Une situation quelque peu gênante PV- Isaya Descartes

« Je suis désolée si je t’ai ramenée à de mauvais souvenirs. Ce n’était pas mon intention. J’oublie souvent que j’ai eu de la chance d’avoir quelqu’un pour m’expliquer ce qui m’arrivait lorsque mes pouvoirs se sont manifestés pour la première fois. Je serai sans doute devenue folle si j’avais du garder cela pour moi, sans pouvoir en parler. »


Mel en resta bouche-bée : comment Isaya pouvait-elle être aussi gentille avec elle alors qu'elle lui avait répondu sèchement ? Elle la dévisagea avec étonnement, la gratitude gagnant peu à peu les traits de son visage. Ainsi, elle ne lui en voulait pas... Au contraire, elle semblait même compatir.
Touchée par tant de bonté, Melissandre resta quelques instants sans savoir quoi dire. La Poufsouffle reprit :


« Je viens d’y songer mais je comprends pourquoi j’apprécie autant ton prénom. C’est également celui de ma mère mais puisque tout le monde l’appelle Mellie ou Liss, je n’ai pas tout de suite fait le rapprochement. Mais bref, ce n’est pas très important, on pourrait peut-être se mettre au travail. Je ne sais pas pour toi, mais je meurs de faim ! »


Sortant enfin de son mutisme, Mel approuva et se mit au travail avec Isaya. Tout en décorant le sol de fines perles d'encres, elle se mit à parler :

« C'est moi qui suis désolée, pour tout à l'heure, Isaya... Parfois, mes réactions sont beaucoup trop spontanées... Je n'avais pas du tout l'intention de me montrer si sèche et si méchante. Je m'excuse sincèrement. »


A présent, elle se surprenait elle-même. S'excuser n'était habituellement pas du tout son genre. Et pourtant, elle le faisait et ça lui procurait du plaisir, ainsi qu'un certain soulagement. Elle reprit :


«  Et je suis ravie d'apprendre que ta mère s'appelle Melissandre ! Ça doit être une personne formidable... »


A peine eut-elle terminé de prononcer sa phrase, qu'elle leva les yeux au ciel mentalement : sa personnalité narcissique reprenait le dessus, elle n'y pouvait rien. Au bout de quelques heures, à force de vider leurs encriers et de marcher inlassablement, elles finirent par regagner un vaste corridor qui se trouvait non loin de la salle commune des Gryffons. Mel dit au revoir à son amie, espérant qu'elles se reverraient prochainement puis rejoint son dortoir où elle vida tout son stock de patacitrouilles avant de s'endormir comme une masse. Durant toute la nuit, elle rêva de couloirs sans fin, de gouttes d'encres démoniaques et de mouchoirs spectraux.



Reducio
Je suis infiniment désolée pour le retard, pour la qualité médiocre de mon post, pour sa brièveté... Pour tout, voilà :'(