Plongeon au corps de l'âme
❆ Moi, je serai toi ❆
880
Lundi 30 novembre 2048,
Salle de métamorphose, en soirée
Lundi 30 novembre 2048,
Salle de métamorphose, en soirée
Britanny remercia sa professeure et avisa le petit cochon d'inde dans sa cage, qui faisait face à la dinde, plus loin. Ce soir, il ne s'agirait que de révisions pour elle. Un soulagement après presque deux mois à travailler sur le sortilège du furet. Forcément, elle se retrouvait à avoir de l'avance en métamorphose, par rapport à son année d'études, et elle avait donc dû composer avec pour assimiler les sorts qu'elle devrait normalement étudier l'année suivante. Et justement, la métamorphose en furet lui avait demandé des semaines de pratique. Stressant, quand en plus le sujet initial était lui-même un être vivant. Elle avait toujours peur de lui faire du mal. L'entrevue avec Miss Crane du vingt-six octobre dernier avait été particulièrement fastidieux et éprouvant pour la rousse. Même en ayant passé ses premières semaines de deuxième année de formation à s'informer au mieux sur le sort et l'animal en lui-même, il y avait eu de nombreux ratés. Heureusement, sa professeure l'avait accompagné avec patience et toujours plus de pistes d'amélioration. Et elle était désormais prête à présenter, lors de leur seconde entrevue la semaine prochaine, une métamorphose en furet réussie. Elle avait ainsi décider de se concentrer aujourd'hui sur une métamorphose vue l'année précédente : le sortilège d'Inde. Normalement un jeu d'enfant par rapport au sort précédent. Et au moins, elle pourrait alors présenter trois métamorphoses la semaine prochaine.
Cette année axée sur les métamorphoses inter-espèces était - bien que difficile - particulièrement intéressante. Devoir travailler directement sur des êtres vivants, était un précurseur évident de ce qui allait se passer pour elle. Il ne fallait rien négliger, penser à toutes ces caractéristiques qui définissaient chaque animal, pour être sûr que la production soit ensuite viable et au comportement et capacités fidèles au modèle. La réflexion était plus poussée que lorsqu'il s'agissait d'une transformation d'un objet inerte à vivant. Là, tout le système qui faisait vivre le corps était existant, et il fallait le modifier pour qu'il acquiert d'autres caractéristiques. Un processus très ciblé, qui demandait des connaissances pour deux espèces animales au lieu d'une.
Britanny prit le temps d'observer les deux animaux face à elle. Elle s'avança vers la dinde et posa une main sur la cage, pour qu'elle se familiarise avec son odeur et soit moins craintive de sa présence. Il s'agissait d'une métamorphose facile pour elle, mais elle prenait toujours ça très au sérieux. Elle avait la vie d'un animal entre les mains, après tout. Allez, on va commencer par toi. La rousse posa la cage du plus petit animal derrière un pupitre, pour éviter de le stresser en voyant la dinde se métamorphoser, et s'approcha de nouveau de cette dernière. Elle se concentra pour ignorer les petits bruits que faisait le cochon d'Inde dans sa sciure plus loin, et prit un instant pour sentir son flux de magie naviguer en elle. Elle gardait en tête l'image de sa production finale, en s'assurant que chaque caractéristique soit respectée, pour que le comportement naturel puisse ensuite s'exprimer. Elle procéda à la gestion de ses émotions, puis leva sa baguette. Dessinant un D à la façon d'une spirale, elle prononça distinctement l'incantation :
- Dindedandinde.
Le corps tout entier rapetissa, alors que les plumes devinrent des poils. Une petite queue apparue, à la place du grand éventail de plume initial, le cou s'écrasa et prit ensuite en volume, à l'instar de la tête, dont le bec disparu pour donner un petit museau et des dents de rongeurs. Les pattes arrières s'écrasèrent, et les ailes donnèrent les pattes avant, elles aussi plus épaisses. de petites griffes émergèrent à la place de l'extrémité des plumes, et les pattes arrières prirent la forme de celles de l'espèce. Le nouveau pelage prit de beaux reflets blancs et brun, comme elle le voulait. Devant Britanny, un petit cochon d'inde avait prit forme, commençant déjà à renifler son environnement. Le test ultime. Elle récupéra le vrai cochon d'Inde et l'approcha doucement du métamorphosé. Une curiosité commune, des comportements similaires, et pas de peur. C'était réussi. Avant de reposer le cochon d'inde dans sa cage, elle donna un petit morceau de bois à la dinde. En revenant, elle vit que l'animal le rongeait, comme le ferait un rongeur. Super. Elle redonna sa forme à la dinde, qui gloussa immédiatement, et la transporta un peu en retrait à l'aide d'un sortilège de lévitation. Il était temps de tester la métamorphose inverse.
Elle procéda de la même manière que précédemment devant le cochon d'Inde - qu'elle avait évidemment placé dans la plus grande cage prévue à cet effet - ajustant sa visualisation pour réaliser le processus inverse. Toujours avec assurance, non optionnelle en métamorphose, elle prononça l'incantation en faisant le geste adapté de sa baguette, lorsqu'elle se sentit prête.
- Dindedandinde.
Toutes les transformations corporelles qui avait eu lieu chez la dinde pour devenir ce cobaye se passèrent dans le sens contraire. L'animal à plume remplaça le petit à poils, développant les caractéristiques qui lui étaient alors nouvelles. Lorsqu'un gloussement s'échappa du bec, Britanny sourit. Comme précédemment, elle s'assura que l'animal possédait tout ce qui était propre à cette espèce, avant d'annuler la métamorphose. Elle passa un instant à caresser le petit cochon d'Inde de retour dans son vrai corps. Bon, je vais réessayer le furet maintenant.
Cette année axée sur les métamorphoses inter-espèces était - bien que difficile - particulièrement intéressante. Devoir travailler directement sur des êtres vivants, était un précurseur évident de ce qui allait se passer pour elle. Il ne fallait rien négliger, penser à toutes ces caractéristiques qui définissaient chaque animal, pour être sûr que la production soit ensuite viable et au comportement et capacités fidèles au modèle. La réflexion était plus poussée que lorsqu'il s'agissait d'une transformation d'un objet inerte à vivant. Là, tout le système qui faisait vivre le corps était existant, et il fallait le modifier pour qu'il acquiert d'autres caractéristiques. Un processus très ciblé, qui demandait des connaissances pour deux espèces animales au lieu d'une.
Britanny prit le temps d'observer les deux animaux face à elle. Elle s'avança vers la dinde et posa une main sur la cage, pour qu'elle se familiarise avec son odeur et soit moins craintive de sa présence. Il s'agissait d'une métamorphose facile pour elle, mais elle prenait toujours ça très au sérieux. Elle avait la vie d'un animal entre les mains, après tout. Allez, on va commencer par toi. La rousse posa la cage du plus petit animal derrière un pupitre, pour éviter de le stresser en voyant la dinde se métamorphoser, et s'approcha de nouveau de cette dernière. Elle se concentra pour ignorer les petits bruits que faisait le cochon d'Inde dans sa sciure plus loin, et prit un instant pour sentir son flux de magie naviguer en elle. Elle gardait en tête l'image de sa production finale, en s'assurant que chaque caractéristique soit respectée, pour que le comportement naturel puisse ensuite s'exprimer. Elle procéda à la gestion de ses émotions, puis leva sa baguette. Dessinant un D à la façon d'une spirale, elle prononça distinctement l'incantation :
- Dindedandinde.
Le corps tout entier rapetissa, alors que les plumes devinrent des poils. Une petite queue apparue, à la place du grand éventail de plume initial, le cou s'écrasa et prit ensuite en volume, à l'instar de la tête, dont le bec disparu pour donner un petit museau et des dents de rongeurs. Les pattes arrières s'écrasèrent, et les ailes donnèrent les pattes avant, elles aussi plus épaisses. de petites griffes émergèrent à la place de l'extrémité des plumes, et les pattes arrières prirent la forme de celles de l'espèce. Le nouveau pelage prit de beaux reflets blancs et brun, comme elle le voulait. Devant Britanny, un petit cochon d'inde avait prit forme, commençant déjà à renifler son environnement. Le test ultime. Elle récupéra le vrai cochon d'Inde et l'approcha doucement du métamorphosé. Une curiosité commune, des comportements similaires, et pas de peur. C'était réussi. Avant de reposer le cochon d'inde dans sa cage, elle donna un petit morceau de bois à la dinde. En revenant, elle vit que l'animal le rongeait, comme le ferait un rongeur. Super. Elle redonna sa forme à la dinde, qui gloussa immédiatement, et la transporta un peu en retrait à l'aide d'un sortilège de lévitation. Il était temps de tester la métamorphose inverse.
Elle procéda de la même manière que précédemment devant le cochon d'Inde - qu'elle avait évidemment placé dans la plus grande cage prévue à cet effet - ajustant sa visualisation pour réaliser le processus inverse. Toujours avec assurance, non optionnelle en métamorphose, elle prononça l'incantation en faisant le geste adapté de sa baguette, lorsqu'elle se sentit prête.
- Dindedandinde.
Toutes les transformations corporelles qui avait eu lieu chez la dinde pour devenir ce cobaye se passèrent dans le sens contraire. L'animal à plume remplaça le petit à poils, développant les caractéristiques qui lui étaient alors nouvelles. Lorsqu'un gloussement s'échappa du bec, Britanny sourit. Comme précédemment, elle s'assura que l'animal possédait tout ce qui était propre à cette espèce, avant d'annuler la métamorphose. Elle passa un instant à caresser le petit cochon d'Inde de retour dans son vrai corps. Bon, je vais réessayer le furet maintenant.
7ème année RP en 2050-2051 - #800000
Nos sentiments comptent
Plongeon au corps de l'âme
❆ Penser à ne plus penser ❆
840
Vendredi 15 janvier 2049, début d'après-midi
Salle sur Demande
Vendredi 15 janvier 2049, début d'après-midi
Salle sur Demande
Comme chaque semaine, Britanny passa trois fois devant la tapisserie de Barnabas le Follet du cinquième étage, avant de pénétrer dans la pièce secrète, pour son instant "méditation". Parce qu'il était difficile de trouver un endroit parfaitement calme dans une école faisant également office d'internat. Il y avait bien quelques minutes volées dans son dortoir, durant des petits moments hebdomadaires qu'elle avait identifié au fil des semaines, mais jamais de calme total pendant plus de dix minutes. Alors que la Salle sur Demande, elle pouvait y faire apparaitre exactement l'ambiance dont elle avait besoin. Et, cet exercice étant particulièrement difficile pour la rousse, il nécessitait tout le silence possible pour ne pas être distraite.
Se plonger dans la médiation n'avait pas été une mince affaire. Lorsqu'elle avait demandé quelques conseils à ses professeurs de la formation, elle s'était retrouvée assez décontenancée. Comment on vidait son esprit ? Rien que le fait de penser "ne pense plus à rien" mettait en échec la consigne. Elle avait beaucoup soupiré sur son lit, et dans la salle sensorielle, avait de parvenir à quelques résultats. Elle y était allé réellement progressivement, arrêtant de s'imposer des demi-heures entières, pour plutôt opter sur quelques minutes qui avaient fini par s'allonger, comme on lui avait suggéré. Et ça avait marché. Ca, et la petite sphère dédié à l'exercice, qu'elle s'était procurée pour ses débuts dans la résonnance cardiaque.
La salle n'avait rien d'extraordinaire, composée uniquement de ce qui rendait, pour Britanny, la pièce paisible. Un tapis moelleux, sur lequel était posé un lit simple, sans coussin ni couette, juste des draps. La lumière provenait de fenêtres et apportait une lumière douce à la pièce. Elle n'était pas non plus ici pour dormir. L'anglaise ouvrit son sac et en sortit un jogging et un t-shirt amples, qu'elle troqua contre son uniforme de cours. Chaussures et chaussettes retirées, elle bougea légèrement ses orteils, s'étira et fit rapidement craquer ses phalanges. Elle devait être parfaitement relaxée avant de commencer. La moindre raideur allait sinon l'obséder. Elle s'allongea enfin et ferma les yeux. Elle avait bien essayé la posture assise, mais elle bougeait constamment. Elle avait aussi commencé avec un coussin, mais elle finissait par être mal dessus. Et la couette qui finalement lui tenait trop chaud, n'en parlons pas. L'élastique de ses chaussettes finissaient également par lui donner une sensation d'enserrement peu agréable. Et depuis qu'elle avait passé une dizaine de minutes à être focalisée sur le tic-tac de sa montre à gousset, elle la laissait au dortoir. C'est suivant ces diverses tentatives qu'elle avait trouvé sa posture - et tenue - de méditation.
Ne bougeant plus, le silence se fit dans la pièce. La rousse mit quelques secondes pour laisser ses pensées s'évaporer, au profit d'une seule, qui se concentrait sur son rythme respiratoire. Sentir ses poumons se gonfler, puis expirer l'air. Elle calma peu à peu le rythme, pour finalement trouver celui, lent, qu'elle avait appris à maitriser au fil des semaines. Inspiration. Lente, progressive, laisser le temps à ses poumons d'emmagasiner cet air. Expiration. Doucement et en prenant conscience du corps qui relargue cet air, désormais pollué par du dioxyde de carbone. Aujourd'hui, elle parvenait à maintenir le rythme de six respirations par minute, et restée concentrée près de quinze minutes sur l'exercice. Elle arrivait à se connecter à son corps, essayait de sentir comment son flux magique s'accordait au rythme de sa poitrine. Depuis la semaine précédente, elle avait l'impression que sa magie avait enfin le temps d'aller jusqu'au bout de ses ongles au paroxysme de l'inspiration, avant de repartir lentement se concentrer vers sa poitrine lors de l'expiration. Comme si, désormais vide d'air, son flux venait comblé ce vide. Et dans ces instants, elle arrivait à faire ce fameux vide, uniquement focalisée sur ses sensations qui animaient son corps.
Lorsque Britanny sentit qu'elle perdait le rythme, elle finit par ouvrir les yeux. Doucement, comme on lui avait conseillé, elle prit le temps de se reconnecter à chacun de ses sens. Elle sentait le drap sous ses doigts, prenait de nouveau conscience du silence dans la pièce, et de cet odeur de pierre, caractéristique de l'école. En face d'elle, le plafond, et ses arches. Elle savait qu'elle n'avait pas dormi - elle n'était d'ailleurs pas fatiguée, aucun bâillement à l'horizon - mais cette sensation de relaxation intense lui faisait toujours bizarre. Du bien, mais bizarre. Comme si elle s'était connectée à elle, sans réellement avoir un quelconque pouvoir dessus, juste en se laissant guider par son corps.
En tout cas, elle sentait bien qu'elle progressait - même si c'était assez lent - dans la méditation. Sûre que la partie "rester en forme physiquement" était carrément plus facile pour elle. Elle espérait tout de même qu'elle était en phase avec le rythme que la formation demandait. Quinze minutes complètes après trois mois, était ce peu ou correct ? Elle devra en parler avec ses professeurs lors de leur prochain entretien. Pour l'heure, elle pouvait aller de nouveau s'entrainer à ses métamorphoses, bien plus complexes que l'année précédente.
Se plonger dans la médiation n'avait pas été une mince affaire. Lorsqu'elle avait demandé quelques conseils à ses professeurs de la formation, elle s'était retrouvée assez décontenancée. Comment on vidait son esprit ? Rien que le fait de penser "ne pense plus à rien" mettait en échec la consigne. Elle avait beaucoup soupiré sur son lit, et dans la salle sensorielle, avait de parvenir à quelques résultats. Elle y était allé réellement progressivement, arrêtant de s'imposer des demi-heures entières, pour plutôt opter sur quelques minutes qui avaient fini par s'allonger, comme on lui avait suggéré. Et ça avait marché. Ca, et la petite sphère dédié à l'exercice, qu'elle s'était procurée pour ses débuts dans la résonnance cardiaque.
La salle n'avait rien d'extraordinaire, composée uniquement de ce qui rendait, pour Britanny, la pièce paisible. Un tapis moelleux, sur lequel était posé un lit simple, sans coussin ni couette, juste des draps. La lumière provenait de fenêtres et apportait une lumière douce à la pièce. Elle n'était pas non plus ici pour dormir. L'anglaise ouvrit son sac et en sortit un jogging et un t-shirt amples, qu'elle troqua contre son uniforme de cours. Chaussures et chaussettes retirées, elle bougea légèrement ses orteils, s'étira et fit rapidement craquer ses phalanges. Elle devait être parfaitement relaxée avant de commencer. La moindre raideur allait sinon l'obséder. Elle s'allongea enfin et ferma les yeux. Elle avait bien essayé la posture assise, mais elle bougeait constamment. Elle avait aussi commencé avec un coussin, mais elle finissait par être mal dessus. Et la couette qui finalement lui tenait trop chaud, n'en parlons pas. L'élastique de ses chaussettes finissaient également par lui donner une sensation d'enserrement peu agréable. Et depuis qu'elle avait passé une dizaine de minutes à être focalisée sur le tic-tac de sa montre à gousset, elle la laissait au dortoir. C'est suivant ces diverses tentatives qu'elle avait trouvé sa posture - et tenue - de méditation.
Ne bougeant plus, le silence se fit dans la pièce. La rousse mit quelques secondes pour laisser ses pensées s'évaporer, au profit d'une seule, qui se concentrait sur son rythme respiratoire. Sentir ses poumons se gonfler, puis expirer l'air. Elle calma peu à peu le rythme, pour finalement trouver celui, lent, qu'elle avait appris à maitriser au fil des semaines. Inspiration. Lente, progressive, laisser le temps à ses poumons d'emmagasiner cet air. Expiration. Doucement et en prenant conscience du corps qui relargue cet air, désormais pollué par du dioxyde de carbone. Aujourd'hui, elle parvenait à maintenir le rythme de six respirations par minute, et restée concentrée près de quinze minutes sur l'exercice. Elle arrivait à se connecter à son corps, essayait de sentir comment son flux magique s'accordait au rythme de sa poitrine. Depuis la semaine précédente, elle avait l'impression que sa magie avait enfin le temps d'aller jusqu'au bout de ses ongles au paroxysme de l'inspiration, avant de repartir lentement se concentrer vers sa poitrine lors de l'expiration. Comme si, désormais vide d'air, son flux venait comblé ce vide. Et dans ces instants, elle arrivait à faire ce fameux vide, uniquement focalisée sur ses sensations qui animaient son corps.
Lorsque Britanny sentit qu'elle perdait le rythme, elle finit par ouvrir les yeux. Doucement, comme on lui avait conseillé, elle prit le temps de se reconnecter à chacun de ses sens. Elle sentait le drap sous ses doigts, prenait de nouveau conscience du silence dans la pièce, et de cet odeur de pierre, caractéristique de l'école. En face d'elle, le plafond, et ses arches. Elle savait qu'elle n'avait pas dormi - elle n'était d'ailleurs pas fatiguée, aucun bâillement à l'horizon - mais cette sensation de relaxation intense lui faisait toujours bizarre. Du bien, mais bizarre. Comme si elle s'était connectée à elle, sans réellement avoir un quelconque pouvoir dessus, juste en se laissant guider par son corps.
En tout cas, elle sentait bien qu'elle progressait - même si c'était assez lent - dans la méditation. Sûre que la partie "rester en forme physiquement" était carrément plus facile pour elle. Elle espérait tout de même qu'elle était en phase avec le rythme que la formation demandait. Quinze minutes complètes après trois mois, était ce peu ou correct ? Elle devra en parler avec ses professeurs lors de leur prochain entretien. Pour l'heure, elle pouvait aller de nouveau s'entrainer à ses métamorphoses, bien plus complexes que l'année précédente.
7ème année RP en 2050-2051 - #800000
Nos sentiments comptent
Plongeon au corps de l'âme
❆ Aux pas des chevaux ❆
726
Dimanche 7 février 2049,
Connemara, Irlande
Dimanche 7 février 2049,
Connemara, Irlande
Britanny savait qu'elle était ici pour s'instruire encore, étudier dans leur habitat naturel des animaux, mais elle ne pouvait s'empêcher de considérer cette seconde sortie de l'année comme un grand bol d'air frais. Et les landes irlandaises, parsemées de collines, tourbières, lacs et autres paysages bucoliques, accentuaient cet effet de sérénité qui avait imprégné l'anglaise depuis leur arrivée. Même la météo, peu accueillante avec cette lourde brume, n'entachait pas ses sentiments, mais donnait au contraire l'impression d'être hors du temps. Une pause rafraichissante dans cette année lourde de travail. Une parenthèse, un cours en dehors des murs de l'école, dont elle comptait bien profiter.
Le petit groupe de privilégiés avaient marché un petit moment, en direction d'une zone où des chevaux sauvages - thème de l'excursion - avaient été aperçus plus tôt le matin. Malgré le terrain accidenté, la rouquine avait apprécié - contrairement à d'autres - de s'enfoncer de la sorte dans le paysage d'Irlande. Au sommet d'une colline, ils s'étaient finalement arrêtés pour un pique-nique, et c'est les yeux plissés pour tenter de percer le brouillard que Britanny avait mangé, en silence. Elle ne voulait pas louper ce que la faune du coin avait à lui offrir. Parce que les chevaux du Connemara n'étaient certainement pas les seuls animaux sauvages qu'elle pourrait apercevoir, à n'en point douter. Et finalement, sous une légère pluie qui ne la dérangea pas, la brume se dissipa pour révéler quelques poneys Connemara.
Britanny tentait de se faire le plus discrète possible, allongée sur le ventre dans l'herbe froide et humide. Armée de ses multiplettes - qu'elle recyclait allègrement lorsqu'elle n'était pas dans une tribune de Quidditch - elle observait le comportement de cette race sauvage, son carnet et un stylo posés devant elle. Les autres avaient disparus de son esprit, et elle ne gardait contact avec le groupe que par les quelques remarques et explications que son professeur distillait de temps en temps. Elle, elle était captivée par la robe grise claire, parfois tâchée de boue par endroit, sa morphologie plutôt athlétique malgré qu'on le définisse comme un "cheval nain", et son allure tranquille au sein du troupeau. Elle avait rapidement dessiné une ébauche de sa forme générale, et avait entouré le sabot, notant l'information concernant la maladie récessive de ce dernier chez certains poney, en raison de la consanguinité. Usant de ses jumelles sorcières, elle se faisait un plaisir d'observer les quelques courses occasionnelles, avant de les repasser pour apprécier le mouvement des membres. Elle prit également le temps, à l'œil nue, de prendre note du comportement général du troupeau, et de leurs communications entre eux. Lorsqu'ils purent s'approcher encore plus près, elle apprécia encore plus les quelques hennissements des chevaux, parfois sur un ton qu'elle trouva plutôt joueur ou agité, suivant la situation. Lorsqu'elle considéra avoir inscrit tout ce qui était important, l'anglaise, en jetant un coup d'œil à Deryn, décida de l'imiter. Ainsi, elle se laissa le loisir de simplement profiter du spectacle et de la chance d'observer des animaux au sein même de leur habitat naturel. Il n'y avait pas à dire, les chevaux avait une prestance indéniable. Elle comprenait aisément Agathe, sa correspondante, et sa passion pour ceux qui sont ailés.
Son esprit vagabonda alors jusqu'à la discussion qu'elle avait eu avec Alyssa avant Noel. Oui, elle commençait, très doucement, à réfléchir à ce qui l'attendait à l'issue de la formation. Au fil de ses recherches, elle se reconnaissait dans tel ou tel caractère, essayait de trouver une chose au moins qui pourrait la rapprocher de chacun d'entre eux. Sûr que le cheval n'était pas ce qui lui correspondait, d'après elle. Trop beau et imposant, elle ne se sentait pas comme ça. La seule chose qui pouvait s'appliquer à elle, était peut-être la liberté. Lorsqu'on le voyait se mettre au galop, elle se demandait si c'était identique à ce qu'elle ressentait sur un balai. En tout cas, c'était l'impression qu'elle avait. Il y avait eu sa nature loyale, similaire aux chiens, son agilité pour les chats, encore la liberté lorsqu'elle avait étudié les différentes espèces d'oiseaux. Mais tout le monde pouvait aisément se rapprocher d'une espèce avec de tels critères. Elle était donc, elle le savait, encore en quête de qui elle était - ou serait - vraiment. Et Britanny, malgré la charge de travail, appréciait tout de même chacune de ces recherches approfondies.
Le petit groupe de privilégiés avaient marché un petit moment, en direction d'une zone où des chevaux sauvages - thème de l'excursion - avaient été aperçus plus tôt le matin. Malgré le terrain accidenté, la rouquine avait apprécié - contrairement à d'autres - de s'enfoncer de la sorte dans le paysage d'Irlande. Au sommet d'une colline, ils s'étaient finalement arrêtés pour un pique-nique, et c'est les yeux plissés pour tenter de percer le brouillard que Britanny avait mangé, en silence. Elle ne voulait pas louper ce que la faune du coin avait à lui offrir. Parce que les chevaux du Connemara n'étaient certainement pas les seuls animaux sauvages qu'elle pourrait apercevoir, à n'en point douter. Et finalement, sous une légère pluie qui ne la dérangea pas, la brume se dissipa pour révéler quelques poneys Connemara.
Britanny tentait de se faire le plus discrète possible, allongée sur le ventre dans l'herbe froide et humide. Armée de ses multiplettes - qu'elle recyclait allègrement lorsqu'elle n'était pas dans une tribune de Quidditch - elle observait le comportement de cette race sauvage, son carnet et un stylo posés devant elle. Les autres avaient disparus de son esprit, et elle ne gardait contact avec le groupe que par les quelques remarques et explications que son professeur distillait de temps en temps. Elle, elle était captivée par la robe grise claire, parfois tâchée de boue par endroit, sa morphologie plutôt athlétique malgré qu'on le définisse comme un "cheval nain", et son allure tranquille au sein du troupeau. Elle avait rapidement dessiné une ébauche de sa forme générale, et avait entouré le sabot, notant l'information concernant la maladie récessive de ce dernier chez certains poney, en raison de la consanguinité. Usant de ses jumelles sorcières, elle se faisait un plaisir d'observer les quelques courses occasionnelles, avant de les repasser pour apprécier le mouvement des membres. Elle prit également le temps, à l'œil nue, de prendre note du comportement général du troupeau, et de leurs communications entre eux. Lorsqu'ils purent s'approcher encore plus près, elle apprécia encore plus les quelques hennissements des chevaux, parfois sur un ton qu'elle trouva plutôt joueur ou agité, suivant la situation. Lorsqu'elle considéra avoir inscrit tout ce qui était important, l'anglaise, en jetant un coup d'œil à Deryn, décida de l'imiter. Ainsi, elle se laissa le loisir de simplement profiter du spectacle et de la chance d'observer des animaux au sein même de leur habitat naturel. Il n'y avait pas à dire, les chevaux avait une prestance indéniable. Elle comprenait aisément Agathe, sa correspondante, et sa passion pour ceux qui sont ailés.
Son esprit vagabonda alors jusqu'à la discussion qu'elle avait eu avec Alyssa avant Noel. Oui, elle commençait, très doucement, à réfléchir à ce qui l'attendait à l'issue de la formation. Au fil de ses recherches, elle se reconnaissait dans tel ou tel caractère, essayait de trouver une chose au moins qui pourrait la rapprocher de chacun d'entre eux. Sûr que le cheval n'était pas ce qui lui correspondait, d'après elle. Trop beau et imposant, elle ne se sentait pas comme ça. La seule chose qui pouvait s'appliquer à elle, était peut-être la liberté. Lorsqu'on le voyait se mettre au galop, elle se demandait si c'était identique à ce qu'elle ressentait sur un balai. En tout cas, c'était l'impression qu'elle avait. Il y avait eu sa nature loyale, similaire aux chiens, son agilité pour les chats, encore la liberté lorsqu'elle avait étudié les différentes espèces d'oiseaux. Mais tout le monde pouvait aisément se rapprocher d'une espèce avec de tels critères. Elle était donc, elle le savait, encore en quête de qui elle était - ou serait - vraiment. Et Britanny, malgré la charge de travail, appréciait tout de même chacune de ces recherches approfondies.
Post inspiré des activités décrites en amont par Deryn O'Connors.
7ème année RP en 2050-2051 - #800000
Nos sentiments comptent
Plongeon au corps de l'âme
❆ Sois une loutre ❆
900
Mercredi 24 mars 2049, matinée
Bibliothèque
Mercredi 24 mars 2049, matinée
Bibliothèque
Cela faisait maintenant plus d'une semaine - précisément, grâce à son planning respecté malgré l'ombre des BUSEs - que Britanny avait attaqué l'étude des animaux marins. Côté pratique, et vu les difficultés qu'elle avait eu sur le sortilège du furet, elle avait décidé de directement commencer avec la métamorphose du crapaud. Elle avait appris pas mal de choses à leur sujet l'année précédente, avait relu ses notes la semaine dernière, et c'était donc plus logique de commencer par lui que par celle du poisson. Elle en était au tout début de l'apprentissage, mais mesurait largement la complexité, une nouvelle fois, de cette métamorphose au-dessus de son niveau. Et en parallèle, la rousse avait décidé d'attaquer ce nouveau thème des animaux marins par des recherches sur la loutre. C'est donc, comme chaque mercredi, tôt qu'elle pénétra dans la bibliothèque ce matin-là, une mine fatiguée - et encore, heureusement que sa thérapie était terminée. Dans son sac, ses parchemins réservés à la formation, une liste d'ouvrages qu'elle avait précédemment repéré, son carnet, et un nécessaire d'écriture. Et plusieurs en-cas sucré, pour redonner un coup de boost à son corps lorsqu'il se ferait moins énergique.
Désormais, l'anglaise était assise devant le même livre traitant des mammifères carnivores qui lui avaient souvent été utile, et suppléé d'un second concernant les mammifères marins, où un petit chapitre était consacré aux loutres. Petit, car la plupart vivent en eau douce. Exceptée la loutre de mer, en fait. Mais elle ne voulait omettre aucune information. C'est parti, pensa-t-elle en avisant l'horloge de la bibliothèque. Délivrée des séances de Miss Vermillon, elle avait toute la matinée de libre pour se consacrer à sa formation. Et elle appréciait particulièrement l'ambiance "silence de mort" requise dans ce lieu.
Britanny commença ainsi par sa partie préférée : l'anatomie. Elle prit quelques minutes - pas trop, ne souhaitant pas perdre de temps là-dessus - pour faire un croquis de l'animal, avant de le légender avec précision. La simple annotation "poils" renvoya à une information bien large : c'est ce pelage qui lui permettait de résister aux basses températures de l'eau, grâce à un enchevêtrement de poils de différentes taille, et non une épaisse couche de graisse sous peau comme chez d'autres animaux. Les pattes étaient palmées, lui permettant de nager rapidement. Cependant, l'astérisque qu'elle apposa à côté des termes "Narines" et "Oreille" expliqua que ces deux sens étaient inutilisables sous l'eau. Aimant les annotations visuelles, elle fit alors une double flèche après cela, pointant vers le terme "Vibrisses", plus bas. Une fois les principales caractéristiques de l'animal référencées, elle attaqua le gros bloc du comportement de la loutre.
Elle le faisait systématiquement en second car c'était la seconde chose qui l'intéressait. Savoir comment l'animal se comportait vis-à-vis de son espèce, des autres animaux, et de sa nourriture, mais également son caractère général. Elle lu bon nombre de paragraphes détaillant les principales caractéristiques comportementales de la loutre. Et en réalité, elle fut assez étonnée de prime abord. Au début de sa seconde année, elle était tombée sur un livre traitant de la symbolique animale. Un sujet qui habituellement l'aurait bien désintéressée - n'ayant pas pour habitude de s'aventurer dans ce genre de sections de "sciences" occultes. Rien que d'utiliser le terme "science" était d'ailleurs pour elle une erreur. Mais cela étant, l'approche faite par ce bouquin lui avait finalement plu. C'était un moyen de "savoir" (l'importance des guillemets) ce que chaque animal renvoyait comme "énergie". Elle avait donc pris l'habitude de chercher rapidement son animal d'étude dedans, avant chaque début de recherche approfondie (et scientifique). Cela étant, on qualifiait la loutre d'extrêmement sociable. Et aujourd'hui, les informations trouvées décrivait plutôt un animal généralement solitaire, si on excluait cette habitude de dormir en se tenant par les pattes avec le reste de son groupe, pour ne pas se perdre les uns des autres et dériver. En revanche, la curiosité était - pour elle - expliquée puisque c'était le seul animal utilisant des outils. Aussi, en s'informant sur le sujet, l'anglaise ne su pas vraiment si ce qu'on qualifiait de joueur - s'amuser avec ses proies - n'était pas en réalité une forme de sadisme. Involontaire, bien évidemment puisqu'il s'agissait simplement d'un comportement naturel, mais l'adjectif la laissa pensive quelques secondes. Une fois un maximum d'informations récoltées, elle enchaina sur l'habitat et les habitudes de chasse. La loutre ne semblait pas être un animal bien difficile en termes de nourriture. Déjà trois heures s'étaient écoulées, et deux boules d'aluminium, vestiges d'en-cas, trônaient négligemment sur la table.
Pendant l'heure et demi qui suivit, Britanny s'appliqua à faire une liste des espèces les plus connues. Elle essayait toujours de connaitre au moins une caractéristique qui les différenciait, avant de s'impliquer davantage dans ce long travail, dans une prochaine session. Et d'ailleurs, il était grand temps de s'arrêter pour aujourd'hui. Elle voyait le personnel de la bibliothèque commencer à s'agiter autour d'elle, l'heure de fermeture de mi-journée approchant. Et son ventre aussi avait décidé de l'alerter. Voulant s'étirer pour détendre ses muscles, elle renversa alors malencontreusement un de ses encriers sur ses dernières notes. C'est pas vrai ! La mine renfrognée, elle s'évertua à tamponner au mieux le parchemin avec un mouchoir. Elle s'arrêta un instant, soufflant d'exaspération, exacerbée par sa fatigue. Je suis une catastrophe en ce moment. En effet, ce n'était pas le premier accident de la semaine. Les vacances d'avril semblaient trop loin pour elle.
Désormais, l'anglaise était assise devant le même livre traitant des mammifères carnivores qui lui avaient souvent été utile, et suppléé d'un second concernant les mammifères marins, où un petit chapitre était consacré aux loutres. Petit, car la plupart vivent en eau douce. Exceptée la loutre de mer, en fait. Mais elle ne voulait omettre aucune information. C'est parti, pensa-t-elle en avisant l'horloge de la bibliothèque. Délivrée des séances de Miss Vermillon, elle avait toute la matinée de libre pour se consacrer à sa formation. Et elle appréciait particulièrement l'ambiance "silence de mort" requise dans ce lieu.
Britanny commença ainsi par sa partie préférée : l'anatomie. Elle prit quelques minutes - pas trop, ne souhaitant pas perdre de temps là-dessus - pour faire un croquis de l'animal, avant de le légender avec précision. La simple annotation "poils" renvoya à une information bien large : c'est ce pelage qui lui permettait de résister aux basses températures de l'eau, grâce à un enchevêtrement de poils de différentes taille, et non une épaisse couche de graisse sous peau comme chez d'autres animaux. Les pattes étaient palmées, lui permettant de nager rapidement. Cependant, l'astérisque qu'elle apposa à côté des termes "Narines" et "Oreille" expliqua que ces deux sens étaient inutilisables sous l'eau. Aimant les annotations visuelles, elle fit alors une double flèche après cela, pointant vers le terme "Vibrisses", plus bas. Une fois les principales caractéristiques de l'animal référencées, elle attaqua le gros bloc du comportement de la loutre.
Elle le faisait systématiquement en second car c'était la seconde chose qui l'intéressait. Savoir comment l'animal se comportait vis-à-vis de son espèce, des autres animaux, et de sa nourriture, mais également son caractère général. Elle lu bon nombre de paragraphes détaillant les principales caractéristiques comportementales de la loutre. Et en réalité, elle fut assez étonnée de prime abord. Au début de sa seconde année, elle était tombée sur un livre traitant de la symbolique animale. Un sujet qui habituellement l'aurait bien désintéressée - n'ayant pas pour habitude de s'aventurer dans ce genre de sections de "sciences" occultes. Rien que d'utiliser le terme "science" était d'ailleurs pour elle une erreur. Mais cela étant, l'approche faite par ce bouquin lui avait finalement plu. C'était un moyen de "savoir" (l'importance des guillemets) ce que chaque animal renvoyait comme "énergie". Elle avait donc pris l'habitude de chercher rapidement son animal d'étude dedans, avant chaque début de recherche approfondie (et scientifique). Cela étant, on qualifiait la loutre d'extrêmement sociable. Et aujourd'hui, les informations trouvées décrivait plutôt un animal généralement solitaire, si on excluait cette habitude de dormir en se tenant par les pattes avec le reste de son groupe, pour ne pas se perdre les uns des autres et dériver. En revanche, la curiosité était - pour elle - expliquée puisque c'était le seul animal utilisant des outils. Aussi, en s'informant sur le sujet, l'anglaise ne su pas vraiment si ce qu'on qualifiait de joueur - s'amuser avec ses proies - n'était pas en réalité une forme de sadisme. Involontaire, bien évidemment puisqu'il s'agissait simplement d'un comportement naturel, mais l'adjectif la laissa pensive quelques secondes. Une fois un maximum d'informations récoltées, elle enchaina sur l'habitat et les habitudes de chasse. La loutre ne semblait pas être un animal bien difficile en termes de nourriture. Déjà trois heures s'étaient écoulées, et deux boules d'aluminium, vestiges d'en-cas, trônaient négligemment sur la table.
Pendant l'heure et demi qui suivit, Britanny s'appliqua à faire une liste des espèces les plus connues. Elle essayait toujours de connaitre au moins une caractéristique qui les différenciait, avant de s'impliquer davantage dans ce long travail, dans une prochaine session. Et d'ailleurs, il était grand temps de s'arrêter pour aujourd'hui. Elle voyait le personnel de la bibliothèque commencer à s'agiter autour d'elle, l'heure de fermeture de mi-journée approchant. Et son ventre aussi avait décidé de l'alerter. Voulant s'étirer pour détendre ses muscles, elle renversa alors malencontreusement un de ses encriers sur ses dernières notes. C'est pas vrai ! La mine renfrognée, elle s'évertua à tamponner au mieux le parchemin avec un mouchoir. Elle s'arrêta un instant, soufflant d'exaspération, exacerbée par sa fatigue. Je suis une catastrophe en ce moment. En effet, ce n'était pas le premier accident de la semaine. Les vacances d'avril semblaient trop loin pour elle.
7ème année RP en 2050-2051 - #800000
Nos sentiments comptent
Plongeon au corps de l'âme
❆ Un phoque, deux phoques, ... ❆
531
Dimanche 9 mai 2049,
Île de Skye, Ecosse
Dimanche 9 mai 2049,
Île de Skye, Ecosse
Elle ne le disait pas à voix haute, certainement pas devant ses professeurs, mais cette sortie avait des allures de vacances avant l'heure. Et des vacances particulièrement appréciables, avec toutes les révisions qu'elle avait à l'approche des BUSEs. Certes, Britanny n'aurait certainement pas la même impression ce soir, en rentrant au château, épuisée par sa sortie scolaire, la tête remplie d'informations diverses, et la nécessité de retourner en cours dès huit heures trente le lendemain matin. Et ses échecs cuisants sur le sortilège Piscifors. Elle n'était pas encore au point sur cette dernière métamorphose inter-espèce, et le temps lui manquait grandement à cause de tout ce qu'elle avait à faire à côté. Comme elle l'avait soufflé à Alyssa, l'impasse se ferai sur une ou deux matières, à coup sûr. Mais pour le moment, la rousse profitait pleinement de l'air marin, les yeux fermés et les cheveux secoués par la brise. Quelle belle idée de faire une sortie en bord de mer en cette période de l'année, où la météo Ecossaise était exactement ce qu'elle aimait : du Soleil mais pas trop chaud, et du vent mais pas trop froid.
Après un trajet appréciable en bateau, le groupe était finalement arrivé sur les plages reconnues de Dunvegan. Lors d'un été, en vacance chez ses grands-parents, la famille avait tenté d'observer des phoques sur la côte est de l'île, sans succès, malgré que nombre de randonneurs avaient évoqué en apercevoir depuis The Brother's Point. Aujourd'hui, l'anglaise prenait sa revanche. Plusieurs individus étaient là, profitant apparemment eux aussi du temps. Durant la traversée, elle avait pu noter pas mal d'informations données par le guide les accompagnant. Beaucoup qu'elle connaissait déjà, et d'autres petites anecdotes ou précisions qu'il avait pu constater ici, dans cet habitat spécifiquement. Alors Britanny pris le temps de faire un rapide croquis du phoque se prélassant face à elle. Une fourrure hétérogène en terme de couleurs, dont elle connaissait les propriétés, et les quelques caractéristiques qui les différenciaient des otaries. Lorsque l'animal décida de se lever, elle l'observa sans bouger, de peur de le perturber dans son comportement naturel. Le plongeon était un peu maladroit, mais agréable à regarder. Sortant la tête de l'eau, le phoque sembla regarder dans sa direction, ce qui arracha un sourire à la rouquine. Elle sortie de son sac ses multiplettes et regarda les animaux nager ensemble, se suivant parfois ou sautant dans l'eau les uns à la suite des autres. Après un moment d'hésitation, elle demanda s'il était possible de plonger - avec un sortilège de Têtenbulle - pour observer les palettes natatoires, les membres inférieurs et la queue en action pendant la nage*. Après tout, ce n'était que de l'eau, rien qui l'empêchait de profiter pleinement les possibilités d'apprentissage que la sortie lui offrait.
Alors qu'elle tentait d'apercevoir quelques canines, le départ fut annoncée. La mine déçue, Britanny remonta dans le bateau, le regard en direction de la plage, pour profiter jusqu'au dernier instant de ces animaux sauvages, qui eux aussi observaient le bateau s'éloigner. Elle se pencha ensuite sur le bord, essayant de repérer quelques spécimens aquatiques et ainsi l'aider dans la visualisation de la métamorphose du poisson.
Après un trajet appréciable en bateau, le groupe était finalement arrivé sur les plages reconnues de Dunvegan. Lors d'un été, en vacance chez ses grands-parents, la famille avait tenté d'observer des phoques sur la côte est de l'île, sans succès, malgré que nombre de randonneurs avaient évoqué en apercevoir depuis The Brother's Point. Aujourd'hui, l'anglaise prenait sa revanche. Plusieurs individus étaient là, profitant apparemment eux aussi du temps. Durant la traversée, elle avait pu noter pas mal d'informations données par le guide les accompagnant. Beaucoup qu'elle connaissait déjà, et d'autres petites anecdotes ou précisions qu'il avait pu constater ici, dans cet habitat spécifiquement. Alors Britanny pris le temps de faire un rapide croquis du phoque se prélassant face à elle. Une fourrure hétérogène en terme de couleurs, dont elle connaissait les propriétés, et les quelques caractéristiques qui les différenciaient des otaries. Lorsque l'animal décida de se lever, elle l'observa sans bouger, de peur de le perturber dans son comportement naturel. Le plongeon était un peu maladroit, mais agréable à regarder. Sortant la tête de l'eau, le phoque sembla regarder dans sa direction, ce qui arracha un sourire à la rouquine. Elle sortie de son sac ses multiplettes et regarda les animaux nager ensemble, se suivant parfois ou sautant dans l'eau les uns à la suite des autres. Après un moment d'hésitation, elle demanda s'il était possible de plonger - avec un sortilège de Têtenbulle - pour observer les palettes natatoires, les membres inférieurs et la queue en action pendant la nage*. Après tout, ce n'était que de l'eau, rien qui l'empêchait de profiter pleinement les possibilités d'apprentissage que la sortie lui offrait.
Alors qu'elle tentait d'apercevoir quelques canines, le départ fut annoncée. La mine déçue, Britanny remonta dans le bateau, le regard en direction de la plage, pour profiter jusqu'au dernier instant de ces animaux sauvages, qui eux aussi observaient le bateau s'éloigner. Elle se pencha ensuite sur le bord, essayant de repérer quelques spécimens aquatiques et ainsi l'aider dans la visualisation de la métamorphose du poisson.
* J'espère que ses professeurs ont dit oui
Post inspiré des activités décrites en amont par Deryn O'Connors.
7ème année RP en 2050-2051 - #800000
Nos sentiments comptent
Plongeon au corps de l'âme
Troisième année de formation → 2049-2050
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