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Narcisse fit fonctionner sa main, la pliant et la repliant, ne pouvant calmer son sentiment d'admiration, il avait tellement de choses à apprendre, et une idée lui traversa l'esprit. Une idée folle, potentiellement irréalisable, mais il devait demander.

- Euh, dites... Est-ce que vous avez un sort qui pourrait effacer les cicatrices ?.. Les très grosses ?

Il baissa légèrement les yeux au début de sa phrase, avant de regarder à nouveau l'infirmier dans les yeux, le regard déterminé et plein d'espoir. Si jamais il connaissait un tel sort, peut-être pourrait-il lui demander d'effacer celle de sa mère, et peut-être pourrait-il aussi soigner sa stérilité ?? Il fallait qu'il lui demande aussi. Mais il ne voulait trop se faire d'espoir. Aussi préférait-il garder la deuxième question pour plus tard, uniquement si la réponse à la première était positive.

Il s'était redressé pour pouvoir mieux respirer, d'habitude, il gardait toujours parfaite maîtrise de lui-même, mais dans ce lieu, et avec tous les souvenirs qui lui remontaient, il devait beaucoup prendre sur lui-même. Il bataillait avec l'espoir de pouvoir annoncer à sa mère qu'il avait trouvé un moyen d'effacer sa cicatrice, et de l'autre, avec le fatalisme qui lui hurle de ne pas espérer. S'il n'y a pas d'espoir, il n'y a pas moyen de le briser dans l'œuf n'est-ce pas ?

Il commençait inconsciemment à se mordre l'ongle du pouce, jusqu'à attaquer la peau d'un coup de dent mal placé. Mais il n'y prêtait pas attention, il était suspendu à la potentielle réponse de Mister O'Belt.

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Diarmuid laissa le garçon constater la quasi pleine cicatrisation de sa main avant de poser les compresses pour protéger ce qu'il restait de peau à soigner, c'est-à-dire les couches les plus superficielles. Puis, le jeune Brando eut une réaction assez particulière. Il avait assez soudainement baissé le regard puis avait commencé à poser une question. Trouvant un peu d'aplomb il avait finalement relevé les yeux vers l'infirmier avant de se redresser pleinement dans l'attente, allant jusqu'à se mordre l'ongle du pouce.

Cherchant à éviter qu'il ne se fasse mal, Diarmuid prit doucement sa main pour qu'il arrête son geste puis il désinfectant la zone mise à sang avant de répondre doucement. "
Je ne sais pas à quelle cicatrice vous pensez, mais je doute qu'on parle de votre main." Commença l'irlandais à l'accent indéniable avant d'enchaîner. "La magie ne permet pas tout, il est des cicatrices qu'on ne parvient jamais totalement à effacer, seulement à atténuer, surtout si c'est de la magie noire qui a causée la blessure. Cependant, sur les blessures faites grâce à des objets moldus, non enchantés, ou des sorts qui ne sont pas de la magie noire on parvient à des résultats assez intéressants. Surtout si la cicatrice est récente." Expliqua Diarmuid en observant les réactions du brun toujours assis à la table d'auscultation.

Lui laissant le temps d'assimiler toutes les informations, il envoya le matériel dont il n'avait plus besoin sur la paillasse avant de reprendre. "
[color=#351C75d]Mais seul un médicomage peut dire si oui ou non quelque chose est possible. Pourquoi cette question?[/color]" S'enquit le châtain sur un ton toujours posé.

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Narcisse ne lutta pas quand l'infirmier soigna son pouce, il ne connaissait que trop bien ce défaut qui parfois lui pourrissait la vie pendant plusieurs jours. Il baissa les yeux quand il devine qu'il ne parlait évidemment pas de sa main, mais prêta une oreille attentive. Et plus il écoutait, plus son cœur se serra, il était totalement consterné, ouvrant de grands yeux, les sourcils arqués d'inquiétude. Sa main bandée vint se poser sur sa bouche, alors que l'autre la rejoint presque aussitôt. Les points commençaient à se connecter.

Son cerveau tilta quand il parla de magie noire. Sa mère avait refusé de dire à son père et lui comment elle s'était faite cette blessure. Et puis elle avait eu ce drôle de comportement le jour où Miss Miller était venue chez eux... Il ne l'avait jamais vu comme ça, elle avait touché sa cicatrice. Il n'avait pas compris, mais maintenant il en était presque sûr. C'est donc ça qu'il s'était passé. Et puis Miss Miller avait parlé de la révélation magique, et au niveau des dates, tout semblait concorder...

- Oh sapristi...

Les larmes lui montèrent, c'était irrésistible. Il ne les essuya pas, il ne se rendait même pas compte que les larmes coulaient. Il venait donc d'infliger ça à sa mère ? Elle devrait vivre en sachant qu'il était comme ceux qui l'avaient blessé ? Non.

Non, c'était impossible, ce n'était pas ça. Il secoua brusquement la tête de gauche à droite, avant de se claquer la joue de ses mains, son regard était résolu, et il put à nouveau regarder Miss O'Belt.

- J'ai une connaissance. Enfin, plutôt un membre de ma famille... Ma mère... Elle...

Il avala bruyamment sa salive, avant de repenser à la leçon qu'il avait eu avec elle sur la gestion de ses émotions, de ses peurs et angoisses. Et il retrouva son calme. Sa voix était claire, il prit une grande inspiration avant de continuer.

- Ma mère a été très gravement blessée. Fin mars, mars 2045.

Il plissa très légèrement les yeux, il voulait voir si l'évocation de cette date faisait réagir l'infirmier. Peut-être savait-il quelque chose ?

- Et elle en a gardé une... Une très grosse cicatrice. Et je me disais que peut-être... Vous pourriez l'aider ?

Il refusait d'évoquer tout ce qu'il savait pour le moment, pas tout de suite, pas avant qu'il en soit sûr. Et pour cela, il devrait attendre de revoir sa mère, pour lui demander.
Dernière modification par Narcisse Brando le 18 mars 2023, 19:01, modifié 1 fois.

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Il se doutait que si le gamin avait parlé d'une cicatrice à guérir c'était que la personne était un quelqu'un de proche. Mais est ce qu'il se doutait que l'émotion allait le prendre ainsi? Moins. Et encore moins qu'il parviendrait à la ravaler d'une manière qu'il ne connaissait que trop bien. Il aurait voulu lui dire qu'il avait le droit de laisser sortir ses émotions sans crainte, mais il avait déjà repris contenance et donnait de plus amples explications. Diarmuid l'écouta toutes maîtrisant ses réactions comme il l'avait appris depuis toujours. Et pourtant la date aurait pu lui faire hausser les sourcils! "Fin mars 2045 vous dites?" Dit un Diarmuid qui mettaient bout à bout les quelques éléments qu'il avait.

- "
Votre mère est moldue et a été blessée dans l'incendie de Londres de mars 2045?" Demanda finalement le médicomage la voix et la posture toujours très neutres. La destruction du Ministère de la Magie et la perte de contrôle totale du feudeymon avait fait des dégâts humains et matériels considérables. Si la cicatrice de la mère de Narcisse venait de là, ça allait rudement compliquer la tâche. Diarmuid croisa les bras sur son torse puis inspira profondément en regardant le sol une fraction de seconde avant de poser à nouveau les yeux sur l'élève. "Si elle le souhaite, je veux bien examiner sa cicatrice, mais il faudra qu'elle me dise tout ce qu'elle sait des circonstance de la plaie qui en aura été à l'origine." Proposa-t-il au Poufsouffle, bien conscient qu'il allait falloir trouver un moyen que le secret ne soit pas brisé dans cette consultation sauvage d'une moldue.

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Narcisse sentait son cœur littéralement exploser dans sa poitrine. Il sentait également sa respiration s'accélérer, au point qu'il frôlait presque l'hyperventilation, il se força alors à se calmer, comme sa mère lui avait appris. Faisant taire efficacement le maelstrom d'émotions qui tempêtaient en lui, il retrouva son calme. Mais au fond de ses yeux dansaient des reflets obsidiennes, trahissant ses puissantes émotions qu'il ne contrôlait que grâce à l'auto-discipline inculquée par sa mère. Son cerveau réfléchissait à toute allure, plus vif et affuté que jamais, malgré sa fatigue, désormais totalement oubliée.

Fin mars 2045. La date à laquelle sa mère avait fini à l'hôpital. Et le secret qu'elle lui avait promis de garder, elle lui avait promettre de ne pas poser de questions sur sa mission et les raisons de sa blessure. Et si c'était un sorcier qui avait blessé sa mère ?.. Soudainement, un énorme roc vint écraser son cœur. Il était un sorcier. Mon dieu, qu'avait bien pu ressentir sa mère quand elle l'avait découvert ? À quel point devait-elle prendre sur elle pour ne pas se souvenir constamment de ces évènements ? Il avala difficilement sa salive.

- Je... J'peux rien vous promettre. Elle est très secrète... Mais...

Il releva les yeux vers l'infirmier, un brasier flamboyant dans les iris. Il allait convaincre sa mère. Coûte que coûte. Il découvrirait la vérité, il découvrirait ce qui s'était passé, et il ferait en sorte que cela ne se reproduise plus jamais. Il veillerai à ce que plus personne n'ait jamais à subir un événement aussi traumatisant.

- Je la convaincrai. Mais, après les vacances je dois la voir en face pour ça. On pourrais en r'parler à ce moment-là ?

Il n'avait pas assez d'informations. Il ne savait rien. Il ne savait RIEN. Il mesurait l'abîme sans fond de son ignorance. Sur tout. Il devait être meilleur, il devait faire mieux. Pour sa mère, son père, et ses amis, pour tout le monde. Alienor lui avait dit que l'ancienne directrice était une mage noire ? Était-elle responsable de quelque chose ? Il avait des choses à faire, des gens à voir, il avait tant à faire. Tout le reste pouvait attendre.

Il descendit du lit sur lequel il était assis avant de prendre une grande inspiration, enfermant cette tempête d'émotions dans son cœur. Sans pour autant les tuer, il savait qu'il pourrait en avoir l'utilité plus tard.

- Si vous m'le permettez, ce s'ra tout ? Mes excuses pour vous avoir pris tout c'temps... Et merci pour ça.

Il désigna de sa main saine sa main soignée, un petit sourire espiègle au coin des lèvres. Il était heureux que sa blessure se soit résorbée aussi vite, il n'aurait pas à se retrouver handicapé d'un membre comme un manchot pendant plusieurs jours. La magie était incroyable vraiment.
Si Mister O'Belt n'a plus rien à ajouter et qu'il congédie Narcisse, vous pouvez considérez qu'il sort avec le regard perdu dans le vide.
Dernière modification par Narcisse Brando le 23 janv. 2023, 18:54, modifié 1 fois.

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Un maelstrom d'émotions émana du Poufsouffle, Diarmuid n'avait pas besoin de ses acquis de Legilimens pour le voir. Le corps de Narcisse, ses yeux surtout, parlait pour lui et c'était le cas même alors qu'il n'était pas beaucoup plus prolixe quand aux circonstances. Mais le médicomage savait aussi avoir vu juste à la détermination que le garçon mettait dans ses mots, son intention de convaincre sa mère. Et avec tout ce qu'il avait repéré, l'irlandais ne put s'empêcher de glisser quelques mots à l'intention de son patient - qui était d'ailleurs remis et avait les indications et produits tout prêt pour pouvoir repartir: "Mister Brando, ne vous mettez pas trop de pression à ce sujet. Votre mère est en droit de refuser cette proposition. Et puis..."

Il attendit un instant dont le première année profita pour descendre de la table d'auscultation continuant à murer ses sentiments, le Legilimens le sentait. Alors il n'hésita plus, malgré cette pudeur et cette réserve qui étaient là pour le protéger. Il ne pouvait pas le laisser lutter ainsi contre ses émotions. "
Pensez aussi que vous avez le droit de laisser vos émotions s'exprimer. Ce n'est pas en les refoulant qu'on avance, j'en sais quelque chose. Vous pouvez venir me parler quand vous le souhaitez, de ce que vous souhaitez." Le regard de l'infirmier était rivé dans celui de son cadet qui allait partir.

Il hocha la tête. Oui, ce sera tout. "
Il n'y a pas de problème Mister Brando, c'est mon travail de vous soigner comme de vous écouter." Répondit-il finalement avec un sourire alors que le petit s'éloignait, une lueur différente dans le regard.


Diarmuid laisse donc Narcisse partir ce qui signe la fin du RP pour moi. Merci à toi, je te laisse poster si tu en ressens le besoin!

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Parler, parler, parler. Narcisse n'avait l'impression de ne faire que ça. Constamment. Et parler, c'était bien, la bonne chose à faire dans toutes les situations, mais et si, pour une fois, juste pour une fois, parler n'était pas suffisant ? Mais il était trop petit. Il n'arrivait à rien tout seul. Il avait toujours été très petit en taille, mais il compensait en étant rapide et technique, si bien qu'à chaque fois que ses mots n'avaient pas suffit, il s'en était toujours sorti sans une égratignure. Et il travaillait plus dur que n'importe qui ou presque, alors il n'était jamais en difficulté à l'école. Alors pourquoi cette sensation d'être inutile ? Il se comparait aux autres en permanence. Cela le frappa alors qu'il sortait de l'infirmerie, incapable de prononcer un autre mot. Il se comparait en permanence. À sa mère, à son père, à ses camarades, à ses professeurs. Il ne l'avait jamais remarqué, car il n'avait pas envie de les écraser ou d'être supérieur à eux, mais simplement... Il voulait prouver qu'il était capable. Sa mère était son modèle absolu. Il l'admirait sans la moindre retenue, et il lui vouait une confiance plus qu'aveugle. Et il désirait plus que tout au monde qu'elle reconnaisse ses efforts. Mais elle le faisait déjà, alors que manquait-il ?

Être digne d'elle. Voilà ce qu'il manquait.

Il soupira en parcourant les couloirs sombres du château, soudainement dépourvus de toute vie et toute joie. Il appréhendait tellement la conversation qu'il allait avoir sa mère. Devoir lui faire face, et s'imposer face à elle si elle refusait. Car il ne comptait en aucun cas accepter son refus. Il souhaitait si fort au fond de lui qu'elle accepte sans difficulté, mais la cicatrice d'Honor était devenu une part d'elle-même, accepterait-elle réellement de la faire disparaître ? Elle avait une nouvelle garde-robe qui tournait autour de cet élément désormais, et puis... Si elle était réellement d'origine magique... Il secoua la tête, refusant d'y songer pour le moment. Il venait à peine d'arriver à Poudlard, et voilà qu'il avait déjà envie de repartir.

Non il ne pouvait pas s'y résoudre. Après tout, s'il revenait maintenant, il serait toujours aussi inutile qu'auparavant. Ici, il pouvait apprendre. Il pouvait progresser. Et il devait aller vite. Aller vite et faire bien. Il songea à Alienor, et il ressentit une furieuse envie d'aller la voir pour lui extorquer des réponses. Mais des réponses à quelles questions ? Qu'avait-il à lui demander ? Rien. Il en allait de même pour Miss Montmort, allait-il réellement la déranger pour si peu ? Pour qui passerait-il ?

Non. Non, c'était trop tôt. Il devait faire ses propres recherches, avant de poser ses questions. Oui, c'est ce qu'il allait faire. Et il ajouta une nouvelle tâche à sa liste déjà bien remplie, avant de s'en retourner d'un pas déterminé vers son dortoir.
Merci à vous pour ce RP proprement passionnant ! Je suis ravi de la tournure qu'il a pris, mais ça ne risque pas d'être le premier à ce sujet.