Échos d’Hiver
Gabryel resta un instant silencieux, les doigts posés sur le rebord du coffre encore entrouvert. La question de Matthew résonnait en lui plus fort qu’il ne l’aurait cru. Il releva doucement les yeux, un sourire hésitant accroché au coin de ses lèvres.
- Vétérinomage… Je ne sais pas encore, à vrai dire.
Il souffla ces mots comme une vérité qu’il se découvrait lui-même.
- Les animaux comptent énormément pour moi. Depuis toujours. Et la nature… Je ne sais pas combien d’animaux j’ai « sauvés », mais la nature, elle, m’a sauvé plus de fois que je ppppourrais le dire. Sa magie, elle ne trompe pas, elle ne juge pas. Elle est là, simplement… Et je crois qu’une part de moi lui appartient.
Son regard se perdit à travers le paysage figé au delà de la petite ouverture.
- Je ne sais pas encore ce que je ferai après Poudlard. Je me suis concentré sur mes études, sur les créatures, sur mes amis. Et je crois que je n’ai jamais pris le ttttemps de réfléchir à l’après.
Une ombre légère passa dans son regard.
Sept années à courir après les sorts, les rencontres, les devoirs, les dangers parfois, et jamais un instant pour penser à ce qui suit. Cette constatation le surprit lui-même. Il sentit une petite pointe de vertige.
Qu’était-il sans Poudlard ? Sans ce lac ? Sans cette cabane ? Puis il secoua doucement la tête. Une chaleur monta dans sa voix lorsqu’il reprit :
- Tu sais, tu vas vivre tellement de choses ici que tu n’imagines même pas encore. Poudlard, ce n’est pas juste des murs et des salles de classe. C’est un lieu où la magie te trouve, même quand tu ne la cherches pas.
Il eut un sourire presque enfantin.
- J’ai croisé un dragon, un jour. Pas de près, rassure-toi, mais assez pour sentir la chaleur de son souffle. Il était tenu « en laisse » par notre ancienne directrice, et il respirait comme un tonnerre vivant.
Son regard s’anima davantage, brillant d’un éclat profond.
- J’ai croisé des mages noirs aussi. Pas ceux des contes, des vrais. Ils m’ont appris la peur… Mais aussi que le courage, ce n’est pas de ne jamais trembler, c’est d’avancer malgré tout.
Il passa une main dans ses cheveux.
- C’était une époque sombre. Merdique.
Un petit silence suffit à l’Écossais pour reprendre le fil de ses pensées.
- Et puis il y la magie, les sortilèges qu’on ne voit qu’ici. Les Patronus argentés dans les couloirs, ceux des professeurs qui veillent. Les chandelles de la Grande Salle qui vacillent comme si elles respiraient. Les escaliers qui changent d’humeur, les fantômes aimables, les ppppportraits râleurs, les balais capricieux… On finit par s’y attacher, à tout ça, même quand ça nous joue des tours.
Sa voix s’adoucit encore.
- Tu vas vivre des choses incroyables, Matthew. Des choses qui te construiront, qui t’appartiendront. Des souvenirs que personne ne pourra jamais t’enlever.
Gabryel détourna à nouveau les yeux vers la fenêtre. Les flocons, qui tourbillonnaient encore quelques minutes plus tôt, semblaient maintenant plus légers. Le lac retrouvait ses contours. Le Rouge et Or inspira profondément.
- On dirait que ça se calme…
Le sorcier se releva lentement, ajustant sa cape d’hiver sur ses épaules. Ses doigts glissèrent un instant sur la poignée de la porte, comme pour remercier la cabane d’avoir été leur refuge. Il se tourna vers Matthew, avec un sourire chaleureux :
- Ça te dit d’aller prendre un chocolat chaud dans la Grande Salle ? Ça nous réchauffera les doigts, et c’est l’un des meilleurs remèdes de Poudlard contre les après-midi trop froids.
Il ouvrit la porte, laissant entrer une bouffée d’air. Le lac derrière eux semblait les observer. La neige recommençait à tomber, mais en poussière légère.
Fin pour moi. Merci pour ce joli moment et au plaisir pour le prochain !
- Vétérinomage… Je ne sais pas encore, à vrai dire.
Il souffla ces mots comme une vérité qu’il se découvrait lui-même.
- Les animaux comptent énormément pour moi. Depuis toujours. Et la nature… Je ne sais pas combien d’animaux j’ai « sauvés », mais la nature, elle, m’a sauvé plus de fois que je ppppourrais le dire. Sa magie, elle ne trompe pas, elle ne juge pas. Elle est là, simplement… Et je crois qu’une part de moi lui appartient.
Son regard se perdit à travers le paysage figé au delà de la petite ouverture.
- Je ne sais pas encore ce que je ferai après Poudlard. Je me suis concentré sur mes études, sur les créatures, sur mes amis. Et je crois que je n’ai jamais pris le ttttemps de réfléchir à l’après.
Une ombre légère passa dans son regard.
Sept années à courir après les sorts, les rencontres, les devoirs, les dangers parfois, et jamais un instant pour penser à ce qui suit. Cette constatation le surprit lui-même. Il sentit une petite pointe de vertige.
Qu’était-il sans Poudlard ? Sans ce lac ? Sans cette cabane ? Puis il secoua doucement la tête. Une chaleur monta dans sa voix lorsqu’il reprit :
- Tu sais, tu vas vivre tellement de choses ici que tu n’imagines même pas encore. Poudlard, ce n’est pas juste des murs et des salles de classe. C’est un lieu où la magie te trouve, même quand tu ne la cherches pas.
Il eut un sourire presque enfantin.
- J’ai croisé un dragon, un jour. Pas de près, rassure-toi, mais assez pour sentir la chaleur de son souffle. Il était tenu « en laisse » par notre ancienne directrice, et il respirait comme un tonnerre vivant.
Son regard s’anima davantage, brillant d’un éclat profond.
- J’ai croisé des mages noirs aussi. Pas ceux des contes, des vrais. Ils m’ont appris la peur… Mais aussi que le courage, ce n’est pas de ne jamais trembler, c’est d’avancer malgré tout.
Il passa une main dans ses cheveux.
- C’était une époque sombre. Merdique.
Un petit silence suffit à l’Écossais pour reprendre le fil de ses pensées.
- Et puis il y la magie, les sortilèges qu’on ne voit qu’ici. Les Patronus argentés dans les couloirs, ceux des professeurs qui veillent. Les chandelles de la Grande Salle qui vacillent comme si elles respiraient. Les escaliers qui changent d’humeur, les fantômes aimables, les ppppportraits râleurs, les balais capricieux… On finit par s’y attacher, à tout ça, même quand ça nous joue des tours.
Sa voix s’adoucit encore.
- Tu vas vivre des choses incroyables, Matthew. Des choses qui te construiront, qui t’appartiendront. Des souvenirs que personne ne pourra jamais t’enlever.
Gabryel détourna à nouveau les yeux vers la fenêtre. Les flocons, qui tourbillonnaient encore quelques minutes plus tôt, semblaient maintenant plus légers. Le lac retrouvait ses contours. Le Rouge et Or inspira profondément.
- On dirait que ça se calme…
Le sorcier se releva lentement, ajustant sa cape d’hiver sur ses épaules. Ses doigts glissèrent un instant sur la poignée de la porte, comme pour remercier la cabane d’avoir été leur refuge. Il se tourna vers Matthew, avec un sourire chaleureux :
- Ça te dit d’aller prendre un chocolat chaud dans la Grande Salle ? Ça nous réchauffera les doigts, et c’est l’un des meilleurs remèdes de Poudlard contre les après-midi trop froids.
Il ouvrit la porte, laissant entrer une bouffée d’air. Le lac derrière eux semblait les observer. La neige recommençait à tomber, mais en poussière légère.
Fin pour moi. Merci pour ce joli moment et au plaisir pour le prochain !
Gabryel Fleurdelys
Sorcier diplômé
Médiateur PFR
Échos d’Hiver
Gabryel avoua n'avoir jamais réellement pensé à "l'après". Le jeune Warren sentit comme un poids descendre lentement de ses épaules en entendant cela. Chez lui, l'avenir de son frère était déjà tout tracé, même s'il ne l'avait pas choisi par lui-même. Soria savait depuis ses sept ans dans quelle spécialité de la médecine et de la recherche elle voulait aller. Et, même s'il avait encore largement le temps, Matthew était poussé à faire un choix qu'il trouvait impossible.
Son interlocuteur lui, avouait tranquillement qu'il n'avait pas d'idée précise sur quoi continuer après sa scolarité à Poudlard. Pour autant, il paraissait serein et prêt à avancer malgré tout.
Le plus jeune garda le silence. Gabryel semblait avoir des choses à lui confier, un peu comme des morceaux de sagesse d'un ainé à un cadet. S'il détestait cela de la part des Adultes, qu'il prenait plus pour des leçons de morale, il accueillait cela avec douceur venant de camarades un peu plus âgés que lui.
Matthew acquiesça d'abord simplement à la mention de la magie qui sait quoi faire et où aller, même quand les sorciers semblent perdus. Il voyait bien également que Poudlard n'était pas "juste" une école. Elle avait un passé, une histoire qui semblait se fondre dans les murs, mais qui était là malgré tout, et continuait à vivre au milieu des élèves.
Le Gryffondor parla de sa rencontre avec un dragon, un vrai. Le jeune Warren retint son souffle quelques secondes. Les dragons étaient vraiment cools, dans les histoires. Dans la vraie vie, il savait bien qu'ils pouvaient être dangereux.
Gabryel parla ensuite de mages noirs. Le Serpentard ne bougea pas, ne parla pas. De même que pour les dragons, il aimait les histoires avec de méchants sorciers, mais dans la vraie vie, ce n'était pas drôle.
Dans les jeux et dans les histoires, il aimait l'idée d'être au milieu des champs de bataille. Mais pas dans la réalité, il souhaitait ne jamais connaître ça en vrai. L'image de son ainé en face de lui changea dans sa tête. C'était certain que Gabryel avait vécu de drôles de choses, et de beaucoup moins marrantes également.
Le jeune homme continua de parler de l'école, de petites choses qui pourraient paraître anodines mais qui, il en était persuadé, allaient profondément manquer au Gryffondor quand il ne pourrait plus revenir entre ces murs.
Et Gabryel s'adressa directement à lui. Il dut se concentrer pour lire sur ses lèvres, mais parvint à comprendre qu'il le mettait en garde. Pas contre des choses mauvaises, mais sur combien Poudlard allait lui offrir de grands souvenirs.
Une fois encore, il ne répondit pas. Il se contenta de laisser son regard se flouter et regarder dans le vide. Il n'avait pas envie de vivre les mêmes choses que Gabryel, il voulait juste être tranquille, avec ses amis et sa musique.
Il espérait que l'école lui permettrait tout cela.
La voix du Gryffondor s'éleva à nouveau, captant son attention. La neige commençait à se calmer à l'extérieur. Matthew se secoua et replia la couverture que l'autre garçon lui avait prêtée. Il la déposa respectueusement vers les coussins, acquiesça légèrement de la tête comme pour remercier la cabane de l'avoir accueilli, et suivit volontiers l'autre garçon.
« Je ne dis jamais non à un chocolat chaud ! Je crois qu'il me reste quelques chocoballes aussi, si jamais tu veux en manger avec. »
Il descendit avec prudence les marches et, une fois de nouveau sur la terre ferme, il se retourna à nouveau vers le Gryffondor.
« Merci beaucoup, Gabryel. Pour tout. »
Merci pour l'accueil. Merci pour la couverture. Merci pour avoir partagé toutes ces histoires. Merci pour la confiance. Merci pour le partage.
Merci pour les mots.
_____________________
@Gabryel Fleurdelys merci beaucoup pour ce bel Rp tout doux !
Au plaisir d'en partager un autre quand tu veux.
Son interlocuteur lui, avouait tranquillement qu'il n'avait pas d'idée précise sur quoi continuer après sa scolarité à Poudlard. Pour autant, il paraissait serein et prêt à avancer malgré tout.
Le plus jeune garda le silence. Gabryel semblait avoir des choses à lui confier, un peu comme des morceaux de sagesse d'un ainé à un cadet. S'il détestait cela de la part des Adultes, qu'il prenait plus pour des leçons de morale, il accueillait cela avec douceur venant de camarades un peu plus âgés que lui.
Matthew acquiesça d'abord simplement à la mention de la magie qui sait quoi faire et où aller, même quand les sorciers semblent perdus. Il voyait bien également que Poudlard n'était pas "juste" une école. Elle avait un passé, une histoire qui semblait se fondre dans les murs, mais qui était là malgré tout, et continuait à vivre au milieu des élèves.
Le Gryffondor parla de sa rencontre avec un dragon, un vrai. Le jeune Warren retint son souffle quelques secondes. Les dragons étaient vraiment cools, dans les histoires. Dans la vraie vie, il savait bien qu'ils pouvaient être dangereux.
Gabryel parla ensuite de mages noirs. Le Serpentard ne bougea pas, ne parla pas. De même que pour les dragons, il aimait les histoires avec de méchants sorciers, mais dans la vraie vie, ce n'était pas drôle.
Dans les jeux et dans les histoires, il aimait l'idée d'être au milieu des champs de bataille. Mais pas dans la réalité, il souhaitait ne jamais connaître ça en vrai. L'image de son ainé en face de lui changea dans sa tête. C'était certain que Gabryel avait vécu de drôles de choses, et de beaucoup moins marrantes également.
Le jeune homme continua de parler de l'école, de petites choses qui pourraient paraître anodines mais qui, il en était persuadé, allaient profondément manquer au Gryffondor quand il ne pourrait plus revenir entre ces murs.
Et Gabryel s'adressa directement à lui. Il dut se concentrer pour lire sur ses lèvres, mais parvint à comprendre qu'il le mettait en garde. Pas contre des choses mauvaises, mais sur combien Poudlard allait lui offrir de grands souvenirs.
Une fois encore, il ne répondit pas. Il se contenta de laisser son regard se flouter et regarder dans le vide. Il n'avait pas envie de vivre les mêmes choses que Gabryel, il voulait juste être tranquille, avec ses amis et sa musique.
Il espérait que l'école lui permettrait tout cela.
La voix du Gryffondor s'éleva à nouveau, captant son attention. La neige commençait à se calmer à l'extérieur. Matthew se secoua et replia la couverture que l'autre garçon lui avait prêtée. Il la déposa respectueusement vers les coussins, acquiesça légèrement de la tête comme pour remercier la cabane de l'avoir accueilli, et suivit volontiers l'autre garçon.
« Je ne dis jamais non à un chocolat chaud ! Je crois qu'il me reste quelques chocoballes aussi, si jamais tu veux en manger avec. »
Il descendit avec prudence les marches et, une fois de nouveau sur la terre ferme, il se retourna à nouveau vers le Gryffondor.
« Merci beaucoup, Gabryel. Pour tout. »
Merci pour l'accueil. Merci pour la couverture. Merci pour avoir partagé toutes ces histoires. Merci pour la confiance. Merci pour le partage.
Merci pour les mots.
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@Gabryel Fleurdelys merci beaucoup pour ce bel Rp tout doux !
Merci Ernest pour ce magnifique avatar !