Flocons et épitaphe
Elle n'était pas peu ravie d'avoir visé juste concernant la maison d'appartenance de l'inconnu. Elle laissa d'ailleurs un sourire se dessiner sur son visage quand il lui confirma l'information. Alors qu'elle allait s'asseoir sur le banc, l'homme avait décidé d'user de la magie pour faire apparaître un petit coussin afin d'éviter le contact avec le froid et de nouveau, il venait de réussir à lui ôter un sourire et cette fois-ci, elle le garda sur le visage lorsqu'elle se tourna vers lui pour le remercier de ce geste. Elle le regarda s'installer puis, répondre à sa question.
Elle fut quelque peu surprise par sa réponse, elle s'attendait à ce qu'il lui parle de son commerce fraîchement ouvert, de sa passion débordante ne lui laissant que peu de temps ou pourquoi pas, d'une vie de famille si prenante qu'il ne trouvait aucun autre créneau pour avoir la tranquillité. Mais non, il ne semblait finalement pas si débordé, il avait simplement anticipé et venait de s'éviter une corvée qu'il aurait dû faire le lendemain.
Il avait finalement détourné la conversation pour s'intéresser à nouveau à la professeure. Une personne si instante ne pouvait être que sincère. Que pouvait-elle bien répondre à sa question et qu'elle était la véritable raison de sa venue ici ? Échapper à sa vie de mère, échapper à la routine ? Finalement, il y avait un tas de raisons qui l'avait conduite ici, mais la seule raison qu'elle trouvait valable était celle-ci : être reconnaissante.
- Pour tout vous dire, je n'ai pas de raisons précises... J'ai eu le sentiment de devoir venir ici ce soir, de rendre visiter à ce Sterling. Et vous, si vos journées ne sont pas pleines alors pourquoi avoir anticipé votre venue ici ? Elle hésita durant quelques secondes avant de finalement poursuivre son dialogue, elle voulait ajouter quelques détails concernant ses pensées. Je pensais que vous teniez un commerce ou que vous occupiez un poste à grande responsabilité.
Elle fut quelque peu surprise par sa réponse, elle s'attendait à ce qu'il lui parle de son commerce fraîchement ouvert, de sa passion débordante ne lui laissant que peu de temps ou pourquoi pas, d'une vie de famille si prenante qu'il ne trouvait aucun autre créneau pour avoir la tranquillité. Mais non, il ne semblait finalement pas si débordé, il avait simplement anticipé et venait de s'éviter une corvée qu'il aurait dû faire le lendemain.
Il avait finalement détourné la conversation pour s'intéresser à nouveau à la professeure. Une personne si instante ne pouvait être que sincère. Que pouvait-elle bien répondre à sa question et qu'elle était la véritable raison de sa venue ici ? Échapper à sa vie de mère, échapper à la routine ? Finalement, il y avait un tas de raisons qui l'avait conduite ici, mais la seule raison qu'elle trouvait valable était celle-ci : être reconnaissante.
- Pour tout vous dire, je n'ai pas de raisons précises... J'ai eu le sentiment de devoir venir ici ce soir, de rendre visiter à ce Sterling. Et vous, si vos journées ne sont pas pleines alors pourquoi avoir anticipé votre venue ici ? Elle hésita durant quelques secondes avant de finalement poursuivre son dialogue, elle voulait ajouter quelques détails concernant ses pensées. Je pensais que vous teniez un commerce ou que vous occupiez un poste à grande responsabilité.
Arrivée inRP le 28 octobre 2046 -Départ le 14 décembre 2048
Arrivée à l'AESM à la rentrée 2049/2050.
Flocons et épitaphe
Les sourires de la visiteuse n’avaient pas échappé au libraire. Au contraire, il les avait repérés aussitôt et s’était réjoui qu’elle ne se soit pas offusquée de la métamorphose. Certes, ce n’était qu’un coussin, mais elle aurait très bien pu le faire toute seule. Pouvait-il déjà rayer, si tôt à ce stade de leur rencontre, le qualificatif de l’auto suffisance ? Est-ce qu’une Serpentard aurait machinalement râlé face à un tel geste ? En repensant à Morgan Rosenwald, il pouvait clairement dire que oui, mais cette femme ?
Il l’écoutait parler, les mots qu’elle employait et le ton. « Le sentiment de devoir venir ici ».. Cela résonnait fortement avec l’auteur moldu Albert Camus et ses obligations existentielles. Si cette femme n’est définitivement pas chez les Serdaigle, elle en a pourtant le phrasé. Puis, comme il s’y attendait, c’était une nouvelle question qui était arrivée. Une question qui le fit sourire. Il avait trouvé la déduction tellement flatteuse qu’il s’était volontiers laissé aller à la confession.
— J’aurais aimé, commença-t-il en enfouissant son cou dans son col roulé. Mais je ne suis qu’un simple employé. Je ne tiens ni commerce, ni n’occupe un quelconque poste à grande responsabilité. Il tourna la tête vers son interlocutrice en lui souriant. Je ne voulais tout simplement pas commencer mon mois de novembre avec un dépôt de fleurs sur une tombe. Est-ce que cela fait de moi un sorcier superstitieux ? .. Peut-être, déclara-t-il en haussant les épaules, sans pour autant perdre son sourire. Est-ce que le sentiment qui vous a amenée jusqu’ici est aussi celui qui vous a fait vous y asseoir ?
La question était moins directe, moins intrusive, mais toujours bien présente. Suffisamment pour ne pas à avoir à parler de lui. Ici, il n’était bien que lui et rien d’autre. Il n’était pas le libraire de chez Fleury & Bott. Du moins, pas encore. Il pouvait être qui il souhaitait face à cette inconnue. Peut-être d’ailleurs était-ce ce que les deux étaient destinés à être : de simples inconnus sans professions, sans passé ni futur. Peut-être que cette partie d’échecs n’attendait qu’une égalité de la part de ses deux adversaires. Alors comme pour marquer ce moment, et parce que Niall aimait apporter de la magie dans des moments qu’il trouvait poétiques, il avait sorti à nouveau sa baguette. Quelques dessins et un Nivicare chuchoté dans le froid de Godric’s Hollow plus tard, quelques flocons s’étaient mis à tomber au-dessus de sa tête. De quoi redécorer ses cheveux bruns, sans toutefois le tremper. Il s’était bien entendu assuré que sa voisine de banc ne fut pas touchée par ses élans de magie naturelle et l’avait à nouveau fixée, pour l’inviter à reprendre.
Il l’écoutait parler, les mots qu’elle employait et le ton. « Le sentiment de devoir venir ici ».. Cela résonnait fortement avec l’auteur moldu Albert Camus et ses obligations existentielles. Si cette femme n’est définitivement pas chez les Serdaigle, elle en a pourtant le phrasé. Puis, comme il s’y attendait, c’était une nouvelle question qui était arrivée. Une question qui le fit sourire. Il avait trouvé la déduction tellement flatteuse qu’il s’était volontiers laissé aller à la confession.
— J’aurais aimé, commença-t-il en enfouissant son cou dans son col roulé. Mais je ne suis qu’un simple employé. Je ne tiens ni commerce, ni n’occupe un quelconque poste à grande responsabilité. Il tourna la tête vers son interlocutrice en lui souriant. Je ne voulais tout simplement pas commencer mon mois de novembre avec un dépôt de fleurs sur une tombe. Est-ce que cela fait de moi un sorcier superstitieux ? .. Peut-être, déclara-t-il en haussant les épaules, sans pour autant perdre son sourire. Est-ce que le sentiment qui vous a amenée jusqu’ici est aussi celui qui vous a fait vous y asseoir ?
La question était moins directe, moins intrusive, mais toujours bien présente. Suffisamment pour ne pas à avoir à parler de lui. Ici, il n’était bien que lui et rien d’autre. Il n’était pas le libraire de chez Fleury & Bott. Du moins, pas encore. Il pouvait être qui il souhaitait face à cette inconnue. Peut-être d’ailleurs était-ce ce que les deux étaient destinés à être : de simples inconnus sans professions, sans passé ni futur. Peut-être que cette partie d’échecs n’attendait qu’une égalité de la part de ses deux adversaires. Alors comme pour marquer ce moment, et parce que Niall aimait apporter de la magie dans des moments qu’il trouvait poétiques, il avait sorti à nouveau sa baguette. Quelques dessins et un Nivicare chuchoté dans le froid de Godric’s Hollow plus tard, quelques flocons s’étaient mis à tomber au-dessus de sa tête. De quoi redécorer ses cheveux bruns, sans toutefois le tremper. Il s’était bien entendu assuré que sa voisine de banc ne fut pas touchée par ses élans de magie naturelle et l’avait à nouveau fixée, pour l’inviter à reprendre.
Flocons et épitaphe
L'inconnu s'était enfin laissé aller au jeu des mots, il avait bien voulu se dévoiler un peu plus à Sixtine. Il était néanmoins resté flou sur sa situation professionnelle et n'avait obtenu aucune information sur un lieu, un passe-temps ou un loisir. Un Serdaigle si peu bavard, c'était une chose plutôt rare dans cette maison. La plupart des élèves de Rowena aimaient parler d'eux, venter leurs mérites et leurs réussites.
Suileabhan avait lui aussi appartenu à la maison Serdaigle et, à l'époque, il ne manquait pas une occasion de rappeler à Sixtine qu'elle avait perdu lors de leur premier duel officiel. Pouvait elle réellement lui en vouloir sachant qu'elle en avait fait tout autant par la suite ? Elle avait beau ne pas vouloir penser à celui qui était le père de ses enfants, elle avait l'impression d'être forcée d'y repenser à chaque occasion. Comme si, le souvenir de cet homme ne pouvait être effacé, tel était la sentence de cette femme.
- Pour être honnête, je me sens responsable et coupable de ne pas être venue ici plus souvent, mais les griefs de la vie m'ont obligé à prendre de la distance. Elle marqua un instant de pause, se perdant dans ses pensées, observant la neige colorer les cheveux de l'inconnu. Il ne m'en voudra pas, ce n'est pas comme s'il le pouvait, n'est ce pas ?
De nouveau, la professeure en magie de l'esprit marqua un temps d'arrêt, le temps de digérer sa propre information. Sterling n'aurait plus l'occasion de lui en vouloir, c'est un fait, mais elle ne savait pas si son âme errait encore dans le coin et si, plus généralement les âmes restaient sur terre ou si elles trouvaient le repos ailleurs. Elle espérait qu'il n'était plus ici et qu'il avait trouvé le repos dans un lieu agréable avec une bouteille de bière à la main comme il avait l'habitude de le faire à une autre époque.
- Parfois, ne pas avoir de responsabilité, c'est une bonne chose, croyez moi. Même si, je comprends l'envie d'avoir un peu plus de pouvoir, j'imagine.
Suileabhan avait lui aussi appartenu à la maison Serdaigle et, à l'époque, il ne manquait pas une occasion de rappeler à Sixtine qu'elle avait perdu lors de leur premier duel officiel. Pouvait elle réellement lui en vouloir sachant qu'elle en avait fait tout autant par la suite ? Elle avait beau ne pas vouloir penser à celui qui était le père de ses enfants, elle avait l'impression d'être forcée d'y repenser à chaque occasion. Comme si, le souvenir de cet homme ne pouvait être effacé, tel était la sentence de cette femme.
- Pour être honnête, je me sens responsable et coupable de ne pas être venue ici plus souvent, mais les griefs de la vie m'ont obligé à prendre de la distance. Elle marqua un instant de pause, se perdant dans ses pensées, observant la neige colorer les cheveux de l'inconnu. Il ne m'en voudra pas, ce n'est pas comme s'il le pouvait, n'est ce pas ?
De nouveau, la professeure en magie de l'esprit marqua un temps d'arrêt, le temps de digérer sa propre information. Sterling n'aurait plus l'occasion de lui en vouloir, c'est un fait, mais elle ne savait pas si son âme errait encore dans le coin et si, plus généralement les âmes restaient sur terre ou si elles trouvaient le repos ailleurs. Elle espérait qu'il n'était plus ici et qu'il avait trouvé le repos dans un lieu agréable avec une bouteille de bière à la main comme il avait l'habitude de le faire à une autre époque.
- Parfois, ne pas avoir de responsabilité, c'est une bonne chose, croyez moi. Même si, je comprends l'envie d'avoir un peu plus de pouvoir, j'imagine.
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Flocons et épitaphe
Le libraire écoutait patiemment la femme à ses côtés se reprocher son absence et il ne pouvait s’empêcher de faire quelques parallèles à sa propre vie. De combien de personnes avait-il manqué la présence ? Est-ce qu’il le leur reprochait ? Il n’y en avait bien qu’une et le reproche avait fini par cesser. Ou peut-être qu’il se plaisait à y croire, qu’il ne l’attendait plus, qu’il avait tourné la page et fermé le livre. Mais ici, ce Sterling dont elle parlait était décédé, alors pouvait-on réellement les comparer ?
— Je suis de ceux qui pensent que si l’on n’agit pas sur quelque chose, c’est que ce n’est tout simplement pas le moment.
Niall se leva pour se placer devant la femme en noir.
— Vous ne m’auriez pas rencontré si vous étiez venue plus tôt. C’est que vous deviez venir ce soir et pas un autre.
Il sortit une de ses cartes de visite magiques qu’il gardait dans la petite poche extérieure de sa cape et la lui tendit. On pouvait y voir le visage de l’Irldandais qui souriait de manière très polie et conventionnelle, et le logo de Fleury & Bott qui scintillait avec un petit livre qui volait tout autour.
— Si un jour, vous y passez, je serais ravi de vous proposer un livre qui parle de responsabilités ou d’un certain lâché prise sur les attentes des autres, lança-t-il avec un petit clin d’œil.
Cette phrase envoyée était assez ironique venant de celui qui n’avait aucun lâché prise depuis qu’il était né. Le définir était tout simplement académique, il pourrait réciter une définition parfaite, donner des exemples, des noms d’auteurs et autrices, des conseils même, mais se l’appliquer à sa vie : impossible. Il n’avait même aucune conscience de l’ironie de sa situation. Mais ce soir, il avait été touché par la confession de celle dont il ne connaissait même pas le nom. Car pour Niall, celles et ceux qui partagent leurs peines et leurs reproches sont les plus touchants.
— Vous avez mon nom maintenant. Puis-je vous demander le vôtre ?
Il avait fixé celle que le réverbère illuminait d’une couleur jaune orangée, et observait seulement maintenant les traits contrastés sur son visage. Il la dominait de bien trois têtes en étant ainsi debout et elle assise, mais il la trouvait bien droite et d’une énergie qu’il trouvait curieuse. Il essayait d’imaginer le lieu dans lequel elle avait pu grandir : sa posture pouvait-il lui indiquer que leur milieu social était similaire ? Le choix de ses mots un indice sur sa profession ? Quoique, lorsqu’il s’était imaginé la profession de Fabio, il s’était bien trompé. Cette femme sans nom aurait-elle une profession discrète ? Est-elle de ceux qui se restent dans l’ombre éclairés par un seul réverbère un soir d’automne ? Ou allumerait-elle toutes les lumières de Godric’s Hollow pour montrer qu’elle est ici ? Après tout, une femme qui porte des talons qui résonnent sur des pavés ne peut être qu’une femme qui être remarquée.
— Je suis de ceux qui pensent que si l’on n’agit pas sur quelque chose, c’est que ce n’est tout simplement pas le moment.
Niall se leva pour se placer devant la femme en noir.
— Vous ne m’auriez pas rencontré si vous étiez venue plus tôt. C’est que vous deviez venir ce soir et pas un autre.
Il sortit une de ses cartes de visite magiques qu’il gardait dans la petite poche extérieure de sa cape et la lui tendit. On pouvait y voir le visage de l’Irldandais qui souriait de manière très polie et conventionnelle, et le logo de Fleury & Bott qui scintillait avec un petit livre qui volait tout autour.
— Si un jour, vous y passez, je serais ravi de vous proposer un livre qui parle de responsabilités ou d’un certain lâché prise sur les attentes des autres, lança-t-il avec un petit clin d’œil.
Cette phrase envoyée était assez ironique venant de celui qui n’avait aucun lâché prise depuis qu’il était né. Le définir était tout simplement académique, il pourrait réciter une définition parfaite, donner des exemples, des noms d’auteurs et autrices, des conseils même, mais se l’appliquer à sa vie : impossible. Il n’avait même aucune conscience de l’ironie de sa situation. Mais ce soir, il avait été touché par la confession de celle dont il ne connaissait même pas le nom. Car pour Niall, celles et ceux qui partagent leurs peines et leurs reproches sont les plus touchants.
— Vous avez mon nom maintenant. Puis-je vous demander le vôtre ?
Il avait fixé celle que le réverbère illuminait d’une couleur jaune orangée, et observait seulement maintenant les traits contrastés sur son visage. Il la dominait de bien trois têtes en étant ainsi debout et elle assise, mais il la trouvait bien droite et d’une énergie qu’il trouvait curieuse. Il essayait d’imaginer le lieu dans lequel elle avait pu grandir : sa posture pouvait-il lui indiquer que leur milieu social était similaire ? Le choix de ses mots un indice sur sa profession ? Quoique, lorsqu’il s’était imaginé la profession de Fabio, il s’était bien trompé. Cette femme sans nom aurait-elle une profession discrète ? Est-elle de ceux qui se restent dans l’ombre éclairés par un seul réverbère un soir d’automne ? Ou allumerait-elle toutes les lumières de Godric’s Hollow pour montrer qu’elle est ici ? Après tout, une femme qui porte des talons qui résonnent sur des pavés ne peut être qu’une femme qui être remarquée.
Flocons et épitaphe
La professeure avait écouté avec attention la réponse de l'inconnu et, elle s'interrogea sur le fameux moment. Est ce qu'auparavant, elle n'était simplement pas disposée à venir ici ou était-ce volontaire de sa part ? Elle n'eut pas le temps de s'interroger plus longtemps à ce sujet que le brun s'était levé pour se placer face à elle. Par réflexe et par manque de confiance, elle avait attrapé sa baguette et se tenait prête à l'utiliser si besoin.
Finalement, aucune agression n'avait eu lieu, aucun sort ne l'avait atteint et la seule chose qui fut tendu était une carte de visite et une explication. Le côté méfiant de la sorcière ne l'avait pas quitté pour autant et elle hésita une seconde avant de prendre la fameuse carte. Elle écouta les quelques explications de l'inconnu et se perdit dans la lecture de la carte. L'inconnu avait maintenant un nom pour elle : Niall O'Barden, employé chez Fleury et Bott.
A son tour, elle s'était levée pour se tenir devant Niall. Elle lui offrit un sourire sincère, rangeant la carte de visite dans l'une des poches intérieures de son manteau et lui tendit la main pour sceller leur rencontre.
- Enchantée Niall O'Barden.
Une fois la poignée de main terminée, elle ne répondit pas à sa question et prit simplement le chemin menant à la sortie du cimetière. Elle savait avoir fait preuve d'une grande impolitesse en ne déclinant pas son identité mais elle savait aussi qu'elle aimait cette sensation de n'être personne, de n'avoir aucun nom, aucune responsabilité, aucun devoir pendant quelques instants.
Cependant, elle avait fait en sorte de ne pas quitter ce lieu trop vite, de ne pas transplaner, de ne pas s'enfuir. Ainsi, l'employé de Fleury et Bott pouvait encore la rattraper s'il le désirait, il pouvait encore l'interroger ou, il pouvait simplement la laisser partir. Peut être observait il les cheveux de la professeure flotter dans le vent, écoutait il le bruit de ses talons résonner sur la pierre à moins qu'il ait à son tour déjà quitté le cimetière.
Finalement, aucune agression n'avait eu lieu, aucun sort ne l'avait atteint et la seule chose qui fut tendu était une carte de visite et une explication. Le côté méfiant de la sorcière ne l'avait pas quitté pour autant et elle hésita une seconde avant de prendre la fameuse carte. Elle écouta les quelques explications de l'inconnu et se perdit dans la lecture de la carte. L'inconnu avait maintenant un nom pour elle : Niall O'Barden, employé chez Fleury et Bott.
A son tour, elle s'était levée pour se tenir devant Niall. Elle lui offrit un sourire sincère, rangeant la carte de visite dans l'une des poches intérieures de son manteau et lui tendit la main pour sceller leur rencontre.
- Enchantée Niall O'Barden.
Une fois la poignée de main terminée, elle ne répondit pas à sa question et prit simplement le chemin menant à la sortie du cimetière. Elle savait avoir fait preuve d'une grande impolitesse en ne déclinant pas son identité mais elle savait aussi qu'elle aimait cette sensation de n'être personne, de n'avoir aucun nom, aucune responsabilité, aucun devoir pendant quelques instants.
Cependant, elle avait fait en sorte de ne pas quitter ce lieu trop vite, de ne pas transplaner, de ne pas s'enfuir. Ainsi, l'employé de Fleury et Bott pouvait encore la rattraper s'il le désirait, il pouvait encore l'interroger ou, il pouvait simplement la laisser partir. Peut être observait il les cheveux de la professeure flotter dans le vent, écoutait il le bruit de ses talons résonner sur la pierre à moins qu'il ait à son tour déjà quitté le cimetière.
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Flocons et épitaphe
Le réflexe qu’avait eu la femme restée assise avait fait relever les sourcils du libraire. Si les confessions précédentes lui avaient fait penser qu’elle était plutôt à l’aise, son geste vers ce qui ne pouvait être que sa baguette l’avait interrogé. Cette femme craignait davantage une attaque par la magie que de se dévoiler par des mots. Étonnant mais intéressant. Il avait alors pris soin de ne pas bouger, de ne pas relever et surtout de faire comme si tout était normal, comme s’il n’avait rien vu, par respect pour ce geste de protection qu’elle avait eu. Après tout, elle avait tout de même fait le choix de saisir sa carte de visite, de la lire et d’en retenir le nom.
La main tendue avait fait sourire le jeune homme. Il avait trouvé drôle qu’elle ait choisi de le saluer de la sorte alors qu’elle même ne s’était pas présentée. Il y avait une main, mais pas de nom. Elle scellait une rencontre avec un contact physique, un partage, mais pas de nom. Alors par respect encore, Niall s’était tu. Il avait constaté les ongles rouges, la main refroidie par le froid et avait fini par incliner sa tête, comme pour répondre à ce « enchantée » qu’il partageait. Sans ne rien ajouter non plus, il avait accepté de mettre fin à la conversation.
Il remonta alors son col roulé, puis serra sa cape contre lui avant de redonner aux coussins leur forme initiale. Il jeta un dernier coup d’œil vers la femme qui n’avait toujours pas de nom et préféra la laisser partir. Après tout, il était déjà tard et s’il ne voulait pas arriver trop fatigué demain à la librairie, rentrer était la meilleure des choses à faire. Alors d’une manière gracieuse et légère, il transplana sous le crépitement des feuilles brunes et du fameux clac habituel.
En se couchant ce soir-là, Niall avait souri en repensant à cette rencontre si singulière. Il remerciait son grand oncle Alfred d’avoir au moins apporté quelque chose de positif.
La main tendue avait fait sourire le jeune homme. Il avait trouvé drôle qu’elle ait choisi de le saluer de la sorte alors qu’elle même ne s’était pas présentée. Il y avait une main, mais pas de nom. Elle scellait une rencontre avec un contact physique, un partage, mais pas de nom. Alors par respect encore, Niall s’était tu. Il avait constaté les ongles rouges, la main refroidie par le froid et avait fini par incliner sa tête, comme pour répondre à ce « enchantée » qu’il partageait. Sans ne rien ajouter non plus, il avait accepté de mettre fin à la conversation.
Il remonta alors son col roulé, puis serra sa cape contre lui avant de redonner aux coussins leur forme initiale. Il jeta un dernier coup d’œil vers la femme qui n’avait toujours pas de nom et préféra la laisser partir. Après tout, il était déjà tard et s’il ne voulait pas arriver trop fatigué demain à la librairie, rentrer était la meilleure des choses à faire. Alors d’une manière gracieuse et légère, il transplana sous le crépitement des feuilles brunes et du fameux clac habituel.
En se couchant ce soir-là, Niall avait souri en repensant à cette rencontre si singulière. Il remerciait son grand oncle Alfred d’avoir au moins apporté quelque chose de positif.