Plus qu'une main tendue
Un peu qu'elle veut être délivrée ! Elle s'apprête à hocher vigoureusement la tête d'un air suppliant, mais est interrompue par un Finite Incantatem. Il s'agissait donc seulement d'une question rhétorique. Ou alors, Dawn avait de nouveau oublié qu'elle ne pouvait pas lui répondre. Dans tous les cas, ce n'est pas grave. Parce que maintenant, elle peut de nouveau parler et ça, c'est le plus important. Désormais rayonnante, elle pousse un soupir de soulagement.
—Merci !
Sa camarade ne peut pas savoir à quel point elle a flippé. Maintenant, elle est tellement contente de ne plus être muette qu'elle se sent comme sur un nuage. Malgré tout, elle ne prononce plus un mot pour le moment. La jeune fille profite juste du fait de savoir qu'elle le peut. N'importe quoi pourrait sortir de sa bouche, sans aucune barrière... Merveilleux !
La gamine a d'ailleurs l'occasion de pouvoir s'exprimer, vu que Dawn lui adresse la parole. Ainsi, elle aussi a trouvé ça chouette. C'est vrai que ça l'était. Même si elle a perdu, elle a passé un excellent moment, sans plus penser à ses problèmes. Plus de réflexions sombres, juste de l'amusement. C'était tout ce dont elle avait besoin, en fait. La troisième année n'aurait pas pensé que cela puisse être aussi simple.
Effectivement, elle a remarqué qu'elle s'était plutôt bien débrouillée. Si elle n'avait pas hésité, ça aurait été parfait. Mais dans l'ensemble, face à quelqu'un de plus âgé, c'est pas mal. Et puis, le but n'était pas d'écraser l'autre. En fait, elle pensait perdre ou en tout cas, elle n'était pas persuadée qu'elle pourrait gagner. Du coup, la déception est moins grande. Elle aurait juste aimé tenir plus longtemps, mais tant pis. Au moins, elle a apprit et n'en retire aucune amertume.
—Merci du compliment, tu t'es bien battue également ! (Sourire sincère.) J'me sens bien mieux, et c'est grâce à toi. Alors merci.
Elle se sent légère, à présent. La rouge et or ne s'était pas rendue compte à quel point elle était tendue, comme si elle portait un immense fardeau sur ses épaules. Maintenant, elle ne sent plus ce poids. Peut-être est-il toujours là, mais il ne l'embête pour l'instant plus et c'est le principal.
La Sang-Pur ressort son cordon de son col et s'applique à y accrocher sa baguette, désormais inutile vu que le duel est terminé. Son drôle de pendentif retrouve sa place sous son manteau. En cas d'urgence, elle n'aura qu'à le faire passer par dessus sa tête et y laisser la ficelle accrochée. Ça ne devrait pas lui prendre plus longtemps que si elle l'a sortait de sa poche, techniquement, d'autant plus qu'elle a le coup de main. Il lui semble donc qu'il s'agit là de la meilleure solution pour ranger sa baguette sans risque de casse. À moins qu'elle n'ajoute une poche renforcée sur chacun de ses vêtements. Ça représenterait du travail, mais ce n'est pas ça qui va l'arrêter si ça semble être une bonne idée.
Toutes ces réflexions ne lui ont pris que le temps du rangement de sa baguette, elle relève donc bien vite la tête vers Dawn.
—Ça te dit qu'on marche un peu ? On pourrait discuter... Enfin, si tu en as envie ?
La gryffonne ne sait pas encore de quoi elles pourraient parler. Peut-être de la raison de son humeur tristounette de tout à l'heure ? La fille aux yeux vairons doit sûrement se demander ce qu'elle avait. Et comme elle se sent à présent en confiance en sa compagnie, ça ne l'a dérange pas de se livrer. Pas forcément entièrement, mais un petit peu. Mais seulement si son ainée le veut. Il se peut que je me trompe et que ça ne l'intéresse pas. Bah, elles trouveront bien autre chose à faire ou même d'autres sujets de conversation, ce n'est pas ce qui manque.
—Merci !
Sa camarade ne peut pas savoir à quel point elle a flippé. Maintenant, elle est tellement contente de ne plus être muette qu'elle se sent comme sur un nuage. Malgré tout, elle ne prononce plus un mot pour le moment. La jeune fille profite juste du fait de savoir qu'elle le peut. N'importe quoi pourrait sortir de sa bouche, sans aucune barrière... Merveilleux !
La gamine a d'ailleurs l'occasion de pouvoir s'exprimer, vu que Dawn lui adresse la parole. Ainsi, elle aussi a trouvé ça chouette. C'est vrai que ça l'était. Même si elle a perdu, elle a passé un excellent moment, sans plus penser à ses problèmes. Plus de réflexions sombres, juste de l'amusement. C'était tout ce dont elle avait besoin, en fait. La troisième année n'aurait pas pensé que cela puisse être aussi simple.
Effectivement, elle a remarqué qu'elle s'était plutôt bien débrouillée. Si elle n'avait pas hésité, ça aurait été parfait. Mais dans l'ensemble, face à quelqu'un de plus âgé, c'est pas mal. Et puis, le but n'était pas d'écraser l'autre. En fait, elle pensait perdre ou en tout cas, elle n'était pas persuadée qu'elle pourrait gagner. Du coup, la déception est moins grande. Elle aurait juste aimé tenir plus longtemps, mais tant pis. Au moins, elle a apprit et n'en retire aucune amertume.
—Merci du compliment, tu t'es bien battue également ! (Sourire sincère.) J'me sens bien mieux, et c'est grâce à toi. Alors merci.
Elle se sent légère, à présent. La rouge et or ne s'était pas rendue compte à quel point elle était tendue, comme si elle portait un immense fardeau sur ses épaules. Maintenant, elle ne sent plus ce poids. Peut-être est-il toujours là, mais il ne l'embête pour l'instant plus et c'est le principal.
La Sang-Pur ressort son cordon de son col et s'applique à y accrocher sa baguette, désormais inutile vu que le duel est terminé. Son drôle de pendentif retrouve sa place sous son manteau. En cas d'urgence, elle n'aura qu'à le faire passer par dessus sa tête et y laisser la ficelle accrochée. Ça ne devrait pas lui prendre plus longtemps que si elle l'a sortait de sa poche, techniquement, d'autant plus qu'elle a le coup de main. Il lui semble donc qu'il s'agit là de la meilleure solution pour ranger sa baguette sans risque de casse. À moins qu'elle n'ajoute une poche renforcée sur chacun de ses vêtements. Ça représenterait du travail, mais ce n'est pas ça qui va l'arrêter si ça semble être une bonne idée.
Toutes ces réflexions ne lui ont pris que le temps du rangement de sa baguette, elle relève donc bien vite la tête vers Dawn.
—Ça te dit qu'on marche un peu ? On pourrait discuter... Enfin, si tu en as envie ?
La gryffonne ne sait pas encore de quoi elles pourraient parler. Peut-être de la raison de son humeur tristounette de tout à l'heure ? La fille aux yeux vairons doit sûrement se demander ce qu'elle avait. Et comme elle se sent à présent en confiance en sa compagnie, ça ne l'a dérange pas de se livrer. Pas forcément entièrement, mais un petit peu. Mais seulement si son ainée le veut. Il se peut que je me trompe et que ça ne l'intéresse pas. Bah, elles trouveront bien autre chose à faire ou même d'autres sujets de conversation, ce n'est pas ce qui manque.
Rien n'est plus semblable à l'identique que ce qui est pareil à la même chose.
Peut-être bien qu'il se passe quelque chose avec Edmund.
#0F144D — 5ème Année RP — 16 ans
Peut-être bien qu'il se passe quelque chose avec Edmund.
#0F144D — 5ème Année RP — 16 ans
Plus qu'une main tendue
Katherine la remercia de l'avoir libérée du sortilège du Bloclang. Dawn n'était pas sournoise au point de laisser sa camarade muette. Ce n'est d'ailleurs pas un qualificatif qu'on peut attribuer à la jeune fille. D'autant plus, qu'elles auraient beaucoup de mal à expliquer le fait que les deux jeunes filles se livraient à un duel dans le parc. Il était donc normal qu'elle interrompe l'effet du sortilège. Pendant un instant, la troisième année resta silencieuse avant de répondre à la dernière remarque ainsi qu'à la question de la plus âgée.
- Merci ! Je ne pensais pas gagner vu comment on a commencé.
C'était la vérité. L'hésitation de Dawn lui faisait penser que c'était perdu pour elle. Et même avant de commencer le combat, elle était persuadée qu'elle allait le perdre. Le but étant de distraire Katherine, Dawn avait proposé l'activité en se disant qu'une victoire de sa part lui rendrait sûrement le sourire. Elle était bonne élève mais n'a jamais fait de duel. Cela ne l'empêchait pas d'être assez fière d'elle. Son adversaire n'avait qu'un an en moins qu'elle, ce n'est pas comme si elle était en première année. De son côté, la troisième année avait l'air de partager ses sentiments et semblait plus sereine. Peut-être était-ce dû à l'euphorie du moment et la montée d'adrénaline. Il faut dire que Dawn aussi se sentait apaisée même si elle n'avait aucune pensée négative avant l'évènement. Le duel avait fatigué la jeune fille et son esprit était léger comme flottant au-dessus de leur tête.
Dawn avait l'intention d'aller se poser sous l'arbre sous lequel Katherine se trouvait auparavant. Elle engageait le mouvement lorsque sa camarade lui proposa de marcher pour discuter. Dawn fut assez surprise. Les deux filles ne se côtoyaient que depuis quelques… heures ? Elle ne pensait pas qu'elle souhaiterait discuter à ce stade. La fille aux yeux vairons se reprit et répondit.
- Oui, c'est une bonne idée. J'en ai envie. Ajouta-t-elle le sourire aux lèvres.
La jeune fille avança dans la direction de Katherine et entama la promenade à ses côtés. Elle ignorait totalement de quoi les deux filles pourraient bien parler et surtout de quoi sa camarade avait envie de parler. L'invitait-elle à discuter des sujets qui la préoccupait ? Ou souhaitait-elle simplement vider son esprit avec des discussions futiles et simple ? Oserait-elle lancer le sujet, sachant qu'elle a cette mauvaise habitude de mettre les pieds dans le plat. Pendant un moment qui lui sembla long, Dawn ne dit rien et avançait le regard fixait au sol. Elle releva le col de son manteau pour se protéger du vent.
- De quoi veux-tu discuter ? Du temps froid de l'hiver ? Ou d'autre chose…
Par ces mots, Dawn espérait que Katherine choisirait d'elle-même de se confier. Elle craignait trop de dire une chose qu'il ne fallait pas.
- Je suis une oreille attentive. Et j'espère être de bon conseil. Ajouta-t-elle afin de rassurer Katherine.
**Étudiante à la FSCM, 2e année Vétérinomagie spécialité Créatures aquatiques**
La force de la meute est dans le loup. La force du loup est dans la meute.
- Merci ! Je ne pensais pas gagner vu comment on a commencé.
C'était la vérité. L'hésitation de Dawn lui faisait penser que c'était perdu pour elle. Et même avant de commencer le combat, elle était persuadée qu'elle allait le perdre. Le but étant de distraire Katherine, Dawn avait proposé l'activité en se disant qu'une victoire de sa part lui rendrait sûrement le sourire. Elle était bonne élève mais n'a jamais fait de duel. Cela ne l'empêchait pas d'être assez fière d'elle. Son adversaire n'avait qu'un an en moins qu'elle, ce n'est pas comme si elle était en première année. De son côté, la troisième année avait l'air de partager ses sentiments et semblait plus sereine. Peut-être était-ce dû à l'euphorie du moment et la montée d'adrénaline. Il faut dire que Dawn aussi se sentait apaisée même si elle n'avait aucune pensée négative avant l'évènement. Le duel avait fatigué la jeune fille et son esprit était léger comme flottant au-dessus de leur tête.
Dawn avait l'intention d'aller se poser sous l'arbre sous lequel Katherine se trouvait auparavant. Elle engageait le mouvement lorsque sa camarade lui proposa de marcher pour discuter. Dawn fut assez surprise. Les deux filles ne se côtoyaient que depuis quelques… heures ? Elle ne pensait pas qu'elle souhaiterait discuter à ce stade. La fille aux yeux vairons se reprit et répondit.
- Oui, c'est une bonne idée. J'en ai envie. Ajouta-t-elle le sourire aux lèvres.
La jeune fille avança dans la direction de Katherine et entama la promenade à ses côtés. Elle ignorait totalement de quoi les deux filles pourraient bien parler et surtout de quoi sa camarade avait envie de parler. L'invitait-elle à discuter des sujets qui la préoccupait ? Ou souhaitait-elle simplement vider son esprit avec des discussions futiles et simple ? Oserait-elle lancer le sujet, sachant qu'elle a cette mauvaise habitude de mettre les pieds dans le plat. Pendant un moment qui lui sembla long, Dawn ne dit rien et avançait le regard fixait au sol. Elle releva le col de son manteau pour se protéger du vent.
- De quoi veux-tu discuter ? Du temps froid de l'hiver ? Ou d'autre chose…
Par ces mots, Dawn espérait que Katherine choisirait d'elle-même de se confier. Elle craignait trop de dire une chose qu'il ne fallait pas.
- Je suis une oreille attentive. Et j'espère être de bon conseil. Ajouta-t-elle afin de rassurer Katherine.
**Étudiante à la FSCM, 2e année Vétérinomagie spécialité Créatures aquatiques**
La force de la meute est dans le loup. La force du loup est dans la meute.
Plus qu'une main tendue
Sa proposition est acceptée, elles marchent désormais, mais la plus jeune des deux reste muette. Les mots n'arrivent pas à sortir, car elle ne sait pas par quoi commencer. Elle se sent également un peu gênée, sans raison aucune. Ou en tout cas, aucune qui ne soit valable. Elle manque juste de courage, pas d'envie. Alors du nerf, mauvaise troupe ! Un peu nerveuse, elle frotte son pouce contre son index, cachée par la manche un peu trop longue de son manteau.
La jeune fille écarquille les yeux quand Dawn lui demande de quoi elle veut parler. Elle déglutit difficilement, manque de bafouiller, se gratte la tête. Je dois lancer le sujet direct, d'un coup. Mais et si... Et si rien du tout. Elle tergiverse pour rien, inquiète à l'idée de mal dire les choses, que ça ne paraisse pas assez grave pour être digne d'intérêt ou qu'à l'inverse elle ait l'air d'un bébé qui chouine. Mais la quatrième année l'a rassure sans le savoir — ou peut-être que si — avec ses dernière paroles et elle se lance.
— Ça va faire un peu plus d'un an que ma grand-mère est m... morte. Et autant j'ai relativement bien vécu les mois précédents, autant cet... anniversaire me... fait mal.
Comme il est dur de mettre des mots sur ses émotions. Mais elle est à présent lancée, alors autant qu'elle continue, n'est-ce pas ? Elle se mordille un peu la lèvre pour se rassurer et poursuit d'une voix un peu plus tremblante, même si elle s'efforce de faire comme si de rien n'était.
— J'ai l'impression de l'avoir trahie en m'étant amusée et j'sais que c'est bête parce qu'elle n'aurait pas aimé que je me morfonde en pensant à elle. Et d'un autre côté, je me suis empêchée de réaliser certains de mes rêves parce que je me sens mal par rapport à elle et que j'veux me punir, en quelques sorte. Et puis on approche aussi de la date où mon ex-meilleur ami m'a lâchée l'année dernière... bref, j'ai l'impression que mon cœur va exploser et je ne sais plus me gérer. Je suis tout le temps triste ou en colère ou les deux en même temps.
Plus elle parle, plus son volume et son débit se réduisent, si bien que ses derniers mots tiennent surtout du murmure. La gamine ferme les yeux un instant, bizarrement soulagée. C'était pas si terrible, tu vois. Sans doute. Réajustant son bonnet sur ses oreilles, elle pousse un discret soupir. Parler, c'est fait. Il ne lui reste plus qu'à attendre la réaction. Bien qu'intimidée, elle décide pour une fois de faire face sans flipper comme une malade, sans se cacher. Elle ne baisse pas le nez, regarde au contraire droit devant elle. Par contre, elle ne se risque pas à fixer Dawn directement, ce qui pourrait mettre cette dernière mal à l'aise et lui forcer la main
Bon, malgré son assurance, elle récupère quand même discrètement une de ses mèches pour tirer dessus. Fort. Et plusieurs fois. Du coup, sa tête part bizarrement d'un côté, comme si elle avait des tocs. Elle arrête donc et préfère se mordiller la lèvre. Mauvaise habitude, mais tant pis. C'est un cas de force majeure. Exagération, quand tu nous tiens... Bref.
Quelle réaction attend-elle de la part de Dawn ? Elle n'en sait rien et préfère ne pas y réfléchir. Ne jamais avoir d'attentes. Exact. La rouge et or inspire brusquement, puis glisse ses mains gelées dans ses poches. Qui vivra verra. Je suis philosophe, maintenant ?
Il n'y a plus de mots pour excuser mon retard, je suis vraiment désolée
La jeune fille écarquille les yeux quand Dawn lui demande de quoi elle veut parler. Elle déglutit difficilement, manque de bafouiller, se gratte la tête. Je dois lancer le sujet direct, d'un coup. Mais et si... Et si rien du tout. Elle tergiverse pour rien, inquiète à l'idée de mal dire les choses, que ça ne paraisse pas assez grave pour être digne d'intérêt ou qu'à l'inverse elle ait l'air d'un bébé qui chouine. Mais la quatrième année l'a rassure sans le savoir — ou peut-être que si — avec ses dernière paroles et elle se lance.
— Ça va faire un peu plus d'un an que ma grand-mère est m... morte. Et autant j'ai relativement bien vécu les mois précédents, autant cet... anniversaire me... fait mal.
Comme il est dur de mettre des mots sur ses émotions. Mais elle est à présent lancée, alors autant qu'elle continue, n'est-ce pas ? Elle se mordille un peu la lèvre pour se rassurer et poursuit d'une voix un peu plus tremblante, même si elle s'efforce de faire comme si de rien n'était.
— J'ai l'impression de l'avoir trahie en m'étant amusée et j'sais que c'est bête parce qu'elle n'aurait pas aimé que je me morfonde en pensant à elle. Et d'un autre côté, je me suis empêchée de réaliser certains de mes rêves parce que je me sens mal par rapport à elle et que j'veux me punir, en quelques sorte. Et puis on approche aussi de la date où mon ex-meilleur ami m'a lâchée l'année dernière... bref, j'ai l'impression que mon cœur va exploser et je ne sais plus me gérer. Je suis tout le temps triste ou en colère ou les deux en même temps.
Plus elle parle, plus son volume et son débit se réduisent, si bien que ses derniers mots tiennent surtout du murmure. La gamine ferme les yeux un instant, bizarrement soulagée. C'était pas si terrible, tu vois. Sans doute. Réajustant son bonnet sur ses oreilles, elle pousse un discret soupir. Parler, c'est fait. Il ne lui reste plus qu'à attendre la réaction. Bien qu'intimidée, elle décide pour une fois de faire face sans flipper comme une malade, sans se cacher. Elle ne baisse pas le nez, regarde au contraire droit devant elle. Par contre, elle ne se risque pas à fixer Dawn directement, ce qui pourrait mettre cette dernière mal à l'aise et lui forcer la main
Bon, malgré son assurance, elle récupère quand même discrètement une de ses mèches pour tirer dessus. Fort. Et plusieurs fois. Du coup, sa tête part bizarrement d'un côté, comme si elle avait des tocs. Elle arrête donc et préfère se mordiller la lèvre. Mauvaise habitude, mais tant pis. C'est un cas de force majeure. Exagération, quand tu nous tiens... Bref.
Quelle réaction attend-elle de la part de Dawn ? Elle n'en sait rien et préfère ne pas y réfléchir. Ne jamais avoir d'attentes. Exact. La rouge et or inspire brusquement, puis glisse ses mains gelées dans ses poches. Qui vivra verra. Je suis philosophe, maintenant ?
Il n'y a plus de mots pour excuser mon retard, je suis vraiment désolée
Rien n'est plus semblable à l'identique que ce qui est pareil à la même chose.
Peut-être bien qu'il se passe quelque chose avec Edmund.
#0F144D — 5ème Année RP — 16 ans
Peut-être bien qu'il se passe quelque chose avec Edmund.
#0F144D — 5ème Année RP — 16 ans
Plus qu'une main tendue
Le silence se fait long et pèse sur les deux filles. Dawn se demandait même si elle devait elle-même lancer une conversation au hasard, quitte à parler de la météo comme elle l’avait proposé. La quatrième année voyait bien que quelque chose tracassait sa cadette mais qu’elle n’osait pas aborder le sujet. Dawn ouvrit la bouche sans trop savoir ce qui en sortirait alors qu’au même moment Katherine décida de se confier.
La moindre des choses que l’on puisse dire, c’est que Dawn ne s’attendait pas à ça. Elle imaginait plutôt la première déception amoureuse d’une adolescente. Au lieu de ça, elle se trouvait face à la perte d’un être cher et ça ce n’était pas rien. Dawn ne savait pas comment réagir. Elle venait aussi de perdre son grand-père quelques mois auparavant et savait à quel point il était difficile de subir un deuil. Pourtant, elle n’avait pas les mots qu’il fallait. Toutes les paroles passant dans son esprit lui semblaient futiles et puériles. Rien ne pouvait combler le vide qu’on ressentait dans ces cas-là et elle en était consciente. Dawn avait ressenti des émotions inverses: ce sont les premières semaines qui étaient compliquées pour elle. Maintenant, elle était plus sereine, loin des siens.
La fille aux yeux vairons resta silencieuse, interdite. Elle continua à marcher. De temps en temps, elle tournait son regard vers Katherine qui elle regardait devant elle. Puis, la troisième année reprit la parole et Dawn n’était pas au bout de ses surprises. À ces mots, elle n’avait qu’une envie, c’était de prendre l’autre fille dans les bras pour la rassurer. Mais elles ne se connaissaient pas depuis longtemps et elle ne savait pas comment elle réagirait. Dawn ne se risquerait pas de lui poser la question même si l’envie la démangeait. Au moins, elle savait maintenant exactement quel était le problème de Katherine. La jeune fille se racla la gorge tout en cherchant ses mots. Elle avait peur de dire quelque chose qui ne fallait pas et d’attrister sa camarade un peu plus.
- Je suis désolée. Commença-t-elle afin de lui montrer qu’elle partageait sa peine. Sincères condoléances.
Il était maintenant temps d’entrer plus dans le vif du sujet.
- Je ne connaissais pas ta grand-mère mais tu l’as dit toi-même, elle ne voudrait pas que tu t’empêches de vivre. Je pense que… enfin, je sais qu’on oublie jamais les personnes qu’on aime et qui nous quittent. C’est d’ailleurs plus difficile pour nous que pour eux finalement. Elle serait sûrement très fière de te voir réaliser tes rêves.
Dawn s’était volontairement incluse dans ce “on”. Elle sentit les larmes lui monter progressivement aux yeux mais elle refusait de le montrer. On parlait de Katherine et pas d’elle et ne souhaitait pas être le centre de l’attention.
- Quant aux amis, je pars du principe qu’ils entrent dans nos vies et qu’ils en sortent pour une raison quelle qu’elle soit. Mais je comprends que ce ne soit pas facile à vivre. Il faut faire comme moi: ne pas avoir d’amis. Ça évite les déceptions. Se risqua-t-elle à plaisanter.
D'instinct et sans trop vraiment y réfléchir, la jeune fille posa sa main sur le bras de Katherine.
**Étudiante à la FSCM, 2e année Vétérinomagie spécialité Créatures aquatiques**
La force de la meute est dans le loup. La force du loup est dans la meute.
La moindre des choses que l’on puisse dire, c’est que Dawn ne s’attendait pas à ça. Elle imaginait plutôt la première déception amoureuse d’une adolescente. Au lieu de ça, elle se trouvait face à la perte d’un être cher et ça ce n’était pas rien. Dawn ne savait pas comment réagir. Elle venait aussi de perdre son grand-père quelques mois auparavant et savait à quel point il était difficile de subir un deuil. Pourtant, elle n’avait pas les mots qu’il fallait. Toutes les paroles passant dans son esprit lui semblaient futiles et puériles. Rien ne pouvait combler le vide qu’on ressentait dans ces cas-là et elle en était consciente. Dawn avait ressenti des émotions inverses: ce sont les premières semaines qui étaient compliquées pour elle. Maintenant, elle était plus sereine, loin des siens.
La fille aux yeux vairons resta silencieuse, interdite. Elle continua à marcher. De temps en temps, elle tournait son regard vers Katherine qui elle regardait devant elle. Puis, la troisième année reprit la parole et Dawn n’était pas au bout de ses surprises. À ces mots, elle n’avait qu’une envie, c’était de prendre l’autre fille dans les bras pour la rassurer. Mais elles ne se connaissaient pas depuis longtemps et elle ne savait pas comment elle réagirait. Dawn ne se risquerait pas de lui poser la question même si l’envie la démangeait. Au moins, elle savait maintenant exactement quel était le problème de Katherine. La jeune fille se racla la gorge tout en cherchant ses mots. Elle avait peur de dire quelque chose qui ne fallait pas et d’attrister sa camarade un peu plus.
- Je suis désolée. Commença-t-elle afin de lui montrer qu’elle partageait sa peine. Sincères condoléances.
Il était maintenant temps d’entrer plus dans le vif du sujet.
- Je ne connaissais pas ta grand-mère mais tu l’as dit toi-même, elle ne voudrait pas que tu t’empêches de vivre. Je pense que… enfin, je sais qu’on oublie jamais les personnes qu’on aime et qui nous quittent. C’est d’ailleurs plus difficile pour nous que pour eux finalement. Elle serait sûrement très fière de te voir réaliser tes rêves.
Dawn s’était volontairement incluse dans ce “on”. Elle sentit les larmes lui monter progressivement aux yeux mais elle refusait de le montrer. On parlait de Katherine et pas d’elle et ne souhaitait pas être le centre de l’attention.
- Quant aux amis, je pars du principe qu’ils entrent dans nos vies et qu’ils en sortent pour une raison quelle qu’elle soit. Mais je comprends que ce ne soit pas facile à vivre. Il faut faire comme moi: ne pas avoir d’amis. Ça évite les déceptions. Se risqua-t-elle à plaisanter.
D'instinct et sans trop vraiment y réfléchir, la jeune fille posa sa main sur le bras de Katherine.
**Étudiante à la FSCM, 2e année Vétérinomagie spécialité Créatures aquatiques**
La force de la meute est dans le loup. La force du loup est dans la meute.
Plus qu'une main tendue
Long moment de silence pendant lequel elle a le temps de penser à mille choses et de s'inquiéter de mille autres choses. Elle sent le regard de sa camarade posés sur elle malgré ses yeux rivés sur l'horizon. Elles marchent, c'est tout. La jeune fille n'interrompra ce silence que pour compléter avec l'histoire de son amitié brisée. Puis, finalement, Dawn prend la parole.
Condoléances. Nom féminin. Fait de prendre part à la douleur de quelqu'un qui est endeuillé. Et mot qu'elle trouve étrange quand il est adressé à elle. C'est un mot d'adulte destiné aux adultes, en général. Ça ne l'a dérange pas qu'on le lui dise, mais elle a l'impression d'avoir dix ans de plus en l'entendant. Très bizarre. Étrange, même. Elle frissonne.
Tournant son regard vers Dawn, elle l'observe tandis que son ainée lui parle. Sa gentillesse lui va droit au cœur et c'est celle-ci plus que ses mots — pourtant justes et réconfortants — qui lui redonnent le sourire et elle lui adresse un petit "merci" timide. Cependant, sourire s'efface progressivement quand elle remarque la tristesse de la fille aux yeux vairons. Plus empathique qu'on ne pourrait le penser, la jeune fille se sent aussitôt mal. Se demandant ce qui ne va pas, elle se remémore comme elle peut ce que lui a dit la quatrième année, remarque cette fois-ci le "on" utilisé. Et comprend qu'elle n'est peut-être pas la seule à être en deuil. Oh ! Se sentant soudainement coupable et affligée pour l'autre gryffonne, elle ignore encore quoi dire. La Sang-Pur n'est pas très douée pour consoler les gens. Tout ce qu'elle sait proposer en général, c'est de filer une correction aux personnes qui ont fait du mal à ses interlocuteurs. Sauf que ce n'est pas ça le problème, évidemment.
Elle se décide à presser doucement le bras de Dawn, cherchant son regard. Par celui-ci, elle lui indique que si elle veut lui en parler, elle peut. Elle y met le plus de douceur possible pour que la quatrième année comprenne qu'elle ne l'a force pas et qu'elle peut tout aussi bien garder le silence si elle préfère. Normalement tout ça peut se lire dans ses yeux, mais elle a quand même un doute en y réfléchissant bien.
Ne pas avoir d'amis. Elle ne peut s'empêcher de lâcher un léger rire. Elle a déjà eu cette réflexion par le passé. Ça lui semblait plus simple. Elle avait déjà eu tellement de déceptions. Et puis, elle a rencontré Deamon et s'est remise à espérer, à croire que cette amitié durerait toujours. C'était si... facile, entre eux. Elle pensait même qu'ils s'entendraient toujours aussi bien à quatre-vingt-dix ans, sur leur lit de mort. Au final, tout ça n'aura duré qu'un peu plus d'un an.
— J'étais d'accord avec ça avant de le rencontrer. Et pour être sûre que personne ne voudrait passer du temps avec moi, je me montrais la plus antipathique possible pour repousser les gens. Maintenant, je n'y arrive plus. J'ai vu les belles choses que ça peut apporter et je rêve de les retrouver.
Voilà une chose qu'elle n'avait jamais dite à personne. Maintenant qu'elle a goûté à la vraie amitié, s'en passer lui semble étrange. Elle n'arrive plus à être comme avant, enfermée dans une carapace pour ne plus rien ressentir. Ce serait pratique, pourtant.
La rouge et or continue à marcher, l'esprit malgré tout plus tranquille qu'auparavant.
Condoléances. Nom féminin. Fait de prendre part à la douleur de quelqu'un qui est endeuillé. Et mot qu'elle trouve étrange quand il est adressé à elle. C'est un mot d'adulte destiné aux adultes, en général. Ça ne l'a dérange pas qu'on le lui dise, mais elle a l'impression d'avoir dix ans de plus en l'entendant. Très bizarre. Étrange, même. Elle frissonne.
Tournant son regard vers Dawn, elle l'observe tandis que son ainée lui parle. Sa gentillesse lui va droit au cœur et c'est celle-ci plus que ses mots — pourtant justes et réconfortants — qui lui redonnent le sourire et elle lui adresse un petit "merci" timide. Cependant, sourire s'efface progressivement quand elle remarque la tristesse de la fille aux yeux vairons. Plus empathique qu'on ne pourrait le penser, la jeune fille se sent aussitôt mal. Se demandant ce qui ne va pas, elle se remémore comme elle peut ce que lui a dit la quatrième année, remarque cette fois-ci le "on" utilisé. Et comprend qu'elle n'est peut-être pas la seule à être en deuil. Oh ! Se sentant soudainement coupable et affligée pour l'autre gryffonne, elle ignore encore quoi dire. La Sang-Pur n'est pas très douée pour consoler les gens. Tout ce qu'elle sait proposer en général, c'est de filer une correction aux personnes qui ont fait du mal à ses interlocuteurs. Sauf que ce n'est pas ça le problème, évidemment.
Elle se décide à presser doucement le bras de Dawn, cherchant son regard. Par celui-ci, elle lui indique que si elle veut lui en parler, elle peut. Elle y met le plus de douceur possible pour que la quatrième année comprenne qu'elle ne l'a force pas et qu'elle peut tout aussi bien garder le silence si elle préfère. Normalement tout ça peut se lire dans ses yeux, mais elle a quand même un doute en y réfléchissant bien.
Ne pas avoir d'amis. Elle ne peut s'empêcher de lâcher un léger rire. Elle a déjà eu cette réflexion par le passé. Ça lui semblait plus simple. Elle avait déjà eu tellement de déceptions. Et puis, elle a rencontré Deamon et s'est remise à espérer, à croire que cette amitié durerait toujours. C'était si... facile, entre eux. Elle pensait même qu'ils s'entendraient toujours aussi bien à quatre-vingt-dix ans, sur leur lit de mort. Au final, tout ça n'aura duré qu'un peu plus d'un an.
— J'étais d'accord avec ça avant de le rencontrer. Et pour être sûre que personne ne voudrait passer du temps avec moi, je me montrais la plus antipathique possible pour repousser les gens. Maintenant, je n'y arrive plus. J'ai vu les belles choses que ça peut apporter et je rêve de les retrouver.
Voilà une chose qu'elle n'avait jamais dite à personne. Maintenant qu'elle a goûté à la vraie amitié, s'en passer lui semble étrange. Elle n'arrive plus à être comme avant, enfermée dans une carapace pour ne plus rien ressentir. Ce serait pratique, pourtant.
La rouge et or continue à marcher, l'esprit malgré tout plus tranquille qu'auparavant.
Rien n'est plus semblable à l'identique que ce qui est pareil à la même chose.
Peut-être bien qu'il se passe quelque chose avec Edmund.
#0F144D — 5ème Année RP — 16 ans
Peut-être bien qu'il se passe quelque chose avec Edmund.
#0F144D — 5ème Année RP — 16 ans
Plus qu'une main tendue
Le regard des deux filles se croisèrent et Dawn pu lire toute la sympathie dont Katherine pouvait faire preuve. Elle sentait qu'elles étaient dans le même bateau concernant leurs émotions. La quatrième année voyait dans les yeux de la plus jeune qu'elle pouvait se confier, qu'elle serait écoutée. Elle avait donc compris ses sous-entendus. Pourtant, Dawn s'était décidée de se taire. Pas par pudeur, bien au contraire. Mais elle s'était promis d'être là pour sa camarade et il n'était pas question d'elle.
Un énorme nœud se forma dans son estomac et se serra. Elle retenait difficilement ses larmes et se demandait même jusque quand elle serait capable de le faire. La fille aux yeux vairons tenta de parler de n'importe quoi sauf d'elle. Mais elle sentait que si elle ouvrait la bouche, son corps laisserait aller toutes les émotions qu'elle taisait depuis plusieurs mois. Elle n'avait pas envie de lâcher prise, pas maintenant. Elle avala difficilement sa salive, incapable de dire quoi que ce soit sans dévoiler son chagrin.
Dawn se rendait compte qu'elle ne pouvait pas continuer de cette façon. Comment pouvait-elle aider quelqu'un si elle n'était même pas capable de faire face à ses propres sentiments. Quand bien même, elle est maintenant inapte à faire semblant car sa voix la trahirait dès les premiers sons. Elle prit alors la décision de révéler ce qui la rendait si triste et laissa une larme rouler le long de sa joue.
- C'est mon grand-père… Dit-elle la voix tremblante. Il lui fallut un moment pour se ressaisir et ne pas fondre immédiatement en larmes. Il est rentré à Londres au début de l'été. Il voulait récupérer quelques affaires avant de rejoindre la maison de mes parents où ils se cachaient tous.
À ce moment-là, Dawn ignorait où elle trouverait le courage de terminer son explication. Pourquoi c'était si difficile?
- Les moldus… Il n'est jamais rentré.
C'était dit, enfin presque. Elle n'avait plus rien à ajouter et ne saurait pas plus loin. Elle évitait soigneusement le regard de l'autre gryfonne. La jeune fille frotta ses yeux du revers de la manche et repris contenance. Elle flanqua un faux sourire sur son visage et releva la tête. Avant de réagir aux derniers mots de Katherine au sujet de sa vision de l'amitié. Elle parlait plus facilement maintenant que ses émotions n'étaient plus voilées.
- Je n'étais pas vraiment sérieuse sur le fait de ne pas avoir d'amis. Si je suis seule, c'est parce que je ne suis pas très douée pour aborder les gens. Je ne l'ai pas choisi.
La quatrième année n'avait pas pour habitude de se confier de cette façon. Il faut dire qu'elle n'avait jamais dû affronter des émotions aussi intenses.
Plus loin dans le parc, une jeune fille faisait de grands gestes en direction des deux filles. Dawn ne la reconnaissant pas, elle devait sans doute interpeller Katherine. Après un regard en direction de sa camarade, la quatrième année s’aperçut que cette dernière lui répondit d’un « non » de la tête. Mais la fille insistait, peut-être était-ce important. La plus jeune expliqua à son ainée qu’il s’agissait de sa cousine. Excédée, Katherine s’excusa auprès de Dawn et lui proposa de continuer la discussion plus tard. Elle s’éloigna ensuite, laissant la plus âgée retourner à l’activité qui l’occupait avant sa rencontre avec sa camarade.
**Étudiante à la FSCM, 2e année Vétérinomagie spécialité Créatures aquatiques**
La force de la meute est dans le loup. La force du loup est dans la meute.
Un énorme nœud se forma dans son estomac et se serra. Elle retenait difficilement ses larmes et se demandait même jusque quand elle serait capable de le faire. La fille aux yeux vairons tenta de parler de n'importe quoi sauf d'elle. Mais elle sentait que si elle ouvrait la bouche, son corps laisserait aller toutes les émotions qu'elle taisait depuis plusieurs mois. Elle n'avait pas envie de lâcher prise, pas maintenant. Elle avala difficilement sa salive, incapable de dire quoi que ce soit sans dévoiler son chagrin.
Dawn se rendait compte qu'elle ne pouvait pas continuer de cette façon. Comment pouvait-elle aider quelqu'un si elle n'était même pas capable de faire face à ses propres sentiments. Quand bien même, elle est maintenant inapte à faire semblant car sa voix la trahirait dès les premiers sons. Elle prit alors la décision de révéler ce qui la rendait si triste et laissa une larme rouler le long de sa joue.
- C'est mon grand-père… Dit-elle la voix tremblante. Il lui fallut un moment pour se ressaisir et ne pas fondre immédiatement en larmes. Il est rentré à Londres au début de l'été. Il voulait récupérer quelques affaires avant de rejoindre la maison de mes parents où ils se cachaient tous.
À ce moment-là, Dawn ignorait où elle trouverait le courage de terminer son explication. Pourquoi c'était si difficile?
- Les moldus… Il n'est jamais rentré.
C'était dit, enfin presque. Elle n'avait plus rien à ajouter et ne saurait pas plus loin. Elle évitait soigneusement le regard de l'autre gryfonne. La jeune fille frotta ses yeux du revers de la manche et repris contenance. Elle flanqua un faux sourire sur son visage et releva la tête. Avant de réagir aux derniers mots de Katherine au sujet de sa vision de l'amitié. Elle parlait plus facilement maintenant que ses émotions n'étaient plus voilées.
- Je n'étais pas vraiment sérieuse sur le fait de ne pas avoir d'amis. Si je suis seule, c'est parce que je ne suis pas très douée pour aborder les gens. Je ne l'ai pas choisi.
La quatrième année n'avait pas pour habitude de se confier de cette façon. Il faut dire qu'elle n'avait jamais dû affronter des émotions aussi intenses.
Plus loin dans le parc, une jeune fille faisait de grands gestes en direction des deux filles. Dawn ne la reconnaissant pas, elle devait sans doute interpeller Katherine. Après un regard en direction de sa camarade, la quatrième année s’aperçut que cette dernière lui répondit d’un « non » de la tête. Mais la fille insistait, peut-être était-ce important. La plus jeune expliqua à son ainée qu’il s’agissait de sa cousine. Excédée, Katherine s’excusa auprès de Dawn et lui proposa de continuer la discussion plus tard. Elle s’éloigna ensuite, laissant la plus âgée retourner à l’activité qui l’occupait avant sa rencontre avec sa camarade.
**Étudiante à la FSCM, 2e année Vétérinomagie spécialité Créatures aquatiques**
La force de la meute est dans le loup. La force du loup est dans la meute.