Dégringolades
Elle n'arrivait pas à se mettre dans la peau de son camarade. Différente de lui, elle peinait bien à comprendre ses réactions et ses pensées, ne se posant certainement pas les bonnes questions. Embrouillée, elle détestait ce sentiment de confusion qui la prenait, cette impression de ne rien comprendre. Elle avait besoin de savoir. Or, là, elle ne savait pas. Ne comprenait pas. Et ça la mettait en rogne.
Elle n'avait jamais été très sociable, préférant pendant toute son enfance s'emmurer dans son silence et sa solitude à l'école. A la maison, un autre monde s'ouvrait à elle, et elle se transformait, en une personne complètement différente. Seulement, parfois, elle aurait aimé que tout cela soit différent. Et si elle avait été plus ouverte, dès le départ ? Parfois, elle n'avait que la seule envie de se donner une claque, et de se dire en face que c'était trop tard pour changer, qu'elle ne le ferait pas, sans vraiment se poser la question d'une solution pour modifier tout. Elle aurait pu ; elle ne le fera pas.
Alors, là, au milieu des rayonnages de la bibliothèque, accompagnée de quelqu'un qu'elle ne connaissait pas et qu'elle aurait aimé mieux comprendre, elle se sentait bien démunie. Mais où étaient passées toutes ses armes ? Où étaient toutes ses défenses ?
Elle demeurait impassible, n'osant montrer son incompétence. Peut-être était-elle un peu énervée contre elle-même, aussi ?
Son masque se brisa néanmoins quand elle sentit le livre tomber sur sa tête, par une maladresse du Gryffon l'accompagnant. La main portée à celle-ci, elle avait fermé les yeux une demi-seconde après le choc, comme si le faire pouvait changer quelque chose à sa douleur. Il n'en était rien. Sans doute aurait-elle une bosse, mais sur l'instant, ça faisait vraiment mal. Blessée à la tête, elle sentait une douleur lancinante se diffuser dedans, tandis qu'elle s'ordonnait à elle-même de rester calme. Elle ne pouvait pas s'autoriser des moments de faiblesse, ici, à Poudlard : pas devant cet enfant, pas devant tous les élèves et adultes de l'école.
Sa lèvre inférieure disparue sous ses dents qui la mordillaient, ses yeux perlèrent et une larme s'en échappa. D'un revers de manche, elle essuya son visage, empêchant ainsi d'autres gouttes tomber de ses yeux. La douleur se calmait déjà, et bien qu'elle aurait sans nul doute un bel hématome, elle se sentait déjà un peu mieux, ses dents relâchant la pression qu'elles exerçaient sur sa lèvre.
Son camarade avait commencé une phrase, qu'il ne termina pas. Elle attendait la fin, le fixant comme lui il la regardait, essayant de soutenir son regard. A ce jeu, elle avait toujours était habile, étonnement. On aurait pu penser qu'elle n'osait pas le faire, défier les gens de cette façon... et pourtant, elle parlait plus par son regard que par les mots. Encore fallait-il comprendre le langage des regards, une langue si abstraite qu'il en est difficile de tout saisir. Elle-même n'aurait pas eu l'outrecuidance de dire qu'elle comprenait tout.
La douleur s'estompant déjà, lui faisant reprendre un peu ses pensées, y remettant de l'ordre, elle essayait, en vain, de penser à autre chose. Ce n'était que très superficiel, mais elle n'arrivait pas à décrocher son âme de la douleur du choc qui l'avait envahie. Certes, elle avait mal, mais elle ne voulait pas non plus que le brun fonde en larmes. Elle était peut-être un peu en colère qu'il lui ait fait tomber un livre sur la tête, mais elle ne voulait pas qu'il se sente mal...
Elle resta immobile une seconde à le regarder avant d'oser, enfin, parler. Cette seconde lui parut être une éternité, contenue dans un temps si court.
- Eh, ça va, t'en fais pas... lui murmura-t-elle. Attendrie, sa voix était plus douce, et elle voulait seulement qu'il arrête de pleurer. Elle aurait dû lui dire d'autres choses pour le consoler, mais elle avait peur d'être encore plus maladroite que lui. Elle, elle ne maniait pas bien les mots, lui, pas bien ses mains... Etaient-ils quittes ?
Elle n'avait jamais été très sociable, préférant pendant toute son enfance s'emmurer dans son silence et sa solitude à l'école. A la maison, un autre monde s'ouvrait à elle, et elle se transformait, en une personne complètement différente. Seulement, parfois, elle aurait aimé que tout cela soit différent. Et si elle avait été plus ouverte, dès le départ ? Parfois, elle n'avait que la seule envie de se donner une claque, et de se dire en face que c'était trop tard pour changer, qu'elle ne le ferait pas, sans vraiment se poser la question d'une solution pour modifier tout. Elle aurait pu ; elle ne le fera pas.
Alors, là, au milieu des rayonnages de la bibliothèque, accompagnée de quelqu'un qu'elle ne connaissait pas et qu'elle aurait aimé mieux comprendre, elle se sentait bien démunie. Mais où étaient passées toutes ses armes ? Où étaient toutes ses défenses ?
Elle demeurait impassible, n'osant montrer son incompétence. Peut-être était-elle un peu énervée contre elle-même, aussi ?
Son masque se brisa néanmoins quand elle sentit le livre tomber sur sa tête, par une maladresse du Gryffon l'accompagnant. La main portée à celle-ci, elle avait fermé les yeux une demi-seconde après le choc, comme si le faire pouvait changer quelque chose à sa douleur. Il n'en était rien. Sans doute aurait-elle une bosse, mais sur l'instant, ça faisait vraiment mal. Blessée à la tête, elle sentait une douleur lancinante se diffuser dedans, tandis qu'elle s'ordonnait à elle-même de rester calme. Elle ne pouvait pas s'autoriser des moments de faiblesse, ici, à Poudlard : pas devant cet enfant, pas devant tous les élèves et adultes de l'école.
Sa lèvre inférieure disparue sous ses dents qui la mordillaient, ses yeux perlèrent et une larme s'en échappa. D'un revers de manche, elle essuya son visage, empêchant ainsi d'autres gouttes tomber de ses yeux. La douleur se calmait déjà, et bien qu'elle aurait sans nul doute un bel hématome, elle se sentait déjà un peu mieux, ses dents relâchant la pression qu'elles exerçaient sur sa lèvre.
Son camarade avait commencé une phrase, qu'il ne termina pas. Elle attendait la fin, le fixant comme lui il la regardait, essayant de soutenir son regard. A ce jeu, elle avait toujours était habile, étonnement. On aurait pu penser qu'elle n'osait pas le faire, défier les gens de cette façon... et pourtant, elle parlait plus par son regard que par les mots. Encore fallait-il comprendre le langage des regards, une langue si abstraite qu'il en est difficile de tout saisir. Elle-même n'aurait pas eu l'outrecuidance de dire qu'elle comprenait tout.
La douleur s'estompant déjà, lui faisant reprendre un peu ses pensées, y remettant de l'ordre, elle essayait, en vain, de penser à autre chose. Ce n'était que très superficiel, mais elle n'arrivait pas à décrocher son âme de la douleur du choc qui l'avait envahie. Certes, elle avait mal, mais elle ne voulait pas non plus que le brun fonde en larmes. Elle était peut-être un peu en colère qu'il lui ait fait tomber un livre sur la tête, mais elle ne voulait pas qu'il se sente mal...
Elle resta immobile une seconde à le regarder avant d'oser, enfin, parler. Cette seconde lui parut être une éternité, contenue dans un temps si court.
- Eh, ça va, t'en fais pas... lui murmura-t-elle. Attendrie, sa voix était plus douce, et elle voulait seulement qu'il arrête de pleurer. Elle aurait dû lui dire d'autres choses pour le consoler, mais elle avait peur d'être encore plus maladroite que lui. Elle, elle ne maniait pas bien les mots, lui, pas bien ses mains... Etaient-ils quittes ?
@Gustav Roy, encore une fois désolée pour mon délai de réponse 
Dégringolades
L'esprit de Gustav était vide. Il y a quelques secondes, ses pensées volaient dans tous les coins. Mais, là, il ne savait plus à quoi penser. Était venue l'heure où son esprit se mettait en "gel". Le Gryffondor aurait pu partir en courant. Même si cela aurait été lâche de sa part, l'acte aurait réglé le problème. Mais cette possibilité ne lui traversait même pas l'esprit, et de toute façon, il n'en aurait pas eu la force. Cette discussion avec Ellana avait pris toute son énergie. Cette incompréhension à laquelle il avait dû faire face l'avait exténué. Et tout ça, c'est seulement parce qu'il ne connaissait pas la jeune fille, et que, de fait, il ne savait pas quel comportement adopter.
- Eh, ça va, t'en fais pas... L'esprit de Gustav s'éclaircit. Il leva ses yeux vers sa camarade et vit un regard plus doux. Mais sous ces yeux marrons le jeune Roy vit également une joue humide. Là, une larme avait coulé. Mais quand ? Cela ne pouvait être que récent, c'était forcément un résultat de leur interaction.
- Tu est sûre ? Je... j'ai fait tomber un livre en plein sur ta tête tout de même.
Ces larmes avaient permis une chose. L'eau avait expulsé toutes les secousses qu'ils avaient vécues ces dernières minutes. Maintenant, son esprit était plus clair. Et, cela permit à Gustav se rendre compte qu'il avait vraiment envie de parler sans censure avec Ellana. Il lui avait fait mal, il lui avait avoué tout ce qu'il ne voulait pas dire... Alors, au point où il en était, autant essayer d'avoir une vraie conversation, quitte à passer pour un fou. Beaucoup de personnes le prenaient déjà pour un dingue, il n'en était pas à une près. C'était avec ses pensées que Gustav se hasarda à cette question :
- Tu sais, si t'as trop envie de parler je peux partir, je comprendrai... Je suis désolé de t'avoir dérangé, je voulais juste me faire une nouvelle a..., -mie, non le mot était trop fort il ne pouvait pas. Faire une nouvelle connaissance.
@Ellana Duchêne
- Eh, ça va, t'en fais pas... L'esprit de Gustav s'éclaircit. Il leva ses yeux vers sa camarade et vit un regard plus doux. Mais sous ces yeux marrons le jeune Roy vit également une joue humide. Là, une larme avait coulé. Mais quand ? Cela ne pouvait être que récent, c'était forcément un résultat de leur interaction.
- Tu est sûre ? Je... j'ai fait tomber un livre en plein sur ta tête tout de même.
Ces larmes avaient permis une chose. L'eau avait expulsé toutes les secousses qu'ils avaient vécues ces dernières minutes. Maintenant, son esprit était plus clair. Et, cela permit à Gustav se rendre compte qu'il avait vraiment envie de parler sans censure avec Ellana. Il lui avait fait mal, il lui avait avoué tout ce qu'il ne voulait pas dire... Alors, au point où il en était, autant essayer d'avoir une vraie conversation, quitte à passer pour un fou. Beaucoup de personnes le prenaient déjà pour un dingue, il n'en était pas à une près. C'était avec ses pensées que Gustav se hasarda à cette question :
- Tu sais, si t'as trop envie de parler je peux partir, je comprendrai... Je suis désolé de t'avoir dérangé, je voulais juste me faire une nouvelle a..., -mie, non le mot était trop fort il ne pouvait pas. Faire une nouvelle connaissance.
@Ellana Duchêne
Dégringolades
La douleur se calmait peu à peu, et la jeune fille reprenait ses esprits, maudissant la petite larme qui avait coulé sur sa joue. Elle aurait préféré rester impassible à cette maladresse, ne pas montrer qu'elle avait mal... en vain. Certaines personnes y arrivaient, quand d'autres fondaient en larmes. Elle, elle ne voulait simplement pas montrer qu'elle avait mal, dévoiler au grand jour ses faiblesses : elle ne voulait pas montrer de failles à la poterie, car une simple faille peut tout casser, tout détruire, tout anéantir, jusqu'à ce qu'il ne reste rien. Si elle bouchait ces failles avant qu'on ne les trouve, il ne se passerait rien, on ne le découvrirait jamais, cette brèche perdue dans des souvenirs de plus en plus vagues, de plus en plus lointains.
- Oui ça va... murmura-t-elle. Elle aurait dû parler plus fort, affirmer plus haut que tout aller bien, qu'il ne fallait pas qu'il se fasse du mouron. Mais elle n'en fit rien, se contentant simplement de sa voix qui paraissait sans doute hésitante et faible. Donnait-elle cette impression de faiblesse, ce sentiment qu'on devait la protéger ? "Ca va mieux, vraiment", dit-elle, plus sûre d'elle.
Elle n'irait pas à l'infirmerie, n'avouerait pas qu'elle continuait à avoir mal. Il fallait qu'elle soit forte, qu'elle montre sa force. Elle ne voulait pas assumer avoir mal, ne pas être au meilleur de sa forme : ça ne servait véritablement à rien de vouloir renforcer les failles, agrandir les brèches, fendre la porcelaine.
Le Gryffon avait envie de parler, mais pas elle. Il lui demandait si elle voulait qu'il la laisse tranquille, et elle fut tentée, pendant quelques secondes de répondre que non, elle n'avait pas envie de parler, oui, elle avait envie d'être seule. Mais le monde ne tournait pas uniquement autour de ses envies, elle devait bien se rendre à l'évidence sur ce point. Et si elle n'avait pas eu envie de parler, elle aurait simplement renvoyé le jeune homme d'où il venait en lui demandant de la laisser tranquille. Il n'en était rien ; ça ne s'était pas passé comme ça. Elle avait toujours rejeté les gens... était-ce en train de changer ? Peut-être qu'elle se rendait enfin compte qu'elle avait besoin du contact humain, besoin de s'appuyer sur d'autres, de se relâcher. Elle ne pourrait pas toujours tout contenir.
Que devait-elle lui dire ? Dire ce qu'elle pensait ou ce qu'elle ressentait ? Elle était en combat constant entre ses pensées et ses sentiments.
- J'aime la solitude, commença-t-elle tout doucement, ne sachant pas pourquoi elle abordait cette question à voix haute. Les mots, volatiles, s'étaient enfuis sans qu'elle ne leur donne son accord. J'aime pas les confessions, j'aime pas dire ce que j'ai sur le cœur. Et elle s'arrêta là, laissant planer le silence en attendant de voir ce que lui répondrait l'enfant qui l'accompagnait.
- Oui ça va... murmura-t-elle. Elle aurait dû parler plus fort, affirmer plus haut que tout aller bien, qu'il ne fallait pas qu'il se fasse du mouron. Mais elle n'en fit rien, se contentant simplement de sa voix qui paraissait sans doute hésitante et faible. Donnait-elle cette impression de faiblesse, ce sentiment qu'on devait la protéger ? "Ca va mieux, vraiment", dit-elle, plus sûre d'elle.
Elle n'irait pas à l'infirmerie, n'avouerait pas qu'elle continuait à avoir mal. Il fallait qu'elle soit forte, qu'elle montre sa force. Elle ne voulait pas assumer avoir mal, ne pas être au meilleur de sa forme : ça ne servait véritablement à rien de vouloir renforcer les failles, agrandir les brèches, fendre la porcelaine.
Le Gryffon avait envie de parler, mais pas elle. Il lui demandait si elle voulait qu'il la laisse tranquille, et elle fut tentée, pendant quelques secondes de répondre que non, elle n'avait pas envie de parler, oui, elle avait envie d'être seule. Mais le monde ne tournait pas uniquement autour de ses envies, elle devait bien se rendre à l'évidence sur ce point. Et si elle n'avait pas eu envie de parler, elle aurait simplement renvoyé le jeune homme d'où il venait en lui demandant de la laisser tranquille. Il n'en était rien ; ça ne s'était pas passé comme ça. Elle avait toujours rejeté les gens... était-ce en train de changer ? Peut-être qu'elle se rendait enfin compte qu'elle avait besoin du contact humain, besoin de s'appuyer sur d'autres, de se relâcher. Elle ne pourrait pas toujours tout contenir.
Que devait-elle lui dire ? Dire ce qu'elle pensait ou ce qu'elle ressentait ? Elle était en combat constant entre ses pensées et ses sentiments.
- J'aime la solitude, commença-t-elle tout doucement, ne sachant pas pourquoi elle abordait cette question à voix haute. Les mots, volatiles, s'étaient enfuis sans qu'elle ne leur donne son accord. J'aime pas les confessions, j'aime pas dire ce que j'ai sur le cœur. Et elle s'arrêta là, laissant planer le silence en attendant de voir ce que lui répondrait l'enfant qui l'accompagnait.
Dégringolades
Ellana lui avait assuré que tout allait bien. Néanmoins, Gustav garda un regard inquiet sur l'endroit de sa tête où étaient tombés les livres. En effet, les mots de la jeune fille paraissaient toujours comme enfermés dans sa bouche, comme bloqués par quelque chose. Et ils ne paraissaient pas naturels. Cette chose, peut-être que c'était Ellana en elle-même. Elle s'empêchait de vraiment parler, ou juste, elle ne voulait pas avoir de discussion. Gustav n'en savait rien, il ne comprenait pas grand-chose de la jeune fille qui se trouvait en face de lui.
Cette phrase, "j'aime la solitude", le surpris encore plus. Lui, il cherchait toujours la compagnie. Il avait besoin constamment d'une épaule sur laquelle se reposer. Toujours quelqu'un pour lui tenir la main, pour être avec lui. Autrement, il était perdu. Mais d'un certain côté, Gustav comprenait Ellana. Les autres pouvaient être tellement cruels. Les moqueries pouvaient être plus violentes que des poignards. Quand on était différent, c'était trop souvent considéré comme une mauvaise chose. Car les autres ont peur, peut-être sont jaloux. Pourtant, le monde serait si monotone et ennuyant si tout le monde était pareil !
Il ne savait pas ce qu'avait vécu sa camarade. De sa vie, il n'en savait rien, alors il était possible qu'effectivement la jeune fille avait été confrontée au regard des autres et cela lui faisait souffrir.
Ou bien, il n'en était rien de cela, et elle était seulement timide.
Mais quoi qu'il en soit, Gustav voulait montrer à Ellana que ce n'était pas une fatalité, et que la Vie était bien plus belle lorsqu'on était entourés.
Cela gênait Gustav n'émettre ainsi des conjectures sur les personnes sans les connaître, mais cette cage que s'était fabriquée Ellana faisait mal au cœur du jeune garçon.
- Moi non plus, je n'aime pas raconter ma vie, je trouve que c'est aux autres de s'occuper de leurs oignons. Si tu ne veux pas dire des choses, tu as totalement le droit de taire. Mais, cela ne t'empêcherait pas parfois de quitter cette solitude. C'est vrai, c'est bien. On est là, dans notre monde, et, normalement, personne ne te dérange. Mais tu ne penses pas que ton quotidien serait tellement plus amusant si tu y intégrais les autres ? Certes, certains sont bêtes et méchants. Ceux-là, il faut les éviter. Mais il y a plein d'autres personnes qui sont vraiment accueillantes, avec qui tu pourrais te trouver pleins de points communs et avec qui tu pourrais rire à en pleurer.
@Ellana Duchêne
Cette phrase, "j'aime la solitude", le surpris encore plus. Lui, il cherchait toujours la compagnie. Il avait besoin constamment d'une épaule sur laquelle se reposer. Toujours quelqu'un pour lui tenir la main, pour être avec lui. Autrement, il était perdu. Mais d'un certain côté, Gustav comprenait Ellana. Les autres pouvaient être tellement cruels. Les moqueries pouvaient être plus violentes que des poignards. Quand on était différent, c'était trop souvent considéré comme une mauvaise chose. Car les autres ont peur, peut-être sont jaloux. Pourtant, le monde serait si monotone et ennuyant si tout le monde était pareil !
Il ne savait pas ce qu'avait vécu sa camarade. De sa vie, il n'en savait rien, alors il était possible qu'effectivement la jeune fille avait été confrontée au regard des autres et cela lui faisait souffrir.
Ou bien, il n'en était rien de cela, et elle était seulement timide.
Mais quoi qu'il en soit, Gustav voulait montrer à Ellana que ce n'était pas une fatalité, et que la Vie était bien plus belle lorsqu'on était entourés.
Cela gênait Gustav n'émettre ainsi des conjectures sur les personnes sans les connaître, mais cette cage que s'était fabriquée Ellana faisait mal au cœur du jeune garçon.
- Moi non plus, je n'aime pas raconter ma vie, je trouve que c'est aux autres de s'occuper de leurs oignons. Si tu ne veux pas dire des choses, tu as totalement le droit de taire. Mais, cela ne t'empêcherait pas parfois de quitter cette solitude. C'est vrai, c'est bien. On est là, dans notre monde, et, normalement, personne ne te dérange. Mais tu ne penses pas que ton quotidien serait tellement plus amusant si tu y intégrais les autres ? Certes, certains sont bêtes et méchants. Ceux-là, il faut les éviter. Mais il y a plein d'autres personnes qui sont vraiment accueillantes, avec qui tu pourrais te trouver pleins de points communs et avec qui tu pourrais rire à en pleurer.
@Ellana Duchêne
Dégringolades
Ellana avait de moins en moins envie de parler, au fur et à mesure que le temps s'écoulait et qu'elle passait du temps avec son camarade. En trois phrases, elle avait l'impression de lui en avoir trop dit, de s'être dévoilée comme on soulève le drap d'une toile pour la montrer à des admirateurs. Elle n'était pas un livre dans lequel on pouvait lire aisément ! Du moins, elle ne le voulait pas. Mais il y avait tellement de choses qu'elle ne voulait pas... Des sentiments qu'elle ne voulait pas ressentir, des pensées qu'elle ne voulait pas songer, des actes qu'elle ne voulait pas faire.
La brune était souvent trop pleine, un peu à la manière d'une bombe à retardement : elle s'emplissait, s'emplissait, et à un moment, elle exploserait, si elle ne vidait pas tout. A quoi ressemblerait cette explosion ? Elle ne voulait pas y penser.
Debout, le livre des potions entre ses mains, elle revenait peu à peu sur sa décision de rester avec le Gryffon. Elle n'avait aucune envie qu'il lui fasse la morale, qu'il lui dise de s'ouvrir un peu plus aux autres. Elle était certainement en tort en faisant ça, mais elle s'en moquait, et elle, tout ce qu'elle voulait, c'était trouver la tranquillité, la solitude, toutes ces choses qui lui manquaient depuis qu'elle était à Poudlard. Elle n'en avait que faire des autres ! Ils étaient là, dans le même monde qu'elle, et bien qu'elle avait des amis, quelques amis sur qui compter, le reste n'était qu'un savant tableau pour compliquer la vie. Comment serait la vie s'ils n'étaient pas là ?
- Tu comprends pas... lui souffla-t-elle, le regardant dans les yeux : une flamme s'était allumée, flamme qui brûlerait tout sur son passage, mais la brunette ne voulait qu'une chose, une seule... la tranquillité. Tant pis si elle blessait ce garçon qui n'avait pas été vilain, elle ne voulait pas que quelqu'un lui fasse la morale. Cependant, intérieurement, elle savait bien qu'elle n'oublierait pas les paroles de ce garçon, ces paroles si sensées.
Le visage d'acier, son masque d'émotions refermé sur elle, elle tourna les talons, partant dans les dédales de rayons de la bibliothèque de Poudlard.
Elle savait qu'elle n'aurait pas dû faire ça, si elle ne voulait pas pourrir toutes ses relations avec ses camarades. Mais ça avait été plus fort qu'elle.
La brune était souvent trop pleine, un peu à la manière d'une bombe à retardement : elle s'emplissait, s'emplissait, et à un moment, elle exploserait, si elle ne vidait pas tout. A quoi ressemblerait cette explosion ? Elle ne voulait pas y penser.
Debout, le livre des potions entre ses mains, elle revenait peu à peu sur sa décision de rester avec le Gryffon. Elle n'avait aucune envie qu'il lui fasse la morale, qu'il lui dise de s'ouvrir un peu plus aux autres. Elle était certainement en tort en faisant ça, mais elle s'en moquait, et elle, tout ce qu'elle voulait, c'était trouver la tranquillité, la solitude, toutes ces choses qui lui manquaient depuis qu'elle était à Poudlard. Elle n'en avait que faire des autres ! Ils étaient là, dans le même monde qu'elle, et bien qu'elle avait des amis, quelques amis sur qui compter, le reste n'était qu'un savant tableau pour compliquer la vie. Comment serait la vie s'ils n'étaient pas là ?
- Tu comprends pas... lui souffla-t-elle, le regardant dans les yeux : une flamme s'était allumée, flamme qui brûlerait tout sur son passage, mais la brunette ne voulait qu'une chose, une seule... la tranquillité. Tant pis si elle blessait ce garçon qui n'avait pas été vilain, elle ne voulait pas que quelqu'un lui fasse la morale. Cependant, intérieurement, elle savait bien qu'elle n'oublierait pas les paroles de ce garçon, ces paroles si sensées.
Le visage d'acier, son masque d'émotions refermé sur elle, elle tourna les talons, partant dans les dédales de rayons de la bibliothèque de Poudlard.
Elle savait qu'elle n'aurait pas dû faire ça, si elle ne voulait pas pourrir toutes ses relations avec ses camarades. Mais ça avait été plus fort qu'elle.
Je pense que c'est une fin de mon côté ? Sauf si Gustav la rattrape !
Désolée pour le retournement de situation, je crois qu'Ellana n'a vraiment pas apprécié ce que lui a dit Gustav
Désolée pour le retournement de situation, je crois qu'Ellana n'a vraiment pas apprécié ce que lui a dit Gustav
Dégringolades
Gustav avait chaud, il ne savait pas comment Ellana allait recevoir ce qu'il venait de prononcer. C'était peut-être dur à entendre pour elle. Après tout, le Gryffondor s'osait quand même à faire une espèce de sermon à sa camarade. Quand elle lui avait dit qu'elle aimait la solitude, il aurait dû partir. En fait, il aurait dû partir au début de la conversation, et respecter l'envie d'Ellana de ne pas être dérangée. Dès qu'il avait parlé à la jeune fille, il avait ressenti une espèce de gêne. Mais, le petit garçon s'était obstiné à vouloir dire des choses futiles. Il avait fermé les yeux, si content d'apprendre à connaître quelqu'un. C'était juste un gamin, surexcité, incapable de se contrôler et de contrôler ses émotions. Il aurait juste dû se concentrer sur le bien-être de sa camarade, la respecter et partir sans rien dire. C'était à elle de décider d'aller vers les autres. Ellana n'avait pas voulu, et c'était son choix. Même si ce n'était pas la personnalité de Gustav, il aurait dû tout de suite l'accepter et ne pas chercher à aller plus loin.
Gustav croisa alors le regard d'Ellana. Ses yeux étaient, lui semblait-il, remplis de colère. Il resta bloqué sur ce regard et n'entendit pratiquement pas les paroles que prononça la jeune fille. Le jeune Roy la vit juste se retourner et il la vit partir. Il était impuissant, incapable de prononcer un mot. Et de toute façon, même s'il aurait pu, cela aurait été sans aucun doute une terrible erreur. Il ne fit pas un geste, et resta bloqué pendant quelque temps, inapte à construire une réflexion sensée.
Ces dernières minutes, il avait été traversé par des phases déception certes, mais aussi par des phases d'espoir. Cependant, sans qu'il ne l'ait vu vraiment venir, cette conversation se terminait sur une désillusion.
@Ellana Duchêne Fin du RP pour moi également, il semble que Gustav ne veuille plus bouger
Gustav croisa alors le regard d'Ellana. Ses yeux étaient, lui semblait-il, remplis de colère. Il resta bloqué sur ce regard et n'entendit pratiquement pas les paroles que prononça la jeune fille. Le jeune Roy la vit juste se retourner et il la vit partir. Il était impuissant, incapable de prononcer un mot. Et de toute façon, même s'il aurait pu, cela aurait été sans aucun doute une terrible erreur. Il ne fit pas un geste, et resta bloqué pendant quelque temps, inapte à construire une réflexion sensée.
Ces dernières minutes, il avait été traversé par des phases déception certes, mais aussi par des phases d'espoir. Cependant, sans qu'il ne l'ait vu vraiment venir, cette conversation se terminait sur une désillusion.
@Ellana Duchêne Fin du RP pour moi également, il semble que Gustav ne veuille plus bouger