13 janv. 2026, 21:10
Bal Table h. | Ursa Major II
31 décembre 2050
Place Armand Malefoy
PNJ - Alicia Wells


Il est à l'aise. Plus qu'à l'aise, même—c'est comme si cet endroit, ce genre d'événements, sont ses domaines, comme s'il n'éprouve aucune difficulté à converser, à faire plus que ça même, avec de purs inconnus. Je n'ai pas l'habitude—plus l'habitude serait plus adapté. Ma vie est devenue emplie de coton et de douceurs depuis mon retour à Londres et j'ai eu la chance—est-ce une chance ?— de fréquenter peu de personnes si ouvertement confiantes, qui ne me laissent que peu de temps pour trouver où placer mes pas lors de cette danse indiscrète et invisible.

Je deviens fou. Mes yeux suivent le creux de son cou, là où ses tatouages se rejoignent. J'évite de justesse une grimace, non pas à cause de l'emplacement, ni même à cause de l'artiste, mais à cause de la douleur inévitable que ça à du être que de se faire tatouer là. Inconsciemment, en tout cas jusqu'à ce que mes doigts touchent ma peau, j'effleure ma mâchoire.

Il m'est difficile de voir la source de leur intérêt partagé, donc je m'amuse à regarder le reste de la salle. Il est impossible de décider d'un gagnant dans ce concours silencieux de tissus et d'étoiles, mais certaines tenues m'interpellent. Un enfant, à peine plus haut que trois pommes, porte un costume rond et rocheux et un sourire amusé joue avec mes lèvres alors que je l'observe se dandiner aux côtés d'une étoile jaune. Les sorciers ne cesseront jamais de m'impressionner, bien que je fasse partie de ce peuple si particulier. La voix de Christopher me ramène à la table et j'observe Ivanovna, la pauvre jeune fille raidie par les propos de l'homme, refermée tel un coquillage.

Je tapote la table d'un doigt. Est-ce qu'Adélaïde nous rejoindra ? Et ce fameux cinquième nom, se montrera-t-il ?

« Tout le monde est particulièrement splendide ce soir », je dis doucement. Ce n'est pas un mensonge, bien que certains choix vestimentaires me laissent avec un rire enfoui dans la gorge, rire que j'aimerais à tout prix partager avec Miya, qui comprendra sans aucun doute la source de mon amusement. Il est dur d'empêcher mes rouges de prendre une teinte légèrement rosée, et comme d'habitude, je fais le choix bien conscient d'attribuer cet état à l'alcool et non au comportement de l'homme qui se tient en face de moi. Le cœur battant plus vite qu'il ne le devrait, mon regard se perd dans la foule, à défaut de se perdre dans celui de Christopher. « Tous les trois, bien sûr. » Ma voix se fait trop grave. « Adélaïde, celle qui doit normalement s'asseoir ici— », je fais un geste vers la chaise la plus proche de la mienne, « —est une amie. Je pense que vous pourrez l'apprécier, Ivanovna. Elle est douce et est passionnée par les astres. » Mon sourire se veut accueillant, réchauffant, le même genre de sourire que je lançai à Alicia quand elle devenait têtue et vilaine. Bien qu'Ivanovna ne soit pas têtue, ni vilaine, j'imagine qu'il doit être encore plus difficile de se tenir loin de ses amis quand on est si jeune. J'étais inconsolable quand Miya devait nous quitter chaque fin de week-end et retourner à ses études. « Nous pourrons échanger de places, si vous le souhaitez. Vous serez assez proches pour discuter. » Loin de cet homme si dénudé de tact.

Mon attention à nouveau portée sur Christopher, un léger rire m'échappe. « Mes amis sont inoubliables, cher Christopher, mais j'apprécie le geste. N'avez-vous pas prévu de rejoindre votre ami et sa sœur, plus tard ce soir ? Je pense danser, personnellement. Avec autant de personnes que possible—cela fait si longtemps que je n'ai pas dansé, et vous ? » J'essaie de masquer mon anxiété grandissante, celle qui menace de me faire rougir à chaque léger sous-entendu, à chaque regard trop profond. Elle se manifeste néanmoins dans la rigidité de mes épaules, que je tente de combattre, et dans mon regard fuyant celui de l'homme. Peut-être pourrions-nous danser, pour dissiper ce sentiment si étrange qui règne.

Je regarde Ivanovna pour dissiper ces idées si curieuses. Il est vrai que je ne reverrai sûrement personne au delà de cette soirée. Je peux donc danser avec qui bon me semble. Peut-être pourrais-je entraîner Christopher sur la piste après avoir parlé à Miya de cette soudaine envie que j'ai de bouger. Une question sur le bout des lèvres pour la blonde, inachevée par le doux ton d'une voix.

Je relève la tête. Une femme se tient debout, charmante et accueillante, et un sourire se place sur mon visage. Je lève mon verre vide, copiant son geste, amusé. « Alden Wells, enchanté, Maxine », je réponds. « Notre petit groupe se complète, au fur et à mesure. Vous êtes remarquablement bien habillée. » Cette troupe se fait fort agréable et je suis rassuré. Je n'aurais pas tenu très longtemps si j'avais été contraint de dîner avec des personnes infâmes.

@Ivanovna Gunnray, @Christopher Hangoover, @Maxine Tremblay

Vétérinomage aux Hébrides (12.50) | #6b5884

14 janv. 2026, 14:32
Bal Table h. | Ursa Major II
Coudes plantés sur la table, tête tournée vers Ivanovna, il s'attendait à une réaction banale : un sourire, un rire et on lance un regard aux deux hommes et on promet à Alden une soirée mémorable. Et lui, Christopher, aurait pu confirmer en plongeant ses yeux dans ceux de l’homme : « mémorable » aurait-il répété avec un petit sourire en coin. Mais voilà, ça, c'est ce qui lui aurait fait. Il se rappelle avec un petit temps de retard que cette fille n'est pas lui et qu'elle n'a aucune raison de réagir avec assurance. D'ailleurs, elle ne va pas réagir du tout. Toute crispée, toute figée, la seule chose qu'elle fait c'est sourire. Là, Christopher se dit merde, je l'ai braquée. Ce ne serait pas la première fois. Combien en a-t-il vexé de gens avec son comportement un peu trop confiant, un peu trop amical ? Il n'aurait peut-être pas dû présumer qu'Alice pourrait lui plaire. Ou alors... Ou alors il avait raison et elle se braque parce qu'elle ne se l'avoue pas. Mais c'est évident ! Par Morgane, mais bien sûr, tout devient plus clair ! Rassuré d'avoir compris, mais pas moins dérangé de l'avoir mise mal à l'aise alors qu'il souhaitait seulement l'intégrer à la conversation, Christopher soutient son regard suffisamment longtemps pour qu'elle ne puisse pas manquer le gentil petit visage qu'il lui offre, comme une excuse silencieuse. Il aimerait bien dire « j'ai dépassé les bornes, je ne recommencerai pas », mais il ne peut pas faire une telle promesse, il le sait.

Christopher ramène donc son regard sur Alden qui parle d'une voix qui pourrait apaiser la plus terrible des colères du plus terrible des hommes. Il dit tout le monde est splendide ce soir, comme s'il craignait que quelqu'un puisse les entendre et se vexer de ne point être complimenté. Cela fait sourire Christopher car il trouve que c'est adorable, même si c'est particulièrement faux : tout le monde n'est pas splendide, non. Il y a ceux qui sont venus dans des tenues de moindre qualité que l'on ne pourrait qualifier de splendide, ceux qui portent leur robe comme ils porteraient un sac poubelle et ceux qui n'ont tout simplement pas le moindre goût vestimentaire. Mais il trouve adorable qu'Alden aux yeux fuyants, qu'Alden qui ne veut pas garder ses pupilles trop longtemps dans les siennes puisse vouloir protéger tout le monde.

La paume appuyée sous le menton, les doigts devant la bouche, Christopher camoufle sous sourire amusé derrière ses phalanges lorsque l'homme répète tous les trois sans le regarder, ce qui en raconte bien plus qu'il n’en dit en réalité. Il suit du regard la chaise qui est désignée et coule un regard amusé, un sourcil arqué que le front, vers Alden. Il a connu une Adélaïde, lui aussi, fort charmante — le hasard serait si taquin de les rassembler ce soir après la mémorable soirée qu'ils ont passé ensemble en septembre dernier, Christopher n'y croit guère. Il retient cependant sa réplique puisqu'Alden offre sa gentillesse à Ivanovna. Impossible cependant de retenir le petit rire qui lui secoue les épaules lorsqu'il lui fait la proposition d’échanger de place. Est-ce par politesse qu’Alden lui propose ce changement, dans une tentative peu discrète de l'éloigner de lui, ou l’a-t-il fait dans le secret espoir de pouvoir s’asseoir près de lui ?

Christopher se tourne à son tour vers la jeune femme à laquelle il a épargné son regard pour ne pas la brusquer davantage.

« Je vous ai gênée, affirme-t-il avec un sourire d’excuse. Je ne vous en voudrais pas si vous souhaitez vous éloigner de moi. »

Surtout si cela rapproche cet Alden de lui. Avec sa façon de détourner les yeux, il ne pensait pas qu’il ferait une telle proposition. Mais peut-être n’a-t-il tout simplement pas conscience de ce qu'un changement de place va provoquer. Christopher pianote des doigts sur le haut de sa lèvre lorsque le sujet de la danse est évoqué ; un picotement s'éveille sur le haut de ses épaules et glisse dans son dos. Son regard soutient celui d’Alden durant quelques secondes avant qu’il ouvre la bouche. A-t-il bien compris ce qu’il vient d'entendre ?

« Je les rejoindrai plus tard, confirme-t-il en baissant sa main pour libérer sa bouche. J’ai quelques danses à offrir. La dernière fois que j’ai dansé, c'était sur une musique bien plus… Agitée que celles qu’il y aura ce soir, confie-t-il avec un sourire amusé. Mais je ne suis pas rouillé. »

Son sourire s’agrandit. Son regard s'échappe des yeux d’Alden pour couler le long de son visage et de ses cheveux.

« Je n’ai pas peur des danseurs maladroits. »

L'affirmation tombe de nulle part. Les joues de Christopher se creusent de son amusement.

« Puisque vous voulez danser avec autant de personnes possibles, vous me réserverez bien une danse ? »

S'il n’y avait eu aucune interruption, sans doute aurait-il pu avoir le plaisir de découvrir une nouvelle rougeur sur les joues d’Alden qu'il aurait pu mettre sur le dos de la chaleur agréable qui règne dans la salle. Mais dès l’apparition de la nouvelle venue, Christopher penche la tête pour la regarder et lui offrir un sourire de bienvenue, qui fait écho à la douceur avec laquelle Alden l’accueille et qui étire le sourire de Christopher qui coule un regard dans sa direction.

« Enchanté, Maxine. J'apprécie l'audace de votre tenue ! Christopher, » se présente-t-il en penchant le menton.

À son tour il attrape un verre qu'il intime de se remplir d'un Manhattan et le lève d'abord en direction de Maxine à laquelle il sourit, puis d'Alden dont la vision lui fait doucement plisser les yeux et pencher la tête sur le côté, puis vers Ivanovna à qui il fait une petite grimace, comme pour dire : vous me pardonnez ?

« Profitons de ce repas avant qu'il soit l'heure de danser ! » s'exclame-t-il, non sans couler en direction d'Alden un regard entendu.

En penchant la tête pour avaler une gorgée de son cocktail, Christopher en profite pour regarder de l'autre côté de la pièce pour apercevoir Alice. Plus tard, peut-être lui confiera-t-il tous les compliments qui ont fusé à son propos et il lui confiera qu'il connait une jeune femme qui n'est pas insensible à ses charmes, absolument persuadé que la simple idée qu'une femme puisse avoir un tel intérêt pour elle la gênera au possible.

Lutin en cuir le plus stylé du Pitiponk
« Sa vie professionnelle est une fête qui s'arrête jamais » - LLOYD RIVER

14 janv. 2026, 16:37
Bal Table h. | Ursa Major II
- Ivanovna,

Je trinque avec cette femme, constatant que les astres m’ont totalement emmenée dans une galaxie d’un autre âge. Je fais tache.
A vrai dire, je ne les écoute pas tout à fait. Ma première concentration est d’empêcher quiconque de mettre de l’alcool dans mon verre. J’ai même demandé à un serveur que l’on m'apporte un thé, au jasmin. Comme me disait Nanny, ma grand-mère, « les enfants doivent écouter les grandes personnes, ne pas les interrompre ». J’applique son précepte à la lettre. J’écoute les grands. Et n’ai absolument rien à dire d’intéressant à leurs yeux. Il est préférable de passer pour une renfrognée piquée au vif à la première contrariété. Ce n’est pas le cas, mon silence marque juste ma désapprobation. Je ne vois pas pourquoi je mérite si peu de considération et n’ai pas l’intention de justifier quoique ce soit. Je les respecte, évitant par mes silences une confrontation déplaisante…

Je n’aurais pas le culot de prétendre que ma conversation puisse être plus agréable. En fait, je sèche. Et personne ne m’a appris l’art de trouver un sujet prompt à combler le vide d’une soirée mal engagée. J’observe néanmoins et apprécie les efforts, entre autres de cette femme à l’accent marqué. Je n’ai jamais été douée aux échecs mais je sais lire une partie. Et ce soir, c’est juste un théâtre, un peu différent du soir du solstice ou des soirées étudiantes. Ces mondanités malveillantes m'écoeurent. Je me dis que je suis mal tombée. J’avoue, je continue de ne pas avoir envie de faire l’effort. D’autant que leurs motivations dans cette soirée ne sont pas les miennes. Autant les laisser entre hommes. Je ne représente rien, suis vide de tout intérêt. Alors parler de moi à cette femme… Et si je lui demandais ce qu’elle fait dans la vie, je passerais pour une gourde sans la moindre créativité conversationnelle. Non, décidément le silence est mon seul chemin.

@Alden Wells, @Adélaïde Brennen, @Maxine Tremblay, @Christopher Hangoover

Reducio
Edit : oh, la tache fait des taches sur sa tâche, ou comment se tuer à la tache ^^ ,dsl phote d'aurtograf, my bad, corrigée... dsl

16 janv. 2026, 17:38
Bal Table h. | Ursa Major II
31 décembre 2050
Place Armand Malefoy
PNJ - Alicia Wells


C'est comme si, avec ses yeux si pétillants d'espièglerie, il arrivait à me lire. Mes intentions sont affichées, posées à plat sur la table, et je me retrouve purement intéressé par mon verre si vide. Je ne peux pas résister—de quelques mots faiblement prononcés m'échappent, je me commande de quoi boire, un cocktail avec alcool aux tons fruités et à la couleur vive. Quelques glaçons nagent dans le liquide et je les fais tourner d'un geste distrait avec ma paille, avant de l'amener à mes lèvres. Ivanovna n'a toujours pas l'air intéressée par la conversation—est-ce de la déception que je ressens ? C'est flou et serré dans ma poitrine, donc je me laisse glisser dans le doux entre-deux que me procure ma boisson, avant de poser mon regard sur Chris.

« Nous sommes à un bal, après tout », je taquine d'un sourire étiré. Est-il adepte de la Fausse Danse ? Des tons effrénés du cabaret ? Je n'en serais pas étonné—mon imagination demande peu, et il m'est facile de le voir au sein d'un amas affolé de danseurs et de personnes, un chanteur hurlant à la mort sur la scène. Tout comme son nom, ce contexte semble lui aller d'une manière bien plus instinctive que celle du bal. Nous aurions été de grands amis, si nous nous étions rencontrés plus jeunes, de ça j'en suis sûr.

Qu'il me déroute. Je lui lance un sourire, mi-amusé et mi-rieur. « Qui a dit que je suis maladroit, cher Christopher ? Je suis adepte des danses futiles de cuisine, ne me méprenez pas », j'ajoute. Je ne peux pas compter le nombre de fois où j'ai entraîné Miya dans des danses sans sens, en plein milieu de ma cuisine, les carreaux froids sous nos pieds, de douces odeurs de plats bouillonnants sur le gaz. Je ne compte pas non plus les centaines de danses partagées avec ma mère, avec ma soeur—ma soeur, où est-elle ? Mon regard vagabonde à nouveau et je la cherche dans cette pièce si vague. Je n'arrive pas à entendre le ton de sa voix, ni à voir le noir de sa robe, mais j'ose espérer qu'elle se tient proche de ses amis, et loin des embrouilles, bien que ce soit fort à espérer.

« Profitons », j'acquiesce, accompagnant le mot d'un hochement de tête léger. Christopher semble chercher quelqu'un, tout comme je l'ai fait, et ça m'amuse—nous sommes bien ici, ensemble, mais nos esprits vagabondent vers nos plus proches. J'imagine qu'Ivanovna se presse de finir ce repas, qui n'a pas encore commencé, pour retrouver ses connaissances, et je fais de même, bien que le repas m'intéresse tout autant. Je fais un tour de table, observant chaque visage, puis, avec un petit sourire, je pose mon verre devant moi. « Faisons connaissance ? » je propose. « Je commence. Je suis employé à la Réserve des Hébrides depuis peu, en tant que vétérinomage. Je vous laisse deviner la maison que j'appelais la mienne à Poudlard, bien que je doute que ce soit difficile. Vous ? » Un élan de curiosité, une recherche de lien humain, je ne sais pas, mais j'aimerais en connaître plus sur ces étrangers assis de part et d'autre de la table. Mes yeux se posent sur Christopher, un défi silencieux—peut-être que s'il devine correctement, je lui offrirai une danse plus tard, après le diner, lorsque nous aurons mangé et que nous serons tous agréablement légers de nos boissons. Quand nos décisions ne voudront rien dire, quand la vie en dehors de cette bulle s'effacera, quand nous oublierons tout le lendemain venu.

@Ivanovna Gunnray, @Christopher Hangoover, @Maxine Tremblay

Vétérinomage aux Hébrides (12.50) | #6b5884

16 janv. 2026, 18:20
Bal Table h. | Ursa Major II
Reducio
[Constatant une certaine élasticité dans la chronologie si l’on met en parallèle les différents lieux de la soirée, je me permets de répondre ici. Par une gymnastique contorsionniste, je vais faire en sorte de conserver une cohérence d’ensemble, fondée sur une expérience de la mauvaise foi propre à tous les bons MJs...Voyez cela comme un preuve de ce que mon hibou disait.]


Dans la vie, il faut parfois savoir faire un effort. Et puis, ce Monsieur ne semble pas si mal intentionné. Après tout, il s'occupe de la santé de grosses bêtes, il a au moins ce courage-là ! Je regarde Alden et lui réponds :

- Moi aussi j’aimerais un jour soigner les êtres. Enfin… je suis des études à l’Institut de Médicomagie et des Sciences Magiques. Je serai un jour experte en anti-poison. Je peux déjà en aider certains en cas de soirée trop arrosée !

Je souris sans la moindre malice, quoique... Il est certaines fois pratique d’avoir créé des petites choses que la vie aime à rendre fort utiles. Ce n’est sans doute pas le seul remède de grand-mère contre l’abus de substances alcooliques mais j’avoue ne pas regretter avoir été à ce point malade un soir d’abus. J’en aurai au moins retiré la création d'une petite potion appréciée de tous. Les Colville m’ont chaleureusement remerciée d’avoir sauvé les apparences de leur fille une semaine plus tôt. Et j’ai confirmé ce que je savais déjà, ma potion fonctionne. Mais je ne n’ambitionne pas d’en faire commerce. Je veux traiter les poisons, faire de la recherche. Et dois apprendre à en parler. A commencer par attester de mes talents. Vendre sur des marchés, j’ai su faire aux temps rudes d’avant les ASPICs. C’est juste que… désormais, je crois en moi.

- C’est gentil de poser la question…

J’ai sciemment utilisé un mot d’enfant, après tout c’est ainsi que je le ressens.

- Et vous Maxine, vous avez aussi le corps recouvert de couleurs bariolées en tous sens ?

Je ne sais pas trop d’où m’est venue cette audace mais c’est dit, je sens que je vais me faire remballer d’une manière ou d’une autre...surtout que… ne voyant rien, si la réponse est affirmative, il faudra en déterminer la localisation…

@Alden Wells, @Adélaïde Brennen, @Maxine Tremblay, @Christopher Hangoover

20 janv. 2026, 11:12
Bal Table h. | Ursa Major II
Renversé contre le dossier de sa chaise, Christopher accueille avec un sourire la proposition d'Alden de faire connaissance. Sa voix douce a un timbre agréable qu'il sait qu'il pourrait apprécier dans n'importe quelle circonstance. Il y a des voix, comme ça, que l'on aimerait écouter sans pause, les yeux fermés, se perdre dans les recoins de leur chaleur, se laisser bercer par elles. Un timbre calme, apaisé et apaisant, avec le regard d'Alden qui le frôle régulièrement et les lèvres de Christopher qui s'étirent en réponse.

Après adepte des danses futiles de cuisine, il peut ajouter vétérinomage à la liste de choses qu'il connait de cet homme. Si c'est facile de l'imaginer s'occuper d'animaux, même des plus dangereux, lui qui essaie de s'assurer que personne ici ne soit mis de côté ou blessé par ses propos, c'est moins évident d'imaginer qu'il puisse être un adepte des danses de cuisine, ces danses sans chorégraphie, sans équilibre, sans raison parfois que l'on effectue parfois sans y penser en cuisinant ou en buvant un verre de vin, quand la musique nous transporte et s'impose à notre corps.

Christopher a eu un grand sourire lorsqu'Alden a répondu ça, il s'est plu à l'imaginer dans une cuisine qui ressemblait fortement à la sienne, danser sans honte sur un rock endiablé, ses cheveux volant autour de son visage. Il s'est penché sur la table, son sourire comme un vieil ami qui ne le quitte plus, et il a répondu : « Ce que j'aimerais voir ça, » avec sur le visage cet air qui veut tout dire sans le dire, et ce regard un peu fixe qui en dit encore davantage. Désormais, Alden propose de faire connaissance et il n'est plus l'heure de parler de danse, mais dans l'esprit de Christopher une danse est réservée pour cet homme et il ne laissera pas la soirée se terminer sans aller le chercher pour l'emmener sur la piste de danse. Après celle avec Alice, après celle avec Anna ; une danse avec lui et un moment qui leur appartiendra.

Ses doigts jouant avec son verre, Christopher plisse les yeux et observe Alden comme s'il pouvait en savoir davantage sur sa maison à Poudlard rien qu'en le regardant. Il est trop ancré dans une société qui divise le monde en quatre catégories depuis l'enfance pour ne pas instantanément penser à Poufsouffle. Pour la gentillesse, la bienveillance, l'attention avec laquelle il prend soin des autres. Cela fait moins de dix minutes qu'il est en sa présence et il est déjà capable de lui lister ces qualités. Sans parler de l'audace, d'un brin de courage aussi et d'une retenue plus qu'évidente. Poufsouffle ne serait pas trop évident ? Peut-être est-il l'un de ces Serdaigle qui cachent derrière une intelligence créatrice une âme bienveillante ?

Au tour d'Ivanovna de répondre. Christopher boit une gorgée de sa boisson en tournant les yeux vers elle. Son juvénile visage semble moins crispé que tout à l'heure ; peut-être a-t-elle enfin pardonné son insolente familiarité ? Il se perd dans l'observation de ses yeux noirs pendant qu'elle parle, sourit lorsqu'il le faut et apprécie l'assurance avec laquelle elle s'exprime — en voilà une qui sait déjà ce qu'elle souhaite faire de sa vie. Christopher rit doucement quand elle parle d'aider ceux qui pourraient potentiellement abuser de la boisson ; a-t-elle le secret pour les lendemains de soirée douloureux ? Il pourrait peut-être lui demander son avis à propos de ce livre reçu pour son anniversaire, censé cacher dans ses pages le secret de la gueule de bois, elle aurait peut-être un regard différent pour l'aider à trouver une réponse qu'il peine à trouver malgré les heures passées au Pleuroir à potasser ce bouquin.

Gentil, dit-elle. Gentil de poser la question. Là, Christopher coule un regard vers Alden, un sourire retroussant le côté droit de sa bouche. Elle aussi a vu l'évidence chez lui : sa gentillesse. Contrairement à Christopher, elle parait totalement insensible au reste, et lui en profite outrageusement, de la couleur de sa peau, de la douceur de son regard qui plaisent à Christopher qui ne fait plus rien pour s'en cacher — et pourquoi le cacher ?

L'intervention d'Ivanovna qui s'adresse à Maxine attire de nouveau le regard de Christopher sur elle. Un sourcil se dresse sur son front. Il baisse les yeux sur son bras recouvert de couleurs bariolés avant de les tourner en direction de Maxine, curieux de sa réponse. La jeune n'a pas l'air de vouloir savoir ce qui lui fait de sa vie ni qui il est ; Christopher ne peut lui en vouloir et se dit qu'elle a peut-être la rancœur tenace et qu'elle ne veut plus rien avoir à faire avec lui. Ce n'est pas grave, il se contentera de l'intérêt des autres.

Christopher ne veut pas couper la parole à Maxine et désire encore moins laisser croire qu'il monopolise la conversation. Il se retient donc de se présenter comme ont pu le faire les autres. D'autant qu'avec Maxine à sa droite et Ivanovna à sa gauche, il couperait la conversation s'il parlait maintenant. Sa politesse le retient. Cependant, il essaie de capter le regard d'Alden situé presque face à lui. Et s'il y parvient, il le désigne d'un geste du menton et mime avec les lèvres, sans le dire à voix haute : « Poufsouffle. » Il sourit d'un air taquin, tourne les yeux vers Maxine avant de regarder de nouveau l'homme. Tout aussi discrètement, il se désigne de l'index et ses lèvres miment de nouveau, sans son : « Et moi ? ».

________
J'ai oublié de parler de l'incident de la table f. qui est juste à côté, j'ai complètement zappé ! Vous pouvez l'intégrer à vos posts si vous voulez, je rebondirai. Décidemment, Christopher n'aura peut-être tout simplement pas l'occasion de dire ce qu'il fait.

Lutin en cuir le plus stylé du Pitiponk
« Sa vie professionnelle est une fête qui s'arrête jamais » - LLOYD RIVER

20 janv. 2026, 12:46
Bal Table h. | Ursa Major II
31 décembre 2050
Place Armand Malefoy
PNJ - Alicia Wells


Quel bonheur que de retrouver cette volonté d'aider, d'assister, chez quelqu'un de si jeune. J'imagine qu'elle n'a pas au-delà de vingt-cinq ans, qu'elle vient de commencer ses études, qu'elle a encore tant à apprendre du monde et de la vie, mais lentement, je hoche la tête à la mention de l'Institut. Elle est intelligente, douée même, et un sourire effleure mes lèvres lorsqu'elle mentionne les fins de soirées trop arrosées. Je retiens, dans un coin de ma tête, car j'en aurais sûrement besoin—ces cocktails sont bien trop bons, ont bien trop peu le goût d'alcool, et je ne sais pas doser. Je n'ai jamais su, en réalité, et la seule solution que j'avais trouvée à cette malédiction était de ne plus toucher à un verre de liqueur lors de mes semaines. Un sourire s'étire sur ses lèvres et il rend bien sur son visage, niché dans ses traits, et ça me fait plaisir de voir qu'elle s'ouvre à nouveau, qu'elle ne restera pas figée la soirée entière, que nous pourrons échanger.

Verre aux lèvres, mes yeux reposent sur Christopher. Appelé à lui, mon regard ne cesse de virevolter jusqu'à ses prunelles, de suivre les jolies lignes de ses tatouages colorés et vibrants. Est-ce qu'ils s'étendent sur son torse ? Dans son dos ? Est-ce que comme le mien, ils ne sont que rarement visibles lorsqu'on retourne à nos vies simplistes, au monde qui se dégage hors de cette bulle de luxe et de beauté ?

Ivanovna pose une question à Maxine, et j'observe la femme élégante quelques instants avant de reporter mon attention sur l'homme qui me fait face. Sur l'homme qui me regarde avec des yeux bien trop insistants, qui me donne l'impression d'avoir à peine vingt-trois ans, de n'avoir aucune expérience en termes de relations sociales, qui me rappelle qu'il y a tant de choses à vivre, encore à mon âge. Ça me fait plaisir, cet intérêt qu'il a en moi, même s'il est faux, même s'il n'est que passager, même si après cette soirée nous ne nous reverrons plus. Mon cœur si têtu pense à mon meilleur ami, mais je n'ai pas envie de le chercher du regard, de me souvenir que c'est fini, tout ça, qu'il faut que j'abandonne, que jamais, au grand jamais, mes désirs ne seront comblés. Même si son attention n'est qu'une douce brise de printemps, elle annonce des possibilités auxquelles je ne me suis jamais ouvert, jusque-là—une vie qui est la mienne.

Je m'autorise à imaginer une danse lente, sur les carreaux de ma cuisine colorée, un verre de vin à la main, une silhouette tatoutée à mes côtés. Mes joues sont chaudes—j'appuie le dos de ma main contre ma pomette, le regard fuyant, avant d'être interpellé par un mouvement, par un geste de menton. Christopher me parle, sans un son, et mes yeux se livrent à ses lèvres, suivant chaque mot. Mon sourire est lent. Un hochement de tête. Ce n'était pas bien dur à deviner. Puis, un sourcil arqué sur mon visage, la conversation avançant sans nous, autour de nous, une poche d'intimité que j'aime tout particulièrement. Je l'étudie. Que sais-je de cet homme ? Ce sourire, ces yeux qui me fixent sans gêne, ces mots qui me réchauffent. Il a la nonchalance d'un homme sûr de lui, l'aisance de quelqu'un qui est lui-même sans aucune contradiction. Serait-ce un cliché que de dire qu'il appartient à Serpentard ? Je penche la tête légèrement, je le regarde de haut en bas, souhaitant le déstabiliser comme il me déstabilise, lui faire ressentir ce que je ressens dans ce moment si futile. « Serpentard ? » je mime.

Le moment s'écrase autour de nous. Du bruit qui me tire de cette aise dans laquelle je me suis pris, mon regard arraché de celui de Christopher en un instant, regrettablement, et se pose sur…une chaise volante ? Dos rigide, épaules serrées contre le tissu de mon haut, je regarde la scène, regard posé sur Layana—dois-je intervenir ? Non, la chaise ne lui est pas destinée, et celle-ci finie en poussières, et ma chère Layana, autoritaire à jamais, me rappelant nos études ensemble, des heures passées à réviser sous sa tyrannie, s'interpose. Ses lèvres bougent mais je n'entends pas, et la situation se diffuse aussitôt qu'elle a pu commencer, et un léger sentiment inconfortable se glisse dans ma poitrine. J'essaie d'attraper le regard de Layana, de lui demander silencieusement si elle a besoin de moi. Le jeune homme qui a lancé la chaise s'éloigne, la femme qui a sorti sa baguette le fait aussi, et tout redescend d'un coup. Elle va bien.

Bon sang, nous aurons bien des choses à nous raconter avec Miya une fois sur la piste. J'essaie de la trouver dans la foule, yeux pétillants. Je la trouve au loin, nos yeux se lient, et une main posée contre mes lèvres, un fou rire me prend. Je vois son visage se plisser de rire, et mes yeux se posent sur une tête perdue dans une météorite, un enfant déguisé, rond et pottelé, et c'est trop, je ne peux plus contenir mon rire—honteusement, je me plie légèrement, tournant mon corps, un bras sur le dossier de ma chaise, pour ne plus être face à mes camarades de table que j'espère occupés par la scène non loin. Des larmes perlent aux coins de mes yeux, je les essuie d'un doigt, je lance un regard faussement réprobateur à ma meilleure amie avant de prendre une grande inspiration. Tout cet extérieur calme que je cultive depuis le début de la soirée craque. La honte.

Je me retourne vers ma table. « Que d'émotions ce soir, il semblerait », j'essaie, mon ton aussi léger qu'il puisse l'être. « Si vous souhaitez lancer quelque chose, je pense que c'est le moment le plus opportun. » Lèvres étirées en un sourire amusé, j'observe Christopher avant de détourner mon regard—j'imagine que notre petite poche secrète a explosé, qu'on ne la retrouvera pas, et de toute manière, nos plats nous attendent.

@Ivanovna Gunnray, @Christopher Hangoover, @Maxine Tremblay, @Layana Greenwell (pour la mention)

Vétérinomage aux Hébrides (12.50) | #6b5884

21 janv. 2026, 22:54
Bal Table h. | Ursa Major II
Alors que Maxine s'installait à table, chacun lui donna de quoi associer un prénom à un visage. Alden pour le deuxième homme qui la complimentait sur sa tenue. Quelque chose qui semblait sincère, ainsi donc appréciait-il le décalage qu'elle offrait. Et apparemment, son voisin semblait du même avis. La jeune femme lui sembla beaucoup plus distante mais trinqua elle aussi malgré tout. "Je crois bien que je me plais hors des conventions. En tout cas elles, elles ne me vont pas vraiment." Répondit-elle aux deux hommes en référence à sa tenue... mais pas que. "Et il semblerait que je ne sois pas la seule." Poursuivit-elle avec un ton qui montrait qu'elle appréciait ce que portaient ceux qui étaient en rapport d'âge avec elle. Pas que la plus jeune ne brille pas dans la sienne, mais elle était plus classique. Et puis la jeune femme ne semblait pas vouloir s'intégrer dans cette conversation balbutiante, sans que la québécoise ne comprenne forcément pourquoi.

Bien qu'elle ne dit rien de plus, Maxine se joint à la tablée pour profiter du repas mais aussi de découvrir ses comparses, à commencer par Adlen qui ponctuait sa présentation d'une devinette. Cependant la plus jeune ne rebondit pas dessus, préférant marquer leur point commun avant de lui poser une question à propos de tatouage. Et Maxine, bien qu'elle capta la discussion silencieuse des deux hommes - sans la comprendre, elle ne pouvait pas se concentrer partout - fit en sorte de répondre à chacun. "
J'espère que personne n'aura besoin de ce type d'aide, ce serait te gâcher la soirée." Le tutoiement familier des canadiens lui collait à la peau, mais se se tintait pas d'irrespect. Et puis les deux autres aurait droit au même traitement. "Je n'ai aucun tatouage. Mais je ne m'avancerai pas à dire que je n'en aurais jamais." Répondit-elle à l'étudiante avant de bifurquer vers Alden. "Tu parlais de ta maison? Presque deux ans à Poudlard, j'ai du mal à comprendre pourquoi cet attachement des années après." Se permit-elle de dire sans cacher son amusement. Puis elle pencha légèrement la tête, comme si elle cherchait à lire sur son visage ou son buste la réponse. "Le soin, l'aplomb devant les dragons... La devinette... Je n'en sais rien. Mais peut-être trouveras-tu où j'ai étudié?" Il avait initié le jeu, il allait devoir poursuivre la partie, mais son accent aidait à s'orienter sur la mappemonde. "Ou l'un de vous." Enchérit-elle en se tournant tour à tour vers les deux autres et puis la perturbation venue de la table voisine.

La québécoise se tourna vers la source du bruit, à la table voisine où la situation semblait tout à fait sous contrôle, de quoi revenir à ce qu'il se passait là, non sans profiter des plats qui venaient garnir leurs assiettes. Mais son attention fut à nouveau prise d'assaut par autre chose. Qu'est-ce qui pouvait bien amuser autant le vétérinomage? La trentenaire chercha rapidement, mais l'enfant qui avait tout déclenché n'était plus visible à ce moment là. Alors elle en revint à l'attraction principale, le repas. "
Ca pourrait passer inaperçu..." Poursuivit-elle amusée. "Tu en penses quoi? Une suggestion peut-être?" Elle s'était tourné vers Christopher, bien silencieux au regard des deux autres, mais elle espérait pas dénué d'humour. Et puis il y avait cette place toujours vide... Mais peut-être que la fameuse Adélaïde n'allait plus tarder. Etait-ce cette femme qui arrivait dans leur direction?

Modératrice - Professeur de vol depuis le 17/04/2049 - DDM de Gryffondor (du 17/04/2049 au 26/04/2050) - color=#b07d15.

22 janv. 2026, 13:24
Bal Table h. | Ursa Major II
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Où ai-je étudié ?
En voilà une question impossible ! Il me faudrait de longues minutes pour leur expliquer mon parcours. Et cela ferait de moi une bête de foire, sans doute non seulement une étudiante écervelée quoiqu’un œil avide s’y rince allègrement mais en outre une histoire à les faire fantasmer. Serdaigle mais j’ai en moi les quatre maisons je le sais maintenant. Et Poudlard, je n’y ai été que trois ans. Comment leur dire que j’ai obtenu malgré cela trois ASPICs, que je peux revendiquer un statut de rescapée, surtout pas celui d’une privilégiée. J’ai même bifurqué en Hybride après une première année d’IMSM en Botanique. Ce que je fais, je peux dire que je le fais bien mais ma seule école fut cette fuite sibérienne et ses conséquences. En fait, si l’on s’en tient à la définition des origines, je suis bien une Serdaigle, forte en thème mais je n’ai pas leur assurance, leur...arrogance intellectuelle. On ne domine personne par le savoir, ce dernier ne sert qu’à aider le monde, le bâtir et le soigner.

Ils m’impressionnent tous, cette aisance à naviguer dans des conversations légères. Je ne sais pas faire et n’ai vraiment rien de pertinent à raconter. Par chance, cette femme, Maxine, a la bonté de ne pas m’en vouloir. Ma première tentative a été suffisamment déplacée, j’en suis toujours à les écouter, c’est le mieux. Au loin je vois Herminie, ne me hasarde par à lui envoyer un nouveau coucou, cela ferait niaise dans la grande salle, le premier jour à Poudlard.
A la table d’à côté, une agitation a eu lieu, elle s’est déroulée face à moi, j’ai tout vu, ai pu anticiper le côté anodin, même si un peu bruyant. Je n’ai plus qu’une envie, danser, bouger. J’aimerais bien valser, cette danse-là m’a toujours enivrée. Lorsque l’on a un partenaire habile, on se sent voler, des petits oiseaux au-dessus d’un lac, leurs ailes striant une surface vierge de tout clapotis. Cette femme a un accent mais il est difficile d’en déterminer l’origine. D’autant que par moments, son anglais est parfait. Elle doit vivre ici depuis pas mal d’années. Elle n’est pas de Poudlard. Peut-être une école américaine… Mais je les laisse former leurs hypothèses, préférant ne rien dire des miennes. Ilvermorny ? Je ne connais pas d’autre école dans cette région du monde. Même en Russie je ne saurais dire quelles sont-elles.

Monsieur Hangoover a la langue trop bien pendue pour ne pas embrayer à ma place. D’ailleurs, je suis sûre que cette femme les a aidés par ses indications. Un jeu entre eux va se mettre en place ou je ne m’y connais pas… Vous êtes de cette école ? Non… Si… Oh…. Ah… Une chose m'amuserait, savoir si d’après ce que je montre, ils me caseraient à Poufsouffle….ou ailleurs...Seuls nos petits nombrils nous intéressent.


@Herminie Peers, @Aliosus Nerrah, @Alyona Farrow, sont les sorciers avec lequels elle peut poursuivre des interactions, même si le post n'en dit rien?
Et bien sûr... @Alden Wells, @Adélaïde Brennen, @Maxine Tremblay, @Christopher Hangoover

22 janv. 2026, 17:28
Bal Table h. | Ursa Major II
Son sourire lui donne la réponse, ainsi que son regard mais Christopher attend qu'Alden hoche la tête pour célébrer sa victoire : poing serré devant le torse, langue coincée entre les dents, tête penchée en arrière. Quand il ramène ses yeux sur l'homme, un grand sourire apparaît sur ses lèvres. Il disparaît cependant bien vite au profit d'une mine curieuse. Alden l'observe comme s'il voulait lire en lui. Pas gêné pour un sou et content d'être la victime d'un aussi beau regard que le sien, Christopher se laisse faire sans lâcher l'homme des yeux, même s'il prête une attention distraite à la réponse de Maxine dont il note seulement l'accent dans la voix. Une nuée de frissons nait de la base de ses cheveux et chute le long de son dos — le regard que fait couler Alden sur lui en dit long et pour la première fois depuis qu'il a commencé ce qu'il sait être un jeu auquel il est bon, Christopher sent le trouble faire battre son cœur un peu plus rapidement ; c'est exactement ce qu'il cherchait, aussi profite-t-il amplement de la sensation et perd-il quelque peu le fil de la conversation en cours.

Ses yeux tombent sur les lèvres d'Alden ; il lit facilement le mot qui s'y dessine. Est-il donc si prévisible ? En même temps avec un comportement comme le sien... Lui aussi aurait proposé Serpentard s'il avait eu un tel caractère face à lui. Ou Gryffondor, peut-être. Christopher s'y serait plu, aussi. Il hoche la tête en affichant un discret sourire en coin ; il aurait bien voulu, et il aurait pu, continuer cette discussion silencieuse qui offre toute la place souhaitée pour les regards pendant encore longtemps, mais la raison le force à accorder de nouveau son attention à Maxine et à raccrocher la conversation en cours. Un petit rire franchit ses lèvres : elle parle avec autant d'audace que la tenue qu'elle porte et celui lui plait. Christopher vérifie cependant d'un regard vers Alden que celui-ci n'en prend pas ombrage.

Il n'a pas le temps de vérifier. À ce moment-là, un bruit éclate à une table voisine. À l'image des autres, Christopher se tourne aussitôt dans cette direction, le corps tendu par la surprise — et la crainte insidieuse qu'il s'agit d'une attaque. Son esprit invoque une série de visages qui défilent dans sa tête. Jude. Thomas. Alice. Lloyd. Anna. Clint et Derek. Puis la scène qu'il est en train de regarder prend sens : une table en désordre, une jeune femme et sa baguette tendue, un garçon aux traits tordus de fureur de l'autre côté. De la poussière flotte entre eux. Christopher ne comprend pas ce qu'il s'est passé mais il devine une dispute. Ses muscles se détendent quand il comprend que c'est sous contrôle : un vieil homme rejoint l'adolescent et bien que la jeune femme donne un coup contre la table, ce qui le fait grimacer car il n'a jamais aimé la colère violente, rien d'autre n'a l'air de vouloir se passer.

« Eh, mais c'est..., » commence Christopher en suivant du regard la fille colérique qui s'éloigne dans la salle en compagnie d'une blonde à la mise à la qualité douteuse.

...la sœur de Zakary sur laquelle il était tombé à la Fausse Danse. Il la suit du regard un instant, son visage traversé par une surprise vivace et ses yeux encore un peu écarquillés. Puis il finit par se tourner pour recevoir la réaction de ses compagnons de table. C'est Alden qui l'étonne le plus car ses épaules sont secoués d'un rire. Il doit partager le moment avec une personne que Christopher ne peut pas voir dans la foule. Lui-même fouille la salle jusqu'à trouver la frimousse blanche de Thomas, en si bonne compagnie. Il sourit brièvement en avisant les têtes familières à ses côtés — le hasard fait si bien les choses ! Puis se tord la nuque pour apercevoir Alice et vérifier que son pouce n'est pas sous son menton. Tout est bon, songe-t-il en ramenant ses yeux sur Alden qui arrive avec sa voix qui semble ne pas pouvoir être autre chose que douce à alléger l'ambiance.

Christopher s'avance sur sa chaise pour planter ses coudes sur la table. Naturellement sa main glisse sur son avant bras tatoué et il réagit par un petit rire aux paroles de Maxine qui le prend à parti. Il n'a pas la moindre idée de quoi elle peut bien parler — l'événement à la table voisine a fait éclater leur discussion et Christopher a du mal à la reprendre en cours. Pourtant, il n'en montre rien, affiche un sourire assuré et boit une gorgée de sa boisson en coulant un regard en direction d'Alden.

« J'ai une suggestion, confirme-t-il avec un sourire en coin. J'en ai même plusieurs. »

Il l'observe le temps d'une seconde ou deux ; son regard englobe sa coupe courte, sa tenue, son regard. Pendant ce temps-là, son cerveau remue à plein régime pour tenter de retrouver le sujet de conversation initial. D'un doigt, Christopher désigne la partie tendre de sa peau juste sous l'oreille gauche.

« Juste là, dit-il à Maxine, légèrement provoquant. Un petit tatouage discret que vous pourriez apercevoir du coin de l’œil dans la glace. Pensez-y.»

Il est au moins persuadé d'une chose : la partie tatouage de la conversation est dépassée depuis un moment. Mais cela lui permet de gagner du temps et surtout de se remémorer de ce qu'elle a dit. Québecois ! songe-t-il tout à coup, en même temps que lui revient sa conversation silencieuse avec Alden et la question des maisons. Son accent est québecois ! Il est soulagé de ne pas avoir dû lui demander de répéter sa question initiale.

« C'est plus difficile de deviner l'endroit où vous avez étudié que votre maison, se plaint-il sans cesser de sourire en lançant un regard aux deux autres pour les inclure dans la conversation. Oh, mais... ! »

Christopher se redresse subitement sur sa chaise, main à plat sur la table, la mine réjouie.

« Votre accent ! Vous devez sûrement avoir étudié à... »

Là, il bloque. Il reste figé la bouche ouverte quelques secondes avant de faire glisser sa main sur sa bouche, coude sur la table, et de tourner la tête pour appeler à l'aide Alden ou Ivanovna.

« Comment s'appelle cette école, déjà ? Celle du Canada ? Aucun moyen de m'en souvenir. »

Lutin en cuir le plus stylé du Pitiponk
« Sa vie professionnelle est une fête qui s'arrête jamais » - LLOYD RIVER