Cueillir les galets
Ernest acquiesça en pensant à tous ces élèves qu’il admirait. Il en connaissait certains de vue car ils faisaient partie de la maison Serpentard. Évidemment, il ne leur avait jamais adressé la parole. Il était bien trop timide pour ça. Et puis qu’est-ce qu’il aurait bien pu leur dire ? “Ton Halicto était incroyable ?” “L'haleine de feu, c’est top !” Non, il préférait regarder. De loin.
Ernest fronça les sourcils, un léger sourire aux lèvres en voyant Narcisse glisser sa baguette derrière son oreille. C’était bien la première fois qu’il voyait ça. Il observa son catalyseur quelques secondes. Non, elle était décidément bien trop longue pour se permettre ce genre de procédure. Le Poufsouffle tenta un combo de deux galets qui ne donna guère de résultat. Le petit brun haussa les épaules face à la désinvolture de son nouvel acolyte.
“Bah… ça se tentait, hein !”
Ernest tiqua sur la remarque du dompteur de boursouflet. Sa question n’avait pas été tout à fait innocente mais il ne s’attendait pas vraiment à la réponse de Narcisse.
“T’as eu des soucis avec le sous-directeur ?”
Il n’avait cotoyé Mr Featherstone que durant les cours de botanique du premier trimestre et ce dernier avait été ensuite remplacé par le Professeur Charleston avec lequel il avait beaucoup plus accroché. C’était également la première fois qu’il entendait quelqu’un associer le mot “chouette” au Professeur Valerion. L’adolescent tenta de cacher une moue envieuse quand il parla de sa directrice de maison.
“Ah ouai ? Miss Valerion t’a montré des trucs ?”
Et pas n’importe quoi. Un patronus. Ernest n’avait jamais vu que celui de sa mère. Ces dernières années, ça avait été plutôt rare qu’Elianor s’adonne à de la magie de divertissement. “La magie, ce n’est pas un jouet”.
Si ce n’était avec leur professeur de botanique - mais comme à peu prêt la quasi-totalité des élèves de Poudlard, ou au moins ceux qui avaient un plante dans la serre N°6 - Ernest n’avait aucun lien privilégié avec les adultes. Il se demandait parfois s’ils avaient même conscience qu’il était là. Mais c’était probablement de sa faute. Il ne participait jamais en classe, sauf quand on le lui demandait explicitement. Il avait bien trop peur pour ça. De se tromper. De ce qu'allaient en penser les autres. Alors il restait sagement dans son coin et il écoutait avec attention, buvant chaque parole et prenant tout en note dans son petit carnet.
Ernest sourit face aux louanges de l’autre adolescent. Les deux garçons continuèrent à discuter caillou et à faire de nouveaux essais. Narcisse se lança dans la technique Leviosa avec un développement plus heureux.
“Yes ! T’as vu ! T’es déjà en train de t’améliorer ! Plus que 85 essais et tu bats le record du monde !”
Ernest n’était pas nécessairement un leader et comme tous les gamins en plein dans la construction d’identité, il n’était pas rare qu’il adopte des expressions ou des postures par mimique. Il adressa un grand sourire à Narcisse, le premier qu’il ne retenait pas inconsciemment.
“Moi, je suis bloqué à une moyenne de 6 à la main… j’ai beau m’entraîner, j’arrive pas à débarrasser les 8… mais peut-être qu’avec ma baguette, j’arriverais à y mettre plus de force, tu vois…”
Ernest fronça les sourcils, un léger sourire aux lèvres en voyant Narcisse glisser sa baguette derrière son oreille. C’était bien la première fois qu’il voyait ça. Il observa son catalyseur quelques secondes. Non, elle était décidément bien trop longue pour se permettre ce genre de procédure. Le Poufsouffle tenta un combo de deux galets qui ne donna guère de résultat. Le petit brun haussa les épaules face à la désinvolture de son nouvel acolyte.
“Bah… ça se tentait, hein !”
Ernest tiqua sur la remarque du dompteur de boursouflet. Sa question n’avait pas été tout à fait innocente mais il ne s’attendait pas vraiment à la réponse de Narcisse.
“T’as eu des soucis avec le sous-directeur ?”
Il n’avait cotoyé Mr Featherstone que durant les cours de botanique du premier trimestre et ce dernier avait été ensuite remplacé par le Professeur Charleston avec lequel il avait beaucoup plus accroché. C’était également la première fois qu’il entendait quelqu’un associer le mot “chouette” au Professeur Valerion. L’adolescent tenta de cacher une moue envieuse quand il parla de sa directrice de maison.
“Ah ouai ? Miss Valerion t’a montré des trucs ?”
Et pas n’importe quoi. Un patronus. Ernest n’avait jamais vu que celui de sa mère. Ces dernières années, ça avait été plutôt rare qu’Elianor s’adonne à de la magie de divertissement. “La magie, ce n’est pas un jouet”.
Si ce n’était avec leur professeur de botanique - mais comme à peu prêt la quasi-totalité des élèves de Poudlard, ou au moins ceux qui avaient un plante dans la serre N°6 - Ernest n’avait aucun lien privilégié avec les adultes. Il se demandait parfois s’ils avaient même conscience qu’il était là. Mais c’était probablement de sa faute. Il ne participait jamais en classe, sauf quand on le lui demandait explicitement. Il avait bien trop peur pour ça. De se tromper. De ce qu'allaient en penser les autres. Alors il restait sagement dans son coin et il écoutait avec attention, buvant chaque parole et prenant tout en note dans son petit carnet.
Ernest sourit face aux louanges de l’autre adolescent. Les deux garçons continuèrent à discuter caillou et à faire de nouveaux essais. Narcisse se lança dans la technique Leviosa avec un développement plus heureux.
“Yes ! T’as vu ! T’es déjà en train de t’améliorer ! Plus que 85 essais et tu bats le record du monde !”
Ernest n’était pas nécessairement un leader et comme tous les gamins en plein dans la construction d’identité, il n’était pas rare qu’il adopte des expressions ou des postures par mimique. Il adressa un grand sourire à Narcisse, le premier qu’il ne retenait pas inconsciemment.
“Moi, je suis bloqué à une moyenne de 6 à la main… j’ai beau m’entraîner, j’arrive pas à débarrasser les 8… mais peut-être qu’avec ma baguette, j’arriverais à y mettre plus de force, tu vois…”
4ème année RP 50-51 - P&O / 15 ans
- COMPTE EN HIATUS -
- COMPTE EN HIATUS -
Cueillir les galets
Narcisse rigola en se frottant la joue de l'index en rougissant.
- Hihi, oui, ça valait l'coup d'tenter !
Pour lui, toute tentative était bonne à prendre, tant qu'elle ne lésait personne, n'embêtait personne et ne risquait pas de blesser quiconque. Il regardait le lac avec un grand sourire, avant de s'accroupir doucement, en laissant pendre ses bras, les coudes posés sur ses genoux. Il redressa la tête à la première question d'Ernest, avant de lever les yeux au ciel, les lèvres pincées, pour réfléchir un court instant.
- Mmmh... J'dirais pas qu'j'ai eu des problèmes avec lui, j'l'aime bien Mister Featherstone ! Mais à un moment, j'ai trop poussé une camarade, Leann, Hartley, c'est une amie ! Et puis, elle a un peu mal réagi, elle m'a lancé un Incendio qui m'a cramé les bras. Et l'prof m'a puni aussi, c'était normal, j'trouve même qu'il a été trop gentil... en vrai c'est d'ma faute si elle a paniqué !
Il croyait sincèrement être le seul en tort pour cet incident, et il se blâmait toujours autant, surtout vu comment ça s'était passé avec leurs familles. Par réflexe, il se frotta son avant-bras. Il retrouva immédiatement son sourire en se redressa souplement lorsqu'il revint sur Miss Valerion.
- Oui ! C'était dingue ! En fait j'vais peur que parce que j'suis trop petit, ma magie en soit affectée. Et ben, elle est v'nue vers Leo et moi, elle a retiré ses talons, avant de me montrer le sort ! J'étais sur les fesses ! C'était trop stylé !!! Et j'lui suis trop trop reconnaissant pour ça, même si y'a d'autres fois où j'trouve qu'elle abuse, au fond, j'sais qu'elle est gentille et attentionnée, c'est sûr !
Il reprit ensuite un galet qu'il effleura doucement du pouce en regardant l'eau. Il hocha la tête d'un air déterminé.
- C'est vachement impressionnant en vrai !! Franchement huit, c'est dingue ! Par contre j'suis pas sûr qu'avec la magie, on puisse mettre plus de force... Tu verrais ma mère par exemple, elle serait capable de projeter l'caillou d'l'autre côté du lac à mains nues ! Quoique, il faudrait qu'on voit si un adulte pourrait faire mieux, sans tricher, juste en projetant le caillou avec sa baguette... Mh...
Il croisa ses bras sur la poitrine et leva une main pour se frotter le menton, apparemment plongé dans une intense réflexion.
- Hihi, oui, ça valait l'coup d'tenter !
Pour lui, toute tentative était bonne à prendre, tant qu'elle ne lésait personne, n'embêtait personne et ne risquait pas de blesser quiconque. Il regardait le lac avec un grand sourire, avant de s'accroupir doucement, en laissant pendre ses bras, les coudes posés sur ses genoux. Il redressa la tête à la première question d'Ernest, avant de lever les yeux au ciel, les lèvres pincées, pour réfléchir un court instant.
- Mmmh... J'dirais pas qu'j'ai eu des problèmes avec lui, j'l'aime bien Mister Featherstone ! Mais à un moment, j'ai trop poussé une camarade, Leann, Hartley, c'est une amie ! Et puis, elle a un peu mal réagi, elle m'a lancé un Incendio qui m'a cramé les bras. Et l'prof m'a puni aussi, c'était normal, j'trouve même qu'il a été trop gentil... en vrai c'est d'ma faute si elle a paniqué !
Il croyait sincèrement être le seul en tort pour cet incident, et il se blâmait toujours autant, surtout vu comment ça s'était passé avec leurs familles. Par réflexe, il se frotta son avant-bras. Il retrouva immédiatement son sourire en se redressa souplement lorsqu'il revint sur Miss Valerion.
- Oui ! C'était dingue ! En fait j'vais peur que parce que j'suis trop petit, ma magie en soit affectée. Et ben, elle est v'nue vers Leo et moi, elle a retiré ses talons, avant de me montrer le sort ! J'étais sur les fesses ! C'était trop stylé !!! Et j'lui suis trop trop reconnaissant pour ça, même si y'a d'autres fois où j'trouve qu'elle abuse, au fond, j'sais qu'elle est gentille et attentionnée, c'est sûr !
Il reprit ensuite un galet qu'il effleura doucement du pouce en regardant l'eau. Il hocha la tête d'un air déterminé.
- C'est vachement impressionnant en vrai !! Franchement huit, c'est dingue ! Par contre j'suis pas sûr qu'avec la magie, on puisse mettre plus de force... Tu verrais ma mère par exemple, elle serait capable de projeter l'caillou d'l'autre côté du lac à mains nues ! Quoique, il faudrait qu'on voit si un adulte pourrait faire mieux, sans tricher, juste en projetant le caillou avec sa baguette... Mh...
Il croisa ses bras sur la poitrine et leva une main pour se frotter le menton, apparemment plongé dans une intense réflexion.
Cueillir les galets
Ernest aimait bien le fait que Narcisse tente de sortir des sentiers battus. Tout en discutant, Ernest était penché sur le sol à la recherche des meilleurs galets qui optimiseraient les lancers des deux garçons. Il se redressa néanmoins en entendant le récit du Poufsouffle. Un sourcil se redressa en entendant prononcer le nom de l’une des élèves de Serpentard. De toute la phrase, c’était ça qu’il avait retenu.
“T’es… t’es “ami” avec Leann Hartley ?”
S’il ne lui avait jamais parlé, il savait qui elle était. La jeune fille de deuxième année ne passait pas inaperçue. Comme à peu près toutes les grandes blondes de sang pur de Serpentard. Elles avaient en commun d’habiter l’espace qu’elles traversaient et de regarder les autres avec un air hautain en faisant mine de ne pas s’apercevoir de leur présence. Ce qui pour une raison obscure, fascinait l’adolescent. Tout comme Hannah Lyse Sparks, il remarquait toujours ses allers et venus dans la salle commune de manière tout à fait non intentionnelle. Narcisse ne semblait pas avoir le même rapport à la gente féminine. Pas avec Leann en tout cas.
Sa seconde histoire laissa Ernest encore plus perplexe. Lui aussi se posait des questions sur sa taille et sur la magie. Sur la taille de sa baguette également. Parfois il se disait qu’il faudrait qu’il choisisse entre grandir et s’améliorer mais que les deux n’étaient pas possible. Pratiquer la magie lui mangeait bien trop d’énergie, la même énergie qui lui permettrait de prendre quelques centimètres. Mais c’était la partie sur Miss Valerion qui éveilla sa curiosité. Il n’en croyait pas ses oreilles. Miss Valerion sans talon c’était un peu comme un abraxan sans ailes… Et puis depuis quand elle montrait des trucs aux élèves comme ça ? Une pointe de jalousie s’empara de lui mais il préféra ignorer ce sentiment et toutes les questions qu’il suscitait pour se concentrer sur l’activité du moment.
“Mouai… j’en sais rien… Elle est vachement forte, ça c’est clair… le reste… peut-être…”
Ernest se gratta la tête avec sa baguette magique à la réflexion de Narcisse concernant la force et la magie.
“Bin je me posais la question justement… pour avoir plus de force bin… faut s’entraîner tu vois, faire du sport tout ça… c’est pas trop mon truc, en vrai… les sorti c’est pas un peu pareil ? J’veux dire… plus on s’entraîne et plus on devient fort… alors p’t’être que j’aurais une meilleure propulsion à force ? Comme quand tu t’entraines avec des p’tits objets et au fur et à mesure tu t’améliores avec des objets un peu plus volumineux… tu vois c’que j’veux dire ?”
La théorie de Narcisse était tout à fait intéressante. D’ailleurs pour être vraiment sûr, il faudrait avoir sous la main deux adultes, de force physique différente mais également de capacité magique inégale. Ce qui permettrait de savoir qui entre la force et la magie est le plus efficace. En tout cas, il était plutôt impressionné par la mère du garçon. Sa mère, elle, ne prendrait probablement même pas la peine de ramasser un caillou.
“T’es… t’es “ami” avec Leann Hartley ?”
S’il ne lui avait jamais parlé, il savait qui elle était. La jeune fille de deuxième année ne passait pas inaperçue. Comme à peu près toutes les grandes blondes de sang pur de Serpentard. Elles avaient en commun d’habiter l’espace qu’elles traversaient et de regarder les autres avec un air hautain en faisant mine de ne pas s’apercevoir de leur présence. Ce qui pour une raison obscure, fascinait l’adolescent. Tout comme Hannah Lyse Sparks, il remarquait toujours ses allers et venus dans la salle commune de manière tout à fait non intentionnelle. Narcisse ne semblait pas avoir le même rapport à la gente féminine. Pas avec Leann en tout cas.
Sa seconde histoire laissa Ernest encore plus perplexe. Lui aussi se posait des questions sur sa taille et sur la magie. Sur la taille de sa baguette également. Parfois il se disait qu’il faudrait qu’il choisisse entre grandir et s’améliorer mais que les deux n’étaient pas possible. Pratiquer la magie lui mangeait bien trop d’énergie, la même énergie qui lui permettrait de prendre quelques centimètres. Mais c’était la partie sur Miss Valerion qui éveilla sa curiosité. Il n’en croyait pas ses oreilles. Miss Valerion sans talon c’était un peu comme un abraxan sans ailes… Et puis depuis quand elle montrait des trucs aux élèves comme ça ? Une pointe de jalousie s’empara de lui mais il préféra ignorer ce sentiment et toutes les questions qu’il suscitait pour se concentrer sur l’activité du moment.
“Mouai… j’en sais rien… Elle est vachement forte, ça c’est clair… le reste… peut-être…”
Ernest se gratta la tête avec sa baguette magique à la réflexion de Narcisse concernant la force et la magie.
“Bin je me posais la question justement… pour avoir plus de force bin… faut s’entraîner tu vois, faire du sport tout ça… c’est pas trop mon truc, en vrai… les sorti c’est pas un peu pareil ? J’veux dire… plus on s’entraîne et plus on devient fort… alors p’t’être que j’aurais une meilleure propulsion à force ? Comme quand tu t’entraines avec des p’tits objets et au fur et à mesure tu t’améliores avec des objets un peu plus volumineux… tu vois c’que j’veux dire ?”
La théorie de Narcisse était tout à fait intéressante. D’ailleurs pour être vraiment sûr, il faudrait avoir sous la main deux adultes, de force physique différente mais également de capacité magique inégale. Ce qui permettrait de savoir qui entre la force et la magie est le plus efficace. En tout cas, il était plutôt impressionné par la mère du garçon. Sa mère, elle, ne prendrait probablement même pas la peine de ramasser un caillou.
4ème année RP 50-51 - P&O / 15 ans
- COMPTE EN HIATUS -
- COMPTE EN HIATUS -
Cueillir les galets
Arquant un sourcil en posant ses mains sur ses hanches, sa tête se penchant sur le côté, il répondit à la question comme si c'était une évidence.
« Mh, bah oui, j'l'aime bien, et puis on a discuté et on a fait un duel ! Et on s'est entraîné aux arts martiaux ensemble ! Elle est trop forte ! »
Il n'allait pas verbaliser qu'il se considérait ami avec tout le monde, non seulement il ne conceptualisait pas cette pensée, mais s'il l'avait fait, il se serait rendu compte que ça aurait sonné faux. Même si c'était vrai. Lorsqu'il parlait de ses souvenirs avec Leann, ses yeux scintillèrent. Puis il se mit à rougir en repensant au moment où elle s'était changé devant lui, sans même lui demander de se retourner. Il n'aurait jamais pu faire une chose pareille ! Il sourit avant de pouffer de rire.
Lorsqu'Ernest enchaîna, Narcisse sourit en se frottant l'arrière de la tête, ne relevant absolument pas le ton étrange de son camarade. Déjà, il ne s'en rendit même pas compte.
« Hihi, oh ça c'est sûr ! Elle est super forte ! »
Il soupira de bonheur en se repassant le souvenir du moment où elle lui avait fait la démonstration de son sort. Il était tellement motivé par ça ! Il sentit son cœur accélérer et ses joues rougir.
Sa main vint frotter son menton tandis qu'il hochait doucement la tête aux réflexions de son camarade. Même si Narcisse disposait d'un instinct confinant au génie en duel et dans quelques très très rares situations, il admirait toujours ce genre de réflexion. De son côté, il aurait tâtonné des heures voire des jours durant avant de pouvoir conceptualiser ces réflexions. Il se serait contenté d'expérimenter encore et encore jusqu'à ce que son instinct le pousse dans la bonne direction. Aussi, son visage s'illumina d'un immense sourire, et il tapa du poing dans sa paume qui claqua.
« Ouais carrément ! Ça m'paraît évident c'est clair ! »
Il croisa ses bras sur la poitrine avant de lever un index face à son visage, un sourire amusé et motivé aux lèvres.
« C'est pour ça qu'j'me dis qu'il faut tout entraîner : le corps et la magie !! Faudrait trop qu'on s'entraîne un jour ensemble hihi ! »
« Mh, bah oui, j'l'aime bien, et puis on a discuté et on a fait un duel ! Et on s'est entraîné aux arts martiaux ensemble ! Elle est trop forte ! »
Il n'allait pas verbaliser qu'il se considérait ami avec tout le monde, non seulement il ne conceptualisait pas cette pensée, mais s'il l'avait fait, il se serait rendu compte que ça aurait sonné faux. Même si c'était vrai. Lorsqu'il parlait de ses souvenirs avec Leann, ses yeux scintillèrent. Puis il se mit à rougir en repensant au moment où elle s'était changé devant lui, sans même lui demander de se retourner. Il n'aurait jamais pu faire une chose pareille ! Il sourit avant de pouffer de rire.
Lorsqu'Ernest enchaîna, Narcisse sourit en se frottant l'arrière de la tête, ne relevant absolument pas le ton étrange de son camarade. Déjà, il ne s'en rendit même pas compte.
« Hihi, oh ça c'est sûr ! Elle est super forte ! »
Il soupira de bonheur en se repassant le souvenir du moment où elle lui avait fait la démonstration de son sort. Il était tellement motivé par ça ! Il sentit son cœur accélérer et ses joues rougir.
Sa main vint frotter son menton tandis qu'il hochait doucement la tête aux réflexions de son camarade. Même si Narcisse disposait d'un instinct confinant au génie en duel et dans quelques très très rares situations, il admirait toujours ce genre de réflexion. De son côté, il aurait tâtonné des heures voire des jours durant avant de pouvoir conceptualiser ces réflexions. Il se serait contenté d'expérimenter encore et encore jusqu'à ce que son instinct le pousse dans la bonne direction. Aussi, son visage s'illumina d'un immense sourire, et il tapa du poing dans sa paume qui claqua.
« Ouais carrément ! Ça m'paraît évident c'est clair ! »
Il croisa ses bras sur la poitrine avant de lever un index face à son visage, un sourire amusé et motivé aux lèvres.
« C'est pour ça qu'j'me dis qu'il faut tout entraîner : le corps et la magie !! Faudrait trop qu'on s'entraîne un jour ensemble hihi ! »
Cueillir les galets
Ernest écoutait les explications de Narcisse et dans sa tête prenait alors forme un univers parallèle au sien. Comme les deux faces opposées d’un même prisme. Malgré les analogies et les points communs, les deux adolescents avaient une manière d’envisager le monde très différentes. Le petit brun étira les paupières en entendant le Poufsouffle parler d’arts martiaux.
“Mais genre… du karaté ou du kung fu… des trucs comme ça ?”
Il était stupéfait. L’autre n’était pas vraiment plus grand que lui mais à bien le regarder, c’est vrai qu’il était plus trapu. Mais l’idée d’un Narcisse performant un mawashi geri face à une Lenn Hartley toute en jambes et en glace le décontenançait. Tout ce qu’il connaissait des disciplines martiales c’était ce qu’il avait vu dans les films moldus. Et ses références n’allaient pas beaucoup plus loin qu’un Kung Fu Panda ou un Ninja Kids. Ça et les séances de Taï Chi que suivait sa mère dans le parc à côté de chez eux.
Ernest resta stoïque face à l’air légèrement béas qu’affichait l’autre garçon en parlant de Miss Valerion et à la manière dont il rougissait quand il en parlait. C’était un peu comme de regarder dans un miroir inversé sans en reconnaître le reflet qui vous paraissait pourtant très familier.
La suite de la conversation détourna néanmoins son attention. Le petit brun adorait parler de magie, de son fonctionnement et ce n’était pas souvent qu’il avait l’occasion de partager ses théories ou de les confirmer auprès d’un professeur. Dans les deux cas, il avait trop peur d’avoir l’air ridicule. Mais Narcisse le mettait peut-être plus à l’aise. Après tout, il était en train de jeter des cailloux dans un lac avec lui. Le jugement était définitivement absent de cet échange. Seulement les questions, les hypothèses et la magie des expériences. Ou les expériences de la magie.
“J’ai pas testé encore… enfin par sur Leviosa… mais par exemple avec Lumos, c’était plutôt évident. Au départ j’arrivais à compter six ou sept Wadiwasi* le temps que la lumière s’éteigne et puis à force, j’ai réussi à aller jusqu’à… j’me souviens plus mais c’était beaucoup… j’ai failli me perdre sous les cachots…”
*Missipi
Ses idées n’étaient pas dénuées d’intérêt et Ernest était rigoureux dans sa pratique mais il s’oubliait parfois dans ses tentatives hasardeuses. Il savait que Narcisse n’avait pas tout à fait tort concernant l’exercice. D’ailleurs sa mère le lui avait toujours dit. Mais il n’avait jamais été bon en sport et ça avait souvent été synonyme de moqueries durant sa scolarité. Les cours de Vol à Poudlard n’échappaient pas à cette médiocre vérité.
“S’entraîner ? Mais… à jeter des sorts, hein ?”
Il se voyait mal affronter le Poufsouffle en combat à mains nues s’il était aussi bon en arts martiaux qu’en sortilèges. Et puis la violence physique, ça lui glaçait le sang.
“Mais genre… du karaté ou du kung fu… des trucs comme ça ?”
Il était stupéfait. L’autre n’était pas vraiment plus grand que lui mais à bien le regarder, c’est vrai qu’il était plus trapu. Mais l’idée d’un Narcisse performant un mawashi geri face à une Lenn Hartley toute en jambes et en glace le décontenançait. Tout ce qu’il connaissait des disciplines martiales c’était ce qu’il avait vu dans les films moldus. Et ses références n’allaient pas beaucoup plus loin qu’un Kung Fu Panda ou un Ninja Kids. Ça et les séances de Taï Chi que suivait sa mère dans le parc à côté de chez eux.
Ernest resta stoïque face à l’air légèrement béas qu’affichait l’autre garçon en parlant de Miss Valerion et à la manière dont il rougissait quand il en parlait. C’était un peu comme de regarder dans un miroir inversé sans en reconnaître le reflet qui vous paraissait pourtant très familier.
La suite de la conversation détourna néanmoins son attention. Le petit brun adorait parler de magie, de son fonctionnement et ce n’était pas souvent qu’il avait l’occasion de partager ses théories ou de les confirmer auprès d’un professeur. Dans les deux cas, il avait trop peur d’avoir l’air ridicule. Mais Narcisse le mettait peut-être plus à l’aise. Après tout, il était en train de jeter des cailloux dans un lac avec lui. Le jugement était définitivement absent de cet échange. Seulement les questions, les hypothèses et la magie des expériences. Ou les expériences de la magie.
“J’ai pas testé encore… enfin par sur Leviosa… mais par exemple avec Lumos, c’était plutôt évident. Au départ j’arrivais à compter six ou sept Wadiwasi* le temps que la lumière s’éteigne et puis à force, j’ai réussi à aller jusqu’à… j’me souviens plus mais c’était beaucoup… j’ai failli me perdre sous les cachots…”
*Missipi
Ses idées n’étaient pas dénuées d’intérêt et Ernest était rigoureux dans sa pratique mais il s’oubliait parfois dans ses tentatives hasardeuses. Il savait que Narcisse n’avait pas tout à fait tort concernant l’exercice. D’ailleurs sa mère le lui avait toujours dit. Mais il n’avait jamais été bon en sport et ça avait souvent été synonyme de moqueries durant sa scolarité. Les cours de Vol à Poudlard n’échappaient pas à cette médiocre vérité.
“S’entraîner ? Mais… à jeter des sorts, hein ?”
Il se voyait mal affronter le Poufsouffle en combat à mains nues s’il était aussi bon en arts martiaux qu’en sortilèges. Et puis la violence physique, ça lui glaçait le sang.
4ème année RP 50-51 - P&O / 15 ans
- COMPTE EN HIATUS -
- COMPTE EN HIATUS -
Cueillir les galets
Narcisse croisa les bras sur sa poitrine en penchant la tête sur le côté, haussant un sourcil en réfléchissant, perplexe. Certes, les arts martiaux, ce n'était pas aussi simple, mais Ernest avait l'air particulièrement confus par rapport à cette histoire, et Narcisse n'avait absolument aucune idée de pourquoi.
« Ah, non non ! J'fais pas ces arts moi, j'pratique le Coup de vitesse* ! Et Leann elle fait du judo, donc on s'est juste entraîné en essayant d'faire d'notre mieux ! »
Narcisse avait pratiqué quelques bases de savate et de Tai'chi avec sa mère avant d'apprendre le Coup. Elle tenait impérativement qu'il se familiarise avec son corps avant de commencer à pratiquer ce qu'elle estimait l'un des arts martiaux les plus dangereux du monde. Et c'est vrai qu'il était violent, il n'était pas pensé pour être particulièrement impressionnant ni démonstratif, mais efficace. Et Narcisse ne s'était pas encore rendu compte de ce potentiel, il était encore dans la phase émerveillé et impressionné par le moindre de ses progrès.
Il redirigea son attention sur les explications d'Ernest, sa main remontant jusqu'à son menton pour doucement le frotter du pouce et de l'index. Son cerveau cogitait dur. Il tiqua au Waddiwasi. 6 ou 7 quoi ? Il écarquilla les yeux.
« Hein ? 6 ou 7 Waddiwasi ? Ça fait combien ça ? »
Il écarta ensuite cette question probablement secondaire, avant de hocher la tête énergiquement.
« Oui après bien sûr, pour moi plus on pratique plus on maîtrise nos sorts ! »
Puis il reprit son visage perplexe.
« Mh, bah, oui entre autre, mais j'peux totalement t'apprendre les arts martiaux ! Tu vas voir c'est super fun, et puis on s'sent bien après, c'est vraiment génial ! »
Évidemment, il ne lui vint pas à l'esprit d'expliquer les avantages et les valeurs de cet art. Comme elles étaient évidentes pour lui, il ne pensa pas qu'on puisse voir cette pratique autrement que comme merveilleuse. Ses yeux scintillaient.
*En français dans le texte
« Ah, non non ! J'fais pas ces arts moi, j'pratique le Coup de vitesse* ! Et Leann elle fait du judo, donc on s'est juste entraîné en essayant d'faire d'notre mieux ! »
Narcisse avait pratiqué quelques bases de savate et de Tai'chi avec sa mère avant d'apprendre le Coup. Elle tenait impérativement qu'il se familiarise avec son corps avant de commencer à pratiquer ce qu'elle estimait l'un des arts martiaux les plus dangereux du monde. Et c'est vrai qu'il était violent, il n'était pas pensé pour être particulièrement impressionnant ni démonstratif, mais efficace. Et Narcisse ne s'était pas encore rendu compte de ce potentiel, il était encore dans la phase émerveillé et impressionné par le moindre de ses progrès.
Il redirigea son attention sur les explications d'Ernest, sa main remontant jusqu'à son menton pour doucement le frotter du pouce et de l'index. Son cerveau cogitait dur. Il tiqua au Waddiwasi. 6 ou 7 quoi ? Il écarquilla les yeux.
« Hein ? 6 ou 7 Waddiwasi ? Ça fait combien ça ? »
Il écarta ensuite cette question probablement secondaire, avant de hocher la tête énergiquement.
« Oui après bien sûr, pour moi plus on pratique plus on maîtrise nos sorts ! »
Puis il reprit son visage perplexe.
« Mh, bah, oui entre autre, mais j'peux totalement t'apprendre les arts martiaux ! Tu vas voir c'est super fun, et puis on s'sent bien après, c'est vraiment génial ! »
Évidemment, il ne lui vint pas à l'esprit d'expliquer les avantages et les valeurs de cet art. Comme elles étaient évidentes pour lui, il ne pensa pas qu'on puisse voir cette pratique autrement que comme merveilleuse. Ses yeux scintillaient.
*En français dans le texte
Cueillir les galets
Ernest essayait de se faire une idée des pratiques que suivait le petit Poufsouffle. Ce n’était pas évident à visualiser. Il n’avait pas vraiment les références et il avait un léger doute quant à la possibilité de trouver ce genre de littérature dans la bibliothèque de Poudlard. Et comme à chaque fois qu’il réalisait ne pas maîtriser un sujet, une légère angoisse naissait au creux de son ventre. Si d’ordinaire, il se serait contenté d’hausser les épaules en baragouinant une vague réponse qui lui permettait de feindre un quelconque savoir, il misa plutôt sur la carte de l’honnêteté en admettant qu’il n’avait aucune idée de ce dont l’autre garçon parlait.
“Le Cou de quoi ?”
L’adolescent se baissa et ramassa un nouveau galet qu’il frotta doucement entre ses doigts. Il avait besoin d’avoir les mains occupées quand elles n’étaient pas fourrées au fond de ses poches. Une moue réflective au visage, il chercha dans son esprit d’où lui venait cette expression. Quand on venait d’une famille sorcière et moldue, certains des standards avaient tendance à se mélanger pour donner naissance à de nouvelles habitudes ou expressions.
“Bin… c’est comme compter les Mississipi… c’est pour savoir les secondes, tu vois… quand t’as pas de montre… pour donner le rythme…”
Et il en avait compté, des Mississipi, des Waddiwasi, Encore et encore, jusqu’à perdre le fil du temps qu’il passait dans les cachots. Et chaque seconde avait été une nouvelle victoire.
“J’aime bien voir jusqu’à où vont les sorts… mais souvent c’est moi qui suis pas assez bon pour continuer…”
Il n’était pas rare qu’il trouve ses limites avant de trouver celles des sortilèges sur lesquels il s’entraînait.
Le petit brun fronça les sourcils à la proposition de Narcisse. Il n’était pas convaincu. Lui et sa maladresse, c’était encore un coup à se retrouver ridicule. Ou à se casser quelque chose. Ou les deux. Mais devant l'enthousiasme de son camarade, il ne pouvait nier que sa curiosité était piquée au vif. Et puis il commençait à avoir l’habitude du ridicule, et de se faire mal aussi. Alors un peu plus un peu moins.
“J’sais pas… je… c’est pas dangereux ?”
“Le Cou de quoi ?”
L’adolescent se baissa et ramassa un nouveau galet qu’il frotta doucement entre ses doigts. Il avait besoin d’avoir les mains occupées quand elles n’étaient pas fourrées au fond de ses poches. Une moue réflective au visage, il chercha dans son esprit d’où lui venait cette expression. Quand on venait d’une famille sorcière et moldue, certains des standards avaient tendance à se mélanger pour donner naissance à de nouvelles habitudes ou expressions.
“Bin… c’est comme compter les Mississipi… c’est pour savoir les secondes, tu vois… quand t’as pas de montre… pour donner le rythme…”
Et il en avait compté, des Mississipi, des Waddiwasi, Encore et encore, jusqu’à perdre le fil du temps qu’il passait dans les cachots. Et chaque seconde avait été une nouvelle victoire.
“J’aime bien voir jusqu’à où vont les sorts… mais souvent c’est moi qui suis pas assez bon pour continuer…”
Il n’était pas rare qu’il trouve ses limites avant de trouver celles des sortilèges sur lesquels il s’entraînait.
Le petit brun fronça les sourcils à la proposition de Narcisse. Il n’était pas convaincu. Lui et sa maladresse, c’était encore un coup à se retrouver ridicule. Ou à se casser quelque chose. Ou les deux. Mais devant l'enthousiasme de son camarade, il ne pouvait nier que sa curiosité était piquée au vif. Et puis il commençait à avoir l’habitude du ridicule, et de se faire mal aussi. Alors un peu plus un peu moins.
“J’sais pas… je… c’est pas dangereux ?”
4ème année RP 50-51 - P&O / 15 ans
- COMPTE EN HIATUS -
- COMPTE EN HIATUS -
Cueillir les galets
Le regard de Narcisse s'illumina lorsqu'Ernest le questionna sur son art martial. C'était là l'une de ses grandes passions, aussi entreprit-il de prendre son temps pour lui raconter tout ce qui lui passait par la tête. Il leva son index d'un air professoral.
« Coup de Vitesse ! C'est du français, ça veut dire the Hit of Speed en gros ! Et en fait c'est un mélange d'plusieurs arts martiaux, c'est assez récent ma mère fait partie des premières pratiquantes ! Elle est trop forte ! C'est conçu pour être efficace et super rapide, l'intérêt c'est d'pouvoir mettre hors d'état d'combat un adversaire le plus efficacement possible ! »
Il avait l'air particulièrement enjoué et son sourire s'agrandissait. Puis ce dernier disparut lorsqu'Ernest lui expliqua l'histoire du Mississipi. Là, il était perdu, et ça se voyait sur son visasge.
« Euh... »
Il commença à compter sur ses doigts.
« Mais... pourquoi... mississipi... Un, deux... Je... euh... Moi quand j'compte, j'fais, un, zéro zéro, deux, zéro zéro ! C'est... la même chose ? Purée j'en sais rien... »
Il pouffa ensuite de rire en se frottant l'arrière de la tête tout en rougissant. Puis il donna une gentille tape dans l'épaule de son ami.
« Dis pas ça ! Tout le monde s'améliore et commence quelque part ! J'suis sûr qu't'es super fort ! »
Son sourire rayonnant ne laissait aucun doute quant à la sincérité de ses paroles. Il lança ensuite un regard interloqué quand Ernest demanda si c'était dangereux, il reprit ensuite un air sérieux en croisant les bras sur sa poitrine, levant les yeux au ciel pour réfléchir.
« Mh... Bah, à notre niveau, c'est pas trop dangereux non. En soi c'est dangereux que si tu veux qu'ça l'soit, ma mère s'en servait pour ça qu'en cas d'affrontement physique sur le terrain, sinon bah c'est juste un art comme un autre ! Et puis t'inquiète surtout pas, on ira tout doucement, juste pour apprendre les bases ! De toute manière j'ai pas assez d'expérience pour t'apprendre vraiment quoi qu'ce soit d'dangereux. »
Il éclata ensuite de rire en laisse basculer sa tête en arrière, avant que le soleil ne le fasse violemment éternuer, laissant l'écho de son éternuement résonner dans tout le parc, manquant de le projeter en arrière.
« Coup de Vitesse ! C'est du français, ça veut dire the Hit of Speed en gros ! Et en fait c'est un mélange d'plusieurs arts martiaux, c'est assez récent ma mère fait partie des premières pratiquantes ! Elle est trop forte ! C'est conçu pour être efficace et super rapide, l'intérêt c'est d'pouvoir mettre hors d'état d'combat un adversaire le plus efficacement possible ! »
Il avait l'air particulièrement enjoué et son sourire s'agrandissait. Puis ce dernier disparut lorsqu'Ernest lui expliqua l'histoire du Mississipi. Là, il était perdu, et ça se voyait sur son visasge.
« Euh... »
Il commença à compter sur ses doigts.
« Mais... pourquoi... mississipi... Un, deux... Je... euh... Moi quand j'compte, j'fais, un, zéro zéro, deux, zéro zéro ! C'est... la même chose ? Purée j'en sais rien... »
Il pouffa ensuite de rire en se frottant l'arrière de la tête tout en rougissant. Puis il donna une gentille tape dans l'épaule de son ami.
« Dis pas ça ! Tout le monde s'améliore et commence quelque part ! J'suis sûr qu't'es super fort ! »
Son sourire rayonnant ne laissait aucun doute quant à la sincérité de ses paroles. Il lança ensuite un regard interloqué quand Ernest demanda si c'était dangereux, il reprit ensuite un air sérieux en croisant les bras sur sa poitrine, levant les yeux au ciel pour réfléchir.
« Mh... Bah, à notre niveau, c'est pas trop dangereux non. En soi c'est dangereux que si tu veux qu'ça l'soit, ma mère s'en servait pour ça qu'en cas d'affrontement physique sur le terrain, sinon bah c'est juste un art comme un autre ! Et puis t'inquiète surtout pas, on ira tout doucement, juste pour apprendre les bases ! De toute manière j'ai pas assez d'expérience pour t'apprendre vraiment quoi qu'ce soit d'dangereux. »
Il éclata ensuite de rire en laisse basculer sa tête en arrière, avant que le soleil ne le fasse violemment éternuer, laissant l'écho de son éternuement résonner dans tout le parc, manquant de le projeter en arrière.
Cueillir les galets
L’étincelle qui jaillit dans les yeux de Narcisse n’était pas étrangère à l’adolescent. Par ce simple regard, il comprit qu’ils abordaient l’une de ses passions. Et Ernest, adorait les passions, même celles des autres. Parce qu’elles rendaient les conversations moins ennuyeuses et beaucoup plus précises. Il aimait cultiver les détails. Comme des petits cailloux semés par les gens, par les lieux, il les collectionnait avec intérêt. Il écouta donc le Poufsouffle avec beaucoup d’attention.
“Mais… elle fait quoi dans la vie ta mère ?”
Question plutôt légitime. À entendre Narcisse, elle ne devait certainement pas passer son temps à faire des pâtisseries dans une cuisine. Ce qui était l’image qu’il se faisait d’à peu près toutes les mères, sauf les siennes.
Ernest tenta de trouver une explication rapide car ce n’était pas vraiment le fond du sujet.
“Bin… j’sais pas… c’est le nombre de syllabes… mais…”
Il calcula sur ses doigts.
“Bin zéro, zéro… ouai ça marche aussi… mais moi j’aime bien Waddiwasi… j’trouve que c’est un drôle de mot… et puis c’est un sortilège assez balèze… tu vois au moins après avoir compté jusqu’à 2 983 en waddiwasi bin plus de problème pour la formulation… enfin c’est pas pour tout de suite, mais ça mange pas de pain…”
Il adressa un sourire reconnaissant à Narcisse pour sa remarque et s’il ne doutait pas de sa sincérité, il savait pourtant qu’il ne brillait pas particulièrement pour son entrain à s’exercer devant les autres.
“Mais parfois j’ai l’impression, t’sais… d’être bloqué… comme si ma baguette, elle voulait pas aller plus loin qu’un certain niveau… ou c’est moi… je sais pas…”
Son nouveau camarade lui proposait à présent de s’entraîner aux arts martiaux avec lui, ce qui laissait Ernest légèrement dubitatif. Est-ce qu’il l’avait bien regardé ? Il n’était pas vraiment taillé pour se battre avec qui que ce soit, il en avait bien conscience.
“Ah… les bases… euh… bin si tu dis que c’est pas dangereux… ok, alors… pourquoi pas…”
Ernest ouvrit de grands yeux en voyant et en entendant Narcisse éternuer comme un beau diable. Un rire timide racla sa gorge pour finir par franchir ses lèvres.
“Si ça, ça réveille pas le calamar… !”
“Mais… elle fait quoi dans la vie ta mère ?”
Question plutôt légitime. À entendre Narcisse, elle ne devait certainement pas passer son temps à faire des pâtisseries dans une cuisine. Ce qui était l’image qu’il se faisait d’à peu près toutes les mères, sauf les siennes.
Ernest tenta de trouver une explication rapide car ce n’était pas vraiment le fond du sujet.
“Bin… j’sais pas… c’est le nombre de syllabes… mais…”
Il calcula sur ses doigts.
“Bin zéro, zéro… ouai ça marche aussi… mais moi j’aime bien Waddiwasi… j’trouve que c’est un drôle de mot… et puis c’est un sortilège assez balèze… tu vois au moins après avoir compté jusqu’à 2 983 en waddiwasi bin plus de problème pour la formulation… enfin c’est pas pour tout de suite, mais ça mange pas de pain…”
Il adressa un sourire reconnaissant à Narcisse pour sa remarque et s’il ne doutait pas de sa sincérité, il savait pourtant qu’il ne brillait pas particulièrement pour son entrain à s’exercer devant les autres.
“Mais parfois j’ai l’impression, t’sais… d’être bloqué… comme si ma baguette, elle voulait pas aller plus loin qu’un certain niveau… ou c’est moi… je sais pas…”
Son nouveau camarade lui proposait à présent de s’entraîner aux arts martiaux avec lui, ce qui laissait Ernest légèrement dubitatif. Est-ce qu’il l’avait bien regardé ? Il n’était pas vraiment taillé pour se battre avec qui que ce soit, il en avait bien conscience.
“Ah… les bases… euh… bin si tu dis que c’est pas dangereux… ok, alors… pourquoi pas…”
Ernest ouvrit de grands yeux en voyant et en entendant Narcisse éternuer comme un beau diable. Un rire timide racla sa gorge pour finir par franchir ses lèvres.
“Si ça, ça réveille pas le calamar… !”
4ème année RP 50-51 - P&O / 15 ans
- COMPTE EN HIATUS -
- COMPTE EN HIATUS -
Cueillir les galets
Les bras croisés sur sa poitrine, il leva une main pour se frotter la nuque en penchant la tête sur le côté. Il adorait parler de ses parents et de leur vie, aussi son visage s'illumina d'un grand sourire.
« Ma mère elle était militaire ! Et elle a appris les arts martiaux pendant sa formation, et maintenant elle me les apprends ! Avant elle enseignait aussi à des élèves, mais maintenant elle travaille pour l'ONU, enfin, rapidement, j'ai pas tout compris j'avoue. »
Sa main passa de sa nuque à l'arrière de sa tête lorsqu'il pouffa de rire en rougissant. Il n'avait jamais demandé de détails sur le métier de sa mère, en raison des nombreux secrets qu'elle devait préserver. Aussi n'avait-il pas l'habitude, et malgré son nouveau travail, il n'avait pas encore posé de questions.
Il écouta ensuite avec une attention confuse les explications d'Ernest sur sa technique pour compter. Il hochait doucement la tête, le regard un peu dans le vide, les sourcils froncés, l'air un peu perdu. Sa main frotta son ment distraitement.
« Mhm... Je... j'crois... que, je comprends... je crois ? »
Il grimaça rapidement avant de pouffer de rire, laissant son cerveau traiter les explications en arrière-plan pour le laisser se concentrer de nouveau sur la discussion. Il hocha la tête.
« Yep, j'comprends à mort c'que tu m'dis ! J'ai vraiment l'impression d'être limité pour l'instant ! Faut qu'on grandisse et qu'on lâche pas l'affaire héhé ! »
Un grand sourire étira ses lèvres, puis il serra énergiquement la main de son camarade. Il n'avait pas la poigne de sa mère, mais elle était tout de même respectable.
« Ok alors on est d'accord ! On pourra faire ça en salle sur demande ! Tu verras c'est super pratique ! »
Il se frotta ensuite le nez avec l'index.
« Héhé, merci ! »
Il jeta un oeil à sa montre, avant de se détourner d'Ernest en le saluant largement de la main, un immense sourire aux lèvres.
« Bon faut qu'j'y aille moi ! Mais c'était super chouette d'te rencontrer et d'te parler ! À la prochaine ! »
Il se mit ensuite à courir à toute allure, semblant bondir joyeusement, Klee s'agrippant à lui du mieux qu'il pouvait.
Dernier post de ma part je pense ! Super sympa comme RP merci !
« Ma mère elle était militaire ! Et elle a appris les arts martiaux pendant sa formation, et maintenant elle me les apprends ! Avant elle enseignait aussi à des élèves, mais maintenant elle travaille pour l'ONU, enfin, rapidement, j'ai pas tout compris j'avoue. »
Sa main passa de sa nuque à l'arrière de sa tête lorsqu'il pouffa de rire en rougissant. Il n'avait jamais demandé de détails sur le métier de sa mère, en raison des nombreux secrets qu'elle devait préserver. Aussi n'avait-il pas l'habitude, et malgré son nouveau travail, il n'avait pas encore posé de questions.
Il écouta ensuite avec une attention confuse les explications d'Ernest sur sa technique pour compter. Il hochait doucement la tête, le regard un peu dans le vide, les sourcils froncés, l'air un peu perdu. Sa main frotta son ment distraitement.
« Mhm... Je... j'crois... que, je comprends... je crois ? »
Il grimaça rapidement avant de pouffer de rire, laissant son cerveau traiter les explications en arrière-plan pour le laisser se concentrer de nouveau sur la discussion. Il hocha la tête.
« Yep, j'comprends à mort c'que tu m'dis ! J'ai vraiment l'impression d'être limité pour l'instant ! Faut qu'on grandisse et qu'on lâche pas l'affaire héhé ! »
Un grand sourire étira ses lèvres, puis il serra énergiquement la main de son camarade. Il n'avait pas la poigne de sa mère, mais elle était tout de même respectable.
« Ok alors on est d'accord ! On pourra faire ça en salle sur demande ! Tu verras c'est super pratique ! »
Il se frotta ensuite le nez avec l'index.
« Héhé, merci ! »
Il jeta un oeil à sa montre, avant de se détourner d'Ernest en le saluant largement de la main, un immense sourire aux lèvres.
« Bon faut qu'j'y aille moi ! Mais c'était super chouette d'te rencontrer et d'te parler ! À la prochaine ! »
Il se mit ensuite à courir à toute allure, semblant bondir joyeusement, Klee s'agrippant à lui du mieux qu'il pouvait.
Dernier post de ma part je pense ! Super sympa comme RP merci !