Que mettriez-vous dans votre Pensine ?

18 Octobre 2027
15 ans
Couloirs de Poudlard
- Izzy !
Ma lézarde était posée là, au soleil, profitant de la chaleur et des rayons sur un mur un pierre. Cette petite fugeuse avait profité de ma discussion avec ma camarade de potions pour prendre la poudre d'escampette à travers le château. Elle va finir par me donner des cheveux blancs. Ce qui craint, à 15 ans.
Je l'ai adopté il y a un peu plus d'un an, et j'ai passé beaucoup de temps à lui courir après. Cette petite est tout simplement curieuse et aime gambader partout. Mais Merlin, quelles frayeurs par moment ! Si je m'attendais à ce qu'un animal soit une responsabilité, et même si j'ai l'habitude de m'occuper d'animaux par le passé - ou au moins d'en être au contact - ça c'était inattendu. Si j'ai bien une certitude depuis que j'ai ma propre compagne, c'est que c'est un apprentissage constant.
Heureusement, tout n'est pas toujours qu'inquiétude. Izzy est aussi une sacrée brindille d'amour. Tous les soirs, avant d'aller dans son terrarium pour la nuit, elle reste posée en boule sur mon épaule ou sur mon ventre pendant que je lis. Ou que je fais mes devoirs. Je chéris ces moments plus que ceux plus agités, mais j'imagine qu'avec le temps, je chérirai tous nos souvenirs.
Je m'avance vers ma lézarde, qui finit par se retourner dans ma direction en entendant mes pas s'approcher, comme si son nom prononcé un peu plus tôt étaient tombés dans l'oreille d'une sourde. Bah oui bien sûr ! Dès l'instant où je penche ma main vers elle, elle grimpe dessus. Je l'amène à ma hauteur, yeux dans les yeux.
- Je sais que tu meurs d'envie d'aller vivre tes petites aventures en solitaire dans le château, mais figure-toi que tu n'es pas la seule créature ici, et que certaines d'entre elles pourraient avoir envie de faire de toi leur en-cas.
Tandis qu'Izzy se contente de pivoter sa tête sur le côté, je soupire. Les émotions commencent à redescendre, et le fait d'avoir ma lézarde à portée de vue aide beaucoup à ne pas m'inquiéter pour sa survie.
- Allez, on file. J'ai un devoir de Métamorphose à rendre.
Sans se faire prier, le gecko se fraye un chemin sur mon épaule, et nous prenons la direction de la salle commune.
Mots soulignés pour Moi, le Magicien.
#946785 - Membre de l'UDS - #tutoiement
N'hésitez pas à me ping sur Discord dans les conversations : c'est le meilleur moyen de me faire venir !
Que mettriez-vous dans votre Pensine ?
21 juin 2046, jour de la Letha
Maison des Peachey
Dorian 7 ans
Maison des Peachey
Dorian 7 ans
Le solstice d'été pour beaucoup rimait seulement avec la journée la plus longue de l'année et d'autres la fête de la musique, mais pour Dorian ce jour-là rimait avec Litha, l'une des meilleures fêtes de l'année. Cette année, c'était encore mieux que la dernière fois, car cette fois tout le monde était là pour célébrer la Litha même les moins proches de la famille. Le garçon était très heureux de retrouver son précepteur de nouveau et il s'était même jeté dans ses bras. Il ne faisait peut-être pas partie officiellement de sa famille, mais pour le petit blondinet, il l'était, c'était même un repère. L'entièreté de la journée s'était passé dans la joie et la bonne humeur. Le repas avait été copieux et Dorian, gourmant comme il l'était, avait dévoré deux grosses assiettes de légumes du jardin en partageant quelques bouts de sa viande avec Arthur, son fidèle compagnon. Le jeune garçon avait couru toute la journée dans les champs avec toute la fratrie, une nouvelle fois depuis environ un an. Ils étaient de nouveau libres, hors de danger et Dorian chérissait ce petit moment de tout son cœur.
Le jeune garçon rentra à la maison quand le coucher de soleil s'annonça dans le ciel. "Vite, avant que ce ne soit trop tard !", se disait Dorian en courant vers le jardin. Il arriva à bout de souffle et son regard tomba sur son père en train d'allumer une bougie.
"Papa ! Attends-moi ! Je veux faire un vœu aussi !", le blondinet s'exclama à la hâte en arrivant aux pied du plus grand. Il sentit soudainement une chose sur sa tête qu'il identifia comme étant une couronne de fleurs.
"Elle te va à merveille ! Oh, merci.", sa mère dit tout en prenant une bougie dans chacune de ses mains. "Henrietta, j'ai une petite livraison pour vous !", elle s'écria avant de donner une bougie à la grand-mère.
Dorian retourna son attention vers son père qui lui tendit une bougie. Il la prit avec un grand sourire puis son regard se tourna vers son précepteur, loin de tous et reclus dans son coin. Une petite moue apparue sur le visage du jeune garçon. Il avança vers lui puis attrapa avec difficulté la main de ce dernier.
"Viens ! Faut que tu prennes une bougie pour faire un vœu aussi !", Dorian dit bien déterminé de faire bouger l'adulte. Le jeune garçon tira la main d'Alexander qui se laissa entraîner avec un soupir. Arrivé en face de Christopher, il fit une légère grimace quand une bougie lui fut présentée.
"Je suis vraiment obligé ? Je peux juste vous attendre à l'intérieur s'il le faut...", le brun murmura très mal à l'aise d'être dans une telle situation. Le grand blond devant lui allait répliquer quand la vieille femme s'ajouta à la conversation.
"Un petit vœu ne peut pas te faire tant de mal que ça. Tu as toujours été une tête de mule quand il s'agit de ce genre de chose.", Henrietta interrompit tout en continuant son petit chemin vers une chaise de jardin.
Le visage d'Alexander se resserra légèrement à la remarque puis son regard se posa sur celui de Dorian qui lui faisait les yeux de chien perdu. Un soupir et il accepta à contrecœur. Christopher alluma sa bougie avec un léger coup de baguette, un sourire satisfait sur ses lèvres. "N'oublie pas, il faut garder la flamme allumée jusqu'au dernier rayon de soleil, sinon le vœu ne se réalisera pas.", il rappela avant de se diriger avec Dorian vers un coin tranquille.
Assis sur l'herbe, Dorian regarda sa petite flamme et il essaya de réfléchir à son vœu. Le jeune garçon passa sa main dans le pelage d'Arthur, il était si doux, le meilleur confort du petit blond. Il avait pris l'habitude de se réfugier vers le samoyède quand ça n'allait pas, car ce pelage, fait de neige était synonyme d'apaisement dans les pensées de Dorian. Donc ce vœu... quelque chose qui devait durer plus d'une dizaine d'année peut-être ? Où serait-il dans une dizaine d'années ? Il aura fini ses études à Poudlard et il ira faire des études d'Histoire, c'était ce qu'il imaginait. Sa famille serait complète et heureuse, aucun problème, pas un seul pépin. Il sera super heureux avec toute sa famille. Voilà son vœu, Dorian voulait seulement la paix donc il pensa très fort à cette dernière.
Cependant, le blondinet ouvrit l'œil, curieux de voir comment les autres s'en sortaient. Il leva la tête pour voir son père apaisé les yeux rivés sur le coucher de soleil, un regard sur la gauche et sa mère gardait un œil sur sa bougie alors que sa grand-mère chantonnait une petite chanson. Un coup vers la droite, son précepteur regardait l'horizon avec une certaine mélancolie dans les yeux. Il était triste, perturbé même. Puis, à la surprise de Dorian, Alexander éteignit sa bougie d'un simple souffle. Pris de panique à la vue, le blondinet commença à s'agiter.
"Mais !-", il n'eut pas le temps de dire un mot de plus que du coin de l'œil, il vit la flamme de sa bougie s'éteindre puis les derniers rayons de soleil disparaître. "Non ! Mon vœu !", le garçon s'écria au bord des larmes qui finirent par tomber au bout de quelques secondes. La soirée se résuma à réconforter le jeune Dorian en lui disant qu'il pouvait attendre l'année prochaine pour faire son vœu, ce qui fut plutôt efficace. Oui, l'année prochaine, il pourra essayer une nouvelle fois.
919mots, j'ai pas dosé pardon...
Partie en bleu et en rouge pour l'anim "Moi, le Magicien"
PNJ actif : Christopher Peachey, Amelia Peachey, Alexander Caldwell, Henrietta Paxton
Couleur: #253725 - 2A RP - Dorian le clown de service pour vous servir - Machine de guerre de Poufsouffle - Le pot de colle d'Elam Thomais - Petit Lutin - Animal Sauvage
Que mettriez-vous dans votre Pensine ?
Elle s’en souvenait encore, ou du moins, c’était l’impression qu’elle en gardait. Sa première escapade dans le monde moldu. Tout autour d’elle semblait confus, flou : le bruit des voitures, les cris des passants, les odeurs étranges qui se mêlaient… Elle avançait sans vraiment regarder où elle posait les pieds, et c’est ainsi qu’elle l’avait bousculé.12 avril 2043
Édimbourg
Il avait reculé d’un pas en grognant.
— Hé ! Fais gaffe !
Il portait une veste en cuir trop grande pour lui — les manches pendaient un peu, le col se pliait mal, et pourtant il la portait avec cet aplomb maladroit qui lui semblait immuable. Ses cheveux tombaient en désordre sur son front, et ce sourire, ce mélange d’assurance et d’enfance, restait gravé dans son esprit comme une phrase d’auteur que l’on ne peut oublier dans un livre.
Elle avait senti son regard curieux se poser sur elle, un regard qui semblait déjà contenir tout un genre de compréhension et de malice.
— T’es qui toi ?
Elle s’était présentée.
Clairement. Posément.
Mais il avait mal compris.
— Rhéa ?
Elle avait protesté, l’avait corrigé, et lui avait haussé les épaules.
— Rhéa, c’est plus stylé ! C’est carrément la reine des Titans. Franchement, à ta place, je prendrais c’nom.
Rhea avait ri, un rire léger, spontané, et elle se souvenait encore du frisson que cette phrase lui avait laissé. Ce souvenir, comme un marque-page coincé dans le passé, continuait de revenir à elle avec une émotion intacte, comme si chaque rencontre et chaque apprentissage dans ce monde étrange s’étaient cristallisés autour de lui. Tout autour — le vent, le bruit, la foule — s’était estompé avec le temps, mais lui restait clair, net, précis, comme l’auteur invisible d’un chapitre de sa vie qu’elle ne relirait jamais sans frisson.
"On n'apprend pas à marcher en suivant les traces des autres."
Couleur RP : #4d5f84
Que mettriez-vous dans votre Pensine ?
C’est pour le cours de vol que j’avais le plus d’attentes. En découvrant mon horaire, j’avais questionné les élèves plus âgés qui m’avaient parlé de balais, de Quidditch, de matches interminables, de chutes dans la boue… Bien sûr, j’avais déjà volé, souvent même, mais assise dans un siège à regarder la terre et les nuages de très haut. Mais ce cours me promettait autre chose et j’étais impatiente de le découvrir.
Quand nous arrivons sur le terrain, je souris en découvrant l’équipement de protection qui me rappelle celui que je portais quand je faisais du patin à roulettes, même si celui-ci est en cuir et pas d’un rose vif. Je tends le bras et prononce Debout avec assurance sauf que le balai ne bouge pas d’un pouce. Je dois m’y reprendre à plusieurs reprises pour enfin le voir bouger et venir se loger dans ma main. Suivant les instructions du professeur, j’enfourche le balai jusqu'à sentir ce coussin invisible qui rend la position confortable, je saisis le manche fermement avant de donner le coup de talon qui nous emporte, le balai et moi, dans les airs.
Mots soulignés pour le défini Placer les mots "souvenir,...
Quand nous arrivons sur le terrain, je souris en découvrant l’équipement de protection qui me rappelle celui que je portais quand je faisais du patin à roulettes, même si celui-ci est en cuir et pas d’un rose vif. Je tends le bras et prononce Debout avec assurance sauf que le balai ne bouge pas d’un pouce. Je dois m’y reprendre à plusieurs reprises pour enfin le voir bouger et venir se loger dans ma main. Suivant les instructions du professeur, j’enfourche le balai jusqu'à sentir ce coussin invisible qui rend la position confortable, je saisis le manche fermement avant de donner le coup de talon qui nous emporte, le balai et moi, dans les airs.
Étais-je restée quelques instants ou quelques minutes plongées dans ce souvenir heureux alors que je revivais ces sensations fantastiques. Fendre l’air en tenant un manche à balai qui m’emmenait où je voulais. Pour la seconde fois de ma vie, j’expérimentais que voler est la plus incroyable sensation que l’on puisse connaître.Alors que j’expérimente pour la première fois cette sensation incroyable, m’employant à contrôler la vitesse et la trajectoire du balai, je me remémore ce jour d’été, au début des dernières vacances, quand j’avais accompagné maman à l’aéroport pour l’un de ces vols de loisir qu’elle affectionne tant. Même si elle passe sa vie dans un cockpit, un avion de ligne avec toute l’électronique embarquée n’a pas le même charme qu’un vieux coucou qu’il faut tenir à bout de bras sans guère d’autre assistance que des instruments de vol basiques, son habileté et son expérience. Ce n’était pas la première fois que je l’accompagnais dans un tel vol mais jusqu'à présent, c’était toujours mon frère qui était assis à l’avant. Sauf que cette fois, j’avais les fesses dans ce siège avant à côté de ma mère, à regarder d’au plus près l’hélice tourner à une vitesse folle, les cadrans et instruments qu’elle consultait régulièrement et sa manière de pousser, tirer ou incliner le manche à balai. Ce moment passé dans le ciel avec ma mère, elle qui était si souvent loin de moi, était empli d’une magie telle que je sentais des larmes me monter aux yeux alors que j’étais dans un moment de joie tellement intense. Des émotions contradictoires me serraient la gorge et faisaient battre mon cœur au même rythme que le moteur. Nous survolions des prairies, des champs et des forêts, je voyais en-dessous de nous des vaches, des chevaux, des voitures et des tracteurs comme de minuscules jouets.
— Prépare-toi, tu vas prendre le manche pour la fin du vol.
Entendant ces mots, je regardais ma maman avec des yeux grands comme des soucoupes, n’osant croire ce que je venais d’entendre.
— Allez, ne reste pas là comme un piquet. Il y a un manche devant toi donc tu dois piloter. Ton frère l’a déjà fait et il est temps de commencer ton apprentissage du pilotage d’un avion, tu ne crois pas ?
Hochant la tête, j’avais avancé doucement les mains pour saisir les commandes sous le regard souriant mais attentif de ma mère. Je sentais dans les mains de légères vibrations, comme le battement de cœur de l’avion.
— Ne regarde pas le yoke, c’est ce qu’il y a devant l’avion que tu dois regarder. Voilà. Comme ça. Maintenant, pousse légèrement le manche vers l’avant, doucement.
Suivant son instruction, j’ai poussé à peine le manche. L’avion commença à s’incliner et à descendre vers le sol. J’ai jeté un regard rapide vers ma mère, guettant son approbation, pour voir qu’elle avait lâché son propre levier de commande. C’était moi toute seule qui faisait voler cet avion.
— Bien, tire le maintenant vers toi pour revenir à la bonne altitude.
Pendant les quelques minutes de vol qu’il nous restait, maman m’a laissée guider l’avion, dirigeant ma main et mon regard par ses mots simples, de sa voix calme. Je n’avais pas le souvenir d’une telle communion avec elle, toutes les deux volant entre la terre et les nuages, un moment si proche de la perfection. C’est alors qu’elle m’indiquait de faire descendre l’avion vers le terrain d’atterrissage que j’abandonnais cet état de presque hébétude en voyant le sol se rapprocher. J’ai senti une boule me nouer le ventre et tourné la tête vers elle.
— Maman, tu ne vas pas me laisser atterrir toute seule quand même ?
Elle a souri et repris elle-même les commandes pour cette dernière phase du vol. J’ai poussé malgré moi un soupir de soulagement et profité de ces derniers instants dans les airs. Lorsqu’elle a arrêté définitivement l’avion, j’ai ôté ma ceinture pour me blottir dans ses bras.
Mots soulignés pour le défini Placer les mots "souvenir,...
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MARS 2044 - 6 ANS
Je sautillais guillerette dans les couloirs de Saint Albans en direction de ma chambre. Le corps de direction a été d'accord pour que mon professeur particulier de violon puisse continuer de me faire cours. Et je ne pensais pas qu'ils diraient oui. Je me demande bien ce que Mr. Cook leur a dit à mon sujet... Mais ça me dérange pas. Ils savent que je suis la plus intelligente de ma classe alors c'est peut-être pour ça que je peux bénéficier de mes cours !
J'ai hâte de voir Mr. Cook aujourd'hui ! J'ai bien travaillé mon morceau de Vivaldi et j'ai hâte de lui jouer ! La semaine dernière, j'ai dû le déchiffrer devant lui et j'aime pas trop cet exercice parce que je maîtrise pas le morceau pour pouvoir bien le jouer. Mais maintenant que je sais bien le faire, j'ai hâte qu'il m'écoute ! C'est pas un morceau compliqué de ce compositeur italien. Il y en a bien des plus durs que celui que je joue !
J'arrive avec mon instrument dans la salle où je vais avoir cours, je souris à mon professeur, il me laisse m'installer et il me demande comme d'habitude si j'ai passé une bonne semaine. Je lui raconte un peu -c'est que j'ai un cours de 2h alors on peut papoter. Puis, je lui joue mon morceau. J'y met tout mon coeur parce que c'est la seule chose qui fait que je tiens. J'ai pas beaucoup d'amis, mes grands-parents sont méchants avec moi mais mon violon, c'est le seul qui me comprend.
J'ai viens de jouer la dernière note. Je regarde mon professeur qui ne dit pas un mot. Bizarre. D'habitude, il a toujours un truc à redire. Pas aujourd'hui. Il retire lentement ses lunettes. Mauvais signe ? Je ne sais pas quoi penser alors je le regarde sans comprendre. Puis il se met à me parler. Il me dit que j'ai du talent -moi, j'en sais rien. Il me dit que 2h de cours par semaine ne suffisent pas pour exploiter mon potentiel -moi, je ne comprends pas ce qu'il veut dire. Et puis, il me parle de conservatoire, de grandeur. Il m'explique que c'est une école où je pourrais apprendre davantage, évoluer plus vite et qu'avec mon talent, je pourrais intégrer de grands orchestres connus. Moi, je le regarde et je pense à l'orchestre philarmonique. Je lui demande si je pourrais l'intégrer et il me répond qu'avec du travail, c'est possible. Il ne doute pas que je travaillerai si c'est ce que je veux.
Le cours reprend comme si cette discussion n'avait pas lieu. Mais dans ma tête, des rêves commencent à émerger. Je m'imagine déjà Premier Violon en orchestre. Je m'imagine déjà et ça me fait plaisir. Alors, je joue comme si je suis déjà célèbre. Je joue comme si le monde entier m'acclame.
Mais ce son n'a été qu'entendu par mon professeur qui souris, ému. Je crois que je ne l'ai jamais vu comme ça depuis que j'ai commencé le violon.
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Été 2043
PNJ actif : Gregory Cooper
PNJ actif : Gregory Cooper
En une belle et douce nuit d'été, Elijah s'agitait dans sa chambre. Il refusait de rester dans son lit, trouvait toutes les excuses possibles et inimaginables pour se balader dans la maison : il allait boire un coup dans la cuisine, se rendait aux toilettes, retrouvait miraculeusement sa peluche préférée au bas des escaliers... Rien d'exceptionnel chez les Cooper. Le gamin avait tendance à ne jamais tenir en place, et la nuit n'y changeait rien. Evidemment, son père et sa mère étaient déjà venus lui raconter une histoire, le border, l'embrasser, vérifier qu'aucun monstre ne se cachait sous son lit ou dans son placard. Mais ce n'était pas suffisant pour lui donner envie de dormir.
Alors que sa femme raccompagnait Elijah dans son lit pour la dixième fois environ, Gregory Cooper remplissait le coffre de la voiture. Des serviettes, des maillots de bain, des couvertures... Et ce n'était pas une préparation pour le lendemain, non. Alors que vingt minutes plus tard le môme se pointait de nouveau hors de sa chambre, sur la pointe des pieds - un jeu pour lui que d'échapper à ses parents en pleine nuit - son père l'attrape vivement pour le balancer sur son épaule. Après un cri de surprise, ce fut bien des éclats de rire qui sortirent de la bouche du gamin qui tressautait sur l'épaule de son père à chaque marche de l'escalier qu'il descendait.
Marjory se contenta d'ouvrir la porte, tandis que le petit Elijah se retrouvait à l'arrière de la voiture, attaché à son siège, et que son père se mettait derrière le volant.
- Mais P'pa on va où ? J'suis en pyjama ! s'exclama le gamin, un peu surexcité à l'idée de sortir si tard le soir.
- C'est une surprise, Eli' ! répondit son père avec une lueur malicieuse qu'Elijah parvint à capter dans le rétroviseur intérieur, malgré l'obscurité qui les entourait.
Et malgré toutes les tentatives de son fils de trouver la destination finale, Gregory refusa d'en dire plus. Par chance, le trajet fut assez court, puisqu'il s'arrêta sur un parking bien connu : celui de la plage. Aussitôt, Elijah bondit hors de la voiture.
- TROP BIEN ! hurla-t-il. ON VA A LA PLAGE !
Il sautilla dans son pyjama, tandis que la brise fraiche soulevait ses boucles. Son père lui tendit quelques affaires, avant de prendre le plus gros lui-même. Ils purent ainsi se baigner à la lueur de la lune et des étoiles, s'éclaboussant l'un l'autre dans des éclats de rire joyeux, avant de revenir sur la plage pour se sécher. En étant mouillé, la fraicheur de la nuit se faisait bien plus sentir, et ils se rhabillèrent bien vite pour s'enrouler tout deux dans une épaisse couverture, les cheveux encore trempés posés dans le sable sans s'en soucier.
Là, Elijah n'eut aucun mal à rester immobile, les yeux rivés sur le ciel étoilé qui formait une magnifique toile au-dessus de lui. Après lui avoir désigné quelques constellations connues, Gregory reprit, sur le ton de la confidence.
- Tu sais, Eli', les étoiles auront toujours les réponses que tu recherches. Tu peux tout leur demander, elles savent tout. Il suffit de savoir les écouter.
La voix chaude de son père rassurait le garçon. Et il voulait bien croire tout ce qu'il lui disait. Et après quelques minutes à inventer des constellations toutes plus loufoques les unes que les autres - son père avait capitulé lorsqu'Elijah avait trouvé un dromadaire à monocle - le gamin finit par s'endormir à la belle étoile, totalement épuisé, mais on ne pouvait plus ravi.
Le lendemain, il se réveilla dans son lit, sans le moindre souvenir d'y être revenu, les cheveux plein de sable, et les yeux encore brillants de toutes ces étoiles.
4e année RP - Fiche PR - Préfet inRP depuis le 04/11/2050
Reelijah 4ever - Prince des Flammes
Reelijah 4ever - Prince des Flammes
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Mercredi 21 octobre 2020
Une maison silencieuse, le froid des carreaux en contact direct avec la plante de ses pieds, la colère sourde qui occupait son esprit tout entier en réponse à l'injustice parentale.
Devant elle, la grande armoire de la cuisine. Sa mère voulait absolument "optimiser l'espace disponible" et les étagères montaient donc jusqu'au plafond. Ce n'était pas ça qui allait suffire à effacer son opiniâtreté enfantine.
Bientôt hissée sur une chaise, elle tendait vainement les bras. Pourquoi diable les enfants mettaient ils autant de temps à grandir ? La petite avait sondé la pièce dans la pénombre. Poser la chaise sur la table était de toute évidence LA solution mais, bouger le meuble allait réveiller tout le monde et alors, tous les efforts auraient été vains.
Quelques instants plus tard, toutes les chaises étaient empilées et l'escalade reprenait sur cette tour vacillante. Dans la tête de la petite, la voix maternelle résonna "Attention aux imprudents qui ne réfléchissent pas avant d'agir." Elle avait réfléchi non ? Oui, elle n'était donc pas réellement imprudente tentait elle de se persuader.
Le balai dans sa main gauche, perche de soutien, la rassurait un peu mais, il fallait le lâcher pour se redresser. La gamine se tendit avec lenteur et... non. Toujours trop court. Une colère sourde s'empara d'elle. Le monde était bien trop injuste. Elle faisait pourtant des efforts et, cette encyclopédie était à elle, rien qu'à elle, son cadeau d'anniversaire. La confisquer sous prétexte qu'elle avait lu une bonne partie de la nuit la veille... oui, demain il y avait école, et alors ? Est ce qu'elle n'apprenait pas en lisant ?
Ses pieds avaient retrouvé le sol. Elle devait effacer toute trace de sa tentative de réappropriation. En pestant, elle replaça les chaises, marmonnant tous les gros mots qu'elle connaissait. Son regard, lourd de colère se tourna une dernière fois vers le précieux ouvrage confisqué, au moment précis où, comme par magie, il tombait de l'étagère tout en douceur.
Surprise et satisfaction intense. Elle avait réussi ! Le comment, elle le garderait pour elle. Ce soir, la chance lui avait clairement souri et avait récompensé ses efforts.
Une maison silencieuse, le froid des carreaux en contact direct avec la plante de ses pieds, la colère sourde qui occupait son esprit tout entier en réponse à l'injustice parentale.
Devant elle, la grande armoire de la cuisine. Sa mère voulait absolument "optimiser l'espace disponible" et les étagères montaient donc jusqu'au plafond. Ce n'était pas ça qui allait suffire à effacer son opiniâtreté enfantine.
Bientôt hissée sur une chaise, elle tendait vainement les bras. Pourquoi diable les enfants mettaient ils autant de temps à grandir ? La petite avait sondé la pièce dans la pénombre. Poser la chaise sur la table était de toute évidence LA solution mais, bouger le meuble allait réveiller tout le monde et alors, tous les efforts auraient été vains.
Quelques instants plus tard, toutes les chaises étaient empilées et l'escalade reprenait sur cette tour vacillante. Dans la tête de la petite, la voix maternelle résonna "Attention aux imprudents qui ne réfléchissent pas avant d'agir." Elle avait réfléchi non ? Oui, elle n'était donc pas réellement imprudente tentait elle de se persuader.
Le balai dans sa main gauche, perche de soutien, la rassurait un peu mais, il fallait le lâcher pour se redresser. La gamine se tendit avec lenteur et... non. Toujours trop court. Une colère sourde s'empara d'elle. Le monde était bien trop injuste. Elle faisait pourtant des efforts et, cette encyclopédie était à elle, rien qu'à elle, son cadeau d'anniversaire. La confisquer sous prétexte qu'elle avait lu une bonne partie de la nuit la veille... oui, demain il y avait école, et alors ? Est ce qu'elle n'apprenait pas en lisant ?
Ses pieds avaient retrouvé le sol. Elle devait effacer toute trace de sa tentative de réappropriation. En pestant, elle replaça les chaises, marmonnant tous les gros mots qu'elle connaissait. Son regard, lourd de colère se tourna une dernière fois vers le précieux ouvrage confisqué, au moment précis où, comme par magie, il tombait de l'étagère tout en douceur.
Surprise et satisfaction intense. Elle avait réussi ! Le comment, elle le garderait pour elle. Ce soir, la chance lui avait clairement souri et avait récompensé ses efforts.
#343663 -------- absence jusqu'au 6 juin
... ceux qui ne voyagent pas n'en lisent qu'une page.
... ceux qui ne voyagent pas n'en lisent qu'une page.
Que mettriez-vous dans votre Pensine ?
Une chaleur réconfortante vous enveloppe alors que le sol se matérialise lentement sous vos pieds. Sans doute vous faudra-t-il cligner plusieurs fois des yeux pour vous habituer à la semi-pénombre de l'étroite pièce qui vous accueille, éclairée seulement par la lumière jaunâtre de la lampe posée sur la table de chevet. L’air est imprégné de discrètes senteurs du bois des meubles et de la tisane d’orge. Et votre regard, une fois acclimaté à la luminosité ambiante, pourra flâner à travers la pièce et vous permettra de tirer la conclusion suivante : vous vous trouvez dans la chambre d’un appartement assez modeste et à la décoration épurée.
La silhouette qui se dessine devant vous, assise sur le rebord du lit, est celle d’une femme à la chevelure grisonnante qui vous tourne le dos. Vous pouvez vous approcher sans crainte, elle ne vous remarquera pas – et heureusement pour vous, puisque la vue de vos pieds chaussés dans son appartement lui aurait arraché un froncement de sourcil agacé. Quoi qu’il en soit, si vous décidez de vous avancer un peu plus dans sa direction, vous discernerez le son de sa voix, douce et chaude, alors qu’elle s’affaire à lire à voix haute – ou plutôt, à voix basse – le contenu du livre qu’elle tient entre ses mains où se profilent déjà de discrètes rides.
Vous remarquerez également que la sorcière n’est pas seule dans cette chambre : une paire de prunelles ambrées, brillantes d’une excitation enfantine, s’abreuve des mots de celle-ci avec passion. Peut-être ce visage à demi enfoui dans les draps vous est-il familier, malgré ses traits juvéniles et ses joues bien rebondies qui peuvent brouiller les pistes. Oui, ce petiot à l’ossature fine et saillante deviendra dans une bonne poignée d’années un dragonologiste que vous avez peut-être déjà croisé sur votre chemin, et le directeur d’une réserve de dragons dans un avenir encore plus lointain. Mais pour le moment, ce n’est qu’un enfant à la taille légèrement en-dessous de la moyenne de son âge et passionné par les histoires que lui raconte son aïeule.
En réalité, le récit ainsi que les échanges entre ces deux-là se font entièrement dans la langue du Pays du Matin Calme ; mais par souci de lisibilité, prenons la liberté d’admettre que par quelque miracle de la magie, il vous est possible de les comprendre… Aussi saisirez-vous bien assez vite que la lecture du jour est un conte issu du folklore de l'Extrême-Orient, ou plus précisément celui du pays natal de la plus âgée des deux. Et à en juger par l’intonation que prend la femme et les battements de cils frénétiques du garçon pour lutter contre le sommeil qui l’assaille en cet instant, vous devinerez sans mal que le récit touche à sa fin.
« …Et les enfants montèrent jusqu’au firmament : la sœur devint alors le Soleil, et le frère, la Lune, pour que jamais la nuit ne soit privée de la lumière de sa sœur.*
— Mais… C’est pas une fin heureuse s'ils ne peuvent plus se voir, non ? Parce que si la sœur dort pendant que son frère brille… Sans achever sa phrase, les joues de l’enfant se gonflent en une moue perplexe, le nez plissé.
— Ils pourront toujours se retrouver à chaque lever du jour et à chaque nuit tombée, tu ne penses pas ?
— C’est pas assez… souffle-t-il doucement d’une voix pâteuse. On peut lire une autre histoire, s’il te plait ? »
Un petit rire ébranle les épaules de l'asiatique, qui secoue négativement sa tête en posant le recueil de contes sur la table de chevet. Dans un geste aussi lent que délicat, elle se penche vers le visage de son petit-fils et chasse les mèches qui lui barrent le front pour y déposer un baiser.
« Temps pour nous de dormir ! Bonne nuit Hajun », lui souffle-t-elle avec douceur, arrachant un soupir frustré chez ce dernier.
D’un geste souple, la sud-coréenne récupère sa baguette – jusqu’alors posée sur la table de chevet – et éteint la lampe avant de ranger son catalyseur dans sa poche. La pièce plonge dans une obscurité que seule la faible lueur de la lune se déposant sur les rebords de la fenêtre semble perturber. Vous sentez le sol vibrer légèrement sous les pas feutrés de la sorcière qui s’arrêtent soudainement dans le boum sourd d'une chute. Il est aussitôt suivi par une brusque et éblouissante lumière qui inonde la chambre, révélant (si vous parvenez à ouvrir les yeux) la brune par terre et Kieran, effaré, qui se précipite dans sa direction. Mais malgré ce dernier qui se confond en questions affolées pour s’assurer que son aïeule va bien, le regard de celle-ci demeure fixé sur la lampe de chevet qui irradie une lumière presque aveuglante.
« Hajun, la lampe… parvient-elle enfin à prononcer. Tu l’as allumée. »
L’enfant la fixe un instant, assimilant une à une les informations avant d’écarquiller les yeux.
« Ça veut dire que je ne suis pas… »
Un Cracmol. La honte de la famille. Une infâme souillure de notre prestigieuse lignée qu’il faut dissimuler. Un incapable, la pire des déceptions qui soit. Tels sont les mots emplis de venin qui traversent l’esprit de l’anglais sans pouvoir franchir ses lèvres : ce sont ceux qu’on lui jetait au visage tous les jours, entre les murs froids de la résidence des Hawthorne.
« Que je suis un sorcier ? » complète-t-il enfin, la gorge nouée.
L’expression que vous lisez sur ses traits semble traduire l'implosion d’une myriade d'émotions à la fois : mais le soulagement qui paraît libérer ses épaules d’un énorme poids est de loin celle qui se lit le plus facilement. La quasi-sexagénaire, elle, se redresse et s'approche pour le serrer dans ses bras : et c’est seulement une fois le visage blotti contre l'épaule de son aïeule que l’enfant se laisse éclater en sanglots, entrecoupés par des balbutiements inintelligibles dont vous ne saisissez que des bribes, telles que « sorcier » ou « mère ». Mais vous n’avez guère le temps de vous y attarder davantage : les murs de la pièce s'évaporent autour de vous, le sol se dérobe sous vos pieds et la lumière se dissout, laissant place à une obscurité totale qui vous engloutit à nouveau. Un vertige vous emporte avant de vous recracher sur la pierre froide, devant la Pensine, la chaleur de l'appartement toujours sur votre peau.
La silhouette qui se dessine devant vous, assise sur le rebord du lit, est celle d’une femme à la chevelure grisonnante qui vous tourne le dos. Vous pouvez vous approcher sans crainte, elle ne vous remarquera pas – et heureusement pour vous, puisque la vue de vos pieds chaussés dans son appartement lui aurait arraché un froncement de sourcil agacé. Quoi qu’il en soit, si vous décidez de vous avancer un peu plus dans sa direction, vous discernerez le son de sa voix, douce et chaude, alors qu’elle s’affaire à lire à voix haute – ou plutôt, à voix basse – le contenu du livre qu’elle tient entre ses mains où se profilent déjà de discrètes rides.
Vous remarquerez également que la sorcière n’est pas seule dans cette chambre : une paire de prunelles ambrées, brillantes d’une excitation enfantine, s’abreuve des mots de celle-ci avec passion. Peut-être ce visage à demi enfoui dans les draps vous est-il familier, malgré ses traits juvéniles et ses joues bien rebondies qui peuvent brouiller les pistes. Oui, ce petiot à l’ossature fine et saillante deviendra dans une bonne poignée d’années un dragonologiste que vous avez peut-être déjà croisé sur votre chemin, et le directeur d’une réserve de dragons dans un avenir encore plus lointain. Mais pour le moment, ce n’est qu’un enfant à la taille légèrement en-dessous de la moyenne de son âge et passionné par les histoires que lui raconte son aïeule.
En réalité, le récit ainsi que les échanges entre ces deux-là se font entièrement dans la langue du Pays du Matin Calme ; mais par souci de lisibilité, prenons la liberté d’admettre que par quelque miracle de la magie, il vous est possible de les comprendre… Aussi saisirez-vous bien assez vite que la lecture du jour est un conte issu du folklore de l'Extrême-Orient, ou plus précisément celui du pays natal de la plus âgée des deux. Et à en juger par l’intonation que prend la femme et les battements de cils frénétiques du garçon pour lutter contre le sommeil qui l’assaille en cet instant, vous devinerez sans mal que le récit touche à sa fin.
« …Et les enfants montèrent jusqu’au firmament : la sœur devint alors le Soleil, et le frère, la Lune, pour que jamais la nuit ne soit privée de la lumière de sa sœur.*
— Mais… C’est pas une fin heureuse s'ils ne peuvent plus se voir, non ? Parce que si la sœur dort pendant que son frère brille… Sans achever sa phrase, les joues de l’enfant se gonflent en une moue perplexe, le nez plissé.
— Ils pourront toujours se retrouver à chaque lever du jour et à chaque nuit tombée, tu ne penses pas ?
— C’est pas assez… souffle-t-il doucement d’une voix pâteuse. On peut lire une autre histoire, s’il te plait ? »
Un petit rire ébranle les épaules de l'asiatique, qui secoue négativement sa tête en posant le recueil de contes sur la table de chevet. Dans un geste aussi lent que délicat, elle se penche vers le visage de son petit-fils et chasse les mèches qui lui barrent le front pour y déposer un baiser.
« Temps pour nous de dormir ! Bonne nuit Hajun », lui souffle-t-elle avec douceur, arrachant un soupir frustré chez ce dernier.
D’un geste souple, la sud-coréenne récupère sa baguette – jusqu’alors posée sur la table de chevet – et éteint la lampe avant de ranger son catalyseur dans sa poche. La pièce plonge dans une obscurité que seule la faible lueur de la lune se déposant sur les rebords de la fenêtre semble perturber. Vous sentez le sol vibrer légèrement sous les pas feutrés de la sorcière qui s’arrêtent soudainement dans le boum sourd d'une chute. Il est aussitôt suivi par une brusque et éblouissante lumière qui inonde la chambre, révélant (si vous parvenez à ouvrir les yeux) la brune par terre et Kieran, effaré, qui se précipite dans sa direction. Mais malgré ce dernier qui se confond en questions affolées pour s’assurer que son aïeule va bien, le regard de celle-ci demeure fixé sur la lampe de chevet qui irradie une lumière presque aveuglante.
« Hajun, la lampe… parvient-elle enfin à prononcer. Tu l’as allumée. »
L’enfant la fixe un instant, assimilant une à une les informations avant d’écarquiller les yeux.
« Ça veut dire que je ne suis pas… »
Un Cracmol. La honte de la famille. Une infâme souillure de notre prestigieuse lignée qu’il faut dissimuler. Un incapable, la pire des déceptions qui soit. Tels sont les mots emplis de venin qui traversent l’esprit de l’anglais sans pouvoir franchir ses lèvres : ce sont ceux qu’on lui jetait au visage tous les jours, entre les murs froids de la résidence des Hawthorne.
« Que je suis un sorcier ? » complète-t-il enfin, la gorge nouée.
L’expression que vous lisez sur ses traits semble traduire l'implosion d’une myriade d'émotions à la fois : mais le soulagement qui paraît libérer ses épaules d’un énorme poids est de loin celle qui se lit le plus facilement. La quasi-sexagénaire, elle, se redresse et s'approche pour le serrer dans ses bras : et c’est seulement une fois le visage blotti contre l'épaule de son aïeule que l’enfant se laisse éclater en sanglots, entrecoupés par des balbutiements inintelligibles dont vous ne saisissez que des bribes, telles que « sorcier » ou « mère ». Mais vous n’avez guère le temps de vous y attarder davantage : les murs de la pièce s'évaporent autour de vous, le sol se dérobe sous vos pieds et la lumière se dissout, laissant place à une obscurité totale qui vous engloutit à nouveau. Un vertige vous emporte avant de vous recracher sur la pierre froide, devant la Pensine, la chaleur de l'appartement toujours sur votre peau.
1071 mots (de l'abus total, oui oui)
*Issu du conte Frère Lune et soeur Soleil ; n'ayant pas accès au livre et ne trouvant pas de traduction potable sur Internet, je me suis improvisé une phrase de clôture.
PNJ actif : Haeyeon Moon
*Issu du conte Frère Lune et soeur Soleil ; n'ayant pas accès au livre et ne trouvant pas de traduction potable sur Internet, je me suis improvisé une phrase de clôture.
PNJ actif : Haeyeon Moon
Que mettriez-vous dans votre Pensine ?
2045

Quel est ce souvenir dont ton esprit raffole ? Celui que tu pourrais voir et revoir jusqu’à la fin des temps ? Celui que tu voudrais, plus que tout au monde, déposer au fond d’une pensine, pour t’y plonger un jour où la lumière manquerait ?
C’est un matin. Tu es petite, encore. Tes pieds ne touchent pas le sol quand tu t’assois sur la chaise de la cuisine. Et dehors, le vent passe entre les feuilles du jasmin, secoue doucement les fleurs blanches, comme s’il voulait les réveiller. Tu entends sa voix avant de la voir.
Ta grand-mère entre, pieds nus sur les carreaux froids, le panier en osier dans les mains. Le même panier depuis toujours, un peu tordu. Chaque matin, elle va cueillir les fleurs de jasmin avant que le soleil ne soit trop haut. C’est son rituel à elle, sa manière de dire bonjour au monde. Tu la regardes faire sans parler.
Elle pose le panier sur la table. Les fleurs roulent, certaines tombent, les pétales s’éparpillent. Tu tends la main. Elle te laisse faire. Tes doigts effleurent le blanc, la tige verte humide. Le parfum est partout. Il t’enveloppe. Tu respires lentement, parce que tu as peur d’en perdre une miette.
- Regarde, dit-elle, en pinçant une fleur entre ses doigts. C’est pour ça qu’il faut se lever tôt. Le jasmin n’a plus la même odeur une fois le soleil levé.
Tu hoches la tête. Tu ne comprends pas tout, mais tu sais que ce qu’elle dit est vrai, comme toutes les choses qu’elle dit. Il y a quelque chose dans sa voix qui ressemble à la vérité, cette vérité douce et triste des gens qui ont beaucoup aimé.
Elle s’assoit sur le lit, près de la fenêtre, là où la lumière tombe. Elle ouvre doucement le corset posé sur la chaise. Tu la regardes faire. Ses gestes sont lents. Elle glisse quelques fleurs contre le tissu, à la hauteur de sa poitrine. Une, deux, trois. Parfois quatre. Pas plus.
Tu te demandes pourquoi, et elle te répond :
- Pour sentir bon, pour que la journée commence bien. Et puis… le parfum reste un peu avec moi, même quand les fleurs fanent.
Tu ne dis rien.
Tu t’approches d’elle. Tu veux l’aider. Elle rit doucement. Ce rire-là, tu pourrais le reconnaître entre mille, même des années plus tard.
- Doucement, ma chérie. Si tu les presses trop, elles s’abîment.
Tu retiens ton souffle. Tu fais attention. Tu veux bien faire, tu veux que ça dure.
Et le matin continue. Parfois elle te raconte une histoire... celle d’un oiseau qui oubliait toujours son chant, ou d’un arbre qui voulait toucher la lune. Tu l’écoutes, la tête posée sur son bras, et tout te semble infini. Tu ne sais pas encore que rien ne l’est.
Quand elle se lève, un peu plus tard, le parfum du jasmin la suit. Il s’accroche à elle comme un souvenir qui refuse de partir. Tu la regardes marcher dans la maison, et tu te dis que c’est ça. Juste ça : la trace invisible laissée par ceux qu’on aime.
Plus tard encore, vous sortez ensemble. Le jardin est minuscule mais tu le trouves immense. Tu marches derrière elle. Elle t’apprend à cueillir sans blesser la plante. Tu fais comme elle, tu veux faire pareil.
Elle te parle d’avant, d’un temps où elle-même était petite. Sa voix tremble un peu, parfois. Pas de tristesse. Tu ne comprends pas encore la différence. Pour toi, tout ce qui tremble est triste.
Tu la regardes longtemps, ce matin-là. Le soleil s’accroche dans ses cheveux, dans les rides autour de ses yeux, et tu penses, sans le savoir, que c’est peut-être ça, le plus beau des sorts : vieillir sans perdre la lumière.
Le soir, tu dors avec une fleur sous ton oreiller. Tu veux garder son odeur, la sienne, l’air du jardin, le bruit des tasses en porcelaine. Tu veux tout garder. Tout. Comme si ça pouvait suffire.
Mais les jours passent, et les fleurs sèchent. Elles deviennent fines et brunes, presque du papier. Tu les gardes quand même. Dans un petit coffret. Tu dis que c’est ton trésor. Et tu le crois.
Les années suivantes, tu comprendras qu’il n’y a pas de coffret assez grand pour tout garder. Que tout s’efface, doucement, même quand on le serre très fort. Mais cette odeur-là, celle du jasmin contre le tissu de sa peau, elle revient parfois. Sans prévenir. Un jour d’été, au détour d’un couloir, dans la main d’une inconnue. Et tout revient.
La lumière. Les fleurs. Le rire. Et cette sensation étrange.
Tu réalises que ce souvenir n’a pas disparu.
Et quand tu fermes les yeux, tu la revois. Le panier d’osier. Les fleurs qui roulent sur la table. Ses mains tremblantes. La douceur dans ses yeux quand elle te regarde.
Tu ne pleures pas vraiment. Tu laisses juste le souvenir respirer. Comme un parfum revenu du fond du monde.
Et dans cette lumière qui ne t’appartient plus tout à fait, tu comprends.
Que les fleurs qu’elle glissait chaque matin dans son corset n’étaient pas là pour sentir bon.
Elles étaient là pour se souvenir.
Helen Brooke, PNJ actif
Merci à une amie pour la métaphore
| Gryffonami 2025 | Agatha à chaque fois | Pitit Pingouin | +30000 PPs auprès de Miya hehe | Elam, mon Pouffy préféré | en compagnie d'Elou dans ce Royaume, derrière les portes de la Mort | p'tite crevette d'Elam |
Que mettriez-vous dans votre Pensine ?
Allongée dans son lit, Neytiri remue sur sa droite puis se retourne sur son flanc gauche. Ça ne sert à rien de se lever, elle l'a déjà fait trois fois. La première fois c'était pour une soif, simple prétexte pour la faire se lever et pour se dégourdir les jambes. La deuxième fois, après une bonne quinzaine de minutes à attendre, une envie pressante l'avait fait sortir de son lit. Et enfin la troisième fois c'était simplement parce que Noisette était tombée par terre et qu'elle n'avait pas vraiment envie de se tordre le bras pour rattraper sa peluche égarée.
La voilà donc à fixer le plafond après un mauvais rêve, loin de ses parents. La deuxième année ne commençait pas vraiment comme espérer. C'est pas que ça se passait mal juste que ce n'était pas non plus le conte de fée qu'on lui avait vendu pour la rassurer. Alors après son mauvais rêve, elle n'arrivait plus à trouver le sommeil. Elle aurait bien aimé une poudra magique qu'on lui souffle sur le visage pour que ses paupières deviennent instantanément lourdes… Mais apparemment ça n'existait pas ! Ou alors elle n'avait pas réussi à s'en procurer.
Fixant donc ces planches de bois qui formaient le toit du dortoir, Neytiri fouillait dans ses souvenirs pour y trouver une quelconque méthode utile pour s'endormir. On pouvait déjà oublié celui de compter les moutons ! C'est absolument redondant et en plus ça marche pas du tout. Je suis pas là pour faire de l'apprentissage de maths ! Détendre ses muscles aussi ça marche pas. Comment on fait s'ils sont tout le temps crispé ? Pour ça non plus, il n'y a pas de remède magique. La respiration ? Neytiri n'était pas assez "zen" pour ça. Ou en tout cas c'est ce que lui avait sorti son meilleur ami Aaron. Tiens, ça fait un moment qu'elle ne l'avait pas croisé dans les couloirs ! C'était plutôt étrange… Ses pensées divaguèrent vers sa maison et plus particulièrement sa maman. Elle lui disait parfois de penser à son souvenir le plus heureux, celui qui la plongerait dans un super état, parfait pour s'endormir ! Et c'est ce qu'elle fit…
Bon ce ne fut pas aussi immédiat ! Faut pas rêver, ça prend du temps de trouver LE bon souvenir…
Mais bon, ça c'est du passé, juste avant qu'il parte et que Neytiri n'ai plus de nouvelles de lui pendant des années… Il est revenu maintenant mais c'est plutôt bizarre, pas comme avant. La fillette se remet en position pour dormir. Généralement, un petit chocolat chaud blotti dans les bras de sa maman l'apaise pour mieux dormir mais là plus besoin. Le sommeil la gagne tout seul alors la suite de l'histoire, ce sera pour une prochaine fois…On est dans le jardin. C'est le printemps, il commence à faire chaud. Les fleurs ondulent sous le vent, répandant leur parfum et leur pollen qui nous agressent le nez. Oui "NOUS". Je cours dans les chants, main dans la main avec Aaron. À notre poursuite, Alita tente de nous attraper, nous criant dessus parce qu'on court trop vite pour elle. Et je rigole tellement que j'en ai mal au ventre. Un peu plus long, adossé à un grand arbre, papa et maman nous regarde avec un sourire sur le visage. Dans leurs bras, dort bébé Connor. Ça fait pas longtemps qu'il est là, juste quelques mois.
Pour fêter l'arrivée du printemps mais aussi parce que la première fois qu'Aaron voit officiellement mon petit frère, mes parents ont décidé d'organiser un pique-nique dans un champ à côté de la maison. On a mangé pleins de bonnes choses ! (Surtout du chocolat pour Alita en fait !) Et après il nous on dit d'aller jouer pour pas déranger la sieste du bébé alors voilà on joue !
À force de courir, j'ai un point de côté qui se forme. Je m'essouffle, j'aimerais me poser mais Aaron me tire alors mes jambes continuent à me porter toute seule et je ne peux m'empêcher de rigoler. Même quand je trébuche et qu'on s'écrase au sol, la tête la première dans la terre. Pris lui aussi d'un fou rire, il s'arrête de temps en temps pour me dire que je sais pas poser un pied devant l'autre et se moquer de moi. Forcément, ma petite sœur nous rattrape et me saute dessus l'air triomphant.
Je la regarde d'un air mauvais puis la fais rouler dans l'herbe et en la bombarde de chatouilles. Aaron vient alors m'aider et je lui lance un regard méfiant, n'oubliant pas ses dernières paroles et décide alors de me venger de lui en l'attaquant. C'est mon meilleur ami, on est quasi-inséparables. Quand je ne suis pas à l'école ou à la maison, je passe tout mon temps en sa présence. Je pense même que je l'apprécie beaucoup. Mes copines m'ont raconté les histoires de bisous et de câlins de leurs grandes sœurs avec leurs copains… Bon en fait, en y pensant ce serait un peu bizarre de faire ça avec lui ! Mais tout le reste, les balades, les jeux, les promenades je veux bien ! Parfois, quand il me prend la main naturellement, j'ai les joues qui se réchauffent mais c'est pas vraiment un amoureux, juste mon meilleur meilleur ami.
Après notre session chatouille, je m'allonge juste sur le dos pour regarder les petits nuages dans le ciel. Il y en a pleins avec des formes supers chouettes ! Alita vient me faire un câlin (un vrai cette fois) et commente les petite formes qu'elle voit. J'ai presque envie de rigoler parce que quand elle voit un canard, je vois plutôt un éléphant mais c'est chouette. Aaron se met de mon autre côté et m'attrape la main. Là encore, j'ai l'impression que mon cœur s'emballe un peu et que je ne contrôle plus mes émotions. Heureusement qu'il pouffe aussi face aux commentaires de ma petite sœur, créant une petite diversion dans mes pensées alors que je lui refile un coup de coude pour qu'il soit plus discret. J'adore les moments comme ça. Si je devais un revivre un tous les jours, ce serait forcément celui-là.
1029 mots
Reducio
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2 PTS ♦ Placer les mots "souvenir, passé, émotions, apprentissage" dans un même post RP.
4 PTS ♦ Écrire sur une scène du passé de votre personnage, antérieure à son arrivée à Poudlard.
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