demain monterait dans le ciel un hibou avec cette lettre accroché à la patte, à destination de Miss Cooper.
#5d9686
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Moctobres
Maison familiale des Cooper, 17h
Ce mois de juillet s’annonçait chaud, une température que tu as du mal à supporter. Le froid, ça peut se palier en ajoutant un pull mais, la chaleur.. Heureusement qu’il existe des sorts que vous pouvez désormais utiliser à la maison. Tu te rappelles un instant des fois où vous deviez tous utiliser un ventilateur pour refroidir l’air de vos chambres. C’était peu pratique, vous vous réfugiez parfois au sous-sol pour profiter de la fraicheur qui s’y trouvait. Cela donnait lieu à des conversations nocturnes intéressantes, autant avec Blair qu’avec Dylan. Avec du recul, c’était tout de même sympa et loin d’être tout noir.
Tes pensées sont perturbées par ton frère qui entre en trombe dans ta chambre : tu ne lui en veux pas, tu sais que c’est une façon pour lui de tenter de passer du temps avec toi. En septembre, vous ne serez plus dans les mêmes écoles, ce sont donc les dernières semaines que vous passerez ensemble avant de ne vous revoir qu’aux vacances.
Cette fois-ci, il a l’air d’avoir une bonne raison de t’interrompre, bien qu’il n’en ait pas vraiment besoin. Il te tend une lettre puis s’assied sur ton lit, attendant un retour de ta part.
- Ça vient de qui ?
Tu souris, heureuse de voir qu’il s’intéresse à ton entourage sans pour autant être trop intrusif.
- D’une amie réponds-tu tout en finissant de lire. Elle demande de mes nouvelles.
- Je vais te laisser pour lui répondre alors, dit-il en quittant la pièce. Je reviens plus tard !
Tu hoches la tête puis tu prends une plume et commence à écrire ta réponse.
Coucou Lydia !
Mince, toi aussi ? Mes parents utilisent un sort de refroidissement, je pourrai leur demander lequel c’est si tu veux, peut-être que ça t’aidera à mieux supporter !
Ça va et toi ? On reste quelques jours en Angleterre puis on va passer quelques semaines au Canada, ça va être sympa ! C’est la destination de rêve de mon frère et vu qu’il ne sera plus à Poudlard à la rentrée, mes parents ont décidé qu’on fera ça cet été. Et toi alors ? Quoi de neuf ?
Prends soin de toi,
Lili
Tu descends ensuite pour donner cette lettre à Cosco, la chouette familiale.
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« Poufsouffle refoulée ayant été répartie à Serpentard, se proclamant Gryffondor et se faufilant parmi les Serdaigle » E.D.
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10 juillet 2046
Maison des Cooper, 20h45
Maison des Cooper, 20h45
MONTRE
⋯
⋯
La journée est passée à une vitesse : vous avez profité d’une journée de libre de Blair pour vous rendre à Londres, tous les trois. Vous n’aviez pas de but précis en tête, simplement de passer du temps tous ensemble. Entre discussions et balades, tout s’est enchainé aujourd’hui et tu es exténuée mais d’une bonne manière, tu le sais bien. Vos discussions continuent à table lorsque vous expliquez à vos parents et vos grands-parents ce que vous avez eu le temps de faire durant la journée.
Arrivée dans ta chambre, tu jettes un oeil à ta montre. Habituellement, c’est une action que tu fais souvent mais tu remarques, à ce moment précis, que tu n’as pas eu cet automatisme de toute la journée, signe que tu ne faisais pas attention au temps et que tu étais pleinement dans le moment présent. Cela arrive souvent lorsque tu es avec Blair et Dylan : puisque ce sont les plus grands, c’est souvent à eux de faire attention aux horaires et au temps qu’il vous reste.
Tu t’affales sur ton lit, pensive, et tu fais de ton mieux pour ne pas oublier une miette de cette superbe journée. Elle n’était pas parfaite, rien ne l’est, mais elle t’a fait beaucoup de bien.
Par la fenêtre, tu entends le hululement de Cosco. Cela te donne une idée : pourquoi pas écrire à Lydia ? Cela fait maintenant plusieurs jours que vous communiquez, elle appréciera sans doute recevoir une lettre de ta part.
Plume en main, tu te lances.
Hey,
Comment ça a été ta journée ? J’espère que tout est allé pour toi ! Moi, je suis allée à Londres avec mon frère et ma soeur, c’était super sympa ! On a parlé, on s’est baladés… Bref, trop bien ! En rentrant, j’ai remarqué que je n’avais pas du tout fait attention à l’heure de toute la journée, je n’ai pas regardé ma montre une seule fois. Je sais pas si tu l’as déjà constaté, mais je regarde souvent ma montre, donc c’est rare pour moi, ça. Bref, et toi, ça t’arrive parfois de perdre la notion du temps et presque de ne pas t’en soucier du tout ? Je t’écoute !
Passe une belle nuit,
Lili
Tu attrapes une friandise et tu la donnes à Cosco avec la lettre que tu as écrit presque d’une traite.
Etudiante à l'IMSM - filière potion, spécialité enseignement | #4682B4
« Poufsouffle refoulée ayant été répartie à Serpentard, se proclamant Gryffondor et se faufilant parmi les Serdaigle » E.D.
« Poufsouffle refoulée ayant été répartie à Serpentard, se proclamant Gryffondor et se faufilant parmi les Serdaigle » E.D.
Moctobres
« Kira, Kira, regarde ! »
La jeune femme se pencha vers l’objet que lui montrait sa nièce. Sa robe blanche glissa sur son corps tandis qu’elle s’abaissait pour mieux regarder. Elle avait proposé à Lydia de faire un tour chez un horloger. Sa boutique vendait des antiquités et n’approvisionnait plus que les collectionneurs qui regrettaient amèrement le bon vieux temps, ses odeurs de pâtes de fruits et vieux fauteuils aux motifs étranges. L'atmosphère du magasin était poussiéreuse mais, en franchissant sa porte, on avait l’impression de rentrer dans le plus beau des pays imaginaires.
« J’aime beaucoup celle-ci » répondit la tante de Lydia. A peine eut-elle prononcé ses mots qu’un oiseau sortit d’un trou en faisant le bruit caractéristique du coucou. « Allez, il est 16h, on va y aller » déclara Kira en prenant sa nièce par la main.
De retour chez les Holmes, Lydia entendit un hibou frapper à sa fenêtre. Encore influencée par sa visite au milieu des horloges, elle crut tout d’abord qu’une nouvelle heure sonnait, avant de se rendre compte que c’était l’hibou de Lili. Elle se souvenait juste de la première syllabe de son nom ; Cos, alors elle l’appelait Cosmos.
Le cosmos rentré dans sa chambre et niché sur une poutre, la jeune fille lut son courrier et y répondit avec grand plaisir.
La jeune femme se pencha vers l’objet que lui montrait sa nièce. Sa robe blanche glissa sur son corps tandis qu’elle s’abaissait pour mieux regarder. Elle avait proposé à Lydia de faire un tour chez un horloger. Sa boutique vendait des antiquités et n’approvisionnait plus que les collectionneurs qui regrettaient amèrement le bon vieux temps, ses odeurs de pâtes de fruits et vieux fauteuils aux motifs étranges. L'atmosphère du magasin était poussiéreuse mais, en franchissant sa porte, on avait l’impression de rentrer dans le plus beau des pays imaginaires.
« J’aime beaucoup celle-ci » répondit la tante de Lydia. A peine eut-elle prononcé ses mots qu’un oiseau sortit d’un trou en faisant le bruit caractéristique du coucou. « Allez, il est 16h, on va y aller » déclara Kira en prenant sa nièce par la main.
De retour chez les Holmes, Lydia entendit un hibou frapper à sa fenêtre. Encore influencée par sa visite au milieu des horloges, elle crut tout d’abord qu’une nouvelle heure sonnait, avant de se rendre compte que c’était l’hibou de Lili. Elle se souvenait juste de la première syllabe de son nom ; Cos, alors elle l’appelait Cosmos.
Le cosmos rentré dans sa chambre et niché sur une poutre, la jeune fille lut son courrier et y répondit avec grand plaisir.
Hello,
Je suis partie en ville avec ma tante donc jolie journée aussi de mon côté ! C’est marrant que tu me parles du temps et du fait que tu n’en avais plus la notion : j’ai visité un magasin d’horloge aujourd’hui. On peut dire que j’ai vu le temps à ta place, haha.
Bises,
L.
P.S : ton hibou c’est Cosmos ?
#5d9686
entre en 5ème année RP -
post-pause
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Moctobres
La pression, elle commençait à se la mettre. Les examens avaient été plus difficiles à passer que lors de sa première année, la boule d’angoisse dans son ventre avait été nettement plus conséquente. Elle commençait à utiliser les mots angoisse, stress et peur de plus en plus et sa grand-mère l’avait remarqué. Il était tard et après la visite chez l’horloger, Lydia avait ressenti le besoin de se mettre à ses devoirs. Elle se rappelait de son été dernier : complètement pourri à partir de début août mais toutefois sauvé par la botanique, l’histoire ou les potions. Cette année, elle allait avoir de nouvelles matières et se voyait déjà parlant couramment en Runes, identifiant la plus petite créature au moindre coup d’œil et se spécialisant encore dans les plantes.
Ses ambitions étaient bien trop hautes, elle le savait mais ne pouvait s’empêcher d’y rêver.
Ses livres sortis, elle commença à étudier. Il était tard, une chouette hululait de temps à autre et ses paupières commençaient à couvrir ses yeux. Elle se forçait pourtant, convaincue que si elle n’arrivait pas à faire ça, elle raterait son année et n’aurait plus ses moyennes d’Optimal.
Bon alors, les classifications des créatures… Macbeth lui avait parlé de ça – à vrai dire, elle lui avait parlé de beaucoup de choses cette année – il y avait donc des X qui se multipliaient ?
Après dix minutes de vains efforts, les lettres dansaient devant elle et sa tête ployait doucement sur le poids du sommeil.
Le lendemain matin de bonne heure, elle envoya un courrier à Lili. Sa question était trop urgente pour attendre.
Ses ambitions étaient bien trop hautes, elle le savait mais ne pouvait s’empêcher d’y rêver.
Ses livres sortis, elle commença à étudier. Il était tard, une chouette hululait de temps à autre et ses paupières commençaient à couvrir ses yeux. Elle se forçait pourtant, convaincue que si elle n’arrivait pas à faire ça, elle raterait son année et n’aurait plus ses moyennes d’Optimal.
Bon alors, les classifications des créatures… Macbeth lui avait parlé de ça – à vrai dire, elle lui avait parlé de beaucoup de choses cette année – il y avait donc des X qui se multipliaient ?
Après dix minutes de vains efforts, les lettres dansaient devant elle et sa tête ployait doucement sur le poids du sommeil.
Le lendemain matin de bonne heure, elle envoya un courrier à Lili. Sa question était trop urgente pour attendre.
Hey,
Désolée, je ne suis même pas sûre que tu aies reçu ma première lettre. Je me demandais : ça t’arrive toi, d’avoir la pression ?
L.
#5d9686
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Moctobres
Cela fait maintenant plusieurs heures que tu bouges sans cesse dans ton lit, priant Morphée de se montrer pour que puisse t’endormir et laisser tes angoisses de côté. Visiblement, il est bien occupé ailleurs ou il préfère te laisser dans ton état actuel. Dans tous les cas, ça n’aide pas à te rassurer et t’endormir.
En juin, tu as décidé de laisser de côté le cheerleading afin de te concentrer sur ton rôle de préfète : tu savais que l’équipe est entre de bonnes mains et tu voulais garder un peu plus de temps pour toi car cette troisième année a été plutôt rude pour toi. Néanmoins, depuis quelques mois, l’idée d’intégrer les Crochets d’Argent, ou du moins de tenter les sélections, te fait bien envie : tu n’as plus peur de te retrouver sur un balai et tu t’intéresses de plus en plus au Quidditch, sans oublier que regarder les joueurs y jouer te donnait vraiment envie. D’une façon, cela te rattachera sans doute à ton frère puisqu’il adore ça et ça te permettra d’avoir un lien avec lui toujours aussi fort, puisque tu sais qu’il fera tout pour t’aider à entrer dans l’équipe.
Tu es de nature anxieuse et les divers obstacles que tu énumères dans ta tête ne t’aident pas à voir les choses sous un bon angle. Une larme coule, incapable de garder ce sentiment enfoui en toi plus longtemps.
Tu te lèves et tu rejoins la chambre de ton frère. Tu ne sais pas s’il dort mais quelque chose te dit qu’être à ses côtés t’aidera déjà à calmer tes peurs et cette pression que tu te mets seule sur tes épaules.
Tu ouvres doucement la porte et tu t’assieds sur sa chaise de bureau, genoux contre ta poitrine. Avec la lumière du couloir qui est passée dans sa chambre avant que tu ne refermes la porte, Dylan ne met que très peu de temps à se réveiller.
D’une voix endormie, il commence par demander ce qu’il se passe puis il se reprend en te voyant. Tu lâches un faible « Et si j’arrivais à rien, l’an prochain ? » avant de laisser de nouvelles larmes couler.
Ton frère n’a pas besoin d’en savoir plus pour te réconforter et t’invite à venir vers lui. Instantanément, sa présence te fait du bien. Tu finis par t’endormir dans ses bras et Dylan ne bouge pas tant que tu es éveillée, même légèrement. Finalement, les bras de ton frère, c’est bien mieux que les bras de Morphée.
En juin, tu as décidé de laisser de côté le cheerleading afin de te concentrer sur ton rôle de préfète : tu savais que l’équipe est entre de bonnes mains et tu voulais garder un peu plus de temps pour toi car cette troisième année a été plutôt rude pour toi. Néanmoins, depuis quelques mois, l’idée d’intégrer les Crochets d’Argent, ou du moins de tenter les sélections, te fait bien envie : tu n’as plus peur de te retrouver sur un balai et tu t’intéresses de plus en plus au Quidditch, sans oublier que regarder les joueurs y jouer te donnait vraiment envie. D’une façon, cela te rattachera sans doute à ton frère puisqu’il adore ça et ça te permettra d’avoir un lien avec lui toujours aussi fort, puisque tu sais qu’il fera tout pour t’aider à entrer dans l’équipe.
Tu es de nature anxieuse et les divers obstacles que tu énumères dans ta tête ne t’aident pas à voir les choses sous un bon angle. Une larme coule, incapable de garder ce sentiment enfoui en toi plus longtemps.
Tu te lèves et tu rejoins la chambre de ton frère. Tu ne sais pas s’il dort mais quelque chose te dit qu’être à ses côtés t’aidera déjà à calmer tes peurs et cette pression que tu te mets seule sur tes épaules.
Tu ouvres doucement la porte et tu t’assieds sur sa chaise de bureau, genoux contre ta poitrine. Avec la lumière du couloir qui est passée dans sa chambre avant que tu ne refermes la porte, Dylan ne met que très peu de temps à se réveiller.
D’une voix endormie, il commence par demander ce qu’il se passe puis il se reprend en te voyant. Tu lâches un faible « Et si j’arrivais à rien, l’an prochain ? » avant de laisser de nouvelles larmes couler.
Ton frère n’a pas besoin d’en savoir plus pour te réconforter et t’invite à venir vers lui. Instantanément, sa présence te fait du bien. Tu finis par t’endormir dans ses bras et Dylan ne bouge pas tant que tu es éveillée, même légèrement. Finalement, les bras de ton frère, c’est bien mieux que les bras de Morphée.
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Moctobres
12 juillet 2046, 16h
CHOIX | PIOCHE
⋯
⋯
- Faut que tu pioches, là ! dis-tu à ta soeur tout en riant.
- Ça fait longtemps que j’y ai pas joué, désolée !
Te voilà en face de ta soeur à disputer une partie de Bataille explosive. Ce jeu de hasard vous permet de passer un peu de temps ensemble mais aussi de te concentrer uniquement sur le jeu, pas sur les pensées que tu as eues cette nuit.
Tu finis par gagner la partie. Tu ranges donc les cartes et tu rejoins rapidement ton bureau afin de répondre à la lettre de Lydia que tu as lue quelques heures plus tôt.
Hey,
Je suis bien contente que ta journée ce soit bien passée aussi ! Oh, mais c’est vrai ça !
Non, le nom de la chouette est Cosco, c’est la chouette familiale. En fait, son nom commence par un C, comme Cooper !
Tu allais terminer ta lettre et ajouter ta signature quand ta mère te rapporte une lettre. Tu la lis rapidement, intriguée lorsque tu apprends qu’il s’agit d’une nouvelle lettre de Lydia : lui est-il arrivé quelque chose ?
Tu te sentais déjà proche de la Serdaigle mais sa question te trouble autant qu’elle te réconforte : tu n’es pas la seule à ressentir une certaine pression. Tu poursuis donc ta lettre, prête à coucher sur papier une preuve que personne n’est parfait, encore moins toi-même, bien que certains le pensent, de ce que tu as déjà pu entendre.
C’est marrant.. enfin, pas trop mais tu comprends, parce que j’ai justement mal dormi cette nuit à cause de ça. Sache que ça arrive, c’est normal ! J’espère que ça ira mieux de ton côté en tout cas ! Tu veux m’en parler ? De mon côté, c’est à cause d’un choix à faire, j’ai peur de ne pas être à la hauteur…
Prends soin de toi,
Lili
Etudiante à l'IMSM - filière potion, spécialité enseignement | #4682B4
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14 juillet 2046, Bath
Café du centre ville, 15h
Café du centre ville, 15h
ACIDE
Elle détestait la foule ; elle n’aimait pas la ville. Les manoirs ténébreux, campagnes où la seule mélodie était le souffle du vent lui plaisaient bien d’avantage. Elle comprenait mal cet intérêt qu’avaient les gens de se montrer et d’accorder une importance cruciale au regard des autres.
Elle ne se sentait pas citadine, malgré son affection pour le lieu dans lequel elle était née, avait grandi, pleuré, ri et tout ce que vous voulez. Aujourd’hui cependant, il faisait beau et elle avait décidé de s’installer dans un café. Ses journées commençaient à se ressembler - Kira avait moins de temps pour elle en plus - et Lydia attendait fébrilement le séjour d’Eryne. Son quotidien deviendrait bien plus palpitant.
Se rendre dans un café et commander quelque chose avec de l’argent moldu étaient éloignés de ses habitudes. Légèrement angoissée à l’idée de faire ce pas, toute seule, elle profitait à présent d’un répit mérité. Le soleil enveloppait son visage d’un voile chaud et lumineux et elle avait, posé sur une table, un jus de citron délicieux. Elle le goûta et rectifia : Merlin, que c’est acide ce truc !
Ses papilles mises à rude épreuve, elle se détourna de ses sensations en répondant à Lili.
Hello,
Trop mignon Cosco : on dirait un raccourci du mot « tabasco » je trouve.
Oh, j’espère que tes nuits se passent mieux désormais ! Si jamais, ça peut aider de compter les étoiles.
Je comprends ton sentiment, moi c’est plutôt le travail qui semble augmenter. Je dois avoir trop d’ambitions...
Courage pour tes choix, je suis certaine que tu seras tout le temps à la hauteur !
A +
L.
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