Ça passe ?
L'adolescente le voit se mettre face à elle. Elle est dans l'attente, stressée comme jamais. Toutes ces choses, peut-être aurait-elle dû les garder à l'intérieur, sous clé. Peut-être qu'elle lui a donné l'impression de se plaindre. Ou d'être une petite chose fragile et pleurnicharde. Elle se mordille la lèvre. Certes, ça fait du bien de tout déballer, mais si c'est pour passer pour une chochotte, elle repassera.
Si elle avait mieux regardé Henry, elle aurait compris que ce n'était pas le cas. D'habitude, elle est douée pour déchiffrer les pensées. Cette fois, c'est vraiment difficile. Pas parce que les pensées de son camarade sont impénétrables. Plutôt... parce qu'elle a peur de ce qu'elle pourrait découvrir. De la pitié. Une sal*perie de pitié. Ou de l’indifférence. Pas que le Serdaigle ait une tête de sans-cœur, loin de là, mais... eh bien elle stresse. Un peu trop, je crois. Mais en même temps, c'est une grosse partie de sa vie, qu'elle a déballée. Pas mal d'angoisse et de douleur. Il est normal qu'elle flippe. Il pourrait tout casser d'une seule parole. La confiance qu'elle a en lui, déjà. Et sa confiance dans l'être humain, en prime.
Elle le voit hésiter. Merde. Il va me dire quelque chose de pas sympa, c'est sûr. Elle serre les dents, se prépare à partir en courant, avant d'être stoppée par la première phrase, la première question. Elle en suffoque presque, avant de lancer une brodée de jurons dans son esprit, soulagée. La jeune fille écoute la suite avec une grande attention. Elle eut même un petit sourire, à un moment. Par contre, je suis pas maladroite, hein. C'est juste un jour sans.
Elle se tortille quand elle l'entend lui dire qu'elle ne renonce jamais. Ça, ce n'est pas vrai. Elle a encore bien en tête le moment où elle a failli renoncer. Et elle l'aurait fait si il n'y avait pas eu cette personne. Elle l'aurait fait. Et elle n'aurait jamais su qu'elle allait avoir un petit frère. Elle n'aurait pas vécu l'abandon de Deamon. Sa rencontre avec Ruby. Celle avec l'Autre. Et Henry. Elle manque de l'interrompre pour lui dire que non, elle n'est pas courageuse, qu'elle a failli commettre un acte abominable. Elle n'en fait rien, parce qu'elle veut entendre la suite, ne pas le couper dans son élan. Elle baisse juste les yeux, fuit son regard, mal à l'aise.
Elle se remet à pleurer quand il dit toutes ces jolies choses sur sa Grand-Maman. De nouveau lui prend l'envie de s'enfuir, cette fois pour cacher les gros sanglots qui menacent de jaillir à la vue du garçon. La respiration tremblante, elle reste pourtant plantée-là. Sa curiosité est plus forte que son amour propre. Et puis, cet amour propre n'a plus vraiment de raison d'être. Il est vrai. Après tout ce qu'elle lui a dévoilé, ses larmes, sa peine, ce serait malvenu.
La métisse grimace en l'entendant critiquer son meilleur ami. Ex-meilleur ami. Il a raison, mais c'est quand même difficile à entendre. D'un côté, elle a tourné la page, de l'autre... non. Deamon reste tout de même son premier véritable ami. Il l'a aidée et elle ne peut pas lui enlever ça. Mais après... Elle soupire.
Henry lui prend le poignet et c'est à son tour à lui de fuir son regard. Il a évoqué une partie de son passé, peut-être veut-il se confier plus avant ? Elle est triste pour lui, mais comme lui, aucune once de pitié ne traverse ses yeux. Juste de l'amitié. Elle n'essaie pas sourire pour l'encourager à continuer ou à lui dire quoi que ce soit. Elle ne souhaite pas le forcer. Tout ce qu'elle fait, c'est contorsionner un peu son poignet pour attraper celui du Serdaigle entre ses doigts.
Et finalement, il continue. Elle est soulagée qu'il lui fasse assez confiance pour lui dire tout ça, déchante vite en comprenant tout ce qu'il a pu vivre. Elle, elle a eu de la chance. Si elle n'a pas été désirée en tant que fille, ses parents l'ont quand même aimée, à leur façon, de même qu'ils s'aimaient entre eux. Elle a envie de se remettre à pleurer quand il lui parle de sa mère à lui. Elle ressent de la colère, envers cette femme, de la tristesse, pour lui. Ce sentiment d'abandon, elle connait un peu, mais elle n'imagine même pas ce que ça a dû être pour le garçon. Elle écoute jusqu'à la fin, retenant à grand peine ses larmes de couler. Ce n'est pas à elle de pleurer, elle n'en a pas le droit.
Elle le serre fort, moins cependant qu'il y a peu. Elle veut l'aider, pas l'étouffer ou lui casser quelque chose. Elle pose sa tempe contre la sienne. Il la remercie. Elle a un sourire douloureux. La gryffonne sait qu'elle doit parler, qu'elle doit dire quelque chose. Elle n'est pas douée avec les mots, a peur de dire ce qu'il ne faut pas. Mais si elle ne dit rien du tout, ce sera sans doute pire. Alors, elle le fait. Il dit qu'elle est courageuse, elle va l'être.
—T'es quelqu'un de bien. Vraiment. Ta mère a tort de t'en vouloir, parce tu es une personne super. Toi aussi, tu as été courageux. Moi, j'aurais surement dit des tas d'horreurs avant de me barrer. Ou j'aurais tout cassé. Tu n'es pas censé avoir besoin de posséder ce courage. Tu es quelqu'un de bien, répète-elle. Je crois que ma Grand-Maman aurait beaucoup aimé te rencontrer, elle aussi. Elle t'aurait vraiment apprécié. (Sa voix tremblote un peu.) Tu es l'une des personnes les plus gentilles que j'ai jamais rencontré, un peu taquin parfois et tu m'as souvent tapé sur les nerfs je l'avoue, mais franchement, tu es un mec génial. Tu aurais pu mal tourner, comme moi, mais tu ne l'as pas fait. Tu avais toutes les raisons pour devenir froid, amer et cynique, mais c'est loin d'être le cas. Ta force aurait dû te conduire à Gryffondor, moi j'te le dis. Et on aurait peut-être pu chercher le passage là-bas, qui sait. (Elle s'égare.) Mais ici, c'était quand même vraiment chouette.
Elle est sur le point de craquer, clairement. Elle a envie de lui dire qu'elle peut aussi lui prêter son frère, mais ne sait si c'est la meilleure chose à faire. Pas de lui prêter, de lui dire, plutôt. Elle ne veut pas retourner le couteau dans la plaie. Si il me le demande, je dirais oui. C'est mieux, même si il y a peu de chances pour qu'il le fasse. On sait jamais.
—Encore merci. Pour ce tu as dit, fait. Pour cette chasse au passage secret. C'est plus que ce que j'ai jamais espéré. Ou plutôt que j'ai jamais pensé être en droit d'espérer. Toutes les belles choses que tu as dites... Merci.
Les mots se bousculent sur sa langue. Elle aimerait lui avouer que ce cran, elle ne l'a pas depuis longtemps. Ou du moins, qu'il était plutôt utilisé pour blesser. Qu'elle s'est laissée dériver. Plus d'une fois. Mais ce n'est pas nécessaire. C'est du passé. Il est vrai que rien ne lui dit qu'au prochain coup dur, elle ne se laissera pas abattre, mais elle aime à penser qu'elle est un peu plus forte que l'année précédente, par exemple. Ou qu'au moins, elle saura mieux affronter ses problèmes, en face. Ce serait cool.
—Merci Henry.
Il l'a appelée Kat'astrophe, peut-être aurait-elle dû l'appeler Horrible. Mais ce surnom... Ce n'est pas ce dont elle a envie de se rappeler de lui. Ou qu'il se rappelle d'elle. Car si elle est une catastrophe, lui n'est pas horrible. Loin de là. Elle culpabilise de l'avoir appelé ainsi, dans sa tête et à voix haute.
—Pardon pour le surnom. J'dis des choses bêtes et nulles, parfois.
Souvent. Ce n'est pas faux. Elle espère donc que ces précédentes paroles n'aient pas étés bêtes ou de trop. Elle a la gorge nouée, mais sent que les larmes ne vont plus couler. Cette fois, elle en est sûre. Elle pensait devoir aller se cacher sous sa couette pour évacuer tout ça, aujourd'hui, pour l'instant, grâce à lui, elle n'en a plus besoin. Une idée se forme dans son esprit. Elle se détache de lui, ses lèvres s'étirent pour le rassurer.
—Attends.
Elle se rue vers sa besace, en sort son carnet. Reviens vers son camarade en le feuilletant. C'est où, déjà ? Elle trouve enfin. Arrache la page avec le plus grand soin, pour ne pas déchirer le dessin, froisser la feuille. Et elle la donne à Henry. C'est un paysage. Enfin, un porche, le porche de chez elle, vu du dessous, comme si la perspective venait de quelqu'un d'allongé. On voit le bois des poutres, un coin de soleil, la forêt, un bout de serre. Et un visage un peu flou qui sourit. Un visage placé comme si... comme si elle tenait quelque chose dans ses bras, comme si elle tenait la personne allongée. Une impression de quiétude émane de l'esquisse. Une quiétude qu'elle n'a jamais réussi à reproduire, à représenter. C'est un de ses plus vieux souvenirs. Sa Grand-Maman, qui la tient, qui la berce. Elle ne se souvient plus quel âge elle avait lors de cette scène, mais elle devait être toute bébé. C'est un des instant les plus beaux dont elle se rappelle. Certes, il n'aura pas grand sens pour le garçon, mais elle espère que l'impression qui émane du dessin pourra l'aider un peu, lui apporter... de la paix. Si elle ne lui a pas dit qu'elle lui prêterait son frère, elle lui entre guillemets prêté sa Grand-Maman. Donné. Je lui ai donné une partie d'elle. Une petite partie. Comme ça, il l'a connaîtra un peu. Elle se place à ses côtés, son épaule contre la sienne, pour lui montrer qu'elle est là.
Ça lui coûte un peu de le lui laisser, mais elle le fait de bon cœur. Elle a encore en mémoire ce moment. Parfaitement. Et elle sait que ce sera sans doute l'un de ceux qui resteront à jamais gravés dans son esprit. Elle n'a pas besoin de ce croquis pour s'en souvenir, pour se le remémorer.
C'est une de ses plus belles œuvres, celle dont elle est la plus fière. Elle lui tend en souriant. Au dos, elle aperçoit un pied. Un pied velu de hobbit. Bien dessiné, mais quand même moche, surtout à côté de l'autre.
—Euh... Tu pourras gommer ça, si tu veux, dit-elle avec un petit rire en désignant le pied.
La deuxième année se gratte la tête, un peu intimidée de ce qu'il pourrait en penser. Pas seulement du pied, plutôt du paysage. Si ça se trouve, elle a fait une bêtise. Si ça trouve, il déteste. Elle se reprend. Si il n'aime pas, ce n'est pas grave. Elle lui en fait quand même cadeau. Elle souhaite quand même qu'il apprécie, au moins le geste, mais si ce n'est pas le cas, ça ira. Elle sera déçue, mais quand même contente de lui avoir offert. Elle fait quand même un peu la tête à cette idée, mais se reprend vite. Comme je l'ai dit, c'est pas grave.
Si elle avait mieux regardé Henry, elle aurait compris que ce n'était pas le cas. D'habitude, elle est douée pour déchiffrer les pensées. Cette fois, c'est vraiment difficile. Pas parce que les pensées de son camarade sont impénétrables. Plutôt... parce qu'elle a peur de ce qu'elle pourrait découvrir. De la pitié. Une sal*perie de pitié. Ou de l’indifférence. Pas que le Serdaigle ait une tête de sans-cœur, loin de là, mais... eh bien elle stresse. Un peu trop, je crois. Mais en même temps, c'est une grosse partie de sa vie, qu'elle a déballée. Pas mal d'angoisse et de douleur. Il est normal qu'elle flippe. Il pourrait tout casser d'une seule parole. La confiance qu'elle a en lui, déjà. Et sa confiance dans l'être humain, en prime.
Elle le voit hésiter. Merde. Il va me dire quelque chose de pas sympa, c'est sûr. Elle serre les dents, se prépare à partir en courant, avant d'être stoppée par la première phrase, la première question. Elle en suffoque presque, avant de lancer une brodée de jurons dans son esprit, soulagée. La jeune fille écoute la suite avec une grande attention. Elle eut même un petit sourire, à un moment. Par contre, je suis pas maladroite, hein. C'est juste un jour sans.
Elle se tortille quand elle l'entend lui dire qu'elle ne renonce jamais. Ça, ce n'est pas vrai. Elle a encore bien en tête le moment où elle a failli renoncer. Et elle l'aurait fait si il n'y avait pas eu cette personne. Elle l'aurait fait. Et elle n'aurait jamais su qu'elle allait avoir un petit frère. Elle n'aurait pas vécu l'abandon de Deamon. Sa rencontre avec Ruby. Celle avec l'Autre. Et Henry. Elle manque de l'interrompre pour lui dire que non, elle n'est pas courageuse, qu'elle a failli commettre un acte abominable. Elle n'en fait rien, parce qu'elle veut entendre la suite, ne pas le couper dans son élan. Elle baisse juste les yeux, fuit son regard, mal à l'aise.
Elle se remet à pleurer quand il dit toutes ces jolies choses sur sa Grand-Maman. De nouveau lui prend l'envie de s'enfuir, cette fois pour cacher les gros sanglots qui menacent de jaillir à la vue du garçon. La respiration tremblante, elle reste pourtant plantée-là. Sa curiosité est plus forte que son amour propre. Et puis, cet amour propre n'a plus vraiment de raison d'être. Il est vrai. Après tout ce qu'elle lui a dévoilé, ses larmes, sa peine, ce serait malvenu.
La métisse grimace en l'entendant critiquer son meilleur ami. Ex-meilleur ami. Il a raison, mais c'est quand même difficile à entendre. D'un côté, elle a tourné la page, de l'autre... non. Deamon reste tout de même son premier véritable ami. Il l'a aidée et elle ne peut pas lui enlever ça. Mais après... Elle soupire.
Henry lui prend le poignet et c'est à son tour à lui de fuir son regard. Il a évoqué une partie de son passé, peut-être veut-il se confier plus avant ? Elle est triste pour lui, mais comme lui, aucune once de pitié ne traverse ses yeux. Juste de l'amitié. Elle n'essaie pas sourire pour l'encourager à continuer ou à lui dire quoi que ce soit. Elle ne souhaite pas le forcer. Tout ce qu'elle fait, c'est contorsionner un peu son poignet pour attraper celui du Serdaigle entre ses doigts.
Et finalement, il continue. Elle est soulagée qu'il lui fasse assez confiance pour lui dire tout ça, déchante vite en comprenant tout ce qu'il a pu vivre. Elle, elle a eu de la chance. Si elle n'a pas été désirée en tant que fille, ses parents l'ont quand même aimée, à leur façon, de même qu'ils s'aimaient entre eux. Elle a envie de se remettre à pleurer quand il lui parle de sa mère à lui. Elle ressent de la colère, envers cette femme, de la tristesse, pour lui. Ce sentiment d'abandon, elle connait un peu, mais elle n'imagine même pas ce que ça a dû être pour le garçon. Elle écoute jusqu'à la fin, retenant à grand peine ses larmes de couler. Ce n'est pas à elle de pleurer, elle n'en a pas le droit.
Elle le serre fort, moins cependant qu'il y a peu. Elle veut l'aider, pas l'étouffer ou lui casser quelque chose. Elle pose sa tempe contre la sienne. Il la remercie. Elle a un sourire douloureux. La gryffonne sait qu'elle doit parler, qu'elle doit dire quelque chose. Elle n'est pas douée avec les mots, a peur de dire ce qu'il ne faut pas. Mais si elle ne dit rien du tout, ce sera sans doute pire. Alors, elle le fait. Il dit qu'elle est courageuse, elle va l'être.
—T'es quelqu'un de bien. Vraiment. Ta mère a tort de t'en vouloir, parce tu es une personne super. Toi aussi, tu as été courageux. Moi, j'aurais surement dit des tas d'horreurs avant de me barrer. Ou j'aurais tout cassé. Tu n'es pas censé avoir besoin de posséder ce courage. Tu es quelqu'un de bien, répète-elle. Je crois que ma Grand-Maman aurait beaucoup aimé te rencontrer, elle aussi. Elle t'aurait vraiment apprécié. (Sa voix tremblote un peu.) Tu es l'une des personnes les plus gentilles que j'ai jamais rencontré, un peu taquin parfois et tu m'as souvent tapé sur les nerfs je l'avoue, mais franchement, tu es un mec génial. Tu aurais pu mal tourner, comme moi, mais tu ne l'as pas fait. Tu avais toutes les raisons pour devenir froid, amer et cynique, mais c'est loin d'être le cas. Ta force aurait dû te conduire à Gryffondor, moi j'te le dis. Et on aurait peut-être pu chercher le passage là-bas, qui sait. (Elle s'égare.) Mais ici, c'était quand même vraiment chouette.
Elle est sur le point de craquer, clairement. Elle a envie de lui dire qu'elle peut aussi lui prêter son frère, mais ne sait si c'est la meilleure chose à faire. Pas de lui prêter, de lui dire, plutôt. Elle ne veut pas retourner le couteau dans la plaie. Si il me le demande, je dirais oui. C'est mieux, même si il y a peu de chances pour qu'il le fasse. On sait jamais.
—Encore merci. Pour ce tu as dit, fait. Pour cette chasse au passage secret. C'est plus que ce que j'ai jamais espéré. Ou plutôt que j'ai jamais pensé être en droit d'espérer. Toutes les belles choses que tu as dites... Merci.
Les mots se bousculent sur sa langue. Elle aimerait lui avouer que ce cran, elle ne l'a pas depuis longtemps. Ou du moins, qu'il était plutôt utilisé pour blesser. Qu'elle s'est laissée dériver. Plus d'une fois. Mais ce n'est pas nécessaire. C'est du passé. Il est vrai que rien ne lui dit qu'au prochain coup dur, elle ne se laissera pas abattre, mais elle aime à penser qu'elle est un peu plus forte que l'année précédente, par exemple. Ou qu'au moins, elle saura mieux affronter ses problèmes, en face. Ce serait cool.
—Merci Henry.
Il l'a appelée Kat'astrophe, peut-être aurait-elle dû l'appeler Horrible. Mais ce surnom... Ce n'est pas ce dont elle a envie de se rappeler de lui. Ou qu'il se rappelle d'elle. Car si elle est une catastrophe, lui n'est pas horrible. Loin de là. Elle culpabilise de l'avoir appelé ainsi, dans sa tête et à voix haute.
—Pardon pour le surnom. J'dis des choses bêtes et nulles, parfois.
Souvent. Ce n'est pas faux. Elle espère donc que ces précédentes paroles n'aient pas étés bêtes ou de trop. Elle a la gorge nouée, mais sent que les larmes ne vont plus couler. Cette fois, elle en est sûre. Elle pensait devoir aller se cacher sous sa couette pour évacuer tout ça, aujourd'hui, pour l'instant, grâce à lui, elle n'en a plus besoin. Une idée se forme dans son esprit. Elle se détache de lui, ses lèvres s'étirent pour le rassurer.
—Attends.
Elle se rue vers sa besace, en sort son carnet. Reviens vers son camarade en le feuilletant. C'est où, déjà ? Elle trouve enfin. Arrache la page avec le plus grand soin, pour ne pas déchirer le dessin, froisser la feuille. Et elle la donne à Henry. C'est un paysage. Enfin, un porche, le porche de chez elle, vu du dessous, comme si la perspective venait de quelqu'un d'allongé. On voit le bois des poutres, un coin de soleil, la forêt, un bout de serre. Et un visage un peu flou qui sourit. Un visage placé comme si... comme si elle tenait quelque chose dans ses bras, comme si elle tenait la personne allongée. Une impression de quiétude émane de l'esquisse. Une quiétude qu'elle n'a jamais réussi à reproduire, à représenter. C'est un de ses plus vieux souvenirs. Sa Grand-Maman, qui la tient, qui la berce. Elle ne se souvient plus quel âge elle avait lors de cette scène, mais elle devait être toute bébé. C'est un des instant les plus beaux dont elle se rappelle. Certes, il n'aura pas grand sens pour le garçon, mais elle espère que l'impression qui émane du dessin pourra l'aider un peu, lui apporter... de la paix. Si elle ne lui a pas dit qu'elle lui prêterait son frère, elle lui entre guillemets prêté sa Grand-Maman. Donné. Je lui ai donné une partie d'elle. Une petite partie. Comme ça, il l'a connaîtra un peu. Elle se place à ses côtés, son épaule contre la sienne, pour lui montrer qu'elle est là.
Ça lui coûte un peu de le lui laisser, mais elle le fait de bon cœur. Elle a encore en mémoire ce moment. Parfaitement. Et elle sait que ce sera sans doute l'un de ceux qui resteront à jamais gravés dans son esprit. Elle n'a pas besoin de ce croquis pour s'en souvenir, pour se le remémorer.
C'est une de ses plus belles œuvres, celle dont elle est la plus fière. Elle lui tend en souriant. Au dos, elle aperçoit un pied. Un pied velu de hobbit. Bien dessiné, mais quand même moche, surtout à côté de l'autre.
—Euh... Tu pourras gommer ça, si tu veux, dit-elle avec un petit rire en désignant le pied.
La deuxième année se gratte la tête, un peu intimidée de ce qu'il pourrait en penser. Pas seulement du pied, plutôt du paysage. Si ça se trouve, elle a fait une bêtise. Si ça trouve, il déteste. Elle se reprend. Si il n'aime pas, ce n'est pas grave. Elle lui en fait quand même cadeau. Elle souhaite quand même qu'il apprécie, au moins le geste, mais si ce n'est pas le cas, ça ira. Elle sera déçue, mais quand même contente de lui avoir offert. Elle fait quand même un peu la tête à cette idée, mais se reprend vite. Comme je l'ai dit, c'est pas grave.
Rien n'est plus semblable à l'identique que ce qui est pareil à la même chose.
Peut-être bien qu'il se passe quelque chose avec Edmund.
#0F144D — 5ème Année RP — 16 ans
Peut-être bien qu'il se passe quelque chose avec Edmund.
#0F144D — 5ème Année RP — 16 ans
Ça passe ?
Agir sur un coup de tête était une de ses spécialités. À quoi bon réfléchir ? Il serrait toujours sa camarade dans ses bras. Il tentait de reprendre un peu de contenance. Il avait craqué, ça ne lui était jamais arrivé auparavant. Il avait pour habitude d’accumuler, accumuler… Accumuler les doutes, la tristesse, ses émotions. Mais le plus grand des barrages ne peut contenir un océan. Et les digues venaient de lâcher. Sa parole était devenue torrent. Il s’était confié comme jamais auparavant. À quelqu’un qu’il ne connaissait pas quelques heures auparavant. Mais qu’importe, il ne se sentait pas plus léger… Juste différent. Sensiblement différent. Il avait réussi à mettre des mots sur ce qu’il ressentait depuis des années. Quelque chose qui le rongeait au plus profond de lui-même.
Les larmes finirent par cesser de couler, mais il n’en demeurait pas moins triste. À quoi bon reprendre un sourire de façade ? Rien ne serait plus faux que son sourire de façade habituel. Alors que faire ? Rien. Pour une fois, ne rien faire et se laisser aller. Il sent que kat le serre contre elle. Elle semble vouloir lui remonter le moral, lui transmettre quelque chose. Il ne la remerciera jamais assez d’avoir été là pour lui. Il n’osait pas imaginer ce qu’il aurait fait s’il avait craqué seul, dans un coin. Il ne sait pas, il ne veut pas savoir d’ailleurs.
Il est là. Elle est là. Tempe contre tempe. Henry se calme progressivement, ses larmes se sont taries, son souffle est devenu plus régulier. Mais sa mine demeure triste. Il ne dit rien, elle semble ne pas vouloir parler… Alors ils resteront en silence. Henry cesse de trembler comme c’était le cas auparavant. Il ne sait pas s’il doit reculer… Comment le prendrait-elle ? Comme une fuite ? C’est ce qu’il devrait faire, fuir. Reprendre ses bonnes vieilles habitudes et fuir.
Alors qu’il pesait le pour et le contre, il sort de cette réflexion en l’entendant parler. Elle lui parle de sa mère, qu’elle aurait fait pire et elle lui parle de sa Grand-Maman. Henry l’écoute, attentivement. Il ne veut pas la couper. Alors il la laisse parler. Il ne parvient pas à cacher un léger amusement quand elle dit qu’elle aurait surement insulté tout le monde, et tout cassé. Si elle savait le nombre de fois qu’Henry y a pensé. L’année dernière, il avait sérieusement pensé à fuguer après que sa mère se soit montrée odieuse avec lui, et que son père ait pris sa défense. Il avait tout organisé. Il devait aller chez un de ses amis à trois cents mètres de chez lui. Mais finalement, il s’était résolu à ne pas le faire. Sa mère avait réussi à le faire culpabiliser. Peut-être était-ce de sa faute après tout ? Peut-être que toutes les mères étaient comme ça, et que c’était juste lui qui était dérangé. Et finalement… Il était resté. Il hésita à lui raconter ce passage. Mais elle semblait vraiment heureuse de lui parler de sa Grand-Maman, alors tapin, il ne voulait pas lui gâcher ce moment.
Elle continue en le complimentant, et en lui lançant une petite pique. Il lui fit un sourire et lui donna une petite tape sur l’épaule amicale, pour lui signaler sa désapprobation sur le fait qu’il lui avait tapé sur les nerfs. Il lui fit un large sourire réfléchissant à un moyen de lui renvoyer la balle. Il attend qu’elle ait fini et dit alors relativement bas pour que personne d’autre n’entende :
Plus je te tape sur les nerfs et plus tu tombes. Va falloir t’habituer à tomber souvent alors.
Il avait profité de cette pause dans son flux de parole pour lui lancer cette pique. Il reposa son regard sur elle. Elle semblait se retenir de dire quelque chose, alors par réflexe il la serra un peu plus pour lui signaler implicitement qu’il était là si elle voulait parler. Mais au bout de quelques secondes, elle se remit à parler. Il l’écoute, toujours très attentivement, et lui dit :
- Je n’ai fait que dire la stricte vérité, sans artifice ni faux-semblant. Mais toi aussi. Merci d’être là. Franchement je ne saurais pas ce que j’aurais fait si j’avais craqué tout seul. Enfin, j’aurais surement joué du piano jusqu’a m’en fracturer les doigts, mais je ne sais pas si y’a un piano ici…
Elle venait de l’appeler Henry. Il se sentait un peu coupable de l’avoir appelé Kat’astrophe. Il trépigne un peu sur ces pieds. Il lui devait des excuses ce surnom n’était pas forcément très sympathique, surtout après ce qu’elle avait pour lui :
- Et… euh… Désolé pour le surnom, c’était pas très sympa de ma part. kat c’est franchement mieux que Kat’astrophe. Et puis tu n’es pas une catastrophe après tout.
Le fait qu’il s’excuse tout les deux pour les surnoms au même instant le fit légèrement sourire. Il desserra un peu son étreinte. Il devrait reculer, mais il n’en avait pas envie. Finalement c’est la Gryffondor qui rompit le contact, elle venait de se précipiter vers son5 sac, elle ouvrit son cahier à dessin et semblait chercher quelque chose. Henry ne bougeait pas, se contentant d’observer sa camarade farfouiller jusqu’à finalement s’arrêter à une page, elle arracha ladite page et la tendit à Henry.
C’était un dessin, Henry ne comprenait pas ce que cela pouvait représenter. Il dut se concentrer pour voir le sujet. La perspective lui avait paru au premier abord très étrange, mais maintenant il lui semblait que la vue semblait être quelqu’un d’allongé. Il remarque alors un visage, et il fixait kat en même temps. Ce visage semblait avoir quelques similitudes. Sa mère peut-être ? Vu l’ambiance paisible du dessin, c’était peu probable ? Une amie ? Non, le visage était trop ressemblant. Il pointa du doigt le visage et dit :
- C’est ta Grand-Maman, je suppose. Tu lui ressembles, il y a ce même air de personne douce, mais avec un fort caractère.
Il réfléchissait contemplant toujours le dessin. Il lui semblait également qu’il y avait un dessin au dos ? Un pied ? Il éclata de rire. Pas un rire moqueur, mais un rire de surprise.
- Que ce soit pour dessiner des pieds ou des paysages, tu as un véritable talent, kat. Pourquoi voudrais-je le gommer ? L’assemblage des dessins te ressemble beaucoup, je crois. Quelqu’un de très sensible, mais aussi quelqu’un qui sait rire.
Il prit quelque temps pour observer le dessin. Il le gardait à la main. Il avait pensé à le ranger dans un livre pour ne pas l’abîmer, mais il avait abandonné cette idée, pas réellement certain de la réaction de sa camarade.
L’heure tournait, Henry le savait bien. Il avait finalement complètement sauté le repas du midi. Tant pis, ce n’était pas le plus important, il n’aura qu’à manger plus ce soir. Il hésita, il ne voulait pas lui dire au revoir de cette façon. Elle était devenue son amie, et il ne voulait pas que leur aventure dans le couloir soit la seule.
- Je crois que c’est foutu pour manger ce midi. Mais tant pis. L’heure tourne et je crois que je vais devoir descendre pour la cour de potions. Mais j’ai bien envie de continuer cette petite chasse au passage secret. Ou bien tout simplement reparlé avec toi. Alors on n’a qu’à se dire qu’on se retrouve ici la prochaine fois ?
Henry la serra une dernière fois dans ses bras. Il l’écouterait répondre, puis se mettrait à courir. Il était en retard…
Les larmes finirent par cesser de couler, mais il n’en demeurait pas moins triste. À quoi bon reprendre un sourire de façade ? Rien ne serait plus faux que son sourire de façade habituel. Alors que faire ? Rien. Pour une fois, ne rien faire et se laisser aller. Il sent que kat le serre contre elle. Elle semble vouloir lui remonter le moral, lui transmettre quelque chose. Il ne la remerciera jamais assez d’avoir été là pour lui. Il n’osait pas imaginer ce qu’il aurait fait s’il avait craqué seul, dans un coin. Il ne sait pas, il ne veut pas savoir d’ailleurs.
Il est là. Elle est là. Tempe contre tempe. Henry se calme progressivement, ses larmes se sont taries, son souffle est devenu plus régulier. Mais sa mine demeure triste. Il ne dit rien, elle semble ne pas vouloir parler… Alors ils resteront en silence. Henry cesse de trembler comme c’était le cas auparavant. Il ne sait pas s’il doit reculer… Comment le prendrait-elle ? Comme une fuite ? C’est ce qu’il devrait faire, fuir. Reprendre ses bonnes vieilles habitudes et fuir.
Alors qu’il pesait le pour et le contre, il sort de cette réflexion en l’entendant parler. Elle lui parle de sa mère, qu’elle aurait fait pire et elle lui parle de sa Grand-Maman. Henry l’écoute, attentivement. Il ne veut pas la couper. Alors il la laisse parler. Il ne parvient pas à cacher un léger amusement quand elle dit qu’elle aurait surement insulté tout le monde, et tout cassé. Si elle savait le nombre de fois qu’Henry y a pensé. L’année dernière, il avait sérieusement pensé à fuguer après que sa mère se soit montrée odieuse avec lui, et que son père ait pris sa défense. Il avait tout organisé. Il devait aller chez un de ses amis à trois cents mètres de chez lui. Mais finalement, il s’était résolu à ne pas le faire. Sa mère avait réussi à le faire culpabiliser. Peut-être était-ce de sa faute après tout ? Peut-être que toutes les mères étaient comme ça, et que c’était juste lui qui était dérangé. Et finalement… Il était resté. Il hésita à lui raconter ce passage. Mais elle semblait vraiment heureuse de lui parler de sa Grand-Maman, alors tapin, il ne voulait pas lui gâcher ce moment.
Elle continue en le complimentant, et en lui lançant une petite pique. Il lui fit un sourire et lui donna une petite tape sur l’épaule amicale, pour lui signaler sa désapprobation sur le fait qu’il lui avait tapé sur les nerfs. Il lui fit un large sourire réfléchissant à un moyen de lui renvoyer la balle. Il attend qu’elle ait fini et dit alors relativement bas pour que personne d’autre n’entende :
Plus je te tape sur les nerfs et plus tu tombes. Va falloir t’habituer à tomber souvent alors.
Il avait profité de cette pause dans son flux de parole pour lui lancer cette pique. Il reposa son regard sur elle. Elle semblait se retenir de dire quelque chose, alors par réflexe il la serra un peu plus pour lui signaler implicitement qu’il était là si elle voulait parler. Mais au bout de quelques secondes, elle se remit à parler. Il l’écoute, toujours très attentivement, et lui dit :
- Je n’ai fait que dire la stricte vérité, sans artifice ni faux-semblant. Mais toi aussi. Merci d’être là. Franchement je ne saurais pas ce que j’aurais fait si j’avais craqué tout seul. Enfin, j’aurais surement joué du piano jusqu’a m’en fracturer les doigts, mais je ne sais pas si y’a un piano ici…
Elle venait de l’appeler Henry. Il se sentait un peu coupable de l’avoir appelé Kat’astrophe. Il trépigne un peu sur ces pieds. Il lui devait des excuses ce surnom n’était pas forcément très sympathique, surtout après ce qu’elle avait pour lui :
- Et… euh… Désolé pour le surnom, c’était pas très sympa de ma part. kat c’est franchement mieux que Kat’astrophe. Et puis tu n’es pas une catastrophe après tout.
Le fait qu’il s’excuse tout les deux pour les surnoms au même instant le fit légèrement sourire. Il desserra un peu son étreinte. Il devrait reculer, mais il n’en avait pas envie. Finalement c’est la Gryffondor qui rompit le contact, elle venait de se précipiter vers son5 sac, elle ouvrit son cahier à dessin et semblait chercher quelque chose. Henry ne bougeait pas, se contentant d’observer sa camarade farfouiller jusqu’à finalement s’arrêter à une page, elle arracha ladite page et la tendit à Henry.
C’était un dessin, Henry ne comprenait pas ce que cela pouvait représenter. Il dut se concentrer pour voir le sujet. La perspective lui avait paru au premier abord très étrange, mais maintenant il lui semblait que la vue semblait être quelqu’un d’allongé. Il remarque alors un visage, et il fixait kat en même temps. Ce visage semblait avoir quelques similitudes. Sa mère peut-être ? Vu l’ambiance paisible du dessin, c’était peu probable ? Une amie ? Non, le visage était trop ressemblant. Il pointa du doigt le visage et dit :
- C’est ta Grand-Maman, je suppose. Tu lui ressembles, il y a ce même air de personne douce, mais avec un fort caractère.
Il réfléchissait contemplant toujours le dessin. Il lui semblait également qu’il y avait un dessin au dos ? Un pied ? Il éclata de rire. Pas un rire moqueur, mais un rire de surprise.
- Que ce soit pour dessiner des pieds ou des paysages, tu as un véritable talent, kat. Pourquoi voudrais-je le gommer ? L’assemblage des dessins te ressemble beaucoup, je crois. Quelqu’un de très sensible, mais aussi quelqu’un qui sait rire.
Il prit quelque temps pour observer le dessin. Il le gardait à la main. Il avait pensé à le ranger dans un livre pour ne pas l’abîmer, mais il avait abandonné cette idée, pas réellement certain de la réaction de sa camarade.
L’heure tournait, Henry le savait bien. Il avait finalement complètement sauté le repas du midi. Tant pis, ce n’était pas le plus important, il n’aura qu’à manger plus ce soir. Il hésita, il ne voulait pas lui dire au revoir de cette façon. Elle était devenue son amie, et il ne voulait pas que leur aventure dans le couloir soit la seule.
- Je crois que c’est foutu pour manger ce midi. Mais tant pis. L’heure tourne et je crois que je vais devoir descendre pour la cour de potions. Mais j’ai bien envie de continuer cette petite chasse au passage secret. Ou bien tout simplement reparlé avec toi. Alors on n’a qu’à se dire qu’on se retrouve ici la prochaine fois ?
Henry la serra une dernière fois dans ses bras. Il l’écouterait répondre, puis se mettrait à courir. Il était en retard…
Voilà ma dernière réponse qui s'est fait attendre. Que dire sur ce rp. Un des plus longs et passionnant que j'ai écrit jusqu'ici. On à beau s'être éloigné de l'idée de de départ, j'ai adoré l'écrire. Je te remercie infiniment de m'avoir permis d'autant développé la psyché et les sentiments d'Henry. Ca sera toujours un plaisir de te lire et d'écrire une suite aux aventures d'Henry et de Katherine.FIN DE RP pour moi
Dernière modification par Henry Shoftshire le 6 févr. 2021, 16:15, modifié 1 fois.
2e année RP/ Code coleur : #3d85c6
Ça passe ?
Les premières paroles d'Henry durant les siennes à elle lui donnent envie de répliquer, de façon humoristique, mais de répliquer quand même. Il vient de lui prouver qu'elle avait raison en disant qu'il lui tapait sur les nerfs. Ce qu'elle aimerait lui donner une claque à l'arrière de la tête... juste pour lui enfoncer dans le crâne que l'embêter peut lui attirer de graves problèmes. Ouais, c'est ça. T'oserait même pas le taper vraiment. Elle a envie de grogner. Mais t'auras l'air d'un animal et tu le feras pas. Son esprit est décidément très malin. Comme si il était dans sa tête. Ah bah oui, il y est. Étonnant, non ? L'ironie est plus que palpable dans cette pensée et manque de lui arracher une grimace. Il ne reste plus qu'un ton mordant pour la traiter d'idiote et elle sera à deux doigts de s'enterrer six pieds sous terre.
À sa pause, elle le sent la serrer plus fort et elle manque de sourire. Cependant, elle reste concentrée, pour finir au mieux les dernières phrases. Elle a bien commencé, mais si elle se rate sur la fin elle aurait aussi bien pu ne rien dire du tout. Ne dit rien que tu ne sais vrai, ne tente pas de faire de jolies phrases et tout sera au poil. Très bons conseils. Après que les derniers mots se fussent échappés de ses lèvres, elle entend son camarade lui parler. Elle est aussi attentive qu'il l'a été et cette fois-ci, se permet un léger sourire au tout début, avant qu'il ne disparaisse complètement. Ainsi, le Serdaigle joue du piano. Elle l'imagine jouer, se faire mal et manque de frissonner. Elle est d'autant plus contente d'avoir été là, disponible, de l'avoir ne serais-ce qu'un peu aidé. Parce que d'habitude, ce sont les autres qui lui permettent de se sentir mieux et elle a l'impression que l'inverse est rarement vrai. Son égoïsme atteint parfois des sommets inégalés.
Elle s'excuse et lui le fait aussi, au même instant. Elle étouffe un gloussement et secoue la tête. Liaison cosmique. Ou coïncidence, hasard. N'empêche, c'est amusant.
—Pas d'blême. Et puis, c'est quand même moi qui t'ai proposé de m'appeler comme ça, nan ? Enfin, il f'sait partie de la liste.
Elle s'est ensuite ruée sur son sac et la suite, on l'a connait. Elle lui a donné ce dessin si important pour elle et elle est en train de prier pour qu'il apprécie. Très attentive, elle examine à présent ses traits sous toutes les coutures, cherchant le moindre signe qui lui apprendrait ce qu'il en pense. L'adolescente se fait l'effet d'une gamine face à quelqu'un de plus âgé. Alors que c'est l'inverse. Elle ne prend pas de haut son camarade, ni ne le voit comme un gamin, mais elle se redresse soudain complètement, enlève ce stupide air stressé de son visage et se contente de coincer sa lèvre entre ses dents, l'air placide. Placide. On dirait un terme pour désigner une vache qui broute de l'herbe. Ça, elle ne sait pas d'où ça sort, mais ça a le mérite d'être imaginatif. La rouge et or roule des yeux, agacée d'elle-même.
Elle a l'impression qu'Henry compare le visage du croquis au sien. Cherche-t-il des ressemblances ? Il y en a peu qui soient physiques, sa Grand-Maman est vraiment typée asiatique tandis qu'elle, elle peu presque passer pour une européenne, mais en cherchant bien, on peut voir des similitudes. Mais le blond peut-il le voir ? La réponse est oui. Et ses mots manquent de lui couper de souffle. Oh. C'est... c'est... C'est le meilleur compliment qu'il pouvait lui faire. Un merci murmuré avec ferveur jaillit de sa bouche.
Au rire de son confident, elle comprend qu'il a vu le pied velu. La jeune fille grimace comiquement. Et puis arrive encore des compliments. Ravie, elle adresse un sourire en coin au première année, et la lueur dans ses yeux peut faire office de remerciements.
Enfin, elle se rend compte de l'heure, qui ne s'est pas arrêtée de tourner pendant leurs confidences, et son nouvel ami aussi. Elle n'aura décidément pas mangé plus que quelques muffins aujourd'hui. Son estomac crie famine et elle devra faire des efforts pour se concentrer sur ses cours et non sur ses futurs repas. Ou alors, je me retournerais cette rencontre dans la tête pendant des heures. C'est certain.
—Avec plaisir. Ça pourrait sympa. Donc... bah à... la prochaine fois !
La brunette lui rend son étreinte, puis le garçon part et elle l'observe pendant quelques secondes, songeuse. Finalement, elle secoue la tête, remet ses affaires en ordre, sa besace sur son épaule et s'en va dans la direction opposée d'un pas vif. Elle n'est pas encore en retard, pas besoin de se presser plus que ça. Euh, t'es sûre ? Je te rappelle que t'as pas de montre. Ses yeux s'écarquillent, près à sortir de leurs orbites, avant qu'elle ne se mette à foncer comme si elle avait le diable aux trousses. M*rde, m*rde, m*rde !
Un grand merci à toi également. On peut dire que ce RP m'a bien tourneboulée et remplie de nombre d'émotions. Je n'aurais jamais pensé que l'on puisse en arriver là, mais j'en suis vraiment ravie. C'était un plaisir à écrire, à lire et à repenser. Je me suis vraiment dépassée, comme rarement avant. Alors encore merci. Hâte de pouvoir continuer les aventures de nos Protégés !
À sa pause, elle le sent la serrer plus fort et elle manque de sourire. Cependant, elle reste concentrée, pour finir au mieux les dernières phrases. Elle a bien commencé, mais si elle se rate sur la fin elle aurait aussi bien pu ne rien dire du tout. Ne dit rien que tu ne sais vrai, ne tente pas de faire de jolies phrases et tout sera au poil. Très bons conseils. Après que les derniers mots se fussent échappés de ses lèvres, elle entend son camarade lui parler. Elle est aussi attentive qu'il l'a été et cette fois-ci, se permet un léger sourire au tout début, avant qu'il ne disparaisse complètement. Ainsi, le Serdaigle joue du piano. Elle l'imagine jouer, se faire mal et manque de frissonner. Elle est d'autant plus contente d'avoir été là, disponible, de l'avoir ne serais-ce qu'un peu aidé. Parce que d'habitude, ce sont les autres qui lui permettent de se sentir mieux et elle a l'impression que l'inverse est rarement vrai. Son égoïsme atteint parfois des sommets inégalés.
Elle s'excuse et lui le fait aussi, au même instant. Elle étouffe un gloussement et secoue la tête. Liaison cosmique. Ou coïncidence, hasard. N'empêche, c'est amusant.
—Pas d'blême. Et puis, c'est quand même moi qui t'ai proposé de m'appeler comme ça, nan ? Enfin, il f'sait partie de la liste.
Elle s'est ensuite ruée sur son sac et la suite, on l'a connait. Elle lui a donné ce dessin si important pour elle et elle est en train de prier pour qu'il apprécie. Très attentive, elle examine à présent ses traits sous toutes les coutures, cherchant le moindre signe qui lui apprendrait ce qu'il en pense. L'adolescente se fait l'effet d'une gamine face à quelqu'un de plus âgé. Alors que c'est l'inverse. Elle ne prend pas de haut son camarade, ni ne le voit comme un gamin, mais elle se redresse soudain complètement, enlève ce stupide air stressé de son visage et se contente de coincer sa lèvre entre ses dents, l'air placide. Placide. On dirait un terme pour désigner une vache qui broute de l'herbe. Ça, elle ne sait pas d'où ça sort, mais ça a le mérite d'être imaginatif. La rouge et or roule des yeux, agacée d'elle-même.
Elle a l'impression qu'Henry compare le visage du croquis au sien. Cherche-t-il des ressemblances ? Il y en a peu qui soient physiques, sa Grand-Maman est vraiment typée asiatique tandis qu'elle, elle peu presque passer pour une européenne, mais en cherchant bien, on peut voir des similitudes. Mais le blond peut-il le voir ? La réponse est oui. Et ses mots manquent de lui couper de souffle. Oh. C'est... c'est... C'est le meilleur compliment qu'il pouvait lui faire. Un merci murmuré avec ferveur jaillit de sa bouche.
Au rire de son confident, elle comprend qu'il a vu le pied velu. La jeune fille grimace comiquement. Et puis arrive encore des compliments. Ravie, elle adresse un sourire en coin au première année, et la lueur dans ses yeux peut faire office de remerciements.
Enfin, elle se rend compte de l'heure, qui ne s'est pas arrêtée de tourner pendant leurs confidences, et son nouvel ami aussi. Elle n'aura décidément pas mangé plus que quelques muffins aujourd'hui. Son estomac crie famine et elle devra faire des efforts pour se concentrer sur ses cours et non sur ses futurs repas. Ou alors, je me retournerais cette rencontre dans la tête pendant des heures. C'est certain.
—Avec plaisir. Ça pourrait sympa. Donc... bah à... la prochaine fois !
La brunette lui rend son étreinte, puis le garçon part et elle l'observe pendant quelques secondes, songeuse. Finalement, elle secoue la tête, remet ses affaires en ordre, sa besace sur son épaule et s'en va dans la direction opposée d'un pas vif. Elle n'est pas encore en retard, pas besoin de se presser plus que ça. Euh, t'es sûre ? Je te rappelle que t'as pas de montre. Ses yeux s'écarquillent, près à sortir de leurs orbites, avant qu'elle ne se mette à foncer comme si elle avait le diable aux trousses. M*rde, m*rde, m*rde !
FIN DU RP
Un grand merci à toi également. On peut dire que ce RP m'a bien tourneboulée et remplie de nombre d'émotions. Je n'aurais jamais pensé que l'on puisse en arriver là, mais j'en suis vraiment ravie. C'était un plaisir à écrire, à lire et à repenser. Je me suis vraiment dépassée, comme rarement avant. Alors encore merci. Hâte de pouvoir continuer les aventures de nos Protégés !
Rien n'est plus semblable à l'identique que ce qui est pareil à la même chose.
Peut-être bien qu'il se passe quelque chose avec Edmund.
#0F144D — 5ème Année RP — 16 ans
Peut-être bien qu'il se passe quelque chose avec Edmund.
#0F144D — 5ème Année RP — 16 ans