Interrogatoires
09 mars 2049
Deuxième fois qu'il se trouvait dans cette pièce d'interrogatoire. Un peu plus d'un mois d'intervalle entre ces deux présences et pourtant la cause n'était en aucun cas différente, il avait été encore une fois aperçu avec ses mêmes vendeurs de marchandises dont l'illégalité était plus que supposée. À peine entré dans la salle, Jørn avait déjà commencé la réflexion de comment endormir les inspecteurs. Il n'allait pas pouvoir sortir la même histoire que la dernière fois surtout qu'il était déjà connu des services maintenant.
Les inspecteurs le regardèrent avec un certain dédain, presque comme si le Norvégien n'était qu'un criminel de bas étage. Non pas même un criminel de bas étage... Tout juste un voyou à la petite semaine, une petite frappe. Et ça l'aubergiste en avait l'aversion. Le manque de respect était quelque chose dont il avait horreur et ce qu'il voyait dans leur regard ça en était.
-Eh bien, qui est-ce que l'on a là ? Monsieur le Norvégien promeneur... Cette fois aussi vous étiez perdu ?
Le quinquagénaire dû se retenir de répondre qu'il n'aimait pas le ton de son interlocuteur car cela allait sûrement jouer en sa défaveur. Il se contenta seulement de hocher la tête horizontalement en signe de négation.
-Que faisiez-vous là alors ?
Toujours les mêmes questions en boucle. Allaient ils un jour innover ? Cependant le sorcier Scandinave leur répondit d'une voix lasse.
"Vous savez, j'ai une auberge à faire tourner. Et qui dit auberge, dit cuisine. Et qui dit cuisine, dit ingrédients. Et les ingrédients quand y en a plus il faut en racheter. Et des fois on tente de nouvelles recettes et du coup il faut trouver de nouveaux ingrédients. J'étais donc en train de faire les courses."
Le Norvégien savait pertinemment que ses réponses avaient le don d'énerver les inspecteurs et ça l'amuser particulièrement.
-Ah bien évidemment, j'avais oublié que ces 3 olibrius étaient des grossistes alimentaires ! Écoute moi bien Paul Jaugelemont–"Jørn Jårlegmund"–"On s'en fout de comment tu t'appelles le Viking. Pourquoi tu parlais à ces 3 lascars si tu faisais tes courses pour ton auberge miteuse ?"
L'inspecteur commençait vraiment à lui courir sur le haricot mais il devait garder son calme. C'était uniquement son manque de discrétion qui l'avait conduit là. Il ne fallait pas donner une raison de plus à cet inspecteur d'envoyer Jørn en prison. Il répondit donc calmement.
"Ce sont des marchands, ils ont donc un certain réseau et j'avais besoin d'ingrédients plus ou moins rares. Je leur ai juste demandé s'ils pouvaient me mettre en relation avec quelqu'un pouvant m'aider à ce sujet."
Le deuxième inspecteur, qui lui ne parlait jamais se mis pour la première fois à parler à la grande surprise du roc norvégien.
Il est vrai qu'ils ont un certain réseau, la plupart vendent des trucs illégaux mais ce n'est pas déconnant de penser qu'ils aient certaines personnes dans leur réseau qui fait dans la légalité. C'est la dernière fois que je veux vous voir là. On vous rappellera si nécessaire. Croyez moi bien monsieur Jårlegmund, que la prochaine fois on ne sera pas aussi tendre avec vous...
Gérant de la Tête de Sanglier inRP. Norvégien. Si vous avez envie de RP avec Jørn ou si vous avez une idée de RP avec moi, je vous invite à m'envoyer un hibou !
Interrogatoires
28 avril 2049
Another one... We the best music... DJ Khaled... Ah non mauvais univers. Les mois de suivaient et ils avaient l'air de se ressembler pour Jørn. Comme le dit le proverbe, jamais deux sans trois et, cette fois-ci encore, le Norvégien s'était fait gaulé comme un amateur. Et c'était donc pour cette raison qu'il était de nouveau dans cette salle d'interrogatoire aseptisé à souhait et ennuyeuse à mourir. Lorsque les deux inspecteurs arrivèrent dans la salle, Jørn avait très envie de s'amuser un peu avec eux. Néanmoins il savait également que ce n'était vraiment pas la meilleure des idées. Il garda donc ses salutations fantaisistes pour lui et se contenta simplement d'un signe de la tête neutre pour les saluer.
Dites moi que je rêve... encore cet enfoiré. Qu'est-ce qu'il va nous sortir comme excuse cette fois ? Il avait besoin d'herbes de Provence ? Peut-être de l'huile d'olive ? Ou bien il voulait des conseils sur les meilleurs sentiers de randonnée ?
L'aubergiste regarda inspecteur Bougon, son nouveau surnom à partir d'aujourd'hui, avec un regard sceptique. Avait-il eu une journée aussi terrible que ça ? Ou bien détestait il tout simplement ce bon vieux Jørn ? Ou bien sûrement les deux... C'était sûrement l'option la plus plausible.
Comme à son habitude, le Norvégien déclina son identité, son âge, sa profession, son adresse, etc., etc. Lorsque les inspecteurs lui demandèrent ce qu'ils faisaient avec les lascars du marché noir, il leur sorti une histoire d'amitié et de passions en commun.
"Vous saviez que je leur avais demandé s'ils connaissaient quelqu'un pour m'aider à trouver des ingrédients rares pour de nouvelles recettes ? Eh bien, il s'avère que l'une de ces trois personnes à la même passion que moi pour la course annuel de balai de Kopparberg à Arjeplog. Donc évidemment, moi, je lui dis qu'ayant un ami suédois travaillant dans l'organisation de la course je peux lui avoir des billets. S'ensuit ensuite une conversation animée où on discute d'un road trip entre potes pour aller ensemble suivre la course comme deux bons passionnés qui se respectent ! Et puis ce n'est qu'une fois par an."
Une fois sa tirade terminé il regarda la mine déconfite d'inspecteur Bougon et d'inspecteur Silence. Ils avaient l'air particulièrement décontenancé et avait laissé partir l'aubergiste tellement l'histoire était abracadabrantesque tout en étant étonnamment plausible. Certes connaître un sorcier travaillant dans l'organisation d'un événement aussi prestigieux n'était pas commun mais puisque Jørn Jårlegmund venait de Scandinavie, cela était parfaitement possible n'est-ce pas ?
Gérant de la Tête de Sanglier inRP. Norvégien. Si vous avez envie de RP avec Jørn ou si vous avez une idée de RP avec moi, je vous invite à m'envoyer un hibou !
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Ajout d'un interrogatoire pour @Sarah Priddy et @Wilson Kingson.
26 ans inRP
Benjamine de la Pédagogie, Championne du Tournoi des Trois Sorciers, Rôtisseuse de Sang-Pur (BBQEAF), coeur du KEN et Briseuse de Rêves. La fille du FEU! Elinasorus-Rex
Interrogatoires
Ajout d'un interrogatoire pour @Ciara O'Malley, @Nora Starks, @Sulien Willows et @Léonidas Vance.
26 ans inRP
Benjamine de la Pédagogie, Championne du Tournoi des Trois Sorciers, Rôtisseuse de Sang-Pur (BBQEAF), coeur du KEN et Briseuse de Rêves. La fille du FEU! Elinasorus-Rex
Interrogatoires
Flirter avec les règles, Ciara connaissait. Quand elle avait été élève à Poudlard, elle avait pu faire quelques bêtises même si en bonne Serdaigle, ca n'avait jamais vraiment porté à conséquence. Mais, la direction de sa maison n'aurait probablement pas pensé à elle comme préfète pour autant. A l'époque, on était plutôt strict sur le comportement des élèves, vous voyez le tableau !Dimanche 17 novembre 2047 - après un passage par l'Allée des Embrumes, Godric's Hollow, secrétariat de la Justice magique
Et puis, pouvait-on vraiment dire que monnayer quelques ingrédients sous le manteau, c'était faire une bêtise ? Sérieusement ! Etre sorcier n'excusait pas tout, elle s'en rendait compte en cet instant, assise à cette table, attendant qu'on vienne l'interroger, privée pour un moment de sa baguette, en demoiselle fautive qu'elle était... Quand elle voyait comment certains humains en traitaient d'autres... Est-ce qu'on pouvait vraiment lui reprocher de vouloir quelques ingrédients rares pour tester des potions ? Rêver était-il interdit ? Il n'y avait pas que faire de la magie avec son catalyseur qui le permettait !
Dire que pendant son jour de congé, elle avait juste eu besoin de prendre l'air et de s'évader du monde pollué par une sorte de haine de l'autre ! Comment se retrouvait-elle à présent en plein interrogatoire ?
Est-ce que les parents de George ou de Cassius, avec leurs mépris soi-disant bien pensant, se seraient retrouvés à sa place ? Probablement pas. Et quelque part, ca la réjouissait de se dire qu'elle n'était pas comme eux.
Elle, la beauté et les autres l'intéressaient. Il fallait avouer que ce bouton d'or avait de quoi attirer l'oeil et la convoitise ! Quand elle était passée à côté d'un bel homme vendant ce produit, comment aurait-elle pu refuser une telle offre ? Il avait un regard et un sourire qui l'avaient fait venir à lui et sa marchandise avait fait en sorte que la préceptrice l'achète. Ca semblait quand même une belle opportunité ! Elle avait besoin du réconfort d'une belle fleur en ce moment triste de sa vie !
Mais au moment de la transaction, elle avait été interpellée, amenée manu militari dans une pièce, abandonnée seule, délestée de son cher catalyseur. Heureusement, dans la précipitation, elle avait pu dissimiler le trésor qu'elle venait d'acquérir. Quelle présence d'esprit malgré quelques vapeurs d'alcool* encore présentes ! Car elle avait bu - un peu - pour oublier son quotidien mais l'assaut policier l'avait complètement dégrisé !
Soudain, une femme pas commode rentra dans la pièce. Aucun sourire, le regard froid et scrutateur. Ciara avait eu le temps de se préparer une histoire bien ficelée en attendant qu'on daigne l'interroger. Ils avaient cru la faire mariner, elle n'avait eu que plus de temps pour échafauder une bonne histoire. Elle n'avouerait pas que c'était en sortant de "Chez Sisyphe", le bar clandestin de l'Allée qu'elle avait découvert ce lascar, vendeur de beaux produits.
- Bien, madame. Nom, prénom, profession, âge ! entendit-elle pour commencer d'une voix froide et monocorde habituée par sa routine à énumérer ces questions.
Avec son plus beau sourire - pas du tout faux m'sieur dame ! - elle répondit : O'Malley, Ciara, préceptrice, 26 ans
Le regard la scruta avant de reprendre : Préceptrice ? Et qu'est-ce qu'une femme qui doit inculquer la morale à nos enfants fait dans l'Allée en compagnie douteuse ? Le front de son interlocutrice se plissa, signe d'intérêt et d'attente d'un argument solide.
Innocemment, Ciara lui dit Je me suis perdue. J'étais encore jamais allée dans ce coin là. C'est étrange vous ne trouvez pas ? On nous met en garde toute notre vie contre l'Allée et donc, on ne veut jamais y mettre les pieds... enfin moi... Et puis, la curiosité finit par l'emporter... Vous comprenez je suis une ancienne Serdaigle, il fallait que je sache à quoi ca se ressemble vraiment... Elle lui adressa un regard innocent qui avait eu de beaux jours quand elle était plus jeune puis reprit Et je vous avouerais que je savais pas trop à quoi m'attendre. Donc je suis allée voir ce beau jeune homme. Il avait un sourire charmeur ! Vous l'avez vu ? Elle joua la fille énamourée, attendant une réaction de l'autre qui n'arriva que par un hochement de tête discret avant qu'elle ne poursuive, sûre de sa stratégie Un bel homme comme cela, comment voulez-vous que j'ai pu penser qu'il faisait quelque chose de mal ? s'exclama-t-elle outrée.
La policière la regarda attentivement puis se relâcha. Visiblement, l'histoire de Ciara avait fait mouche. Bon mais qu'on ne vous y reprenne pas ! en lui tendant sa baguette.
Ciara haussa les épaules Merci madame. Pour l'Allée, je tâcherai de retourner voir ce qui se trame en faisant plus attention. Il doit quand même y avoir des boutiques intéressantes non ? Sinon, elle n'existerait plus depuis longtemps... Et pour les hommes, à qui le dites-vous ! Si on ne peut plus faire confiance à un homme bien sur lui ! Même si ce n'était pas la première fois justement qu'un tel homme trahissait sa confiance car il pouvait être les pires, elle avait jeté cela sur la table pour s'attirer la sympathie des forces de l'ordre. Et ca marcha !
Elle fut raccompagnée jusqu'à la porte et put rentrer vaquer à ses occupations.
*L'abus d'alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec Maud et ration... hips... modération !
Professeure de métamorphose depuis le 03.06.2051 - Chocolate
-- HRP, tutoie-moi si tu le veux ! ~~
-- HRP, tutoie-moi si tu le veux ! ~~
Interrogatoires
24 mai 2051
Interrogatoire III
Interrogatoire III
Je regarde le plafond du Consilium, assis sur une chaise en attendant d'avoir le droit de parler. Ça fait quoi ? La troisième fois que je me retrouve ici ? C'est quoi déjà l'expression ? Ah oui, jamais deux sans trois ! Ma première année d'enseignement à Poudlard s'est terminée il y a pas longtemps et le meilleur truc que je trouve à faire c'est me faire attraper par ces vieilles chouettes. Un long soupir sort de mes lèvres, comme si je relâchais un filet de fumée toxique. J'entends une voix m'appeler et je lève la tête en m'attendant à un vioc sauf que non, c'est une jeune pousse. On dirait que c'est son premier interrogatoire et une sale idée me vient à l'esprit. Parfois, il faut faire des sacrifices et mettre sa dignité de côté.
"Il fait chaud dans cette salle, vous ne trouvez pas ?", je demande en tirant légèrement sur le col de ma chemise. Un sourire trouve sa place sur mes lèvres et mon regard croise le sien. "Ce que je faisais là ? Oh et bien, juste je me promenais tranquillement puis, ces gars m'ont pris en grippe pour... Hmm, et bien je ne sais plus trop, à vrai dire, la beauté de votre regard s'immisce dans mes pensées. Vous savez, si vous donnez autant le tournis aux personnes que vous interrogez, vous n'allez pas avoir beaucoup de réponses. Mais passons, si je ne me souviens pas de ce que m'ont dit ces lascars, cela veut dire que ce n'était pas important. Non, ce qui est le plus important c'est de savoir à quelle heure vous finissez pour que je puisse vous emmener boire un verre ou deux dans un lieu fréquentable. Au café du Rosier peut-être ? C'est un lieu idéal pour commencer à se connaître en profondeur.", je pense que sur l'échelle de la lourdeur, je tape un bon sept, en espérant que ça le gêne et qu'il me laisse partir. Par contre, je ne sais pas ce que je suis censé faire si cette drague continue marche un peu trop. J'accepte mon destin ? Boarf, un de plus, un de moins, au bout d'un moment ça ne se compte plus ce genre de truc.
372mots
Dernière modification par Sulien Willows le 17 juil. 2026, 23:16, modifié 1 fois.
Couleur : #9a3d1d IT'S PRIDE MY GALS ! - Fumeur pour éloigner la plèbe - Professeur de Divination depuis novembre 2050 inRP - Team tutoiement - Sulienonichou - être de nuisance _ Paige 2026
Interrogatoires
Reducio
- Identité du/des PNJ (Prénom, Nom) : Erwin Starks
- Lien avec le PJ : Père
- Lien dans le répertoire : référencement
- Ce RP aura-t-il un impact sur mon PJ ? (oui)
- Si "oui", impact envisagé : Marché noir pour un mouvement de résistance, influe sur le contexte. Susceptible de fournir Nora en ingrédients.

Erwin Starks
Juin 2051. Huitième interrogatoire.
Une fois de plus, Erwin fut convoqué au secrétariat de la justice magique. Il aurait voulu ne plus compter les convocations qu'il recevait, mais il ne pouvait s'en empêcher. Huit. Huit fois, il avait dû parcourir les mêmes couloirs pour arriver au même bureau d'interrogation, s'asseoir en face des deux mêmes personnes, et répondre aux mêmes questions. Heureusement pour lui, le Conseil ne semblait pas faire le lien du tout entre des suspicions d'achats de marchandises contrôlées au marché noir et les activités résistantes à leur encontre. Sinon, il aurait pu dire au revoir à son emploi depuis un moment.
Ses pas résonnaient dans le couloir de marbre vert foncé, claquant au rythme de sa marche. On l'invita à entrer dans la fameuse salle. Il tira la chaise, qui crissait légèrement sur la pierre pourtant polie et brillante. Il tapota ses doigts sur la table, d'un air décontracté. On lui posa la question la plus banale du monde : que faisiez-vous à cet endroit, en présence de ces personnes ? Erwin leur répondit, tout aussi banalement. Quelque chose de bateau, mais qui fonctionnait. Et surtout, qu'ils ne pouvaient réfuter. Ils prirent quelques notes, dans un bruit de grattement de parchemin. La plume utilisée semblait vieille, usée. Finalement, on le remercia pour son temps et on le raccompagna. Il n'était pas utile de le raccompagner jusqu'à l'entrée, Erwin allait directement dans son bureau. Il trouvait incroyable qu'ils ne se posent pas plus de questions au sujet de leurs employés. Mais il ne s'en plaignait pas, bien sûr. Ça l'arrangeait. Ainsi, il pouvait continuer d'amasser les ingrédients utiles pour l'UDS, et aussi pour sa fille, tout en conservant un emploi bien payé lui offrant un visuel sur les activités du Conseil et une relation privilégiée avec Poudlard.
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Tutoyons-nous ! | Discord : norastarks | Co-fondatrice de l'UDS |
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Interrogatoires
Le destin se manifestait de manière parfaitement douteuse avec un sens de l'humour peu enviable ; pour la deuxième fois en quelques mois, Aaron se retrouvait confiné dans l'atmosphère pesante d'une salle d'interrogatoire. Face à lui se trouvaient — deux silhouettes familières — Eddy et Mitchell : deux membres des Manteaux Noirs qui n'avaient rien perdu de leur superbe, ni de leur capacité à faire poindre une certaine anxiété dans sa poitrine.
Pourtant, malgré la gravité de la situation et le soupçon qui pesait sur ses frêles épaules, Aaron ne put s'empêcher de tenter une approche amicale, espérant récidiver sur le pan de la naïveté.
— Encore vous, les gars ? Décidément, nous ne nous quittons plus ! Je parie que vous trichez pour savoir quand je ne suis pas à Poudlard pour me prendre sur les marchés afin de m'inviter à boire une bonne bièraubeurre. Comment vont vos affaires depuis mon dernier interrogatoire ? Non, ne le dites pas, vous êtes toujours aussi rigides à ce que je constate.
Le silence qui accueillit sa tirade fut d'une fraîcheur... polaire. Aaron redressa alors sa posture, lissant les plis de sa célèbre veste en cuir. Il savait ce qu'ils allaient lui reprocher : une parade trop évidente près des trois Lascars qu'ils recherchaient sans jamais pouvoir les attraper. Son nom paraissait donc pour la seconde fois sur leurs soi-disant listes des acheteurs potentiels du marché noir des Lascars. Et pourtant, cette fois, il savait que l'excuse de tenter d'apaiser la rancœur de sa sœur serait vaine : ils avaient appelé Evalia pour savoir si cela était vrai, et elle n'a pas tenu de son côté. Alors peut-être que cette nouvelle excuse pourrait fonctionner ?
— Oh Mitchell, ne me regarde pas avec cet air de Mangemort en vacances. Je sais ce que tu penses : Aaron a récidivé. Mais je vous assure — à tous les deux — que ce n'est absolument pas ce que vous croyez. Je cherchais de quoi subvenir à mes cours. Vous n'avez aucune idée de la précarité des budgets alloués aux fournitures à Poudlard, surtout pour une matière aussi sous-estimée que l'Étude des Moldus.
Il cherchait la compréhension, mais ne trouvant que du scepticisme dans leur regard, Aaron poursuivit son plaidoyer avec toute la sincérité qui le caractérisait, soi-disant incapable de broder un mensonge complexe pour le monde des sorciers. Alors que le mensonge était sa spécialité.
— Si vous voulez tout savoir, je cherchais des flacons de démonstration. Chez les Moldus, ces derniers ont la fâcheuse habitude de tout conserver dans des contenants hermétiques en verre blanc où ils réalisent des mélanges assez... putrides. C'est très spécifique, sinon, c'est une galère pour eux, ils ne savent pas si le plastique va fondre ou non. La chimie, c'est comme la potion chez nous ; on sait ce qu'on prépare, mais on ne connaît pas la réaction que cela peut faire si c'est mal préparé. Et donc, j'ai un ami qui m'a assuré qu'on pouvait trouver des fioles moldaves à un prix dérisoire cette semaine sur la place du marché. Je suis donc venu. Mais encore une fois, vous m'avez arrêté, comme si je venais d'acheter du venin de Basilic. Mais ce n'est absolument pas le cas. Pour moi, c'était juste du verre de récupération pour mes démonstrations pratiques...
Aaron râlait énormément — pour la forme — conscient de la fragilité de sa défense ; sa naïveté frôlait la stupidité criminelle.
— Je passe mes journées à expliquer à des adolescents comment dissimuler des chaudrons fumants à des Moldus un peu trop curieux. Je ne peux pas mentir à l'autorité du Conseil, c'est absurde. C'est vraiment un crime de vouloir faire des affaires pour le bien de l'éducation ?
Vav-mi-ia.
Code couleur dialogue :
Lieu froid #5f084e | Lieu chaud #500442 | Lieu neutre #53124d
Pourtant, malgré la gravité de la situation et le soupçon qui pesait sur ses frêles épaules, Aaron ne put s'empêcher de tenter une approche amicale, espérant récidiver sur le pan de la naïveté.
— Encore vous, les gars ? Décidément, nous ne nous quittons plus ! Je parie que vous trichez pour savoir quand je ne suis pas à Poudlard pour me prendre sur les marchés afin de m'inviter à boire une bonne bièraubeurre. Comment vont vos affaires depuis mon dernier interrogatoire ? Non, ne le dites pas, vous êtes toujours aussi rigides à ce que je constate.
Le silence qui accueillit sa tirade fut d'une fraîcheur... polaire. Aaron redressa alors sa posture, lissant les plis de sa célèbre veste en cuir. Il savait ce qu'ils allaient lui reprocher : une parade trop évidente près des trois Lascars qu'ils recherchaient sans jamais pouvoir les attraper. Son nom paraissait donc pour la seconde fois sur leurs soi-disant listes des acheteurs potentiels du marché noir des Lascars. Et pourtant, cette fois, il savait que l'excuse de tenter d'apaiser la rancœur de sa sœur serait vaine : ils avaient appelé Evalia pour savoir si cela était vrai, et elle n'a pas tenu de son côté. Alors peut-être que cette nouvelle excuse pourrait fonctionner ?
— Oh Mitchell, ne me regarde pas avec cet air de Mangemort en vacances. Je sais ce que tu penses : Aaron a récidivé. Mais je vous assure — à tous les deux — que ce n'est absolument pas ce que vous croyez. Je cherchais de quoi subvenir à mes cours. Vous n'avez aucune idée de la précarité des budgets alloués aux fournitures à Poudlard, surtout pour une matière aussi sous-estimée que l'Étude des Moldus.
Il cherchait la compréhension, mais ne trouvant que du scepticisme dans leur regard, Aaron poursuivit son plaidoyer avec toute la sincérité qui le caractérisait, soi-disant incapable de broder un mensonge complexe pour le monde des sorciers. Alors que le mensonge était sa spécialité.
— Si vous voulez tout savoir, je cherchais des flacons de démonstration. Chez les Moldus, ces derniers ont la fâcheuse habitude de tout conserver dans des contenants hermétiques en verre blanc où ils réalisent des mélanges assez... putrides. C'est très spécifique, sinon, c'est une galère pour eux, ils ne savent pas si le plastique va fondre ou non. La chimie, c'est comme la potion chez nous ; on sait ce qu'on prépare, mais on ne connaît pas la réaction que cela peut faire si c'est mal préparé. Et donc, j'ai un ami qui m'a assuré qu'on pouvait trouver des fioles moldaves à un prix dérisoire cette semaine sur la place du marché. Je suis donc venu. Mais encore une fois, vous m'avez arrêté, comme si je venais d'acheter du venin de Basilic. Mais ce n'est absolument pas le cas. Pour moi, c'était juste du verre de récupération pour mes démonstrations pratiques...
Aaron râlait énormément — pour la forme — conscient de la fragilité de sa défense ; sa naïveté frôlait la stupidité criminelle.
— Je passe mes journées à expliquer à des adolescents comment dissimuler des chaudrons fumants à des Moldus un peu trop curieux. Je ne peux pas mentir à l'autorité du Conseil, c'est absurde. C'est vraiment un crime de vouloir faire des affaires pour le bien de l'éducation ?
Vav-mi-ia.
Code couleur dialogue :
Lieu froid #5f084e | Lieu chaud #500442 | Lieu neutre #53124d
Interrogatoires
Ajout d'un interrogatoire pour @Hjúki Anastase.
26 ans inRP
Benjamine de la Pédagogie, Championne du Tournoi des Trois Sorciers, Rôtisseuse de Sang-Pur (BBQEAF), coeur du KEN et Briseuse de Rêves. La fille du FEU! Elinasorus-Rex
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Été 2051 (•)
Encore… il n’a même pas eu le droit à plus d’un mois de répit. Quelques jours après sa dernière appréhension, il avait mis la main sur un venin particulièrement rare qui l’avait assez euphorisé pour oublier un peu cet indissociable désagrément. Sa trouvaille du jour n’est pas aussi sensationnelle. Une breloque qu’il aurait pu ramasser sur une plage. Soit, ce n’est pas n’importe quel coquillage, il doit répondre à certains critères pour être exploitable. Cet échange lui a permis d’épargner à peine quelques mornilles par rapport au tarif pratique en boutique. C’est bien peu en comparaison à la valeur de son temps désormais perdu en interrogatoire. Cette fois, il n’est pas Hjúki. Alors… d’un certain point de vue, c’est la première fois qu’ils l’attrapent. Killian, qui n’est plus seulement une façon de s’apprêter, une couverture, mais sa ‘persona’ à qui la Fausse Danse a insufflé un semblant d’existence. Ces papiers, cette identité civile, c’est une base autour de laquelle broder. La manière d’être, le récit. Profession. Il n’est pas bibliothécaire. Il ne peut pas non plus être une capitaine pirate. Des livres entiers sont consacrés aux plantes aquatiques, les êtres de l’eau ont leurs langues, chaque profondeur recèle une foultitude de créatures. Sans renier le personnage dont il s’inspire, il lui paraît crédible d’être un sorcier qui se consacre à la vie magique de l’eau. Comme tous ses semblables, il lui arrive de traîner dans le théâtre des rencontres de la ligue. Comment son œil aiguisé à l’étude de tels spécimens aurait-il pu l’ignorer l’irrésistible éclat d’une coquille perlée ? Ce n’était pas raisonnable. Mais compréhensible. Un intérêt purement scientifique, aucune intention de frauder en nourrissant un marché parallèle. Quelle ironie de prononcer ces mots. Le jeune adulte garde une certaine retenue. Les détails, les anecdotes de vie Killian sont à saupoudrer avec parcimonie, pour le texturer au fur et à mesure de potentielles rencontres – ces acharnés ne le laisseront pas tranquille bien longtemps –, sans trop en déballer d’un coup.