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Avait-elle enfin compris ? Ses questions plus étranges les unes que les autres allaient-elles cesser ? Allait-elle arrêter de faire semblant ? Avait-elle quelque chose de plus à lui dire ? Allait-elle rester silencieuse ? Et pourquoi tant de questions venaient diable encombrer son esprit ? Allaient-elles d'ailleurs trouver des réponses ? Devait-il partir ? Pourquoi les relations entre les êtres humains étaient toujours si compliquées ? Toutefois, le flot ininterrompu de questions sembla s'interrompre brutalement lorsque Britanny se serra contre lui. Ou du moins, momentanément. Le temps d'un souffle coupé et d'une colère qui s'évapore en un instant.

Qu'est ce que cela signifiait ? Il n'en savait rien. Et poser la question ne lui traversa pas l'esprit. À quoi bon discuter, quand elle était à nouveau là. Contre lui. Pourquoi ce soudain élan d'affection ? Il resta immobile, quelques secondes ou quelques heures, le temps s'était figé. Et puis, était-ce vraiment important ? Pas vraiment. L'instant présent revêtait désormais plus d'importance que tout le reste. Plus que les mots, elle était là. Finalement, et comme un réflexe, ses bras se plièrent pour venir se poser dans son dos. Lui rendre son étreinte, c'était tout ce qui lui importait à cet instant précis. Et ça lui avait manqué. Elle lui avait manqué. Il la serra alors fort contre lui. Là, ne risquant pas de croiser son regard, il laissa couler un flot de larmes silencieuses.

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Elle s'était comme soudée à lui, et avait bien remarqué qu'il ne lui rendait pas son étreinte. Cette constatation avait fait naitre de nouvelles larmes. Elle lui avait fait trop de mal ? Il était trop tard pour tout ? Cette fois il souhaitait mettre fin à leur amitié ? Et comme pour refuser ces éventualités, elle ne le lâchait pas. Et enfin, Britanny sentit Alex la coller encore plus à lui. Le soulagement la fit trembler. Alex était là, contre elle. Il n'y avait pas eu beaucoup de grosse étreintes comme celle-ci avant, mais à chaque fois, elle se sentait simplement bien. Est-ce que tout le monde rendait les câlins si agréables ? Non, avec ses frères c'était différent. Avec Helen, c'était différent. Il n'y avait que lui.

- Je suis désolée, je... J'ai vraiment cru... Je suis désolée si je t'ai blessé.

Sa voix était plus rauque qu'à l'ordinaire, et étouffée par le cou du garçon juste devant ses lèvres. Elle voulait qu'il comprenne lui aussi, mais elle détestait toujours autant parler de ça. De comment elle se voyait, comment on avait pu la regarder pendant si longtemps. Et elle ne lui avait jamais confié ça, parce que justement il ne lui avait jamais fait ressentir qu'il y avait quelque chose de dérangeant chez elle. Jusqu'à maintenant. Elle ne voulait pas qu'il s'agace encore. Mais elle ne savait pas non plus comment continuer cette conversation. Elle décida de profiter encore un peu du fait qu'elle soit cachée.

- J'ai dit ça parce que je croyais que c'est ce que tu voulais entendre. J'avais pas compris, je... Je pensais que tu t'inquiétais de ce que les autres pensais par rapport à moi...

Elle savait très bien que ce n'était pas clair, qu'elle tournait autour du pot. Alors que ce n'était pas du tout son genre. Elle souffla sans sortir de sa cachette.

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Alexander releva un bras pour essuyer les larmes qui commençaient à devenir bien trop encombrantes. Ce n'était pas la première fois qu'il pleurait devant Britanny. Sans doute pas la dernière. Il ne s'agissait pas de honte. En fait, il ne savait pas vraiment de quoi il s'agissait. Et le silence qui s'était installé par leur étreinte fut finalement brisé. Il ne répondit cependant pas. Oui, il avait été blessé. Blessé d'abord par l'intervention inutile de Wighters. À cette période, il ne savait toujours pas s'il rassemblerait le courage pour lui avouer ce qu'il ressentait. Et comme si ses doutes n'avaient pas été suffisants, elle avait pris la décision pour lui. C'était d'ailleurs dommage, avant cela, la Poufsouffle lui avait permis de faire remonter sa satanée maison dans son estime. Mais elle avait tout gâché. Ils étaient tous les mêmes.

Puis, il avait été blessé par Britanny. Par ses mots. Par son refus ne serait-ce que d'envisager que tout ça ne soit sérieux. Pourquoi n'avait-elle pas tenté d'intégrer cette information ? N'était-il pas assez bien pour elle ? Enfin, sa propre réaction l'avait blessé. Et avant que cela ne lui arrive, il n'aurait pas pensé que c'était possible. De se blesser soi-même. Mais lui qui faisait toujours face à tout sans peur, sans honte, il avait fui. L'anglais ne savait d'ailleurs pas ce qui avait changé. Pourquoi aujourd'hui avait-il décidé que la fuite n'était plus une option ? Parce que ça faisait mal. Et qu'il ne voulait plus avoir mal.

Et la rousse poursuivit. Ce que je voulais entendre ? Il se décolla très légèrement d'elle, pour tenter de capter son regard, interloqué. « Comment tu peux penser que j'en ai quelque chose à faire, de ce que peuvent bien penser les gens ? » C'était mal le connaître. Et pourtant, il pensait que Britanny le connaissait. Non, il en était convaincu. « Et puis, je vois pas pourquoi ils penseraient quelque chose d'ailleurs. » Elle était gentille, honnête, drôle, extrêmement douée au Quidditch et... jolie. Pourquoi diable quelqu'un aurait-il un avis à émettre sur les sentiments que l'anglais pouvait éprouver ?

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Un bras quitta son dos, et finalement, l'adolescente sentit qu'Alex se détachait un peu d'elle. A contrecœur, elle desserra elle aussi ses bras qui glissèrent lentement jusqu'à la taille du garçon. Il lui fallait un contact, ne pas le lâcher. Elle se mordait les lèvres et osa enfin poser ses yeux dans ceux du Gryffondor. Ils étaient rouges. Il avait pleurer, à cause d'elle. Elle baissa les siens immédiatement, mal d'avoir pu provoquer cela. A sa question, le souvenir de sa mère lui demandant si elle pensait sincèrement qu'Alex était comme ça refit surface. Evidemment que non. Elle voulait lui expliquer, mais les mots restaient bloqués.

- C'est... On m'a déjà dit... Vu que je fais beaucoup de sport...

Les larmes étaient de nouveau là, aux bord des yeux, prêtes à s'échouer lamentablement sur ses joues. Elle s'était pourtant promis de ne jamais plus pleurer pour ça. Et elle avait réussi jusque là à se préoccuper de moins en moins de cet aspect d'elle, d'ignorer ce qu'on pouvait en dire. Mais il s'agissait d'Alex. La rousse fronça les sourcils.

- Avec mes tâches de rousseur partout... Enfin pleins de choses... Elle souffla, espérant qu'il ait compris que le problème était son corps et ce qu'on avait pu en dire auparavant. Je pensais... Que ça te gênait qu'on pense que toi et moi... Que c'était pour ça que tu voulais plus me parler...

Et j'ai eu mal. Profondément et énormément. Plus que ce qu'elle avait pu ressentir avant. Plus que lorsqu'on lui avait clairement dit.

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Alexander avait du mal à comprendre là où voulait en venir Britanny. Du sport ? Il ne voyait pas vraiment en quoi cela pouvait être problématique. Lui aussi faisait du sport. Et beaucoup d'autres de leurs camarades en faisaient, qu'il s'agisse de Quidditch, de sport moldu ou même d'une simple course dans le parc. Et en plus de les amuser, la pratique du sport était garante d'une santé de fer et d'une silhouette plus ou moins athlétique. Ce qui, aux yeux de l'adolescent, était loin d'être un défaut.

Mais pourtant, les larmes de Britanny semblaient à nouveau sur le point de couler. Sans trop savoir si ce geste serait bienvenu, il ne savait après tout pas quoi faire de mieux, le Gryffondor posa sa main sur sa joue, essuyant avec douceur le coin de l’œil de la rousse. Il lui offrit aussi un demi-sourire bienveillant, alors qu'elle continuait à exprimer le fond de sa pensée. Mais le sourire laissa rapidement place à une stupeur franche. « Tes tâches de rousseur ? » Alexander n'était pas naïf au point de penser que Britanny n'avait jamais eu aucune remarque sur sa couleur de cheveux ou sur son physique. Les enfants étaient parfois cruels, il en était conscient. Il ne savait pas vraiment quoi lui répondre. Lui, il les aimait bien ses tâches de rousseur. Et puis, elles faisaient partie d'elle.

Ses joues s'empourprant, dans un murmure, il se contenta de lui dire ce qui lui traversait l'esprit. « Elles sont jolies pourtant... Tes tâches de rousseur. » Puis, pour ne pas s'attarder sur ce qu'il venait de dire, il remua négativement la tête. Non, il n'était pas gêné par ce que pouvaient bien penser les autres. Il offrit une nouvelle étreinte à Britanny. Affronter ses sentiments, c'était beaucoup plus dur que ce qu'il pensait.

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Alors qu'elle essayait tant bien que mal d'expliquer le fond du problème - sans y parvenir réellement - elle reporta son attention sur le visage d'Alexander quand celui-ci déposa sa main sur sa joue. Lorsque son pouce passa au coin de son œil, elle sentit la pression de la larme disparaitre, n'ayant eu besoin que d'une faible contrainte pour la faire couler sur le doigt du garçon. Il avait un léger sourire, qui s'évapora rapidement. Il a compris. Elle pinça les lèvres et chercha à déchiffrer son expression. Tout ce qu'elle vit fut ses joues prendre une teinte plus rosée. Les mots qui suivirent provoquèrent des sentiments complètement différents en elle. D'abord, le soulagement. Même si elle avait compris qu'Alex se fichait de ce qu'on pouvait dire sur eux, savoir qu'il aimait ce qu'elle renvoyait, la rassurait réellement. Puis, elle assembla les mots et son expression gênée. C'était un compliment. Il hocha rapidement la tête pour lui signifier qu'en effet, ce que pensait les autres ne lui importait pas. Puis, il la resserra contre lui dans une nouvelle étreinte avant qu'elle n'ait pu plus analyser la situation.

Au creux de ses bras, elle se rendit compte qu'elle ne savait toujours pas quoi dire. A propos de ses sentiments. Elle ne voulait pas lui mentir, mais pas non plus le blesser. Cependant, elle n'était pas sûre qu'il existe un entre-deux.

- Alex...

C'était sorti tout seul. Et maintenant, elle devait enchainer. Elle se recula un peu en reniflant - rien de gracieux dans l'affaire - et essuya rapidement ses yeux. Ses mains retombèrent contre ses flancs, et
l'absence de contact se fit ressentir. Des semaines qu'ils n'avaient pas ne serait-ce qu'échanger quelques mots. Est-ce qu'elle pouvait lui prendre la main ? Tout à coup, ce geste lui paraissait moins anodin. En tout cas, il n'avait certainement plus la même signification pour lui que pour elle. Peu importe. Au moins, il comprendrait peut-être qu'elle ne le repousse pas vraiment. L'anglaise se saisit donc d'une de ses mains délicatement et le regarda enfin dans les yeux.

- Je sais pas... Je suis bien avec toi, fit-elle sincèrement, c'était une évidence. Mais je sais pas... Ce que tu attends... Enfin je... Elle souffla, ne sachant comment amener les choses. Tu veux... Enfin tu veux toujours... ?

Pouvait-on paraitre plus idiote ? Sans le contrôler, son regard descendit vers les lèvres du garçon et l'image qu'elle avait repoussé précédemment revint comme un élastique qu'on avait tendu pour relâcher. Britanny détourna rapidement les yeux, rouge, et préféra fixer la main du garçon, qu'elle tenait fermement.

- Je sais même pas ce que ça implique, finit-elle dans un murmure, complètement embarrassée.

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Visiblement, le compliment formulé par Alexander semblait avoir réussi à rassurer un peu Britanny. Néanmoins, même si la récente dégradation de leur relation avait été mise au clair, il n'avait pas vraiment eu de réponse quant à ce qu'il ressentait. Une réponse était-elle, après tout, nécessaire ? Il venait de retrouver le contact de celle qui comptait. Ce n'était absolument pas le moment de lui mettre la pression. Et si c'était une condition pour que cette entente retrouvée perdure, il essayerait de mettre ses sentiments de côté.

Finalement, Britanny prononça son prénom, et l'anglais plongea ses yeux dans les siens, attendant ce qui allait suivre. Son cœur se mit à marteler sa poitrine de plus belle lorsque leurs mains entrèrent en contact. Qu'est-ce que cela signifiait ? Et les mots qui suivirent ne lui permirent pas de tirer au clair ce qu'il se passait dans l'esprit de sa camarade de maison. Ce que j'attends ? Sa gorge se noua. Cela signifiait-il donc que leurs attentes n'étaient pas les mêmes ? Que ses sentiments n'étaient pas réciproques ? Que Britanny estimait qu'il attendait quelque chose alors qu'elle n'avait aucune envie de voir leur relation évoluer ?

Le Gryffondor se contenta de hocher la tête en détournant le regard. Oui, ses sentiments ne s'étaient pas envolés. Ni en quelques minutes, depuis le début de leur discussion, ni en quelques semaines, depuis leur éloignement. Comment ça, ce que ça implique ? Alexander lui même ne savait pas vraiment comment répondre à la question. Il n'avait pas de manuel sur les relations amoureuses. Laissant filer doucement ses doigts, il détacha sa main de celle de Britanny. Typiquement, ça. Il ne savait pas vraiment si sa question signifiait qu'elle n'était pas fermée à ce genre de relation, ou si au contraire, cela traduisait son désintérêt. Il se contenta alors de répondre vaguement, son regard redevenu hésitant. « Ça implique ce qu'on a envie que ça implique. » Il se gratta l'arrière de la tête, ne sachant pas trop dans quelle direction aller. « Y'a pas de définition, j'crois. À part celle qu'on a envie de donner à notre relation. »

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Britanny ne savait pas quoi penser du faible hochement de tête d'Alexander à sa question à peine formulée. Oui, ses sentiments étaient donc toujours là, malgré leur éloignement, malgré qu'elle ait pu le blesser, et malgré qu'elle n'ait toujours pas révélé ce qu'elle en pensait. Cependant, lorsqu'elle sentit ses doigts se détacher des siens doucement, et rompant le contact qu'elle avait initié, elle se retrouva perdue. Encore. N'était-ce pas ce genre d'attention qu'il voulait ? Pourtant, elle l'avait déjà fait avant, et il ne semblait pas réticent à ce contact physique. Elle fronça les sourcils et observa son regard nerveux. Aux maigres explications qu'il put lui fournir, elle compris qu'il attendait une réponse claire à ce qu'il lui avait partagé. Oui, ou non. Que se passerait-il si elle disait non ? Ils ne pourraient plus être amis. En tout cas, elle pouvait imaginer que se côtoyer ne serait pas une partie de plaisir pour Alex. Avait-elle seulement envie de dire non ? Sa définition ne semblait pas étrange ou complètement effrayante. Non, il s'agissait simplement de la construire ensemble.

Elle prit un instant, juste quelques secondes, pour plonger dans les yeux de son meilleur ami. Elle aimait bien ses yeux. D'un vert plus sombre que le sien, mais que la lueur de malice venait illuminer de nombreuses fois dans une journée. Et même lorsqu'elle n'était pas là, elle trouvait qu'il avait un regard profond. Pas à s'y noyer, mais à s'y sentir bien. Et puis il y avait ses cheveux. Il ne les coiffait jamais, mais ça lui allait toujours bien, étrangement. Si elle comparait avec Charlie, ce dernier semblait vraiment mal réveillé. Mais pas Alex. Et c'était la première fois qu'elle se dit qu'elle aimait ces aspects de son physique. Son caractère, elle le connaissait et l'aimait déjà, mais elle ne l'avait jamais vraiment regardé, comme maintenant. Elle n'était pas gênée pourtant, c'était un fait. Elle aimait son visage. Et maintenant qu'elle y réfléchissait, aucun de ses amis n'avait un visage qu'elle voulait voir autant que celui du garçon. Si cela était un indice sur ses sentiments, alors elle n'allait pas le laisser de côté.

- Tu veux donner laquelle alors ? Elle se mordit la lèvre en regardant ses mains. Je croyais que... Enfin se tenir la main... Ca te plait pas ?

Elle espéra qu'il comprenait qu'elle acceptait, sans pouvoir toutefois lui dire qu'elle l'aimait. Elle n'en savait rien, par Merlin. Elle n'y avait jamais réfléchi, et était donc incapable de lui fournir une réponse honnête. Et elle n'allait certainement pas lui mentir.

- J'aime bien... te tenir la main. Et t'avoir contre moi. Je me sens bien. Enfin j'ai pas envie de prendre tout le monde dans mes bras... Mais j'aime bien quand je suis dans les tiens.

Voilà, tout ça était vrai. Et pour le moment, elle ne pouvait pas dire grand chose de plus sans l'ombre d'un doute qui planerait sur ses paroles.

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L'instant qui suivit lui parut extrêmement long. Les mots tardaient à venir. À la place des mots qu'il attendait, ou plutôt qu'Alexander espérait entendre, ce fut un regard qui vint le percer. Il se sentait analysé, observé par Britanny, et ne savait pas trop où poser ses yeux. Et durant cette attente, qui lui paraissait déjà durer depuis des heures, le Gryffondor essayait simplement ne pas croiser les yeux de sa camarade, anxieux.

Mais finalement, le silence fut rompu, et les mots prononcés par la cinquième année le prirent par surprise. Écarquillant les yeux, son regard suivit celui de Britanny en direction de ses mains. Hein, quoi ? Comment ça laquelle je veux donner ? Mais avant qu'il ne dise quoi que ce soit, elle poursuivit. Si ça me plaît. Il attrapa alors la main droite de Britanny et glissa ses doigts entre les siens. Bien sûr qu'il aimait ce contact.

Alexander lui offrit alors un sourire rassuré. Il n'était pas tout à fait certain de bien comprendre les sentiments de Britanny, mais elle semblait au moins accepter les siens. Sans le rejeter. Est-ce que cela signifiait qu'elle était devenue sa petite amie ? Toujours prudent, il se risqua néanmoins à lui demander. « Du coup... Euh.. On est, enfin... Euh... Ensemble ? » Prononcer ce dernier mot avait emballé son cœur. Il avait envie de la serrer encore et encore dans ses bras, mais plus que tout, de reprendre leur relation l'a où ils l'avaient laissée quelques mois plus tôt.

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Un geste vaut mille mots. C'est précisément ce que ressenti Britanny lorsqu'Alex entrelaça leurs doigts, sans aucune hésitations. Un geste naturel, rassurant, et particulièrement simple. Comme cela l'avait toujours été entre eux avant leur éloignement. Elle releva les yeux vers lui et ne put que lui offrir le même sourire. Malgré cela, ses mots étaient encore hésitant, et elle comprit pourquoi lorsqu'il prononça le dernier mot dans un souffle. Ensemble. Si elle se fiait simplement à la définition du mot, oui, c'est ce qu'elle voulait. Lui et elle, de nouveau proches, avec cette relation unique. Elle pesait néanmoins ce que cela signifiait en plus à présent. Ensemble, comme Jacob et Leo pouvaient l'être. Elle ne serait plus sa meilleure amie, mais sa... Petite amie ? Les termes étaient un peu flous encore pour elle. L'anglaise regarda une nouvelle fois leurs mains. Cela ne changerait sans doute pas les choses, simplement ajouterait une autre dimension à cette relation. Et elle en avait envie. Elle voulait de nouveau s'asseoir à côté de lui dans la Grande Salle, mais lui offrir un salut plus intime qu'aux autres. Elle avait envie de le retrouver le soir avec Pito comme ils avaient l'habitude, tout en le gratifiant de gestes plus tendres. Des gestes qu'elle ne se sentait pas d'avoir avec Antonn, Leo ou Helen. Des attentions qu'elle aimerait lui réserver seulement à lui.

Elle se mordit la lèvre, à présent gênée de toutes ces révélations qui avaient fusés dans sa tête. Elle plongea de nouveaux ses yeux dans ceux d'Alex, et hocha la tête de bas en haut. Sa voix était claire, il n'y avait pas d'hésitations, malgré ses joues rouges qui noyaient alors ses tâches de rousseur.

- Oui.

Et maintenant ? Est-ce qu'il s'attendait à quelque chose en particulier ? C'est toujours Alex, sois toi-même, Bri. Et tout ce qu'elle voulait c'était le retrouver après ces longues semaines. Elle lâcha donc sa main pour les passer dans sa nuque et, avant d'enfouir sa tête dans son cou, déposa un léger baiser à la commissure de ses lèvres. Un peu plus éloignée de ce qu'elle avait pu lui donner sur la joue, mais pas encore là où elle savait qu'elle pouvait les poser.

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