L'encre de nos émotions
10 — Mystique
Et si ce n'était pas un hasard ?
Je me suis souvent demandé si le monde essayait parfois de nous parler et si nous étions simplement trop occupés pour l'écouter.
Je sais, venant d'une sorcière qui vit dans un château où les tableaux discutent et où les fantômes traversent les murs, ça peut paraître un peu étrange. Pourtant, ce n'est pas de cette magie-là que je parle. Je pense à quelque chose de beaucoup plus ancien, quelque chose qui existait déjà bien avant qu'on invente les baguettes et qu'on apprenne à prononcer des formules.
Cette impression que la nature garde des secrets qu'elle ne partage qu'avec ceux qui prennent le temps de l'observer.
Parfois, lorsque je me promène dans le parc de Poudlard, j'aime m'arrêter quelques instants pour écouter. Le vent qui traverse les branches, les feuilles qui frémissent alors que tout semble immobile ou le silence étrange qui s'installe juste avant que la pluie commence à tomber. Je sais bien qu'il existe des explications à tout ça, mais il m'arrive quand même d'avoir l'impression que quelque chose m'observe en retour. Pas quelque chose de méchant, plutôt une présence immense et invisible dont je ne serais qu'une toute petite partie.
Et puis il y a la lune.
Depuis toute petite, j'aime penser qu'elle nous regarde grandir, qu'elle a vu passer des milliers de vies, des rêves, des promesses et des secrets que personne d'autre n'a jamais entendus. Combien de personnes ont levé les yeux vers elle en faisant un vœu ? Combien lui ont confié quelque chose qu'elles n'osaient dire à personne ? Elle était déjà là bien avant nous et continuera probablement à briller lorsque nos propres histoires seront devenues de vieux souvenirs.
Je trouve cette idée à la fois vertigineuse et merveilleuse.
Avec mes croyances, j'ai appris à voir les saisons autrement que comme de simples changements de température. Chaque printemps ressemble à une promesse, chaque automne nous rappelle que certaines choses doivent partir pour laisser de la place aux suivantes, et même l'hiver, qui paraît parfois si silencieux, prépare déjà ce qui renaîtra plus tard.
Ce qui me fascine, c'est de penser que tout cela continue sans nous demander notre avis. La lune poursuit sa course, les arbres grandissent, les étoiles brillent et le monde semble suivre un rythme immense dont nous ne connaissons qu'une toute petite partie.
Alors parfois, je me demande si les coïncidences en sont vraiment. Si certaines rencontres arrivent au moment où nous en avons besoin, si nos rêves essaient quelquefois de nous raconter quelque chose ou si cette sensation étrange qui nous pousse à prendre un chemin plutôt qu'un autre mérite qu'on lui fasse confiance.
Je ne prétends pas connaître les réponses. Peut-être que ce n'est que mon imagination qui invente des mystères là où il n'y en a pas, mais je crois que je serais bien triste de vivre dans un monde où tout devrait forcément être expliqué pour être merveilleux.
Après tout, même à Poudlard, on passe des années à apprendre comment fonctionne la magie sans jamais vraiment savoir pourquoi elle existe.
Alors je continuerai à faire des vœux sous les étoiles, à écouter le vent dans les arbres et à me demander si certains hasards n'ont pas quelque chose à nous raconter. Je préfère croire qu'il reste encore mille secrets à découvrir plutôt que de penser que le monde nous a déjà tout révélé.
Parce que le plus grand des mystères, finalement, ce n'est peut-être pas de savoir si quelque chose d'invisible nous entoure, mais de se demander combien de fois la magie a essayé de nous parler sans que nous ayons pensé à l'écouter.
610 mots
2A RP (promo50)#691414 Andreas Ma best
«Les bonnes idées changent le monde. Les mauvaises écrivent les légendes.»
L'encre de nos émotions
11 — Sauvetage
J'aurais voulu arriver plus tôt
Je crois que l'une des pires choses qui pourrait m'arriver, ce serait d'apprendre qu'un de mes amis allait très mal depuis longtemps et que je n'avais absolument rien remarqué.
Parce que normalement, quand quelqu'un ne va pas bien, ça devrait se voir, non ? On devrait remarquer qu'il sourit moins, qu'il parle moins ou qu'il n'a plus envie de faire les mêmes choses qu'avant. Sauf que je commence à comprendre que ce n'est pas toujours aussi simple. Certaines personnes arrivent à rigoler avec tout le monde alors qu'au fond, elles ont juste envie de pleurer, et je trouve ça horrible de penser qu'on peut être entouré d'amis tout en se sentant complètement seul.
À Poudlard, on passe pourtant notre temps ensemble. On se retrouve dans la Grande Salle, on discute dans les couloirs, on travaille en classe et on rigole pour des bêtises qui ne feraient probablement rire personne d'autre. Alors comment est-ce qu'on peut passer à côté de quelque chose d'aussi important ?
Parfois, je me demande si j'ai déjà raté des signes sans le savoir. Peut-être qu'un ami avait besoin de parler pendant que je racontais ma dernière aventure, ou qu'il espérait que je lui demande ce qui n'allait pas alors que j'étais trop occupée à faire l'idiote. Et même si je sais bien que je ne peux pas deviner ce que tout le monde pense, ça me ferait quand même mal d'apprendre que quelqu'un avait besoin de moi et que je n'étais pas là.
Je crois qu'on imagine trop souvent qu'il faut faire quelque chose d'extraordinaire pour sauver quelqu'un. Arriver au dernier moment avec sa baguette, lancer le bon sortilège et tout arranger comme dans les histoires. Sauf que dans la vraie vie, ce n'est pas toujours un monstre ou un mauvais sort qui fait du mal. Parfois, ce sont des choses qu'on garde pour soi pendant des jours, jusqu'à ne plus savoir comment en parler.
Et contre ça, je ne connais aucun sortilège.
Je ne suis pas certaine de toujours trouver les bons mots, et franchement, vu le nombre de fois où je parle avant de réfléchir, ce serait même assez étonnant. Mais je peux écouter, faire un câlin si la personne en a envie, partager mes Chocogrenouilles ou simplement rester assise à côté d'elle jusqu'à ce qu'elle se sente un peu mieux.
Je ne pourrai sûrement pas régler tous les problèmes de mes amis, mais j'aimerais au moins qu'ils sachent qu'ils n'ont pas besoin de faire semblant avec moi. Ils ont le droit d'être tristes, de pleurer, de râler ou même de ne pas avoir envie de parler, sans craindre que je les trouve moins drôles ou moins intéressants qu'avant.
Et si jamais je remarque trop tard que quelqu'un souffre, j'espère qu'il me laissera quand même une chance d'être là pour lui. Parce que je crois que ce qui me ferait le plus mal, ce ne serait pas de ne pas avoir réussi à tout arranger, mais d'apprendre qu'il avait traversé tout ça en pensant que personne ne voudrait l'écouter.
Parce que je préfère mille fois passer une nuit entière à t'écouter pleurer plutôt que de découvrir un jour que tu pleurais tout seul, persuadé que tu n'avais personne vers qui te tourner.
547 mots
2A RP (promo50)#691414 Andreas Ma best
«Les bonnes idées changent le monde. Les mauvaises écrivent les légendes.»
L'encre de nos émotions
12 — Lancer
Et si on osait enfin ?
Lancer... Bon, la première chose qui me vient à l'esprit, c'est évidemment un sortilège. Ou une Bombabouse ! D'ailleurs, je pourrais sûrement écrire des pages entières sur tout ce que j'ai déjà lancé depuis mon arrivée à Poudlard, mais ce n'est pas vraiment de ça que j'ai envie de parler aujourd'hui.
Je pensais plutôt à se lancer, oser faire quelque chose dont on a envie sans savoir comment ça va se terminer. Ce qui est assez drôle venant de moi, parce que d'habitude, je fonce et je réfléchis après, quand je réfléchis ! Pourtant, dès qu'il s'agit de dire à quelqu'un ce que j'ai sur le cœur, c'est une autre histoire. Je peux avoir plein de choses à raconter et finalement me retrouver à parler de n'importe quoi. Et après, évidemment, je repense à tout ce que j'aurais dû dire !
Je me demande pourquoi c'est aussi compliqué, surtout quand on aime bien quelqu'un. On a peur de se prendre un râteau, de passer pour une idiote ou que la personne commence à nous regarder bizarrement. Et puis, il y a toujours des gens pour donner leur avis sur les histoires des autres. Franchement, je ne comprends pas pourquoi deux filles ou deux garçons qui s'aiment devraient faire davantage parler qu'un autre couple. Ça ne regarde qu'eux, non ?
Enfin, c'est facile à dire quand ce n'est pas de nous qu'on parle.
Moi aussi, parfois, je me demande ce que les autres penseraient de certaines choses. Par exemple, trouver une fille jolie, ça ne veut pas forcément dire qu'on est amoureuse d'elle ! On peut simplement la trouver jolie, voilà.
Bon, je crois que je m'éloigne un peu de mon sujet. Quoique, pas tant que ça !
Je suppose que se lancer, c'est aussi accepter de ne pas toujours savoir ce qu'on veut. Et moi, pour certaines choses, je n'en ai franchement aucune idée ! Mais j'ai douze ans, après tout, je ne suis pas obligée de tout comprendre maintenant.
J'espère simplement que je ne laisserai pas toujours la peur décider à ma place. Parce que si je suis capable de me lancer dans des aventures complètement idiotes sans réfléchir aux conséquences, je devrais bien réussir un jour à dire ce que je ressens !
Mais je crois que je préfère encore avoir essayé et m'être trompée plutôt que de passer des semaines à me demander ce qui aurait pu arriver.
410 mots
2A RP (promo50)#691414 Andreas Ma best
«Les bonnes idées changent le monde. Les mauvaises écrivent les légendes.»
L'encre de nos émotions
13 — Fragile
Ce qu'on garde pour soi
Fragile... La première chose qui me vient à l'esprit, c'est quelque chose qui peut se casser. Un verre, une petite figurine, ce genre de choses. Mais pour une personne, ça veut dire quoi exactement ? Enfin, je suppose qu'on peut aussi casser quelqu'un, mais pas en le faisant tomber par terre !
Je trouve ça quand même bizarre qu'on puisse faire autant de mal avec quelques mots. Des fois, on dit quelque chose sans même réfléchir et on oublie cinq minutes après. Sauf que la personne en face, elle, elle va peut-être y penser toute la soirée. Ou même pendant des jours.
Ça m'est déjà arrivé et franchement, j'aime pas du tout cette sensation. Surtout quand je fais comme si ça m'avait pas touchée alors qu'en réalité, j'ai juste envie de partir. Et après, évidemment, je trouve tout ce que j'aurais pu répondre ! Enfin, si c'est quelqu'un que j'aime pas particulièrement, je m'en fiche un peu.
Avec mes amis, par contre... Là, ça me fait vraiment quelque chose.
Je crois que c'est surtout ça qui me fait peur. On peut aimer quelqu'un très fort et cette personne peut nous faire de la peine sans même s'en rendre compte. Et nous, on fait quoi après ? On lui dit qu'elle nous a blessés ? On garde ça pour soi ? Moi je sais jamais trop. Enfin si, parfois je m'énerve et je dis tout ce qui me passe par la tête, mais ça arrange pas forcément les choses.
Je me demande si les autres aussi ont parfois envie de pleurer sans le montrer. Je vois des gens rigoler tous les jours dans les couloirs. Et je me demande combien rentrent dans leur dortoir le soir avec une grosse envie de pleurer. J'y avais jamais vraiment pensé avant.
Et puis, pleurer devant les autres... Je sais pas. Je crois que ça me gênerait beaucoup. Pas parce que j'ai honte d'être triste, mais j'aurais pas envie qu'on me regarde avec pitié. J'aime pas cette idée.
Par contre, un câlin, ça me dérangerait pas. Même un très long. Je crois que parfois j'aimerais juste pouvoir me blottir contre quelqu'un et rester là sans rien dire. Et si je pleure, bah je pleure. Tant pis.
Bon, après, c'est facile d'écrire ça dans mon carnet. Si j'avais vraiment besoin d'un câlin, est-ce que j'oserais le demander ? Pas sûr... Je crois que je ferais encore semblant que tout va bien.
Je me demande combien de personnes font pareil. Combien ont envie qu'on les serre dans nos bras mais attendent que quelqu'un le propose parce qu'elles osent pas demander.
Ça me donne envie de faire des câlins à tout le monde, maintenant ! Enfin, pas vraiment à tout le monde, il y en a certains qui risqueraient de me regarder bizarrement.
Mais aux gens que j'aime, oui.
Je voudrais juste qu'ils sachent qu'ils peuvent être tristes avec moi. Même s'ils pleurent pour quelque chose que je comprends pas. Et j'espère qu'ils penseraient pareil si c'était moi.
Parce que ça doit faire vraiment mal de croire qu'on doit toujours sourire pour que les autres aient envie de rester avec nous.
531 mots
2A RP (promo50)#691414 Andreas Ma best
«Les bonnes idées changent le monde. Les mauvaises écrivent les légendes.»
L'encre de nos émotions
14 — Dame
Et toi, tu rêvais de quoi ?
Dame... J'aurais pu écrire sur la Grosse Dame, tiens ! Avec toutes les fois où je passe devant son portrait, je pourrais sûrement trouver quelque chose à raconter. Mais là, c'est maman qui me vient à l'esprit. Pourquoi elle ? Aucune idée !
Je connais maman depuis toujours, évidemment ! Je sais quand elle commence à s'énerver, je reconnais certaines de ses expressions et je crois même que je commence à parler comme elle de temps en temps. Ça, par contre, faudrait peut-être que je fasse attention !
Mais je viens de me rendre compte que je sais même pas ce qu'elle voulait devenir quand elle était petite.
Je l'ai toujours connue avec son travail auprès des jeunes sorciers. Enfin, pas depuis ma naissance non plus, je me rappelle pas de tout ! Mais est-ce qu'elle avait déjà envie d'aider les autres quand elle avait mon âge ? Peut-être qu'elle voulait faire complètement autre chose. J'arrive pas trop à l'imaginer, en fait.
Et puis maman aussi a été élève à Poudlard. Elle a dû se faire des copines, rigoler pendant les cours et peut-être même se faire punir ! Quoique, si je lui demandais, elle me dirait sûrement qu'elle était très sage. Faudrait plutôt poser la question à mamie, je suis sûre qu'elle me raconterait des choses intéressantes !
Maman a toujours été là quand j'avais besoin d'elle. Même quand elle était en colère contre moi, et Merlin sait qu'elle a eu quelques occasions de l'être ! Je crois que j'ai tellement l'habitude de la voir s'occuper de tout que je me suis jamais vraiment demandé ce qu'elle aurait aimé faire pour elle.
Je me demande si elle a déjà regretté de ne pas avoir fait certaines choses. J'espère pas. Elle avait peut-être des envies dont elle m'a jamais parlé. Moi, j'en ai déjà tellement que je change d'avis toutes les semaines !
Faudrait que je lui demande comment c'était, Poudlard, à son époque. Je parie qu'elle a quelques histoires qu'elle m'a jamais racontées ! Et puis, je pourrais peut-être retrouver quelques vieilles photos chez mamie.
Je suis sûre que ça me ferait bizarre de voir maman avec une tête de petite fille. Surtout si elle avait exactement le même âge que moi !
Je crois que j'aimerais bien entendre ses histoires, pour changer. D'habitude, c'est plutôt moi qui lui raconte tout ce qui m'arrive, et encore, je lui raconte pas forcément tout !
Enfin, il faudrait déjà qu'elle arrive à en placer une, parce que je suis pas toujours très douée pour me taire !
Je me demande si, au fond, la dame qu'on devient est vraiment si différente de la petite fille qu'on était avant.
457 mots
2A RP (promo50)#691414 Andreas Ma best
«Les bonnes idées changent le monde. Les mauvaises écrivent les légendes.»
L'encre de nos émotions
15 — Hourra
Les petites victoires
Hourra ! Ça me donne envie de crier ce mot à tue-tête ! Enfin, peut-être pas ici, je risquerais encore de m'attirer des ennuis. Quoique, ce serait assez drôle de voir la tête des gens !
Mais je me demande pourquoi on attend toujours qu'il se passe quelque chose d'extraordinaire pour être aussi contents.
Moi, par exemple, quand je réussis enfin un sort qui me donnait du fil à retordre, j'ai envie de sauter partout. Même si les autres y arrivent depuis trois jours ! Et puis, quand ça marche pas, je peux m'acharner dessus pendant des heures. Je râle, je recommence, je m'énerve... Andy doit parfois en avoir assez de m'entendre !
Le pire, c'est quand quelqu'un réussit du premier coup. Là, j'ai beau être contente pour lui, ça m'agace quand même un peu. Pourquoi lui et pas moi ? Je sais, c'est pas très gentil de penser ça, mais bon !
Je me rappelle la première fois où j'ai réussi à tenir correctement sur un balai. J'avais tellement peur de tomber que je serrais le manche comme si ma vie en dépendait ! Et maintenant, je voudrais carrément jouer au Quidditch. C'est quand même fou, non ?
Il y a aussi des jours où on est fier de soi sans trop savoir comment le dire. Quand on ose faire quelque chose qui nous faisait peur, par exemple. Les autres vont peut-être même pas comprendre pourquoi on sourit autant. Mais nous, on sait.
Je me demande combien de personnes gardent leurs petites victoires pour elles. Ça me ferait bizarre, moi, de pas pouvoir courir raconter quelque chose à mes amis quand je suis super contente !
J'adore les voir heureux, surtout quand ils viennent de réussir un truc qu'ils essayaient de faire depuis longtemps. Je pourrais les écouter raconter ça pendant des heures. Enfin, sauf s'ils me racontent trois fois exactement la même chose, faut pas exagérer non plus !
Et puis, parfois, il suffit de pas grand-chose. Un compliment qu'on attendait pas, une bonne note alors qu'on pensait avoir raté son devoir, ou quelqu'un qui nous dit qu'il est fier de nous.
Je crois que c'est ce que je préfère, en fait. Quand quelqu'un est tellement heureux qu'il arrive même plus à rester tranquille. Ça me donne envie de sourire aussi, même si je sais pas encore ce qui s'est passé.
D'ailleurs, si Andy débarquait maintenant en criant « Hourra ! », je crois que je me mettrais à crier avec elle avant même de lui demander pourquoi.
Bon, après, faudrait quand même qu'elle m'explique !
434 mots
2A RP (promo50)#691414 Andreas Ma best
«Les bonnes idées changent le monde. Les mauvaises écrivent les légendes.»
L'encre de nos émotions
16 — Dégingandé
Juste comme on est
Dégingandé... C'est quand même un drôle de mot ! Je vois tout de suite quelqu'un avec de grandes jambes, des bras trop longs et une démarche un peu maladroite. Le genre de personne qui se prend les pieds dans tout ce qui traîne. Enfin, c'est peut-être pas très gentil de dire ça.
Je me demande si les gens qui sont vraiment comme ça aiment bien qu'on les appelle dégingandés.
Parce que ça doit être pénible, à force, d'entendre toujours les mêmes remarques. Surtout quand on peut rien y faire. On va pas se raccourcir les jambes avec un sortilège juste pour faire plaisir aux autres !
Et puis, pourquoi est-ce que ça dérange autant certaines personnes qu'on soit différent ?
Je comprends qu'on puisse trouver quelque chose amusant. Ça m'arrive aussi de rigoler pour des bêtises. Mais quand quelqu'un commence à avoir les larmes aux yeux et que les autres continuent, là, je trouve plus ça drôle du tout.
Je me demande si ça arrive souvent, de rire avec les autres alors qu'on a juste envie de pleurer. Pour pas leur donner une raison de recommencer, peut-être.
Ça doit être horrible de devoir surveiller sa façon de marcher ou de se tenir juste pour éviter les remarques. Et même de renoncer à mettre quelque chose qu'on aime. Tout ça pour quelques idiots qui trouvent toujours quelque chose à critiquer !
Le pire, c'est qu'on sait pas forcément ce que les gens gardent pour eux. Certains vont répondre, se défendre, s'énerver. D'autres vont sourire et attendre que ça passe. Et après, ils rentrent chez eux avec tout ce qu'ils ont entendu dans la journée.
Je me demande si, à force, on finit par croire ceux qui se moquent. Si on commence à voir des défauts là où on voyait rien de particulier avant.
Et puis, bizarre par rapport à quoi ? À qui ? Il y a tellement de gens différents à Poudlard que je vois même pas comment on pourrait décider qui est normal et qui l'est pas.
J'aimerais bien que les gens réfléchissent un peu avant de lancer certaines remarques. Pas besoin de faire de grands discours, juste de se demander si ça leur plairait qu'on leur dise la même chose.
Enfin, ceux qui prennent plaisir à se moquer des autres risquent pas de se poser beaucoup de questions...
Peut-être qu'un jour, quelqu'un qui a passé des années à se faire critiquer rencontrera des gens qui ne feront même pas attention à ce qu'on lui reprochait avant.
Des gens avec qui il pourra rigoler sans se demander si on se moque de lui.
Ça doit faire du bien, ça.
447 mots
2A RP (promo50)#691414 Andreas Ma best
«Les bonnes idées changent le monde. Les mauvaises écrivent les légendes.»