Sous le voile de la nuit Nuit

Rhea ouvrit la bouche, prête à répliquer. Mais elle se ravisa lorsqu'elle croisa les yeux du garçon. Il perdait prise. Ses poings étaient crispés, sa mâchoire serrée. Elle avait été trop loin. Ses limites étaient franchies, ou presque. La sorcière se mordilla la lèvre. Il était sensible. Peut-être un peu trop. S'il s'énervait, la nuit allait être longue.

Il fallait qu'elle calme le jeu, avant qu'il n'explose. De toute manière, à ses yeux, elle avait gagné.

Elle stoppa son rire, l'observa un instant, puis répondit d'un ton plus posé, sans moquerie :

T'as de l'ambition, c'est bien. Au moins, t'as un but. C'est juste que t'as encore du chemin à faire, et t'as du mal à encaisser les critiques. T'aurais pu aller à Serpentard, mine de rien.

Elle soupira et ferma les yeux avant d'ajouter, plus honnêtement :

T'sais quoi, j'vais pas t'enfoncer. Si t'as un rêve, défends-le comme tu veux, mais t'attends pas à ce que tout le monde te prenne au sérieux tout de suite. Ça, faut le prouver.

Elle enchaîna, plus espiègle :

Par contre, c'était un honneur d'être comparée à James... Bind ? Bing ? Je ne sais plus... mais un des plus grands espions moldus du monde ! Il y a même un moment où il saute d'un truc qui vole. Un grand oiseau géant.

Le jeune Poufsouffle fit alors une grande déclaration sur son rêve de grandeur. C'était mignon. Il lui demanda, toujours énervé, si elle en avait un, de rêve.

Bien sûr. Elle en avait plein la tête. Elle rêvait d'être inventrice, dessinatrice, violoniste. Elle voulait tout être à la fois. Mais ce ne fut pas ce qu'elle lui répondit. Peu importait son métier, au fond. Tout ce qu'elle voulait, c'était être libre.

Après une grande inspiration, elle lui répondit, une lueur d'émotion dans le regard :

Mon rêve ? C'est juste d'être libre. Rien d'autre.

Elle détourna vite les yeux et reporta son attention sur une pique moqueuse :

Par contre, si tu veux sérieusement rivaliser avec James Truc, va falloir bosser ton camouflage.

Puis le coup vint, et le calme de la Serdaigle, l'once de culpabilité qui avait germé en elle, mourut aussi vite que ses plantes en botanique. Elle ne le frappa pas. Pas par peur, mais par fierté. Elle ne rentrerait pas dans son jeu.

Pourtant, Norman ne lâchait pas l'affaire. Il la traita de lâche. D'hypocrite.

Rhea vit rouge. Elle dégaina sa baguette et la lui mit sous la gorge.

Je ne frappe pas avec mes poings. On n'est pas des bagarreurs de rue. On est des sorciers. Et les sorciers se battent avec des sorts.

@Norman Allen Et voici, dit moi s'il y a une chose que tu souhaites changer ^^

"On n'apprend pas à marcher en suivant les traces des autres."
Couleur RP : #4d5f84

Sous le voile de la nuit Nuit
Lorsqu'elle s’arrête de rire, je m’attend à une nouvelle remarque sarcastique de sa part et me prépare à l’encaissé mais je suis surpris, à la place, j’entend de la bouche de celle qui m’énervé depuis un petit moment maintenant, un remarque gentille. Je ne m’était pas préparé à ça et mis quelques seconde à assimilé l’informations. Elle, la seconde année, est en train de m’encourager et de me dire de poursuivre mon rêve ? En même temps, je ne compte pas abandonner. Par contre, je suis bien à Poufsouffle ! J’ai pas envie d’aller avec les Serpentard ! C’est qui eux déjà, les verts et argents non ? Ça doit être ça.

Alors comme ça elle veut pas m’enfoncé ? Ce n’est pas la première impression que j’ai eu comme même ! Généralement, on ne change pas aussi facilement de comportement sauf si on lunamique, lutanique, un truc dans ce genre, je ne sais plus ! Elle est comme même pas en train d’avoir pitié de moi ? J’en ai pas besoin, je vais m'en sortir seul ! Et je ne m’attends pas bien entendu à ce que tout le monde me prenne au sérieux. Surtout mes camarades de classe parce que je pars de loin mais je suis sûr que le jour où je me déciderai à travailler vraiment je serais super fort !

Puis je reconnu enfin la personne avec qui je parlais au début. Elle repris le même ton espiègle qu’avant. Je comprend qu’elle n’est pas né dans un monde moldu, sinon elle sait que c’est James Bond. Je la corrige, fier de savoir quelque chose qu’elle ne sait pas.


"Bond ! Tu parles de James Bond je pense et sûrement d’un avion le truc que tu appelle "oiseaux". Je reconnais que c’est plutôt positif d’être comparé à lui mais bon je ne comprends pas trop l’intérêt."

Son rêve c’est d’être libre ? Je trouve ça un peu nul, après je pense qu’il doit y avoir autre chose parce que j’ai remarqué qu’elle ne me regarde pas dans les yeux, typique des personnes qui mente, quelques chose que je n’aime pas du tout ! Pourquoi elle ne veut pas me dire son rêve ? Elle en a honte ? Ou alors elle pense que je ne la prendrai pas en sérieux ou que je comprendrai peut être pas ?

Mais elle ne me laisse pas le temps de répliquer quoi que ce soit et recommence à se moquer de moi. Je pense qu’à force qu’elle me le dise, j’ai compris que j’étais pas fait pour le cache-cache. Je lui réponds, agacé.


"J’avais compris madame qui rêve juste de la liberté, je suis pas débile et tu te répète encore ! J’ai jamais été fort au cache-cache moi ! "

Est-ce que je regrette de l’avoir frappé ? Pas du tout, elle l’avais cherché à force de me provoquer. Est-ce que je regrette de l’avoir confronté ? Non plus, la voir hors d’elle me fait plaisir. J’ai réussi à trouver sa limite. Je reconnais que sa baguette sous ma gorge ne me rassure pas du tout, je ne sais pas les sort qu’elle peut connaître en début d’année. Je ne fais pas du tout le malin à l’intérieur de moi mais pourtant, je réponds a sa propre réponse, sourire au lèvres en signe de provocation.

"Alors vas y ! Rend moi mon coup avec des sorts puisque que tu es une sorcière."

Je ne fait pas du tout le malin à l’intérieur de moi ! Si elle m’attaque, je ne pourrais sûrement pas me défendre. Elle est totalement en position de force sur moi et je n’arrive pas à attraper ma baguette convenablement sachant que même si je l’ai, je ne pourrais probablement rien en faire. Je ne peux qu’attendre de savoir sa décision, toujours avec se sourire provocateur collé au visage.

@Eleanora Sywell aucun problème :happy: à ton tour

#006aff Salut, c’est Norman, si vous voulez RP avec moi, ma volière est ouverte !

Sous le voile de la nuit Nuit
Norman n'avait pas l'air de la croire. Peu importaient ses paroles, il ne faisait plus attention. Un rien piquait sa petite fierté. Son visage était crispé, ses poings sur le point de céder. Il n'allait plus tenir longtemps. Tout à coup, un éclat de fierté traversa son regard.

Il se vanta, tel un paon. La méprisa dans sa réponse. Alors, c'était James Bond. Elle s'en souvenait maintenant. Elle avait vu le film quelques années plus tôt, avec Aiden, sur une sorte d'écran. Une télévision, d'après ce que lui avait expliqué son ami. Ça l'avait bien intéressée sur le coup.

Elle esquissa un petit sourire en coin. Le Poufsouffle avait l'air si fier de connaître quelque chose qu'elle ignorait. Mais il se trompait. Elle répondit, pleine de sarcasme :

C’est ça, James Bond. Et ce n’est pas juste un avion, c’est un hélico-quelque chose. Mais bon, je ne m'attends pas à ce que tu comprennes la différence.

Alors qu'elle parlait de la chose qui la faisait vibrer, elle aperçut le scepticisme du Poufsouffle. Il n'y croyait pas. À ses yeux, son rêve ne valait rien. Il ne la croyait pas.

Et cette réaction fit bien plus de mal à la Serdaigle qu'elle ne le laissa paraître. Sa réponse la laissa froide. Un pincement au cœur. Mais elle n’était pas prête à le montrer. Pas maintenant. Pas avec lui.

Pourtant, extérieurement, son sourire s’étira encore davantage, devenant presque carnassier. Il croyait qu’elle mentait ? Tant mieux. Elle n’aurait pas dû se confier à lui.

"Juste de la liberté " ? Elle secoua la tête, faussement navrée.

Tu n’as même pas idée de ce que ça représente.

Elle avait tenté de calmer le jeu, pensant qu’un peu de distance permettrait de garder la situation sous contrôle, mais il n’avait rien voulu entendre. Elle laissa tomber toute douceur et se nourrit de sa colère, comme elle l'aurait fait avec un bon film.

Elle arqua un sourcil. Ah, il commençait à vraiment s’énerver. C’était fascinant à voir. Elle aurait pu en jouer encore, en rajouter une couche, mais avant qu’elle ne puisse répliquer, le coup partit. Tout s'était accéléré. Elle se retrouva au-dessus de lui, sa baguette pointée sur sa gorge, prête à exploser.

Et pourtant, cela ne découragea pas Norman. Il la provoqua. Encore.

Rhea ne bougea pas d’un pouce. Son sourire en coin s’étira encore, mais cette fois, il y avait un éclat différent dans son regard. Un mélange d’amusement et d’un brin de défi.

Alors quoi, t’espères vraiment que je vais t’attaquer ?

Elle fit tourner sa baguette entre ses doigts avec nonchalance, comme si elle pesait le pour et le contre.

Hmm… Très tentant.

Un silence. Juste assez long pour entretenir le suspense.
Puis elle haussa les épaules et abaissa lentement sa baguette, sans rompre le contact visuel.

Mais non. Pas besoin de magie pour te remettre à ta place.

D’un geste vif, elle appuya fermement son index contre le front de Norman.

Parce que t’as beau faire ton malin, t’es grillé.

Elle le fixa un instant, laissant son regard glisser sur lui, jaugeant ses réactions. Puis elle lâcha un léger rire.

Allez, t’as du cran, je te l’accorde. Mais il faudra plus que ça pour me tenir tête.

Elle croisa les bras, adoptant une posture assurée

@Norman Allen Parfait alors ! À toi de jouer maintenant :laugh:

"On n'apprend pas à marcher en suivant les traces des autres."
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Sous le voile de la nuit Nuit
Pour ma défense, ce n'est pas des ailes mais des hélices pour les hélicoptères donc je n'ai pas tort, c'est elle qui m'explique. J'ai beau pensé ça, le fait de m'être fait encore une fois avoir alors que je pensais connaître mieux qu'elle se sujet m'énerve, encore. Et se petit sourire niais qui ne quitte plus son visage, je veux le voir enfin disparaître, mais comment ? Pour l'instant, je réplique.

"Alors dans ce cas, ce n'est pas des ailes mais des hélices donc j'ai raison ! Mais du coup c'est un hélicoptère"

Alors que j'espère voir ce fichu rictus partir de se visage, il semble grandir encore. Je dois mal voir, elle a comme même compris que je ne comprends pas son rêve ? Pourquoi continue t'elle de sourire ?

Je la regarde dans les yeux. Oui "juste de liberté" je l'ai dit et ce que je pense, je ne vais pas changer d'avis comme ça. Peut être que je n'ai pas idée de ce que ça représente ! Peut être que je ne suis qu'un ignorant qui ne sais rien de la vie ! Peut être que je vie au jour le jour sans me préoccuper de se qui se passera demain ! Mais je ne rêve pas d'un truc que je possède déjà. Je suis libre au château, je vais où je veux sans je veux et j'écoute qui je veux. Je crois qu'on a tous les mêmes droits ici donc je pense que elle est déjà libres. Que veux t'elle de plus ? Le grand air ? Je ne la comprendrais sûrement jamais, ça ne sert à rien d'essayer, on est vraiment différents et, comme elle le dirai sûrement, elle ne s'attend sûrement pas à ce que je la comprenne.

J'en ai assez, de tout, de ses provocation, de sa non volonté à se battre. Quand je n'étais qu'un simple moldu, tout était si simple. Les personnes qui n'était pas d'accord avec moi était vite remise à leur place, pour régler mes soucis, je me contentais de les frapper, on se battait si il résistait et c'était tout. Mais maintenant, à Poudlard, c'est l'inverse qui se produit, j'ai l'impression d'être l'âne qui cours désespérément pour attraper une carotte. Si on était en combat, elle mènerait sous tout les plans. Sauf peut-être la surprise et encore, elle s'est vite remis de mon attaque.

J'espère... l'espoir est encore là, je ne partirai pas de ce couloir sans me battre, c'est une question de fierté, j'ai besoin de voir si elle est si supérieure que ça. Je suis des yeux les mouvements de sa baguette, j'attends que le sort parte, puis je comprend qu'il ne viendra pas, elle refuse de m'attaquer malgré qu'elle me domine et qu'elle est largement supérieure à moi en tout. Malgré que je lui ai porté un coup. Je refuse de m'arrêter là. Je ne peux pas ne pas avoir réussi à le contrôler ma colère juste pour lui donner un coup de genou et repartir comme si de rien n'était.

C'est inconcevable ! Je ne peux pas m'arrêter là ! Mais j'ai tout essayé pour la convaincre, elle refuse ! Je suis perdu ! Que dois-je faire ? Je sais que mes amis me demanderait de renoncer et d'en profiter pour retourner me glisser ma couette mais c'est inconcevable. Comment pourrais-je trouver le sommeil si je ne trouve pas la solution ? Est-ce que si ... c'est le seule solution que je trouve. Je dit sûr de moi et attend sa réaction.


"Collosh..."

@Eleonora Sywell désolé du retard :cry:
Sinon, il ne lâchera pas l'affaire :wise:
Dernière modification par Norman Allen le 31 mars 2025, 01:10, modifié 1 fois.

#006aff Salut, c’est Norman, si vous voulez RP avec moi, ma volière est ouverte !

Sous le voile de la nuit Nuit
Rhea commençait à s'irriter. Le Poufsouffle était ennuyeux. Répétitif. Susceptible. La joute verbale qui l'avait tant excitée avait perdu de sa saveur, il ne répondait plus suffisamment bien. Il s'énervait, cherchait la petite bête. Il ne voulait qu'une chose : la battre.

Mais Rhea ne se laissait pas faire. Elle continuait de le regarder, avec ce sourire de plus en plus artificiel. Dans son regard, la dernière étincelle d'amusement s'était éteinte, laissant place à une lueur d'ennui. C'était barbant.

Elle soupira. Il tentait d'avoir raison. De montrer sa supériorité. Pourtant, ça ne fit ni chaud ni froid à la Serdaigle. Ses répliques n'avaient aucune saveur, elles cherchaient désespérément à prouver qu'il avait raison. Qu'elle avait tort.

Pourtant, elle n'avait jamais dit avoir raison. Juste un début de mot, un son qui lui était étranger. Un mot vide, après tout, l'image suffisait.

Elle lui jeta un regard moqueur, dont elle avait le secret. Ce regard qu'elle ne lançait que lorsqu'elle était lassée. Exaspérée. Un regard différent de sa moquerie gentillette. Non. Un regard purement moqueur. Méchant.

Puis tout s'accéléra. Le sang du Poufsouffle s'était échauffé. Son crâne s'était rougi. Ses poings crispés. Sa mâchoire serrée.

Rhea était au sol, les mains sur son ventre douloureux. Mais elle ne devait pas se laisser avoir. Elle ne devait pas se laisser battre. La Serdaigle releva le regard et fixa Norman, moqueuse, un sourire en coin. Elle ne se prendrait pas au jeu. Pas face à lui.

Pourtant, malgré ses menaces, il ne se laissa pas faire. Il continua de la provoquer.

Le sang de la sorcière s'échauffait. Elle manquait de patience. Mais elle devait résister. Lutter contre la haine qui l'envahissait. Elle serra les poings, la mâchoire. Ses ongles s'enfoncèrent dans sa paume, laissant des marques rougeâtres sur sa peau d'albâtre.

Mais le rouge l'envahit lorsqu'elle entendit le premier année prononcer le début d'une formule. Colloshoo. Un sortilège qu'elle haïssait.

Dans l'instant, elle ne vit plus rien. Pas même la lumière vacillante des torches, ni le visage crispé de colère de Norman. Elle ne voyait plus que la tempête qui se jouait en elle.

Elle leva sa baguette, le regard rivé sur l'autre. Ses yeux bleus d'acier le fixaient sans cligner. Elle ne le laisserait pas s'en tirer. Elle forma un arc dans le ciel, presque instinctivement. Et prononça :

Expelliarmus.

Le rayon rouge qui sortit de sa baguette vola jusqu'au Poufsouffle dans une course presque irréelle.

Rhea regarda, défiante, le premier année. Son regard brillait de défi, son sourire était moqueur. Mais en elle, la tempête était loin d'être calmée. Norman avait utilisé un sortilège de contrôle. Un sortilège qui la bloquait, lui enlevait son libre arbitre, l'enfermait. Sa plus grande peur.

Et pour ça, il allait payer.

Elle prit une lente inspiration, ravalant sa rage.

Bien essayé, lâcha-t-elle, un sourire glacial aux lèvres. Mais il va falloir mieux que ça pour m'enfermer.

@Norman Allen Aucun problème :cute: Je vois ça :lol: Rhea n'a plus le choix, elle doit passer à l'attaque. J'ai hâte de voir comment Norman réagira T-)

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Sous le voile de la nuit Nuit
Dorra était de ronde ce soir, une ronde qui était bien différente de ce dont elle avait l'habitude. Avec les autres préfets qu'elle avait déjà eu l'occasion d'avoir pour binôme en arpentant les couloirs du château, ces patrouilles nocturnes étaient toujours un moment agréable, où ils parlaient de tout et de rien, que ce soit des sujets sérieux ou des discussions légères. Avec Eliott, c'était différent. Il était d'une froideur à glacer le sang, son visage restait impassible et aucun sourire n'arrivait à transpercer ses lèvres immobiles, sauf quand il crachait quelques remarques venimeuses et condescendantes. Dorra avait rarement eu des interactions avec lui avant cette année, mais le destin en a décidé autrement et voilà qu'ils étaient le duo préfet-en-chef. Pourtant, la brune était convaincue que sous cette carapace rigide se cachait forcément autre chose, elle arriverait, avec un peu de patience, à fissurer sa façade.

Et donc, les deux camarades avancaient en silence dans le couloir du château, seul le bruit régulier de leurs pas résonnait sur le sol de pierre, presque en harmonie. Quand, soudain, Dorra crut entendre quelque chose, un son furtif, et son corps se tendit instantanément, elle s'arrêta net, les oreilles à l'affut. Un simple échange de regard avec Eliott suffit à confirmer qu’ils n’étaient pas seuls, et que quelque chose se tramait pas loin d'eux. Des resquilleurs s’étaient probablement aventurés hors du dortoir cette nuit. Sans un mot, les deux figures d'autorité se dirigèrent vers l'origine du bruit, on aurait presque dit qu'il glissaient, pour se retrouver, sans surprise, nez à nez avec deux jeunes élèves.

Des baguettes en main, un sort qui a fusé, avons-nous là un duel clandestin, en plein couloir, après le couvre-feu ? La préfète-en-chef n'eut pas le temps de réagir, qu'Eliott prit immédiatement la parole.

@Eleanora Sywell, @Norman Allen, nous voilà avec @Etan O'Brien ^^

Septième année 2051/2052
Préfète de 01/2048 à 06/2048 - Préfète-en-chef de 09/2049 à 10/2050
#871212

Sous le voile de la nuit Nuit
Eliott était devenu préfet-en-chef de manière assez inattendu pour beaucoup. Les bruits de couloir ne le dérangeaient pas du tout, il était où il voulait être avec une position de force qu'il convoitait tant, du moins, c'est ce qu'il pensait. Cette nuit, il était de ronde avec son binôme, leurs échanges étaient pour le moment que professionnel, du moins, pour le rôle qu'ils occupaient. La ronde se déroulait tranquillement, et l'espoir de tomber sur des élèves hors de leur dortoir grandissait chez le Serpentard. Une ronde sans amener un élève dans le bureau du concierge ou à un professeur était une ronde raté. C'était peut-être pour ces raisons, qu'Eliott n'avait pas que des amis, surtout chez ceux qui ne suivaient pas scrupuleusement le règlement.

Heureusement, des paroles résonnaient dans le couloir, et une lumière venait conforter son idée que quelqu'un était là. D'un regard, Dorra et Eliott se précipitaient vers la source de cette agitation. Sans perdre de temps, le Serpentard sortait sa baguette qu'il tenait en main. Ils se retrouvaient maintenant face à deux élèves, la lumière rouge devait certainement être un sortilège de désarmement. L'Écossais pointait sa baguette en direction des élèves avant de prendre la parole avec une voix grave et autoritaire.

« Ranger tout de suite ces baguettes ! Et je veux savoir ce qu'il se passe ici. Tout de suite. »

Le préfet-en-chef était prêt à toute éventualité, sa baguette en main, des premières années n'avaient aucune chance face à deux cinquièmes années.

Préfet-en-chef PNJ RP - Serpentard - 5ème Année

Sous le voile de la nuit Nuit
Mon bluff a marché. Elle y a cru et est enfin passé à l’attaque. Honnêtement, je pense que je n’aurai pas réussi à le lancer car on ne l’à que évoquer pour le moment. Mais ce n’est pas ça le plus important, mais sa réaction. Son regard me montrait qu’elle était enfin décider à contre-attaquer. Je vais enfin pouvoir montrer que ce n’était pas juste un coup de chance.

Je n’avais pas perdu, la guerre se gagne après plusieurs bataille et la finale vient de commencer. Pour le moment, la bataille commençait bien pour moi, j’avais réussi à la provoquer, enfin, je n’attends que ça depuis le début.

Pourtant, elle repris rapidement le dessus. Mais malgré la baguette quittant ma main contre mon gré, je considère avoir gagné, elle à perdu le contrôle, ses émotions on prit le dessus. Je ricane. Je prends enfin du plaisir à la situation. Je m’amusé enfin et me rappelle de pourquoi j’aime enfreindre le règlement, l’adrénaline monte en mois et booste mon courage et mon envie de gagner. Je lui réponds sur un ton provocateur.


"J’aurai au moins essayer, mais qui te dis que ce n’est pas ce que je voulais ?"

Pour le coup, je ne lui ment pas, c’est vraiment ce que je voulais faire, peut-être mas de cette façon mais mon première objectif est atteint. Est-ce qu’en prononçant le début de la formule, j’avais pensé à son rêve de liberté ? Pas du tout, c’est juste le seul sort offensif que je connais plus où moins.

À force de me concentrer sur elle, je n’écoute plus du tout ce qu’il se passe au tour, et c’est sûrement à cause de ça que je n’ai pas entendu les deux nouveaux arrivants. J’avais même réussi à oublier cette éventualité. Depuis quand étaient-ils là ? Qu’avaient-ils vu de leur échange ?

La voix du garçon me surpris. On devait ranger nos baguettes ? Est-ce qu’il pense qu’on est capable de les menacées d’une quelconque manière avec nos baguette du haut de notre première et deuxième année ? Je les écoute et la ramasse avant de la ranger. Je ne pu m’empêcher de leur répondre de manière sarcastique.


"Écoutez, que voulez vous qu’on vous dise. Ce n’était qu’une simple petite conversation courtoise. "

Je réfléchis à quoi ajouter pour le provoquer. Je ne sais plus qui il sont mais sûrement pas de simple élève. Il sont sûrement super sérieux en cours et doivent détester qu’on manque de respect au professeur. Je souri, je sais ce que je vais leur dire.

"On s’entraînait à trouver des personnes qui ne respecte pas le règlement et c’est comme même vachement plus simple la nuit, c’est ce que nous avons conclu aujourd'hui avec ma chère camarade ici présente. On a maintenant plus aucune chance d’en attraper un, merci beaucoup ! "

Je pense que je suis allé un peu trop loin mais je trouvais comme même ça marrant. Qu’est-ce qu'elle à ajouter ma très chère camarade ? Va-t-elle me suivre dans mon délire ou va-t-elle au contraire tout démentir et m’accusé. Je la fixe en attendant de savoir la voie qu’elle va emprunter.

:ninja:
@Eleanora Sywell
@Dorra Kane et Eliott Barckay @Etan O'Brien

#006aff Salut, c’est Norman, si vous voulez RP avec moi, ma volière est ouverte !

Sous le voile de la nuit Nuit
Norman semblait fier, sa colère envolée. Comme s’il avait réussi un exploit, une chose qui lui résistait depuis des heures. Il ricana.

Rhea, les mains crispées, les dents serrées et les yeux plissés d’une colère sourde contenue, sourit à son tour. Pas d’un sourire en coin, amusée. Un sourire arrogant, provocateur. Il pensait avoir gagné la guerre, mais le résultat était là : Rhea était debout, fière. Et lui, sa baguette à terre, vulnérable.

Ce que tu voulais ? répéta-t-elle, un sourire narquois se dessinant sur ses lèvres. Tu veux dire… perdre ta baguette et ton sang-froid en même temps ? Faut croire que t’aimes les défis perdus d’avance.

Elle croisa les bras, le menton légèrement relevé, le toisant avec une fausse pitié bien dosée.

T’as peut-être cru que tu menais la danse, mais t’étais à peine sur la piste.

Puis, entendant la voix du garçon fraîchement arrivé, elle pivota à peine, toujours en position de contrôle, toujours dans le rôle qu’elle s’était forgé.

Un homme s’imposa à sa vision. Grand, brun, au visage anguleux. Il était accompagné d’une femme. Brune, à la silhouette élancée. L’homme avait donné un ordre, clair, autoritaire, habitué. Rhea baissa le regard. Une insigne. Des préfets, mais pas n’importe lesquels. Des préfets-en-chefs.

Super.

La Serdaigle réprima une grimace, tout ce qu’elle voulait éviter. Elle jeta un coup d’œil à Norman. Bravo, champion. À cause de lui, ils s’étaient fait repérer. Il allait lui devoir cher.

Le Poufsouffle lui répondit, provocateur. Rhea haussait un sourcil. Était-il vraiment aussi stupide ou bien espérait-il obtenir des retenues jusqu’à la fin de ses jours ?

Pourtant, malgré son exaspération, la sorcière le suivit. Parce que leur échange valait bien quelques ennuis. Et puis… autant jouer la comédie jusqu’au bout, non ?

Bonsoir, dit-elle en inclinant légèrement la tête, un brin de malice dans la voix. Je confirme, nous étions en pleine conversation… amicale.

Norman continua. Rhea arqua un sourcil, mi-amusée, mi-exaspérée, en entendant la tirade théâtrale de Norman. Elle le fixa une seconde, puis se tourna vers les préfets-en-chef avec un sourire parfaitement poli — le genre de sourire qui cache des griffes. Il n’était pas croyable. Mais puisqu’il lançait le bluff… elle allait l’enrober.

Sa décision était prise. Elle allait suivre sa propre voix, comme elle le faisait toujours.

Comme vous pouvez le voir, il a un… certain sens de la mise en scène.

Ça, c’était sûr.

Elle laissa planer un court silence avant d’ajouter d’un ton un petit peu trop innocent pour être honnête.

En réalité… on voulait juste tester une théorie. Un genre de… repérage nocturne.

Elle improvisait. Ce n’était pas calculé. Juste un moyen de sauver la face, avec un peu d’élégance.

Le plan, c’était qu’il fasse le fauteur de troubles et que je note les réactions. Une étude de terrain, en quelque sorte. Mais bon… ça a dégénéré un peu.

Elle lança un regard à Norman qui se voulait mi-accusateur, mi-complice. Juste assez dosé pour qu’on ne sache pas trop si elle disait vrai ou non.

Elle marqua une pause, avant de reprendre, le ton poli, la voix dosée.

On s’est dit que pour attraper les élèves qui ne respectent pas le règlement, il fallait penser comme eux. Et être là où ils traînent… donc, la nuit.

Elle pouvait coopérer avec son camarade, mais pas lui donner entièrement raison. Question de principe.

Elle marqua une pause, faussement candide.

Ce n’est pas le genre d’étude qu’on fait en bibliothèque.

Elle jeta un regard en coin au plus jeune, un regard moqueur, provocateur. Son sourire s’étira, et prit des allures moqueuses, avant qu’elle ne s’exprime.

Enfin. On aura au moins appris une chose : la discrétion, c’est manifestement pas son point fort.

Elle s’inclina légèrement devant les préfets-en-chef, l’ironie encore palpable dans ses gestes pourtant polis.

Merci pour votre intervention. On allait justement tirer des conclusions très sérieuses de tout ça.

Elle recula d’un pas. Toujours droite. Toujours alerte. Elle ne perdait jamais tout à fait la main : les mots, c’était son domaine.

675 mots
Désolée pour le pavé :lol:
ça devient vraiment intéressant T-)
@Norman Allen, @Dorra Kane & @Etan O'Brien

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Sous le voile de la nuit Nuit
Dorra se retenait de justesse de ne pas lancer un Bloclang à la jeune fille tant sa tirade était aussi fausse qu’interminable. Elle s'était lancée dans le même tissu de mensonges que son camarade, espérant sans doute que son flot de paroles suffirait à embrouiller l'esprit des préfets-en-chef. Mais, s'ils avaient ce joli insigne doré sur la robe, c'est qu'ils étaient loin d'être dupes, et certainement pas sensibles à ce genre de manoeuvres bancales. Quand enfin la serdaigle finit par se taire, la brune prit immédiatement la parole, "Merci pour tous ces détails si importants, mais vous devriez économiser votre salive pour expliquer votre présence à cette heure, en dehors de vos salles communes, à vos directeurs de maison." Son regard glissa lentement vers les emblèmes cousus sur leur uniforme, passant de l'un à l'autre, avant de relever les yeux. "Vos noms et prénoms. Et je ne veux entendre aucun mot de plus."

Elle, qui pensait que sa ronde serait calme, s'était trompé sur toute la ligne. Déjà qu'elle devait supporter le mutisme glacial de son binôme, maintenant, voilà qu'elle devait en plus gérer des gamins qui se croyaient bien plus malins qu'elle. Pourquoi déjà était-il interdit de jeter un sort aux autres élèves ? D'ailleurs, il serait peut-être plus judicieux de les emmener au concierge, ses punitions étaient, parait-il, bien plus efficaces.

Septième année 2051/2052
Préfète de 01/2048 à 06/2048 - Préfète-en-chef de 09/2049 à 10/2050
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