Fables minérales | Chapitre 1 : Le Bal
Willow. Elle aussi elle aurait aimé la rencontrer pour de vrai. Découvrir qui était cette femme, la mère de son cousin, la femme de son oncle. Celle qui était si étrange, si mystique. Le portrait que lui peignait oncle Magnus nourrissait cette curiosité pour tante Willow.
Tante Willow. Devrait-elle l’appeler ainsi lorsqu’elle la rencontrerait vraiment ? Ou bien faudrait-il conserver la distance que lui imposait l’étiquette ?
Un peu de déception s’immisça dans le cœur de l’enfant alors que son oncle marqua la fin de ce moment privilégié, loin de la bienséance obligatoire. Il avait raison cela dit, nombreux étaient ceux dans cette salle qui s’attendait à quelques faux pas. Sa mère, tout d’abord, pour pouvoir la rabrouer lorsqu’il faudrait se quitter pour retrouver oncle Kenneth et Imogen. Alice ne lui donnerait pas de plaisir.
La fillette imita son oncle et replaça sa gueule de loup d’argent sur son visage, dissimulant un sourire amusé.
Un sourire qui resta figé sur son visage d’opale pendant quelques instants. Magnus allait devoir quitter Alice, pour un instant, pour toujours peut-être. Non, ce n’était pas ça.
Les yeux de l’enfant se posèrent sur cette main que son oncle lui tendait. Alors, son sourire s’élargit, une belle joie envahi le cœur de la petite fille. Elle n’adressa aucun regard à son cousin, délaissé au profit de son père. A tout instant il pourrait s’en aller, disparaître dans les voilages de satin, de dentelle et de soie.
Alice déposa sa petite main blanche au creux de celle puissante de son oncle. Pour rien au monde Alice ne laisserait passer cette chance, celle de partager, pour quelques instants seulement, un moment privilégié.
« J’accepte avec plaisir, mon oncle.»
Une danse ne lui permettrait jamais de rattraper ce temps qu’on lui avait volé, mais parfois se contenter de peu, c’était obtenir beaucoup.
Avatar dessiné par ma merveilleuse Élicia Caldin
Spécialiste en Lutin de cuir | Diplômée de Beauxbâtons | 1ère année GEAD | Caméléon de 2050 & Romantique de 2050
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Fables minérales | Chapitre 1 : Le Bal
Il avait pas le droit. C'était injuste. C'était trop facile.
A ce moment précis Aliosus détestait son père qui agissait comme s'il n'était pas celui qui avait Alice et lui de se rencontrer des années plus tôt. C'était comme ça qu'il effaçait onze ans de mensonges ? Par trois mots de français et une danse ? Le garçon bouillonnait intérieurement. Il ne pu supporter de les voir souriant et dansant tous les deux, aussi finit-il par détourner le regard et alla errer un peu. Peut être que après Alice le chercherait et ne le trouvera pas. Peut être qu'elle s’inquiétera. Ça sera bien fait. Elle n'avait qu'à rester avec son père si elle l'aimait tant.
Rongé par la jalousie, il se faufila de corsets argentés en gabardine brodées, entre les rires alcoolisés et les discussions politiques. Il y avait des enfants plus âgés, sans doute au moins des cinquième ou sixième années, peut être qu'il en aurait reconnu certains sans leur masques. Ils étaient présentés les uns aux autres par des adultes, c'était un curieux cérémonial qu'il observa pendant quelques minutes avant qu'il ne sente deux serres glacées se saisirent de ses épaules.
"Petit ours, petit ours, seriez-vous perdu ?"
Il reconnu la voix de sa mère à son oreille. Elle était chargée des bulles de champagne.
"Assez Mère ! Je ne suis pas votre "petit ours" ! Je ne suis plus un enfant !"
Il était trop remonté pour supporter de se voir rabaisser une fois de plus ce soir.
Magnus guida sa nièce sur le parquet où se mêlait la foule des danseurs dont les costumes brodés d'argents et de pierreries en mouvement reflétaient les lumières des lustres en un kaléidoscope aveuglant. Là, il entama les pas en tenant la frêle jeune fille dans ses bras et se projeta avec elle dans leur premier moment privilégié, le premier d'une longue liste, il l'espérait.
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A ce moment précis Aliosus détestait son père qui agissait comme s'il n'était pas celui qui avait Alice et lui de se rencontrer des années plus tôt. C'était comme ça qu'il effaçait onze ans de mensonges ? Par trois mots de français et une danse ? Le garçon bouillonnait intérieurement. Il ne pu supporter de les voir souriant et dansant tous les deux, aussi finit-il par détourner le regard et alla errer un peu. Peut être que après Alice le chercherait et ne le trouvera pas. Peut être qu'elle s’inquiétera. Ça sera bien fait. Elle n'avait qu'à rester avec son père si elle l'aimait tant.
Rongé par la jalousie, il se faufila de corsets argentés en gabardine brodées, entre les rires alcoolisés et les discussions politiques. Il y avait des enfants plus âgés, sans doute au moins des cinquième ou sixième années, peut être qu'il en aurait reconnu certains sans leur masques. Ils étaient présentés les uns aux autres par des adultes, c'était un curieux cérémonial qu'il observa pendant quelques minutes avant qu'il ne sente deux serres glacées se saisirent de ses épaules.
"Petit ours, petit ours, seriez-vous perdu ?"
Il reconnu la voix de sa mère à son oreille. Elle était chargée des bulles de champagne.
"Assez Mère ! Je ne suis pas votre "petit ours" ! Je ne suis plus un enfant !"
Il était trop remonté pour supporter de se voir rabaisser une fois de plus ce soir.
***
Magnus guida sa nièce sur le parquet où se mêlait la foule des danseurs dont les costumes brodés d'argents et de pierreries en mouvement reflétaient les lumières des lustres en un kaléidoscope aveuglant. Là, il entama les pas en tenant la frêle jeune fille dans ses bras et se projeta avec elle dans leur premier moment privilégié, le premier d'une longue liste, il l'espérait.
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Fables minérales | Chapitre 1 : Le Bal
Un rêve éveillé, voilà de quoi il s’agissait là. Alice dansait avec son oncle, ce n’était pas croyable. Il y avait encore quelques minutes, elle ne le connaissait pas. Et à présent… elle ne le connaissait toujours pas, mais au moins étaient-ils là, tous les deux, sans que rien ne puisse les séparer.
Ses pas s’accordant à ceux de son oncle, son corps suivant le sien, la fillette se questionnait. Ces autres oncles étaient-ils comme oncle Magnus ? Grand et élégant ? Blond et charmant ? Avaient-ils ce même sourire ? Ou bien, ressemblaient-ils à sa mère ? Mentaient-ils lorsqu’ils découvraient leurs dents ?
« Mon oncle, comment sont vos frères ? » demanda Alice, sa question lui brûlant les lèvres. « Qui sont-ils ? »
Les Nerrah, enfermés dans les sombres contrées allemandes, étaient un mystère pour l’enfant.
Un mystère qu’elle se devait de percer.
Il y avait là pléthore de grands noms, se mêlant les uns aux autres avec élégance et facilité. Renesmée s’y sentait à sa place, et cela même si son glorieux nom ne figurait pas dans le registre des Sang-Pur Britannique. Elle connaissait sa valeur, et celle de sa maison. Le Registre des Sang-Pur ? Rien que du papier. Rien qu’une liste de biens nés dans laquelle elle pouvait se servir, et se servir encore. Renesmée Nerrah n’avait que faire d’y figurer, elle était grande dame sans cela.
Ses longs doigts sertis d’argent enroulés autour d’une coupe de vin rouge, l’Allemande observait la foule sous son masque d’aigle. Les beaux partis ne manquaient pas, mais encore fallait-il les reconnaître. Combien arrivaient à la cheville de Dorian ? Un seul, peut-être deux ? Peut-être pas un, son mari, son ex-mari, n’était pas n’importe qui. Lorsqu’elle regardait son fils, enfin débarrassé de sa cavalière plumée, elle voyait Dorian dans ses belles et jeunes années. Ils étaient différents en bien des points, mais une chose les liait bien.
Non loin, femme oiseau -encore une- s’étaient approchée de son enfant. Aux premières notes de sa voix, Renesmée étira une grimace peu gracieuse. Willow. Et sous ses doigts, certainement son enfant, Aliosus. Un enfant rebelle pour une mère à demi-folle, quelle surprenante famille. Magnus, qui ne devait pas être bien loin, ne devait pas s’ennuyer.
Dans une volée de soie, Renesmée s’approcha, lentement, ses yeux posés sur le petit ours.
« Un véritable don que celui de parvenir à excéder tout ce qui vous approche, ma chère. » lança la blonde en relevant son masque sur sa belle sœur, pour ensuite retourner à la contemplation de son neveu. Quelle allure pour un si petit bout d’homme. Elle en souriait, un peu.
Ses pas s’accordant à ceux de son oncle, son corps suivant le sien, la fillette se questionnait. Ces autres oncles étaient-ils comme oncle Magnus ? Grand et élégant ? Blond et charmant ? Avaient-ils ce même sourire ? Ou bien, ressemblaient-ils à sa mère ? Mentaient-ils lorsqu’ils découvraient leurs dents ?
« Mon oncle, comment sont vos frères ? » demanda Alice, sa question lui brûlant les lèvres. « Qui sont-ils ? »
Les Nerrah, enfermés dans les sombres contrées allemandes, étaient un mystère pour l’enfant.
Un mystère qu’elle se devait de percer.
***
Il y avait là pléthore de grands noms, se mêlant les uns aux autres avec élégance et facilité. Renesmée s’y sentait à sa place, et cela même si son glorieux nom ne figurait pas dans le registre des Sang-Pur Britannique. Elle connaissait sa valeur, et celle de sa maison. Le Registre des Sang-Pur ? Rien que du papier. Rien qu’une liste de biens nés dans laquelle elle pouvait se servir, et se servir encore. Renesmée Nerrah n’avait que faire d’y figurer, elle était grande dame sans cela.
Ses longs doigts sertis d’argent enroulés autour d’une coupe de vin rouge, l’Allemande observait la foule sous son masque d’aigle. Les beaux partis ne manquaient pas, mais encore fallait-il les reconnaître. Combien arrivaient à la cheville de Dorian ? Un seul, peut-être deux ? Peut-être pas un, son mari, son ex-mari, n’était pas n’importe qui. Lorsqu’elle regardait son fils, enfin débarrassé de sa cavalière plumée, elle voyait Dorian dans ses belles et jeunes années. Ils étaient différents en bien des points, mais une chose les liait bien.
Non loin, femme oiseau -encore une- s’étaient approchée de son enfant. Aux premières notes de sa voix, Renesmée étira une grimace peu gracieuse. Willow. Et sous ses doigts, certainement son enfant, Aliosus. Un enfant rebelle pour une mère à demi-folle, quelle surprenante famille. Magnus, qui ne devait pas être bien loin, ne devait pas s’ennuyer.
Dans une volée de soie, Renesmée s’approcha, lentement, ses yeux posés sur le petit ours.
« Un véritable don que celui de parvenir à excéder tout ce qui vous approche, ma chère. » lança la blonde en relevant son masque sur sa belle sœur, pour ensuite retourner à la contemplation de son neveu. Quelle allure pour un si petit bout d’homme. Elle en souriait, un peu.
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Spécialiste en Lutin de cuir | Diplômée de Beauxbâtons | 1ère année GEAD | Caméléon de 2050 & Romantique de 2050
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Fables minérales | Chapitre 1 : Le Bal
Elle était si douce, si légère, si fragile.
Une Edelweiss.
A chaque instant Magnus craignait de la blesser par un mouvement trop brusque. Il était si préoccupé à rendre ce fugace moment le plus parfait possible que la question de sa nièce le désarçonna complètement, heureusement ses gestes n'en trahirent rien.
"A peine vous me rencontrez que déjà je devrais vous partager ? répondre à une question par une question était le b-a-ba de l'esquive dans une conversation, mais il avait besoin de quelques secondes afin de trouver une réponse correcte. Vos oncles... Oh vous aimeriez vos oncles. Vous aimeriez votre rugueux oncle Hans, l’aîné de notre fratrie. Tout comme vous aimeriez Uwe, poétique et malicieux Uwe. Je crains de ne pouvoir en dire plus, il vous faudra les rencontrer en personne, un jour."
Cette phrase n'alla pas sans un pincement au cœur de l'homme. Un jour, par les temps qu'ils vivaient, pouvait bien se transformer en une dizaine d'années. Les changements ne faisaient que commencer. Qui pouvait dire où ils en seraient dans quelques mois, même quelques semaines.
"Je vous le promets."
Il suspendit un instant la danse pour lui délivrer cette phrase les yeux dans les yeux. Il prenait cet engagement et il l'aurait en tête d'y œuvrer à l'avenir, jusqu'à ce qu'il honore sa parole.
Le regard de réprobation de sa mère glaça Aliosus. Il savait qu'il était allé bien trop loin, surtout ici, surtout en public. Mais avant qu'il ne puisse recevoir une quelconque correction une femme approcha et accapara l'attention de la lunaire irlandaise. Une fraction de seconde seulement avant que Willow ne se retourne vers la femme au visage d'aigle, son fils vit la lueur inquiétante qui perça de ses yeux à travers son masque.
"Renée ! Je me demandais justement d'où venait cette odeur d'amertume et de ressentiment, comme c'est drôle, ne trouvez-vous pas ?"
Le garçon, coincé par la main de sa mère crispée sur son épaule (son autre main tenant une énième coupe de champagne), observait la fière aigle, tout en perle et coutures complexes dans lesquelles les yeux de l'enfant se perdaient. Elle était magnifique.
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Une Edelweiss.
A chaque instant Magnus craignait de la blesser par un mouvement trop brusque. Il était si préoccupé à rendre ce fugace moment le plus parfait possible que la question de sa nièce le désarçonna complètement, heureusement ses gestes n'en trahirent rien.
"A peine vous me rencontrez que déjà je devrais vous partager ? répondre à une question par une question était le b-a-ba de l'esquive dans une conversation, mais il avait besoin de quelques secondes afin de trouver une réponse correcte. Vos oncles... Oh vous aimeriez vos oncles. Vous aimeriez votre rugueux oncle Hans, l’aîné de notre fratrie. Tout comme vous aimeriez Uwe, poétique et malicieux Uwe. Je crains de ne pouvoir en dire plus, il vous faudra les rencontrer en personne, un jour."
Cette phrase n'alla pas sans un pincement au cœur de l'homme. Un jour, par les temps qu'ils vivaient, pouvait bien se transformer en une dizaine d'années. Les changements ne faisaient que commencer. Qui pouvait dire où ils en seraient dans quelques mois, même quelques semaines.
"Je vous le promets."
Il suspendit un instant la danse pour lui délivrer cette phrase les yeux dans les yeux. Il prenait cet engagement et il l'aurait en tête d'y œuvrer à l'avenir, jusqu'à ce qu'il honore sa parole.
***
Le regard de réprobation de sa mère glaça Aliosus. Il savait qu'il était allé bien trop loin, surtout ici, surtout en public. Mais avant qu'il ne puisse recevoir une quelconque correction une femme approcha et accapara l'attention de la lunaire irlandaise. Une fraction de seconde seulement avant que Willow ne se retourne vers la femme au visage d'aigle, son fils vit la lueur inquiétante qui perça de ses yeux à travers son masque.
"Renée ! Je me demandais justement d'où venait cette odeur d'amertume et de ressentiment, comme c'est drôle, ne trouvez-vous pas ?"
Le garçon, coincé par la main de sa mère crispée sur son épaule (son autre main tenant une énième coupe de champagne), observait la fière aigle, tout en perle et coutures complexes dans lesquelles les yeux de l'enfant se perdaient. Elle était magnifique.
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Fables minérales | Chapitre 1 : Le Bal
Peut-être était-il impoli de vouloir en connaître plus sur ses oncles, alors qu'elle partageait déjà une danse avec l'un d'eux ? On ne lui avait jamais signifié, si tel était le cas. Jamais elle n'avait été confronté à cela, jamais on ne lui avait dit comment elle pourrait en savoir plus sur la famille de sa mère. Si ce n'était pas avec Magnus, alors avec qui d'autre ?
Fort heuresement, oncle Magnus se prêta au jeu. Quelques mots seulement pour décrire chacun, il lui faudrait s'en contenter. Mais déjà la voilà qui se mettait à imaginer son oncle Hans, en ours farouche à l'instar d'Aliosus, encore ourson mais si droit, si grand qu’il en serait superbe plus tard. Elle voyait en oncle Uwe avec sorcier haut en couleur qui saurait l'instruire par quelques vieilles histoires, là, devant le feu d'un salon aux tapisseries anciennes et merveilleuses.
Alice voulait les rencontrer, tous les deux ! Passer de longues heures avec eux, avec oncle Magnus, rattraper ce temps qu'on leur avait tous arraché. Maudit soit de sa mére.
La promesse de l'homme, ses yeux dans une de l'enfant, la ravissait. Les astres seuls savaient quand cette rencontre aurait lieu, si seulement elle se ferait un jour, mais Alice y croyait, car oncle Magnus lui avait promis. Il était homme d'honneur, elle en était certaine.
« J'ai hâte » répondit l'enfant dans un sourire. « J’ai toujours rêvé de voir l'Allemagne. Tante Elise dit que ce sont des terres chargées de secrets, que leurs vestiges font la rudesse du peuple magique allemand. »
Ou quelques choses comme cela, tante Élise avait parfois une certaine façon de s'exprimer qui tenait plus de la réflexion personnelle que de la conversation
N'était-ce pas elle, la femme qui avait dansé avec Thomas ? Probablement, Willow était certainement déjà trop saoule pour ne pas faire la différence entre une perruque blanche et la crinière bouclée de son neveu par alliance.
Le masque voilant à nouveau son visage dissimula la moue agacée qui avait naquit sur le visage de Renesmée. Amertume et ressentiment, rien de cela ne définissait. Il n'y avait là qu'une profonde antipathie par cette femme, cette arriérée irlandaise, qui partageait la vie de son petit frère depuis trop d'années déjà. Au moins avait-elle donné naissance à un bel enfant aux cheveux d'or pâle, et non pas une abjection rouquine constellé de taches de son.
« Nulle amertume ni ressentiment » répondit l'allemande ses yeux clairs plantés sur sa belle-sœur. « Un rien d'affres peut-être, en imaginant avec quelle facilité vous aller jeter l'opprobre sur le glorieux nom de ma famille. Allez-vous danser comme une possédée enivrée par le sang de quelques lapins ? Boire jusqu'à prendre feu à la moindre crépitation d'une bougie ? Je suis curieuse. »
Fort heuresement, oncle Magnus se prêta au jeu. Quelques mots seulement pour décrire chacun, il lui faudrait s'en contenter. Mais déjà la voilà qui se mettait à imaginer son oncle Hans, en ours farouche à l'instar d'Aliosus, encore ourson mais si droit, si grand qu’il en serait superbe plus tard. Elle voyait en oncle Uwe avec sorcier haut en couleur qui saurait l'instruire par quelques vieilles histoires, là, devant le feu d'un salon aux tapisseries anciennes et merveilleuses.
Alice voulait les rencontrer, tous les deux ! Passer de longues heures avec eux, avec oncle Magnus, rattraper ce temps qu'on leur avait tous arraché. Maudit soit de sa mére.
La promesse de l'homme, ses yeux dans une de l'enfant, la ravissait. Les astres seuls savaient quand cette rencontre aurait lieu, si seulement elle se ferait un jour, mais Alice y croyait, car oncle Magnus lui avait promis. Il était homme d'honneur, elle en était certaine.
« J'ai hâte » répondit l'enfant dans un sourire. « J’ai toujours rêvé de voir l'Allemagne. Tante Elise dit que ce sont des terres chargées de secrets, que leurs vestiges font la rudesse du peuple magique allemand. »
Ou quelques choses comme cela, tante Élise avait parfois une certaine façon de s'exprimer qui tenait plus de la réflexion personnelle que de la conversation
* * *
N'était-ce pas elle, la femme qui avait dansé avec Thomas ? Probablement, Willow était certainement déjà trop saoule pour ne pas faire la différence entre une perruque blanche et la crinière bouclée de son neveu par alliance.
Le masque voilant à nouveau son visage dissimula la moue agacée qui avait naquit sur le visage de Renesmée. Amertume et ressentiment, rien de cela ne définissait. Il n'y avait là qu'une profonde antipathie par cette femme, cette arriérée irlandaise, qui partageait la vie de son petit frère depuis trop d'années déjà. Au moins avait-elle donné naissance à un bel enfant aux cheveux d'or pâle, et non pas une abjection rouquine constellé de taches de son.
« Nulle amertume ni ressentiment » répondit l'allemande ses yeux clairs plantés sur sa belle-sœur. « Un rien d'affres peut-être, en imaginant avec quelle facilité vous aller jeter l'opprobre sur le glorieux nom de ma famille. Allez-vous danser comme une possédée enivrée par le sang de quelques lapins ? Boire jusqu'à prendre feu à la moindre crépitation d'une bougie ? Je suis curieuse. »
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Fables minérales | Chapitre 1 : Le Bal
"Votre tante a assez bien cerné notre belle terre germanique. Là bas, chaque bosquet est sacré, chaque forêt recèle ses propres secrets, chaque lande, chaque prairie est un amphithéâtre où la magie primitive se donne en spectacle, sauvage, cruelle et belle. Les rivières chantent les anciennes traditions à qui s'attarde suffisamment pour les écouter, et les vagues qui s'écrasent inlassablement près de notre château nous rappelle qu'aussi fort et solide qu'il soit, il finira en sable lui aussi, un jour. Memento mori. Nous devons nous rappeler que nous allons mourir. Cela, le peuple britannique l'oublie trop souvent, il est fort orgueilleux. Votre tante, ma femme, serait intarissable sur le sujet, surtout à ce moment là de la soirée..."
Magnus prenait un grand plaisir à évoquer sa terre. Son Heimat. Difficile de faire transparaître sa beauté si particulière par les mots. Il n'était pas un poète comme son frère, pour lui, l'Allemagne était d'abord quelque chose d'éminemment physique. Un ressenti. Un toucher. L'écorce rude d'un chêne millénaire, la surface froide d'une pierre dressée il y a des millénaires par des ancêtre aussi mystiques qu'énigmatiques, la fourrure rêche du cerf que l'on met à mort.
"Aimez-vous... Il s'arrêta. Il voulait lui demander si elle aimait la nature. Il se ravisa, il voulait découvrir cette Edelweiss. Qu'aimez-vous, dans la vie, ma nièce ?"
"Oh ce serait une mort tellement amusante, je suis certaines que tu découvrirais de nouveaux muscles, tu sais, ceux qui tirent la bouche vers le haut." Comme son masque lui permettait, elle dévoila un sourire féroce plein de dent. "Mais assez parlé de moi, comment se passe ce nouveau travail ? Secrétaire c'est bien ça ? Ce doit être une fierté d'user ces mains de sang pur sur une machine à écrire et préparer du café pour notre Guide."
Aliosus mourrait d'envie de disparaître pour échapper au duel, il détestait l'idée que sa mère et celle d'Alice se répugnent à ce point. Il essaya de se défaire de l'emprise de la main de Willow mais ce fut en vain. Au moins son masque dissimulait son visage déconfit.
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Magnus prenait un grand plaisir à évoquer sa terre. Son Heimat. Difficile de faire transparaître sa beauté si particulière par les mots. Il n'était pas un poète comme son frère, pour lui, l'Allemagne était d'abord quelque chose d'éminemment physique. Un ressenti. Un toucher. L'écorce rude d'un chêne millénaire, la surface froide d'une pierre dressée il y a des millénaires par des ancêtre aussi mystiques qu'énigmatiques, la fourrure rêche du cerf que l'on met à mort.
"Aimez-vous... Il s'arrêta. Il voulait lui demander si elle aimait la nature. Il se ravisa, il voulait découvrir cette Edelweiss. Qu'aimez-vous, dans la vie, ma nièce ?"
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"Oh ce serait une mort tellement amusante, je suis certaines que tu découvrirais de nouveaux muscles, tu sais, ceux qui tirent la bouche vers le haut." Comme son masque lui permettait, elle dévoila un sourire féroce plein de dent. "Mais assez parlé de moi, comment se passe ce nouveau travail ? Secrétaire c'est bien ça ? Ce doit être une fierté d'user ces mains de sang pur sur une machine à écrire et préparer du café pour notre Guide."
Aliosus mourrait d'envie de disparaître pour échapper au duel, il détestait l'idée que sa mère et celle d'Alice se répugnent à ce point. Il essaya de se défaire de l'emprise de la main de Willow mais ce fut en vain. Au moins son masque dissimulait son visage déconfit.
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Fables minérales | Chapitre 1 : Le Bal
La question désarma Alice qui rata un pas de danse. Ce n’était pourtant pas bien sauvageon, comme interrogation, cela s’acoquinait même très bien avec la volonté de son oncle, qu’était celle de vouloir connaître sa nièce. Ce qu’elle aimait dans la vie ... Alice ne le savait plus depuis quelques mois. Elle aimait son père, elle aimait ses amis, elle aimait son oncle désormais. Elle avait aimé jouer de la harpe, elle avait aimé sentir l’humus sous ses ongles, elle avait aimer chevaucher Grand-Griffe, l’hipogriffe de tante Élise. Mais... qu’en était-il à présent ? Alice ne se souvenait pas de la dernière fois où elle avait caressé les cordes d’une harpe, ni de la forte odeur du plumage de Grand-Griffe. Alice ne doutait pas un seul instant qu’elle aimerait encore mais se rendre compte, là, de suite, que ses passions et adorations ne lui sautaient pas aux yeux... Quelle triste enfant Alice était devenue.
« J’aime la harpe » répondit Alice. « C’est tante Élise qui m’a enseigné comment en jouer. J’aime aussi chevaucher, chevaux comme hippogriffes, mon grand-père en élève. J’aime les animaux, magiques comme non magiques... la botanique, même si Mère dit que c’est un passe-temps pour les Moldus et les Cracmols. Et puis... les mythologies et toutes les histoires qui en découlent. »
Finalement, cela en faisait des choses à aimer, Alice en était fière. Elle n’était peut-être pas si triste que cela.
***
« Travailler auprès de notre Guide est un honneur, et j’en suis très fière, en effet. Tout le monde ne peut pas se vanter d’être la secrétaire d’une femme aussi importante qu’Elle. Je me garderai bien de te parler de ce qui fait mes journées... une mère au foyer, sans enfant à s’occuper qui plus est, ne saurait trouver de l’intérêt à cela. Nous sommes bien loin du nettoyage des chemises masculines... ou des robes imbibées du sang d’une quelconque vierge Moldue. »
Renesmée releva quelque peu son masque d’aigle d’argent pour s’abreuver d’une touche de vin. A chaque mot prononcé par son insupportable petite bouche, Willow la fourbuvait. Pourquoi diable continuait-elle à échanger avec cette sorcière des marais ?
Dans le dos de Willow, Renesmée voyait son félin de fils s’approcher à grand pas, son masque pointé sur elle. Thomas effleura la taille de la rousse d’une main de soie en passant, et Renesmée se maudit de ne pas avoir reconnu cette oiseau lorsqu’elle avait été au bras de son fils.
« - Mère, vous avez donc fait la rencontre de ma délicieuse partenaire ? lança t-il en rejoignant l’Allemande, se saisissant de sa main pour l’embrasser, avant de se tourner vers elle, ignorant parfaitement le jeune Aliosus comme si il n’avait s’agit que d’une petite statue d’ivoire et d’argent. Partenaire dont j’ignore encore tout, à mon grand malheur.
- Peut-être aurait-il été préférable que tu l’ignores encore bien des années, fils. Willow Nerrah, la femme de ton oncle. Et ton cousin, Aliosus. »
Le fils se figea quelques instants. Il jeta un regard à sa mère, puis à sa partenaire, puis à son cousin. La surprise l’avait fait taire. Renesmée aimait la voix de son fils autant que l’éclat de son rire. Mais ce silence là était nécessaire et ô combien bienvenue.
« J’aime la harpe » répondit Alice. « C’est tante Élise qui m’a enseigné comment en jouer. J’aime aussi chevaucher, chevaux comme hippogriffes, mon grand-père en élève. J’aime les animaux, magiques comme non magiques... la botanique, même si Mère dit que c’est un passe-temps pour les Moldus et les Cracmols. Et puis... les mythologies et toutes les histoires qui en découlent. »
Finalement, cela en faisait des choses à aimer, Alice en était fière. Elle n’était peut-être pas si triste que cela.
***
« Travailler auprès de notre Guide est un honneur, et j’en suis très fière, en effet. Tout le monde ne peut pas se vanter d’être la secrétaire d’une femme aussi importante qu’Elle. Je me garderai bien de te parler de ce qui fait mes journées... une mère au foyer, sans enfant à s’occuper qui plus est, ne saurait trouver de l’intérêt à cela. Nous sommes bien loin du nettoyage des chemises masculines... ou des robes imbibées du sang d’une quelconque vierge Moldue. »
Renesmée releva quelque peu son masque d’aigle d’argent pour s’abreuver d’une touche de vin. A chaque mot prononcé par son insupportable petite bouche, Willow la fourbuvait. Pourquoi diable continuait-elle à échanger avec cette sorcière des marais ?
Dans le dos de Willow, Renesmée voyait son félin de fils s’approcher à grand pas, son masque pointé sur elle. Thomas effleura la taille de la rousse d’une main de soie en passant, et Renesmée se maudit de ne pas avoir reconnu cette oiseau lorsqu’elle avait été au bras de son fils.
« - Mère, vous avez donc fait la rencontre de ma délicieuse partenaire ? lança t-il en rejoignant l’Allemande, se saisissant de sa main pour l’embrasser, avant de se tourner vers elle, ignorant parfaitement le jeune Aliosus comme si il n’avait s’agit que d’une petite statue d’ivoire et d’argent. Partenaire dont j’ignore encore tout, à mon grand malheur.
- Peut-être aurait-il été préférable que tu l’ignores encore bien des années, fils. Willow Nerrah, la femme de ton oncle. Et ton cousin, Aliosus. »
Le fils se figea quelques instants. Il jeta un regard à sa mère, puis à sa partenaire, puis à son cousin. La surprise l’avait fait taire. Renesmée aimait la voix de son fils autant que l’éclat de son rire. Mais ce silence là était nécessaire et ô combien bienvenue.
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Fables minérales | Chapitre 1 : Le Bal
La frêle extrémité de son arbre généalogique qu'il tenait entre ses mains vacilla une seconde, sans doute sous la surprise désarmante de la simplicité de sa question. Magnus en convenait, il n'aurait pas été aussi direct en d'autres circonstances, mais il avait si peu de temps, qui pouvait dire quand ils passeraient une nouvelle fois quelques minutes ensembles ?
Il fallut du temps à Alice pour rassembler ses idées, quoi de plus normal après tout ? Comment parler de ses goûts alors qu'elle devait penser sans cesse à son père depuis des semaines ? Peut être que justement cela la ferai sortir de cette parenthèse maudite de sa vie, juste une petite respiration d'air frais avant de repenser à ses malheurs.
"Alice, laissez-moi vous dire que vous avez des goûts très sûrs. Je vois de votre père et de votre mère dans ce que vous me décrivez. Il se pinça les lèvres en disant cela, se rendant compte qu'il venait de toucher au sujet le plus délicat qu'il pouvait y avoir, aussi tenta-t-il d'esquiver le sujet grâce à la dérision en lui murmurant Botanique, mythologie ? Ma femme vous aimerait beaucoup, ce qui rendrait probablement Renesmée furieuse..."
"Oh t'entends tu ? "Notre Guide" ? Il a donc fallut qu'une femme sortie d'on ne sait où arrive comme une fleur pour donner un sens à ta vie ? Une direction ? Ma pauvre Renesmée, tu t'ennuyais donc tans que ça ?" Elle accentuait sans le cacher une expression triste et désolée.
"Mère..."
La tentative désespérée de s'échapper d'Aliosus mourut dans l’œuf lorsqu'un nouvel invité au masque de prédateur félin arriva entre les deux femmes. Il resta pétrifié par l'échange entre sa tante et son cousin, son estomac se tordant lorsque Renesmée le désigna nommément.
Willow ri, évidemment, un rire dérangeant, comme une coupe de champagne en cristal qui se brise.
"Par les Dieux, vraiment ? Vous mon neveu ? Comment n'ai je pas pu m'en rendre compte, je suis si confuse. Voilà donc le secret de votre charme et votre... fougue : vous êtes de mon sang. Comme cela est excitant !"
A ce moment là, même Aliosus qui avait pourtant passer ses onze premières années en sa compagnie ne savait dire si elle ironisait ou était sincère.
RP garantis 0% IA et 100% humain
Il fallut du temps à Alice pour rassembler ses idées, quoi de plus normal après tout ? Comment parler de ses goûts alors qu'elle devait penser sans cesse à son père depuis des semaines ? Peut être que justement cela la ferai sortir de cette parenthèse maudite de sa vie, juste une petite respiration d'air frais avant de repenser à ses malheurs.
"Alice, laissez-moi vous dire que vous avez des goûts très sûrs. Je vois de votre père et de votre mère dans ce que vous me décrivez. Il se pinça les lèvres en disant cela, se rendant compte qu'il venait de toucher au sujet le plus délicat qu'il pouvait y avoir, aussi tenta-t-il d'esquiver le sujet grâce à la dérision en lui murmurant Botanique, mythologie ? Ma femme vous aimerait beaucoup, ce qui rendrait probablement Renesmée furieuse..."
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"Oh t'entends tu ? "Notre Guide" ? Il a donc fallut qu'une femme sortie d'on ne sait où arrive comme une fleur pour donner un sens à ta vie ? Une direction ? Ma pauvre Renesmée, tu t'ennuyais donc tans que ça ?" Elle accentuait sans le cacher une expression triste et désolée.
"Mère..."
La tentative désespérée de s'échapper d'Aliosus mourut dans l’œuf lorsqu'un nouvel invité au masque de prédateur félin arriva entre les deux femmes. Il resta pétrifié par l'échange entre sa tante et son cousin, son estomac se tordant lorsque Renesmée le désigna nommément.
Willow ri, évidemment, un rire dérangeant, comme une coupe de champagne en cristal qui se brise.
"Par les Dieux, vraiment ? Vous mon neveu ? Comment n'ai je pas pu m'en rendre compte, je suis si confuse. Voilà donc le secret de votre charme et votre... fougue : vous êtes de mon sang. Comme cela est excitant !"
A ce moment là, même Aliosus qui avait pourtant passer ses onze premières années en sa compagnie ne savait dire si elle ironisait ou était sincère.
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Fables minérales | Chapitre 1 : Le Bal
Oncle Magnus était un être d’une douceur incomparable que son physique ne laissait présager. Quand bien même il était maladroit, le compliment qu’il fit à sa nièce fit naître un sourire sur son visage. Alice savait qu’elle ressemblait tant à sa mère que son père, et ressembler à sa mère ne lui plaisait que peu. Mais avoir des similitudes avec son père, et que cela soit remarqué... c’était enchanteur.
Magnus décida de parler de son épouse. Alice lui plairait, vraiment ? La jeune fille ne demandait que cela ! Elle ne la connaissait pas encore, ça non, mais elle mourrait d’envie de voir Aliosus dans son regard, de savoir ce que cette femme avait laissé dans la création de son fils. Elle devait être formidable.
Le commentaire sur sa mère ne suscita aucune surprise. Y avait-il une chose sur cette terre qui ne rendrait pas Renesmée Nerrah furieuse ? Si elle haïssait le fait qu’Alice soit aimée par Willow Nerrah, rien ne l’étonnerait. Quelque bonheur dans la vie d’Alice provoquait mécontentent chez sa mère. Alice n’en avait plus que faire. Elle n’avait pas le droit d’avoir un avis sur sa relation avec Magnus Nerrah, Willow Nerrah et Aliosus Nerrah.
Soudain, Alice se souvint qu’elle avait un cousin, délaissé sans politesse.
« Par Circée, j’avais oublié Aliosus ! Où est-il ? »
La fillette jetait des regards de tous les côtés, espérant voir le masque d’ours de son cousin tant aimé. Pourvu qu’il ne lui en veuille pas !
La langue de Renesmée claqua contre son palais. Ces similitudes que Willow croyait voir en son fils ne lui plaisait que peu.
« Ne confonds pas ta folie avec la jeunesse de mon fils » trancha t-elle durement. « Ne te cherche aucun semblant de similitude avec lui, vous n’avez rien en commun. »
A ses côtés, Thomas soupira gravement. « Mère, je vous ne prie. Ne soyez pas si agressive. Il m’est merveilleux de voir que ma tante me prête charme et fougue. »
Et d’un pas, il s’avança vers Willow, emprunta sa main, et la baisa. Envolée, la gêne qu’il a ait ressenti il y avait pourtant quelques secondes. Thomas se remettait vite à cheval.
« Je suis enchanté de faire votre connaissance, ma Tante. » poursuivit-il en délaissant sa main. « La tienne aussi, mon cher cousin. Et le camarade de classe de ma sœur, il me semble...? Il me semble avoir déjà entendu parler de toi, je ne sais plus à quelle occasion cependant. »
Renesmée décida de ne pas intervenir. Il ne s’agissait plus de Willow, à présent, mais de son fils. Du petit Nerrah. L’Allemande espérait qu’enfin, il se découvre.
Magnus décida de parler de son épouse. Alice lui plairait, vraiment ? La jeune fille ne demandait que cela ! Elle ne la connaissait pas encore, ça non, mais elle mourrait d’envie de voir Aliosus dans son regard, de savoir ce que cette femme avait laissé dans la création de son fils. Elle devait être formidable.
Le commentaire sur sa mère ne suscita aucune surprise. Y avait-il une chose sur cette terre qui ne rendrait pas Renesmée Nerrah furieuse ? Si elle haïssait le fait qu’Alice soit aimée par Willow Nerrah, rien ne l’étonnerait. Quelque bonheur dans la vie d’Alice provoquait mécontentent chez sa mère. Alice n’en avait plus que faire. Elle n’avait pas le droit d’avoir un avis sur sa relation avec Magnus Nerrah, Willow Nerrah et Aliosus Nerrah.
Soudain, Alice se souvint qu’elle avait un cousin, délaissé sans politesse.
« Par Circée, j’avais oublié Aliosus ! Où est-il ? »
La fillette jetait des regards de tous les côtés, espérant voir le masque d’ours de son cousin tant aimé. Pourvu qu’il ne lui en veuille pas !
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La langue de Renesmée claqua contre son palais. Ces similitudes que Willow croyait voir en son fils ne lui plaisait que peu.
« Ne confonds pas ta folie avec la jeunesse de mon fils » trancha t-elle durement. « Ne te cherche aucun semblant de similitude avec lui, vous n’avez rien en commun. »
A ses côtés, Thomas soupira gravement. « Mère, je vous ne prie. Ne soyez pas si agressive. Il m’est merveilleux de voir que ma tante me prête charme et fougue. »
Et d’un pas, il s’avança vers Willow, emprunta sa main, et la baisa. Envolée, la gêne qu’il a ait ressenti il y avait pourtant quelques secondes. Thomas se remettait vite à cheval.
« Je suis enchanté de faire votre connaissance, ma Tante. » poursuivit-il en délaissant sa main. « La tienne aussi, mon cher cousin. Et le camarade de classe de ma sœur, il me semble...? Il me semble avoir déjà entendu parler de toi, je ne sais plus à quelle occasion cependant. »
Renesmée décida de ne pas intervenir. Il ne s’agissait plus de Willow, à présent, mais de son fils. Du petit Nerrah. L’Allemande espérait qu’enfin, il se découvre.
Avatar dessiné par ma merveilleuse Élicia Caldin
Spécialiste en Lutin de cuir | Diplômée de Beauxbâtons | 1ère année GEAD | Caméléon de 2050 & Romantique de 2050
Spécialiste en Lutin de cuir | Diplômée de Beauxbâtons | 1ère année GEAD | Caméléon de 2050 & Romantique de 2050
Fables minérales | Chapitre 1 : Le Bal
Magnus comprit vite que la parenthèse privée dont il profitait depuis quelque minutes, cette minuscule bulle de temps privilégié, venait de disparaître. Sa nièce était légitimement en train de chercher Aliosus. Lui assumait son égoïsme, son fils se remettrait bien assez vite d'avoir été privé d'Alice pendant le temps d'une danse, et si ce n'était pas le cas alors il lui manquait sérieusement du caractère. Il se mit dans les pas léger de son sang, veillant à ce qu'aucun invité ne lui fasse obstacle.
Comment soudain l'attention de toutes ces personnes s'était-elle reportée sur lui ? Derrière son masque d'ours, Aliosus grimaçait d'embarras, ce n'était pas après de telles passe d'arme entre sa mère et sa tante qu'il pensait être enfin présenté, enfin, présenté mais masqué. C'était décidément une bien étrange soirée, qui pouvait dire comment elle allait encore le surprendre ?
Profitant justement de la protection que lui offrait la tête d'ursidé, et ragaillardi par son beau costume il fit son possible pour présenter le mieux du monde.
"Exactement, répondit-il le plus clairement qu'il pu à son cousin qui une seconde auparavant n'aurait jamais ne serait-ce que daigné baisser les yeux sur lui tant il était fixé sur les attrait de Willow. Nous sommes de la même année et tous les deux à Serpentard. En se tournant respectivement et s'inclinant vers chacun, Cousin Thomas, Tante Renesmée, je suis moi aussi ravi de vous rencontrer." Il reprit sa respiration et espérait avoir fait une impression digne de sa famille.
Willow quant à elle reprenait conscience de la situation qui n'avait plus rien de son jeu habituel avec sa belle-sœur honnie, il s'agissait de la présentation de son fils. Elle l'avait lâché et discrètement s'était reculée d'un petit pas, voyant d'un bon œil l'arrivée de son mari et de sa nièce dont la tête allait et venait, petite louve à la recherche de son cousin ours.
Là. Il savait qu'Alice les avait repéré aussi. Sa femme, son fils, un de ses neveux et...
Il marqua un soudain arrêt qui lui valu d'être impacté par un serveur qui disparu en se confondant en excuses que Magnus n'écouta même pas. Elle était là, sa sœur chérie, Renesmée. Le coeur tudesque de l'allemand n'était pas habitué à battre si fort.
RP garantis 0% IA et 100% humain
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Comment soudain l'attention de toutes ces personnes s'était-elle reportée sur lui ? Derrière son masque d'ours, Aliosus grimaçait d'embarras, ce n'était pas après de telles passe d'arme entre sa mère et sa tante qu'il pensait être enfin présenté, enfin, présenté mais masqué. C'était décidément une bien étrange soirée, qui pouvait dire comment elle allait encore le surprendre ?
Profitant justement de la protection que lui offrait la tête d'ursidé, et ragaillardi par son beau costume il fit son possible pour présenter le mieux du monde.
"Exactement, répondit-il le plus clairement qu'il pu à son cousin qui une seconde auparavant n'aurait jamais ne serait-ce que daigné baisser les yeux sur lui tant il était fixé sur les attrait de Willow. Nous sommes de la même année et tous les deux à Serpentard. En se tournant respectivement et s'inclinant vers chacun, Cousin Thomas, Tante Renesmée, je suis moi aussi ravi de vous rencontrer." Il reprit sa respiration et espérait avoir fait une impression digne de sa famille.
Willow quant à elle reprenait conscience de la situation qui n'avait plus rien de son jeu habituel avec sa belle-sœur honnie, il s'agissait de la présentation de son fils. Elle l'avait lâché et discrètement s'était reculée d'un petit pas, voyant d'un bon œil l'arrivée de son mari et de sa nièce dont la tête allait et venait, petite louve à la recherche de son cousin ours.
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Là. Il savait qu'Alice les avait repéré aussi. Sa femme, son fils, un de ses neveux et...
Il marqua un soudain arrêt qui lui valu d'être impacté par un serveur qui disparu en se confondant en excuses que Magnus n'écouta même pas. Elle était là, sa sœur chérie, Renesmée. Le coeur tudesque de l'allemand n'était pas habitué à battre si fort.
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