Le goût d'une vengeance bien préparée
Alors qu’il se tenait devant la bibliothécaire Sheryl se plaça à côté de lui. Le garçon ouvrit de grands yeux. Mais que faisait-elle ? Il était en train de lui offrir une porte de sortie et elle, elle faisait sa Gryffondor à demander une punition pour tous les deux. Mais demander à Pinehead de donner une punition c’était comme demander à un sombral de manger un bifteck ! Il ne se ferait pas prier ! Elle est totalement folle et quelque part, c’était bien cette folie qui fit apparaitre un sourire sur le visage de Gabriel. Sourire qui disparut avec les mots de la brune. Quoi désolé ? Ils n’auraient pas dû faire ça ? Pardon ?!
Gabriel prit une grande inspiration, les mots de Sheryl se prenaient un mur dans son esprit. Lui ne regrettait rien, il n’avait pas écrit ce mot pour s’amuser uniquement, il avait des convictions et ne compatit pas le renier. Sheryl passa sa main dans la sienne, il ne la repoussa pas, mais ne la serra pas non plus. Agacé par les mots de sa camarade de maison. Mais il n’allait rien dire, parce qu’il était conscient qu’il risquait trop.
Il planta son regard sur le visage de la femme qui leur intima de se séparer. Mais cette fois Gabriel resserra sa main autour de celle de Sheryl. Hors de question de s’éloigner. Ce n’est en rien une infraction. Cependant son visage endurcit par la colère blêmit aux mots de la bibliothécaire. Punis durant un mois ? Et Sheryl trois mois ? Son regard fila vers la Gryffondor et la culpabilité le rongea immédiatement. Elle voulait simplement minimiser leur acte pour ne pas être plus punie et Gabriel lui en voulait pour cette raison ? Quel égoïste il faisait. Malgré tout il ne voulait pas céder devant cette vieille bique et son regard retourna vers l’adulte, neutre. Rester avec le concierge le soir pour faire des rondes ? Ça sonnait presque comme une aventure et Gabriel réprima un sourire. Pendant une fraction de seconde ses lèvres s’étirèrent avant qu’il ne se contienne et les fasse redescendre ce qui pourrait paraitre ainsi comme un spasme anxieux n’était qu’un rire moqueur avalé. Aux derniers mots de la vieille femme, Gabriel lâcha la main de la Gryffondor. Le froid de la nuit s’engouffra dans sa main réchauffée par la proximité et fit frissonner le jeune garçon.
*Aussi clair que le message sur cette porte* se retint-il de dire.
-Très clair Miss.
Lâcha-t-il sans sourciller, ses yeux toujours posés sur la vieille femme devant eux. Il avait envie de parler plus, de lui expliquer que contraindre les élèves n’aiderait en rien, que forcer tout le monde à respecter des règles sans queue ni tête ne donnerait juste pas envie de s’instruire dans ce lieu magnifique. Mais il avait été assez clair avec ce message et ne regrettait en rien. Si elle lui demandait de l’écrire il ne le ferait pas. Mais on n’en était pas là.
-Nous allons voir la directrice dès maintenant ? Ou nous sommes convoqués demain matin ?
Son ton était neutre tentant de ne laisser transparaitre aucune peur alors que cette femme lui faisait clairement peur. Mais il ne pouvait pas céder pas après ce qu’il venait de faire. Il affronterait les conséquences mais jamais il ne baisserait la tête en disant qu’il avait mal agit. Non. Il avait agit selon ce qu’il pensait être juste et si on le brimait et le punissait pour ça, tant pis. Cette vieille bique risqueirait de ne vraiment pas l'aimer, pour son plus grand plaisir.
Gabriel prit une grande inspiration, les mots de Sheryl se prenaient un mur dans son esprit. Lui ne regrettait rien, il n’avait pas écrit ce mot pour s’amuser uniquement, il avait des convictions et ne compatit pas le renier. Sheryl passa sa main dans la sienne, il ne la repoussa pas, mais ne la serra pas non plus. Agacé par les mots de sa camarade de maison. Mais il n’allait rien dire, parce qu’il était conscient qu’il risquait trop.
Il planta son regard sur le visage de la femme qui leur intima de se séparer. Mais cette fois Gabriel resserra sa main autour de celle de Sheryl. Hors de question de s’éloigner. Ce n’est en rien une infraction. Cependant son visage endurcit par la colère blêmit aux mots de la bibliothécaire. Punis durant un mois ? Et Sheryl trois mois ? Son regard fila vers la Gryffondor et la culpabilité le rongea immédiatement. Elle voulait simplement minimiser leur acte pour ne pas être plus punie et Gabriel lui en voulait pour cette raison ? Quel égoïste il faisait. Malgré tout il ne voulait pas céder devant cette vieille bique et son regard retourna vers l’adulte, neutre. Rester avec le concierge le soir pour faire des rondes ? Ça sonnait presque comme une aventure et Gabriel réprima un sourire. Pendant une fraction de seconde ses lèvres s’étirèrent avant qu’il ne se contienne et les fasse redescendre ce qui pourrait paraitre ainsi comme un spasme anxieux n’était qu’un rire moqueur avalé. Aux derniers mots de la vieille femme, Gabriel lâcha la main de la Gryffondor. Le froid de la nuit s’engouffra dans sa main réchauffée par la proximité et fit frissonner le jeune garçon.
*Aussi clair que le message sur cette porte* se retint-il de dire.
-Très clair Miss.
Lâcha-t-il sans sourciller, ses yeux toujours posés sur la vieille femme devant eux. Il avait envie de parler plus, de lui expliquer que contraindre les élèves n’aiderait en rien, que forcer tout le monde à respecter des règles sans queue ni tête ne donnerait juste pas envie de s’instruire dans ce lieu magnifique. Mais il avait été assez clair avec ce message et ne regrettait en rien. Si elle lui demandait de l’écrire il ne le ferait pas. Mais on n’en était pas là.
-Nous allons voir la directrice dès maintenant ? Ou nous sommes convoqués demain matin ?
Son ton était neutre tentant de ne laisser transparaitre aucune peur alors que cette femme lui faisait clairement peur. Mais il ne pouvait pas céder pas après ce qu’il venait de faire. Il affronterait les conséquences mais jamais il ne baisserait la tête en disant qu’il avait mal agit. Non. Il avait agit selon ce qu’il pensait être juste et si on le brimait et le punissait pour ça, tant pis. Cette vieille bique risqueirait de ne vraiment pas l'aimer, pour son plus grand plaisir.
Gabriel Yates -Deuxième année - PR - Corsaire des mers
Couleur: #d95030
Membre de la secte du Calamar
Le goût d'une vengeance bien préparée
Trois mois de retenue pour de la peinture sur une porte, sans compter la directrice, les directeurs de maison et la possibilité de me faire renvoyer... J'avais beau savoir que Pinehead allait nous punir, je restai quand même quelques secondes à la regarder en me demandant si elle était vraiment sérieuse. On avait écrit PRISON sur sa précieuse porte, d'accord, mais on avait pas brûlé ses livres ni détruit toute sa bibliothèque non plus et, pour une fois, j'avais même essayé de faire les choses intelligemment une fois qu'on s'était fait attraper.
Parce que si je m'étais excusée et que j'avais reconnu qu'on aurait pu trouver une autre manière de lui faire comprendre ce qu'on pensait, c'était certainement pas parce que je regrettais soudainement tout ce qu'on venait de faire. Quoi que maintenant que j'y pensais, on aurait effectivement pu choisir une autre méthode et balancer directement Pinehead par une fenêtre, au moins le message aurait peut-être été plus clair, même si elle aurait sûrement encore trouvé le moyen de nous expliquer pendant sa chute que les enfants devaient se taire et obéir.
Si j'avais essayé de me montrer raisonnable, c'était surtout pour Gaby, parce que moi les retenues avec cette femme je commençais tellement à les collectionner qu'une de plus ou une de moins changeait plus grand-chose, alors que lui n'avait pas encore mon magnifique palmarès. J'avais donc essayé de calmer le jeu pendant qu'il expliquait pourquoi on avait fait ça, en espérant naïvement qu'en lui montrant qu'on comprenait aussi pourquoi elle était énervée, elle limiterait peut-être un peu la casse.
Un mois pour lui et trois pour moi, ça avait vachement bien marché.
Je sentis quand même mon ventre se nouer lorsqu'elle parla de renvoi, parce que perdre Poudlard me faisait beaucoup plus peur que toutes les retenues qu'elle pourrait inventer, mais lorsqu'elle ajouta qu'on avait pas notre mot à dire parce qu'on était des enfants, quelque chose changea complètement dans mon regard. Finalement, j'avais été bien bête d'essayer de discuter avec elle puisque le problème était apparemment beaucoup plus simple que ça : j'avais douze ans et elle était adulte, donc forcément elle avait raison et moi j'avais tort.
Ça devait être super pratique de grandir si quelques années supplémentaires suffisaient pour devenir incapable de se tromper. Plus besoin d'écouter les autres, plus besoin de se demander si certaines règles étaient peut-être trop strictes et surtout plus besoin d'essayer de comprendre pourquoi des élèves en arrivaient à écrire PRISON sur une porte, puisqu'il suffisait de leur rappeler qu'ils étaient des gamins et qu'ils devaient fermer leur bouche.
À partir de là, je crois que j'arrêtai réellement de l'écouter, même si je continuais de la regarder en fixant vaguement son pif pendant qu'elle terminait son grand discours. J'avais compris l'essentiel et surtout compris une chose : une fois mes trois mois de retenue terminés, elle pouvait garder sa fichue bibliothèque, ses règles et son autorité. J'irais chercher mes livres ailleurs plutôt que de continuer à passer pour une gamine incapable de penser toute seule auprès d'un monstre sans cœur qui semblait croire qu'être adulte lui donnait automatiquement raison sur tout.
J'avais essayé de faire un effort pour éviter à Gaby de prendre trop cher et ça n'avait servi strictement à rien, alors je n'allais certainement pas recommencer en m'excusant encore ou en baissant les yeux. Malgré la peur que me donnait toujours cette histoire de renvoi, je relevai légèrement le menton et soutins le regard de Pinehead jusqu'à ce qu'elle nous demande finalement si nous avions bien compris.
Puisqu'elle tenait tellement à ce que les enfants se taisent, j'allais exceptionnellement lui faire plaisir.
" OK. "
608 mots
@Gabriel Yates et @Eglantine Pinehead
Parce que si je m'étais excusée et que j'avais reconnu qu'on aurait pu trouver une autre manière de lui faire comprendre ce qu'on pensait, c'était certainement pas parce que je regrettais soudainement tout ce qu'on venait de faire. Quoi que maintenant que j'y pensais, on aurait effectivement pu choisir une autre méthode et balancer directement Pinehead par une fenêtre, au moins le message aurait peut-être été plus clair, même si elle aurait sûrement encore trouvé le moyen de nous expliquer pendant sa chute que les enfants devaient se taire et obéir.
Si j'avais essayé de me montrer raisonnable, c'était surtout pour Gaby, parce que moi les retenues avec cette femme je commençais tellement à les collectionner qu'une de plus ou une de moins changeait plus grand-chose, alors que lui n'avait pas encore mon magnifique palmarès. J'avais donc essayé de calmer le jeu pendant qu'il expliquait pourquoi on avait fait ça, en espérant naïvement qu'en lui montrant qu'on comprenait aussi pourquoi elle était énervée, elle limiterait peut-être un peu la casse.
Un mois pour lui et trois pour moi, ça avait vachement bien marché.
Je sentis quand même mon ventre se nouer lorsqu'elle parla de renvoi, parce que perdre Poudlard me faisait beaucoup plus peur que toutes les retenues qu'elle pourrait inventer, mais lorsqu'elle ajouta qu'on avait pas notre mot à dire parce qu'on était des enfants, quelque chose changea complètement dans mon regard. Finalement, j'avais été bien bête d'essayer de discuter avec elle puisque le problème était apparemment beaucoup plus simple que ça : j'avais douze ans et elle était adulte, donc forcément elle avait raison et moi j'avais tort.
Ça devait être super pratique de grandir si quelques années supplémentaires suffisaient pour devenir incapable de se tromper. Plus besoin d'écouter les autres, plus besoin de se demander si certaines règles étaient peut-être trop strictes et surtout plus besoin d'essayer de comprendre pourquoi des élèves en arrivaient à écrire PRISON sur une porte, puisqu'il suffisait de leur rappeler qu'ils étaient des gamins et qu'ils devaient fermer leur bouche.
À partir de là, je crois que j'arrêtai réellement de l'écouter, même si je continuais de la regarder en fixant vaguement son pif pendant qu'elle terminait son grand discours. J'avais compris l'essentiel et surtout compris une chose : une fois mes trois mois de retenue terminés, elle pouvait garder sa fichue bibliothèque, ses règles et son autorité. J'irais chercher mes livres ailleurs plutôt que de continuer à passer pour une gamine incapable de penser toute seule auprès d'un monstre sans cœur qui semblait croire qu'être adulte lui donnait automatiquement raison sur tout.
J'avais essayé de faire un effort pour éviter à Gaby de prendre trop cher et ça n'avait servi strictement à rien, alors je n'allais certainement pas recommencer en m'excusant encore ou en baissant les yeux. Malgré la peur que me donnait toujours cette histoire de renvoi, je relevai légèrement le menton et soutins le regard de Pinehead jusqu'à ce qu'elle nous demande finalement si nous avions bien compris.
Puisqu'elle tenait tellement à ce que les enfants se taisent, j'allais exceptionnellement lui faire plaisir.
" OK. "
608 mots
@Gabriel Yates et @Eglantine Pinehead
2A RP (promo50)#691414 Andreas Ma best
«Les bonnes idées changent le monde. Les mauvaises écrivent les légendes.»