18 mars 2025, 18:36
Fulgurence  pv 
Sans vraiment s'attarder sur les mouvements effectués par l'inconnu, son mal être à chaque énonciations d'os brisés était facilement discernable et sans en montrer le moindre effet, Elfie ne pouvait que rire de jugement dans ses pensées. Elle qui était une jeune adulte si égoïste et peu dans l'émotion n'arrivait pas à comprendre comment un simple cognard pouvait avoir autant d'effet sans être en jeu. Pour elle les seuls effets imaginable par la balle en fer était certainement les ondes de choc après un coup asséner accompagné d'une douleur vive de quelques minutes à l'endroit de la rencontre entre son corps et celui-ci. Elle n'était pas assez altruiste pour se demander si l'homme n'avait pas connu un traumatisme ou avait ne serait-ce possible une maladie qui rendait ses os plus fragile dont elle ignorait l'existence.

"A ce point fragile?" Cette fois ci, ses deux sourcils s'étaient levés, son ton équivalent à celui qu'elle avait pu utilisé, toujours si peu agréable. Elle ne cherchait pas à paraître quelqu'un d'autre ou à faire semblant de se cacher derrière des politesses et des sourires forcées. Il y avait deux possibilités pour la blonde, soit elle restait silencieuse comme face à Valerion comme face à Honor ou alors sa langue trop pendue lui faisait dire ce qu'elle pensait sans détour, sans pincette. Elle n'avait pas non plus envie de paraître joyeuse ou souriante alors que rien n'était destinée à ressentir les émotions qui allaient avec, elle ne comptait pas changer pour les autres sans compter les recruteurs de l'ISMI évidemment.

Le regard d'Elfie dérivant des deux modèles de cognards qu'elle tenait entre les mains à la silhouette du sorcier, ses pensées restaient les mêmes plongées dans l'incompréhension. Elle n'avait pas peur du cognard capable de lui briser un os du bras, considérant qu'elle avait plus de chance de sortir avec de simples hématomes plutôt que la colonne verticale de tordue. Elle avait toujours assez bien réagit à la douleur, d'un côté elle avait été entraîné à recevoir les coups inévitables des matchs dont elle avait pu être actrice mais aussi de manière plus général, à toujours trop forcer sur son corps qui avait faillit la lâcher pour de bon sur le plan sportif il y a deux ou trois ans. Alors concernant la balle d'entraînement... il était ridicule pour elle d'avoir peur de se retrouver dispenser de la pleine forme de son corps pour un mauvais coup porté.

"Ces modèles" Elle leva légèrement sa main droite. "Sont utilisés pour des enfants qui parlent à peine ou encore pour un entraînement veille de finale de coupe du monde." Autant dire qu'il n'y avait pas plus important pour un joueur professionnel d'éviter de se blesser juste avant un match si important pour une carrière. "Si vous avez peur de vous blesser avec ça, autant pas voler". Ses explications pouvaient paraître relativement fausse, sonnant plus comme un jugement caché qu'une réelle envie de réconforter. D'un geste naturel, elle envoya le cognard d'entraînement en direction du jeune adulte, se fichant pas mal de savoir si il allait avoir assez de réflexe pour l'attraper en plein vol ou si il allait devoir la ramasser au sol, si il était aussi hésitant, autant qu'il vérifie lui même le produit.
Dernière modification par Elfie Chassin le 22 mars 2025, 18:05, modifié 1 fois.

Employée au manoir Joyce, Promo 42
Je déteste ceux qui volent ma solitude sans m’offrir de vraie compagnie.

19 mars 2025, 08:53
Fulgurence  pv 
Hjúki ne sait pas vraiment s’il ferait plus sens de nier ou de reconnaître ce qu’elle désigne comme une fragilité. Se revendiquer tel sonnerait faux. Tout comme se prétendre fort. Peut-être a-t-il grandi en ayant trop l’habitude d’être protégé. Opa n’était pas le genre de tuteur à l’encourager à tomber et se cogner aux obstacles pour apprendre la vie, plutôt à amortir les coins de table quand ils étaient encore au niveau de sa tête. À moins que l’élevant seul et n’étant pas de première jeunesse, il lui était plus commode d’éviter d’avoir des bobos d’enfant à gérer. Penser aussi lointain dans ses premières années ne lui est pas naturel, il ne fouille pas plus longtemps, au risque de retrouver des souvenirs estompés qui lui démontreraient qu’il n’a évidemment pas grandi sans jamais se blesser. Son corps se souvient de la douleur qui donne mal au cœur quand son esprit se complait dans l’oubli que garantissent les saisons passées. Le chêne ou le roseau. Ployer sans rompre ou perdre racine. Il ne comprend pas vraiment pourquoi l’image de cette fable précisément s’impose à lui, ne se reconnaissant ni en l’un ni en l’autre. Ni flexible ni inflexible. Ou pire, qui n’est pas prêt à se confronter aux vents pour déterminer sa nature. Il n’aime l’idée qu’un corps éprouvé le limite ; et que le qualificatif de fragile soit juste ou non, au fond il s’en fiche, alors il ne répond pas.

Son attention se concentre plutôt sur les sphères redoutées et les explications de la sorcière qui tente de le convaincre que la version d’entraînement s’utilise sans risque. S’il avait des enfants, il n’est pas sûr qu’il les mettrait en proie à ce genre d’attaque, même atténuée. Une pensée sans valeur, il ne connaît rien à la parentalité et n’est pas prêt d’avoir une descendance. Il a beau avoir atteint l’âge adulte, fonder une famille est un concept qui ne parvient pas même à l’effleurer. En tout cas, ça ne faisait pas partie de l’environnement de jouets magiques de son enfance. Sans prévenir, elle lance la balle et, fort de sa non-expérience et de son absence de réflexe entraîné, le jeune mage désorienté a juste le temps de lever les bras dans un pseudo-geste de défense, plutôt que de l’attraper fluidement. Si bien que la balle se coince à peine une seconde entre ses avant-bras légèrement écartés avant de retomber. Hjúki n’est pas capable de mesurer le ridicule de la situation, le mieux est de récupérer le cognard comme si de rien n’était. Au moins n’a-t-il pas les bras en compote, ce qu’il devrait accepter comme un bon signe.


« Je suppose que ce n’est pas trop pire. » concède-t-il en tâtant la surface de l’objet.

19 mars 2025, 11:23
Fulgurence  pv 
L'observation qui suivit le lancer du cognard d'entraînement n'était qu'une confirmation des doutes qu'avaient Elfie sur l'inconnu. Il n'avait donc aucun réflexe cohérent, la balle n'avait pas été lancé d'une puissance suffisante pour expliquer la difficulté que le sorcier avait eu pour la rattraper convenablement, à se niveau là, il était clair qu'il valait mieux pour lui d'être prudent. Si il ne voulait pas se mouiller plus que cela, il avait raison de se méfier du vol sur balai même pour du transport à moins de garder une vitesse relativement lente où même la marche serait plus efficace. Sa réponse n'était pas très convaincante, évidemment qu'un cognard d'entraînement n'était pas capable de lui faire mal au point de devoir arrêter toutes activités ne serait-ce qu'un peu sportive. "Pas trop pire... Vous trouverez pas plus douillet ici ouais..." Siffla t-elle entre ses dents, plus pour elle que pour lui faire une réponse concrète. La blonde était clairement dans le jugement et pour elle qui se positionnait rapidement sur ses rencontres, il allait être difficile pour le jeune adulte de se détacher de cette image qu'elle avait à présent de lui, un froussard trop fragile.

Dans un sens, elle l'était aussi fragile, mais pas son physique. L'ancienne gryffondor avait pu montrer à plusieurs reprises que son mental n'était pas aussi fort qu'elle aurait voulu le faire paraître, mais aujourd'hui la question ne portait pas sur ce défaut là. Son corps était robuste, entraîné à recevoir des coups pour limiter les dégâts, c'était tout ce qui comptait pour elle et le seul moyen qu'elle avait de comparer les réflexes et la peur médiocre de l'inconnue. Sachant qu'en plus, sans réelles relations amicales, les camarades qu'elle avait le plus côtoyé au cours de ses années à Poudlard étaient tous ou presque joueur de quidditch et donc dotés de réflexes suffisant pour se faire une place dans l'équipe. Son égoïsme poussé et ses maigres expériences faisaient qu'elle avait un avis bien trop biaisé sur les capacités minimum que devait avoir un individu.

Après le spectacle auquel Elfie avait assisté, par son égo elle avait enfin fait son choix sur quelle balle elle comptait partir, sortant le lot de vifs qu'elle avait déjà adopté de sa poche, elle positionna tous ses futurs achats dans un sac sans fond en attendant de se rendre en caisse pour payer ses différentes acquisitions. Alors qu'elle s'était déplacée de quelques pas cherchant de quoi s'entraîner sur sa mobilité en plein vol, de quoi pouvoir faire des slaloms ou gérer des exercices de précision, sans un regard vers l'inconnu, elle lui adressa à nouveau la parole, sans vraiment le valoriser ou chercher une discussion à double échange. "Si vous avez peur de ça, autant prendre le magicobus..." Réflexion arrêté très rapidement, certes pour elle le bus magique était un moyen de transport utile quand elle était pas dans un état capable de transplaner mais il n'était pas vrai de dire que c'était le transport le plus calme et serein qu'elle avait testé. "Quoique c'est peut-être encore trop violent pour vous."

Son but n'était pas de paraître méchante, peut-être trop honnête et sans empathie suffisante pour rassurer et conseiller correctement l'inconnu, ses mots pouvaient paraître maladroit mais c'était sa pensée, un simple constat de ce qu'elle avait pu observer. Sans savoir les réelles capacités du sorcier évidemment. Elle avait l'habitude du vol sur balai lié au quidditch, trop fermée sur ses propres expériences, elle ne pensait pas une seconde que le balai magique pouvait être un moyen de transport moins violent que le magicobus à condition de savoir manœuvrer un minimum.
Dernière modification par Elfie Chassin le 22 mars 2025, 18:03, modifié 2 fois.

Employée au manoir Joyce, Promo 42
Je déteste ceux qui volent ma solitude sans m’offrir de vraie compagnie.

19 mars 2025, 14:14
Fulgurence  pv 
Elle a décidé de le voir par le prisme de la peur, et quelque part, cela lui convient. Il a toujours préféré se raconter le récit d’un Choixpeau magique encore intoxiqué par les vapeurs estivales qui aurait cafouillé, Hjúki ayant été convoqué parmi les premiers du fait de son nom ayant tendance à arriver en tête de liste alphabétique. Mieux valait croire ça que de se considérer comme courageux. À l’époque, il n’aurait en aucun cas voulu entendre qu’accepter de quitter son foyer et Opa pour apprendre à contrôler sa magie était brave, même maintenant il ne veut pas croire que lutter contre ses instincts qui veulent le retenir dans sa retraite serait brave, voire que de se mettre au voyage par balai le serait, alors que demeurer dans une approche prudente consisterait à mémoriser les horaires des portoloins et leur disponibilité pour s’appuyer sur un service réglé comme une horloge. Se confronter à soi-même, en mer, avait sûrement été plus audacieux que de continuer à s’étourdir dans le quotidien scolaire l’empêchant de penser autrement qu’en mode automatique s’il était allé au bout des démarches pour étudier. Mais il ne va pas le reconnaître. Au diable les difficultés éprouvées à affronter des situations qui ne lui sont pas naturelles, le dépassement, Hjúki ne veut juste pas rattacher ça à du courage. Il n’est pas Gryffondor. Alors qu’elle retienne de lui la peur, cela ne vient pas blesser une fierté, bien au contraire. C’en est presque… savoureux. Qu’une parfaite inconnue décrète sans le savoir qu’il y avait bien erreur, qu’il n’avait rien à foutre dans cette fichue tour rouge et or, que ses luttes sont risibles. Surtout qu’il sait, au fond, où réside sa réelle lâcheté. Il vit ses sensations, a un rapport fluctuant à ses émotions, mais prétend être aveugle au sentiment alors que c’est lui qui ferme les yeux, et fort. Cette couardise efface ses braves élans. C’est sûrement elle qui l’avait rendu misérable devant la louve, au réveillon. Mais aujourd’hui, il ne veut pas changer le regard de la sportive. Opter pour le magicobus n’a rien d’attirant, même pas à cause des cahots. Il s’invoque par la baguette, et symboliquement le balai ne requiert par cette clef. Tout comme il préfère la magie en construction d’une potion à un sort du catalyseur ; le vol permet de sentir le trajet au lieu qu’il se volatilise dans un instantané, en maîtrise et non en se soumettant au bon vouloir d’un conducteur.

« Je préfère être aux commandes. » résume-t-il, le plus simplement possible.

19 mars 2025, 17:42
Fulgurence  pv 
Sans qu'Elfie ne puisse l'accepter ou juste s'en rendre donc, les deux jeunes adultes avaient au moins un point commun, le besoin de contrôle. Ce fichu contrôle qui revenait sans cesse, rendant la blonde si instable, si fragile, si méfiante, qui revenait encore sur le tas comme si il voulait lui rappeler qu'il existait. Évidement il se manifestait de façon bien différente pour chacun d'eux, sans connaître le sorcier son besoin de contrôle semblait ressembler à un manque de courage, une sur protéction de son corps qui paraissait pour faible, un contrôle sur la chance ou le risque pour que chaque imprévue ait été finalement envisagé au préalable.

Pour l'ancienne gryffondor d'un côté c'était machinalement opposé, elle n'avait jamais fait attention à sa santé physique, à éviter à tous prix les blessures ou ne pas s'exposer à toute activité potentiellement dangereuse pour elle avec le quidditch certes mais depuis petite à grimper dans des arbres bien trop haut pour elle. Son genre impulsif l'éloignait un peu plus du caractère du sorcier, elle pouvait facilement agir sur un coup de tête, laisser parler ses mots avant son esprit sans jamais rien regretter. Mais en regardant plus en profondeur, Elfie n'était pas que cela, elle était à la recherche de ce fameux contrôle pour son mental, pour ne plus jamais qu'il fléchisse, pour ne plus jamais se laisser aller, pour ne plus jamais tomber dans l'incontrôlable quand la colère et la violence prenait le dessus. Méfiante elle aussi, lorsqu'elle avait un doute sur les intentions d'une personne elle s'imaginait tous les penchants mauvais qu'elle pouvait avoir, d'une manière plus toxique qu'un simple besoin d'être au commande.

La ressemblance des deux ne tenaient finalement qu'à l’appellation du concept, paraissant bien différent dans les faits et caractère, la blonde n'avait évidemment pas pensé à tout cela avant de lever les yeux ciels toujours tournée vers les équipements extérieurs dont elle pouvait avoir besoin. "Et donc vous allez éviter toutes activités pouvant vous blesser toute votre vie?" Sans hypocrisie, ne voyant aucun parallèle avec son propre quotidien, il était difficile de comprendre si ses paroles étaient une question ou un simple jugement de plus sans effet sur le sorcier. Elle n'y avait pas réfléchi, n'attendant pas forcément de réponse de sa part, en réalité qu'il soit peureux, qu'il vole mal sur un balai ou qu'il n'ait aucune connaissance sur le quidditch, elle n'en avait rien à faire le considérant finalement comme une distraction étrange le temps de se décider sur ses besoins à venir.

"Choix pathétique" Finit-elle par susurrer entre ses dents toujours dans une optique de révéler à voix haute sans vraiment avoir eu l'intention le fond de sa pensée. Si il y avait bien une chose qui la faisait vibrer depuis petite c'était bien l'adrénaline, les sensations fortes sans se mettre en réel danger mais en s'exposant facilement à une mauvaise chute possible.
Dernière modification par Elfie Chassin le 22 mars 2025, 18:03, modifié 1 fois.

Employée au manoir Joyce, Promo 42
Je déteste ceux qui volent ma solitude sans m’offrir de vraie compagnie.

19 mars 2025, 19:20
Fulgurence  pv 
Cherche-t-elle par sa provocation à peine dissimulée à titiller du répondant, un mordant chez le jeune adulte ? Il en faut plus pour éveiller en lui une réaction qui soit plus à vif. C’est le genre de question qui n’a pas de réponse catégorique de sa part. Il prononce un constat, à première vue de la plus grande banalité qui soit.

« Une vie, c’est long. »

Avoir des cicatrices physiques ne le tente pas le moins du monde. Il pense à Ulysse, reconnaissable à sa cicatrice. Ce n’est pas le genre de marque par laquelle il veut être identifiable. Forcément, quand elle dit activités, il ne pense pas exclusivement à celles qui impliquent le corps. Il se traîne une blessure qui n’a pas guéri, depuis maintenant des années. Ses sentiments ont été blessés, et il n’est toujours pas prêt à envisager le moindre engagement de soi, il n’est toujours pas disposé à baisser la garde avec quiconque qui ne bénéficie pas déjà de la plus grande proximité intime. Même avec ses cousins rencontrés depuis quelques saisons déjà, il n’avait pas réussi à tisser une complicité aussi forte que celle si naturelle qu’il voit entre Anaël et Loïs, que celle qu’il a gagnée avec Phœbe, que cette fusion étroite avec Opa. Si un jour il est prêt à céder, eh bien l’horizon de ce jour lui est toujours invisible. Il en tire la conclusion que certaines blessures ne guérissent pas. L’adage selon lequel ce qui ne tue vous rend plus fort vous ment, parfois ça vous mine à petit feu durant ce qui paraît durer une éternité. Dans l’implication émotionnelle, son expérience lui dit que la félicité des sentiments n’en vaut pas la peine, face à la douleur tenaillante de la déception ou de la rupture. Alors le grisement du lâcher-prise d’une activité comme le vol sportif n’en vaut sûrement pas la peine face au risque de blessure sérieuse. Actuellement, il a besoin de se sentir en sécurité. Il nuance néanmoins de cet espoir en lequel il n’est pas sûr de croire.

« Ça laisse le temps d’évoluer. »

19 mars 2025, 20:35
Fulgurence  pv 
L'inconnu énervait Elfie sans qu'elle ne sache vraiment pourquoi, ce n'était pas de la colère ou de la haine comme elle avait habitude à ressentir presque quotidiennement. Premièrement elle n'arrivait pas à le cerner, elle n'était certes pas la plus douée pour cela mais là, elle séchait complètement, il paraissait si détaché, si loin de la réalité que ça en venait presque blessant, l'égo de la blonde mis en jeu. Elle n'était pas touchée par son manque de réactivité suite aux différentes provocations qu'elle avait exprimé, elle ne l'avait pas fait exprès, n'ayant juste pas l'envie de retenir chacun des mots qu'elle pensait, elle savait que sur certains de ses dires, il avait raison et c'était dur de l'admettre.

Ce n'était pas le cas de sa première phrase, la blonde n'avait jamais eu à l'idée que la vie pouvait être longue, ni courte d'ailleurs, elle n'y avait juste jamais réfléchi, la durée hypothétique qu'elle pouvait avoir devant elle pour accomplir tout ce qu'elle devait accomplir ne lui avait jamais traversé l'esprit. Elle préférait agir, quand une idée lui passait par la tête, elle n'avait pas besoin d'attendre trop longtemps avec qu'elle ne la mette à exécution sauf quand son égo ou sa fierté entraient dans l'équation. De plus, elle n'avait pas de projet lointain, elle ne s'imaginait pas vivre âgée, ses rêves accomplis, elle pouvait avoir quelques brises d'espoir de temps à autres sans jamais y accorder trop d'importance, préférant se concentrer sur des objectifs plus proche sans s'éterniser sur l'avenir.

"Mmmh, Si ta vie s'arrête demain, t'auras rien fait à attendre plus tard." Son ton était neutre comme si elle exprimait une banalité, en vérité elle avait repris un ton neutre et détaché pour ne pas trahir ses pensées trop émotives pour elle qui était survenus après la dernière phrase du sorcier. D'un côté Elfie avait elle aussi envie d'y croire, au fait que l'évolution positive était un passage obligatoire en grandissant, que tout finirait par s'arranger, qu'elle ne pourrait que s'améliorer... Malheureusement elle doutait trop, faisant trop souvent face à une vague de négativité revenant sans cesses comme un rouleau infini, même si dans le fond elle avait envie de pouvoir croire un minimum au bonheur, elle ne pouvait pas s'y résoudre, elle ne pouvait pas attendre patiemment avant que l'orage passe à croire que l'espoir n'était que positif et bienveillant. Elle ne pouvait pas compter sur lui pour avancer, préférant se rabattre sur ses doutes et méfiances. Elle ne pouvait pas s'imaginer un futur sans problème, sans traître, sans colère alors il était préférable pour elle de ne pas se l'imaginer.

Employée au manoir Joyce, Promo 42
Je déteste ceux qui volent ma solitude sans m’offrir de vraie compagnie.

20 mars 2025, 10:56
Fulgurence  pv 
Une chose était sûre, il ne croquait pas chaque jour comme si c’était le dernier ; cette façon d’aborder le temps ne lui correspondait pas. Cette chaîne qui se répète, inlassablement, à aucun moment ne lui était venue l’idée qu’elle pourrait brutalement s’interrompre. Comme en un jeu de cartes, les jours s’alignaient les uns derrières les autres, s’accumulaient en cinquante-deux semaines, en douze mois, en quatre saisons qui revenaient, implacablement. Peut-être qu’il avait de quelque manière subi ces cycles répétitifs quand il était château, à attendre qu’une autre vie commence. Ou de retrouver celle à laquelle il avait été arraché ? Hjúki ne voit pas vraiment comment il serait possible de vivre pleinement le temps présent dans un cadre contraint et pétri de règles comme l’école pour les enfants ou quelque tâche aliénante mais rémunératrice pour les adultes. Est-ce qu’il attendait vraiment un „plus tard“ ? Combien de saisons faut-il pour changer, ce n’est pas estimable, c’était toutefois observable. Il se prenait pour un grand, à dix-huit ans. Même à dix-sept, après tout c’est le cap à partir duquel la société détermine que vous êtes désormais majeur, responsable, capable de plein de choses impensables pour les gosses. Qu’est-ce qu’il avait tort. Il serait plus sage de ramener la discussion sur les articles de vol pour ne pas verser dans le personnel, couper court, mais ce n’est pas toujours la sagesse qui l’anime.

« Attendre de grandir. Ça ne se fait du jour au lendemain. On peut se croire… abouti, à la fin de l’adolescence. Morne perspective que d’être figé. Et puis un jour, quand on n’y a plus pensé depuis longtemps, on se rend compte qu’on n’est plus la même personne. »

Le pire à traverser, c’est cette phase de jeunesse où l’on persuade qu’on est mature, comme un fruit prêt à cueillir, et que ça ne bougera plus. Dès lors que l’on réalise l’inexpérience de cet enfant qui se croyait grand, la liberté redevient un possible. On prend également conscience que se donner jusque demain pour mûrir, c’est bien trop court. C’est le genre de processus à la durée indéfinissable.

« Je ne prône pas l’inactivité, ajoute-t-il en désignant le cognard d’entraînement. Se défier, même modérément, vaut un peu mieux que l’esquive. »

20 mars 2025, 11:33
Fulgurence  pv 
Sans arriver à cerner complètement l'inconnu, Elfie ne se posait pas la question si finalement sa vision des choses pouvait être plus qu'intéressante pour elle, elle n'y avait pas songé l'ombre d'une seconde. En réalité la discussion tournée vers un semblant d'avenir ne la concernait pas tellement, elle réagissait certes sans s'avouer qu'elle pouvait apprécier bien que légèrement l'échange avec le sorcier, d'un air plus que détaché. C'était assez ironique quand quelques instants plus tôt elle avait eu l'audace de reprocher ce même trait de caractère au jeune adulte. Elle enregistrait à peine les informations entendues, sans prendre la peine d'y réfléchir réellement.

La blonde était incapable de se projeter dans un avenir radieux, et pourtant son présent n'était pas des plus heureux, elle ne se posait pas tellement de questions sur ce qu'elle espérait pour la suite ou à quel point elle avait été dans une mauvaise passe la suivant toujours de près. Elle n'était pas assez altruiste et lucide pour se positionner de manière clair et de comprendre tous ce qu'elle pourrait changer chez elle pour espérer vivre de manière un eu plus joyeuse. Elle s'était bien rendue compte qu'elle n'avait pas pu continué sur la même lancée qu'au château, elle s'était bien rendue compte que gérer sa colère était bien trop difficile pour elle et qu'il fallait améliorer sa façon de gérer, elle s'était bien rendue compte que son niveau en magie était plus que médiocre et avait décidé d'améliorer se penchant là mais pourtant, le changement n'évoluait pas forcément dans la bonne direction. Dans un système de fuite, elle avait décidé d'ignorés tout ce qui avait fait d'elle une fragile, incapable de se contrôler pour partir à la recherche de ce même contrôle, lancée dans une relation toxique sans qu'elle ne s'en aperçoive.

Son trop plein de méfiance était certainement la cause de son frein à penser à plus tard, à élargir ses projets pour avancer à un rythme efficace et correcte, sans se précipiter. Elle ne croyait plus à l'espoir, trop douteuse pour s'y lancer aveuglement, se concentrant plus sur son côté traître que son côté positif d'une lueur douce et brillante. L'avenir ne lui faisait pas peur non, elle évitait seulement d'y penser, préférant garder un contrôle sur des rêves et des perspectives qui n'arriveront pas, pour ne pas se perdre dans un futur écrit de pensées immatures et irréalistes. Son opinion n'était pas clair, elle ne savait pas vraiment où elle se positionnait, sachant seulement qu'elle n'était pas entièrement d'accord avec les propos du sorcier et que ses agissements y étaient inversés.

"Ouais… enfin, grandir, c’est surtout vieillir avec des illusions en moins, non ?" C'était une évidence, d'un côté c'était positif mais Elfie en avait fait les frais, la vie avait été douce un jour mais très vite, les réalités des choses étaient venues se rabattre sur elle de plein fouet, plus elle grandissait et plus elle pouvait se rendre compte à quel point les rêves n'étaient pas fait pour être réalisé faisait la différence avec des objectifs. Son air hautain et provocateur s'était transformé pour un air détaché de la situation, montrant qu'elle ne se mouillait pas vraiment, qu'elle bloquait tout sentiment pouvant orienter la suite de la conversation. En se posant à y réfléchir vraiment, ses réponses auraient pu être tout autre mais elle ne voulait pas prendre le risque de se faire une nouvelle fois submerger sans qu'elle ne s'en aperçoive assez tôt.

"Il n'y a aucune certitude que notre avenir soit doux et heureux, une autre personne c'est une évidence mais meilleure? Ce n'est pas inexorable." Dans un registre toujours aussi pessimiste, la méfiance de l'ancienne gryffondor prenait le dessus, croire que le soi du futur serait meilleur que le soi présent était une grossière erreur. Croire qu'avec l'âge il était possible de devenir supérieur à toutes personnes moins âgées était une pensée détéstable pour elle. Hypocritement, elle ne supportait pas l'égo et la place supérieur prise de force par les autres, malgré son égo et sa fierté surdimensionnait qui dictaient régulièrement ses faits et gestes.

Son regard n'était plus posé sur l'inconnu, sa concentration réellement retenue pour ses affaires du jour, coupée de temps à autres par quelques phrases dans un optique de réponse sans grande importance. Elfie avait sortie sa bourse pour compter la somme qu'elle avait sur elle, l'rgent n'était pas un problème mais il était évident qu'un aller retour à Gringotts ou au manoir n'était pas dans ses plans. Convaincu par le cognard et un lot de vifs, il lui restait encore une petite marge pour trouver d'autres équipements qu'elle n'avait pas forcément en tête. En se déplaçant de quelques pas, elle remarqua un kit d'entretien de balai, le sien était vieux et avait servit à entretenir son nimbus 1500 sur lequel elle avait pu montrer la pire face de ses capacités, autant tourner la page avec du matériel neuf.

Employée au manoir Joyce, Promo 42
Je déteste ceux qui volent ma solitude sans m’offrir de vraie compagnie.

20 mars 2025, 12:30
Fulgurence  pv 
Il aime entendre ce cynisme. Hjúki n’a rien du grand optimiste, et la formulation de la blonde ne lui parle que trop. Car il y avait grandir et grandir. Grandir comme mûrir, mieux comprendre que tirer de ses expériences, affiner son jugement. Et grandir comme ne plus pouvoir rêver grand, ne plus être capable de se fasciner de beautés simples, perdre ses naïves ambitions, s’éloigner du naturel en portant plus de soin à la façade qu’à l’intérieur. Se renfermer, ne donner des chances plus que parcimonieusement par crainte du revers. Un sourire pas vraiment joyeux, plutôt d’amère connivence traverse fugitivement son visage. Ce n’était que récemment que ça l’avait frappé. L’adolescence, c’était fini. Les vœux prononcés à cette époque ne valaient plus grand-chose. À qui attribuer cette trahison si ce n’est à soi-même ?

À parler d’avenir doux et heureux, elle en dit trop. Ce n’est pas le genre d’aspiration qu’il se permettrait d’avoir à l’esprit, et encore moins de prononcer. À cet instant, il n’est pas tristesse, juste morose. Le jeune adulte essaie d’ordonner ses pensées, se résumer mentalement ce qui l’a amené dans cette boutique. Outre le nécessaire pour se prémunir des obstacles, il prendra sûrement la boussole aussi, même si actuellement ce n’est pas vraiment un point cardinal qu’il aimerait qu’on lui pointe. L’objet lui rappelle les pendules hypnotiques de Phœbe, lui n’a pas de repère canalisant semblable. Il saisit entre deux doigts un exemplaire qu’il fait tourner pour constater la persistance de l’aiguille à ne pas dévier de son cap. Il répond d’un ton égal qu’il ne maîtrise qu’en faisant barrage à tout souvenir illustrant ses paroles.


« Cette autre personne s’adapte pour survivre au lendemain. Devenir meilleur, c’est une toute autre histoire. »