Tu es celle dont j'ai besoin
On peut toujours faire ce qu'on veut. Suffit de se donner les moyens.
Elle n'a pas tort. Oui, c'est sans doute vrai ce qu'elle vient de me dire. D'ailleurs, elle n'est pas la seule à m'avoir dit quelque chose de ce style. Ma grand-mère m'a déjà sorti des mots similaires. Je suppose donc que si les deux me le disent, je devrais y croire et faire en sorte que cela s'applique à ma vie également. Faire ce que je veux en me donnant les moyens de réussir. C'est un si beau rêve maintenant que j'y pense. Je souris doucement en y pensant. Vais-je vraiment pouvoir faire tout ce que je veux ? J'ai comme un doute et je sais déjà pourquoi ce doute m'habite : mes petits frères. Je ne pourrais jamais réaliser quelque chose, même si je le souhaite de tout mon cœur, si cela venait à les rendre malheureux. J'ai conscience qu'ils sont ma plus grande faiblesse et que je pourrais passer à côté d'une vie de rêve pour leur bonheur. Cependant, j'ai également conscience qu'ils sont ma plus grande force et que tant que leurs sourires s'afficheront devant moi, je pourrais tout accepter.
- Je m'appelle Mary. Mary Bain, de mon nom complet.
Loin d'être déçue car elle ne connaissait pas mon identité, j'étais plutôt contente qu'elle ait fini par me poser la question car je me doutais déjà du fait qu'elle ne savait pas qui j'étais. Nous n'avons jamais eu l'occasion de nous parler alors ce n'est pas trop étonnant. Ce qui l'était par contre était le fait qu'elle semblait s'intéresser à moi depuis quelques minutes. Non ? C'est une image que je me fais ? Qu'importe. Cela me touche et me réchauffe le cœur. Mais même si j'apprécie cette conversation, je ne sais pas trop comment la poursuivre, après tout je l'ai dérangé. Je devrais peut-être me taire et faire en sorte que l'on retourne toutes les deux à nos occupations premières ? Ou alors...
- Tu... Tu es en train de réviser quoi ?
Catégorie question inutile et stupide. Je gagne la Coupe.
¤ Matriarcat Marla viendra à bout des fiers-à-bras ! ¤ | 3ème année RP (48-49)
Gossip Girl en Chef de Poudlard | Hel's Angels | Membre du Club de Bavboules et du Club de soutien scolaire
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Tu es celle dont j'ai besoin
Mary Bain. Merlin merci, elle a décidé de me donner son nom de famille. Les gens ont la mauvaise habitude de se présenter avec leur seul prénom. Mary, Elizabeth, Jane, Sarah, Rose. Si commun. Tellement banal. Il y en a des dizaines, des milliers. Un prénom, cela ne signifie pas grand chose. Cela s'oublie ; ça ne s'incruste pas, ça ne reste pas en mémoire. Des Mary, j'en ai croisé des dizaines dans ma vie. Des petites, des grandes, des insupportables, des insignifiantes, des invisibles, des méchantes. Et j'en croiserai encore d'autres dizaines demain et après demain, surtout en Grande-Bretagne où les Mary sont comme les tasses de thé : elles pullulent à tous les coins de rue. Mary Bain, ce n'est pas commun. Peut-être bien que c'est unique. Il ne doit pas en exister plusieurs, ou elles sont rares. Mary Bain étudiante à Poufsouffle à l'école de Poudlard, il n'y en a qu'une seule et celle-ci se tient devant moi.
Je ramène mes bras sur ma poitrine pour les serrer étroitement autour de mon corps. Je hoche doucement la tête en réponse. Combien de fois ai-je vu cette jeune fille traverser les couloirs ou s'asseoir à la même table que moi ? Quand nous nous croisions dans les espaces communs des dortoirs, c'est à peine si je la regardais. Elle passait et aussitôt j'oublié son visage — enfin, c'est ce que j'imagine car je ne me souviens pas réellement d'un moment où nous nous sommes croisées. Il n'a suffit que de quelques minutes et de mots échangés pour que je puisse ajouter à son visage quelques informations à son propos qui me permettent de me faire un avis sur elle. Un avis assez tranché, pour tout dire, et qui n'est pas destiné à changer, je pense.
Je ne repars pas à mes affaires, parce que je sens qu'elle a autre chose à dire. À raison, cependant je ne m'attendais pas à ce qu'elle me pose cette question. En quoi ce que je révise pourrait l'intéresser ? Je tique et baisse les yeux sur les ouvrages et les parchemins ouverts devant moi, comme si j'avais oublié leur présence. Il me faut quelques secondes pour raccrocher les wagons et me souvenir de ce que j'étais en train de faire. Quand elle a prononcé le mot "réviser", j'ai instantanément pensé : non, je ne révise pas, je suis en train de vérifier pour la dixième fois que les étoiles que j'ai découvertes sur un tableau du troisième étage sont bien des coordonnées. Mais ce que je découvre sur ma table, ce ne sont pas des manuels d'Astronomie ; les pages sont recouvertes des signes biscornus et bien familiers de mes cours d'Études des runes.
Je tourne de nouveau la tête vers elle et la regarde fixement sans savoir si elle attend réellement de moi une réponse ou si sa question n'était motivée que par la politesse. J'hésite une seconde de plus avant d'ouvrir la bouche.
« Je révise mes Runes, dis-je d'une voix lente en fronçant les sourcils, persuadée qu'elle n'en a de toute manière rien a carrer de ce que je peux bien raconter — ou alors elle ne comprendra pas, ce qui revient au même. L'examen ne sera pas bien compliqué mais c'est important de connaître ses cours sur le bout des doigts. »
Je décroise les bras et pianote du bout des doigts sur la table en jetant un coup d’œil à ses affaires, sans m'y attarder. Je n'aime pas les conversations sans intérêt, elles me mettent mal à l'aise. Ma main retrouve naturellement le chemin vers la plume qu'elle a abandonné un peu plus tôt. Je regarde les signes qui recouvrent la page du grimoire sans réellement les voir. Malgré moi, je repense à cette histoire d'affiches et de sang-pur. J'ai énormément de mal à comprendre pourquoi les gens perdent du temps avec ça ; j'ai du mal également à comprendre pourquoi ils s'embêtent à harceler d'autres personnes pour ces raisons-là. J'imagine que leur vie doit être bien insignifiante pour qu'ils en arrivent là.
Je ramène mes bras sur ma poitrine pour les serrer étroitement autour de mon corps. Je hoche doucement la tête en réponse. Combien de fois ai-je vu cette jeune fille traverser les couloirs ou s'asseoir à la même table que moi ? Quand nous nous croisions dans les espaces communs des dortoirs, c'est à peine si je la regardais. Elle passait et aussitôt j'oublié son visage — enfin, c'est ce que j'imagine car je ne me souviens pas réellement d'un moment où nous nous sommes croisées. Il n'a suffit que de quelques minutes et de mots échangés pour que je puisse ajouter à son visage quelques informations à son propos qui me permettent de me faire un avis sur elle. Un avis assez tranché, pour tout dire, et qui n'est pas destiné à changer, je pense.
Je ne repars pas à mes affaires, parce que je sens qu'elle a autre chose à dire. À raison, cependant je ne m'attendais pas à ce qu'elle me pose cette question. En quoi ce que je révise pourrait l'intéresser ? Je tique et baisse les yeux sur les ouvrages et les parchemins ouverts devant moi, comme si j'avais oublié leur présence. Il me faut quelques secondes pour raccrocher les wagons et me souvenir de ce que j'étais en train de faire. Quand elle a prononcé le mot "réviser", j'ai instantanément pensé : non, je ne révise pas, je suis en train de vérifier pour la dixième fois que les étoiles que j'ai découvertes sur un tableau du troisième étage sont bien des coordonnées. Mais ce que je découvre sur ma table, ce ne sont pas des manuels d'Astronomie ; les pages sont recouvertes des signes biscornus et bien familiers de mes cours d'Études des runes.
Je tourne de nouveau la tête vers elle et la regarde fixement sans savoir si elle attend réellement de moi une réponse ou si sa question n'était motivée que par la politesse. J'hésite une seconde de plus avant d'ouvrir la bouche.
« Je révise mes Runes, dis-je d'une voix lente en fronçant les sourcils, persuadée qu'elle n'en a de toute manière rien a carrer de ce que je peux bien raconter — ou alors elle ne comprendra pas, ce qui revient au même. L'examen ne sera pas bien compliqué mais c'est important de connaître ses cours sur le bout des doigts. »
Je décroise les bras et pianote du bout des doigts sur la table en jetant un coup d’œil à ses affaires, sans m'y attarder. Je n'aime pas les conversations sans intérêt, elles me mettent mal à l'aise. Ma main retrouve naturellement le chemin vers la plume qu'elle a abandonné un peu plus tôt. Je regarde les signes qui recouvrent la page du grimoire sans réellement les voir. Malgré moi, je repense à cette histoire d'affiches et de sang-pur. J'ai énormément de mal à comprendre pourquoi les gens perdent du temps avec ça ; j'ai du mal également à comprendre pourquoi ils s'embêtent à harceler d'autres personnes pour ces raisons-là. J'imagine que leur vie doit être bien insignifiante pour qu'ils en arrivent là.
Tu es celle dont j'ai besoin
Les Runes. Un sujet dont je ne connais rien, je dois bien l'avouer. J'aurais aimé pouvoir lui poser des questions et savoir exactement de quoi il en retournait et surtout à quoi pouvait bien ressembler les révisions d'une septième année. Mais je n'ai pas besoin que l'on m'explique quoi que ce soit face au comportement plus qu'explicite qu'elle prend. Je me contente alors de sourire, un peu bêtement, et de hocher la tête positivement, signe que j'ai compris et retenu sa réponse. Je la regarde alors se reconcentrer sur ses affaires et décide alors d'en faire de même.
Je ne m'attendais clairement pas à avoir une conversation aussi longue avec l'une des élèves les plus impressionnantes et qui me paraissait parmi les plus inaccessibles de l'école. Et pourtant, nous étions là. Toutes les deux, à la même table, dans la bibliothèque, en train de réviser chacune de notre côté. Tous ses mots me reviennent doucement en mémoire, les uns après les autres. C'est un peu comme si je me récitais un mantra. J'ignorais ce qu'était un mantra avant que je ne vienne à Poudlard et que j'entende des filles en parler. J'avais tant de choses à apprendre sur le monde, j'avais bien conscience que ma fille de sorciers au sang pur ne pouvait pas m'enseigner toutes les particularités de ce monde vu comme il est riche. J'aimais apprendre des autres de toute façon. Un peu comme à l'instant, où cette simple discussion aux yeux de beaucoup sans doute m'a finalement bien plus appris que je ne l'aurais cru.
- Je te souhaite de venir à bout de tes révisions alors et de réussir tes examens.
Rassemblant mes affaires, je me suis permise de lui assigner encore quelques mots à voix basse en souriant. La remerciant une nouvelle fois pour son écoute, je récupère l'ensemble qui m'appartient et m'éloigne. J'ai bien trop de choses en tête pour continuer de réviser de toute façon. Je dois me trouver une méthode pour répliquer et protéger mes petits frères. Voilà qui est plus important.
C'est une fin pour moi. Je te remercie pour ce rp ô combien important Mary, ce fut un vrai plaisir de pouvoir découvrir ta plume et échanger ces textes avec toi
Je ne m'attendais clairement pas à avoir une conversation aussi longue avec l'une des élèves les plus impressionnantes et qui me paraissait parmi les plus inaccessibles de l'école. Et pourtant, nous étions là. Toutes les deux, à la même table, dans la bibliothèque, en train de réviser chacune de notre côté. Tous ses mots me reviennent doucement en mémoire, les uns après les autres. C'est un peu comme si je me récitais un mantra. J'ignorais ce qu'était un mantra avant que je ne vienne à Poudlard et que j'entende des filles en parler. J'avais tant de choses à apprendre sur le monde, j'avais bien conscience que ma fille de sorciers au sang pur ne pouvait pas m'enseigner toutes les particularités de ce monde vu comme il est riche. J'aimais apprendre des autres de toute façon. Un peu comme à l'instant, où cette simple discussion aux yeux de beaucoup sans doute m'a finalement bien plus appris que je ne l'aurais cru.
- Je te souhaite de venir à bout de tes révisions alors et de réussir tes examens.
Rassemblant mes affaires, je me suis permise de lui assigner encore quelques mots à voix basse en souriant. La remerciant une nouvelle fois pour son écoute, je récupère l'ensemble qui m'appartient et m'éloigne. J'ai bien trop de choses en tête pour continuer de réviser de toute façon. Je dois me trouver une méthode pour répliquer et protéger mes petits frères. Voilà qui est plus important.
C'est une fin pour moi. Je te remercie pour ce rp ô combien important Mary, ce fut un vrai plaisir de pouvoir découvrir ta plume et échanger ces textes avec toi
¤ Matriarcat Marla viendra à bout des fiers-à-bras ! ¤ | 3ème année RP (48-49)
Gossip Girl en Chef de Poudlard | Hel's Angels | Membre du Club de Bavboules et du Club de soutien scolaire
Gossip Girl en Chef de Poudlard | Hel's Angels | Membre du Club de Bavboules et du Club de soutien scolaire
Tu es celle dont j'ai besoin
Sans un mot, je la regarde sourire et hocher la tête. J'attends une réponse, une réflexion, un sourire un peu moqueur peut-être, quelque chose, n'importe quoi ; je n'avais pas d'attente particulière, n'importe quelle réponse aurait pu me convenir — excepté la moquerie. Mais rien ne vient. Je ne pense pas qu'elle ne comprend pas ma réponse, mais je crois que ça ne l'intéresse pas. Et c'est compréhensible : ce sont mes révisions, des révisions de septième année. Comment cela pourrait-il intéresser une personne comme elle ?
Je ne sais pas pourquoi à ce moment-là je pense à Thalia. Elle arrive soudainement dans mon esprit, sans prévenir, sans remous ; silencieusement, et je me souviens que Thalia Gil'Sayan était, est, le genre d'enfant qui aurait su rebondir sur une telle réponse. Non pas parce qu'elle est plus intelligente que Bain, cela n'a rien à voir avec l'intelligence, mais parce qu'elle est intéressée. Quoi qu'il arrive, peu importe le sujet, elle était intéressée et nous aurions pu parler de tout et de rien pendant des heures.
Thalia arrive dans mon esprit et repart tout aussi rapidement. Elle s'efface, ne reste que Mary Bain et sa politesse de partir maintenant qu'elle n'a plus rien à me dire. Elle rassemble rapidement ses affaires mais avant qu'elle s'en aille, juste après qu'elle m'ait salué de la tête, j'accroche son regard et je lui dis :
« Bonne journée, Bain. »
Ce qui, venant de ma part, équivaut à quelque chose comme : je te crois quand tu me souhaites ces choses positives et j'espère qu'il t'en arrivera à toi aussi, que tu parviendras à trouver ta façon de te battre, parce que tu ne m'as pas laissé une mauvaise impression et que c'est un exploit dans cette école où je ne considère pas la moitié de la population comme méritant mon attention. Mais Mary Bain, pas plus que les autres, ne saura pas deviner cela à travers mes mots, mon regard ou mon comportement, et ça me laisse totalement de marbre.
Ma table désormais retrouvée, je me penche de nouveau sur mes parchemins. Mais, le coude planté sur la table et la joue entourée par la main, je préfère regarder dans le vide en pensant à une sorcière sombre partie à la découverte du monde plutôt qu'aux gribouillis qui recouvrent les pages de mes livres. Je découvre que se laisser aller à ses rêveries quand elles nous apportent joie et espoir est une activité agréable, bien que dangereuse. Mais en cette fin d'année scolaire, malgré les examens les plus importants de ma vie qui approchent, je n'ai aucune envie de faire attention au danger que représente l'espoir. Je préfère croire que dans quelques semaines, je pourrais de nouveau regarder ce visage tout en ombres et en angles et participer à l'une de ces joutes verbales qui me font autant de mal que de bien.
Quelque part dans mon futur, il y a une Aelle qui me hurle de ne pas y croire. De ne pas espérer. De ne rien attendre. De ne pas rêver. Une Aelle qui va encore plus mal que celle du passé et qui m'implore d'être prudente, de ne pas oublier de ne jamais, jamais rien espérer. Mais je suis bloquée dans un présent qui m'apporte de la joie pour la première fois depuis des années. Je n'ai aucune envie d'écouter le passé ou le futur. Je veux juste être moi et sourire en regardant bêtement dans le vide, les pensées rêveuses.
Merci d'avoir écrit avec moi ! J'ai beaucoup aimé découvrir cette Aelle-là, une Aelle prête à aider (à sa façon). Une Aelle qui n'est pas totalement insensible à la souffrance d'autrui. J'ai hâte de voir ce que deviendra Mary, comment elle évoluera. Un jour, nos Protégées se croiseront de nouveau, j'en suis persuadée.
Je ne sais pas pourquoi à ce moment-là je pense à Thalia. Elle arrive soudainement dans mon esprit, sans prévenir, sans remous ; silencieusement, et je me souviens que Thalia Gil'Sayan était, est, le genre d'enfant qui aurait su rebondir sur une telle réponse. Non pas parce qu'elle est plus intelligente que Bain, cela n'a rien à voir avec l'intelligence, mais parce qu'elle est intéressée. Quoi qu'il arrive, peu importe le sujet, elle était intéressée et nous aurions pu parler de tout et de rien pendant des heures.
Thalia arrive dans mon esprit et repart tout aussi rapidement. Elle s'efface, ne reste que Mary Bain et sa politesse de partir maintenant qu'elle n'a plus rien à me dire. Elle rassemble rapidement ses affaires mais avant qu'elle s'en aille, juste après qu'elle m'ait salué de la tête, j'accroche son regard et je lui dis :
« Bonne journée, Bain. »
Ce qui, venant de ma part, équivaut à quelque chose comme : je te crois quand tu me souhaites ces choses positives et j'espère qu'il t'en arrivera à toi aussi, que tu parviendras à trouver ta façon de te battre, parce que tu ne m'as pas laissé une mauvaise impression et que c'est un exploit dans cette école où je ne considère pas la moitié de la population comme méritant mon attention. Mais Mary Bain, pas plus que les autres, ne saura pas deviner cela à travers mes mots, mon regard ou mon comportement, et ça me laisse totalement de marbre.
Ma table désormais retrouvée, je me penche de nouveau sur mes parchemins. Mais, le coude planté sur la table et la joue entourée par la main, je préfère regarder dans le vide en pensant à une sorcière sombre partie à la découverte du monde plutôt qu'aux gribouillis qui recouvrent les pages de mes livres. Je découvre que se laisser aller à ses rêveries quand elles nous apportent joie et espoir est une activité agréable, bien que dangereuse. Mais en cette fin d'année scolaire, malgré les examens les plus importants de ma vie qui approchent, je n'ai aucune envie de faire attention au danger que représente l'espoir. Je préfère croire que dans quelques semaines, je pourrais de nouveau regarder ce visage tout en ombres et en angles et participer à l'une de ces joutes verbales qui me font autant de mal que de bien.
Quelque part dans mon futur, il y a une Aelle qui me hurle de ne pas y croire. De ne pas espérer. De ne rien attendre. De ne pas rêver. Une Aelle qui va encore plus mal que celle du passé et qui m'implore d'être prudente, de ne pas oublier de ne jamais, jamais rien espérer. Mais je suis bloquée dans un présent qui m'apporte de la joie pour la première fois depuis des années. Je n'ai aucune envie d'écouter le passé ou le futur. Je veux juste être moi et sourire en regardant bêtement dans le vide, les pensées rêveuses.
— Fin —
Merci d'avoir écrit avec moi ! J'ai beaucoup aimé découvrir cette Aelle-là, une Aelle prête à aider (à sa façon). Une Aelle qui n'est pas totalement insensible à la souffrance d'autrui. J'ai hâte de voir ce que deviendra Mary, comment elle évoluera. Un jour, nos Protégées se croiseront de nouveau, j'en suis persuadée.