Coquelicot Rouge
Le jeune adolescent se tourna vers Freya, l'observant avec deux grands yeux avant de lui faire un sourire. Lui qui était persuadé que son monologue avait ennuyé l'autre se trouvait agréablement surpris de savoir que ce n'était pas le cas. Il remonta ses lunettes sur son nez, et pencha la tête sur le côté pour continuer à la regarder tout en se dandinant de son côté. Beaucoup de Lotus viennent d'Europe et d'Asie, mais on peut en trouver un peu partout selon les variétés. Et certaines plantes égyptiennes sont appelées des lotus, alors que ce n'en sont pas. Il haussa les épaules avant d'entortiller ses doigts dans les poignets de sa chemise. Décidé à partager le reste de son savoir, il prit une longue inspiration et ouvrit le reste de son jardin secret à l'autre. Il ne s'agissait pas seulement de lui parler de sa plante préférée mais aussi de partager son endroit préféré au château, celui où il se réfugiait quand il voulait être seul. Il y a des lotus à Poudlard. fit-il d'une petite voix timide. Monsieur O'Dea, le garde-chasse a une serre pas loin de sa cabane. Y'en a dedans, même une espèce magique. Il se mit à se balancer à chaque pas alors qu'il suivait l'autre, se donnant une démarche sautillante inhabituelle.
La serre du garde-chasse était une des raisons de son impatience à l'idée de retourner à Poudlard en Septembre. Deux mois sans pouvoir y entrer étaient un véritable calvaire, lui qui y passait normalement plusieurs heures tous les week-ends. La serre était presque toujours vide, ce qui était un aussi gros point positif que la présence de sa fleur préférée qu'il pouvait admirer presque toute l'année entre les deux variétés. Et, quand les lotus n'étaient pas en fleur, il s'installait pour lire ou partait admirer les autres espèces présentes. Parfois, il papotait un peu avec Cillian. Bref, la serre était son endroit à lui, même s'il était ouvert aux autres, et le partager à Freya lui donnait la chair de poule. Il savait parfaitement qu'elle n'en ferait rien de mal mais c'était une information bien plus personnelle que toute celles qu'il avait partagées depuis le début.
La jeune fille lui tira un nouveau sourire. Il était content qu'elle accepte son aide parce qu'il s'agissait de la seule chose qu'il proposait à ses amis. Il ne savait jamais quoi faire d'autre comme activité et réviser avait au moins le mérite d'être quelque chose qu'il savait faire et où il ne fallait pas trop parler. C'était simple et sans prise de tête. Les potions c'est plus facile d'avoir un résultat attendu puisque rien n'est vivant. Alors que les plantes ont toutes besoin de quelque chose de différent selon où elles sont placées, ou selon leur espèce. Adorant les plantes, les créatures et les mixtures en tout genre, Aristide se retrouvait dans la méthode d'apprentissage de la botanique, des potions et des soins aux créatures magiques avec la même facilité, alors pour lui tout semblait facile. De façon générale, il s'en sortait facilement partout et n'était donc pas la meilleure personne pour comprendre les difficultés des autres, même s'il essayait vraiment fort.
La prochaine remarque lui fit monter le rouge aux joues à nouveau et il se tut, se contentant de suivre l'autre à travers les chemins, grimaçant quand ceux-ci se transformèrent en chemin de terre. Il savait qu'elle disait ça pour le taquiner, mais l'idée que la jeune fille le suive partout le gênait plus qu'elle ne le terrifiait. Un petit sourire timide prit place sur ses lèvres alors qu'il suivait l'autre jusqu'au robinet. Il la laissa se nettoyer en premier même si ses mains le démangeaient de la pousser sur le côté pour prendre sa place, appréciant sans un mot qu'elle ne se contente pas seulement de passer ses mains sous l'eau. Il reprit la parole une fois ses mains et ses avant-bras bien lavés alors qu'il baissait les manches de sa chemise correctement sur ses poignets, les reboutonnant d'une main experte.
C'est vrai, je pourrais ? s'exclama-t-il en se tournant vers l'autre. La serre était effectivement en bien piteux état, mais il n'aurait jamais osé émettre le moindre jugement dessus même s'il s'agissait simplement d'être d'accord avec la remarque de l'autre. Par contre, l'idée de pouvoir aider les plantes qui se battaient toutes les unes contre les autres et s'étalaient de plus en plus sans personne pour les tailler lui plaisait beaucoup. Un peu plus timidement, il enchaina : À Londres, nous avions un grand jardin mais à Godric's Hollow, je dois me contenter des plantes dans la maison. Ça me manque un peu. À vrai dire, ça lui manquait tellement que la population de plantes avait triplé en quelques années dans sa chambre, s'étalant également dans les couloirs et les autres pièces de la maison à présent. Heureusement, ses parents appréciaient l'idée que leur fils partage sa passion en fleurissant les pièces de couleurs et de verdure, mais il n'y aurait bientôt plus assez de place pour accueillir son obsession. S'il pouvait effectivement venir s'occuper un peu de la serre des Moors, ses deux parents seraient donc ravis. Doublement ravis par le fait que leur fils sorte de la Demeure Griffiths sans y être physiquement forcé.
Le Serdaigle observa autour de lui, cataloguant mentalement les plantes dont il faudrait s'occuper le plus urgemment. Vu comment l'extérieur du manoir était propre et bien entretenu, c'était étrange de voir la serre dans cet état, mais il n'allait pas s'en plaindre si cela lui donnait l'occasion de s'amuser un peu. Malheureusement, il ne pouvait pas commencer aujourd'hui et rejoignit donc l'autre pour quitter la serre. En hochant la tête, il lui répondit : Oui, s'il te plait, je n'ai pas vraiment mis ma tenue de jardinage. Tenue qui ressemblait énormément à toutes les autres à la seule différence qu'elle était composée d'un pantalon en tissu légèrement plus vieux que les autres qui lui remontait trop haut sur les chevilles. Cela lui permettait de rester présentable tout en portant quelque chose qu'il ne se souciait pas trop de salir. Ce dont il se souciait cependant, c'était de ses Oxford aux pieds et du fait qu'elles ne devaient pas trainer dans la terre. Alors même s'il aurait aimé rester dans la serre, retourner dans le manoir semblait être la décision la plus logique à prendre.
Peux-tu me montrer ton astronarium ? demanda-t-il doucement alors qu'il observait le dos de la jeune fille, marchant après elle. L'astronomie n'est pas mon domaine préféré, mais ça m'intéresse quand même. Puisqu'elle lui avait montré les choses que Aristide préférait au monde, elle avait bien le droit de se faire plaisir en lui expliquant pourquoi cette pièce du manoir avait plus de grâce à ses yeux que les autres.
La serre du garde-chasse était une des raisons de son impatience à l'idée de retourner à Poudlard en Septembre. Deux mois sans pouvoir y entrer étaient un véritable calvaire, lui qui y passait normalement plusieurs heures tous les week-ends. La serre était presque toujours vide, ce qui était un aussi gros point positif que la présence de sa fleur préférée qu'il pouvait admirer presque toute l'année entre les deux variétés. Et, quand les lotus n'étaient pas en fleur, il s'installait pour lire ou partait admirer les autres espèces présentes. Parfois, il papotait un peu avec Cillian. Bref, la serre était son endroit à lui, même s'il était ouvert aux autres, et le partager à Freya lui donnait la chair de poule. Il savait parfaitement qu'elle n'en ferait rien de mal mais c'était une information bien plus personnelle que toute celles qu'il avait partagées depuis le début.
La jeune fille lui tira un nouveau sourire. Il était content qu'elle accepte son aide parce qu'il s'agissait de la seule chose qu'il proposait à ses amis. Il ne savait jamais quoi faire d'autre comme activité et réviser avait au moins le mérite d'être quelque chose qu'il savait faire et où il ne fallait pas trop parler. C'était simple et sans prise de tête. Les potions c'est plus facile d'avoir un résultat attendu puisque rien n'est vivant. Alors que les plantes ont toutes besoin de quelque chose de différent selon où elles sont placées, ou selon leur espèce. Adorant les plantes, les créatures et les mixtures en tout genre, Aristide se retrouvait dans la méthode d'apprentissage de la botanique, des potions et des soins aux créatures magiques avec la même facilité, alors pour lui tout semblait facile. De façon générale, il s'en sortait facilement partout et n'était donc pas la meilleure personne pour comprendre les difficultés des autres, même s'il essayait vraiment fort.
La prochaine remarque lui fit monter le rouge aux joues à nouveau et il se tut, se contentant de suivre l'autre à travers les chemins, grimaçant quand ceux-ci se transformèrent en chemin de terre. Il savait qu'elle disait ça pour le taquiner, mais l'idée que la jeune fille le suive partout le gênait plus qu'elle ne le terrifiait. Un petit sourire timide prit place sur ses lèvres alors qu'il suivait l'autre jusqu'au robinet. Il la laissa se nettoyer en premier même si ses mains le démangeaient de la pousser sur le côté pour prendre sa place, appréciant sans un mot qu'elle ne se contente pas seulement de passer ses mains sous l'eau. Il reprit la parole une fois ses mains et ses avant-bras bien lavés alors qu'il baissait les manches de sa chemise correctement sur ses poignets, les reboutonnant d'une main experte.
C'est vrai, je pourrais ? s'exclama-t-il en se tournant vers l'autre. La serre était effectivement en bien piteux état, mais il n'aurait jamais osé émettre le moindre jugement dessus même s'il s'agissait simplement d'être d'accord avec la remarque de l'autre. Par contre, l'idée de pouvoir aider les plantes qui se battaient toutes les unes contre les autres et s'étalaient de plus en plus sans personne pour les tailler lui plaisait beaucoup. Un peu plus timidement, il enchaina : À Londres, nous avions un grand jardin mais à Godric's Hollow, je dois me contenter des plantes dans la maison. Ça me manque un peu. À vrai dire, ça lui manquait tellement que la population de plantes avait triplé en quelques années dans sa chambre, s'étalant également dans les couloirs et les autres pièces de la maison à présent. Heureusement, ses parents appréciaient l'idée que leur fils partage sa passion en fleurissant les pièces de couleurs et de verdure, mais il n'y aurait bientôt plus assez de place pour accueillir son obsession. S'il pouvait effectivement venir s'occuper un peu de la serre des Moors, ses deux parents seraient donc ravis. Doublement ravis par le fait que leur fils sorte de la Demeure Griffiths sans y être physiquement forcé.
Le Serdaigle observa autour de lui, cataloguant mentalement les plantes dont il faudrait s'occuper le plus urgemment. Vu comment l'extérieur du manoir était propre et bien entretenu, c'était étrange de voir la serre dans cet état, mais il n'allait pas s'en plaindre si cela lui donnait l'occasion de s'amuser un peu. Malheureusement, il ne pouvait pas commencer aujourd'hui et rejoignit donc l'autre pour quitter la serre. En hochant la tête, il lui répondit : Oui, s'il te plait, je n'ai pas vraiment mis ma tenue de jardinage. Tenue qui ressemblait énormément à toutes les autres à la seule différence qu'elle était composée d'un pantalon en tissu légèrement plus vieux que les autres qui lui remontait trop haut sur les chevilles. Cela lui permettait de rester présentable tout en portant quelque chose qu'il ne se souciait pas trop de salir. Ce dont il se souciait cependant, c'était de ses Oxford aux pieds et du fait qu'elles ne devaient pas trainer dans la terre. Alors même s'il aurait aimé rester dans la serre, retourner dans le manoir semblait être la décision la plus logique à prendre.
Peux-tu me montrer ton astronarium ? demanda-t-il doucement alors qu'il observait le dos de la jeune fille, marchant après elle. L'astronomie n'est pas mon domaine préféré, mais ça m'intéresse quand même. Puisqu'elle lui avait montré les choses que Aristide préférait au monde, elle avait bien le droit de se faire plaisir en lui expliquant pourquoi cette pièce du manoir avait plus de grâce à ses yeux que les autres.
1126.
034f42 -> Ma couleur, que je mets ici pour la retrouver en sachant que j'oublierais que je l'ai mise ici.
Coquelicot Rouge
𓆩♡𓆪Date: 28 août 2050
Avec: @Aristide GriffithsLa jeune fille n'osa pas relever les mots du garçon, le laissant se laver les bras à sa guise, sans le regarder. Elle commençait à se lasser, à se fatiguer. Recevoir des gens était un acte qu'elle avait perfectionné au fil des ans, et pourtant, elle ne l'avait pas vraiment pratiqué depuis des mois. Elle était lasse, inhabituellement nerveuse, et elle ne savait pas vraiment quel masque adopter devant le garçon. Devait-elle se comporter comme une héritière ? C'était déjà une tentative ratée, pensa-t-elle en se remémorant leur randonnée à travers les buissons.
Plutôt en tant que camarade de classe alors ? Ça, elle pouvait le faire. "Tu peux venir quand tu veux," dit-elle, sortant déjà de la serre. "Nos maisons sont liées et personne ne te verra, ou ne posera de question."
La triste vérité était qu'à part les tableaux et son plus jeune oncle, personne ne prêtait attention à qui se promenait dans le manoir. Elle avait appris que ses parents étaient particulièrement absorbés par leur vie, d'autant plus qu'elle était absente la majeure partie de l'année, et ses oncles étaient exigeants, occupés et barbants. Tous sauf un, mais elle n'osait pas le déranger dans son atelier, au fond du manoir, là où il se tapissait la majorité du temps.
Quand Aristide parla de l'astronarium, elle marqua une pause, sa démarche hésitante. Levant les yeux vers lui, la jeune fille tenta un petit sourire avant d'acquiescer d'un hochement de tête. "Je peux," dit-elle. Le voulait-elle, au final ? Elle n'en était pas sûre, mais qui était-elle pour refuser quelque chose à un invité ?
Elle resta silencieuse tout le long du chemin du retour. Elle marchait d'un pas rapide, choisissant des allées simple, pavées de pierres plutôt que de terre, ou parsemées de fleurs joliment disposées plutôt que de buissons envahissants. Elle ne voulait pas le brusquer plus qu'elle ne l'avait déjà fait, et elle ne voulait pas non plus se salir davantage. Arrivés au pied de l'escalier, celui qui mène à l'intérieur, elle épousseta une dernière fois ses vêtements avant de se mettre à l'ombre.
Le manoir était silencieux, à l'exception d'une douce mélodie, un air classique, qui résonnait dans le hall. Freya ne s'attarda pas. Elle montait les marches deux par deux, sans se retourner pour voir si le garçon la suivait. Ses jambes étaient plus longues, elle ne s'inquiétait pas.
Au troisième étage, elle s'arrêta de monter et tourna à droite pour emprunter un long couloir. Les murs étaient couverts de portraits, principalement moldus, et elle laissa son regard errer sur les différents visages et paysages avant de s'arrêter devant une porte dorée, ornée de délicates fleurs sculptées dans le bois. "Voici," dit la petite, poussant la porte.
La pièce n'était pas bien grande. Parsemée de bleus et de violets, la décoration était au thème des étoiles. Sur un des murs était dessinée une fresque, représentant plusieurs constellations, peinte par son oncle à sa demande. Freya se décala légèrement de l'entrée pour laisser le jeune homme la suivre, lui laissant un peu de temps pour prendre la pièce en vue avant de partir dans des explications farfelues. Il y avait plusieurs modèles de planètes entreposés sur une étagère, des livres sur une table et quelques cartes sur un sofa. La blondinette les attrapa et les plaça sur la table, au-dessus des livres, pour laisser le siège libre, au cas où Aristide souhaitait s'asseoir.
Il y avait un télescope, pointé vers une fenêtre, au fond de la pièce. "Je n'y connais pas encore beaucoup sur les astres," avoua Freya, la hanche contre le dossier du canapé. "J'aime beaucoup l'astronomie, mais j'hésite à étudier ce que les moldus font. Je ne sais pas comment trouver des livres sur le sujet sans que mes parents n'aient des soupçons, mais j'ai entendu parler d'astrophysique, et ça a l'air intéressant," dit-elle. "La formation des étoiles, la cosmologie, ce genre de choses. C'est si inconnu."
Elle se tourna vers le garçon. "Je préfère l'astronomie moldue. Je trouve qu'ils arrivent à accomplir beaucoup sans magie, avec leurs têtes et leurs mains. C'est impressionnant de voir tout ce qu'ils savent. J'aimerais travailler avec eux, un jour," murmura la jeune fille comme si c'était le secret le mieux gardé du monde. Pour elle, ce l'était.
Freya ne savait pas quoi dire d'autre. Elle n'avait pas pour habitude de blablater, et était à l'aise avec le silence. Elle se posa sur le canapé, aussi loin que possible du garçon, avant de tirer un livre de la pile qui menaçait de tomber de la table basse. Elle devait faire un effort, néanmoins, en tant qu'hôtesse. Même si tout ce qu'elle souhaitait était de lire un petit peu, au frais avec une boisson, elle ne pouvait pas laisser Aristide seul à se balader dans les couloirs du manoir. "Les cours de troisième année en Astronomie sont comment ?" demanda Freya. "Je n'ai eu que des cours en première année. Aurais-tu des notes que je pourrais lire avant de débuter l'année ?"𓆩♡𓆪