10 nov. 2019, 20:28
 Bal des Sorcières  La salle de bal
@Blaze Rosenberg
Il ne s’était pas trompé en reconnaissant la citrouille, ou, du moins, la personne dans la citrouille, comme si elle s’était faite dévorée par la cucurbitacée. C’est bien pour cela qu’il le salua avec son titre. Et aussi – surtout – parce qu’il aimait faire partager les nouveaux mots qu’il apprenait. Comme ça, plus de gens pouvaient les utiliser, et peut-être qu’il parviendrait enfin à comprendre les autres, s’ils parlaient le même langage. Ou que les autres le comprennent. La question n’était pas tout à fait réglée, car tout n’était pas tout à fait clair, d’un côté comme de l’autre.
D’où l’idée de partager ses mots avec les autres. Ne serait-ce qu’en salutations. Ça lui semblait tout naturel.

Il ne sut vraiment, cependant, si son camarade, compagnon de dortoir, avait compris davantage son geste ou sa parole. D’où l’utilité de faire usage des deux en situation de sociabilité. C’était fort pratique. Il avait toujours en tête son parrain, Mendel, qui était quelqu’un de très théâtral. Probablement parce qu’il aimait beaucoup le théâtre. C’est lui, qui l’avait emmené à ses premiers opéras. Si tout le monde se comportait comme les personnages dans les pièces de théâtre ou dans les opéras (voire les comédies musicales), peut-être serait-il possible que tous se comprennent ? L’idée n’était pas absurde pour cet enfant du Tilleul, si enthousiasmé par la fiction et si dépité par la réalité.
Nonobstant, le camarade avait compris l’idée, là où il voulait en venir, l’essence de son interaction : un salut. Une initiation à la conversation. Car il ne voulait pas être tout seul dans cette épreuve et sa citrouille de connaissance, étant la plus visible, il s’était naturellement dirigé vers elle.

Il acquiesça doucement, de son air neutre habituel, en entendant l’autre le complimenter et observer sa tenue. C’était une tenue d’apparat, tout ce qu’il y avait de plus simple, mais cela lui fit plaisir que ce soit remarqué et complimenté. Ça allégeait un peu son cœur de ses épines angoissées. C’était même… Plaisant, à entendre. Des compliments, on ne lui en faisait pas beaucoup. Alors il les savourait, comme un bonbon sur sa langue.
Et lui qui craignait de se retrouver prisonnier d’une odeur de sueur corporelle estudiantine, fut agréablement surpris de sentir tout autour de lui de la citrouille. L’autre avait vraiment bien travaillé son déguisement. Ou peut-être, s’était-il transformé véritablement en citrouille pour ce soir d’Halloween ? Etait-ce seulement possible ? Si c’était le cas, il ne cachait pas vraiment son admiration pour la chose.

Ce qui acheva de le convaincre qu’il avait bien fait de rejoindre cette petite citrouille, fut le compliment qu’elle lui fit, une fois encore. Il faisait l’affaire. L’autre l’avait dit : il faisait l’affaire. Ça voulait dire, qu’il ne ressortait pas, qu’il n’était pas dérangeant. Au-delà, même, qu’il était intégré, finalement. Qu’il pouvait se trouver corporellement en cet endroit, sans se sentir mal émotionnellement.
C’était un peu direct, comme compliment. Surtout deux à la suite. Deux compliments à la suite ! Il en était un peu embarrassé : ce qui se manifesta par sa main opposée au salut, venant se placer sur sa nuque pour se masser les cervicales, sous le col de sa cape.

Finalement, il avait bien fait de venir.
Surtout que l’autre tentait une révérence, et lui permettait ainsi de rester dans un environnement qu’il connaissait, avec un code de paroles et de gestes qu’il pouvait utiliser. Un petit sourire, assez timide, avait étiré le coin de sa bouche. Et c’est le regard un peu ailleurs, qu’il lui rendit sa révérence, tâchant d’y mettre autant de grâce et de fluidité que ce qu’exigeait de lui son maître à danser. Il ne voulait pas décevoir sa citrouille de compagnon après tout, alors qu’il lui avait dit qu’il faisait l’affaire. Rien que de se répéter ces mots sonnaient doux à ses oreilles. Il savourait ces paroles, les repassant en boucle dans son esprit. Cela alimentait son courage afin de supporter tout ce qui les entourait.

« - Avec plaisir. »

Pas de mention au nom de son camarade, qu’il ne connaissait par ailleurs pas. Comme le nom de tous ses camarades, d’ailleurs. Retenir des noms ? Meh, quelle importance ?
Il leva sa main, comme s’il allait celle prendre proposée, mais n’en fit finalement rien, et garda cette dernière devant lui, le coude contre son corps. Ce n’était certes pas très poli, d’avoir les coudes près du corps, mais c’était un automatisme. Surtout qu’il avait besoin d’une mobilité dans les doigts, plus que dans tout le bras, quand il commença son énumération.

« - Comme danses de bal je connais le quadrille, la gavotte, la sarabande et le menuet. » Pas de mention à la valse car, évidemment, il n’avait cité que des danses qui ne nécessitaient pas de contact physique allant au-delà du fait de se tenir périodiquement par la main. Surtout dans le cas de la sarabande et du menuet. « - Ce serait mieux à quatre, mais nous sommes deux. Donc, sarabande ou menuet : les pas ne sont pas très différents, il faut juste maîtriser le pas de bourrée. »

Il avait des intonations un peu professorales, en exposant son répertoire de danse à son camarade. Mais il voulait être certain de ne pas mettre ce dernier mal à l’aise en lui proposant une danse dont il ne connaîtrait pas les pas.
Il espérait surtout qu’en retour, la citrouille ne fasse pas une contre-proposition comportant une danse pour laquelle il ne connaissait pas les pas. Ce serait terrible pour lui, de commettre un tel faux-pas en public. Même si ce public n’était « que » ses camarades de classe.

Method in the Madness
Ière année RP : 2043-2044
Théana : there's alchemy between us

10 nov. 2019, 20:49
 Bal des Sorcières  La salle de bal
Salle de bal
31 Octobre aux alentours de 21h


Un grand sourire illuminait son visage alors qu’elle passait les portes de la salle de bal. Elle était heureuse de retrouver des gens en chair et en os. Non pas que son passage à la fête d’anniversaire de Sir Nicolas soit horrible, mais l’ambiance était quand même assez macabre et leur goûts en terme d’amuse-gueule étaient à revoir. Elle s’arrêta sur le seuil un moment observant la décoration et tous les élèves et professeurs présents. Déjà beaucoup dansaient alors que 21h était passé. La fillette essaya de repérer son cavalier qui devait déjà être là depuis quelques temps maintenant. Mais aucun Kévin à l’horizon. Son regard fut attiré par le buffet, disposé là comme une offrande à son plan. Oh oui elle attendait ça depuis un moment, idée donnée par Franz à la base qui lui était revenue à l’esprit lorsque le bal avait été annoncé. Oui Franz lui avait donné cette idée en début d’année dernière mais étrangement la jeune sorcière retient bien mieux les bêtises à faire que les cours.

Elle se décida à s’avancer à la recherche de son partenaire du crime. Leur été à Poudlard les avaient rapprochés et Aliénor voyait en Kévin un partenaire à embarquer dans tous ses conneries ce qu’il faisait avec plus ou moins d’entrain. Mais il faisait partie de ses gens qui faisaient comprendre peu à peu que l’amitié existe bien et qu’elle n’est pas forcément une faiblesse. Mais on n’en est pas là. Regardant de tous les côtés, elle repérait quelques têtes connues parfois étrangement dissimulés par du maquillage ou des masques. Elle crut repérer au loin la silhouette de son camarade de Poufsouffle, elle se dirigea vers lui et lui tapotât l’épaule pour lui signifier sa présence et aussi pour vérifier que c’était bien lui qui portait ces oreilles de lapin. Il avait dû lui en parlé, mais ça avait dû lui sortir de la tête comme souvent.

-Kévin ! Je t’avais presque pas reconnue ! Je ne t’ais pas trop fait attendre ?

Son sourire s’agrandit, elle était ravie de passer ce moment avec lui et elle avait surtout hâte de mettre leur plan à exécution. Elle se pencha afin de chuchoter à l’oreille du garçon.

-Et t’as pensé aux fioles ?

Deux fioles ayant pour propriétaire la petite Delphillia et remplient d’une potion de babillage depuis presque une semaine. Elle avait trainé Kévin lorsqu’ils n’avaient pas cours, ayant pris la même filière et la même option, en salle de potion pour des soi-disant révisions, ayant laissé la grosse partie de la potion à Miss Xanirez et dissimulée deux fioles dans son dortoir depuis. Heureusement elle c’était améliorée depuis le test avec Franz… Le pauvre doit encore s’en souvenir de cette potion ratée.


Ce plan, Aliénor le prépare depuis qu’elle a su que le bal allait avoir lieu et dès que Kévin lui a demandé de l’accompagné, elle l’a mis dans la confidence. Heureusement d’ailleurs, là où elle voulait juste verser le contenu des fioles dans une des boissons, lui avait calmé ses ardeurs en l’aidant à élaborer un plan. Un plan encore plus aboutit grâce à Chems et Melody qui ont rejoint leur petite entreprise sans vraiment que ce soit voulu. Un matin, alors qu’une illumination était apparu à la fillette durant la nuit, elle avait presque sauté sur Kévin pour lui dire qu’un problème de costume était à rajouter à l’équation : « Kévin ! J’ai pas de poches dans mon costume comment on fait pour les fioles ? » Rien de moins discret… D’autant plus qu’une première année installée pas loin demanda pourquoi elle avait besoin de poches et Chems assis aux côtés de Kévin avait dans les yeux une lueur qui semblait dire qu’il était ravie d’être tombé sur ce genre d’informations. Il ne pouvait pas dormir dans son bol ce matin-là ? Mais finalement ils sont devenus des éléments essentiels du plan de la fillette. S’ils réussissaient, elle garderait cette anecdote toute sa vie pour ses enfants.

-J’ai hâte de commencer… T’as vu Chems et Melody ?

Elle ne voulait pas attendre, elle attendais depuis presque un mois et elle c’était imaginée toutes les possibilités. Elle avait même trouvé un nom à leur projet : le projet Baby. Bien trop fière pour un tel nom vous imaginez bien, mais ne bridez pas cette pauvre enfant et son cerveau qui essaye de suivre ses manigances.

-T’sais quoi, je vais chercher Chems et tu t’occupes de Melody, on se rassemble au buffet. Juste…là.

Elle pointa du doigt la grande table sans vraiment d’indications suplémentaires. Elle partit comme une furie à la recherche de son second équipier du jour. Chercher des gens dans cette foule n’était pas simple. Elle passa devant le groupe de professeurs qui comprenait sa directrice de maison. Elle leur accorda un sourire cordial en continuant sa recherche. Elle aperçu le visage de son camarade de maison non loin et courut presque pour l’atteindre. Elle le trouva en compagnie d’Emily une fille de leur promotion très élégamment habillée. Il était certain que ce n’était pas l’élégance qui caractérisait Aliénor pour cette soirée. Elle s’était embobinée dans tout un tas de bandelettes plus ou moins blanches et s’était dessinée des runes sur le front et la joue droite ainsi que sur la main gauche et une partie de son ventre non couvert par les bandes plus ou moins lâche qui constituait son costume. Au moins elle n’avait nullement eu besoin de s’occuper de ses cheveux qu’elle avait laissé détachés. Pas de maquillage, pas de chichi, elle était censé être morte et déterrée donc voilà.

-Chems ! Emily, pourrais-je t’emprunter ton cavalier pour une mission top secrète ?

Son enthousiasme était la seule chose qui pouvait la trahir en soi, mais elle ne pouvait le contenir, elle avait beaucoup trop hâte de s’en prendre à ce bal et de mettre son plan à exécution. Elle avait déjà hâte de voir les élèves dire n’importe quoi dans tous les sens et jakpot si la reine du bal en prenait ce serait… Parfait. Mais il ne fallait pas rêver, y arriver déjà relevait du miracle. Mais elle y croyait, c’est tout ce qu’il fallait.

-On va se mettre en place ?

Elle observa Chems prête à le tirer par les pieds s’il le fallait, ils devaient le faire avant que le buffet soit dépeuplé.

@Kevin Gilway @Chems Daley @Melody Thomas

Perséphone: Batteuse, reine des Rumeurs
J'ai plus de virilité dans mon petit doigt que toi dans tout ton corps.
Aliénor Delphillia étudiante à l'ISMI

10 nov. 2019, 21:32
 Bal des Sorcières  La salle de bal
Précédemment

Elle sert une nouvelle fois le bras de Gray quand il s'arrête en lui faisant confiance, comme pour le remercier. Aelle a l'air surprise, mais lui offre bientôt un sourire si sincère qu'Herminie sait que cette soirée restera pour toujours dans sa mémoire.

"Oh" souffle t-elle, attendrie. Elle ne dit rien de plus mais elle admire encore une fois le beau costume et offre un sourire de connivence à Aelle. Ce geste que son aînée fait avec sa main, ses mots. Herminie est touchée. Parce que ces quatre mots sont une acceptation, parce qu'elle englobe même son cavalier. C'est une invitation, non ? Alors elle s'avance, et va se resservir juste à côté d'elles - proposant la boisson à Gray par la même occasion, et fait de même muettement vers Aelle et Thalia - puis se poste à une distance amicale. Elle pense avec ravissement qu'ils doivent avoir l'air bien, de loin. "C'est joli", lui dit Thalia. Elle a l'air grave sous son masque, mais ses mots sont si différents de ceux qu'elle a pu dire il y a plus d'un an dans le Salon ! Ça lui réchauffe le cœur, autant que le sourire et les yeux de Aelle. "Merci beaucoup ! Oui, c'est exactement ça ! C'est Doctor Who, as-tu déjà regardé ? Et toi Aelle ? Gray ici présent m'a confié que c'était le cas pour lui", dit elle en levant son verre à son cavalier. Elle est prête à entrer naturellement dans une conversation sur la série, sur les costumes, sur tout ce que Aelle, Thalia et Gray voudront bien discuter. Elle sait que ses amis sont dans la salle, et leur souhaite de bien s'amuser, mais pour ce soir lui prend l'envie de découvrir de nouvelles personnes. Toute à son plaisir, elle ne fait pas attention à l'annonce, mais la voix de son partenaire de danse la coupe dans son élan. "J'arrive ! Je dois vous laisser je suis désolée, concours de danse !" s'excuse t-elle aux deux filles pendant que Chems parle à Gray - elle lui fait les gros yeux d'ailleurs, il est pas bien dans sa tête de corbeau lui ? - mais elle lui rend bien vite son regard de défi, sautillant presque d’impatience.

 "Après j'irais danser... Mais heu, j'ai pensé à danser tous ensemble à un moment - je proposerai à tous ceux que je connais - si la musique le permet ? Ça vous dirait ?" demande t-elle en se triturant les doigts avant de partir avec Chems - qui est encore en train de chuchoter un truc à Gray, ce trublion. Elle hoche la tête à la réponse puis attrape le coude du corbeau. C'est l'heure de danser.



Jamais la défaite n'a été aussi douce. Son cœur bat à mille à l'heure, et elle a un sourire jusqu'aux oreilles. "Bien sûr qu'on s'est amusés !" le gronde t-elle un peu. Cette improvisation était délicieuse, libératrice. "Je suis désolée si mes pratiques de sergent inspecteur pendant l'entraînement t'ont laissé croire que je serais en colère qu'on dévie des pas imposés, mais crois moi, c'était parfait. Merci", lui confie t-elle plus doucement avant de le serrer dans ses bras une dernière fois. "Toi aussi, Chems", lui répond-elle contre son veston. Elle renifle un peu, mais recule bien vite pour revenir à son état sautillant. "Allez, tout ça m'a laissé avec une envie de danser toute la nuit ! Je rejoint Gray, tu me diras si Emily et toi veulent faire une danse ?"

Puis dans un dernier sourire ravi, elle s'enfuit vers Gray, seul appuyé sur une table. Les vainqueurs du concours ouvrent le Bal dans son dos. C'est une belle valse lancinante. "Tu vas bien ?" s'inquiète elle. C'est une drôle de position qu'il a la. "Tu as besoin d'un moment ? Tu ne veux pas danser, peut-être ?

Elle finit par attraper sa main, et à la serrer "Juste, juste lâcher prise. Comme une improvisation avec ta guitare ? Sauf que là c'est toi-même, ton instrument."  Elle lui attrape l'autre main? "J'ai vraiment envie de danser avec toi en tout cas. Me feras tu ce plaisir ?".

Malheureusement, après avoir respectueusement attendu la fin de la danse des vainqueurs, il n'y a plus de danse de salon, mais ça n'empêche pas Herminie de s'amuser. En première année, elle avait eu beaucoup de mal à danser comme ça, n'étant à l'aise que sur les danses des bals populaires de son enfance, mais désormais, avec le souvenir du concert et de la soirée d'Halloween et tout cet entraînement avec Chems, elle se sent libérée. Elle a grandi, aussi. Alors elle danse, elle ris quand la musique devient bizarre et qu'elle perd le rythme. Ses pieds commencent à chauffer dans les talons qu'elle n'a pas retiré, mais c'est comme ça. 

Oh ! Une des musique se prête bien à une valse. Secret, par The Pierces. "Je ne la connaît pas, mais veux-tu faire une valse ?", chuchote t-elle. Un sourire timide aux lèvres, elle lui donne sa main gauche, pose sa main sur son épaule droite. Un, deux, trois, un deux trois. Le regarder dans les yeux, aussi proche, est soudain une tâche impossible. Mais vers la fin, la musique s’accélère, de plus en plus, et c'est ce qu'elle adore dans la valse : danser vite, très vite. C'est grisant, et Herminie peut enfin regarder son cavalier. Elle a un sourire. Bien sûr qu'il est très bon à cet exercice. "Quel professeur dois-je remercier pour ça ?" le taquine la jeune fille. "Non je plaisante, c'est toi que je remercie, et encore merci de m'avoir invitée" elle rougit encore, et cette fois ça se voit. 

@Gray Haros @Aelle Bristyle @Thalia Gil'Sayan  @Chems Daley 

Suivant...
J'aimerais donc danser tous ensemble, je vais demander à ceux que je connais si ça les intéresse, n'hésitez pas à m'écrire ou à vous inviter si nous le faisons et que le cœur vous en dit !

Herminie Peers, 19 ans, Étudiante à l'AESM, Serveuse à temps partiel au Café du Rosier ❧
Best Friend 9000, LA référence couleur Poufsouffle #BF9000

10 nov. 2019, 22:37
 Bal des Sorcières  La salle de bal
Heureusement pour lui, la jeune fille n'avait pas semblé vraiment gêné par sa demande bien au contraire à en juger par le sourire qu'elle lui avait fait ensuite. Il avait trouvé cela un peu étonnant, après tout il était rare que les élèves plus âgés acceptent de s'afficher ainsi avec des élèves plus jeunes mais visiblement elle en avait décidé autrement. En même temps, cela lui allait bien il préférait éviter de s'afficher au milieu de tout le monde avec une invitation stupide et un refus bien mérité derrière...Toujours était-il qu'il ne savait pas ce qu'il lui avait pris de lui proposer cette dance mais elle ne lui en voulait pas puisqu'ils allèrent tous les deux rejoindre les autres danseurs vers le milieu de la salle sur la piste de danse. Ils ne parlèrent pas beaucoup pendant la danse, seulement quelques banalités rapides pour rester concentré sur leurs pas tout le long de la musique. Finalement, la chanson fut assez rapidement terminé et le jeune garçon remercia sa camarade plus âgée avant de la laisser rejoindre son amie, Kyana qu'il avait reconnue ce qui lui confirmait que Tess ne semblait pas avoir de soucis à traîner avec des élèves plus jeunes qu'elle puisque Kyana était de son âge. Il leur sourit à toutes les deux puis s'excusa pour partir à la recherche de sa meilleure amie et cavalière d'un soir, qu'il avait aperçu sur la piste de danse en compagnie d'un autre élève de leur maison, Edwin. Il ne tarda pas à l'apercevoir dans la foule et alla la rejoindre


@Lili Cooper

Recruteur du M.E.R.L.I.N.-Loki
Quatrième année RP

10 nov. 2019, 22:38
 Bal des Sorcières  La salle de bal
Le 31 octobre 2044
Début de soirée
Dortoir des Gryffones

2ème année

Ce soir, il y a un bal. Nous sommes le 31 octobre. Et ce soir, il y a un bal. C’est aujourd’hui que l’on fête Halloween. Tout le monde, je crois, se déguise pour faire peur. Moi, je n’ai jamais vraiment fêté Halloween. Chez moi, à Cambridge, on fêtait le nouvel an Celtique. C’est ce que Cassiopée disait, ce n’est pas Halloween, c’est le Saiman. Cassiopée me l’a souvent expliqué, et puis, je n’ai jamais rien connu d’autre. Elle m’a dit que les moldus appelaient ça Halloween. J’ai trouvé ça curieux. Et le concept qui va avec est plus curieux encore ; se déguiser pour faire peur. Chez moi, à Cambridge, ce n’est pas ce que nous faisons. Nous ne nous déguisons pas, jamais, et encore moins pour le Saiman. Chaque année, Cassiopée organise un repas et une veillée. Elle profite de la soirée, la soirée entière en général, pour nous parler du Dieu de la Mort. Celui que l’on célèbre à la Saiman, m’a-t-elle dit. Je m’en souviens vaguement, et maintenant je regrette de ne pas avoir été plus attentive aux récits qu’elle nous comptait. *J'voudrais y être* J’aimerais mieux être à Cambridge, j’aimerais pouvoir m’abreuver du Savoir de Cassiopée – comme elle m’a permis de le faire cet été. Mais je suis là, à Poudlard. Et ce soir, *Y'a un bal*

Je suppose que le bal a déjà commencé. Tout à l’heure, j’ai vu mes camarades de dortoir le quitter dans des déguisements. Je dois me l’avouer ; j’ai été fascinée par la variété des déguisements et même par… leur beauté. Je n’avais jamais vu ce qu’était Halloween, je n’étais pas allée au bal l’année dernière. Alors j’ai regardé les quelques costumes des filles de mon dortoir s’en aller vers la sortie. Je les aurais suivies jusqu’à la porte de notre salle commune, par Curiosité, si Lune n’était pas avachie sur mes jambes, tendues. *Oui, je les aurais suivies*

Je suis assise sur mon lit. Je n’ai pas tiré les rideaux rouges, personne n’est dans le dortoir. Je caresse Lune, endormie. Et toujours en pleine possession de mes jambes. J’ai attaché mes cheveux noirs, qui ont poussé cet été – jusqu’à mes omoplates, en une queue de cheval qui trône sur ma tête. A côté de moi, un livre ouvert. C’est un énième bouquin sur la Divination. Je souris. Je porte un pyjama ridicule, un pantalon droit et une chemise tout deux d’une matière agréable. Mais les motifs… Le fond est bleu-vert, pastel, et se promènent sur le tissu des têtes rousses de renard. Pleins de têtes, partout.

Mais la soirée avance, et mon intérêt pour le livre que je lis et relis décline. *Mince* J’ai envie de me taper la tête contre les murs pour ça, moi, me désintéresser d’un livre ? Je souffle. Bizarrement, ça suffit à réveiller Lune. J’ai froissé des pages et grogné plus d’une fois avant ça, il a suffi que je souffle pour qu’elle se réveille ? Je soupire, avant de poser mes yeux sur le félin.
« Et si on descendait en salle commune ? » proposé-je alors. Lune, qui n’y comprend évidemment rien, se redresse et va même jusqu’à descendre de mon lit. J’en profite pour faire de même et je descends, en abandonnant mon livre, jusque dans la salle commune.

Un peu avant 21h
Salle commune


Ce doit faire un bon moment que je suis assise là, sur un des canapés de ma salle commune. Il y a quelques Autres Rouges dans d'autres coins de la pièce. La faible lueur qui se dégage du feu tout juste crépitant de la cheminée est la seule qui m'éclaire. Derrière moi, à des bureaux, la lumière d'Autres élèves est même en train de s'éteindre. J'entends dans mon dos les pas de ceux-ci, qui montent les escaliers en direction des dortoirs. Je soupire. *J'suis seule maintenant* pensé-je, las. Je ne sais pas si je regrette de ne pas être au bal. Personne ne me l'a demandé. Et puis, me retrouver au milieu de tous ces gens, moi ? Je crois que je n'aimerais pas ça. Je n'ai pas trouvé de déguisement, je ne me suis jamais déguisée. Comment aurais-je pu me déguiser pour ce soir ? Je n'ai que ce pyjama débile. Je baisse les yeux sur ce dernier, les têtes rousses y trônent toujours et c'est comme si elles me narguaient. Elles ne sont pas seules, elles. Elles sont même des milliers.
Je ne suis pas allée au bal parce que je n'en ai pas eu envie.
C'est tout.
Et pas parce que...
Parce que personne ne m'a invité.
*Non, pas pour ça* je secoue la tête.

Et puis, alors que la Tristesse commence déjà à s'emparer de moi par mes mains moites et froides jusqu'à mes pieds pourtant fourrés dans mes tennis - que j'ai mises pour descendre en salle commune - Lune se met à bouger. Elle, qui était jusque là en train de dormir à mes côtés, se redresse brusquement. Je souris, à chaque fois que Lune, qui est en train de devenir un chat, fait quelque chose d'aussi spontané ; je ne peux m'empêcher de sourire. C'est comme si une bulle rassurante m'entourait, moi et le chaton. Elle s'étire et se permet même de bailler. Mais je fronce les sourcils quand elle descend du canapé. Elle se promène quelques instants autour du canapé. Puis va renifler le feu. Des trucs que font les chats. Je me lève pour la suivre, alors qu'elle se rapproche des escaliers. *On n'a qu'à monter !* pensé-je, j'ai oublié que le bal se déroule en bas, au quatrième étage, dans la salle de bal que j'aime tant. C'est sûrement à cause des rencontres que j'y ai fait. Mais Lune ne se dirige finalement pas dans mon dortoir, non, elle parcourt la pièce en courant, et je l'imite. Lorsqu'elle passe par la porte de la salle commune et qu'elle sort dans le couloir, je me fige. Je n'avais pas vu que la porte était entrouverte. *J'suis débile !* pensé-je en me jetant à la poursuite du félin.
Je me retrouve dans un couloir faiblement éclairé, silencieux. Je crois même qu'il est glacial, je regrette de ne pas avoir les pieds nus. Je repère Lune, qui glisse déjà vers un autre couloir. Je m'atèle à la suivre, du mieux que je le peux.
*Non !* m'écriai-je quand Lune emprunte les escaliers pour descendre au Quatrième étage et que je suis déjà en train de faire de même. La musique étouffée parvient tout juste à mes oreilles, mais déjà ; mon cœur se serre. *Le bal !* pensé-je. Ma poitrine me fait mal mais mes pieds ne veulent pas s'arrêter. Je m'avance jusqu'à la porte de la Salle de Bal. Elle est éclairée, bruyante, pleine à craquer. Je voudrais faire demi-tour, mais Lune se faufile par la porte ouverte de la salle de bal. Et cette fois, la musique m'est claire. Et... à force de l'entendre, je n'ai plus rien contre elle. Je ne sais pas comment, mais elle me donne envie d'entrer. Elle m'est même agréable. Ce changement d'humeur me surprend.

Aux alentours de 21h
Salle de Bal


Je me félicite d'avoir réussi à ne pas rester figée. Mais je m'avance dans la Salle de Bal, à la suite de Lune que je n'arrive même pas à repérer, avec mon pyjama Renard sur le dos, et l'air bête. M'y voilà, autour de moi des costumes. Des masques ou du maquillage sur les visages. *C'est à ça qu'ça ressemble ?* pensé-je un instant avant de me rendre compte que... *J'peux pas rester là !* Dans un élan de panique, je promène mon regard sur toute la salle. Je croyais la connaître ; je crois que je me suis mis le doigt dans l’œil. Elle ne ressemble plus à rien, pleine de tous ces Costumés. Mais je n'arrive pas à la détester ; la musique que j'entend me donnerait presque envie de... Danser ? Comme certains sont déjà en train de le faire.
Mais je ne peux pas rester là, je ne suis pas déguisée. Je ne suis qu'une tâche pastel et rousse, au milieu de cette foule Déguisée.

Je dois me glisser sous la première table, une des tables qui accueille le buffet. Elles sont nombreuses, autour de la salle. Alors, j'en profite. La première n'est qu'à quelques mètres. *J'peux le faire* Je m'approche et m'y glisse. J'espère qu'on ne m'a pas vu. Et puis, où est Lune ? Sur mes quatre pattes, j'essaie de me glisser plus loin. Je suis assez petite pour avancer sous les tables. *Merlin merci* pensé-je. Je ne réalise pas que... *J'suis au bal* me dis-je, en m'asseyant, la tête baissée pour ne pas me cogner. Je suis au bal. En fait, je le réalise, mon cœur est toujours serré. J'inspecte les alentours, il fait sombre là dessous.
« Eh ! » m'exclamé-je lorsque Lune entra dans mon champ de vision. J'étouffe mon exclamation dans mes mains. Heureusement, je la regarde s'avancer près de moi. J'ai l'espoir de pouvoir la ramener en salle commune sans avoir d'ennuis. Je souffle. Lorsqu'elle s'approche assez, j'essaie de l'attraper. Mais elle glisse entre mes doigts et bientôt... Elle glisse sous la table. « Non Lune ! » à voix basse, dans l'élan de ma surprise. Bizarrement, mon corps se met à obéir à mes réflexes et se glisse à son tour sous la table. Mes mains sont moites, et mon front transpire. Ma tête vient de sortir de sous une table de buffet, laissant mes cheveux ébène frotter le sol et mon pyjama ridicule apparaître. Mince, qu'est-ce que je dois avoir l'air bête.

Mais, devant moi, Lune est collée à la jambe d'un Déguisé. Il est habillé sombrement, je me hâte de lever les yeux vers son visage. Je suis nez-à-nez avec... *Un corbeau* Des plumes et un bec. Noirs.
Je suis fascinée.

@Chems Daley - j'ai considéré que Chems avait déjà suivi Aliénor jusqu'au buffet au moment où Adaline intervient (avec accord)
Dernière modification par Adaline Macbeth le 11 nov. 2019, 11:11, modifié 1 fois.

Animagus renard polaire
Post ASPIC

10 nov. 2019, 22:45
 Bal des Sorcières  La salle de bal
@Anathema Lyndon

Après sa révérence, Blaze s'était maladroitement relevé. Le geste avait appuyé sur son estomac qui menaçait à tout moment de rendre les dizaines de friandises ingurgitées. Il pâlit probablement à un moment, luttant de toutes ses forces contre ses nausées. *Crotte* jura intérieurement Blaze en ravalant un deuxième reflux gastrique.

L'enfant écarquilla les yeux avec stupeur lorsque l'autre lui rendit sa révérence. Il en resta même bouche bée l'espace de quelques secondes, parfaitement stupéfié par tant de grâce et d'élégance. *La vache ! Il est vraiment à fond dans son rôle de vampire bourgeois, ben dis dooonc !* se dit-il en passant une main gênée dans ses cheveux. Le petit brun ne s'en sentit que plus maladroit, lui qui était tout engoncé dans son modeste costume de citrouille. Anathema accepta de danser avec lui, ce qui rassura un peu le garçon. Tout heureux, il lui offrit un large sourire et en oublia même ses maux de ventre pendant un court moment -jusqu'au reflux gastrique suivant. Le petit vampire bourgeois énuméra plusieurs danses aux noms bien compliqués, perdant un peu plus son partenaire à chaque proposition. Finalement, il limita les propositions à deux noms, ce qui arrangeait bien le petit brun qui n'avait de toute façon pas tout retenu.

Il tira un peu sur son costume de citrouille pour le lisser et essaya de se donner des airs d'aristocrate pour être en accord avec son partenaire de danse. Le dos bien droit, il releva aussi le menton et prit un air pincé. 

« Oh, oui, le menouet, c'est absolument par-fait. Ma danse préférée. »  affirma-t-il avec assurance.  Et pour confirmer le choix de la danse, il effectua une deuxième révérence encore plus maladroite que la première -alors qu'il avait pourtant essayé de mieux faire. *Mais dans quoi est-ce que j'm'embarque moué* bougonna-t-il intérieurement. L'autre avait évoqué un type de pas dont le nom laissait Blaze particulièrement perplexe. Déjà, il était censé maîtriser ce pas alors qu'il ne savait même pas en quoi il consistait. Ensuite, le nom ? Le pas de bourrée était pourtant assurément réservé aux adultes. Papa, après avoir descendu une bouteille de vin à lui tout seul, avait cette démarche si caractéristique : instable, ça tanguait à gauche, puis à droite, et c'était suivi d'une pirouette pour se rattraper, avant de sautiller sur un pied comme si le sol s'était dérobé sous l'autre. Puis ça tanguait à nouveau. Cet été, Blaze avait observé ce spectacle à plusieurs reprises, surtout quand le divorce s'était officialisé.  C'était sans doute le pas dont parlait Anathéma. Assurément, le petit sorcier pourrait le reproduire à la perfection.

« Le pas de bourrée, bien sûr que je le maîtrise ! » fit-il avec son faux air d'aristocrate pincé.  « Même sans avoir jamais goûté la boisson des adultes ! » 
Puis il resta parfaitement immobile face à son camarade, parce qu'il n'avait absolument aucune idée de la manière de débuter cette danse. Il comptait tout simplement l'imiter, ignorer son mal de ventre grandissant, et inclure ce pas de bourrée aussi souvent que l'occasion se présentait.

♦ Étudiant.e à l'IMSM - #b45f06
Appelez-moi Ada ou Lest ! ♦

10 nov. 2019, 22:46
 Bal des Sorcières  La salle de bal
Aux alentours de 22h


Britanny et Charlie s’arrêtèrent sur le pas des portes menant à la Salle de Bal. La rousse avait rejoint son frère, déguisé en vampire, après la fête de Sir Nicholas, sur les coups de vingt-et-une heure trente, devant l’entrée des cachots. Il lui avait promis de lui trouver un super déguisement pour la soirée Halloween, qui avait débuté depuis environ deux heures déjà. Alors qu’il s’attelait à la maquiller, il lui avait demandé comment s’était passé la première partie de sa nuit avec les morts. Pendant donc une vingtaine de minutes, elle lui avait détaillé sa soirée sous son regard surpris et amusé. Ensuite, elle lui avait demandé comment se passait la soirée chez les sorciers et Charlie lui expliqua qu’il y avait eu un concert de crapauds prévu mais seulement un élève de Poufsouffle s’était finalement présenté, et il a apparemment été vraiment bon. Ensuite, des élèves s’étaient inscrit pour un concours de danse qui avait été, d’après lui, plutôt drôle. Enfin, avant qu’il ne quitte la soirée, les danses avaient pu commencer. Le garçon l’avait autorisé à se regarder dans un miroir après avoir fini son travail. Britanny avait explosé de rire. Il lui avait dessiné des écailles de serpent sur le visage, avec pleins de couleurs différentes. Il lui avait également coloré les cheveux en vert clair et lui avait passé la robe de soirée vert émeraude que ses parents lui avaient offert lors de sa première année à l’école. Il y avait fait rajouter l’écusson de la Maison Serpentard sur ce dernier. Avec un sourire goguenard, il lui avait lancé « Voilà, personne ne va te reconnaître ! Tu es la parfaite petite Serpentard ! ». Elle voulait bien le croire, quand elle raconterait ça à son père…

C’est donc comme cela qu’ils atteignirent la Salle de Bal. Charlie fit un clin d’œil à sa petite sœur et, après un « ne fais pas ce que je ne ferais pas moi-même », disparut rapidement dans la foule. La fillette sourit en secouant la tête et s’avança dans la pièce. Le thème d’Halloween avait vraiment bien été respecté. En effet, on apercevait des citrouilles illuminées voler sous le plafond, des squelettes et des toiles d’araignées un peu partout mais aussi des chaudrons remplis de bonbons sur les tables et d’autres qui devaient contenir les boissons. Génial. L’ambiance était un peu plus chaleureuse que pour la fête de Sir Nicholas mais c’était très bien aussi.

La rousse souffla pour se donner un peu de courage. Bon, de toute façon, personne ne sait vraiment qui je suis, en plus, je suis nouvelle. Alors qu’elle allait se fondre dans la masse pour mieux apercevoir le défilé qui avait commencé depuis quelques minutes, elle reconnut une élève qui arriva dans la salle. C’était Hannah Lyse Sparks, avec qui elle avait partagé une paillasse en cours de potions il y a quelques jours. La rencontre ne s’était pas vraiment bien passée et la relation était donc légèrement tendue entre les deux filles. De plus, elles étaient toutes les deux présentent pour la fête d’anniversaire de Nick et ne s’étaient pas du tout adressé la parole. Cependant, Britanny se dit qu’elle pourrait peut-être améliorer cela. Avec courage, elle fit marche arrière et se positionna devant sa camarade.


- Salut Hannah, c’est Britanny. Tu sais, de Gryffondor…

La fillette manqua de lever les yeux au ciel en disant cela. Hannah avait apparemment tenue à préciser sa Maison lors de leur première rencontre.

- Alors, toi aussi tu rejoints les vivants après la fête des morts ? Sacrée soirée d’ailleurs, pas vrai ?

Elle espérait que sa camarade ne l’envoie pas directement sur les roses.


Suite
@Hannah Lyse Sparks
Dernière modification par Britanny Huggins le 15 nov. 2019, 22:53, modifié 1 fois.

7ème année RP en 2050-2051 - #800000
Nos sentiments comptent

11 nov. 2019, 12:10
 Bal des Sorcières  La salle de bal
Dans les environs de 21h45...


Initialement, Eider avait simplement prévu d'assister à la soirée dans les cachots pour ensuite rejoindre les dortoirs de Serpentard. Mais la situation était finalement toute autre puisqu'elle s'apprêtait à entrer dans la salle de bal, accompagnée de Clément. Sur un accord commun, les deux sorciers avaient convenu d’y aller ensemble. Quitte à se rendre à cette fête, autant choisir une personne dont la compagnie n’était pas "si" désagréable.
Déjà en retard sur le début du bal, la jeune fille n’avait pas souhaité retourner dans sa salle commune pour endosser un déguisement grotesque. L’anniversaire de mort de Sir Nicholas n’avait demandé aucun code vestimentaire particulier donc son choix s’était porté sur une simple robe verte qui s’arrêtait à hauteur des genoux et laissait le haut de ses épaules dénudé. Quelques mèches de ses cheveux s’étaient entre temps échappées du chignon qu’elle portait mais c’était tout. Aucun accoutrement halloweenesque.

Sur le pas de la porte et en voyant le nombre de personnes qui remplissaient l'endroit, Eider se demanda ce qu'elle faisait ici. La salle était certes très bien décorée et le buffet qu'elle apercevait était beaucoup plus alléchant que celui des fantômes mais se mélanger à cette foule ne l'enchantait que très peu. Dans un mouvement inconscient elle réduisit de quelques centimètres la distance qui la séparait du garçon pour se rappeler qu'elle n'était pas seule. Un regard en coin lui confirma que Clément se tenait bien à ces côtés et ils purent entrer dans la salle.
A mesure qu'ils s'enfonçaient un peu plus, Eider cherchait des yeux Vanellia pour voir si elle portait oui ou non la fleur blanche qu'elle lui avait offerte. Mais la tête blonde de son amie ne se démarquait nulle part. Les gens dansaient autour d'eux, d'autres défilaient mais elle, elle n'était pas là. Tant pis.
La jeune Dawkins se tourna vers son cavalier et le regarda. Bon, qu'est-ce qu'ils allaient faire maintenant une fois ici ? Rester assis sur les chaises n'était pas envisageable, plutôt partir dans ce cas-là. Eider n'avait pas particulièrement envie de faire la causette avec les autres élèves et rester plantée à regarder un défilé ne l'intéressait pas vraiment.


- Tu veux danser ou tu préfères d'abord manger un truc ? lui demanda-t-elle avant d'enchaîner rapidement. Ou autre chose.


@Clément Downing

Là où les Ninker passent, la défaite trépasse. HeyDe(a)r
7ème année Rp, Frigidaires, DuoDeGéniaux, #1c5e35
Marraine du prodigieux et merveilleux Rey S. !

11 nov. 2019, 12:26
 Bal des Sorcières  La salle de bal
@Blaze Rosenberg
Menuet à deux
Fort heureusement, son camarade ne faisait pas de contre-proposition de danse et choisit même sa propre danse préférée : le menuet. Il en aurait presque soupiré de soulagement, mais ce n’était pas très poli. Et déjà qu’il avait le regard en biais, sur le sol, les coudes contre le corps et l’aura maladroite, il préférait ne pas en rajouter. Mais il se sentait mieux ainsi, c’était difficile de faire autrement.

« - Oh, c’est ma danse préférée aussi ! Et celle du Roi Louis XIV. Elle a été introduite par Lully, tu sais, d’abord à l’opéra et s’est ensuite popularisée partout en France. »

Evidemment, son maître à danser était français. Allez donc en trouver un bon qui soit anglais. Comme pour la musique, il fallait de l’italien… Même si sa mère lui avait permis de suivre un professeur anglais, pour la musique, et avait donc été initié au rock. Mais ça, c’était une autre histoire.

Il fut également soulagé d’entendre que son camarade maîtrisait à la perfection le pas de bourré, qui était probablement l’un des pas le plus important du menuet. Il avait donc affaire à un connaisseur ! Il ferait mieux de vraiment faire attention à son tour, histoire de ne pas décevoir son camarade. Il ne voulait pas porter honte à la petite citrouille en l’entraînant sur la piste de danse avec un partenaire tout gauche et maladroit. Alors qu’il avait été invité à dansé ! Et qu’il faisait l’affaire ! Ce serait bien trop cruel de le décevoir ainsi.
Non, il ne pouvait pas décevoir sa citrouille de camarade.

Il prit ainsi l’initiative de s’avancer sur la piste de danse. Dans sa tête, du Haendel. Ses lèvres murmuraient un rythme en un, deux, trois et quatre, cinq, six. Il fallait surtout penser à garder le dos droit et les bras en opposition. Gauche pour droit et droit pour gauche. Lui qui avait des problèmes d’ergonomie et de mobilité dans l’espace, cela lui posait toujours problème. Concentration Ana’, allez… C’est possible… Il ne fallait pas penser qu’on pouvait les regarder. De toute façon, tout le monde était occupé. Non, il fallait surtout penser à faire honneur à cette proposition de danse et surtout, faire honneur à son éducation. S’il décidait d’aller sur le devant de la scène, il devait le faire avec toutes les exigences de sa race, ou ne pas le faire.

Inspiration, expiration… Il devait faire évacuer ce blanc dans sa tête, ne plus se concentrer que sur les pas. Il attendait la musique, pouvait presque goûter aux notes tandis qu’il se remémorait la mélodie, avant de se tourner vers son camarade et d’entamer la danse. C’était un pas en avant, puis un autre, les bras allaient en opposition. Il fallait surtout être gracieux car le menuet, c’est de la danse de ballet, à l’origine. Alors il faisait attention à sa posture, à son maintien. Il pensait au fait qu’il aimait danser, qu’il connaissait les pas et le rythme. Qu’après tel pas il fallait faire une pirouette. Surtout anticiper et ne pas hésiter à rajouter de la grâce aux mouvements. Il regrettait presque de ne pas avoir mis sa chemise aux longues manches bouffantes, pour donner un peu plus d’éclat à ses gestes, mais sa cape faisait bien l’affaire et tournoyait avec sa figure. De même que ses collants, sous sa tunique, qui accentuait ses années d’éducation. Il était encore jeune, c’était pas encore l’adolescence. C’était un peu comme un tas de glaise, pas tout à fait former, mais l’on pouvait commencer à distinguer le potentiel et le devenir. Ce qu’il pourrait être. Et c’est bien souvent ce qui peinait Alastair Lyndon. C’est le potentiel non exploité.
Ce n’était pas le moment d’y penser.

Il fallait penser à la respiration et plus que tout, anticiper sur les actions et la musique. Connaître les pas et la mélodie par cœur ne suffisait pas, il fallait aller au-delà. Comme si on la réécrivait nous-mêmes à chaque pas. Un bras devant, l’autre sur le côté, le port de tête qui suivait. Parfois, sa main venait se placer paume face à son partenaire, pour qu’il puisse compléter la symétrie. C’était une danse de représentation, tout simplement, à laquelle il prenait souvent beaucoup de plaisir. Car c’était amusant, les pas de bourrée. Il sentait par contre, ses chevilles commencer à chauffer. Il avait pris des chaussures adéquates, fort heureusement, mais ça commençait à le lancer. Il aurait mal ce soir, et demain. Mais si son camarade s’amusait, c’était le plus important.

Method in the Madness
Ière année RP : 2043-2044
Théana : there's alchemy between us

11 nov. 2019, 12:40
 Bal des Sorcières  La salle de bal


C’est une lutte constante. Celle de ne pas regarder Thalia, de me forcer à maintenir mon regard sur la statuesque Peers. Pas que cela soit dérangeant de voir cette jeune fille me rendre mon regard et mon sourire, mais Thalia exerce une attraction bien trop forte sur moi. Quand elle se met à parler, c’est pire que tout. Je lutte pour ne pas lui montrer ma surprise de l'entendre reconnaitre le déguisement de notre préfète, je lutte pour ne pas la regarder comme à chaque fois qu’elle se met à parler, que ce soit dans Nos moments ou partout ailleurs. Je sens que si je la regarde je vais rougir. Peers m’a prouvé maints fois qu’elle n’était pas idiote ; son compagnon ne doit donc pas l’être non plus : que se dit-elle en nous voyant ensemble, moi et Thalia ? Que croit-elle ? Est-elle comme tous les Autres, à parler, à croire aux rumeurs ? J’aimerais penser que non, mais j’ai bien peur de ne pas pouvoir forcer ma confiance au-delà d’un certain point.

Mon regard suit Peers quand elle s’approche de nous. Mon coeur s’emballe un peu, mais il s’apaise quand je comprends qu’elle ne fait que se servir à boire. Je lui présente mon verre suite à sa proposition ; je n’ai pas soif, mais interagir avec elle m’occupe. Je souris pour la remercier. J’ai bien peur que ce sourire ne soit qu’une grimace détestable à regarder. Mon esprit s’envole vers d’autres contrées tandis qu’elle sert son cavalier, tandis que mes yeux évitent Thalia. Ainsi, quand la voix de la préfète s’élève, s’adressant à moi, utilisant mon prénom, mon coeur fait une embardée et je cligne des yeux pour me concentrer. Elles parlent d’une série moldue. Peut-être ai-je su ce que c’était, un jour, mais je n’ai absolument aucun souvenir de ce savoir. J’ai conscience qu’il s’agit de l’une des particularités du peuple sans magie, une chose qu’ils font pour le loisir. Docteur Who. Ont-ils des docteurs pour le loisir ? Après tout, ils ont bien des docteurs pour la tête, cela ne m’étonnerait pas d’eux. Je hausse vaguement les épaules.

« Je… J’sais pas c’que c’est..., » marmonné-je faiblement, le regard fuyant, dans l’espoir que personne n’entende ce que j’ai dit et ne comprenne que je suis la seule ici à être Ignare. Pour la première fois, je m'en veux de ne pas avoir davantage écouté Narym me parler du monde moldu.

J’emprisonne ma lèvre entre mes dents pour essayer de retrouver confiance. La confiance qui me fait me sentir moi-même, qui me fait être à l’aise, qui me fait sourire. Mais je me sens si mal, même dans ce costume dans lequel je me sens si bien, que je n’arrive à rien. Je ne peux que subir. Voilà, je subis. Je subis Thalia, je subis mon ignorance et je subis
Soudain, une annonce. Un concours de danse. Je grimace ; quelle idée idiote ! La foule s’emballe, des couples s’approchent de la piste, la musique change. Et là, je ne peux pas résister. Je tourne la tête vers Thalia, je la regarde franchement et mon coeur se serre en constatant à quel point elle et point sommes semblables à tous les Autres ici : nous sommes un couple. La seule chose qui nous différencie, c’est que nous paraissons être un couple, certes, mais un couple qui ne dansera point. Cette pensée me rassure. Peut-être même qu’une personne invitera Thalia à se mouvoir *hors de question !* sur la piste de danse. Ainsi, les pistes seront
Merlin, pourquoi est-ce que je pense à cela ?

Le corbeau qui se présente à nous fait fuir toutes mes pensées. C'est un Autre et il cherche Peers. Il s’adresse à elle avec tant de simplicité que mon coeur s’en serre étrangement. Tout à coup, j’aimerais être lui. Sa vie semble si simple sous son masque de corbeau. Il arrive, il récupère Peers pour la danse, il nous complimente sur nos déguisements. Cela semble si facile d’être lui. Qui est-il ? Son masque ne me permet pas de le deviner. Il respire la liberté. Je le jalouse ; alors je le déteste.

Je hausse les épaules quand Peers s’excuse, mais mon coeur ne pardonne pas. Il s’effondre dans ma poitrine. Ou peut-être s’envole-t-il ? Peu importe, il meurt à l’intérieur de moi et c’est suffisant. Car Peers va partir, que Haros n’est qu’un Autre et que je vais me retrouver seule avec Thalia. Et le silence me fait flipper, nom de Merlin, il me fait peur. Ce Silence, celui que nous découvrons Thalia et moi. Nous ne l’avons jamais vécu avant. Mais il est si présent actuellement que déjà j’en frémis. Alors que Peers n’est même pas encore partie. Je me demande même si Thalia le ressent, ce Silence-là. Nous trouve-t-elle naturelles ? Nous aime-t-elle ainsi, déguisées en couple, déguisées en cavalière ? *Tais-toi !*.

« Après j'irais danser... » Peers parle. Je la regarde. Reste avec moi, je t’en supplie. « Mais heu, j'ai pensé à danser tous ensemble à un moment — je proposerai à tous ceux que je connais — si la musique le permet ? Ça vous dirait ? » Elle ne veut pas rester avec moi, absolument pas. Non, mais elle me propose de nous retrouver plus tard. C’est bien cela, n’est-ce pas ? Nous retrouver pour danser. Danser. En voilà, une belle bêtise. La seule chose que je connais qui pourrait ressembler à de la danse, c’est lorsque Papa et Maman font retentir leur rock endiablé dans toute la maison et que nous chantons en sautant et en agitant les bras. Mais je doute que Peers parle de ce genre de danse. Puis quel intérêt de danser ici, sans Papa et Maman, sans Nar, sans Zak, sans Natanaël ? Il n'y a que Ao qui soit présent, mais j'ai peur d'aller le trouver.

« Ok, p’t-être…, » balancé-je à Peers avant de me tourner vers le buffet pour ne pas la voir partir.

Aussitôt ces paroles énoncées, je les regrette. Merlin, qu’est-ce qu’il m’a pris de dire ça ? Mon coeur tambourine à toute allure dans son carcan. Des pensées idiotes s’affairent dans ma tête. Elles me disent : très bien, comme ça si le Silence devient trop insupportable, tu auras une excuse pour t’enfuir retrouver Peers. C’est complètement con. Je ne veux pas danser avec Peers. Je veux faire n’importe quoi avec elle, mais certainement pas danser.

Je tourne vaguement la tête quand Haros nous salue avant de s’en aller. Je ferme les yeux brièvement. Voilà, nous sommes seules. Déjà, le Silence emplit ma tête. Il faut que je fasse quelque chose, n’importe quoi.

« On va… Manger, » bafouillé-je sans regarder Thalia, surtout sans la regarder.

Je secoue les mains en direction des chaudrons remplis de sucreries. Ce n’est pas une proposition. C’est un ordre. Nous allons manger, car manger occupe les mains. Déjà, je m’éloigne. Mon regard est porté vers le bas pour ne pas voir la tête des Autres. Je contourne les corps, frôle les déguisements, ne rencontre aucun regard. Une fois arrivée à destination, je plonge la main dans le chaudron et en sors une poignée de sucrerie. J’en choisis une au hasard et la plonge dans ma bouche. Je n’ai pas le courage de regarder si Thalia m’a suivit. Je préfère balader mon regard sur la foule. Je préfère me hausser sur la pointe des pieds pour apercevoir Peers et son compagnon corbeau près de la piste, je préfère chercher le déguisement d’Ao parmis ceux des Autres, je préfère faire n’importe quoi pour occuper le Silence.

@Thalia Gil'Sayan, @Herminie Peers, @Gray Haros
Merci pour ce moment, Minie et Plume de Gray ! Nous verrons bien si Aelle (et Thalia ?) rejoint Herminie sur la piste de danse lorsqu'il sera temps.