3 mars 2025, 20:10
PNJ Étape 1 : L'observation A.B
Stoppé dans son élan par la jeune fille — toujours prioritaire à l'objectif irlandais —, Fáelán passa sa langue sur ses dents en souriant, titillé, amusé, piqué au vif. L'insulte le fit sourire. Ce n'était pas comme si c'était la première fois qu'on le lui envoyait, et sûrement pas la dernière. Passée l'insulte qui lui servait de fioul, c'était le vouvoiement qui allait l'empêcher de passer la porte. Il se retourna lentement, leva les bras au ciel de manière faussement tragique et les frappa sur ses hanches.

— Oh, non ! Ne me dites pas que nous avons rétrogradé ! Nous voilà repassés au vouvoiement ?, se moqua-t-il. Il reprit ses pas en direction de la sorcière — chose qu'il faisait maintenant pour la deuxième ou troisième fois de la soirée. Vous noterez que l'idiot est au moins poli, il vouvoie. Le Gallois leva les sourcils, son sourire satisfait toujours aux lèvres et insistant sur le terme dont il venait d'être accusé.

Le second duel avait commencé à la seconde où la sorcière avait replacé sa deuxième cigarette entre ses lèvres. Et comme dans tout début de duel, Fáelán aimait observer. Il n'était pas capable de remarquer les détails ou les émotions que son ami irlandais aurait su voir en quelques secondes, mais ce qu'il savait faire c'était dire si la magie du sorcier ou de la sorcière était calme ou brutale ; et c'était tout ce dont il avait besoin. Il croisa alors ses bras, écoutant celle qui semblait finalement prendre goût à leur conversation — puisqu'elle ne tentait plus d'y couper court et fit mine de réfléchir en inspirant fortement.

— A votre beauté, je ne sais pas. A votre dernier sort jeté, oui.

Il pointa la baguette de la jeune femme à l'aide de la sienne et la laissa comprendre par elle-même ce qu'il attendait.

— On ne vous a jamais dit « Dites-moi quel sort vous lancez et je vous dirai qui vous êtes » ?, termina-t-il d'un air légèrement moins arrogant qu'avant.

Il en était certain. Peu importe le sort qu'elle avait lancé en dernier, il saurait quelle serait sa spécialité, il saurait ce qui l'animait. A l'âge adulte, les sorciers faisaient des choix, et dans toutes ses rencontres, il avait pu catégoriser les gens, deviner leur personnalité à travers les sorts qu'ils jetaient. Alors il ne voyait pas pourquoi cette femme en serait l'exception. Et même si elle refusait — chose à laquelle il s'attendait fortement —, cela en dirait long aussi sur elle. De toutes les façons, il se voyait déjà gagner ce deuxième duel qu'ils s'étaient — puérilement — offert. Alors non, selon lui, il n'avait pas besoin de connaître quelqu'un pour le demander en duel, il lui suffisait d'écouter ce que les sorts disaient.

4 mars 2025, 09:56
PNJ Étape 1 : L'observation A.B
J'ai grand plaisir à le voir s'immobiliser et faire demi-tour. Non pas parce que j'apprécie sa présence près de moi, certainement pas, mais parce que je sais que mes mots ont visé juste. Je me prépare donc à la suite, carrant les épaules, serrant les lèvres autour de ma cigarette. Mais je ne m'attendais pas à ce qui m'arrive dessus. Un vilain sursaut secoue mon coeur lorsque je me rends compte que, par tous les mages !, il a raison : je l'ai vouvoyé. Merde, merde, merde ! songé-je avec rage. Comment cela a-t-il pu m'échapper ? Je ne réagis pas, même si mon coeur frappe violemment contre ma cage thoracique. Ne surtout rien montrer. Mais je m'en veux terriblement. La faute à mes pensées élastiques, à mon sang alcoolisé : j'ai beau me sentir bien et maitresse de moi-même, je sais que mes sens ne sont pas totalement sous mon contrôle. Mais en avoir la preuve est différent que d'en avoir conscience.

Je serre les mâchoires pour ne pas être tentée de montrer à cet abruti quelle couleur a ma colère. Un petit sortilège me titille, rien qu'un petit, et son corps valserait, volerait dans les airs, pour mieux s'écraser sur les pavés de la place Armand Malefoy. S'énerverait-il ? Prendrait-il peur ? L'écraser encore un peu, ouvrir le sol sous ses pieds, l'emprisonner dans la terre, se pencher vers lui, lui susurrer une parole pleine de venin. Merlin, j'en rêve. Mais l'image disparaît bien vite : je ne ferai rien.

Quand je reviens à la réalité, il est toujours là, bien debout, bien insolent, ses jolis traits brûlants d'orgueil, ils sont à eux seuls une insulte, même si je ne sais pas très bien pourquoi. Il lève sa baguette, je me crispe, mais aucune magie ne sort de son catalyseur. Les seules choses qui sortent de lui, ce sont des paroles. Un défi de plus. Savoir quel est le dernier sortilège que j'ai lancé ? Il croit vraiment que c'est ainsi qu'il se fera une idée de moi ?

J'ai un ricanement impromptu. C'est que je sais exactement ce que j'ai lancé ces dernières heures comme sortilèges et ils sont loin, très loin de montrer ce que je vaux exactement. Que pensera-t-il de moi s'il découvre l'Incendio avec lequel j'ai allumé ma cigarette ? Et s'il voit que j'ai enchainé les Wingardium Leviosa pour faire voler des petits-fours lorsque j'étais avec l'homme-papillon ? S'il remonte suffisamment, il trouvera peut-être le sortilège avec lequel j'ai déshabillé la jeune licorne. Qu'est-ce que cela dit de moi ? Oh, bien peu. Bien peu. Il n'a pas tort lorsqu'il affirme qu'un sortilège peut en dire long sur un sorcier. Mais pour cela il aurait dû me demander : « Si vous en aviez l'opportunité et que rien ne pouvait entraver votre choix, quel est le sortilège que vous voudriez lancer, maintenant ? ». Évidemment, je n'aurais pas répondu, mais j'aurais su : un bon petit Acuo pour lui arracher son sourire et pour entendre son nez si droit se briser.

Je récupère ma cigarette d'un mouvement fluide puis articule d'une voix cassante dans laquelle résonne encore mon ricanement moqueur :

« Et bien allez-y, lancé-je en levant légèrement le bras qui se termine par ma baguette. Regardez. »

Si je laisse ma baguette en évidence, je n'ai pour autant pas la moindre intention de le laisser s'approcher trop de moi. Qu'il lance son sortilège à distance. S'il s'avance, je reculerai. S'il insiste pour s'approcher, j'agirai. Si un autre mot que Prior Incantato sort de sa bouche, j'esquiverai. Mais j'espère qu'il restera raisonnable : j'ai hâte qu'il se fasse une idée tronquée de moi en voyant mes Incendio et mes Wingardium Leviosa.


Reducio
Dans l'ordre, je pense que ça apparaîtra ainsi si je n'ai rien oublié (s'il décide de lancer le sortilège) :

- Accio
- Incendio
- Wingardium Leviosa (plusieurs fois)
- Incendio
- Evanesco

14 mars 2025, 20:02
PNJ Étape 1 : L'observation A.B
Lorsqu'il avait désigné la baguette de la sorcière à l'aide de la sienne, Fáelán s'était déjà imaginé repartir en direction de l’entrée de la bulle, tant il était convaincu qu'elle refuserait. A en juger le sourcil droit relevé sur son visage qui lui donnait un certain charme, le Gallois était bien surpris qu'elle ait accepté. Chose plus étonnante encore, sa baguette lui était tendue et offerte d'une facilité déconcertante. Il n'avait même pas eu besoin d'argumenter et sa fierté se sentit aussitôt propulsée jusqu'aux toits de Godric's Hollow. Pour lui, il était évident que son regard, son éloquence et son sourire avaient conquis la sorcière.

Comme un enfant un soir de Noël, l'excitation se lisait dans les yeux du Gallois, mourant d'envie de découvrir les sorts que la jeune femme avait pu récemment lancer. Peu importe ce qu'il y trouverait, ce qu'il retenait, c'est qu'elle avait accepté. Il remonta alors sa manche droite pour mieux effectuer la gestuelle que le sortilège du Priori Incantatum demandait, et tout sourire, dirigea sa baguette sur celle de la sorcière. Sans trop de difficultés, le sort fonctionna et les premières images spectrales apparurent devant lui. Il s'attendait à peut-être devoir déchiffrer les images qu'il y verrait, mais l'effort ne lui prit que quelques secondes. Puis, son sourire excité se transforma en un sourire moqueur. A travers les sorts de base qui défilaient, le Gallois était plutôt étonné de voir des sortilèges de lévitation ou de feu ; lui qui pensait que la femme avait un minimum de caractère, il aurait préféré voir des sorts un peu plus brutaux que ceux-là. Sans couper la connexion de sa baguette, il lança une première conclusion.

— J'en déduis que tu n’aimes pas te servir de tes mains ! Partisante du moindre effort ?, demanda-t-il, un air un peu taquin.

La découverte l’avait ramené à un tutoiement, comme s’il avait en face de lui, une enfant. Et une enfant encore plus jeune que ce que ses précédentes réactions l’avaient laissé penser. Sans s’intéresser à la réaction de la sorcière, le Gallois continua à faire défiler les sortilèges lancés par la jeune femme et releva la tête, un grand sourire aux lèvres, intrigué par le contexte dans lequel ce sort avait pu être lancé.

— Evanesco ? Qu’est-ce que t’as fait disparaître ?

Voilà qu’il trouvait enfin quelque chose d’intéressant, contrairement aux sortilèges de première année qu’elle avait lancés plus tôt. Et puis, il fallait avouer qu’il s’était attendu à autre chose de sa part, étant donné le sortilège d’attraction qu’elle avait jeté en un réflexe plutôt impressionnant.

Lorsqu’il releva la tête vers elle, quelque chose attira son regard dans l’arrière plan et ses sourcils froncés témoignèrent d’une curiosité qu’il ne put mettre de côté. Sans prévenir, il décala la sorcière de son champ de vision en plaçant sa main sur le haut de son bras et s’avança vers la bulle pour mieux voir ce que, jusque là, il ne faisait que deviner. Plus ses pas s’avançaient, plus les connexions se faisaient. La démarche, la posture, le sourire, même avec un masque, il l’avait reconnu. Niall venait de se lever de sa chaise pour se diriger en plein centre de la piste de danse. Le cœur du sorcier battait au fond de sa poitrine, mêlant peur et joie, puis curiosité lorsque l’Irlandais atteignit une femme et un homme qu’il semblait attirer plus loin.

Il n’y avait, à ce moment, aucune sorcière qui aurait pu le distraire de sa vision. Pas même un Evanesco qui, pourtant, avait suscité son intérêt. Lorsque les deux hommes disparurent dans la foule et que, même un mouvement de tête ne put lui apporter une meilleure visibilité, il se retourna vers la jeune femme :

— C’est qui ce mec typé et brun à froufrous et masque rouges ? Celui qui a l’air tout droit sorti d’un placard de grand-mère ?, demanda-t-il d’un air condescendant.

Sans savoir si la description était réellement adéquate, si la sorcière pouvait même juste voir de qui il parlait, il avait eu besoin de poser cette question à voix haute, en même temps qu’il se l’était posée. Et si elle ne lui apportait aucune réponse, alors il lui faudrait entrer et interroger ailleurs, quitte à questionner l’intéressé, de manière totalement innocente.

18 mars 2025, 15:00
PNJ Étape 1 : L'observation A.B
Je le laisse donc lire ma baguette en restant à une distance raisonnable de lui. Je vois son excitation dans son regard et celle-ci attise la mienne : je suis persuadée qu'il me sous-estimera en voyant mes derniers sortilèges lancés. Alors je ne dis rien, je garde les lèvres scellées, je le laisse découvrir, lire ma baguette magique, se faire son propre avis. Aurait pu suivre un intéressant débat, une discussion où j'aurais aimé jouer avec le fait qu'il me sous-estime et où je l'aurais su, en secret, ridicule. Mais il reprend la parole et il me tutoie. Il me tutoie. Il aurait très bien pu me dire d'aller me faire voir ou m'insulter de demi-sorcière ou me rire au nez en me prenant pour un veaudelune, ça aurait donné le même résultat. Il m'a tutoyée et je sens un grand froid monter en moi.

Je commence à comprendre que ce type que je ne connais ni de Merlin ni de Morgane ne sait faire que cela : quand il ouvre la bouche, il donne envie de le frapper. Il lui a suffi de parler pour réveiller de nouveau ma colère qui s'était rendormie. Mes doigts se resserrent autour de ma baguette magique. Je prends une longue inspiration par le nez pour m'efforcer de cacher tout cela, l'agacement née de son tutoiement et mon envie de lui enfoncer ma baguette dans le gosier en lui lançant un Reducto. J'essaie de ne rien montrer car je sais qu'il s'en servira contre moi.

Tout à coup, je me demande ce que je fiche encore ici avec un idiot qui n'a même pas pour principe de respecter le simple fait que je suis une étrangère, donc que je dois être vouvoyée. Je n'ai pas pour habitude de respecter les autres, pas avant qu'ils m'aient prouvé en être digne, mais jamais, jamais je ne me permettrai d'être familière avec un inconnu. Alors subitement, c'est trop. Lui, la soirée, les verres bus, la sensation encore présente des mains de l'homme-papillon sur moi, son regard plein de larmes, les émotions de la soirée, et lui, lui et son insolence, lui et son tutoiement, lui et sa façon de me parler.

« Partisante de la magie, » répliqué-je d'une voix glaciale.

Quant à Evanesco... Je crois que je lui aurais répondu avec sincérité s'il ne m'avait pas insultée. Mais il l'a fait, sans vulgarité, sans injure. J'en suis d'autant plus touchée dans mon orgueil. D'un geste fluide, je range ma baguette à sa place et glisse la cigarette intouchée au fond de ma poche. Je m'apprête à lui lancer une dernière pique avant de m'en aller sans un mot, douchée par son comportement et bien déterminée à ne pas le subir jusqu'à ce qu'il se décide à me foutre la paix. Mais voilà, son regard se focalise sur quelque chose derrière moi et il fait un geste pour me repousser afin de mieux y voir. Un geste d'une extrême nonchalance, comme si je n'étais qu'une mouche sur son chemin. Évidemment, je me décale avant qu'il ne puisse me toucher avec un grognement de colère.

Automatiquement, mes yeux suivent les siens et je fouille un instant la foule qui se dessine de l'autre côté de la protection magique. Pendant une demi-seconde, je me demande sincèrement de qui il parle, je formule une réponse logique dans mon esprit et même une réponse avec des mots tout bien choisis. Puis la demi-seconde passe et je réalise que même si j'ai compris qu'il parlait certainement de l'organisateur de la soirée, seule personne que j'ai aperçue portant une tenue aussi affriolante que celle qu'il m'a décrite, je n'ai aucune intention de lui répondre. Je ne réponds jamais lorsque la question m'est jetée comme on jetterait un os à chien.

« J'ai pas pour habitude de répondre aux questions des abrutis orgueilleux dans votre genre, » débité-je alors même que je croyais que j'allais garder le silence.

Je me contente de le quitter sans un regard de plus. Mais vu le bonhomme et toutes les crasses qu'il m'a déjà faites (et oui, je compte parmi elles le simple fait de venir me voir alors que je ne l'avais pas invité à le faire), je suis incapable de lui tourner le dos, alors j'entame un arc de cercle pour me diriger vers l'entrée de la bulle afin de garder un œil sur cet abruti de première qui m'a donné envie, en quelques phrases, de lui refaire le portrait — il a réveillé plus facilement ma colère que l'insupportable petite licorne insolente.

Oui bon, hein, au bout d'un moment, il faut arrêter de titiller, Faelan !
Elle est bien partie pour s'en aller mais n'a pas disparu en un claquement de doigt : si réaction il doit y avoir, réaction il y aura !

25 mars 2025, 18:56
PNJ Étape 1 : L'observation A.B
Beaucoup de choses lui passaient au-dessus, à Fáelán, et le monde sorcier tournait autour de sa personne. Alors lorsqu’on lui refusait une information, lorsqu’on lui envoyait une remarque désobligeante, il revenait à la réalité, surpris, à chaque fois. Lorsque la sorcière dont il ne connaîtrait peut-être jamais le nom l’avait traité d’abruti orgueilleux, son regard s’était planté dans le sien. Comme un rappel que cette femme était bien humaine et que — oh surprise ! — elle pouvait être agacée par le Gallois. Il avait froncé les sourcils l’espace d’une seconde pour comprendre ce qu’il se passait et accepta la remarque en étirant son rictus moqueur.

Soit. Qu’elle parte. S’il avait bien compris qu’elle ne lui apporterait pas grand chose, si ce n’est des commentaires et des réactions enfantines, il s’était vite repris en haussant les épaules. Il y avait une centaine de sorciers à cette soirée, il finirait bien par trouver quelqu’un qui aurait les informations souhaitées et qui les transmettrait plus facilement qu’elle. Toutefois, Fáelán devait avouer que même pour quelqu’un qui se fichait des gens qu’il pouvait blesser, énerver ou toute autre émotion négative, il avait souri, amusé, plus d’une fois face à cette jeune sorcière. Elle avait un caractère qui lui donnait envie de titiller, encore et encore. Juste pour voir jusqu’où sa personnalité pouvait aller. Ainsi, dans sa réflexion, il avait fouillé dans sa mémoire pour se rappeler la première réponse de celle qu’il n’avait pas fait l’effort d’écouter plus tôt. Partisante de la magie, avait-elle répondu ? Une moue satisfaite sur son visage, il se dit alors que peut-être, un jour, il lui reposerait la question, savoir ce qu’elle entendait par là. Et puis, il y avait également cette histoire d’Evanesco à laquelle il ne se souvenait pas d’avoir reçu une réponse.

L’observant partir, amusé, il s’avança à nouveau vers la bulle, discrètement, pour chercher celui qui l’intéressait depuis le début. Pour l’observer et le voir disparaître dans une fumée que les organisateurs avaient sûrement dû mettre en place. Chose qui n’arrangeait pas tellement les affaires du sorcier. Alors puisqu’il ne restait plus que cette option, il allait lui falloir entrer et interroger.

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Merci <3