Ancien sorcier
6 mars 2014, 12:07
Le palais des courants d'air
« Moui, c'est très sympas. Enfin, c'est assez cool mais les gens qui vivent ici ne doivent pas connaître le chauffage. Mais sinon point de vue architecture, chapeau. »
Vu le climat, c'est sûr. L'adolescente avait toujours aussi froid. Elle tremblait même avec son manteau. Malgré ça, elle essaya de ne pas y penser et de faire comme si la température était normal. C'est vrai c'est compliqué, mais vaut mieux ça que de se plaindre. Et puis c'est pour une récompense. Pendant que certains élèves de Poudlard sont au chaud dans le château auprès d'une bonne cheminée, Amber et Victoria étaient dans le froid mais en compagnie du directeur de Poudlard prêtent à recevoir un cadeau. Ça valait le coup de se les cailler.
« Nous sommes dans un coin du monde où la glace ne fond jamais mademoiselle Pidloux et où il ne pleut pas davantage. Je ne sais pas si les gens qui vivaient ici avaient aussi frroids que nous mais il est sûrr que les murrs de glace leurr ont surrvécu. »
Ouf, voilà quelque chose de rassurant, on ne mourra pas noyer dans un endroit caché où presque personne n'a accès. Victoria suivit son professeur et sa préfète calmement. Elle marchait dans la neige, qu'elle appréciait. Regardant à droite, à gauche, chaque détail du lieu dans laquelle elle était. Bien sûr, elle savait que c'était sans doute la première et la dernière fois qu'elle y mettait les pieds alors autant en profiter. Sa mémoire visuelle doit être optimal pour tous sauvegarder dans son disque dur intégrés à son cerveau.
Le trio arriva au bout du hall, face un mur sans porte, sans accès, sans rien. Le directeur se serait-il perdu ? Victoria douta. En tous cas, ils étaient dans un cul-de-sac, ça ne fait aucun doute. Victoria se retourna au cas où elle aurait raté quelques choses et elle s'aperçut qu'il n'y avait aucun porte, aucun passage menant à une autre salle. Bizarre. La septième année leva les yeux vers son directeur d'école alors que celui-ci tapota la paroi glacée avec sa baguette magique. C'est alors qu'une ouverture dans la glace se forma, sur une autre pièce:
« Votrre rrécompense se trrouve derrrièrre ce murr. Aprrès vous. »
*Notre récompense, enfin * pensa l'adolescente en passant dans l'autre pièce. Dès que les trois personnes sont entrés, quatre braseros se sont allumés, illuminant les quatre coins de la salle. Victoria regarda la salle avec un œil admiratif. Les murs n'étaient en glace mais en pierre. Au centre de la pièce, se tenait une table circulaire contenant des parchemins dans des boites en verre. Combien ? Victoria ne serait pas les comptait tellement il y en avait.
« Locus gevro et.... Nix tempestum, voilà ! Ces parrchemins ferraient la convoitise de n'imporrte quel sorrcier avisé, prrenez grrand soin de les mettrre en sécurrité et de les consulter dans le plus grrand secrret. C'est comprris ? »
Le directeur tendit deux boites aux Serpentardes. Victoria attrapa l'une d'elle, il était écrit « Nix Tempestum » dessus. Ces parchemins avaient sans doute une immense valeur. Elle était la seule à pouvoir user de ce sortilège lors des duels comme Amber avec celui qu'elle avait reçue. Elle le regarda avec attention avant de répondre accompagné d'un sourire:
« Compris professeur! »
Vu le climat, c'est sûr. L'adolescente avait toujours aussi froid. Elle tremblait même avec son manteau. Malgré ça, elle essaya de ne pas y penser et de faire comme si la température était normal. C'est vrai c'est compliqué, mais vaut mieux ça que de se plaindre. Et puis c'est pour une récompense. Pendant que certains élèves de Poudlard sont au chaud dans le château auprès d'une bonne cheminée, Amber et Victoria étaient dans le froid mais en compagnie du directeur de Poudlard prêtent à recevoir un cadeau. Ça valait le coup de se les cailler.
« Nous sommes dans un coin du monde où la glace ne fond jamais mademoiselle Pidloux et où il ne pleut pas davantage. Je ne sais pas si les gens qui vivaient ici avaient aussi frroids que nous mais il est sûrr que les murrs de glace leurr ont surrvécu. »
Ouf, voilà quelque chose de rassurant, on ne mourra pas noyer dans un endroit caché où presque personne n'a accès. Victoria suivit son professeur et sa préfète calmement. Elle marchait dans la neige, qu'elle appréciait. Regardant à droite, à gauche, chaque détail du lieu dans laquelle elle était. Bien sûr, elle savait que c'était sans doute la première et la dernière fois qu'elle y mettait les pieds alors autant en profiter. Sa mémoire visuelle doit être optimal pour tous sauvegarder dans son disque dur intégrés à son cerveau.
Le trio arriva au bout du hall, face un mur sans porte, sans accès, sans rien. Le directeur se serait-il perdu ? Victoria douta. En tous cas, ils étaient dans un cul-de-sac, ça ne fait aucun doute. Victoria se retourna au cas où elle aurait raté quelques choses et elle s'aperçut qu'il n'y avait aucun porte, aucun passage menant à une autre salle. Bizarre. La septième année leva les yeux vers son directeur d'école alors que celui-ci tapota la paroi glacée avec sa baguette magique. C'est alors qu'une ouverture dans la glace se forma, sur une autre pièce:
« Votrre rrécompense se trrouve derrrièrre ce murr. Aprrès vous. »
*Notre récompense, enfin * pensa l'adolescente en passant dans l'autre pièce. Dès que les trois personnes sont entrés, quatre braseros se sont allumés, illuminant les quatre coins de la salle. Victoria regarda la salle avec un œil admiratif. Les murs n'étaient en glace mais en pierre. Au centre de la pièce, se tenait une table circulaire contenant des parchemins dans des boites en verre. Combien ? Victoria ne serait pas les comptait tellement il y en avait.
« Locus gevro et.... Nix tempestum, voilà ! Ces parrchemins ferraient la convoitise de n'imporrte quel sorrcier avisé, prrenez grrand soin de les mettrre en sécurrité et de les consulter dans le plus grrand secrret. C'est comprris ? »
Le directeur tendit deux boites aux Serpentardes. Victoria attrapa l'une d'elle, il était écrit « Nix Tempestum » dessus. Ces parchemins avaient sans doute une immense valeur. Elle était la seule à pouvoir user de ce sortilège lors des duels comme Amber avec celui qu'elle avait reçue. Elle le regarda avec attention avant de répondre accompagné d'un sourire:
« Compris professeur! »
9 mars 2014, 11:02
Le palais des courants d'air
Amber se demandait par quel miracle elle se retrouvait dans une situation aussi cocasse. Son émerveillement lui rappelait ses débuts à Poudlard, deux ans plus tôt, quand la découverte de tout et n'importe quoi la mettait en émoi. Au fil du temps, même le collège le plus étrange et fantastique du monde était parvenu à s'insérer dans son quotidien sans plus parvenir à la choquer davantage, elle s'était habituée à ce mode de vie comme on prend ses marques dans une nouvelle baraque après un déménagement salutaire. Cette familiarisation avait du bon: elle pouvait désormais naviguer les yeux fermés dans le dédale de couloirs sans se perdre (du moins, c'est ce qu'elle racontait à qui voulait bien l'entendre) ou orienter les jeunes Gryffondors dans la mauvaise direction avec une gentillesse feinte pour égayer sa journée. Outre ces petits bonheurs, l'endroit avait perdu une grande partie de sa magie, et donc de l'excitation qu'il était censé lui procurer Ad Vitam Aeternam, parce que Nom de Dieu, c'était tout de même pas n'importe quoi !
En se retrouvant là, coincée entre l'une de ses plus vieilles amies et un Directeur énigmatique dans un château en glace pour aller chercher une récompense après une Foire de Noël concluante, elle sentait qu'elle retrouvait les sentiments qui jadis l'animaient en continu, ce frisson perpétuel, cette attente trépignante d'une nouvelle surprise. Au fit du temps, elle avait laissé l'image de sa routine se ternir sans raison, par flemme, par habitude, par convention. Aujourd'hui, elle avait l'impression de retrouver toutes ces sensations formidables, ce piment incomparable qu'apportait la nouveauté et qui ravivait son intérêt de façon significative. Est-ce qu'un jour ce genre d'expédition deviendrait aussi banal à ses yeux que les cours et le train-train ? Elle espérait bien que non.
« Nous sommes dans un coin du monde où la glace ne fond jamais mademoiselle Pidloux et où il ne pleut pas davantage. Je ne sais pas si les gens qui vivaient ici avaient aussi frroids que nous mais il est sûrr que les murrs de glace leurr ont surrvécu », répondit Mr. Stoyanov suite à leurs précédentes remarques.
*Hmm, ben je sais pas comment ils faisaient, moi je suis congelée*, pensa t-elle en se frottant énergiquement les bras tout en claquant des dents. Ils continuèrent leurs progression à travers l'étendue glacée pendant ce qui lui parut être une bonne dizaine de minutes. D'un instant à l'autre, la jeune fille s'attendait à ce que quelque chose entrave lsa route, qu'un paquet cadeau leur tombe sur la tête avec, à l'intérieur, pourquoi pas la clé pour remporter la Ligue de Serpentard haut la main. Rien de tout cela n'arriva. Pour sa plus grande déception, le passage débouchait à un élégant cul-de-sac.
Le Directeur resta un petit moment à fixer la paroi avec elles, aussi se permit-elle de reprendre la parole, soudain quelque peu inquiète pour son présent:
« Euh ... C'est normal ? », demanda t-elle d'une petite voix aigüe.
Pour toute réponse, l'adulte tapota le mur du bout de sa baguette, ce qui eut pour effet de faire instantanément disparaître l'obstacle. Bon, eh bien, elle avait encore parlé trop vite.
« Votrre rrécompense se trrouve derrrièrre ce murr. Aprrès vous », lança t-il en les invitant à entrer.
Les deux demoiselles pénétrèrent dans le nouvel espace dévoilé, non sans promener leurs regards ahuris partout où il était possible de le faire. L'attention de la Hoover se reporta tout d'abord à une sorte de table circulaire, plantée en plein centre de la pièce, sur laquelle reposait plusieurs dizaines de parchemins qui semblaient lui dire: "hey poulette, regarde, j'ai traversé des siècles et je suis encore là !". Cette profusion de connaissances abasourdie la Troisième Année. Vraiment, il était sûr qu'elle ne pouvait pas en prendre plusieurs ? Ses yeux s'arrondirent en imaginant tous les trésors dont pouvait regorger ces différentes reliques, et de la façon dont elle pourrait pourir la vie d'autrui en toutes impunité avec.
« Locus gevro et.... Nix tempestum, voilà ! Ces parrchemins ferraient la convoitise de n'imporrte quel sorrcier avisé, prrenez grrand soin de les mettrre en sécurrité et de les consulter dans le plus grrand secrret. C'est comprris ? », s'exclama l'homme en leur remettant deux boîtes pourpres, la sienne lui semblait soudain peser une tonne.
« Vous pouvez compter sur ma discrétion, M'sieur », répliqua t-elle avec une lueur au fond de la pupille.
En se retrouvant là, coincée entre l'une de ses plus vieilles amies et un Directeur énigmatique dans un château en glace pour aller chercher une récompense après une Foire de Noël concluante, elle sentait qu'elle retrouvait les sentiments qui jadis l'animaient en continu, ce frisson perpétuel, cette attente trépignante d'une nouvelle surprise. Au fit du temps, elle avait laissé l'image de sa routine se ternir sans raison, par flemme, par habitude, par convention. Aujourd'hui, elle avait l'impression de retrouver toutes ces sensations formidables, ce piment incomparable qu'apportait la nouveauté et qui ravivait son intérêt de façon significative. Est-ce qu'un jour ce genre d'expédition deviendrait aussi banal à ses yeux que les cours et le train-train ? Elle espérait bien que non.
« Nous sommes dans un coin du monde où la glace ne fond jamais mademoiselle Pidloux et où il ne pleut pas davantage. Je ne sais pas si les gens qui vivaient ici avaient aussi frroids que nous mais il est sûrr que les murrs de glace leurr ont surrvécu », répondit Mr. Stoyanov suite à leurs précédentes remarques.
*Hmm, ben je sais pas comment ils faisaient, moi je suis congelée*, pensa t-elle en se frottant énergiquement les bras tout en claquant des dents. Ils continuèrent leurs progression à travers l'étendue glacée pendant ce qui lui parut être une bonne dizaine de minutes. D'un instant à l'autre, la jeune fille s'attendait à ce que quelque chose entrave lsa route, qu'un paquet cadeau leur tombe sur la tête avec, à l'intérieur, pourquoi pas la clé pour remporter la Ligue de Serpentard haut la main. Rien de tout cela n'arriva. Pour sa plus grande déception, le passage débouchait à un élégant cul-de-sac.
Le Directeur resta un petit moment à fixer la paroi avec elles, aussi se permit-elle de reprendre la parole, soudain quelque peu inquiète pour son présent:
« Euh ... C'est normal ? », demanda t-elle d'une petite voix aigüe.
Pour toute réponse, l'adulte tapota le mur du bout de sa baguette, ce qui eut pour effet de faire instantanément disparaître l'obstacle. Bon, eh bien, elle avait encore parlé trop vite.
« Votrre rrécompense se trrouve derrrièrre ce murr. Aprrès vous », lança t-il en les invitant à entrer.
Les deux demoiselles pénétrèrent dans le nouvel espace dévoilé, non sans promener leurs regards ahuris partout où il était possible de le faire. L'attention de la Hoover se reporta tout d'abord à une sorte de table circulaire, plantée en plein centre de la pièce, sur laquelle reposait plusieurs dizaines de parchemins qui semblaient lui dire: "hey poulette, regarde, j'ai traversé des siècles et je suis encore là !". Cette profusion de connaissances abasourdie la Troisième Année. Vraiment, il était sûr qu'elle ne pouvait pas en prendre plusieurs ? Ses yeux s'arrondirent en imaginant tous les trésors dont pouvait regorger ces différentes reliques, et de la façon dont elle pourrait pourir la vie d'autrui en toutes impunité avec.
« Locus gevro et.... Nix tempestum, voilà ! Ces parrchemins ferraient la convoitise de n'imporrte quel sorrcier avisé, prrenez grrand soin de les mettrre en sécurrité et de les consulter dans le plus grrand secrret. C'est comprris ? », s'exclama l'homme en leur remettant deux boîtes pourpres, la sienne lui semblait soudain peser une tonne.
« Vous pouvez compter sur ma discrétion, M'sieur », répliqua t-elle avec une lueur au fond de la pupille.
◊ Il n'y a ni bien ni mal, seulement le pouvoir et ceux qui sont trop faibles pour s'en emparer.
Responsable des nouveaux arrivants et journaliste au Sale Hasard.
> Serpentard du mois d'août et d'octobre & élève du mois d'octobre.
20 mars 2014, 15:58
Le palais des courants d'air
Arseni ne laissait jamais rien au hasard. Il aimait peu l'imprévisible et se servait de son intuition pour limiter les conséquences d'une mauvaise surprise. Il devait bien avouer que son intuition n'était pas mauvaise, loin de là d'ailleurs. Elle lui avait permis de reculer de nombreuses fois, là où d'autres avait placé le pied de trop qui les avait fait basculé dans un gouffre sans fond. Aujourd'hui encore, dans cette pièce chargée d'histoire, il avait laissé son intuition choisir pour lui deux sorts parmi la multitude. Pourquoi ces deux-là ? Arseni aurait eu bien du mal à l'expliquer avec des mots. Il avait simplement l'intuition qu'ils colleraient bien à la personnalité de leur nouvelle propriétaire et qu'en un sens, ils les compléteraient.
« Ne nous attarrdons pas. »
Si l'endroit était certes soumis à de puissants sortilèges de dissimulation, Arseni n'en redoutait pas moins la proximité relative de Durmstrang et de certains de ses pensionnaires dont le flair exceptionnel couplé à des compétences magiques avancées auraient vite fait de sentir leur présence. Il n'était pas question, pour lui, de risquer que ce fabuleux trésor soit découvert par qui que ce soit, encore moins un fouineur malintentionné de Durmstrang. Il désigna d'un mouvement équivoque de la tête le passage par lequel ils étaient tous les trois entrés. Avec la même intransigeance, il dégaina ensuite sa baguette magique et referma le passage en formant une nouvelle couche de glace derrière eux.
« Venez, nous ne devons pas rrisquer d'êtrre rrepérré parr qui que ce soit, dit-il en foulant énergiquement le tapis de neige recouvrant le hall. Cerrtains trrésorrs mérritent de rrester cacher pourr l'éterrnité. »
Sa main droite cramponnée à sa baguette magique, il remonta le hall en gardant le silence, les sens en éveil, se tenant prêt à agir à la moindre contrariété. Mais personne ne se manifesta ; pas plus quand le trio sortit de l'édifice que lorsqu'Arseni utilisa la magie pour reconstituer la paroi glacée protégeant les gigantesques portes qui s'étaient refermées silencieusement derrière eux.
« Vos mains, jeunes filles. »
Il était retourné auprès des deux Serpentard et leur présenta sa main gauche, blanche mais tachetée de rouge au niveau des articulations des doigts.
« Prrêtes ? »
Arseni accorda un bref regard à la silhouette menaçante de l'institut, perdue au fin fond de la steppe glacée, puis sourit aux deux Serpentard qui surprirent sans doute son soudain égarement avant de transplaner en les entraînant avec lui. Une fraction de seconde, à peine, suffit à les ramener en haut de la tour du directeur, à Poudlard. Le bureau était tel qu'ils l'avaient laissé. Le soleil, lui, se tenait un peu plus haut dans le ciel bleu hivernal.
« Un voyage courrt mais intense, n'est-ce pas ? »
Il avait déjà retiré son manteau et se dirigeait maintenant vers son bureau, porté par un coeur qu'il trouvait allégé d'un certain poids. Il ne faisait aucun doute à ses yeux que cette replongée dans le passé y était pour beaucoup.
« Ne nous attarrdons pas. »
Si l'endroit était certes soumis à de puissants sortilèges de dissimulation, Arseni n'en redoutait pas moins la proximité relative de Durmstrang et de certains de ses pensionnaires dont le flair exceptionnel couplé à des compétences magiques avancées auraient vite fait de sentir leur présence. Il n'était pas question, pour lui, de risquer que ce fabuleux trésor soit découvert par qui que ce soit, encore moins un fouineur malintentionné de Durmstrang. Il désigna d'un mouvement équivoque de la tête le passage par lequel ils étaient tous les trois entrés. Avec la même intransigeance, il dégaina ensuite sa baguette magique et referma le passage en formant une nouvelle couche de glace derrière eux.
« Venez, nous ne devons pas rrisquer d'êtrre rrepérré parr qui que ce soit, dit-il en foulant énergiquement le tapis de neige recouvrant le hall. Cerrtains trrésorrs mérritent de rrester cacher pourr l'éterrnité. »
Sa main droite cramponnée à sa baguette magique, il remonta le hall en gardant le silence, les sens en éveil, se tenant prêt à agir à la moindre contrariété. Mais personne ne se manifesta ; pas plus quand le trio sortit de l'édifice que lorsqu'Arseni utilisa la magie pour reconstituer la paroi glacée protégeant les gigantesques portes qui s'étaient refermées silencieusement derrière eux.
« Vos mains, jeunes filles. »
Il était retourné auprès des deux Serpentard et leur présenta sa main gauche, blanche mais tachetée de rouge au niveau des articulations des doigts.
« Prrêtes ? »
Arseni accorda un bref regard à la silhouette menaçante de l'institut, perdue au fin fond de la steppe glacée, puis sourit aux deux Serpentard qui surprirent sans doute son soudain égarement avant de transplaner en les entraînant avec lui. Une fraction de seconde, à peine, suffit à les ramener en haut de la tour du directeur, à Poudlard. Le bureau était tel qu'ils l'avaient laissé. Le soleil, lui, se tenait un peu plus haut dans le ciel bleu hivernal.
« Un voyage courrt mais intense, n'est-ce pas ? »
Il avait déjà retiré son manteau et se dirigeait maintenant vers son bureau, porté par un coeur qu'il trouvait allégé d'un certain poids. Il ne faisait aucun doute à ses yeux que cette replongée dans le passé y était pour beaucoup.
Ancien sorcier
22 mars 2014, 19:10
Le palais des courants d'air
L'adolescente tenait sa boite fermement dans ses mains, celle-ci était plaquée contre sa poitrine afin de la protéger de tous comme un enfant protégerait son doudou. D'ailleurs elle se souvient que le sien quand elle était jeune c'était une chouette en peluche. Victoria toujours le sourire aux lèvres, regarda Amber obtenir aussi une boite dans le même style. Elle regarda sa boite avec attention, se demandant comment s'y prendre pour lancer ce sortilège. La réponse est surement sur le parchemin contenue dans la boite.
« Ne nous attarrdons pas. »
Victoria eut un léger sursaut, son présent l'avait fait oublié avec qui et le lieu où elle était. La septième année suivit les autres personnes qui l'accompagnait sur le chemin de la sortie de cette pièce magique. Avant de sortir, elle se retourna et contempla une derrière fois cette salle des récompenses, elle était consciente que ce serait surement la première et dernière fois qu'elle verrait celle-ci. Elle gagna le hall et laissa le directeur refermer derrière eux.
« Venez, nous ne devons pas rrisquer d'êtrre rrepérré parr qui que ce soit. Cerrtains trrésorrs mérritent de rrester cacher pourr l'éterrnité. »
Pour être un trésor, c'est un trésor. L'adolescente comprit alors pourquoi le professeur ne voulait pas indiquer la géolocalisation de l'endroit où ils se trouvait. Cela était surement pour les préserver de l'envie d'y retourner aux mauvais moments, pour aller chercher le reste des parchemins et les utiliser de façon illicite. Connaissant son caractère et ses défauts, Vicky se rendit compte une fois de plus du l'intelligence de l'adulte.
Le trio traversa le hall sans un mot, malgré l'envie de Victoria de s'arrêter pour explorer encore les lieux. Mais apparemment ce n'était pas le moment de contredire le directeur, elle suivit le mouvement sans poser de questions. Peu de temps après, ils se retrouvèrent devant la falaise glacée, l'endroit protégés, comme à leur arrivée.
« Vos mains, jeunes filles. »
*Oh non...* pensa Vicky. Tenant fermement sa boite avec la main gauche, la bloquant contre sa poitrine toujours depuis le début, elle prit de sa main droite, la main gauche du directeur. Elle savait ce qu'il l'attendait, torture et couloir infernale, pour un retour dans le bureau du directeur en un flash éclair. Le transplanage est quelque chose qui s'apprend, et même si Victoria a l'age requis pour passer le permis, elle n'est pas encore habitué à ce mode de transport sorcier. * La poudre de cheminette, c'est bien aussi non ?* pensa t-elle, quoi que il y a pas de cheminée dans les environs.
« Prrêtes ? »
Victoria avait envie de répondre non mais fallait bien rentrer à Poudlard par un moyen ou par un autre. En plus, utiliser un autre moyen de locomotion indiquerait là où le trio était. Pas le choix, Victoria va devoir subir encore une fois un transplanage. En même temps, plus de fois elle fera cette exercice, mieux se sera. La septième année eut alors le souffle coupée, elle eut la sensation de tourner tourner sans jamais s'arrêter. Cela se passait réellement ou est-ce un effet du transplanage ? Elle n'en savait rien. Une seconde plus tard, le trio étaient dans le bureau du directeur de Poudlard. Ses jambes remuèrent comme pour tomber mais elle parvient à rester debout. Encore deux ou trois tour elle saura parfaitement atterrir.
« Un voyage courrt mais intense, n'est-ce pas ? »
L'adolescente vit le directeur retirer son manteau et se rendit compte qu'elle n'en avait plus besoin. La chaleur de Poudlard était agréable et elle sentit ses bouts de doigts piquées par le réchauffement. Elle posa sa boite sur le bureau du directeur pour pouvoir enlever son manteau qu'elle accrocha à l'un de ses bras. Puis elle reprit sa boite.
« J'en garderai un bon souvenir professeur, merci beaucoup. »
La septième année jeta un œil à sa camarade de Serpentard et contempla sa boite, en réfléchissant où la rangée au dortoir, de façon a qu'aucune fille de Serpentard la trouve. Elle avait d'abord pensé à la chambre des secrets, puisqu'elle est la seule à y avoir accès, elle est sur que personne le trouvera mais cela était bien trop risquée à cause du comportement de son côté bestiale. Au fond de sa valise qui se trouve en dessous de son lit, c'est bien finalement. Elle ne s'en sert jamais, hormis en début et fin d'année scolaire. Personne ne se doutera que quelque chose s'y cache.
« Ne nous attarrdons pas. »
Victoria eut un léger sursaut, son présent l'avait fait oublié avec qui et le lieu où elle était. La septième année suivit les autres personnes qui l'accompagnait sur le chemin de la sortie de cette pièce magique. Avant de sortir, elle se retourna et contempla une derrière fois cette salle des récompenses, elle était consciente que ce serait surement la première et dernière fois qu'elle verrait celle-ci. Elle gagna le hall et laissa le directeur refermer derrière eux.
« Venez, nous ne devons pas rrisquer d'êtrre rrepérré parr qui que ce soit. Cerrtains trrésorrs mérritent de rrester cacher pourr l'éterrnité. »
Pour être un trésor, c'est un trésor. L'adolescente comprit alors pourquoi le professeur ne voulait pas indiquer la géolocalisation de l'endroit où ils se trouvait. Cela était surement pour les préserver de l'envie d'y retourner aux mauvais moments, pour aller chercher le reste des parchemins et les utiliser de façon illicite. Connaissant son caractère et ses défauts, Vicky se rendit compte une fois de plus du l'intelligence de l'adulte.
Le trio traversa le hall sans un mot, malgré l'envie de Victoria de s'arrêter pour explorer encore les lieux. Mais apparemment ce n'était pas le moment de contredire le directeur, elle suivit le mouvement sans poser de questions. Peu de temps après, ils se retrouvèrent devant la falaise glacée, l'endroit protégés, comme à leur arrivée.
« Vos mains, jeunes filles. »
*Oh non...* pensa Vicky. Tenant fermement sa boite avec la main gauche, la bloquant contre sa poitrine toujours depuis le début, elle prit de sa main droite, la main gauche du directeur. Elle savait ce qu'il l'attendait, torture et couloir infernale, pour un retour dans le bureau du directeur en un flash éclair. Le transplanage est quelque chose qui s'apprend, et même si Victoria a l'age requis pour passer le permis, elle n'est pas encore habitué à ce mode de transport sorcier. * La poudre de cheminette, c'est bien aussi non ?* pensa t-elle, quoi que il y a pas de cheminée dans les environs.
« Prrêtes ? »
Victoria avait envie de répondre non mais fallait bien rentrer à Poudlard par un moyen ou par un autre. En plus, utiliser un autre moyen de locomotion indiquerait là où le trio était. Pas le choix, Victoria va devoir subir encore une fois un transplanage. En même temps, plus de fois elle fera cette exercice, mieux se sera. La septième année eut alors le souffle coupée, elle eut la sensation de tourner tourner sans jamais s'arrêter. Cela se passait réellement ou est-ce un effet du transplanage ? Elle n'en savait rien. Une seconde plus tard, le trio étaient dans le bureau du directeur de Poudlard. Ses jambes remuèrent comme pour tomber mais elle parvient à rester debout. Encore deux ou trois tour elle saura parfaitement atterrir.
« Un voyage courrt mais intense, n'est-ce pas ? »
L'adolescente vit le directeur retirer son manteau et se rendit compte qu'elle n'en avait plus besoin. La chaleur de Poudlard était agréable et elle sentit ses bouts de doigts piquées par le réchauffement. Elle posa sa boite sur le bureau du directeur pour pouvoir enlever son manteau qu'elle accrocha à l'un de ses bras. Puis elle reprit sa boite.
« J'en garderai un bon souvenir professeur, merci beaucoup. »
La septième année jeta un œil à sa camarade de Serpentard et contempla sa boite, en réfléchissant où la rangée au dortoir, de façon a qu'aucune fille de Serpentard la trouve. Elle avait d'abord pensé à la chambre des secrets, puisqu'elle est la seule à y avoir accès, elle est sur que personne le trouvera mais cela était bien trop risquée à cause du comportement de son côté bestiale. Au fond de sa valise qui se trouve en dessous de son lit, c'est bien finalement. Elle ne s'en sert jamais, hormis en début et fin d'année scolaire. Personne ne se doutera que quelque chose s'y cache.
25 mars 2014, 19:02
Le palais des courants d'air
« Ne nous attarrdons pas »
Cette voix ferme, implacable sans être totalement froide sortit Amber de la torpeur dans laquelle elle s'était engourdie au fil du temps. La gamine se voyait déjà brandir sa baguette à tout bout de champs et remporter des dizaine de duels grâce au précieux parchemin qu'elle tenait entre ses mains congelées. Un sourire excité se peignit sur son visage en s'imaginant championne de la ligue de sa maison, voir même, pourquoi pas, de tout Poudlard tant qu'on y était. Ben oui hein, il n'y a pas de grandes réussites sans grandes ambitions, comme on dit. Elle hocha obligeamment la tête et se pressa à la suite du Directeur, qui referma ensuite d'une simple inflexion de sa baguette le passage par lesquels ils avaient pénétré une bonne dizaine de minutes plus tôt.
« Venez, nous ne devons pas rrisquer d'êtrre rrepérré parr qui que ce soit. Cerrtains trrésorrs mérritent de rrester cacher pourr l'éterrnité. », continua t-il en pressant significativement le pas.
La troisième année arqua un sourcil parfaitement dessiné, ne pouvant s'empêcher d'afficher sa moue d'incompréhension typique. Elle n'était ni aveugle ni dénuée de bon sens, ce pourquoi elle se demandait quel individu lambda aurait l'idée de venir se promener dans cette sorte de banquise gelée et serait donc à même de les repérer. Si même des sorcières n'avaient vu que du feu en fixant une falaise d’apparence tout à fait classique, quel promeneur étourdi pourrait mettre la main sur ces artefacts ? *A moins que ce ne soit qu'une façade, à moins qu'on se trouve dans un endroit justement très fréquenté ou à deux pas de l'être*, songea t-elle distraitement en essayant de suivre l'allure sans se faire distancer par ce quatuor de grandes jambes filant à toute vitesse. Pour une fois, elle n'avait pas envie de protester pour obtenir quelques explications, si un homme aussi puissant que ce gaillard là redoutait quelque chose ou quelqu'un, alors elle avait mille raisons de suivre son exemple; et donc par conséquent de la boucler.
C'est donc une verte sage et empressée qui clôt leur petit défilé et se remit aux instructions, désireuse de retrouver au plus vite son château chéri pour y entreposer sa nouvelle relique. Elle avait déjà une idée nette et précise de l'endroit où elle pourrait cacher son bien tout en étant sûre de ne pas se le faire chiper, et prenait quelques mesures intellectuelles de ce qu'il lui faudrait trouer/déchirer/colmater pour parvenir à ses fins. Des pensées sommes toute très normales; de sa part du moins.
« Vos mains, jeunes filles. Prrêtes ? », demanda Mr. Stoyanov en leur tendant sa main gauche avec un sourire un peu rêveur sur les bords qui ne manqua pas de l'intriguer.
La jeune fille oublia bien vite ce curieux moment en repensant à la sensation qu'elle avait ressenti lors de son premier transplanage et à toute l'horreur à laquelle on voulait de nouveau la confronter. Lorsqu'elle avait débarqué sur la glace, il ne lui était pas venu à l'esprit qu'elle allait devoir repartir de la même façon, et prenait à présent conscience de l'ampleur de sa naïveté. Un instant, elle eut presque envie de rentrer à pied, en voiture volante imaginaire, en dragon, en vaisseaux spatial ... Bref, en n'importe quel moyen de locomotion autre que celui qu'on lui proposait. Sa seule consolation fut qu'elle n'était pas la seule que l'idée dégoûtait apriori, étant donné la mine peu réjouie de sa camarade à l'idée de réitérer l'expérience.
« Pr ... Prête », finit-elle par lâcher d'une voix chevrotante, plus pour meubler le silence que par soucis de sincérité.
Comme elle s'y attendait, le phénomène était toujours aussi atroce à vivre. C'était comme si une espèce de tornade retournait chacune de ses entrailles et les remettait violemment en place, que sa rétine était continuellement agressée par un flot de couleurs et qu'elle tournait sur elle même jusqu'à n'être plus capable de différencier ses pieds de sa tête. Une nouvelle nausée, encore plus puissante que la dernière fois s'éprit d'elle. L'adolescente était tellement mal en point qu'elle se sentait prête à restituer son petit déjeuner sur le charmant tapi du Directeur. Dans un effort suprême, elle se retint et fit de son mieux pour reprendre son souffle, une main sur sa panse fragile, soufflant comme un bœuf en mal d'exercice.
« Un voyage courrt mais intense, n'est-ce pas ? »
Si part intense il entendait un mélange de "fantastique", "inoubliable" et "ohmondieujevaisdégobillerpartout", alors oui, on pouvait parler d'un voyage intense. Un chouïa moins chancelante, elle osa se relever tout à fait, tituba et s'agrippa au premier fauteuil sur lequel elle put mettre la main pour se donner un semblant de contenance.
« J'en garderai un bon souvenir professeur, merci beaucoup »
Pressentant que c'était son tour d'y aller de son petit commentaire, elle se lança en tentant de prendre un ton le plus normal possible:
« Oui, c'était sympas ! Enfin, un peu étrange tout de même mais sympas. »
Malgré son état pitoyable, la blonde se sentait forte d'une nouvelle expérience. Cela lui ferait quelque chose d'intéressant à raconter à ses vipères d'amies, de quoi ramener les projecteurs sur sa petite personne pendant une bonne semaine au moins. Si elle se débrouillait bien pour concocter un récit haletant et bien ficelé de son expédition elle pourrait sans problème confirmer sa place de starlette des Serpentard. Cette pensée eut le don de la réconforter, aussi prit elle congé après quelques politesses, impatiente de jouir de son nouvel avantage.
Cette voix ferme, implacable sans être totalement froide sortit Amber de la torpeur dans laquelle elle s'était engourdie au fil du temps. La gamine se voyait déjà brandir sa baguette à tout bout de champs et remporter des dizaine de duels grâce au précieux parchemin qu'elle tenait entre ses mains congelées. Un sourire excité se peignit sur son visage en s'imaginant championne de la ligue de sa maison, voir même, pourquoi pas, de tout Poudlard tant qu'on y était. Ben oui hein, il n'y a pas de grandes réussites sans grandes ambitions, comme on dit. Elle hocha obligeamment la tête et se pressa à la suite du Directeur, qui referma ensuite d'une simple inflexion de sa baguette le passage par lesquels ils avaient pénétré une bonne dizaine de minutes plus tôt.
« Venez, nous ne devons pas rrisquer d'êtrre rrepérré parr qui que ce soit. Cerrtains trrésorrs mérritent de rrester cacher pourr l'éterrnité. », continua t-il en pressant significativement le pas.
La troisième année arqua un sourcil parfaitement dessiné, ne pouvant s'empêcher d'afficher sa moue d'incompréhension typique. Elle n'était ni aveugle ni dénuée de bon sens, ce pourquoi elle se demandait quel individu lambda aurait l'idée de venir se promener dans cette sorte de banquise gelée et serait donc à même de les repérer. Si même des sorcières n'avaient vu que du feu en fixant une falaise d’apparence tout à fait classique, quel promeneur étourdi pourrait mettre la main sur ces artefacts ? *A moins que ce ne soit qu'une façade, à moins qu'on se trouve dans un endroit justement très fréquenté ou à deux pas de l'être*, songea t-elle distraitement en essayant de suivre l'allure sans se faire distancer par ce quatuor de grandes jambes filant à toute vitesse. Pour une fois, elle n'avait pas envie de protester pour obtenir quelques explications, si un homme aussi puissant que ce gaillard là redoutait quelque chose ou quelqu'un, alors elle avait mille raisons de suivre son exemple; et donc par conséquent de la boucler.
C'est donc une verte sage et empressée qui clôt leur petit défilé et se remit aux instructions, désireuse de retrouver au plus vite son château chéri pour y entreposer sa nouvelle relique. Elle avait déjà une idée nette et précise de l'endroit où elle pourrait cacher son bien tout en étant sûre de ne pas se le faire chiper, et prenait quelques mesures intellectuelles de ce qu'il lui faudrait trouer/déchirer/colmater pour parvenir à ses fins. Des pensées sommes toute très normales; de sa part du moins.
« Vos mains, jeunes filles. Prrêtes ? », demanda Mr. Stoyanov en leur tendant sa main gauche avec un sourire un peu rêveur sur les bords qui ne manqua pas de l'intriguer.
La jeune fille oublia bien vite ce curieux moment en repensant à la sensation qu'elle avait ressenti lors de son premier transplanage et à toute l'horreur à laquelle on voulait de nouveau la confronter. Lorsqu'elle avait débarqué sur la glace, il ne lui était pas venu à l'esprit qu'elle allait devoir repartir de la même façon, et prenait à présent conscience de l'ampleur de sa naïveté. Un instant, elle eut presque envie de rentrer à pied, en voiture volante imaginaire, en dragon, en vaisseaux spatial ... Bref, en n'importe quel moyen de locomotion autre que celui qu'on lui proposait. Sa seule consolation fut qu'elle n'était pas la seule que l'idée dégoûtait apriori, étant donné la mine peu réjouie de sa camarade à l'idée de réitérer l'expérience.
« Pr ... Prête », finit-elle par lâcher d'une voix chevrotante, plus pour meubler le silence que par soucis de sincérité.
Comme elle s'y attendait, le phénomène était toujours aussi atroce à vivre. C'était comme si une espèce de tornade retournait chacune de ses entrailles et les remettait violemment en place, que sa rétine était continuellement agressée par un flot de couleurs et qu'elle tournait sur elle même jusqu'à n'être plus capable de différencier ses pieds de sa tête. Une nouvelle nausée, encore plus puissante que la dernière fois s'éprit d'elle. L'adolescente était tellement mal en point qu'elle se sentait prête à restituer son petit déjeuner sur le charmant tapi du Directeur. Dans un effort suprême, elle se retint et fit de son mieux pour reprendre son souffle, une main sur sa panse fragile, soufflant comme un bœuf en mal d'exercice.
« Un voyage courrt mais intense, n'est-ce pas ? »
Si part intense il entendait un mélange de "fantastique", "inoubliable" et "ohmondieujevaisdégobillerpartout", alors oui, on pouvait parler d'un voyage intense. Un chouïa moins chancelante, elle osa se relever tout à fait, tituba et s'agrippa au premier fauteuil sur lequel elle put mettre la main pour se donner un semblant de contenance.
« J'en garderai un bon souvenir professeur, merci beaucoup »
Pressentant que c'était son tour d'y aller de son petit commentaire, elle se lança en tentant de prendre un ton le plus normal possible:
« Oui, c'était sympas ! Enfin, un peu étrange tout de même mais sympas. »
Malgré son état pitoyable, la blonde se sentait forte d'une nouvelle expérience. Cela lui ferait quelque chose d'intéressant à raconter à ses vipères d'amies, de quoi ramener les projecteurs sur sa petite personne pendant une bonne semaine au moins. Si elle se débrouillait bien pour concocter un récit haletant et bien ficelé de son expédition elle pourrait sans problème confirmer sa place de starlette des Serpentard. Cette pensée eut le don de la réconforter, aussi prit elle congé après quelques politesses, impatiente de jouir de son nouvel avantage.
◊ Il n'y a ni bien ni mal, seulement le pouvoir et ceux qui sont trop faibles pour s'en emparer.
Responsable des nouveaux arrivants et journaliste au Sale Hasard.
> Serpentard du mois d'août et d'octobre & élève du mois d'octobre.