Illustrations
"- Quoi tu ne connais pas la légende du souterrain ?
- Il faut croire que non, répondit laconiquement Melford.
- On dit, commença l'ermite, que dans les tréfonds de l'ancienne forteresse est tapis une... chose. Pas une bête, ni vraiment une créature... Ça s'rait comme, de l'eau, de l'eau épaisse, en un cube de dix pieds de haut. Il est presque invisible v'voyez, et il avance dans les galeries en remplissant l'espace et que vous le touchez, c'est déjà trop tard. Ça vous ab'sorbe, ça vous gobe, et ça vous digère..."
Inéluctable. Certaines choses ne pouvaient être évitée. Parmi ces choses, cette année, il y avait le regard de ses camarades qui changeait. Il ne pouvait pas exactement dire qu'il était populaire au sein de sa maison. Il n'avait pas beaucoup d'amis, il faisait certes grand cas d'être un camarade appréciable, serviable et fiable, mais il n'avait pas vraiment tissé de liens forts avec beaucoup d'entre eux. Ce n'était pas non plus le bout en train du dortoir, ni le bourreau de cœurs de ces dames ou messieurs. Mais malgré tout, il voyait qu'il n'était plus vu de la même façon.
Même dans les yeux clairs d'Alice ou ceux crépitants d'Irisia quelque chose de subtil s'était ajouté. Que ce soit la méfiance des uns envers une autorité susceptible de les contrecarrer dans leurs plans, ou la fierté des autres, qui faisait peser une responsabilité supplémentaire sur ses épaules, ils n'étaient plus tout à fait pareil.
Il n'y était pas encore habitué, et se demandait s'il le serait un jour. La simplicité d'un regard dénué de poids lui manquait.
RP garantis 0% IA et 100% humain
- Il faut croire que non, répondit laconiquement Melford.
- On dit, commença l'ermite, que dans les tréfonds de l'ancienne forteresse est tapis une... chose. Pas une bête, ni vraiment une créature... Ça s'rait comme, de l'eau, de l'eau épaisse, en un cube de dix pieds de haut. Il est presque invisible v'voyez, et il avance dans les galeries en remplissant l'espace et que vous le touchez, c'est déjà trop tard. Ça vous ab'sorbe, ça vous gobe, et ça vous digère..."
Inéluctable. Certaines choses ne pouvaient être évitée. Parmi ces choses, cette année, il y avait le regard de ses camarades qui changeait. Il ne pouvait pas exactement dire qu'il était populaire au sein de sa maison. Il n'avait pas beaucoup d'amis, il faisait certes grand cas d'être un camarade appréciable, serviable et fiable, mais il n'avait pas vraiment tissé de liens forts avec beaucoup d'entre eux. Ce n'était pas non plus le bout en train du dortoir, ni le bourreau de cœurs de ces dames ou messieurs. Mais malgré tout, il voyait qu'il n'était plus vu de la même façon.
Même dans les yeux clairs d'Alice ou ceux crépitants d'Irisia quelque chose de subtil s'était ajouté. Que ce soit la méfiance des uns envers une autorité susceptible de les contrecarrer dans leurs plans, ou la fierté des autres, qui faisait peser une responsabilité supplémentaire sur ses épaules, ils n'étaient plus tout à fait pareil.
Il n'y était pas encore habitué, et se demandait s'il le serait un jour. La simplicité d'un regard dénué de poids lui manquait.
Reducio

RP garantis 0% IA et 100% humain
Illustrations
« Était-ce trop demander que d'avoir un compagnon loyal et désintéressé ? »
L'hiver dernier, Aliosus avait eu la chance de partir pour Lübeck, sur les terres de ses ancêtres. Au sens propre, car son grand-père, Eckehard, et sa grand-mère Constance tenaient encore le fief familial : un immense château à la pierre assombrie par les âges, flanqué de tours aux toitures d'ardoises noires, avec de longs logis abandonnés depuis des éons où chaque pas résonnait froidement dans une atmosphère embrumée, mystérieuse et martiale.
Il y avait eu des nouveaux visages très impressionnants. Ses oncles tout d'abord, ce sont eux qu'il avait rencontré en premier. La tignasse blonde d'Uwe, avec ses yeux faussement fatigués et un sourire qui s'élargissait lorsqu'il récitait des poèmes ou se saisissait de sa guitare. Les yeux fous et la voix de tonnerre de Hans, l'aîné de la famille, Aliosus avait été fasciné de la manière dont sa manière de s'exprimer faisait ressortir l'ensemble de sa dentition inférieure. Rencontrer ses grands-parents avaient été une expérience très importante pour le garçon, il s'était rendu pleinement compte qu'il s'inscrivait dans une lignée, dans une histoire. Tous ces visages, toutes ces voix, tous ces gestes, ces tics, ces sourires, le faisaient vivre plus fort.
Et puis il y avait eu Waerlid, la femme d'Uwe, sa tante. Un visage fermé, froid, et d'une beauté comme il en avait rarement vu. Elle semblait être une Walkyrie tout droit sortie d'un de ses livres de légendes illustrées. Il se demandait comment deux caractères si différents pouvaient s'entendre, mais il se rappela que vu de l'extérieur, son propre père et sa mère devaient sembler bien incompatibles. De tout le séjour il ne lui adressa presque pas la parole, et il n'osa la croquer sur un de ses carnets à dessin. Elle était toujours accompagnée d'une chienne, Ixo, une jeune golden retriever enthousiaste qui avait donné beaucoup de vie et de chaleur à ces quelques jours dans le nord.
Aliosus repensa longuement à ce séjour qui avait eu des conséquences directes sur son quotidien. Il avait raconté chaque détail dont il se souvenait à sa cousine, et priait qu'ils puissent s'y rendre tous les deux, un jour, bientôt.
Finissant son dessin, il s'allongea sur son lit et sorti de sa table de nuit l'une de ses possessions les plus précieuses : une photo des Nerrah, ses grands-parents, leurs quatre enfants et lui, prise à Noël.
Tous mes remerciements au talentueux @Jack Kervis et à ma divine et indispensable @Alice Sangblanc pour ce cadeau d'anniversaire que je sors enfin de ma malle.
RP garantis 0% IA et 100% humain
L'hiver dernier, Aliosus avait eu la chance de partir pour Lübeck, sur les terres de ses ancêtres. Au sens propre, car son grand-père, Eckehard, et sa grand-mère Constance tenaient encore le fief familial : un immense château à la pierre assombrie par les âges, flanqué de tours aux toitures d'ardoises noires, avec de longs logis abandonnés depuis des éons où chaque pas résonnait froidement dans une atmosphère embrumée, mystérieuse et martiale.
Il y avait eu des nouveaux visages très impressionnants. Ses oncles tout d'abord, ce sont eux qu'il avait rencontré en premier. La tignasse blonde d'Uwe, avec ses yeux faussement fatigués et un sourire qui s'élargissait lorsqu'il récitait des poèmes ou se saisissait de sa guitare. Les yeux fous et la voix de tonnerre de Hans, l'aîné de la famille, Aliosus avait été fasciné de la manière dont sa manière de s'exprimer faisait ressortir l'ensemble de sa dentition inférieure. Rencontrer ses grands-parents avaient été une expérience très importante pour le garçon, il s'était rendu pleinement compte qu'il s'inscrivait dans une lignée, dans une histoire. Tous ces visages, toutes ces voix, tous ces gestes, ces tics, ces sourires, le faisaient vivre plus fort.
Et puis il y avait eu Waerlid, la femme d'Uwe, sa tante. Un visage fermé, froid, et d'une beauté comme il en avait rarement vu. Elle semblait être une Walkyrie tout droit sortie d'un de ses livres de légendes illustrées. Il se demandait comment deux caractères si différents pouvaient s'entendre, mais il se rappela que vu de l'extérieur, son propre père et sa mère devaient sembler bien incompatibles. De tout le séjour il ne lui adressa presque pas la parole, et il n'osa la croquer sur un de ses carnets à dessin. Elle était toujours accompagnée d'une chienne, Ixo, une jeune golden retriever enthousiaste qui avait donné beaucoup de vie et de chaleur à ces quelques jours dans le nord.
Aliosus repensa longuement à ce séjour qui avait eu des conséquences directes sur son quotidien. Il avait raconté chaque détail dont il se souvenait à sa cousine, et priait qu'ils puissent s'y rendre tous les deux, un jour, bientôt.
Finissant son dessin, il s'allongea sur son lit et sorti de sa table de nuit l'une de ses possessions les plus précieuses : une photo des Nerrah, ses grands-parents, leurs quatre enfants et lui, prise à Noël.
Reducio

Reducio

Tous mes remerciements au talentueux @Jack Kervis et à ma divine et indispensable @Alice Sangblanc pour ce cadeau d'anniversaire que je sors enfin de ma malle.
RP garantis 0% IA et 100% humain
Illustrations
« Mazette ! s'écria Melford, Voilà une femme comme je les aimes !
Feldo Van Havert n'était pas en effet de ces jeunes femmes nobles rêvant qu'on les mît à l'abri derrière de puissants donjon, non, ce dont elle rêvait, c'était d'aller au devant de ses ennemis et de les anéantir pour le bien du royaume. Et elle ne faisait pas que le rêver, elle le mettait en pratique avec une efficacité redoutable. »
Ils étaient à présent à une semaine d'Halloween et Aliosus était de plus en plus tendu. Depuis début octobre, Alice s'était peu à peu isolée de tout et de tout le monde. Il ne la croisait plus aussi souvent, les cours semblaient être moins important que ce qu'elle avait en tête... Peut être que c'était de sa faute, à lui et à Irisia. Depuis qu'ils s'étaient rendus compte de leurs sentiments, ils étaient, il fallait bien l'avouer, très, très souvent ensemble. Est ce qu'Alice en avait tout simplement assez ? Possible. Pourtant s'il était certain d'une chose, ce que s'il y avait bien une personne qu'Irisia aimait autant que lui, c'était sa cousine. L'irlandaise avait un tempérament si bien trempé que lorsque l'on était sien, on l'était entièrement, pour toujours.
Mâchonnant son repas, un poisson grillé accompagnés de légumes cuits à la vapeur, assaisonnés d'une pointe d'épice, idéal par ce temps froid et humide, il se dit qu'il allait discuter avec sa petite amie. Il savait bien qu'ils n'excluaient pas leur camarades à dessein, mais il allait falloir faire attention, surtout à cette date anniversaire.
RP garantis 0% IA et 100% humain
Feldo Van Havert n'était pas en effet de ces jeunes femmes nobles rêvant qu'on les mît à l'abri derrière de puissants donjon, non, ce dont elle rêvait, c'était d'aller au devant de ses ennemis et de les anéantir pour le bien du royaume. Et elle ne faisait pas que le rêver, elle le mettait en pratique avec une efficacité redoutable. »
Ils étaient à présent à une semaine d'Halloween et Aliosus était de plus en plus tendu. Depuis début octobre, Alice s'était peu à peu isolée de tout et de tout le monde. Il ne la croisait plus aussi souvent, les cours semblaient être moins important que ce qu'elle avait en tête... Peut être que c'était de sa faute, à lui et à Irisia. Depuis qu'ils s'étaient rendus compte de leurs sentiments, ils étaient, il fallait bien l'avouer, très, très souvent ensemble. Est ce qu'Alice en avait tout simplement assez ? Possible. Pourtant s'il était certain d'une chose, ce que s'il y avait bien une personne qu'Irisia aimait autant que lui, c'était sa cousine. L'irlandaise avait un tempérament si bien trempé que lorsque l'on était sien, on l'était entièrement, pour toujours.
Mâchonnant son repas, un poisson grillé accompagnés de légumes cuits à la vapeur, assaisonnés d'une pointe d'épice, idéal par ce temps froid et humide, il se dit qu'il allait discuter avec sa petite amie. Il savait bien qu'ils n'excluaient pas leur camarades à dessein, mais il allait falloir faire attention, surtout à cette date anniversaire.
Reducio

RP garantis 0% IA et 100% humain
Illustrations
« - Peau d'écorce de bouleaux, jambes d’écureuil, ailes en feuilles mortes, et des dents... à faire peur j'peux t'dire ! Mais y préfèrent la chair morte, c'est comme qui dirait des charognards. 'Sont pas méchants, sont juste laids à faire peur tu vois ? Quand tu les connais un peu sont vachement utiles, y guident les paumés à travers la forêt, pour peu qu'ta tête leur r'vient, pasque si c'est pas l'cas... 'fin bon. Sont pas si charognard qu'ça en fait. C'est facile à voir, s'ils fleurissent, ils t'ont à la bonne.
- J'aime pas les fleurs. se contenta d'articuler Melford en faisant pénétrer son cheval dans la forêt. »
Aliosus pensa immédiatement aux Sombral à la lecture de cette description. Des êtres repoussants en apparence, qui évoquaient la maladie, la mort, et par association, le mal, alors qu'ils n'étaient que les victimes des représentations des Hommes. Il été cependant conscient qu'il n'échappait pas à la facilité du raccourcis. Il avait beau savoir que les Poufsouffle et les Serdaigle n'étaient pas tous les caricatures méprisante qu'il avait en tête * , ou que certains nés moldus pouvaient se révéler intéressants, et mêmes, que de rares moldus, probablement cracmol d'ailleurs, pouvaient être considérés comme "ingénieux", mais une somme d'exception ne faisait pas une règle.
Le visage de Miss Parkinson s'imposa dans son esprit. Voilà sûrement quelqu'un qui s'était attirée un jugement hâtif et mauvais de la part de certaines personnes aux réflexes grandiloquents. Restait que, face à une guerre contre les moldus et la menace de ces Lignées, il préférait la savoir aux commandes plutôt que Blackwave dont la seule chose qu'il avait retenu était la création d'un poste de délégué inter-communautaire confié à un gobelin, ce sur quoi son père avait longuement pesté.
* : le cas des Gryffondor restait à trancher, jusque là aucun n'avait réussi à sortir du stéréotype à ses yeux. A part peut être miss Loewy, mais elle était désagréable, donc ça ne comptait pas.
RP garantis 0% IA et 100% humain
- J'aime pas les fleurs. se contenta d'articuler Melford en faisant pénétrer son cheval dans la forêt. »
Aliosus pensa immédiatement aux Sombral à la lecture de cette description. Des êtres repoussants en apparence, qui évoquaient la maladie, la mort, et par association, le mal, alors qu'ils n'étaient que les victimes des représentations des Hommes. Il été cependant conscient qu'il n'échappait pas à la facilité du raccourcis. Il avait beau savoir que les Poufsouffle et les Serdaigle n'étaient pas tous les caricatures méprisante qu'il avait en tête * , ou que certains nés moldus pouvaient se révéler intéressants, et mêmes, que de rares moldus, probablement cracmol d'ailleurs, pouvaient être considérés comme "ingénieux", mais une somme d'exception ne faisait pas une règle.
Le visage de Miss Parkinson s'imposa dans son esprit. Voilà sûrement quelqu'un qui s'était attirée un jugement hâtif et mauvais de la part de certaines personnes aux réflexes grandiloquents. Restait que, face à une guerre contre les moldus et la menace de ces Lignées, il préférait la savoir aux commandes plutôt que Blackwave dont la seule chose qu'il avait retenu était la création d'un poste de délégué inter-communautaire confié à un gobelin, ce sur quoi son père avait longuement pesté.
* : le cas des Gryffondor restait à trancher, jusque là aucun n'avait réussi à sortir du stéréotype à ses yeux. A part peut être miss Loewy, mais elle était désagréable, donc ça ne comptait pas.
Reducio

RP garantis 0% IA et 100% humain
Illustrations
« Ce qui inquiétait Melford ce n'était pas tant les masses d'ennemis, les hordes décérébrées, les torrents de chairs putrides ou les marées d'ossement, ni mêmes les cabales de nécromanciens qui en appelaient à des Dieux anciens et monstrueux qui auraient du être oubliés depuis des millénaires. Non ce qui inquiétait Melford, c'était qu'il y avait derrière tout ça, autre chose, une intelligence, un marionnettiste démoniaque qui tirait les ficelles depuis sans doutes des siècles pour en arriver à ce moment de bascule précis où les royaume se trouvait sur le point de sombrer. Pourvu que ce ne soit pas une Liche... »
Comment faisait les grands sorciers ? Comment avaient-ils passé leurs années à Poudlard, comment avaient-ils trouvé le temps ? Aliosus manquait de temps, il en manquait désespérément. Les études représentaient évidemment une large partie de ses heures passées au château, il était déterminé à conjuguer une stabilité de ses bonnes notes avec son rôle de préfet, c'était la promesse faite à ses parent. Mais les choses n'étaient pas si facile, et la tâche de préfet était chronophage au possible. Il avait pensé aux rondes, évidemment, qui amputait son peu de temps libre, ou pire, son temps de travail sur les devoirs, mais il n'avait pas prévu les temps de mise au points avec sa collègue, les rapports, les sollicitations impromptues qui l'envoyaient crapahuter dans tous le château (Si un première année lui demandait encore une fois de le raccompagner à la salle commune parce qu'il s'est perdu au quatrième étage il était probable qu'il le passe simplement par la fenêtre) et il ne comptait même plus les fois où Irisia lui reprochait de la délaisser.
Par Merlin, heureusement il y avait la salle de bain des préfets.
RP garantis 0% IA et 100% humain
Comment faisait les grands sorciers ? Comment avaient-ils passé leurs années à Poudlard, comment avaient-ils trouvé le temps ? Aliosus manquait de temps, il en manquait désespérément. Les études représentaient évidemment une large partie de ses heures passées au château, il était déterminé à conjuguer une stabilité de ses bonnes notes avec son rôle de préfet, c'était la promesse faite à ses parent. Mais les choses n'étaient pas si facile, et la tâche de préfet était chronophage au possible. Il avait pensé aux rondes, évidemment, qui amputait son peu de temps libre, ou pire, son temps de travail sur les devoirs, mais il n'avait pas prévu les temps de mise au points avec sa collègue, les rapports, les sollicitations impromptues qui l'envoyaient crapahuter dans tous le château (Si un première année lui demandait encore une fois de le raccompagner à la salle commune parce qu'il s'est perdu au quatrième étage il était probable qu'il le passe simplement par la fenêtre) et il ne comptait même plus les fois où Irisia lui reprochait de la délaisser.
Par Merlin, heureusement il y avait la salle de bain des préfets.
Reducio

RP garantis 0% IA et 100% humain
Illustrations
« Le récit d'Ellätor avait de quoi faire frémir. La chose s'était développée à l'orée de la forêt en un temps si court... Cela faisait à peine quelques semaines que les premières traces avaient été repérée et aujourd'hui on voyait les appendices repoussant de la plante maudite depuis toute la région. Des vols de curieux oiseaux tournoyaient autour et depuis sa base, un épais goudron commençait à suinter. Les langues du Démon, l'appelaient les paysans du coin, et si Melford en croyait la description du mage, c'était un nom qui semblait convenir tout à fait à la monstruosité. »
La salle de bain des préfets. Par Merlin, si quelqu'un avait dit au jeune Aliosus tout juste admis à l'école de sorcellerie de Poudlard qu'un jour il aurait accès à cet endroit, il aurait sûrement froncé les sourcils de manière sévère et rabroué le plaisantin. Aliosus ne s'était jamais fixé pour objectif d'arriver à ce genre de poste, mais la question ne se posait plus.
Il essayait de s'y rendre une fois par semaine environ, pour ne pas en abuser, ni trop attiser la jalousie d'Irisia qui se voyait pourtant déjà essayer le maximum de produit différents afin de créer un véritable tsunami de mousse. Au fond de lui il devait bien avouer que la possibilité d'être seul, au calme, et d'avoir la possibilité d'enfin se détendre tranquillement, après une ronde par exemple. La chaleur douce de l'eau, les senteurs raffinées, c'était un long soupir de contentement qui résonnait lorsqu'il se sentait délesté du poids de la semaine en pénétrant dans l'eau.
Plus tard il fallait se remettre à penser au devoir de Botanique, à la pratique d'un sort ou à la gestion d'un conflit absurde mais... plus tard.
RP garantis 0% IA et 100% humain
La salle de bain des préfets. Par Merlin, si quelqu'un avait dit au jeune Aliosus tout juste admis à l'école de sorcellerie de Poudlard qu'un jour il aurait accès à cet endroit, il aurait sûrement froncé les sourcils de manière sévère et rabroué le plaisantin. Aliosus ne s'était jamais fixé pour objectif d'arriver à ce genre de poste, mais la question ne se posait plus.
Il essayait de s'y rendre une fois par semaine environ, pour ne pas en abuser, ni trop attiser la jalousie d'Irisia qui se voyait pourtant déjà essayer le maximum de produit différents afin de créer un véritable tsunami de mousse. Au fond de lui il devait bien avouer que la possibilité d'être seul, au calme, et d'avoir la possibilité d'enfin se détendre tranquillement, après une ronde par exemple. La chaleur douce de l'eau, les senteurs raffinées, c'était un long soupir de contentement qui résonnait lorsqu'il se sentait délesté du poids de la semaine en pénétrant dans l'eau.
Plus tard il fallait se remettre à penser au devoir de Botanique, à la pratique d'un sort ou à la gestion d'un conflit absurde mais... plus tard.
Reducio

RP garantis 0% IA et 100% humain
Illustrations
« Il fallait être un fou ou un idiot pour ne pas voir que les hordes sauvages des clans des montagnes étaient mille fois préférables aux sombres travers de magie noire qui animaient les nouveaux ennemis du Royaume. Certes, ils tenaient plus des bêtes que des hommes, leurs gueules pleines de crocs bavaient salive et sang, leurs yeux fous terrifiaient même les vétérans des postes avancés et leur sauvagerie au combat dépassait en violence même les exagérations des racontards. Mais ils avaient pour eux d'être prévisibles : ils tombaient chaque année sur les plaines comme une saison des pluies sanglantes, suivaient leurs propres codes hérités des leurs dieux guerriers et des leurs héros martyrs, sans malignité ni ruse, ils suivaient ce qu'on pouvait, à être généreux, appeler une sorte d'honneur, et face à la nouvelle menace, Melford était persuadé que c'était ce qui en ferait des alliés de circonstance parfaits. »
Les Serpentard étaient réputés pour être spécialistes des alliances improbables pour peu que ça arrange leur plan. C'était assez vrai, mais tout autant réducteur. Il y avait en fait dans la maison verte, autant de nuance d'ambition que d'élève. Certains vendraient en effet père, mère, veau, vache et cochon si cela pouvait leur permettre d'arriver à leur fin, d'autre au contraire se faisait un devoir de prouver leur supériorité sans la moindre incartade aux règles écrites ou éthiques, et entre ces deux extrêmes, toute la galerie des petites compromissions, hypocrisies quotidienne, faux semblants de circonstances et de "faites ce que je dis, pas ce que je fais".
Si Aliosus méprisait beaucoup de Poufsouffle pour leur sang souvent pollué, leur apathie chronique, leurs bajoues molles, leur joyeuse naïveté et leur désir inconscient de s'étouffer avec des saucisses ou des pâtisseries, il n'en était pas moins qu'il appréciait tout particulièrement leur sens de la loyauté à leurs convictions. Mais ça, il ne pouvait se permettre de l'admettre à qui que ce soit. C'était donc une des petites hypocrisie dont il se rendait coupable, et il détestait en avoir conscience.
RP garantis 0% IA et 100% humain
Les Serpentard étaient réputés pour être spécialistes des alliances improbables pour peu que ça arrange leur plan. C'était assez vrai, mais tout autant réducteur. Il y avait en fait dans la maison verte, autant de nuance d'ambition que d'élève. Certains vendraient en effet père, mère, veau, vache et cochon si cela pouvait leur permettre d'arriver à leur fin, d'autre au contraire se faisait un devoir de prouver leur supériorité sans la moindre incartade aux règles écrites ou éthiques, et entre ces deux extrêmes, toute la galerie des petites compromissions, hypocrisies quotidienne, faux semblants de circonstances et de "faites ce que je dis, pas ce que je fais".
Si Aliosus méprisait beaucoup de Poufsouffle pour leur sang souvent pollué, leur apathie chronique, leurs bajoues molles, leur joyeuse naïveté et leur désir inconscient de s'étouffer avec des saucisses ou des pâtisseries, il n'en était pas moins qu'il appréciait tout particulièrement leur sens de la loyauté à leurs convictions. Mais ça, il ne pouvait se permettre de l'admettre à qui que ce soit. C'était donc une des petites hypocrisie dont il se rendait coupable, et il détestait en avoir conscience.
Reducio


Reducio

RP garantis 0% IA et 100% humain
Illustrations
« Lorsque l'on avait préparé Melford a rencontrer le familier magique d'Ellätor, il s'était figuré une silhouette imposante, sûrement humanoïde, en lévitation, l'air réfléchi et qui parlerai comme un sage. Quelque chose qui aurait été représentatif de sa puissance et de son intelligence, quelque chose de solennel, calme et réfléchi. En tout cas, il aurait pu imaginer beaucoup de chose mais pas... ça. Ce fameux familier avait la forme d'un chat débonnaire à longs poils, munie d'une queue fourchue tout droit sortie d'une représentation d'un diable de fête foraine et d'une paire d'ailes membraneuses qui le portait à hauteur d'homme pendant qu'il se léchait la fourrure sans rien laisser paraître. »
Les chats étaient des animaux qu'Aliosus affectionnait tout particulièrement. Il n'avait pourtant jamais trop été en contact avec des félins durant son enfance, il les avait surtout découvert à Poudlard où ils étaient très nombreux. Bien sûr la plupart ne quittaient pas les salles communes de leurs maîtres, et c'était bien dommage d'enfermer ces animaux dans un espace si réduit, mais de temps à autre, l'un d'eux s'échappait et on le retrouvait, observant les élèves passant dans les couloirs tels des McGonagall camouflés.
Ce qu'il aimait par dessus tout c'était l'allure, la silhouette, des chats, et leur regard impénétrable. Il ne dénigrait pas pour autant les chiens, ceux qu'il avait pu rencontrer à Lübeck lui avaient énormément plu, mais finalement c'était comme s'ils représentaient des maisons de Poudlard.
Les chiens seraient de parfaits hybrides de Gryffondor et de Poufsouffle, loyaux, bons camarades et courageux. Les chats, toujours l'air de suivre leurs buts mystérieux, l'air supérieur et ne fréquentant les humains presque que par intérêt, seraient de beaux exemples de mélange Serdaigle et Serpentard.
RP garantis 0% IA et 100% humain
Les chats étaient des animaux qu'Aliosus affectionnait tout particulièrement. Il n'avait pourtant jamais trop été en contact avec des félins durant son enfance, il les avait surtout découvert à Poudlard où ils étaient très nombreux. Bien sûr la plupart ne quittaient pas les salles communes de leurs maîtres, et c'était bien dommage d'enfermer ces animaux dans un espace si réduit, mais de temps à autre, l'un d'eux s'échappait et on le retrouvait, observant les élèves passant dans les couloirs tels des McGonagall camouflés.
Ce qu'il aimait par dessus tout c'était l'allure, la silhouette, des chats, et leur regard impénétrable. Il ne dénigrait pas pour autant les chiens, ceux qu'il avait pu rencontrer à Lübeck lui avaient énormément plu, mais finalement c'était comme s'ils représentaient des maisons de Poudlard.
Les chiens seraient de parfaits hybrides de Gryffondor et de Poufsouffle, loyaux, bons camarades et courageux. Les chats, toujours l'air de suivre leurs buts mystérieux, l'air supérieur et ne fréquentant les humains presque que par intérêt, seraient de beaux exemples de mélange Serdaigle et Serpentard.
Reducio

RP garantis 0% IA et 100% humain
Illustrations
Lorsque Willow Nerrah, la mère d'Aliosus, avait initié son fils aux traditions de Samhain, elle lui avait raconté la légende du soldat Jack. Au début du 19ème siècle, un jeune irlandais avait fait la honte de sa famille sorcière en se révélant être un cracmol. Le fils avait été chassé par le père à l'âge fatidique de ses onze ans, au moment où tout espoir avait été perdu, où la lettre de Poudlard n'était pas arrivée. Désespéré, le fils avait erré sur les routes, pleurant et gémissant sa tristesse et sa douleur. Il trouvait refuge dans les auges des cochons, dans les étables, et était battu lorsqu'il était trouvé en train de voler de la nourriture. Les gens lui riait au nez lorsqu'il brandissait des bouts de bois et les pointait avec en clamant entre deux sanglots qu'il était un sorcier et qu'il pouvait les changer en navet, puis ils le chassaient, et le garçon repartait couvert de bleus, de honte de soi et de haine de sa famille.
Les années passèrent et il était devenu une sorte de jeune ermite, allant de village en village, vendant ses maigres peaux de lapins qu'il chassait contre de quoi subvenir à sa survie. C'est là qu'un jour, un anglais en bel uniforme rouge et blanc lui proposa de servir la couronne et d'aller vaincre un tyran de l'autre côté de la mer. Le garçon, y voyant un moyen de manger chaque jour, accepta avec joie, et pendant dix années, il erra de nouveau mais cette fois ci sous l'uniforme la couronne du roi d'Angleterre. Il vit l'Allemagne, la France, les Pays Bas et l'Espagne, il vogua sur les mers, marcha sur les routes, les chemins, dans la neige et par dessus ses camarades tombés devant lui, fauchés par les balles, dispersés par les boulets de canons, renversés par la cavalerie.
Enfin, après des années, il put rentrer chez lui, en Irlande, à la fin d'un mois d'octobre, tout auréolé de ses galons gagnés, de ses quelques médailles reçues, gonflé de fierté et avide de revanche. Décidé à obtenir des excuses de la part de ceux qui avaient fait son malheur et de prouver qu'il n'était pas devenu le piètre résidu de ligné que ses parents avaient décrété, mourant indignement dans un fossé qu'on attendait de lui, il retrouva sa maison. Là, il exposa son uniforme de parade, narra ses batailles, tendit son long fusil brossé et nacré, mais rien n'y fit. Le père et la mère le regardèrent sans expression et lui nièrent tout compliment, n'admirent aucune erreur, n'esquissèrent aucun regret. C'était un bon à rien de cracmol, une tâche dans leur hérédité, une honte ineffaçable, ravivée douloureusement par son retour alors qu'ils avaient espéré sa mort il y a déjà des années.
Le fils, les yeux débordant de larmes de rage et de dégoût, pointa son fusil sur ses parents, mais avant qu'il ne put presser la détente, il fut maudit par ses propres géniteurs. Son corps se volatilisa, éparpillé comme des feuilles d'automne sous le vent froid, ne laissant que son uniforme vide et rigide, tenant toujours son arme. Dans un ultime geste de pitié, la mère, qui venait de ramasser des navets, en pris un, le creusa d'un visage, y plaça une bougie, et l'installa dans le vide où dû se trouver la tête de son fils honni.
Depuis ce jour, le Fils Maudit, ou Cracmol O Lantern, erre dans les landes irlandaises. On dit que lorsque vient le soir de Samhain, l'anniversaire de sa malédiction, il visite les villages pour venir s'emparer des enfants sorciers et les embrocher sur sa baïonnette pour se venger.
La morale était limpide, nul cracmol ne vaudrait jamais un sorcier, et toute pitié à leur égard n'apporterait que souffrances aux biens nés.
RP garantis 0% IA et 100% humain
Les années passèrent et il était devenu une sorte de jeune ermite, allant de village en village, vendant ses maigres peaux de lapins qu'il chassait contre de quoi subvenir à sa survie. C'est là qu'un jour, un anglais en bel uniforme rouge et blanc lui proposa de servir la couronne et d'aller vaincre un tyran de l'autre côté de la mer. Le garçon, y voyant un moyen de manger chaque jour, accepta avec joie, et pendant dix années, il erra de nouveau mais cette fois ci sous l'uniforme la couronne du roi d'Angleterre. Il vit l'Allemagne, la France, les Pays Bas et l'Espagne, il vogua sur les mers, marcha sur les routes, les chemins, dans la neige et par dessus ses camarades tombés devant lui, fauchés par les balles, dispersés par les boulets de canons, renversés par la cavalerie.
Enfin, après des années, il put rentrer chez lui, en Irlande, à la fin d'un mois d'octobre, tout auréolé de ses galons gagnés, de ses quelques médailles reçues, gonflé de fierté et avide de revanche. Décidé à obtenir des excuses de la part de ceux qui avaient fait son malheur et de prouver qu'il n'était pas devenu le piètre résidu de ligné que ses parents avaient décrété, mourant indignement dans un fossé qu'on attendait de lui, il retrouva sa maison. Là, il exposa son uniforme de parade, narra ses batailles, tendit son long fusil brossé et nacré, mais rien n'y fit. Le père et la mère le regardèrent sans expression et lui nièrent tout compliment, n'admirent aucune erreur, n'esquissèrent aucun regret. C'était un bon à rien de cracmol, une tâche dans leur hérédité, une honte ineffaçable, ravivée douloureusement par son retour alors qu'ils avaient espéré sa mort il y a déjà des années.
Le fils, les yeux débordant de larmes de rage et de dégoût, pointa son fusil sur ses parents, mais avant qu'il ne put presser la détente, il fut maudit par ses propres géniteurs. Son corps se volatilisa, éparpillé comme des feuilles d'automne sous le vent froid, ne laissant que son uniforme vide et rigide, tenant toujours son arme. Dans un ultime geste de pitié, la mère, qui venait de ramasser des navets, en pris un, le creusa d'un visage, y plaça une bougie, et l'installa dans le vide où dû se trouver la tête de son fils honni.
Depuis ce jour, le Fils Maudit, ou Cracmol O Lantern, erre dans les landes irlandaises. On dit que lorsque vient le soir de Samhain, l'anniversaire de sa malédiction, il visite les villages pour venir s'emparer des enfants sorciers et les embrocher sur sa baïonnette pour se venger.
La morale était limpide, nul cracmol ne vaudrait jamais un sorcier, et toute pitié à leur égard n'apporterait que souffrances aux biens nés.
Reducio

RP garantis 0% IA et 100% humain
Illustrations
« Enfin, c'était le moment où tout allait basculer. Soit Melford mourrait, et avec lui probablement l'ensemble de la population du Royaume, mais ça, l'ancien mercenaire n'en avait pas vraiment cure à vrai dire, il tenait beaucoup à sa peau malgré tout ce qu'il pouvait dire, soit il vivait, et cela voulait dire que la menace avait été vaincue. Ellätor s'en rendrait facilement compte, il se tenait derrière la porte que seul son compagnon avait franchie. Si autre chose que lui ressortait par cette porte, c'était fini. Ni ses pouvoirs ni aucun autre ne pourrait arrêter ce qui serait alors en marche. Il alluma sa pipe et s'assit en attendant le destin du monde, avec pour seule compagnie, son familier qui volait après les chauve-souris. »
La morosité d'Aliosus allait croissante et sa pause dessin était un des rares moments où il pouvait espérer libérer son esprit de ses préoccupations. Il se sentait comme un gladiateur antique, devant la grille d'une arène, sans qu'il ne puisse savoir si elle s'ouvrirait ou non, et pour quoi. C'était peut être idiot, mais depuis le chamboulement induit par le coup d'état de Miss Parkinson et les malheurs qui s'étaient abattus sur ses plus proches amies, il ressentait autant de peur que de fierté.
Le nouveau gouvernement avait donné à sa famille les honneurs dus à leur lignage, il avait remis l'ordre de la hiérarchie à la place du chaos magmatique d'une égalité illusoire. Enfin les nés sorciers se hissaient au dessus, comme il aurait toujours fallut qu'il soit, et comme il en aurait été si des décennies de tolérance forcée n'avait pas abaissé tout le monde au plus bas niveau. Il avait donc fallut la force pour remettre la nature au coeur des choses. Irisia aurait du en profiter, elle en profitait en réalité, de part son sang, mais le prix à payer était insoutenable. Quant à Alice c'était encore pire, le deux mai 2044 elle avait été coupée en deux avant même de le comprendre.
Il avait peur aussi, car dans l'enceinte de l'école comme au dehors, par des furieux ou des moldus, ils, ses proches et lui, était en danger. Alors qu'ils s'amusaient, riaient, étudiaient, en parallèle, quelque part, des gens œuvraient à les tuer. Comment rire d'une blague dans les dortoirs en sachant qu'au même moment, des ennemis fourbissaient leurs armes pour les massacrer ? La paranoïa du garçon le rendait fou. Cela faisait un an qu'il établissait des plans mentaux de chaque salle de Poudlard. "Salle de potion, une seule entrée et sortie possible. Impossible de se cacher." Pas une pièce n'échappait au regard grave du garçon qui la parcourait en quelques secondes afin d'y trouver des issues de secours en cas d'attaque, mais c'était incroyable pour un tel château que de si nombreuses pièces se révélassent des souricières. Des abattoirs.
Halloween approchait, il passerait probablement sans encombre et après ? Que faire le lendemain si l'abcès de violence n'était pas crevé ? Il continuerait à enfler, à chaque tract anti gouvernement, chaque attaque moldue, et jusqu'à quand ?
« Je suis un sorcier, prêtre, prince et seigneur de la terre » récitait-il à voix basse en dessinant, pour forger sa résolution.
RP garantis 0% IA et 100% humain
La morosité d'Aliosus allait croissante et sa pause dessin était un des rares moments où il pouvait espérer libérer son esprit de ses préoccupations. Il se sentait comme un gladiateur antique, devant la grille d'une arène, sans qu'il ne puisse savoir si elle s'ouvrirait ou non, et pour quoi. C'était peut être idiot, mais depuis le chamboulement induit par le coup d'état de Miss Parkinson et les malheurs qui s'étaient abattus sur ses plus proches amies, il ressentait autant de peur que de fierté.
Le nouveau gouvernement avait donné à sa famille les honneurs dus à leur lignage, il avait remis l'ordre de la hiérarchie à la place du chaos magmatique d'une égalité illusoire. Enfin les nés sorciers se hissaient au dessus, comme il aurait toujours fallut qu'il soit, et comme il en aurait été si des décennies de tolérance forcée n'avait pas abaissé tout le monde au plus bas niveau. Il avait donc fallut la force pour remettre la nature au coeur des choses. Irisia aurait du en profiter, elle en profitait en réalité, de part son sang, mais le prix à payer était insoutenable. Quant à Alice c'était encore pire, le deux mai 2044 elle avait été coupée en deux avant même de le comprendre.
Il avait peur aussi, car dans l'enceinte de l'école comme au dehors, par des furieux ou des moldus, ils, ses proches et lui, était en danger. Alors qu'ils s'amusaient, riaient, étudiaient, en parallèle, quelque part, des gens œuvraient à les tuer. Comment rire d'une blague dans les dortoirs en sachant qu'au même moment, des ennemis fourbissaient leurs armes pour les massacrer ? La paranoïa du garçon le rendait fou. Cela faisait un an qu'il établissait des plans mentaux de chaque salle de Poudlard. "Salle de potion, une seule entrée et sortie possible. Impossible de se cacher." Pas une pièce n'échappait au regard grave du garçon qui la parcourait en quelques secondes afin d'y trouver des issues de secours en cas d'attaque, mais c'était incroyable pour un tel château que de si nombreuses pièces se révélassent des souricières. Des abattoirs.
Halloween approchait, il passerait probablement sans encombre et après ? Que faire le lendemain si l'abcès de violence n'était pas crevé ? Il continuerait à enfler, à chaque tract anti gouvernement, chaque attaque moldue, et jusqu'à quand ?
« Je suis un sorcier, prêtre, prince et seigneur de la terre » récitait-il à voix basse en dessinant, pour forger sa résolution.
Reducio

RP garantis 0% IA et 100% humain