L'homme qui murmurait à l'oreille des plantes
Le lionceau fut très heureux de pouvoir rester un peu plus longtemps dans la serre. La température régulière ambiante était agréable comparée au froid des couloirs. Et nous n'étions qu'en Novembre, il n'avait pas hâte de l'hiver. Lance hocha la tête à l'avertissement du professeur sur l'heure de fermeture des serres. Il avait bien lu le petit panneau à l'entrée. En tout cas, il l'avait lu bien plus que le règlement de l'école en tout cas. Après un dernier coup d’œil suspect aux Moly soit-disant parlantes, le garçon répondit à la proposition du professeur.
- Oui !? Je peux vous aider dans la serre ?! répondit-il avec entrain.
Le première année avait presque oublié ses angoisses et il était prêt à suivre le professeur pour l'aider à s'occuper de ses plantes. En dehors des cours, la dernière fois qu'il avait fait de la botanique c'était en juillet avant la rentrée, avec son père dans le potager du manoir dans lequel ils habitaient. Ça commençait à dater. La perspective de pouvoir pratiquer sans être entouré de ses camarades et sans risquer d'être noté lui plaisait grandement.
Remontant ses manches, le garçon glissa une question en espérant qu'elle ait l'air la plus innocente possible.
- Dites, admettons que quelqu'un doive crier devant le bureau de la directrice en pleine nuit pour un défi... Il risquerait quoi ? Il évita le regard du professeur pour avoir l'air moins suspect. Cela faisait évidemment l'effet inverse, pourtant il continua de faire semblant de s’intéresser aux géranium d'à coté.
- Oui !? Je peux vous aider dans la serre ?! répondit-il avec entrain.
Le première année avait presque oublié ses angoisses et il était prêt à suivre le professeur pour l'aider à s'occuper de ses plantes. En dehors des cours, la dernière fois qu'il avait fait de la botanique c'était en juillet avant la rentrée, avec son père dans le potager du manoir dans lequel ils habitaient. Ça commençait à dater. La perspective de pouvoir pratiquer sans être entouré de ses camarades et sans risquer d'être noté lui plaisait grandement.
Remontant ses manches, le garçon glissa une question en espérant qu'elle ait l'air la plus innocente possible.
- Dites, admettons que quelqu'un doive crier devant le bureau de la directrice en pleine nuit pour un défi... Il risquerait quoi ? Il évita le regard du professeur pour avoir l'air moins suspect. Cela faisait évidemment l'effet inverse, pourtant il continua de faire semblant de s’intéresser aux géranium d'à coté.
Troisième année - 14 ans - Préfet de Gryffondor - Couleur>8f3232
L'homme qui murmurait à l'oreille des plantes
« Bien sûr que tu peux aider garçon, si je te propose !» confirma le professeur avec la même vivacité enthousiaste que son très jeune élève. « Tiens, va donc chercher un arrosoir près des étagères. Tu peux arroser les Choux mordeurs, mets juste bien des gants et n'approche pas les mains. » Il laissa l'enfant chercher lui-même un arrosoir, et se chargea de lui dénicher une paire de gants à sa taille. D'habitude, les élèves emmenaient leur propre matériel mais pour une aide ponctuelle ou pour pallier aux oublis pendant les cours, Sigmund avait toujours évidemment une jolie collection de gants de toutes les tailles. Il en tendit une, usée mais tout à fait fonctionnelle, à Lance.
Il s'apprêtait à lui expliquer la suite de l'exercice quand le Gryffondor enchaîna sur une curieuse question. Ne voyant absolument aucun rapport avec le reste de leur conversation - hormis peut-être les bêtises dans les cours de Neven mais c'était déjà presque oublié, Sigmund ne se méfia pas du tout. Pire encore : le tout sonnait comme un jeu.
« On fait des devinettes ? Chouette idée ! Voyons voir... ça dépend de l'heure, la nuit, madame Montmort dort dans ses appartements. Il y a des escaliers avant d'atteindre son bureau, donc si elle ne t'entend pas, tu ne risques rien de sa part. Après, il ne faut pas se faire surprendre par des préfets ou des adultes. Pris sur le fait, la punition peut être assez salée ! » C'était drôle ça, comme jeu. Comment on pouvait l'appeler ? Devine le règlement ? En tout cas, c'était au tour de Sigmund ! « À mon tour ! D'après toi, je risque quoi si je m'introduis dans la salle de répétition pour voler toutes les partitions de Monsieur Tripplehorn ? »
Voilà, maintenant le garçon allait arroser ses plantes, non ? « Tu ne mets pas trop d'eau, et n'arrose que si la terre te semble sèche. Appelle-moi si des feuilles te semblent un peu abîmées, mais normalement tout va bien. Ne touche surtout pas les plantes, s'il te plaît ! » expliqua-t-il enfin à l'enfant avant de le regarder, l'œil brillant. Allaient-ils encore jouer ?
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Il s'apprêtait à lui expliquer la suite de l'exercice quand le Gryffondor enchaîna sur une curieuse question. Ne voyant absolument aucun rapport avec le reste de leur conversation - hormis peut-être les bêtises dans les cours de Neven mais c'était déjà presque oublié, Sigmund ne se méfia pas du tout. Pire encore : le tout sonnait comme un jeu.
« On fait des devinettes ? Chouette idée ! Voyons voir... ça dépend de l'heure, la nuit, madame Montmort dort dans ses appartements. Il y a des escaliers avant d'atteindre son bureau, donc si elle ne t'entend pas, tu ne risques rien de sa part. Après, il ne faut pas se faire surprendre par des préfets ou des adultes. Pris sur le fait, la punition peut être assez salée ! » C'était drôle ça, comme jeu. Comment on pouvait l'appeler ? Devine le règlement ? En tout cas, c'était au tour de Sigmund ! « À mon tour ! D'après toi, je risque quoi si je m'introduis dans la salle de répétition pour voler toutes les partitions de Monsieur Tripplehorn ? »
Voilà, maintenant le garçon allait arroser ses plantes, non ? « Tu ne mets pas trop d'eau, et n'arrose que si la terre te semble sèche. Appelle-moi si des feuilles te semblent un peu abîmées, mais normalement tout va bien. Ne touche surtout pas les plantes, s'il te plaît ! » expliqua-t-il enfin à l'enfant avant de le regarder, l'œil brillant. Allaient-ils encore jouer ?
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Code couleur : #783f04 - Autre personnage : Enid Wathen
L'homme qui murmurait à l'oreille des plantes
Heureux d'aider, le garçon trottina jusqu'à l'étagère aux arrosoirs et s'en saisit d'un avant de le déposer sous le robinet. Il ne connaissait pas le sortilège de Remplissage et préférait ne pas le remplir d'acide sans faire exprès. Il enfila les gants devenus rigides l'usure que lui tendais le professeur et coupa le robinet qui finissait de remplir l'arrosoir.
L'adulte ne semblait pas avoir saisit l'origine de sa question. Soit Lance était devenu habile au mensonge soit le professeur faisait très bien exprès. Toujours est-il qu'il donna de précieuses informations au lionceau qui hocha avidement la tête en les entendant. C'était parfait ! Tandis qu'il traversait prudemment la serre avec son arrosoir bien trop lourd, il réfléchit à une réponse correcte pour la devinette de M.Charleston.
- Je pense que ... hm... Vous serez condamné à chanter pour lui à la place de son réveil jusqu'à ce que vous perdiez la voix ! A moi ! Dit-il en riant. Finalement, il commençait lui aussi, à se prendre au jeu. Qu'est ce que je risque si remplace, pendant la nuit, les escarpins de M.Valérion par des faux escarpins qui se transforment en pantoufles roses-bonbon durant son cours avec nous ?
Arrivé à la parcelle des choux mordeurs, le garçon esquiva habilement la morsure d'un petit chou teigneux avant de l'éclabousser pour le calmer. Tandis que le chou reprenait ses esprits, il arrosa légèrement la terre à son pied et passa au suivant. Non-loin, un énorme chou semblait dormir. Où du moins, autant qu'une plante pouvait dormir. Il était si gros ! Lance en avait rarement vu des aussi beaux. Le garçon en arrosa un autre, étrangement calme et passa au suivant. Il s'accroupit à coté d'un chou en piteux état, bien plus petit que le autres. Une des ses feuilles était endommagée.
- Monsieur ?! Il y a un chou qui s'est fait mordre par son voisin. Il est peut-être trop près des autres...
L'adulte ne semblait pas avoir saisit l'origine de sa question. Soit Lance était devenu habile au mensonge soit le professeur faisait très bien exprès. Toujours est-il qu'il donna de précieuses informations au lionceau qui hocha avidement la tête en les entendant. C'était parfait ! Tandis qu'il traversait prudemment la serre avec son arrosoir bien trop lourd, il réfléchit à une réponse correcte pour la devinette de M.Charleston.
- Je pense que ... hm... Vous serez condamné à chanter pour lui à la place de son réveil jusqu'à ce que vous perdiez la voix ! A moi ! Dit-il en riant. Finalement, il commençait lui aussi, à se prendre au jeu. Qu'est ce que je risque si remplace, pendant la nuit, les escarpins de M.Valérion par des faux escarpins qui se transforment en pantoufles roses-bonbon durant son cours avec nous ?
Arrivé à la parcelle des choux mordeurs, le garçon esquiva habilement la morsure d'un petit chou teigneux avant de l'éclabousser pour le calmer. Tandis que le chou reprenait ses esprits, il arrosa légèrement la terre à son pied et passa au suivant. Non-loin, un énorme chou semblait dormir. Où du moins, autant qu'une plante pouvait dormir. Il était si gros ! Lance en avait rarement vu des aussi beaux. Le garçon en arrosa un autre, étrangement calme et passa au suivant. Il s'accroupit à coté d'un chou en piteux état, bien plus petit que le autres. Une des ses feuilles était endommagée.
- Monsieur ?! Il y a un chou qui s'est fait mordre par son voisin. Il est peut-être trop près des autres...
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L'homme qui murmurait à l'oreille des plantes
Pendant que Lance était parti remplir son arrosoir, Sigmund s'était assis sur le rebord en bois à proximité des choux mordeurs. Un si minuscule marmot, ça ne se laissait pas seul sans surveillance ! Le botaniste ne raterait pas une miette de l'arrosage du petit, et s'il se montrait suffisamment attentif et minutieux, peut-être même gagnerait-il des points pour Gryffondor. Voilà qui compenserait sans doute la perte potentiellement occasionnée avec l'incident avec Neven - Sigmund savait bien que pour être pris au sérieux par ses collègues, il devait s'assurer que le sablier des Gryffondor soit toujours parfaitement bien rempli de rubis.
Riant franchement à l'idée de Lance, l'enseignant applaudit joyeusement son inventivité. Ça lui plaisait bien de jouer aux réveils pour Placido, mais par souci de facilité, il faudrait que le charmant jeune homme lui cède une place dans son lit. Il grimaça en voyant Lance esquiver une potentielle petite morsure ; heureusement, les gants offraient une parfaite protection. « N'approche pas trop tes mains » lui rappela-t-il toutefois vivement, toujours attentif aux gestes de son jeune étudiant. L'image d'une Sixtine en pantoufles roses le fit sourire. Elle qui avait une si jolie maison et visiblement, une bourse bien remplie, elle devait bien avoir de tels chaussons dans sa collection. Il l'imaginait avec une penderie bien remplie et toute une collection d'accessoires de modes. Ça le faisait presque baver d'envie tant il rêvait d'avoir des escarpins aussi classes et luxueux que les siens. « C'est sans doute toi qui finirais métamorphosé en pantoufles roses-bonbon dans ce cas. Ou l'entièreté de la classe par précaution, si elle ne retrouve pas le coupable. » Lui en tout cas ne voudrait pas avoir à gérer la colère de cette femme, elle était déjà suffisamment effrayante même pendant leur enfance.
Interpellé par l'enfant pour la santé d'un chou, il se pencha pour mieux observer le petit végétal indiqué. Non, la distance avec les autres plantes étaient parfaites : Sigmund y veillait bien quand il les plaçait en terre. « Non ça, c'est typiquement une attaque de chenilles. Tu ne vois pas comment la feuille est toute grignotée sur le côté ? Notre petite coupable a déjà probablement été mangée par un autre Chou, mais on va vérifier ça. Je vais aller chercher mes gants, ne touche à rien, toi. » Il se redressa pour allier la parole au geste, repartant en direction des étagères.
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Riant franchement à l'idée de Lance, l'enseignant applaudit joyeusement son inventivité. Ça lui plaisait bien de jouer aux réveils pour Placido, mais par souci de facilité, il faudrait que le charmant jeune homme lui cède une place dans son lit. Il grimaça en voyant Lance esquiver une potentielle petite morsure ; heureusement, les gants offraient une parfaite protection. « N'approche pas trop tes mains » lui rappela-t-il toutefois vivement, toujours attentif aux gestes de son jeune étudiant. L'image d'une Sixtine en pantoufles roses le fit sourire. Elle qui avait une si jolie maison et visiblement, une bourse bien remplie, elle devait bien avoir de tels chaussons dans sa collection. Il l'imaginait avec une penderie bien remplie et toute une collection d'accessoires de modes. Ça le faisait presque baver d'envie tant il rêvait d'avoir des escarpins aussi classes et luxueux que les siens. « C'est sans doute toi qui finirais métamorphosé en pantoufles roses-bonbon dans ce cas. Ou l'entièreté de la classe par précaution, si elle ne retrouve pas le coupable. » Lui en tout cas ne voudrait pas avoir à gérer la colère de cette femme, elle était déjà suffisamment effrayante même pendant leur enfance.
Interpellé par l'enfant pour la santé d'un chou, il se pencha pour mieux observer le petit végétal indiqué. Non, la distance avec les autres plantes étaient parfaites : Sigmund y veillait bien quand il les plaçait en terre. « Non ça, c'est typiquement une attaque de chenilles. Tu ne vois pas comment la feuille est toute grignotée sur le côté ? Notre petite coupable a déjà probablement été mangée par un autre Chou, mais on va vérifier ça. Je vais aller chercher mes gants, ne touche à rien, toi. » Il se redressa pour allier la parole au geste, repartant en direction des étagères.
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L'homme qui murmurait à l'oreille des plantes
Suivant des yeux ce que le professeur de Botanique indiquait, le garçon observa les petites entailles provoquées par les crocs de la mangeuse de chou. Le nez a quelques centimètres, le lionceau inspecta le plant. Le pauvre se dit le garçon, avant de se rappeler le côté mordeur du chou. Reculant un peu, il arrosa légèrement la terre du chou tout patraque puis reposa l'arrosoir à ses côtés. Hochant la tête, le garçon signifia au professeur qu'il avait compris.
Ne rien toucher. Ça semblait facile dit comme ça. Pourtant, laissé une dizaine de secondes sans surveillance, Lance fut prit d'une violente envie de caresser le chou. Juste pour voir... Toujours accroupit, l'enfant fixa intensément la plante immobile. Non, il ne fallait pas. Surtout pas. M.Charleston avait dit de pas toucher. Quelques secondes s'écoulèrent comme une éternité pour le garçon. Un moment, il leva la main pour s'approcher puis se ravisa. Pas bien ! Pas toucher ! Vilaine curiosité, il avait envie de savoir si le chou se réveillerai s'il le touchait. Peut-être était-ce une maturité nouvelle dont il fit preuve, peut-être pas. Dans tous les cas, il réussit à surpasser l'envie urgente de désobéir et de toucher les plantes.
Toujours accroupi il commenta :
- Ça mange les chenilles les choux mordeurs de Chine ? Ça mange quoi d'habitude ? Et d'ailleurs, pourquoi ça mord ? Pour se défendre, d'accord, mais pourquoi le choix de mordre et pas de piquer par exemple ?
Son père lui avait expliqué que certaines plantes avaient le moyens de se défendre contre leur prédateurs mais mordre, c'était souvent le propre aux animaux. Si c'était si efficace, pourquoi toutes les plantes ne mordaient pas ? Un instant, il imagina des carottes mordeuses et grimaça à l'idée.
Ne rien toucher. Ça semblait facile dit comme ça. Pourtant, laissé une dizaine de secondes sans surveillance, Lance fut prit d'une violente envie de caresser le chou. Juste pour voir... Toujours accroupit, l'enfant fixa intensément la plante immobile. Non, il ne fallait pas. Surtout pas. M.Charleston avait dit de pas toucher. Quelques secondes s'écoulèrent comme une éternité pour le garçon. Un moment, il leva la main pour s'approcher puis se ravisa. Pas bien ! Pas toucher ! Vilaine curiosité, il avait envie de savoir si le chou se réveillerai s'il le touchait. Peut-être était-ce une maturité nouvelle dont il fit preuve, peut-être pas. Dans tous les cas, il réussit à surpasser l'envie urgente de désobéir et de toucher les plantes.
Toujours accroupi il commenta :
- Ça mange les chenilles les choux mordeurs de Chine ? Ça mange quoi d'habitude ? Et d'ailleurs, pourquoi ça mord ? Pour se défendre, d'accord, mais pourquoi le choix de mordre et pas de piquer par exemple ?
Son père lui avait expliqué que certaines plantes avaient le moyens de se défendre contre leur prédateurs mais mordre, c'était souvent le propre aux animaux. Si c'était si efficace, pourquoi toutes les plantes ne mordaient pas ? Un instant, il imagina des carottes mordeuses et grimaça à l'idée.
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L'homme qui murmurait à l'oreille des plantes
Parti vers les étagères, il ne fallut pas beaucoup de temps à Sigmund pour dénicher sa vieille paire de gants. Tout en les enfilant, il revint se poser à côté du garçon.
« Tu n'as pas peur de te faire mordiller le nez, si près des Choux ? » commenta-t-il sans toutefois lui demander explicitement de s'éloigner. À cette distance, il ne craignait pas grand chose, et les Choux n'étaient de toute façon pas agressifs de nature. Il suffisait de ne pas mettre les doigts directement à l'intérieur des feuilles, et Archibald avait à son époque suffisamment placardé d'affiches de sécurité partout pour que le botaniste ne s'en inquiète pas davantage.
Tout en commençant délicatement à inspecter les feuilles du jeune Chou, il sourit largement aux questions de Lance.
« Eh bien, en voilà un petit garçon qui a compris que je préfère les enfants qui s'intéressent à la botanique plutôt qu'aux bêtises ! » Celui-là ne filait pas un si mauvais coton que semblait le prétendre Neven : Lance avait, de tout point de vue, l'air d'être un parfait gentil petit garçon. « Ça mange les chenilles, et plein d'autres petites bestioles. Mais ça ne s'intéresse pas aux enfants comme toi, à moins de mettre les doigts à l'intérieur. Juste comme ça. » Et, sans la moindre appréhension, il offrit son doigt ganté en pâture à un gros Chou. Le végétal ne manqua pas de refermer aussitôt ses grandes dents végétales sur le doigt, heureusement bloqué par la peau de dragon qui ne lui laissa aucune chance. Tout en lâchant un petit « Ouille ! » , le botaniste sortit tout aussi rapidement son doigt du piège végétal et souffla dessus. « Bon, je suis un mauvais exemple, c'est à ne pas reproduire. Les dents ne traversent pas les gants mais ça pince quand même. » Ça, il l'oubliait bien vite...
Reportant son attention sur le petit Chou malade, le botaniste décala légèrement les feuilles et interpella l'enfant : « Tu vois, il n'y a aucune chenille. Celui-là n'a pas eu de chance mais au moins, l'insecte qui l'a embêté a déjà été mangé en retour.
Les Choux, ça mord parce que ça mange aussi des carottes. D'ailleurs, tu as déjà dû manger du Chou mordeur à la cantine de Poudlard : on retrouve un peu le même côté croquant et sucré entre la carotte et le Chou. Voilà d'où ça vient ! Il aurait bien du mal à manger ses carottes s'il piquait sans mordre, tu ne trouves pas, petit ? Justement, tu veux lui donner une petite carotte ? » Sans attendre la réponse de l'enfant, Sigmund fit venir à l'aide sa baguette un des légumes du bac, à quelques pas d'eux.
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« Tu n'as pas peur de te faire mordiller le nez, si près des Choux ? » commenta-t-il sans toutefois lui demander explicitement de s'éloigner. À cette distance, il ne craignait pas grand chose, et les Choux n'étaient de toute façon pas agressifs de nature. Il suffisait de ne pas mettre les doigts directement à l'intérieur des feuilles, et Archibald avait à son époque suffisamment placardé d'affiches de sécurité partout pour que le botaniste ne s'en inquiète pas davantage.
Tout en commençant délicatement à inspecter les feuilles du jeune Chou, il sourit largement aux questions de Lance.
« Eh bien, en voilà un petit garçon qui a compris que je préfère les enfants qui s'intéressent à la botanique plutôt qu'aux bêtises ! » Celui-là ne filait pas un si mauvais coton que semblait le prétendre Neven : Lance avait, de tout point de vue, l'air d'être un parfait gentil petit garçon. « Ça mange les chenilles, et plein d'autres petites bestioles. Mais ça ne s'intéresse pas aux enfants comme toi, à moins de mettre les doigts à l'intérieur. Juste comme ça. » Et, sans la moindre appréhension, il offrit son doigt ganté en pâture à un gros Chou. Le végétal ne manqua pas de refermer aussitôt ses grandes dents végétales sur le doigt, heureusement bloqué par la peau de dragon qui ne lui laissa aucune chance. Tout en lâchant un petit « Ouille ! » , le botaniste sortit tout aussi rapidement son doigt du piège végétal et souffla dessus. « Bon, je suis un mauvais exemple, c'est à ne pas reproduire. Les dents ne traversent pas les gants mais ça pince quand même. » Ça, il l'oubliait bien vite...
Reportant son attention sur le petit Chou malade, le botaniste décala légèrement les feuilles et interpella l'enfant : « Tu vois, il n'y a aucune chenille. Celui-là n'a pas eu de chance mais au moins, l'insecte qui l'a embêté a déjà été mangé en retour.
Les Choux, ça mord parce que ça mange aussi des carottes. D'ailleurs, tu as déjà dû manger du Chou mordeur à la cantine de Poudlard : on retrouve un peu le même côté croquant et sucré entre la carotte et le Chou. Voilà d'où ça vient ! Il aurait bien du mal à manger ses carottes s'il piquait sans mordre, tu ne trouves pas, petit ? Justement, tu veux lui donner une petite carotte ? » Sans attendre la réponse de l'enfant, Sigmund fit venir à l'aide sa baguette un des légumes du bac, à quelques pas d'eux.
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L'homme qui murmurait à l'oreille des plantes
Tout en gardant une distance respectueuse des choux, le garçon observa attentivement le professeur inspecter le plant. Pour tenter de voir ce que voyais M.Charleston, le garçon imita son air sérieux. Retroussant son nez pour imiter sa moustache, il prit son menton de la main droite et pencha la tête sur le côté pour analyser le végétal. Il hocha la tête d'un air responsable en entendant les explications avant de perdre totalement son jeu d'acteur quand il vit l'adulte mettre sa main gantée entre les crocs d'un gros chou. Il ne put s’empêcher de lâcher un cri de surprise.
- Ah !...
Inquiet, le petit se releva rapidement en observant le professeur d'un air consterné. Il eut peur de devoir aller chercher M.O'Belt avant de comprendre que l'adulte n'avait rien. Ouf !
Reprenant ses esprits, l'enfant jeta un coup d’œil timide entre les feuilles. En effet, aucune trace de la chenille audacieuse. Probablement dévorée. Pas fanatique de légume, l'enfant se rappela vaguement le gout sucré et croquant du chou de la cantine. Les elfes étaient forts en cuisines mais la salade de chou ne l'avait jamais tenté, il préférait les patates frites ! Avec la sauce et tout !
- Si les choux ont le gout de carotte, ils ont aussi le goût de chenille alors ? demanda le garçon après avoir connecté les informations entre elles. Il ne connaissait pas le gout qu'avait les chenilles mais souhaitait ne pas non plus le connaître.
Lance saisit le légume flottant puis observa suspicieusement le chou-mordeur-de-professeur. Du bout des doigts, il approcha lentement le légume orange du gros plant. Au premier mouvement, le petit lâcha rapidement la carotte entre les feuilles du chou. Même gantés, il tenait à ses doigts.
Soulagé d'en avoir encore dix, le petit se détendit en observant le chou dévorer son dîner. En parlant de dîner...
- Ah ! J'espère qu'il est pas trop tard ! Il est quelle heure ?!
- Ah !...
Inquiet, le petit se releva rapidement en observant le professeur d'un air consterné. Il eut peur de devoir aller chercher M.O'Belt avant de comprendre que l'adulte n'avait rien. Ouf !
Reprenant ses esprits, l'enfant jeta un coup d’œil timide entre les feuilles. En effet, aucune trace de la chenille audacieuse. Probablement dévorée. Pas fanatique de légume, l'enfant se rappela vaguement le gout sucré et croquant du chou de la cantine. Les elfes étaient forts en cuisines mais la salade de chou ne l'avait jamais tenté, il préférait les patates frites ! Avec la sauce et tout !
- Si les choux ont le gout de carotte, ils ont aussi le goût de chenille alors ? demanda le garçon après avoir connecté les informations entre elles. Il ne connaissait pas le gout qu'avait les chenilles mais souhaitait ne pas non plus le connaître.
Lance saisit le légume flottant puis observa suspicieusement le chou-mordeur-de-professeur. Du bout des doigts, il approcha lentement le légume orange du gros plant. Au premier mouvement, le petit lâcha rapidement la carotte entre les feuilles du chou. Même gantés, il tenait à ses doigts.
Soulagé d'en avoir encore dix, le petit se détendit en observant le chou dévorer son dîner. En parlant de dîner...
- Ah ! J'espère qu'il est pas trop tard ! Il est quelle heure ?!
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L'homme qui murmurait à l'oreille des plantes
Voyant Lance penché au-dessus de ses choux, une curiosité toute enfantine sur ses traits, Sigmund songea au fait que ses première année n'avaient pas beaucoup de cours pratique. Il était bien difficile pour un seul homme, même doté d'une grande moustache, de veiller à ce qu'un large groupe de pré-ados ne fasse aucune bêtise. Dommage de ne pas pouvoir travailler avec des demi-groupes, se dit encore une fois Sigmund en souriant à la naïveté des questions de Lance.
« Non, ils n'ont pas le goût de chenille. Ça rendrait terriblement mal dans une salade. Heureusement, les plantes ne prennent pas toujours le goût de leur nourriture. Imagine comme il serait triste si tous nos légumes goûtaient la terre. Le Chou et la carotte, c'est un cas assez spécifique. » corrigea l'enseignant en se faisant la réflexion qu'il n'avait jamais croqué une chenille. Il devrait essayer, une fois. Pour la science magique, et pour pouvoir dispenser son savoir aux enfants en toute connaissance de cause.
Le garçon avait réceptionné la carotte et se tournait à nouveau vers le gros Chou que le professeur lui avait désigné. Sigmund garda sa baguette à la main, prêt à intervenir si Lance se faisait pincer malgré les précautions indiquées. L'avoir vu sortir son doigt des larges feuilles végétales en grognant d'avoir été pincé avait peut-être eu plus d'effets qu'escompté, puisque l'enfant se garda bien d'être aventureux et lâcha bien vite le légume. La carotte descendit lentement à l'intérieur du Chou, sombrant un peu plus profond dans le végétal par à-coups à mesure que le Chou croquait à nouveau dedans.
« Il a ce qu'il lui faut pour la semaine désormais. C'était une mission brillamment accomplie, jeune homme, » le félicita l'adulte. Il jeta un œil vers l'horloge murale derrière eux. « Il reste un petit quart d'heure. Mais file, si tu veux retourner en salle commune avant le dîner. Je ne te retiens pas. » Il avait de toute façon quelques bricoles à terminer sur les lieux avant de verrouiller les serres, même si la présence de l'enfant ne le dérangeait absolument pas.
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« Non, ils n'ont pas le goût de chenille. Ça rendrait terriblement mal dans une salade. Heureusement, les plantes ne prennent pas toujours le goût de leur nourriture. Imagine comme il serait triste si tous nos légumes goûtaient la terre. Le Chou et la carotte, c'est un cas assez spécifique. » corrigea l'enseignant en se faisant la réflexion qu'il n'avait jamais croqué une chenille. Il devrait essayer, une fois. Pour la science magique, et pour pouvoir dispenser son savoir aux enfants en toute connaissance de cause.
Le garçon avait réceptionné la carotte et se tournait à nouveau vers le gros Chou que le professeur lui avait désigné. Sigmund garda sa baguette à la main, prêt à intervenir si Lance se faisait pincer malgré les précautions indiquées. L'avoir vu sortir son doigt des larges feuilles végétales en grognant d'avoir été pincé avait peut-être eu plus d'effets qu'escompté, puisque l'enfant se garda bien d'être aventureux et lâcha bien vite le légume. La carotte descendit lentement à l'intérieur du Chou, sombrant un peu plus profond dans le végétal par à-coups à mesure que le Chou croquait à nouveau dedans.
« Il a ce qu'il lui faut pour la semaine désormais. C'était une mission brillamment accomplie, jeune homme, » le félicita l'adulte. Il jeta un œil vers l'horloge murale derrière eux. « Il reste un petit quart d'heure. Mais file, si tu veux retourner en salle commune avant le dîner. Je ne te retiens pas. » Il avait de toute façon quelques bricoles à terminer sur les lieux avant de verrouiller les serres, même si la présence de l'enfant ne le dérangeait absolument pas.
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Code couleur : #783f04 - Autre personnage : Enid Wathen
L'homme qui murmurait à l'oreille des plantes
Fasciné par la capacité du chou à mâcher la carotte, l'enfant observa le plant dévorer son repas. Après quelques seconde de réflexion, il se dit qu'il valait mieux remonter. Après tout, il avait des petites jambes et les serres n'étaient pas si proche de la Grande Salle. Et puis, voir le chou manger lui avait donné faim.
Heureux d'avoir pu aider le professeur Charleston et d'avoir pu épancher ses angoisses, l'enfant sourit et répondit au professeur :
- Oui, je vais y aller...
Il ne comptait pas rentrer à la salle commune. En effet, elle était devenu relativement peu accueillante depuis que la majorité des élèves de sa promotion le détestaient. Il préférait trainer avec ses quelques amis dans les couloirs ou bien dehors. Ce soir, il s’assoirait peut-être à leur table plutôt qu'à celle des lions.
Il jeta un dernier coup d’œil aux Choux puis alla ranger ses gants et l'arrosoir. Il ne manquerai plus que le géant se prenne les pieds dedans et tombe dans les choux. Le petit se demanda un instant si les choux étaient capable de manger un humain.
Il vérifia que le professeur n'avait besoin de rien avant de lui adresser le bonsoir.
- Je ne vous embête pas plus ! Il avait pris conscience qu'il était venu le voir alors qu'il devrait sûrement être occupé. Et même s'il l'avait rassuré sur ses inquiétudes, il ne voulait pas le déranger plus longtemps. Je vous souhaite une bonne soirée à vous ! Et à bientôt en salle commune !
Il grimaça sur le dernier mot avant de lui faire un signe de la main et de se diriger vers la sortie.
C'est donc la fin de ce RP pour Lance. Merci beaucoup d'avoir accepté de l'écouter. Il vous aime bien maintenant. Ça l'a probablement aidé à mettre des mots sur ses inquiétudes. Au plaisir de RP de nouveau avec vous ! Je vous laisse faire un dernier post
Heureux d'avoir pu aider le professeur Charleston et d'avoir pu épancher ses angoisses, l'enfant sourit et répondit au professeur :
- Oui, je vais y aller...
Il ne comptait pas rentrer à la salle commune. En effet, elle était devenu relativement peu accueillante depuis que la majorité des élèves de sa promotion le détestaient. Il préférait trainer avec ses quelques amis dans les couloirs ou bien dehors. Ce soir, il s’assoirait peut-être à leur table plutôt qu'à celle des lions.
Il jeta un dernier coup d’œil aux Choux puis alla ranger ses gants et l'arrosoir. Il ne manquerai plus que le géant se prenne les pieds dedans et tombe dans les choux. Le petit se demanda un instant si les choux étaient capable de manger un humain.
Il vérifia que le professeur n'avait besoin de rien avant de lui adresser le bonsoir.
- Je ne vous embête pas plus ! Il avait pris conscience qu'il était venu le voir alors qu'il devrait sûrement être occupé. Et même s'il l'avait rassuré sur ses inquiétudes, il ne voulait pas le déranger plus longtemps. Je vous souhaite une bonne soirée à vous ! Et à bientôt en salle commune !
Il grimaça sur le dernier mot avant de lui faire un signe de la main et de se diriger vers la sortie.
C'est donc la fin de ce RP pour Lance. Merci beaucoup d'avoir accepté de l'écouter. Il vous aime bien maintenant. Ça l'a probablement aidé à mettre des mots sur ses inquiétudes. Au plaisir de RP de nouveau avec vous ! Je vous laisse faire un dernier post
Troisième année - 14 ans - Préfet de Gryffondor - Couleur>8f3232
L'homme qui murmurait à l'oreille des plantes
Comme Sigmund l'avait pressenti, le petit garçon ne tenait déjà plus en place dans la serre. C'était souvent ainsi : il relevait déjà du miracle de tenir une classe d'enfants de onze ans en place pendant une heure entière. Alors que Lance confirmait son départ, le botaniste, lui, s'attelait au rangement des paires de gants et de l'arrosoir. Il restait quelques plantes qui avaient bien besoin d'un rapide entretien - histoire de s'assurer que tout allait bien, puis lui aussi quitterait les lieux. Son estomac commençait à gronder avec force !
Bien poli, le petit garçon le saluait tout à fait gentiment. Sigmund lui rendit son signe de la main et lui adressa un sourire, de loin. « Mais tu ne m'as pas dérangé, Lance. À plus tard ! »
Il attendit que l'enfant ait quitté les lieux pour s'approcher à nouveau de ses Moly. Cette fois, le professeur vérifia à deux fois qu'il était bien seul. Se penchant vers Mylène et Britney, il leur souffla les dernières confessions qui lui traversaient l'esprit. « Il est bien gentil, Lance. Il faudra que j'éclaircisse encore une fois ce qu'il s'était passé avec Neven. Je ne sais pas ce que vous en pensez, mes fifilles, mais moi je l'ai trouvé tout à fait aimable pour un marmot qui aurait manqué de respect et fait du grabuge. » Pour ce qui était de la réponse des plantes, il faudrait tendre encore un peu plus l'oreille... mais Lance était désormais trop loin pour cela.
Bien poli, le petit garçon le saluait tout à fait gentiment. Sigmund lui rendit son signe de la main et lui adressa un sourire, de loin. « Mais tu ne m'as pas dérangé, Lance. À plus tard ! »
Il attendit que l'enfant ait quitté les lieux pour s'approcher à nouveau de ses Moly. Cette fois, le professeur vérifia à deux fois qu'il était bien seul. Se penchant vers Mylène et Britney, il leur souffla les dernières confessions qui lui traversaient l'esprit. « Il est bien gentil, Lance. Il faudra que j'éclaircisse encore une fois ce qu'il s'était passé avec Neven. Je ne sais pas ce que vous en pensez, mes fifilles, mais moi je l'ai trouvé tout à fait aimable pour un marmot qui aurait manqué de respect et fait du grabuge. » Pour ce qui était de la réponse des plantes, il faudrait tendre encore un peu plus l'oreille... mais Lance était désormais trop loin pour cela.
Lance gagne 10 PR avec Sigmund. Tu peux venir les demander dans mon bureau !Fin
Code couleur : #783f04 - Autre personnage : Enid Wathen