Fanfiction Le heaume rouge En cours

PARTIE 3 : Vide de sens






Élisabeth ne quittait plus le barbare des yeux depuis qu'il avait proposé de simplement les éliminer, tout ceci n'était pas bien clair dans son esprit, mais la femme sait au moins que cet homme, est au moins tout aussi Prince que la femme accueillante. La Prince et le Prince ont visiblement deux manières différentes et antinomiques de traiter leurs invités, ou leurs prisonniers, selon le point de vue sous lequel on regarde ce groupe. Celui de cette femme bienveillante, ou de cet homme violent.

Le regard plongé dans celui d'Élisabeth, l'homme érige un large et intense sourire, sincère, mais en rien bienveillant. Il semble percer à travers la femme comme s'il savait des choses qu'elle, elle ne savait pas, et que ça l'amusait de la voir dans cette situation. On en accueille beaucoup trop, ceux-là, on devrait- Commence l'homme avec un regard sadique, d'une cruauté terrifiante, donnant un frisson de peur à Gilgamesh et à Charlotte derrière Élisabeth. Prince. Le coupe et le reprend la femme qui avait engagé le dialogue avec Élisabeth, le regard braqué sur lui alors que l'autre femme vient se tenir de l'autre côté de l'homme comme pour le surveiller de plus près. Nous avons des ordres. Déclare Prince, se lançant dans un dialogue cloîtré et ignorant le groupe d'Élisabeth, comme s'ils n'étaient pas là, comme s'ils ne venaient pas d'être menacés. Ces Prince sont sur le point de discuter de leur sort comme s'ils ne méritaient pas d'avoir leur mot au débat. Dans le pire des cas, si c'est cet homme qui l'emporte, il devra y avoir un combat, et Élisabeth n'a pas l'intention de faire de cadeaux.

Les Prince se faisaient face, aucun d'entre eux ne semblait être sur le point de céder, d'abandonner, pourtant, aucun d'entre eux ne semblait prêt à aller "trop loin" pour défendre son point de vue. Il est étrange que deux personnes à la personnalité et au point de vue aussi différent puissent suffisamment s'entendre pour ne pas considérer la violence comme moyen de persuasion.On nous a donné une directive. Corrige l'homme avec un sourire particulièrement sournois et condescendant, à la place de cette Prince, Élisabeth lui aurait probablement fait ravaler son sourire rien qu'en raison de son comportement. Il est tellement irrespectueux et imbu de lui-même, tellement énervant et stupide, que la femme n'aurait pas résisté à l'envie de lui en décocher une ou deux. C'est pareil. Se défend la femme qui ne prend même pas la défense de Prince au sérieux, cependant, il s'amuse sincèrement de la situation, elle, ne fait que se donner un genre pour paraitre plus crédible et convaincante, pourtant, l'homme n'a pas dit son dernier mot. On ne nous a pas spécifiquement demandé d'amener à nous rejoindre tout les arrivants. Déclare l'homme. Et lorsque la Prince voulu répondre... Oui, mais c'est pa- Elle fut immédiatement coupée par cet idiot. Notre ligne de conduite est floue, on est censé faire de notre mieux pour rendre notre État plus fort. Poursuit Prince, clouant tragiquement le bec à la femme avec qui il débat. Oooor, toi et moi savons qu'il n'y a pas qu'un moyen pour réaliser ce projet. Conclue t-il avec un sourire grand comme un croissant de lune. La femme tourna très lentement la tête vers le groupe d'Élisabeth, pendant que Prince tournait la sienne vers eux avec bien moins de dépit.

Le sang d'Élisabeth eut à peine le temps de faire un tour avant qu'elle ne lise la conviction dans l'esprit de l'homme, puis sur son visage. NON ! Lança la femme alors que l'homme mit les mains dans son dos pour en sortir une arme, du moins, de ce que pouvait en lire Élisabeth. Sans vraiment réfléchir plus que ça, ni essayer de trouver une solution diplomatique, la femme se saisit de sa baguette et lança un sortilège sur l'homme avant qu'il n'ait le temps de faire quoique ce soit. Mais aussi rapide ait été Élisabeth, l'homme réussit à sortir ses armes à temps, lui permettant de bloquer l'attaque d'Élisabeth qui, si elle avait été lancée un instant plus tôt ou si elle avait été un tout petit peu plus proche, aurait atteint sa cible.
Dépitée, la Prince sortie à son tour deux armes, quant à la femme qui s'était mise de l'autre côté de Prince, elle se contenta de courir en direction du couloir. Élisabeth avait pu lire que cette femme avait peur, et elle comprenait que son rôle n'était clairement pas de combattre. Ceci dit, elle irait sans doute chercher de l'aide, alors il vaut mieux en finir avant que qui que ce soit n'arrive.

Prince, une arme en main, n'avait sincèrement aucune envie de se battre. Élisabeth, ce n'est pas trop tard, on peut en discuter. Malheureusement Élisabeth ne compte pas sagement attendre que des renforts arrivent. Aussi sympathique soit cette femme, aussi bienveillante et sincère soit-elle, elle peut tout à fait n'être qu'une exception.
Plus de monde, c'est seulement plus de problèmes, attendre ici serait une erreur. Même si la femme était particulièrement curieuse de tout ça, elle ne peut pas se permettre de perdre son temps.

Après une grande inspiration, la femme souffla. Non... Désolée, mais c'est trop tard. Lança froidement la femme, la baguette fermement pointée vers "l'ennemi". Là dessus on est bien d'accord ! Lança l'homme avant de violemment frapper le sol avec son pied, provoquant le tremblement insoupçonné du sol. Il y'avait un danger, la potionniste le sentait bien, cependant, elle n'avait pas la moindre idée de l'endroit par où l'attaque arriverait. Dans l'esprit de l'assaillant, cette attaque paraissait tellement normale et naturelle qu'il n'avait même pas pensé, pas un seul instant, ni à la cible, ni à l'effet.

Alors que la jeune femme s'apprêtait à lancer une attaque sur Prince tant qu'elle le pouvait, elle senti une force la bousculer. Gilgamesh s'était jeté sur elle, se propulsant magiquement pour la pousser, comme s'il avait subit un lavage de cerveau. Jamais il n'aurait osé faire ça, encore moins maintenant en plein combat. Ce devait être une technique de manipulation mentale pensa Élisabeth, qui connaissait tout le danger de ce genre de magie, et tout le prodige que certaines personnes peuvent déployer. Elle retourna son corps très rapidement pour mettre en déroute Gilgamesh avant qu'il ne lui fasse vraiment du mal, mais à peine eut-elle le temps de le voir, qu'un pilier de pierre s'érigea sous les yeux de la potionniste, frappant Gilgamesh de plein fouet.

La femme désirait l'aider, mais elle ne pouvait pas rester trop longtemps le dos tourné à l'ennemi.
Prince, la femme, s'était mise à courir dans sa direction. Sauvez-le. Ordonne t-elle à quiconque entendrait son ordre. Comprenant la situation, la jeune femme pointait désormais Prince de sa baguette. Elle s'approchait d'eux dangereusement, une dague rouge et un petit bouclier dans les mains. La stratégie de ces Prince semble couler de source.

5 ème année RP - Disponible
Renvoyé définitivement de Poudlard
Si on a un rp à commencer, relancez moi parce que j'oublie haha

Fanfiction Le heaume rouge En cours
PARTIE 4 : Appâts






Il ne fallu pas longtemps à Élisabeth pour comprendre que s'il existait un choix ou une alternative à ce combat, il n'était pas à portée de main, bien au contraire. La manieuse de la dague rouge le sait tout aussi bien, elle s'avance vers l'ennemi avec une hostilité flagrante, pourtant, son expression faciale n'exprime que de la peine et du dédain. Élisabeth lit dans son esprit que cette femme qui s'avance vers eux, armée, n'a absolument aucune envie d'en arriver là. Malheureusement, elle n'a pas le choix. Cet homme l'a contrainte à faire un choix, et Élisabeth ne peut pas reculer, car lui n'a aucune intention de reculer, et la Prince, aucune intention de changer de camp.

Analysant brièvement la situation, Élisabeth déduit plusieurs choses dès le début de cet affrontement. Cet homme est capable de faire trembler la terre simplement en tapant dessus, à première vue, les tonfas qu'il porte semblent être des catalyseurs, mais ce n'est pas si simple. Il n'a pas eu l'air de lancer de sort du tout, ces tonfas ont simplement détruit ou dévié le sortilège lancé par Élisabeth, le catalyseur doit se trouver autre part. Ne voyant aucun signe de catalyseur aux mains de Prince, deux hypothèses s'offrait à la potionniste : Il n'a pas de catalyseur, ou le catalyseur est caché. Il est peu probable qu'un type aléatoire n'utilise pas de catalyseur, ce n'est pas logique.

Alors que la femme se rapproche du groupe, et que l'homme commence lui aussi à se rapprocher, les mains au ras du sol, Élisabeth se demande si ces personnes n'utiliseraient pas les tatouages magiques. Ils sont trop couverts pour que ces tatouages soient visibles, mais ça expliquerait pourquoi la dague est d'un tel rouge vif, et comment cet homme a pu faire trembler la terre. Se concentrant sur la dague, Élisabeth a vraiment l'impression d'être sur la bonne voie, elle feint de viser la femme qui est de plus en plus proche avec un sortilège de stupéfixion, pour en vériter, viser l'homme derrière. Étant donner qu'elle devrait s'inquiéter de la menace la plus proche, l'effet de surprise est parfait, même si la stratégie est risquée.
Ce qu'Élisabeth n'avait pas prévu, c'est que cette Prince, qui aurait pourtant dû s'éloigner du sortilège et l'esquiver puisque c'est à sa portée, s'est jeté dessus pour l'encaisser avec sa rondache, un petit bouclier probablement enchanté qui dispersa le sortilège et obstrua la vision qu'avait Élisabeth sur le Prince. Ses côtes sont probablement brisées ! s'écrie Lucie dans le dos de la potionniste, qui lança un deuxième sortilège sur la femme Prince pour qu'elle dégage de là et qu'elle puisse retrouver le Prince dans son champ de vision. En l'air, le bouclier de Thani accuse le second sortilège d'Élisabeth. Prince se retrouve repoussée en arrière avant de finalement atterrir quelques mètres plus loin. Le problème, c'est que le second Prince avait disparu, et à en lire la surface des pensées de Thani, elle ne se soucie pas suffisamment de la localisation de son acolyte pour essayer de déterminer sa position.

Si la théorie d'Élisabeth est correcte, alors cet homme dispose peut-être des tatouages de la terre, ce qui pourrait lui permettre de se déplacer dans le sol s'il est assez doué. Même si la jeune femme a toujours été intéressée et fascinée par ce catalyseur, elle ne peut pas prétendre s'y connaître. Uagadou a toujours été très secret concernant ses méthodes, et aujourd'hui, la jeune femme ne peut qu'admettre que ça paie.

Si cet homme est de la cohorte de la terre, cette femme doit être de celle du feu, bien que cette dague puisse ne donner aucune indication sur son appartenance et ses capacités. La jeune femme se mordilla la lèvre inférieure en signe de frustration, dans ce combat, le groupe y laissera des plumes, mais il en laissera bien plus s'il reste statique au même en droit. Dispersez-vous. Ordonne la femme avant de se lancer sur la gauche et d'avancer, gardant les membres de son groupe ainsi que Thani dans son champs de vision. Quand Prince sortira de terre, s'il en sort, les membres du groupe auront l'occasion de réagir et de répliquer, chacun devient ainsi un chasseur, autant qu'il devient un appât.
Bien que les membres du groupe mirent un peu de temps à réagir, ils se sont presque tous dispersés. Lucie et Gilgamesh sont restés là où ils étaient, devenant des cibles bien plus vulnérables. C'est dommage, mais Élisabeth ne peut pas tous les sauver ni tous les protéger, si Lucie décide de se mettre en danger pour protéger un blessé, c'est son choix. Élisabeth n'est pas une héroïne, et elle n'a jamais prétendu l'être.

La potionniste lança un rapide regard en direction des gradins, d'ici, il lui semblait qu'il y'avait un peu plus de monde qu'à l'origine, et ceux-ci semblaient bien plus investis. Auraient-ils l'impression d'assister à un spectacle ? Qu'importe. Ils ne bougent pas, et ne font rien, c'est naturellement un problème qu'ils soient là, mais tant qu'ils ne s'impliquent pas, il faut s'en réjouir. Mieux encore, Élisabeth semble apercevoir dans les tribunes la femme qui accompagnait les Prince, si elle n'est pas partie chercher des renforts, alors les choses devraient mieux se présenter.

Malgré tout, Élisabeth n'est pas très optimiste. Alors qu'elle reporte son attention sur l'arène, elle aperçoit le regard criant de Hermann avant même qu'il n'ait le temps de la prévenir, il est probable que Prince réapparaisse derrière elle. La femme pivota très rapidement et lança instinctivement un sortilège de paralysie droit dans la direction du regard de Hermann. Devant elle, Prince sortait du sol et eût à peine le temps de faire glisser sa main sur le sol dans la direction d'Élisabeth avant d'encaisser son sortilège avec son tonfa et de retourner sous terre.
Ne laissant derrière lui qu'un sortilège mineur qu'elle pourrait facilement esquiver, et consistant à créer des piques de pierre jusqu'à Élisabeth.
Voyant ces piques se former rapidement pour l'atteindre, Élisabeth fit un bond sur le côté, avant d'entendre finalement la voix de Hermann malgré tout percer l'air pour l'atteindre. BOUGE ! Il crie, et sans même réfléchir, Élisabeth plia son corps dans un angle amateur pour lui permettre de se retourner dans la direction de Thani tout en rapprochant son corps du sol.

Elle eu l'occasion de voir la dague rouge passer suffisamment proche d'elle pour sentir toute la chaleur qui s'en dégage. Alors qu'Élisabeth s'apprêtait à répliquer sur une Prince ne possédant désormais plus que son bouclier, elle se rendait compte que ce n'était pas finit.

5 ème année RP - Disponible
Renvoyé définitivement de Poudlard
Si on a un rp à commencer, relancez moi parce que j'oublie haha

Fanfiction Le heaume rouge En cours
PARTIE 5 : Les feux de l'arène






Thani, alors même qu'elle avait lancé la dague depuis plusieurs secondes déjà, avait toujours le bras tendu en direction d'Élisabeth. La femme, qui avait longtemps côtoyé Redose, la personne la plus fourbe et sournoise qu'elle ait eût l'occasion de rencontrer, se doutait que quelque chose ne tournait pas rond. Lorsqu'on lance une attaque, on fait tout pour que celle-ci touche, mais dans l'optique où l'attaque ne toucherait pas, il faut être prêt à se défendre. Tout bon duelliste sait ça. Plus encore, lors d'un combat "à mort", on ne se débarrasse jamais de son arme. Tout guerrier digne de ce nom sait ça.

En définitive, si cette femme s'était permise de lancer sa dague, c'est que ce n'est pas anodin, soit c'est pour faire diversion et attirer l'attention d'Élisabeth sur elle ou ailleurs, soit c'est parce que cette attaque s'effectue en deux temps. Le premier cas n'est pas le plus dangereux, c'est le deuxième. Élisabeth ne pourrait déterminer de quoi Thani essaie de la distraire, à moins que le secret ne réside dans la précédente attaque de Prince, mais dans tout les cas, qu'il s'agisse de Prince ou de la dague, ils sont dans son dos.

À cette distance, Élisabeth ne peut pas lire la surface de l'esprit de Thani, mais elle peut lire sa gestuelle, elle ne craint pas qu'un des acolytes d'Élisabeth ne lui lance un sort, alors même qu'il y'a toutes les chances pour que ce soit le cas, même si lancer un sort peut exposer le sorcier a une attaque surprise de l'autre ennemi, qui ne pourra pas être stoppé précisément car ledit sorcier est concentré ailleurs. La potionniste décide de considérer que cette attaque s'effectue en au moins deux temps, et tourne le dos à Thani, même si ça l'expose, même si ça pourrait être une ruse, et que Redose a déjà utilisé une stratégie similaire pour la toucher. Mais Redose est Redose, et il a apprit à Élisabeth qu'il vaut mieux faire un choix risqué que de ne pas faire de choix du tout.
Dos à Thani, Élisabeth se retrouve face à la dague, enfin, si on peut toujours appeler ça une dague. Il s'agit plus d'une flamme avec un manche menaçant d'engloutir Élisabeth qui n'a même pas le temps de prendre une inspiration. Sans pouvoir souffler une seconde, elle lance un sort de protection instinctivement. Lancer un sortilège de gèle-flammes ou un sortilège d'extinction de feu aurait été risqué, qui sait de quoi ces flammes sont faites, et dans le stress du combat, les charmes de protection sont ceux qui viennent le plus facilement.

La jeune femme se retrouve entourée par les flammes, comme dans une prison infernale, où l'air est si chaud qu'il menace à chaque instant de lui brûler la gorge et les poumons. Par chance, son charme est suffisamment puissant pour la protéger des flammes, mais attendre n'est pas une option, ses camarades sont dehors et personne à part Hermann n'est mieux taillé au combat qu'Élisabeth qui s'est entrainé pendant des années. La femme profita tout de même d'être entourée par les flammes pour sortir de sa besace plusieurs fioles, l'une d'elle pour se protéger des flammes, et l'autre pour ses ennemis. Elle espérait ne pas avoir à se servir d'un poison si précieux aussi tôt, mais il vaut mieux ça que la défaite.
Élisabeth ne supporte pas la défaite, elle ne l'a jamais supporté, et ne la supportera jamais.
Même si elle était condamné à mourir, elle se battrait, rien que pour épuiser son bourreau, et lui montrer de quelle bois elle est faite. C'est là toute la détermination dont peut faire preuve une femme, et une mère, qui a vaincu vents et marées.

La jeune femme, couverte de sa potion ignifuge, la femme laissa son bouclier tombé, et s'accroupit dans les flammes un instant, avant de se propulser magiquement par la gauche, et de viser ensuite Thani de sa baguette, mais la femme atterrit sans lancer aucun sortilège.

La vision de Prince, tenant le crâne de Lucie dans une main de pierre blanche avant de laisser son corps inerte tomber, ainsi que celle de Hermann, brûlé et couvert de flammèches, au sol, laissa Élisabeth interdite. Les deux Prince lui faisaient maintenant Prince, et les flammes de la dague de Thani retournèrent à elle, permettant à la potionniste de voir qu'il ne restait plus qu'elle debout, et que les gradins s'étaient encore remplis d'avantage. Et bien, Omniak, il semblerait que vous ne fassiez pas le poids ! S'écrie Prince, à une vingtaine de mètres d'elle. Garde ton sang-froid. S'ordonne Élisabeth, qui n'a qu'une envie c'est de rabattre son caquet à cet imbécile heureux, qui arbore son plus grand sourire uniquement pour la provoquer. L'homme s'approche lentement d'Élisabeth, ses deux bras sont recouverts de pierres blanches, leur donnant un aspect disproportionné. Normalement, ce lieu est une arène où l'on a l'occasion de montrer notre dévotion, notre force et notre courage. Poursuit-il en s'approchant, s'arrêtant à une dizaine de mètres d'Élisabeth. Ici, les rêves des vainqueurs sont réalisés, et ceux des perdants annihilées. Continue Prince avec un large sourire sadique et provocateur. Tu comprends, dans ces combats, ce qui importe le plus, c'est l'attachement des guerriers à leurs rêves. Laisse planer l'homme avant de lever le bras en l'air. Confrontons donc nos rêves, FRÊLE SORCIÈRE. Lance Prince sous les acclamations de la foule, alors que Thani reste en arrière, sa dague de nouveau en main.

Si Élisabeth n'avait pas eu le temps de se préparer à ce qu'allait dire cet homme, elle aurait probablement péter un câble. D'évidence, il ne cherchait qu'à la provoquer avec ce monologue, et la décourager avec ces tribunes. Même si la jeune femme avait peu de chance de l'emporter, et que tout ses camarades s'étaient fait étalés, elle n'abandonnerait pas. Tu parles trop. Lance t-elle avec un mépris à peine dissimulé. La jeune femme n'a aucune chance de remporter ce combat. Je gagnerais. Pense t-elle malgré tout.

5 ème année RP - Disponible
Renvoyé définitivement de Poudlard
Si on a un rp à commencer, relancez moi parce que j'oublie haha

Fanfiction Le heaume rouge En cours
PARTIE 6 : Égoïste






La portée du don qu'a reçu Élisabeth devait se limiter à environ quinze mètres, pourtant, même face à un ennemi à dix mètres, il se retrouvait bien inutile. Sans doute marcherait-il assez aisément sur un amateur, mais le combat semble être tellement naturel et instinctif pour Prince qu'il n'y a rien à la surface de son esprit qui donne une indication sur ce qu'il va faire ou comment le contrer, tout ce qu'il fait c'est analyser Élisabeth et se poser des questions. Rien d'exploitable.

Ce Prince s'amusait à plonger dans le sol pour en ressortir pile sous Élisabeth, celle-ci déployait des efforts considérables pour se défendre de Prince qui lui balançait sa dague enflammée ou des petites boules de feu éphémères qui bougent beaucoup et disparaissent rapidement, rendant leurs trajectoires particulièrement indéchiffrables, et poussant Élisabeth à utiliser des sortilèges pour s'en protéger quand elle en a le temps. Car pendant qu'elle se défend des flammes, elle doit se concentrer sur les vibrations sous terre, et se propulser à l'aide de la magie in extremis pour éviter que Prince ne l'attrape.
Et elle devait se défendre, et établir une stratégie en même temps, individuellement ils sont tout les deux dangereux, mais gérables. La priorité est donc d'en éliminer un, mais si elle se concentre sur l'élimination de la taupe, Thani en profitera pour lancer ses flammes les plus intenses et Élisabeth ne pourra pas s'en sortir. Si elle s'en prend à Thani, elle n'aura qu'à encaisser avec son bouclier et ça permettra à la taupe d'avoir une fenêtre d'attaque plus élargie.
Malgré tout, Thani est la cible la plus simple à atteindre, et pour cause, elle, elle est à découvert. Prince se cache sous la terre, impossible de savoir où il est avant qu'il ne frappe, alors qu'elle, elle reste à distance et dans le champs de vision d'Élisabeth. Galère. Se dit la femme alors qu'elle commence une course vers Thani dans l'optique de la mettre hors d'état de nuire. En restant en mouvement, Élisabeth se fatigue bien plus vite, mais au moins, Prince a moins de chance de l'attraper, et en même temps, sa trajectoire devient bien plus évidente et il pourrait facilement l'utiliser à son avantage. La femme dispersait sur son chemin toutes les flammes envoyées par Thani, et arrivée à seulement cinq mètres, sentant que quelque chose n'allait pas, elle s'arrêta brusquement, et fit un bond en arrière. Il lui semblait fort étrange que sur tout son trajet, elle n'ait pas été attaquée par la taupe.

La femme ne peut pas se permettre d'être naïve, ses ennemis ne sont pas des amateurs, et ils ne sont pas stupides. Ils ont parfaitement conscience que Thani est à découvert, et elle se contente de ne lancer que des sortilèges mineurs, ce n'est pourtant ni la force ni l'énergie qui lui manque, c'est certain, il doit y avoir un piège.

Le sol se mit à vibrer sous les pieds d'Élisabeth, dans le même temps, Thani lança un sortilège particulièrement puissante par rapport à ce qu'elle avait proposé jusque là, constituant une sorte de mur de feu avançant en zigzag en direction d'Élisabeth, il est probable que le mur la suive qu'importe où elle aille pour échapper au type à ses pieds. Si c'est ça... Se dit-elle, avant de sortir une autre fiole de sa besace, la précédente entreposée à sa ceinture.
Une première main de pierre sortie pour se saisir de la jambe d'Élisabeth, avant qu'une deuxième main ne sorte pour se saisir de sa seconde jambe. Puis le visage immonde de cette vermine. La fenêtre était vraiment extrêmement réduite, et si Thani n'avait pas lancé sortilège qui lui obstruait la vue, Élisabeth n'aurait sans doute pas eu le temps de mettre en œuvre son attaque. Elle sentait les mains de pierre lui serrer les mollets et les tirer vers lui, comme si Prince voulait les lui briser et la faire entrer sous terre par la même occasion, pendant ce temps, le mur de feu se dirigeait dangereusement dans sa direction. Je n'ai pas de rêve, chien. Lâche t-elle sèchement avant de balancer sa fiole plein d'un liquide visqueux sur le visage à moitié dans la pierre de la taupe qui lâcha immédiatement toute emprise sur Élisabeth. Celui-ci venait de goûter à un acide puissant, enfin, dans une certaine mesure. Ce n'est à l'origine qu'un ingrédient de potion, il n'est pas suffisamment puissant pour réellement brûler, mais suffisamment pour provoquer des démangeaisons particulièrement gênantes et douloureuses. Le choc ne durerait que quelques secondes, mais c'est bien assez pour laisser à Élisabeth le temps de s'extirper de son emplacement.
Malheureusement, même si elle a eu le temps de fuir vers la droite, les flammes ont réussis à l'atteindre. La jeune femme était brûlée sur la partie gauche de son corps, dans la douleur, elle laissa s'échapper un léger cri retenu. Ses iris profondément ancrés dans ceux de Thani qui venait tout juste de comprendre que visiblement, son attaque avait toucher la mauvaise personne.

La jeune femme, bien plus raisonnable que son camarade, aurait apprécié ne pas avoir à en arriver là, et Élisabeth le savait. Malheureusement, elles savent aussi toutes les deux qu'il n'est pas possible de revenir en arrière. Le combat a déjà commencé, les gradins sont bien plus peuplés qu'à leur arrivée, et celui qui l'emporte pourra décider du sort du perdant. En définitive, c'est une question de confiance, et ni l'une ni l'autre ne fait suffisamment confiance à une inconnue pour lui confier sa vie et celle de ses camarades, étrange, non ? Élisabeth ! Interpelle la femme, toujours armée de sa dague, sans pour autant sembler vouloir l'utiliser. On peut arrêter cette folie dès maintenant ! Déclare t-elle avec sincérité, et elle n'avait pas vraiment tort. Élisabeth pouvait bien lire en elle qu'il était possible pour les deux camps d'abandonner ce combat, seulement, Élisabeth et son groupe resteraient dans une position compromettante, dans un lieu inconnu, en territoire ennemi, entouré d'adversaires potentiels, et en dehors de cette arène, tout pourrait leur arriver. Cet endroit semble être réglementé, ce doit être pour ça que ces gens dans les tribunes n'interviennent pas, rien ne dit qu'ils resteraient sages en dehors de l'arène. Pas possible. Déclare sèchement Élisabeth.

Elle meurt de curiosité d'en savoir plus sur tout ça, sur cet endroit, ses habitants, sur les Prince aussi, si elle le pouvait elle prendrait des vacances amplement bien mérités seulement pour en découvrir plus sur cet endroit, mais elle ne le peut pas, car Rouge est là, et tant qu'il existe, les vacances sont finies. Nous œuvrons à la création d'un État magique, tu n'as aucune raison ni aucune envie de t'y opposer ! S'exclame Thani, peut-être pour gagner du temps pense Élisabeth. Cependant, elle n'a pas tort, elle n'a pas tort du tout. En d'autres circonstances, Élisabeth aurait adhérer à ce projet, elle aurait soutenu cette cause contre vents et marées, elle aurait été la première à saluer cette initiative. L'existence de Rouge. Déclare la femme avec sévérité alors qu'elle marche lentement vers Thani pour briser la distance entre eux.

Thani est prise d'une colère vive, mais essaie de se contenir, les poings serrés, elle n'arrive pas à croire quel entêtement guide son adversaire. Donc à cause d'une seule personne, tu comptes t'en prendre à un projet qui pourrait aider voire sauver des millions de vies ? L'accuse t-elle, si énervée qu'elle ne parvient plus à contenir les flammes de sa dague dans leur forme de dague, laissant des flammèches s'en échapper. Élisabeth finit finalement par s'arrêter, à douze mètres. Oui. Se contente t-elle de dire, le regard désenchanté et sans éclat. Mais pourquoi ?! Demande sincèrement Prince, dépité, dont la voix se brise comme l'eau sur un rocher. Je laisserais ma patrie brûler si l'un de ses dirigeants représentait une menace pour moi ou ma famille. Déclare la femme sans une once d'émotion. Même si Élisabeth a toujours été particulièrement sensible, ça fait bien longtemps qu'elle n'est plus ni faible, ni naïve. Ses priorités sont claires et évidentes à ses yeux, et ceux qui menacent ce à quoi elle tient, mérite leur sort. C'est tellement... Égoïste... Lance Prinec dont la voix se brise à nouveau, cette fois dans un sanglot. Une peine, une frustration, une déception immense même l'envahit, comment pourrait-elle croire à des mots d'une telle violence, et d'un tel illogisme.

Élisabeth n'avait plus vraiment de réponses à lui accorder, elle s'était suffisamment reposer pour reprendre l'assaut, sa dernière carte à sa ceinture. Les deux femmes étaient toutes les deux particulièrement remontées, mais Élisabeth, elle, était remontée depuis si longtemps que son sang demeurait froid même en ces circonstances désespérées. Élisabeth commença sa course en direction de son adversaire qui lui envoyait toute sortes de flammes, mais Élisabeth dispersait les plus faibles et esquivait les plus grosses, jusqu'à ce que finalement, Prince soit à portée d'attaque. La jeune femme avait passé suffisamment de temps avec Redose pour pouvoir se battre au corps à corps. Sans attendre que son adversaire puisse répliquer avec ses flammes, Élisabeth la colla, si malgré tout elle envoyait ses flammes, la potionniste ne serait pas la seule touchée, et ce ne serait alors qu'un combat de détermination, et d'endurance; Par chance, Élisabeth est justement des plus déterminées.
La potionniste utilisa sa main non armée pour saisir la rondache de son ennemi alors qu'elle en arrive à dessiner la gestuelle du sortilège de pétrification. Malheureusement pour elle, elle n'était pas la seule à pouvoir se débrouiller au corps à corps, en un clin d'œil Élisabeth se retrouva à terre, Thani au dessus d'elle, et sa baguette... Trop loin pour être utile.

Élisabeth avait sa main gauche sur la rondache de Thani, mais voyant que celle-ci avait une dague vierge de toute flamme dans sa main droite et prête à l'embrocher, Élisabeth se saisit du poignée de la femme sur elle avant qu'elle ne se fasse plantée. Avec sa main droite, la potionniste se saisit de la fiole qu'elle avait soigneusement gardé à sa ceinture et essaya de frapper Prince avec, mais son poignée fut saisit in extremis.
Les deux femmes étaient dans une position particulièrement embarrassante, et malheureusement pour Éli, il semblait que son adversaire avait l'avantage de la force, de la technique, et de la position. Sans parler du fait qu'elle était blessée, et que repousser la dague de Prince lui provoquait une douleur insoutenable.

Les deux femmes étaient presque à court de magie, mais contrairement à Élisabeth, Prince pouvait toujours l'utiliser. Elle ne s'en priva pas, et Élisabeth sentit son poignée chauffer. Je regrette qu'on en soit arrivés là... Admet Prince, l'air sincèrement désolé. Pas moi. Lança Élisabeth avec un large sourire, alors que son poignée droit brûlait. Prince la regardait avec la plus grande des confusion. Je ne perds... Jamais. Déclare la potionniste avec un regard à glacer le sang d'un fantôme.
Sa main droite brise la fiole dont un liquide étrange sorti, un liquide qui atterrit en grande partie sur la potionniste, mais celle-ci sourit malgré tout, car une partie a quand même atteint sa cible, Prince. Des marques noires apparaissaient sur les zones touchées, et s'étendaient lentement sur le reste de la peau des deux femmes. Élisabeth était hilare, bloquée dans un fou rire. Prince quant à elle ne s'amusait pas du tout, elle se releva avec difficulté et fit quelques pas avant de s'écrouler quelques mètres plus loin. Élisabeth se leva, avec plus encore de difficulté, mais elle, contrairement à Prince, resta debout, dans son fou rire. Ça fait quoi de se retrouver corrompue... Souillée... Demande la femme avec un sourire traçant une courbe d'une oreille à l'autre pendant que Prince rampait sur le sol, endurant les pires souffrances qu'elle n'avait jamais connu, et ne voyant plus en Élisabeth qu'une sortes de monstre terrifiant. C'est LE mal dans un flacon... Déclara la femme avant de sortir de sa besace un autre flacon et de s'en verser dessus, avant d'en verser un peu moins sur Prince, à terre. La victoire... Elle m'appartient. Déclare la seule personne debout de toute l'arène.

5 ème année RP - Disponible
Renvoyé définitivement de Poudlard
Si on a un rp à commencer, relancez moi parce que j'oublie haha

Fanfiction Le heaume rouge En cours
CHAPITRE 18 : Dispersés : Enfants d'infortune


PARTIE 1 : Paumés






On est sûr que c'est la bonne direction ? Se décide à demander Adonis après trente minutes de marche. Avant d'être transportés, Eden, Adonis, Athéna, Crane, et Wolfgang s'était réunis. Ce n'était pas tant dans un instinct d'auto-préservation ou quoique ce soit, c'est juste que Crane, lassé des discours interminables de Prince et d'Élisabeth, avait réunis ses cousins pour leur raconter une blague qui, soi-disant passant, n'était même pas drôle. Seulement, assommés et absolument pas convaincus par les arguments des deux camps, les cousins avaient trouvés qu'une blague de Crane serait probablement bien plus intéressante, et ce d'autant que l'ambiance était si lourde qu'elle pourrait presque tous les écraser.

J'en sais rien... Admet Eden, déçue. Et comment tu veux que je le sache, j'en sais pas plus que toi. S'emporte t-elle, et à raison. Ils avaient atterris pas loin d'un chantier étrange, où ils avaient dû affrontés trois Prince qui sont, sans surprise, tous morts dans d'affreuses souffrances. N'ayant aucune direction à suivre, ils étaient contraints de prendre la seule route qui s'offrait à eux : Un tunnel, accessible depuis des escaliers précaires en charpente, descendant profondément sous terre, un peu plus grand qu'un tunnel permettant de faire passer un métro.
En entrant, Eden avait lancé une boule de lumière tout droit dans le tunnel, pour voir jusqu'où il pourrait s'étendre, et s'il y'avait des créatures, mais tout ce dont cette boule de lumière a pu rendre compte, c'est de l'immensité de ce tunnel, et de l'absence presque total de créatures.

On a pas vraiment le choix de toute façon. Soutient Wolfgang, lui-même peu convaincu de ce choix audacieux d'emprunter ce tunnel, mais même s'il fait peur, il est toujours mieux de marcher à l'aveugle dans un tunnel, que marcher à l'aveugle sous un soleil aussi intense, l'énergie dépensée pour illuminer leurs pas est bien plus faibles que celle dépensée pour se protéger du soleil. Parfois le tunnel se scinde... Je me dis que c'est peut-être l'antre d'une créature magique genre un basilique... Déclare Crane, lui non plus pas bien rassuré par ce tunnel.

Eden soupire légèrement, mais comprend les inquiétudes de Crane et d'Adonis, après tout, elle-même n'est pas si sûre de ce qu'ils risquent bien de trouver. Je sais bien... Admet la jeune femme pour rassurer un minimum ses compagnons de route. Mais à moi ça me semble plus ressembler aux prémices d'un moyen de transport souterrain, genre le métro. Après un léger moment de silence, Crane décide de finalement poser la question. C'est quoi un métro ? Demande le sang-pur qui n'a jamais vécu que dans une société sorcière où les moyens de transport se trouvent partout sauf sous terre. Le métro c'est, en gros, un train souterrain, Déclare Wolfgang en espérant que ça suffise, et par chance, ça a suffit.

Crane avait souvent eu du mal avec ses cousins, eux ont tous été éduqués d'une manière radicalement différente de lui. Ils ont vécus avec des moldus et des gens qui pratiquent des activités différentes comme l'apiculture, l'agriculture, l'artisanat, la musique, etc. Quand chez les Roşu, les activités sont bien moins variées et bien plus... "Sombres".
Depuis sont plus jeune âge Crane a cultivé l'excellence, accumulant force, savoir, et expériences, alors que ses cousins de leur côté faisait ce qu'ils voulaient, ceux qu'ils aimaient, ceux dans quoi ils étaient doués. Je vois... Crane aime sa famille, il envie simplement la liberté que ses cousins ont eu dans leur enfance, et pourtant, il n'échangerait son enfance contre rien au monde. Ces moments privilégiés avec son père, le sourire fier qu'il arbore quand son fils parvient à quelque chose. Et ils sont aussi longs les tunnels des moldus ? Demande Crane, curieux. Il faisait confiance à l'hypothèse d'Eden, et à Eden en général. Il y'a souvent tout un réseau sous une grande ville... Je pense que ça peut s'étendre sur cinq cent kilomètres ? Déclare t-elle en continuant à avancer, seule.

Les cousins, éclairés par la faible lueur d'un lumos, s'échangèrent des regards complices et interdits, Eden finit par remarquer qu'elle marche seule et se retourna, intriguée. Tu veux dire qu'on pourrait marcher sur des centaines de kilomètres ? Demande Crane, terrifié. Eden a beaucoup du mal avec les limites des autres, tout le monde le sait, peut-être bien qu'elle ça ne la dérangerait pas de marcher autant, mais elle n'est pas toute seule. Je suis pas folle, si on trouve pas de sortie au bout d'une ou deux heures, on la créera nous-mêmes. Déclare la femme, le regard visiblement fatiguée. Même si elle essaie de le cacher, elle se sent toujours un peu faible, mais elle n'a pas supporté que Bellamy l'ait porté pendant une partie du trajet en Libye. Promis ? Demande Athéna avec une signature tremblotante, éclairée par la lumière de Wolfgang. Je vous le promet. Assure t-elle à ses compagnons avant qu'ensemble, ils ne reprennent la route.

Au bout d'une heure et d'une vingtaine de minutes, le groupe se retrouva nez-à-nez avec une intersection, devant eux, le chemin se sépare en trois couloirs distincts. N'ayant aucune intention de se séparer, Eden décide unilatéralement que le groupe emprunterait le chemin du milieu.

5 ème année RP - Disponible
Renvoyé définitivement de Poudlard
Si on a un rp à commencer, relancez moi parce que j'oublie haha

Fanfiction Le heaume rouge En cours
PARTIE 2 : Sommeil profond






Après seulement une dizaine de minutes de marche, de la lumière était visible au loin. Elle n'était pas particulièrement forte, et ne permettait pas de voir ce qui se trouvait autour, mais elle était là, et pour les jeunes membres de ce petit groupe, c'était suffisant. Eden leur fit signe de s'arrêter un instant. Wolfgang, Crane, surveillez nos arrières, l'un se met tout à droite, l'autre tout à gauche. Commence Eden dans un chuchotement, orientée vers les deux concernés. Adonis, on fait pareil, mais devant, je prends à droite, et toi à gauche. Poursuit Eden avant de finalement se tourner vers Athéna. Reste au centre de la formation et prépare toi. Conclue finalement Eden avant de se positionner à l'avant-droite de la formation. Elle n'avait pas voulu le dire à Athéna, mais elle devrait se préparer à défendre, soigner, attaquer, ou prendre la place de l'un des membres du groupe si l'un d'eux venait à tomber. Dans une telle formation, Adonis est le plus vulnérable, mais il faut toujours protéger ses arrières, car les coups dans le dos sont les plus féroces.

Jusque là, les membres du groupe demeurait attentif à leur environnement et vérifiait régulièrement qu'il n'y avait rien derrière eux, mais là, c'est différent. Il y'a une lumière, une simple et unique lumière qui attire leur attention, c'est le meilleur moyen pour tendre une embuscade que de laisser quelque chose de flagrant qui n'a rien à faire là pour attirer l'attention des futures victimes, et les attaquer dès qu'ils se sont suffisamment approchés du piège. Consciente de cette possibilité, Eden préfère prendre toutes ses précautions alors que le groupe s'avance vers la lumière qui se fait de plus en plus proche, jusqu'à finalement n'être plus qu'à quelques mètres. À cette distance, ils pouvaient tous voir que ce tunnel a une fin, et qu'un homme y est posté. Enfin, posté reste un bien grand mot, cet homme est allongé sur une couverture fine, il a un oreiller sous la nuque et un casque sur le visage, à le voir, il apparait évident que cet homme est en train de dormir.
Voir un homme dormir dans ces tunnels soulagea grandement les membres du groupe, mais ils ne pouvaient se permettre d'être moins vigilants pour autant. Plus la diversion est grosse, plus féroce sera l'étau lorsqu'il se refermera autour d'eux. Cet homme est forcément un ennemi, c'est sûr, après tout, le groupe n'a jamais croisé quiconque qui ne soit pas un ennemi, tout les Prince, les cyclopes, même l'environnement est un ennemi, ce type doit en être un.

Eden s'approcha légèrement, avant de l'inspecter, pour trouver la baguette de ce type.
Personne ne trainerait ici seul sans baguette, pourtant, il n'en avait pas, vraiment pas.
Eden souffla un grand coup et retira lentement le casque du visage de l'homme à l'aide de la magie, se refusant à toucher un objet inconnu présent en territoire ennemi.

Le visage de cet homme, éclairé par la faible lueur d'une chandelle, semblait tellement apaisé.
Il semble réellement dormir, dans ce tunnel, dans cette situation, il a vraiment l'air de dormir paisiblement, c'est consternant. Eden recula et prit Wolfgang et Crane à part, à une dizaine de mètres de l'individu. Lancer des sortilèges de détection et des sortilèges de protection pour insonoriser et cacher notre présence au mieux. Ordonna Eden à ses cousins, qui s'exécutèrent sans poser de questions.
Eden retourna à l'individu, Athéna et Adonis le surplombaient baguette en main, sans trop savoir quoi faire. Eden bougea la main d'Athéna pour qu'elle pointe l'homme, Adonis copia, et se plaça un peu en retrait d'un côté du tunnel quand Eden poussa légèrement Athéna vers l'autre côté du côté du tunnel, un peu en retrait. Ce type n'avait pas de baguette, mais elle devait agir malgré tout avec la plus grande précaution.

La jeune femme posa un genou à terre près de la chandelle, prête à bondir malgré tout s'il le faut. Hé, toi. Interpelle t-elle l'endormi, sans pour autant qu'il ne se réveille. Tu te lèves oui ? Demande t-elle avec sévérité, d'un ton sec et tranchant.
...
Sans résultat.

Elle souffla un instant. OH DEBOUT LÀ. Dit-elle en haussant le ton, obtenant de la belle au tunnel dormant qu'il se réveille finalement, et qu'il ouvre les yeux.
Il est probable que se réveiller dans un tunnel, entouré par des inconnus dont deux d'entre eux le pointe de leur baguette, pendant que l'une d'elle, baguette en main, le dévisage, n'est pas l'expérience la plus agréable.
L'homme, surpris, fit un bond en arrière sur les fesses et se retrouve plaqué contre la paroi du tunnel sans un bruit, il finit par lever les mains en l'air. Il respire fortement et avec difficulté, il a sincèrement peur, et il n'a pas l'air si dangereux, mais ça pourrait tout à fait être une ruse alors Eden décide de ne pas se relâcher. Calme-toi, y'a pas de raison que ça se passe mal. Déclare t-elle à cet homme qui, comme si ces mots l'avaient touchés, calma sa respiration, non sans garder les mains en l'air. On veut savoir plusieurs choses, d'accord ? Déclare t-elle alors qu'elle sort ses doigts pour énumérer ses questions. On veut savoir : Qui tu es, ce que tu fais là, quel est cet endroit, comment en sortir, et où est Rouge. C'est clair ? Demande t-elle alors que ses cinq doigts sont dressés sur sa main. Timidement, l'homme hoche la tête, l'air soulagé. Eden, relativement heureuse qu'il puisse répondre à ces questions sourit très légèrement. Les choses vont enfin bouger de leur côté.

5 ème année RP - Disponible
Renvoyé définitivement de Poudlard
Si on a un rp à commencer, relancez moi parce que j'oublie haha

Fanfiction Le heaume rouge En cours
PARTIE 3 : Dilemme et damnations






L'homme mit quelques secondes avant d'enfin se décider à parler. Je m'appelle Prince Thalith. Commence l'homme pour répondre à la première question d'Eden, il n'eut pas l'occasion de répondre à la deuxième qu'Eden s'était déjà relevé et avait pointé sa baguette sur lui, elle ne semblait pas apprécier la réponse, et encore moins prête à le laisser poursuivre. L'homme se plaqua un peu plus contre la paroi dans son dos, les mains en l'air, une expression de peur sur son visage.

Adonis se déplaça pour porter sa main à l'épaule d'Eden. Attends... On peut l'écouter... Le jeune homme essayait de convaincre sa sœur aînée, alors même que ce genre d'entreprise avait toujours été vaine, en particulier quand c'est lui qui essaie. Eden ne l'écoute pas, et ne l'a jamais écouté, pourtant cette fois... Elle renonça à s'en prendre à Prince pour l'instant, et abaissa sa baguette. Les Prince sont tous nos ennemis. Déclare Eden, l'air convaincue. Je peux pas te donner tort... Mais plus on en sait, mieux on se porte. Déclare Adonis avant de reprendre sa place, baguette pointée sur l'homme, au cas où il tenterait quoique ce soit. Avant que tu ne répondes à mes questions, j'en ai une autre. Déclare la jeune femme avant de s'accroupir pour se mettre au niveau de Prince. On a rencontré des Prince qui se présentaient comme des Kasongo, y'a pas longtemps il y'avait cette Prince qui se présentait comme... Rah pétard. La femme claque des doigts, elle a le nom sur le bout de la langue, mais il ne lui revient pas. Thani ? Complète Wolfgang, se rapprochant du groupe après avoir érigé plusieurs sortilèges autour de leur position. Oui voilà, et toi tu te présentes comme Thalith, tu nous expliques ? Demande Eden avec sévérité, le regard déterminé, ancré dans le regard abattu de Prince.

Celui-ci laissa couler quelques secondes. Bien sûr... Mais... Je peux baisser mes bras ? Demande Prince en espérant qu'on le lui permette. Eden se contente de hocher la tête comme réponse. L'homme baissa les bras, soulagé. Pour répondre à votre question, nos "noms" correspondent à notre génération. Commence l'homme, mit sous pression par tout ces regards inconnus et armés, se maudissant presque d'avoir toutes les réponses. Kasongo c'est la première génération, Thani la deuxième, Thalith la troisième, il y'en a probablement plus... Déclare l'homme avec toute la précaution du monde, un mot de travers pourrait signer son arrêt de mort, et d'ailleurs, Eden semble déjà avoir perdu patience. Grimaçant de colère et de confusion. Bordel mais vous êtes quoi au juste ? Demande t-elle avec un agacement palpable.

Prince sembla d'abord vexé par cette question, puis prit d'une certaine sympathie, et d'une mélancolie dissimulée. Rouge, vous le connaissez bien ? Demande t-il au groupe, prenant d'un coup un air sérieux. Mieux que beaucoup. Déclare la femme avec assurance. Vous devez donc connaître sa méthode de "prédation". Se contente de dire Prince sans trop en rajouter. Lorsqu'il est placé sur une tête, l'esprit meurt, et il acquièrent ses connaissances, c'est ça ? Répond Eden en demandant confirmation au passage, mais Prince ne lui accorde à elle pas de réponse. L'esprit est en quelques sortes absorbé, ne laissant qu'un corps, et une âme. Poursuit Prince, accaparant l'attention de tout les membres du groupe, pendues à ses mots. Ces corps périssent, et sans esprit, les âmes se dissipent. Les déductions s'imposent, mais le groupe comptait sur Prince pour terminer d'expliquer, même s'ils avaient déjà compris. Le projet Prince est la solution qu'a trouvé rouge pour pallier à ce problème. Chaque génération répond à un besoin qu'a rencontré notre maître dans son évolution. Poursuit Prince, obtenant d'Eden elle-même de rester bouche bée, toujours pendue à ses paroles, sans même être certaine de pouvoir les croire. Pourtant, quelque chose lui dit qu'il ne ment pas, et pour cause, tout ça fait sens. Les Kasongo sont de redoutables guerriers, mais ils sont souvent... Défectueux. L'homme choisit ses mots avec précautions et détourne le regard à ces mots. Ils vouent une loyauté sans faille à Rouge, ils sont rustres et sadiques, se permettant parfois des choses... Enfin bref. Conclut l'homme, il ne semble pas vouloir en divulguer trop à propos des Kasongo, comme si ça le blessait d'en parler. Nous les Thalith on est très polyvalents, moi par exemple je suis l'un de ceux qui creusent ces tunnels. Et enfin, les Thani ce son- Commence Prince avant d'être coupé par Adonis. Des sortes de versions améliorées... Prince hoche les épaules, comme si c'était vrai, mais qu'il ne l'aurait pas dit ainsi.

Les membres du groupe comprenaient mieux ce que ce type faisait ici, seul, et tout faisait sens maintenant. Peut-être bien que Rouge n'a vraiment pas donner l'ordre d'assassiner la Ruche, mais qu'il s'agissait d'une "liberté" d'un des Kasongo. Wolfgang suppose que ça peut être la raison pour laquelle Thani a demandé si Rouge les avait menacé personnellement, et s'il les avait tous menacé. Pourtant, même si tout ça faisait sens, Eden connaissait la fourberie des Prince, et il se pourrait tout à fait que cette histoire ne serve qu'à les endormir ou leur transmettre de fausses informations. À la place de Rouge, c'est ce qu'elle aurait fait, elle aurait mit de faux souvenirs ou aurait forcé d'une manière ou d'une autre ces Prince pour qu'ils ne divulguent qu'une histoire inventée. Ils sont peut-être sous le coup d'une malédiction pense t-elle, ou d'un pacte, rien ne permet de l'affirmer avec certitude et pourtant il le faut bien.
Car sans déterminer si ce type est fiable ou non, impossible de déterminer quoi en faire...
Le laisser libre s'avérerait dangereux, il faudrait lui effacer la mémoire de toute cette conversation et encore, s'il est un ennemi, il vaut mieux le mettre définitivement hors d'état de nuire. Très bien, mes questions maintenant. Exige Eden, le ton sévère, surprenant tout le monde car elle ne semblait pas avoir besoin de plus de temps pour digérer toutes ces informations, elle demeure stoïque en toute circonstance. Euh... C'est quoi déjà la prochaine question ? Demande Prince, peut-être est-ce là une stratégie visant à sauter la prochaine question à Eden, peut-elle vraiment faire confiance à un Prince ? C'est quoi cet endroit, et comment en sortir. Déclare Eden avec fermeté, guettant la moindre réaction, le moindre mouvement dans l'expression de Prince qui pourrait trahir une quelconque dangerosité, animosité, hostilité, ou mensonge. Si ça ne tenait qu'à elle, la jeune femme serait bien plus rassurée de simplement l'exécuter, et plus rassurée encore si elle avait eu raison de le faire : S'il était le monstre fourbe et vicieux qu'elle voit en lui, ce serait bien plus simple.

Prince respire un coup, et ancre son regard dans celui d'Eden. On est dans le chantier du réseau de transport commun du pays. Commence Prince, mais tout cela ne semble être qu'un insondable charabia. Dans cette direction il y'a la mer, j'ai pour ordre de creuser jusqu'à créer une autre sortie de ce trou, qui sera plus tard la station du port. Conclut l'homme en pointant de son pouce la terre dans son dos.

Eden souffle, cet homme n'a rien d'un ennemi, et pourtant, c'est là tout ce qu'un ennemi chercherait à faire croire pour les attaquer dans le dos. Le groupe est parti du principe que les sortilèges de protection suffiraient, mais la Ruche aussi étaient protégée... La jeune femme tira Crane et Wolfgang hors de la conversation. Vous devez faire les guets, s'il vous plait. Demande la jeune femme, sur les nerfs, alors qu'elle retourne à Prince et qu'elle hoche la tête comme pour lui dire de continuer. Pour sortir vous devez aller dans cette direction et prendre le tunnel qui sera à votre gauche, uniquement celui-ci, il amène à la station de l'arène. Déclare Prince, en pointant le bout du tunnel de son doigt. Eden n'était pas sûre de pouvoir le croire, pourquoi à gauche, pourquoi pas celui de droite ? Pourquoi insister pour le groupe prenne le tunnel de gauche, serait-ce un moyen détourné de les faire emprunter le chemin de droite ? Difficile à dire, si c'est le cas c'est un coup de génie, à moins que le groupe ne l'emmène avec eux, après tout il vaut mieux garder ses ennemis encore plus près que ses amis... Seulement, cet ennemi demeure inconnu, et il pourrait se révéler être un handicap pire qu'un adversaire. Pourquoi pas à droite ? Demande instinctivement Adonis, qui avait baissé son arme, croyant en ce Prince.

Celui-ci répondit par un sourire gêné alors qu'il détourne le regard. C'est que... Hehe... Dit-il simplement en se grattant le menton, il cherche d'évidence ses mots, mais à la manière dont le regarde Eden, il ne prolongea pas sa recherche une seconde de plus. Il y'a le maitre des chenils, c'est un Kasongo qui s'occupe des chiens du palais. Poursuit Prince, au vue de l'interrogation sur le visage d'Eden, il poursuivit. Le tunnel à droite mène aux jardins du palais, c'est là où se trouve notre maître, mais pour atteindre les jardins il faut passer par les chenils qui sont... Hm... L'homme continue de chercher ses mots... Avant de craquer. Ils sont horribles ! Déclare t-il. Ce sont des bêtes cruelles et assoiffées de sang, vous êtes sympas je veux pas que vous finissiez déchiquetés, emprunter simplement le tunnel de gauche ! Supplie presque Prince, qui insiste un peu trop au goût d'Eden pour qu'ils empruntent le chemin de gauche. Les mensonges les plus subtils sont ceux comportant une part de vérité, si ce type voulait leur jouer un sale tour, le meilleur mensonge serait d'inventer une histoire de chiens, ou d'inventer une histoire de Rouge sachant que le groupe irait.
Tout de même, ils sont des sorciers, ils ne se laisseront pas faire par de simples chiens, pense Eden.

5 ème année RP - Disponible
Renvoyé définitivement de Poudlard
Si on a un rp à commencer, relancez moi parce que j'oublie haha

Fanfiction Le heaume rouge En cours
PARTIE 4 : Intersection






Après avoir exigé de Wolfgang qu'il supprime les minutes passés avec le groupe de la mémoire de Prince, ils remontaient le long du tunnel après avoir annihilé les sortilèges de protections déployés et toute trace de magie qui permettrait de témoigner de leur signature magique.
Le trajet du retour jusqu'à l'intersection paraissait plus long et plus grave que celui de l'aller, le silence était pesant, et pour cause, chacun savait que les avis divergeraient nécessairement quant au chemin à emprunter, le couloir de gauche, ou celui de droite... Une quinzaine de minutes de marche les amener finalement à ce dilemme, instinctivement, Eden se posta à l'entrée du tunnel de droite, et Athéna à l'entrée du tunnel de gauche, il n'en fallu pas plus pour que les divergences se fassent sentir.

Adonis, Crane, et Wolfgang, bien conscient de la situation dans laquelle ils se trouvent, demeurent entre les deux couloirs, impassibles. Je pense qu'il faut prendre ce chemin là. Déclare Eden, dont les progrès étaient bien visibles. Cette fois, elle attend une réponse avant d'y aller seule et de se fourrer dans un problème duquel elle ne saurait en ressortir. Je crois pas qu'il mentait, je préfère qu'on emprunte le couloir de gauche. Admet Crane qui vient se positionner à côté d'Athéna, Wolfgang pour sa part, rejoignit Eden. Je pense que justement, il faut mieux emprunter ce chemin, car s'il a menti alors ce chemin doit être le bon, et s'il a dit la vérité on sait à quoi s'en tenir. Déclare Wolfgang, désormais aux côtés d'Eden. Son raisonnement était simple, sans chercher à confirmer ni infirmer la véracité des propos tenus par Prince, il cherchait le chemin le moins risqué. Si Prince a dit la vérité lorsqu'il a dit que le chemin de droite mène aux jardins où se trouve Rouge, alors ils atteindront leur objectif bien plus vite que prévu, et le danger, au moins, ils le connaissent déjà. Si Prince ment, alors il a essayé de pousser le groupe à prendre le tunnel de gauche, ce qui devrait les inciter à prendre le tunnel de droite. Ceci dit, si Prince a menti, alors le tunnel de gauche présente probablement un danger, un danger inconnu. Même si le chemin de droite est présenté comme dangereux, Wolfgang saura au moins à quoi s'en tenir.

Adonis pour sa part, demeurait au centre, incapable de choisir. Je comprends ton raisonnement... Déclare Crane, l'air plus sérieux, et bien plus sombre. Mais si en effet Rouge est au bout de ce tunnel. Dit-il en pointant le tunnel de droite du doigt. Alors ce tunnel est encore plus dangereux. Déclare t-il avec assurance. Rouge est notre objectif. Déclare Eden avec fermeté. Non. Répond t-il avec un tranchant palpable. C'était notre objectif quand on était plus de mille. Déclare t-il avec une expression encore plus sombre. Là, on est cinq, et on doit seulement penser à survivre et nous éloigner du danger. Déclare Crane avec assurance.
Auparavant il aurait probablement suivi Eden pour une épopée tout ce qu'il y'a de plus dangereux, mais aujourd'hui ce n'est plus le cas. Il a perdu sa petite amie, il a été enlevé, il a vu des gens mourir et son père disparaitre, il a été emporté par les flots, s'est retrouvé capturé par des cyclopes, avant de reprendre la mer sans possibilité de faire le moindre choix.

Les choses sont différentes, il a le choix. Je... Comprends... Déclare Eden, détournant le regard comme si elle s'avouait vaincue. On doit pas se séparer. Poursuit la jeune femme, avant de détourner son regard sur Adonis. Adonis, c'est à toi de trancher. Déclare Eden, faisant peser sur les frêles épaules d'Adonis toute la responsabilité de leur futur. Il avait le choix entre le chemin qui semblait être celui de la confiance et de la sécurité, un chemin qu'emprunterait sa sœur jumelle, ou le choix de la méfiance et du pragmatisme, un chemin qu'emprunterait la personne la plus forte qu'il connaisse. Adonis, il y'a pas de mal à admettre qu'on préfère la sécurité, moi je... Je veux juste retrouver mon père, je suis sûr qu'il va venir, on aura qu'à attendre d'être plus ! Tente de convaincre Crane, malheureusement, Adonis n'est pas bien sûr que son oncle soit toujours en vie. C'est déjà un miracle que lui, Crane, Eden et Athéna aient survécus, et ce serait un miracle de plus que Lars ait survécu.
On peut en finir avec Rouge si on arrive à le prendre par surprise, qu'importe à quel point il est fort, on peut en finir en un instant ! Tente à son tour de convaincre Wolfgang, et sur ce point, il n'avait pas vraiment tort. Il suffisait de surprendre Rouge et de lui ôter son casque pour le rendre inoffensif et remporter la victoire, pas n'importe quelle victoire, une victoire sans victime. Une victoire qui permettrait de tirer une bonne fois pour toute un trait sur cette affaire.

Le regard d'Adonis se tourne vers Athéna, puis vers Eden, puis vers Athéna, et ainsi de suite.
Le jeune homme avait un mal absurde à prendre une décision, Eden est la plus forte, la plus intelligente, celle qui ne perd jamais, et Athéna c'est... Sa jumelle... La question reste entière, l'homme se mord la lèvre inférieur prit d'une angoisse prévisible. Un mauvais choix pourrait tous les condamner. Fais-moi... Fais-moi confiance, Adonis. Demande gentiment Eden, lui tendant la main, et il comprend que ce n'est pas pour le manipuler. Elle est sincère ou du moins, elle en a tout l'air. Adonis regarde une dernière fois Athéna, avant de se tourner vers Eden pour les rejoindre, le regard abattu.

5 ème année RP - Disponible
Renvoyé définitivement de Poudlard
Si on a un rp à commencer, relancez moi parce que j'oublie haha

Fanfiction Le heaume rouge En cours
PARTIE 5 : Chiens






Comme pour le tunnel du milieu, au bout d'une dizaine de minutes à avancer, ce tunnel commençait à être éclairé. Pour ne prendre aucun risque, le groupe avançait en étant le plus vigilant possible, dans une formation similaire à la précédente utilisée, mais avec Crane et Eden au devant du danger. Cette formation permettait au groupe d'occuper le plus d'espace possible, de contrôler l'arrière et l'avant, et de permettre une offensive rapide et puissante en cas de besoin.

En continuant de marcher, le groupe finit par atteindre ce qui, de toute évidence, était la fin du tunnel. Ils entraient dans une immense pièce visiblement rectangulaire dont on voit mal le bout, relativement bien éclairé, et pavée de pierres.
Lorsqu'Eden sentie que le terrain changeait, elle arrêta immédiatement le groupe et prit un instant pour réfléchir. Personne doit s'attendre à voir des ennemis arriver... Commence Eden, toujours à moitié immergée dans sa réflexion. Au centre on est une cible plus facile, il faudrait pas qu'on se fasse encerclé par les chiens... Déclare la jeune femme, réfléchissant à haute voix. Crane, Athéna, et Wolfgang, vous prenez le côté droit. Déclare t-elle avant de prendre Adonis par l'avant-bras et de se reporter sur le côté gauche de la pièce. On prend le côté gauche, on avance au même rythme, et on fait le plus attention possible. Ordonne t-elle avant d'arriver au niveau du mur de gauche, avançant calmement, au même rythme que l'autre groupe.

De leur côté. Je prend la tête, Wolfgang la queue, soyez attentifs. Ordonne Crane à ses cousins, non sans exprimer une certaine crainte vis-à-vis de tout ça. Toujours convaincu qu'ils auraient dû prendre l'autre chemin, il ne compte malgré tout pas laisser ses cousins aller au front du danger seuls, de quoi aurait-il l'air alors, et comment pourrait-il se regarder dans la glace si il leur arrivait quoique ce soit alors qu'il aurait pu empêcher ça. Il ne se le pardonnerait pas. Moi aussi j'ai peur. Déclare Wolfgang, orienté vers le tunnel. J'ai passé l'âge et ça fait que quelques heures, mais ma mère me manque... Admet-il dans un murmure, rassurant Crane et Athéna de ne pas être les seuls.

Les premiers mètres donnaient l'impression aux membres de ce groupe restreint de trop en avoir fait. Il n'y avait rien, ni personne, pas l'ombre d'un souffle d'une âme qui vive, rien.
Le groupe avançait lentement, et cette prudence paraissait excessive dans un silence aussi profond, et en même temps, l'endroit était terrifiant. Même sans exigence de vigilance particulière, ce lieu puait le chien et la viande pourrie, sur certaines pierres il y'avait des traces de griffes, alors même qu'un chien normal ne devrait pas en être capable. Il y'a régulièrement des grandes grilles dans le mur, comme s'il s'agissait d'un cachot, et quand on jette un coup d'œil à l'intérieur, on ne voit absolument rien. La lumière n'atteint pas le fond de la cellule.
Ce qui est le plus terrifiant, c'est l'inconnu. Ne pas savoir à quoi les enfants sont confrontés terrifie la plupart d'entre eux, Eden et Crane gardent leur sang-froid, quand Wolfgang, Adonis et Athéna ont du mal. La pire expérience est pour Athéna, elle ne peut pas communiquer en ayant sa baguette dans les mains, elle ne peut pas non plus communiquer dans le noir, à moins d'utiliser des lettres de feu, mais autant dire que ce n'est en rien pratique en particulier dans une situation où il est préférable de ne pas utiliser la magie, ou une situation où tout pourrait basculer en un quart d'instant.

Alors qu'au loin la sortie devenait visible, la question de courir jusqu'à elle se posait. Mais comme pour ce qui était de Prince, il est préférable de ne pas se précipiter, et d'être encore plus vigilant quand les choses paraissent aussi faciles. Adonis suit Eden, mais il n'a clairement pas son sang-froid ou son pragmatisme, il ne veut qu'une chose, c'est accélérer vers la sortie et dégager de cet endroit maudit. Ce ne serait pas tant une mauvaise idée, seulement, s'il déclenche un piège qu'il aurait pu voir s'il avait fait attention, c'est tout le groupe qui en pâtirait. Conscient de cela, le garçon resta sagement derrière sa sœur. Observant tout signe anormal dans cette pièce, les traces de griffes sur le mur, l'odeur de chair putréfié et de chien mouillé, l'humidité dans l'air et la rugosité du mur. Il sentait ses jambes flageller sous la pression alors qu'il essayait de se contenir, et il n'en fallu pas longtemps pour que la nausée suive. Suant des perles de sueur monstrueuses, se maintenant debout en s'aidant du mur.
Le garçon respire lourdement, quelque chose ne va pas, rien n'a jamais été aussi facile dans leur périple. À chaque voyage qu'Adonis avait fait, quelque chose s'était mal passé. Le garçon ravale sa salive à de multiples reprises comme pour contenir sa nausée et toute ce sentiment de malaise. Se sentant mal, il s'autorisa un coup d'œil discret vers Eden, comme d'habitude son visage était stoïque, elle ne panique pas elle, pourtant, il pouvait voir de la sueur perler sur son front alors que ses yeux bougent excessivement, elle regarde partout, elle garde peut-être son sang-froid, mais elle aussi galère. Cette vision rassura Adonis.

Les grilles s'ouvrirent brutalement, sans crier gare. Il n'y avait eu aucun signe annonciateur, pas de bruit de "clic" ni de grognement, il n'y avait eu personne devant ni de sensation de marcher sur une dalle piégée. Absolument rien n'aurait permis au groupe de prévoir que les grilles allaient s'ouvrir, ils n'avaient fait que marcher après tout, et la sortie n'était même plus si loin.

La position des membres du groupe n'était pas optimale, Eden s'en rend compte en voyant que non seulement ils sont séparés, mais ils sont déjà cernés. Ils pourraient essayer de se rejoindre pour être plus fort en tant que groupe, mais c'était déjà trop tard. Les chiens étaient de sorti.
Par chance, Athéna gère bien les créatures magiques comme non-magiques, pourtant, elle resta figée. Alors même qu'en temps normal elle aurait pu essayer de trouver un plan ou faire quoique ce soit pour aider, là, ses connaissances ne semblait pas pouvoir faire quoique ce soit, puisqu'elle demeurait immobile. La chose est simple, ces chiens ne sont pas de simples chiens, ça se voit autant que ça se sent, comme le nez au milieu du visage. Ils ont la musculature d'un pitbull, la forme d'un doberman, ainsi que des oreilles dressées rappelant les cornes des démons, et des yeux rouges orangés perçants. Ces chiens n'étaient pas très nombreux, et ils étaient dispersés, ils portaient tous un collier avec des piques dans un style très punk, et malheureusement pour le groupe, ils leur montraient tous leurs dents.

Eden se rapprocha lentement de l'autre partie du groupe, la main d'Adonis dans la sienne.
Et alors qu'elle arrivait à mi-chemin, un des chiens qui était pourtant à dix mètres de là, fit un seul et unique bond qu'Adonis réussit par chance à percevoir, pour retirer sa main au dernier moment, sentant quelques gouttes de baves sur ses doigts, lorsque le chien a failli emporté sa main. Il devenait évident que, même s'ils ne grognent pas, ces chiens sont agressifs, très rapides, et très puissants, les membres du groupe comprirent bien vite qu'ils ont probablement été modifiés par la magie.

5 ème année RP - Disponible
Renvoyé définitivement de Poudlard
Si on a un rp à commencer, relancez moi parce que j'oublie haha

Fanfiction Le heaume rouge En cours
~ TRIGGER WARNING ~


• Violence : Fait d'attenter à l'intégrité mentale ou physique d'un individu [...]
• Violence sans arme : [...] sans employer d'arme.
• Violence avec arme : [...] en employant une arme.
• Maltraitances animales : Violences envers les animaux
• Meurtre : Fait d'ôter la vie à un individu.
PARTIE 6 : Enfer






Eden, bousculée, se retrouvait du côté de Crane et du reste du groupe, Adonis lui n'avait que cinq mètres à franchir pour les rejoindre, mais cinq mètres, c'est cinq mètres de trop face à ses monstres. Le jeune homme s'arma de sa baguette et s'ancra dans le sol. Sa position le rendait vulnérable, et lâche comme il est, il n'a qu'une envie c'est de se ruer vers le groupe pour se mettre en sécurité, mais faire ça pourrait les mettre en danger, et le mettre lui-même en danger car trop concentré dans sa fuite pour se soucier d'une attaque.

Le garçon avançait avec toute la prudence du monde vers le groupe, arme en main, observant ses ennemis un à un comme pour évaluer la distance qui les sépare et le temps de réaction.
Ces "ennemis", pourtant, ne sont que des chiens. Mais des chiens qui observe le groupe et le jauge dans un silence étrange. Adonis finit par atteindre le groupe. On devrait se diriger vers la sortie calmement. Déclara Adonis à voix basse alors qu'il se trouvait côte à côte avec Eden, sans attendre de réponse, l'homme commença à se diriger vers la sortie. Il était beaucoup moins lâche qu'avant, et même s'il panique et qu'il n'a pas le sang-froid admirable de Crane ou de sa sœur, il demeure Adonis Omniak. Un jeune homme qui a toujours été sage et mature, il n'a pas la force et l'intelligence d'Eden, ni la sagesse et la bienveillance d'Athéna, il n'en demeure pas moins un Omniak. Sa ruse et son audace peuvent le pousser lui aussi à faire les bons choix, des choix qui ne sont pas réservés à Eden qui le suit sans émettre d'opposition quelconque. On est bientôt arrivé... Fait transmettre Eden au reste du groupe, longeant le mur, chaque membre laissant un mètre de distance avec la personne devant lui, contournant avec la plus grande des précautions les grilles ouvertes comme fermées, sous le regard meurtrier de ces chiens.

Finalement, l'un d'eux s'approcha du groupe, suivit de près par un autre chien, et le groupe se figea sur place. Enfin, tous sauf Adonis qui n'avait pas remarqué ce qu'il se passait à la fin de la file, et qui continuait à avancer avec prudence, en n'ayant que la sortie dans ses yeux.

Le chien s'approcha de Wolfgang, et l'ensemble des sorciers avait leur baguette braqué sur lui, et lorsqu'il fut trop près, probablement par curiosité, Wolfgang ne se senti d'autre choix que de le repousser gentiment à l'aide de la magie. Il avait cru sa sécurité menacée, et pour cause, ces chiens ont tout ce qu'il y'a de plus terrifiant chez un chien. Curiosité ou non, amicalité ou non, il préfère repousser un chien qui pourrait tenter de l'attaquer que de risquer de perdre un membre. Eden... Interpella Wolfgang quand le chien qu'il venait de repousser par la magie se mettait à secouer sa tête, griffer le sol et se jeter sur le mur, obtenant des autres chiens de faire de même, jusqu'à ce que finalement le silence s'érige en maître, et que toutes ces créatures se mettent à fixer avec intensité le groupe. Essayons d'avancer... Suppose Eden qui ne sait pas vraiment comment réagir, ce n'est que lorsqu'elle remarqua la contraction des muscles de l'un des chiens avant qu'il ne bondisse qu'elle comprit qu'ils étaient vraiment dans une situation difficile. La jeune femme se dit qu'il valait mieux effrayer ceux qui leur voudrait du mal, quitte à les mettre en colère ou faire preuve de "trop" de force.

Si c'est pour protéger sa famille, elle veut bien l'utiliser. Avada Kedavra. Dit-elle fort et distinctement, projetant un rayon vert vif sur l'ennemi en plein air, à seulement quelques deux mètres d'Athéna. Ce sort eu pour effet de violemment repousser le chien, mais ça n'a visiblement pas suffit, il se releva. Le chien se releva d'un sortilège de la mort lancé par la plus puissante des sorcières de cette pièce. Adonis qui avait continué à avancer, se trouvait à quelques pas de la sortie. Ses yeux tournés vers cette scène incompréhensible, le garçon se demandait s'il n'était pas plus judicieux de fuir. Ces chiens ne craignent pas le sortilège de la mort, le seul sortilège plus meurtrier que celui-ci doit être le sortilège de désintégration d'Eden, ou de Feudeymon. Le garçon se mordit un instant la lèvre inférieure, basculant son regard de la sortie aux chiens, de la sortie, puis aux chiens... Il fit ce qu'aucun lâche n'aurait fait, et s'approcha du groupe pour leur prêter main forte alors qu'ils continuaient à avancer lentement et dans le calme, même si chacun pouvait presque entendre son cœur battre dans sa poitrine.

Très vite, sans s'annoncer, les chiens se mirent à se jeter les uns les autres sur le groupe. C'était comme si, de voir que les membres du groupe ne pouvaient pas leur infliger de réels dégâts, ils pouvaient s'en donner à cœur joie et pourtant, rien chez eux ne respirait la joie. Ils semblaient être sortis tout droit d'un royaume des ténèbres, et par quelques aspects comme leur férocité, faisaient pensés à des chiens à trois têtes. Rapidement, le groupe se trouva dépassé, les sortilèges de protection ne suffisent pas, le sortilège de la mort est trop faible et inefficace. Ces chiens ne sont pourtant pas bien nombreux et pourtant ils se jettent sur l'ennemi sans craindre pour leur vie, à chaque fois qu'ils sont repoussés, ils se contentent de retourner sur les sorciers comme s'il s'agissait d'un jeu. Pour se laisser la place de lancer des sorts et pouvoirs s'approcher de la sortie, le groupe commença à former une sorte de mur, Adonis de son côté agissait en renfort, sauvant la vie d'Athéna au moins deux fois.

Deux fois, pas plus.

Le garçon sentit une forte pression exercée sur sa nuque, avant de finir au sol, sur les genoux.
Par chance, il était en vie, et par chance, ce n'était pas un chien. Enfin, qui sait si le sort infligé par l'un de ces chiens n'aurait pas été préférable que le sort réservé par cet être méprisé des membres du groupe. Si c'est pas mignon tout plein. Déclara une voix grave et terrifiante, la voix de l'homme qui avait sa main sur la nuque d'Adonis. Les bébés Omniak... Déclare t-il avec le plus large des sourires qu'on puisse connaître à un ennemi, le sourire de Prince Kasongo. Distraite, Eden se tourna vers lui.
Elle vit cet homme, tenir son frère par la nuque avec un sourire couronnant ses oreilles, dans une longue veste sale et déchirée, sa baguette pointée sur Adonis.

Dans le dos d'Eden un cri se fit ressentir, elle ne pouvait pas se retourner, elle ne pouvait pas aider, sinon il risquait de... Il risquait de les attaquer dans le dos... Ou de tuer Adonis. La jeune femme ravala sa salive, elle entendait nettement que dans son dos, sans elle, ses camarades galéraient, elle entendait des gémissements de douleurs, des pleurs presque, elle n'avait qu'une envie c'était de se retourner et les aider, mais impossible. Si elle fait ça, elle risque de tout perdre, Adonis, Athéna, ses cousins et sa propre vie. Cette personne devait être le maître des chenils, pensa la jeune femme, le mineur ne devait pas avoir menti. Eden leva ses mains et les abaissa lentement, comme pour calmer le jeu. À LA NICHE LES CLEBS. Ordonne le maître des chenils en arabe, par dessus l'épaule d'Eden. Les membres du groupe n'avaient pas dû comprendre ce qu'il a dit, mais se trouvaient fort soulagés. En particulier Eden qui a été débarrassée de ce choix.

L'homme appuya sur la nuque d'Adonis, et Eden ne pouvait se concentrer que sur ça. Je... Écoute, je t'en supplie, on peut trouver un terrain d'entente.
Déclare Eden, les mains tendues vers le sol, en sueur, et dont le sang-froid venait à vaciller. Elle ne pouvait pas envisager que cet homme fasse quoique ce soit à son frère... Non. Au contraire.
La jeune femme pouvait si bien l'envisager qu'elle ne pouvait pas se permettre de prendre de risque, elle n'avait absolument aucune envie de perdre son frère. On peut... On peut négocier, non ? Déclara la jeune femme avec une peur difficilement dissimulée, ses genoux tremblants comme si le poids d'une vie pesait sur ses épaules. Sans doute car c'était le cas. Je ne négocie pas avec des terroristes. Le maître des chenils semblait convaincu par ce qu'il venait de dire.

Ces mots eurent l'effet de provoquer chez Eden une montée de salive dans sa gorge. Mais... On est pas des... On- Commence t-elle en bafouillant avec difficulté avant d'être coupée. Des terroristes ? Et comment vous appelez des gens qui emploient la violence dans un but politique ? Demande le maître des chenils.
Eden, abasourdie, n'a pas su répondre ce qu'elle avait sur le cœur. C'est faux... Déclare t-elle simplement. Mais ça ne suffira pas, l'homme fait son emprise plus sévère et elle l'entend bien aux gémissements d'Adonis. Nie. Déclare l'homme avec une sévérité frappante, rendant Eden confuse. Nie que t'es là pour assassiner notre maître. Ordonne Prince, mais Eden ne pouvait se résoudre à le nier. Elle ne pouvait se résoudre à mentir. Si elle disait la vérité, ce serait un aveu, si elle disait un mensonge, ça ne ferait probablement qu'attiser la colère de Prince.

Elle ne pouvait faire qu'une chose, changer de sujet. Écoute... Je su... On est vraiment désolés, vraiment, on... On va partir et tu nous reverras plus jamais, je le jure. Supplie presque Eden, alors que la prise se fait plus forte sur la nuque de son frère, sans qu'elle puisse lui demander de le relâcher. Mon cul. Déclare simplement Prince. J'ai lu dans le journal que la mafia Roşu était responsable de la boucherie de Bulgarie. Poursuit Prince, de la haine dans son regard, alors même qu'un sourire jonche sur son visage. Je sais que vous étiez là, tant que vous êtes libres, vous n'êtes qu'un problème. Déclare t-il. Alors qu'Eden allait répliquer que tout ça a commencé parce qu'un Prince a tenté d'assassiner sa mère et toute sa Ruche et qu'elle n'avait rien eu à voir avec cette boucherie, Prince prit une dernière fois la parole. Tu vas gentiment poser ton arme. Suite à cette phrase, les secondes se firent longues, infiniment longues, et Eden hésitait à suivre cet ordre, jusqu'à ce que l'homme resserre à nouveau son emprise sur la nuque d'Adonis, là, elle était sur le point de le faire.

Seulement, un regard dans les yeux d'Adonis lui permit de voir un mot, un "non". Comme s'il cherchait à lui dire "ne fait pas ça", et à vrai dire, c'est le cas. Adonis a bien conscience de n'être qu'un poids, là encore, il met sa sœur en danger. Il voit bien le carnage qui a eu lieu derrière elle, mais elle ne le voit pas, elle ne voit pas qu'il n'y a presque plus personne à sauver.
Presque plus personne sauf Wolfgang, elle, et lui. Mais si lui tombe, Eden n'a aucune raison d'abandonner, et à deux ils gagneront nécessairement contre ce type. Alors que si il reste, il ne sera qu'un poids utilisé contre sa propre famille. Il n'y a aucune chance que ce type les laisse en vie, il n'y a aucune chance pour Adonis de s'en sortir. Il a longtemps été lâche, et l'a longtemps regretté, de se sentir n'être qu'un fardeau, qu'un boulet que l'on traîne. Cette situation, il s'y est mise seul, et tout ça c'est de sa faute, mais qu'importe. Qu'importe toute sa lâcheté passée, si aujourd'hui, aujourd'hui seulement, il trouve la force de se débattre.
S'il trouve la force de se sacrifier, d'abandonner sa propre vie pour donner à sa sœur la chance de s'en sortir, alors il aura servi à quelque chose. Alors pour une fois, au moins une fois dans sa vie, ce sera lui le héro. Ce sera lui qui aide, et qui sauve.

Le visage tordu par la douleur d'Adonis se mua dans un sourire fin et confiant, un seul œil ouvert lui permettait de dire tout ce qu'il avait à dire, "de rien", il n'avait jamais vraiment eu à le dire parce qu'il n'avait jamais fait quoique ce soit qui mérite un véritable merci. Eden, figée et interdite devant ce qui semblait être des derniers mots, alors même qu'il était resté muet, ne pouvait plus faire qu'assister à la scène. Adonis se débattu, il secoua violemment sa tête et tenta de s'agripper à la main de son futur bourreau pour le frapper, mais avant même d'avoir pu faire quoique ce soit, il subit un sort qui le fit s'effondrer. Ce n'était pas un sortilège de la mort, il était plus probable qu'il s'agissait du sortilège qui avait été employé sur Brian, et sur cette fille qui avait essayé de s'échapper du camion des Prince. Le sortilège qui rend tétraplégique, comme elle s'en souvient. Mais en vérité, c'est bien pire que ça, c'est le noir.
Le sortilège qui emprisonne sa victime dans son propre esprit, sans sens, sans corps, sans rien.

Folle d'une peine et d'une rage intense, la jeune femme lança immédiatement un sortilège, mais le Prince se protégea aussitôt. Alors qu'il allait lui lancer une petite pique, Eden enchaîna sur d'autres sortilèges mineurs, ne nécessitant que de la colère et de la magie pour fonctionner.
Elle enchaîna et enchaîna encore, ne laissant pas la moindre occasion à Prince de respirer.
Finalement, elle réussit à le coincer contre un mur, et là alors elle pu utiliser un sortilège particulièrement puissant, celui qui consiste à repousser un ennemi, prémices du sortilège de désintégration d'Eden.

Lorsqu'elle en eût finit avec cet ennemi, elle se retourna finalement. Au final, sur une vingtaine de mètres, il y'avait trois victimes au sol. Eden marcha jusqu'à Adonis, vérifiant s'il respirait, c'était le cas, tout espoir n'était pas perdu, mais tout de même... Elle décida de faire les quelques pas qui la séparait des autres. Sous ses yeux fatigués, jonchait au sol le cadavre de Crane, auquel il manquait une partie de l'estomac, et Athéna, encore en vie, mais estropiée des deux mains. Par chance, Wolfgang a pu empêcher l'hémorragie et temporairement atténuer la douleur, même si des marques étranges sont apparues aux endroits sectionnés, c'est mieux que rien.

Cette fois c'est certain, il n'y a de la place ni pour un retour en arrière, ni pour un peu de pitié.
Les larmes se mirent à couler abondamment, mais ce n'est pas ce qui empêcha Eden de continuer sa route.

5 ème année RP - Disponible
Renvoyé définitivement de Poudlard
Si on a un rp à commencer, relancez moi parce que j'oublie haha