Roméo & Juliette : La quête des amants maudits
Les inscriptions venaient de se clôturer. Je restais sceptique de ce que je faisais, mais cela avait-il encore de l'importance. Je n'en étais plus sûr.
Tandis que Vannina regardait la liste des inscriptions, dans ma tête, les équipes se constituaient au fur et à mesure. Si nous voulions arrêter la guerre entre Capulet et Montaigu, il fallait pouvoir réaliser une certaine fusion des maisons de Poudlard ; les unir pour en unir d'autres. Néanmoins, cela pourrait apporter de fâcheux incidents : les rivalités des maisons ne dataient pas d'hier.
Je me levais alors avec un certain calme et vint me placer à l'avant du célèbre couple ; j'essayais de rester sage malgré ce que la situation apportait. Je ne devais pas lâcher prise, surtout pas en cet instant.
— Bonjour à tous, nous vous remercions pour vos inscriptions qui ont toutes été validées. Vous êtes quatorze, nous avons donc décidé de vous disperser en deux équipes que nous avons choisi afin de rendre le tout homogène, mais aussi pour vous permettre de réaliser ce que vous pourriez faire pour nos deux invités ; diminuer les rivalités.
Je repris légèrement mon souffle avant de prendre le parchemin des inscrits afin d'en citer les deux équipes.
— La première équipe ira travailler avec Miss Rowall et Roméo dans la salle de répétition. Elle est constituée de Miss Alice Smith, Miss Jenna Cobain, Monsieur Edmund Dale, Miss Alicia Karp, Miss Leo Ginger, Miss Laurence Solomon et Miss Ellana Memoria. La seconde équipe qui travaillera avec Juliette et moi-même au sein de la bibliothèque est constituée de Miss Elena Corbeau, Miss Erza McGowan, Miss Xarinez, Miss Elizabeth Merrow, Monsieur Damian Temple, Miss Léna Romanoff et Miss Kimberly Harlez.
Les équipes maintenant constituées, nous les laissons aller à leur table de travail.
Bibliothécaire : 01.09.45 - 28.10.46 |Professeur d'EdM : 29.10.46 - ...|DDM Serpentard : 15.11.49 - 27.08.50
Tandis que Vannina regardait la liste des inscriptions, dans ma tête, les équipes se constituaient au fur et à mesure. Si nous voulions arrêter la guerre entre Capulet et Montaigu, il fallait pouvoir réaliser une certaine fusion des maisons de Poudlard ; les unir pour en unir d'autres. Néanmoins, cela pourrait apporter de fâcheux incidents : les rivalités des maisons ne dataient pas d'hier.
Je me levais alors avec un certain calme et vint me placer à l'avant du célèbre couple ; j'essayais de rester sage malgré ce que la situation apportait. Je ne devais pas lâcher prise, surtout pas en cet instant.
— Bonjour à tous, nous vous remercions pour vos inscriptions qui ont toutes été validées. Vous êtes quatorze, nous avons donc décidé de vous disperser en deux équipes que nous avons choisi afin de rendre le tout homogène, mais aussi pour vous permettre de réaliser ce que vous pourriez faire pour nos deux invités ; diminuer les rivalités.
Je repris légèrement mon souffle avant de prendre le parchemin des inscrits afin d'en citer les deux équipes.
— La première équipe ira travailler avec Miss Rowall et Roméo dans la salle de répétition. Elle est constituée de Miss Alice Smith, Miss Jenna Cobain, Monsieur Edmund Dale, Miss Alicia Karp, Miss Leo Ginger, Miss Laurence Solomon et Miss Ellana Memoria. La seconde équipe qui travaillera avec Juliette et moi-même au sein de la bibliothèque est constituée de Miss Elena Corbeau, Miss Erza McGowan, Miss Xarinez, Miss Elizabeth Merrow, Monsieur Damian Temple, Miss Léna Romanoff et Miss Kimberly Harlez.
Les équipes maintenant constituées, nous les laissons aller à leur table de travail.
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Roméo & Juliette : La quête des amants maudits
Équipe Chorale :Tableau des représentations
Équipe Bibliothèque :Roméo Montaigu —
Juliette Capulet —
Benvolio —
Mercutio —
Tybalt —
Comte Capulet —
Comte Montaigu —
Lady Capulet —
Lady Montaigu —
La Nourrice —
Frère Laurent —
Comte Pâris —
Le Prince (de Vérone) —
Roméo Montaigu — Elizabeth Merrow
Juliette Capulet — Elena Corbeau
Benvolio — Magdaléna Xarinez
Mercutio — Non présent dans la pièce.
Tybalt — Non présent dans la pièce.
Comte Capulet — Magdaléna Xarinez
Comte Montaigu — Non présent dans la pièce.
Lady Capulet — Non présente dans la pièce.
Lady Montaigu — Léna Romanoff
La Nourrice — Kimberly Harlez
Frère Laurent — Damian Temple
Comte Pâris — Non présent dans la pièce.
Le Prince (de Vérone) — Non présent dans la pièce.
Bibliothécaire : 01.09.45 - 28.10.46 |Professeur d'EdM : 29.10.46 - ...|DDM Serpentard : 15.11.49 - 27.08.50
Roméo & Juliette : La quête des amants maudits
Equipe Bibliothèque
Conditions présentes :
- Placer un titre de Stephen King dans l'un des dialogues de votre choix
- Faire dire par Benvolio : "Voudrais-tu me voir, m'oublier, m'approcher, me croire" de la chanson "Écris l'histoire" de Grégory Lemarchal
ACTE PREMIER
SCÈNE I
Roméo, un beau jeune homme s’infiltre à une fête organisée par la famille Capulet, une famille ennemie de la sienne, la haine règne entre elles depuis des générations. En entrant dans la salle, il croise le regard de Juliette dont il tombe fou amoureux.
Roméo entre avec Benvolio, déguisés et masqués. Ils ne sont pas reconnaissables.
Benvolio (Magdaléna) - Quelle super fête! J’avais raison: une fois de plus!!
Roméo (Elizabeth) - Tu as raison, on a bien fait de venir, mais n’oublions pas de faire messe basse pour éviter que quelconque invité ne puisse nous expulser. Normalement nous ne pouvons pas être ici
Benvolio (Magdaléna) - Le risque: c’est ça qui donne du piquant à nos existences, non?
Roméo (Elizabeth) hoche la tête pour partager son approbation.
Arrivée de Juliette (Elena) et de sa nourrice (Kimberly). Roméo semble subjugué. La nourrice est appelée en arrière plan et quitte Juliette. Benvolio part à l’aventure délaissant Roméo. Les deux jeunes gens sont seuls: ils s’approchent l’un de l’autre après une phase d’observation.
Juliette (Elena) - Mais dis moi, jeune inconnu au visage aussi doux que la brise d'été, qui t'amène donc en ces lieux ? N'as-tu point honte d'exposer un si beau visage à la vue de tous ? Quel est donc ton nom ?
Roméo (Elizabeth) - Mon nom est Roméo. C'est vous ma belle, qui est la cause de ma venue. Mon visage aussi doux que la brise d'été n'appartient qu'à vous, qui possédez une beauté incomparable sur terre, telle la déesse Aphrodite en personne. J’aimerais à mon tour connaître votre nom.
Juliette (Elena) - Mon nom est Juliette. Mais pourquoi ne t’ai-je jamais vu auparavant en ces lieux ?
Roméo (Elizabeth) - Je ne souhaite point vous le révéler pour l’instant. Puis-je vous inviter à danser ?
Juliette prend la main de Roméo et ils commencent à danser. A un moment, ils sont proches de Benvolio.
Benvolio (Magdaléna) - (à une jeune personne que l’on imagine mais qui est hors scène) Demoiselle, qu’il est doux de danser avec vous. Mais dis-moi: Voudrais-tu me voir, m'oublier, m'approcher, me croire. Il est impossible que cette nuit meurt sans que nous puissions convenir d’un après.
Benvolio sort de la scène. Roméo et Juliette valsent, valsent et valsent encore. Puis on entend un cri.
Comte Capulet (Magdaléna) - Qu’est-ce donc? Qui ose troubler ainsi notre fête? Ah… Il s’agit de ce jeune impétueux de Tybalt. Encore… De quoi se plaint-il? Il s’approche du côté de la scène. Des Montaigu, ici…? Grand bien leur fasse: si ils sont ici, c’est que la fête est mémorable. Il s’arrête, semble écouter des paroles. Non, il faut qu’il les laisse en paix. Il a déjà fait trop de grabuge et la réputation de la famille en a souffert. Tu m’entends: qu’il se tienne tranquille! Ou il m’en répondra...
Les deux jeunes tourtereaux sont proches du Comte et entendent ses paroles. Roméo se fige: Juliette n’a pas besoin de plus d’informations pour deviner qui il est.
Juliette (Elena) - Fuis mon doux Roméo, fuis avant que cet homme ne te rattrape !
Roméo se rapproche du côté de la scène et croise Benvolio: ils sortent tous les deux.
Scène dans l’ombre
Rideau
Dernière modification par Kimberly Harlez le 26 févr. 2021, 14:37, modifié 3 fois.
Send Help ASAP University is killing mee
Vive la KH's Family ! Reine de la république, Featherstone Jr, Gossip club, Call me KIM, Magic award du Serial Floodeur de 2023, active mais pa trop
Roméo & Juliette : La quête des amants maudits
Equipe Bibliothèque
Conditions présentes :
- Placer dans une tirade le nom de l'objet littéraire: La Coupe de Feu.
ACTE II
SCÈNE I
Le jardin de Capulet. Sous les fenêtres de l'appartement de Juliette.
Entre Roméo.
Roméo (Elizabeth) – Ma douce et belle Juliette. Tu rayonnes dans la nuit comme un rayon de lumière. Toi, mon Aphrodite je ne peux rester loin de toi plus longtemps. Tes cheveux aussi précieux que le diamant et ton visage d’ange si parfait m’attire comme un aimant.
Juliette (Elena) – Ô Roméo ! Roméo ! Pourquoi es-tu Roméo ? Est-ce toi que j’entends ?
Roméo (Elizabeth), à part – Je suis l’homme qui a sû faire fondre ton coeur, il y a très peu de temps de cela. Soit sans crainte c’est bien moi ma mie.
Juliette (Elena) – Mes joues brûlent, est-ce normal ? Cela me peine, un autre nom tu méritais d'avoir. Celui des Montaigu est trop sale aux yeux de ma famille pour que tu puisses le porter, si seulement tu te nommais autrement...si seulement.
Roméo (Elizabeth) – Puisque ton désir est mien, je ne me nommerai plus Roméo.
Juliette (Elena) – Non ! Ne change rien ! Ton nom est si doux, si parfait. Je suis éprise de Roméo Montaigu et non d'un autre. Oublie donc ce que je viens de dire !
Roméo (Elizabeth) – Je ne sais qui être maintenant...
Juliette (Elena) – Tu es Roméo .Comment es-tu venu ici, dis-moi ? et dans quel but ?
Roméo (Elizabeth) – J’ai dépassé les frontières entre ta maison et la mienne, grâce à mon cœur, léger comme une plume, qui fond dès que mes yeux se posent sur toi ma belle… L’amour est une chose que personne ne peut arrêter, pas même tes parents.
Juliette (Elena) – S'ils te voient…Tu es fou cher Roméo mais il semblerait que j'aime cette folie.
Roméo (Elizabeth) – Je voulais te voir, je suis resté éloigné de toi trop longtemps déjà.
Juliette (Elena) – Quel guide as-tu donc eu pour arriver jusqu'ici ?
Roméo (Elizabeth) – L'amour, qui le premier m'a suggéré d'y venir.
Juliette (Elena) – En vérité, beau Montaigu, je suis trop éprise
Roméo (Elizabeth) – Madame, je jure par cette lune sacrée qui est le témoin de notre amour !…
Juliette (Elena) –Oh ! Ne jure pas par la lune
Roméo (Elizabeth) – Par quoi dois-je jurer ?
Juliette (Elena) – Ne ne jure pas du tout ! C’est si mal de jurer.
Roméo (Elizabeth) – Oh ! vas-tu donc me laisser si peu satisfait ?
Juliette (Elena) – Cher Roméo il est temps de nous quitter et je m’en excuse, et bonne nuit.
Roméo (Elizabeth) – L’attente va être insoutenable...
Juliette (Elena) – Je le sais ! Bonne nuit ! Elle quitte la fenêtre.
Juliette réapparaît à la fenêtre, quelques instants après.
Roméo (Elizabeth), revenant sur ses pas – Que c’est dur de te quitter ma douce !!
Juliette (Elena) – Roméo, voyons cela me tue de le dire mais part ! À quelle heure, demain, enverrai-je vers toi ?
Roméo (Elizabeth) – À neuf heures.
Juliette (Elena) – Je n'y manquerai pas !.
SCÈNE II
La cellule de frère Laurence.
Entre Frère Laurent, portant un panier.
Laurent (Damian) – L'aube aux yeux gris couvre de son sourire la nuit grimaçante, et diapre de lignes lumineuses les nuées d'Orient ; l'ombre couperosée, chancelant comme un ivrogne, s'éloigne de la route du jour devant les roues du Titan radieux. Avant que le soleil, de sa coupe de feu, ait ranimé le jour et séché la moite rosée de la nuit, il faut que je remplisse cette cage d'osier de plantes pernicieuses et de fleurs au suc précieux. La terre, qui est la mère des créatures, est aussi leur tombe ; leur sépulcre est sa matrice même. Les enfants de toute espèce, sortis de son flanc, nous les trouvons suçant sa mamelle inépuisable ; la plupart sont doués de nombreuses vertus ; pas un qui n'ait son mérite, et pourtant tous différent ! Oh ! combien efficace est la grâce qui réside dans les herbes, dans les plantes, dans les pierres et dans leurs qualités intimes ! Il n'est rien sur la terre de si humble qui ne rende à la terre un service spécial ; il n'est rien non plus de si bon qui, détourné de son légitime usage, ne devienne rebelle à son origine et ne tombe dans l'abus. La vertu même devient vice, étant mal appliquée, et le vice est parfois ennobli par l'action.
Roméo entre.
Laurent (Damian), prenant une fleur dans le panier – Le calice enfant de cette faible fleur recèle un poison et un cordial puissants : respirez-la, elle stimule et l'odorat et toutes les facultés ; goûtez-la, elle frappe de mort et le cœur et tous les sens. Deux reines ennemies sont sans cesse en lutte dans l'homme comme dans la plante, la grâce et la rude volonté ; et là où la pire prédomine, le ver de la mort a bien vite dévoré la créature.
Roméo (Elizabeth) – Bonjour père.
Laurent (Damian) – Bénédicite ! Quelle voix matinale me salue si doucement ? Est-ce Roméo…? Si c’est bien lui, je devine qu’il n’a pas rejoint son lit cette nuit.
Roméo (Elizabeth) – C’est vrai ; mais mon repos n'en a été que plus doux.
Laurent (Damian) – Dieu pardonne au pécheur ! Étais-tu donc avec Rosaline ?
Roméo (Elizabeth) – Avec Rosaline ! Oh non, mon père: j'ai oublié ce nom, et tous les maux attachés à ce nom.
Laurent (Damian) – Voilà un bon fils… Mais où as-tu été alors ?
Roméo (Elizabeth) – Je vais te le dire et t'épargner de nouvelles questions. Je me suis trouvé à la même fête que mon ennemi : tout à coup cet ennemi m'a blessé, et je l'ai blessé à mon tour : notre guérison à tous deux dépend de tes secours et de ton ministère sacré. Tu le vois, saint homme, je n'ai pas de haine ; car j'intercède pour mon adversaire comme pour moi.
Laurent (Damian) – Parle clairement, mon cher fils...
Roméo (Elizabeth) – Apprends-le donc tout net, j'aime d'un amour profond la fille charmante du riche Capulet. Elle a fixé mon cœur comme j'ai fixé le sien ; pour que notre union soit complète, il ne nous manque que d'être unis par toi dans le saint mariage. Quand, où et comment nous nous sommes vus, aimés et fiancés, je te le dirai chemin faisant ; mais, avant tout, je t'en prie, consens à nous marier aujourd'hui même.
Laurent (Damian) – Par saint François ! quel changement ! Et Rosaline alors? Quelle jeunesse inconstante…
Roméo (Elizabeth) – Tu m'as souvent reproché mon amour pour Rosaline.
Laurent (Damian) – Ton amour ? Non, mon enfant, mais ton idolâtrie.
Roméo (Elizabeth) – Et tu m'as dit d'ensevelir cet amour.
Laurent (Damian) – Je ne t'ai pas dit d'enterrer un amour pour en exhumer un autre.
Roméo (Elizabeth) – Je t'en prie, ne me gronde pas : celle que j'aime à présent me rend heureux, et léger; l'autre n'agissait pas ainsi.
Laurent (Damian) – Oh ! Elle connaissait tes travers. Mais soit, viens avec moi. Cette union pourrait impacter d’autres destinées que les vôtres...
Roméo (Elizabeth) – Oh ! partons : nous sommes dans l’obligation de nous hâter.
Laurent (Damian) – Allons sagement et doucement : trébuche qui court vite.
Ils sortent.
SCÈNE III
Benvolio et Roméo sont dans une rue, seuls. Entre la Nourrice, qui les observent un moment avant de s’approcher.
La Nourrice (Kimberly), à Roméo – Si vous êtes Roméo, monsieur, je désire vous faire une courte confidence.
Benvolio (Magdaléna) – Que te veux donc cette personne, Roméo? N’est-elle point de la maison Capulet?.
Roméo (Elizabeth), à la nourrice – Je vous suis.
Benvolio, regardant Roméo s’éloigner avec la Nourrice - Tu as changé, mon ami. Et tu me caches quelque secret. Adieu.
Benvolio sort.
La Nourrice (Kimberly) – Oui, Morbleu, adieu ! Dites-moi donc quel est cet impudent fripier qui a débité tant de vilenies ?
Roméo (Elizabeth) – C'est un gentilhomme, madame, qui aime à s'entendre parler, et qui en dit plus en une minute qu'il ne pourrait en écouter en un mois.
La Nourrice (Kimberly) – S'il s'avise de rien dire contre moi, je le mettrai à la raison, fût-il vigoureux comme vingt freluquets de son espèce ; et si je ne le puis moi-même, j'en trouverai qui y parviendront. Le polisson ! le malotru ! !
Comme je vous l'ai dit, ma jeune maîtresse m'a chargée d'aller à votre recherche… Ce qu'elle m'a chargée de vous dire, je le garde pour moi… Mais la demoiselle est si jeune ! Si il vous arrivait de jouer double jeu avec elle, ce serait un vilain trait à faire à une demoiselle, et un procédé très mesquin.
Roméo (Elizabeth) – Nourrice, parle de moi à ta dame et maîtresse. Je te jure…
La Nourrice (Kimberly) – L'excellent cœur ! Oui, ma foi, je le lui dirai. Seigneur ! Seigneur ! Elle va être bien joyeuse.
Roméo (Elizabeth) – Que lui diras-tu, nourrice ? Tu ne m'écoutes pas.
La Nourrice (Kimberly) – Je lui dirai, monsieur, que vous jurez, ce qui, à mon avis, est une action toute gentilhommière.
Roméo (Elizabeth) – Dis-lui de trouver quelque moyen d'aller à confesse cette après-midi ; c'est dans la cellule de frère Laurence qu'elle sera confessée et mariée. Voici pour ta peine. Il lui offre sa bourse.
La Nourrice (Kimberly) – Non vraiment, monsieur, pas un denier !
Roméo (Elizabeth) – Allons ! il le faut, te dis-je.
La Nourrice (Kimberly), prenant la bourse – Cette après-midi, monsieur ? Bon, elle sera là.
Roméo (Elizabeth) – Et toi gentille femme, tu attendras derrière le mur de l'abbaye. Mon valet te rejoindras en apportant une échelle de corde. Ce sont les cordages qui me permettront d’accéder à mon bonheur. Adieu ! Parles de moi à ta maîtresse.
La Nourrice (Kimberly) – Que Dieu te bénisse.
Ils sortent séparément.
SCÈNE IV
Le jardin de Capulet. Entre Juliette.
Juliette (Elena) – L'horloge frappait neuf heures, quand j'ai envoyé la nourrice ; elle m'avait promis d'être de retour en une demi-heure… Peut-être n'a-t-elle pas pu le trouver !… Mais non… Elle peine à se déplacer. Que n’a-t-elle pas la promptitude de mes pensées...
Entre la nourrice.
Juliette (Elena) – Eh bien, bonne, douce nourrice ?… Seigneur ! pourquoi as-tu cette mine abattue ? Quand tes nouvelles seraient tristes, annonce-les-moi gaiement. Si tes nouvelles sont bonnes, tu fais tort à leur douce musique en me la jouant avec cet air aigre.
La Nourrice (Kimberly) – Je suis épuisée ; laisse-moi respirer un peu. Ah ! que mes os me font mal ! Quelle course j'ai faite !
Juliette (Elena) – Je voudrais que tu eusses mes os, pourvu que j'eusse des nouvelles… Allons, je t'en prie, parle ; bonne, bonne nourrice, parle.
La Nourrice (Kimberly) – Jésus ! quelle hâte ! Pouvez-vous pas attendre un peu ? Voyez-vous pas que je suis hors d'haleine ?
Juliette (Elena) – Comment peux-tu être hors d'haleine quand il te reste assez d'haleine pour me dire que tu es hors d'haleine ? Tes nouvelles sont-elles bonnes ou mauvaises ? Réponds à cela ; réponds d'un mot, et j'attendrai les détails. Édifie-moi : sont-elles bonnes ou mauvaises ?
La Nourrice (Kimberly) – Ma foi, vous avez fait là un pauvre choix : vous ne vous entendez pas à choisir un homme : Roméo, un homme ? non. Bien que son visage soit le plus beau visage qui soit, il a la jambe mieux faite que tout autre ; et pour la main, pour le pied, pour la taille, bien qu'il n'y ait pas grand chose à en dire, tout cela est incomparable… Il n'est pas la fleur de la courtoisie, pourtant je le garantis aussi doux qu'un agneau… Va ton chemin, fillette, sers Dieu… Ah ça ! avez-vous dîné ici ?
Juliette (Elena) – Non, non… Mais je savais déjà tout cela. Que dit-il de notre mariage ? Qu'est-ce qu'il en dit ?
La Nourrice (Kimberly) – Seigneur que la tête me fait mal ! quelle tête j'ai ! Elle bat comme si elle allait tomber en vingt morceaux… Et puis, d'un autre côté, mon dos… Oh ! mon dos ! mon dos ! Méchant cœur que vous êtes de m'envoyer ainsi pour attraper ma mort à galoper de tous côtés !
Juliette (Elena) – En vérité, je suis fâchée que tu ne sois pas bien : chère, chère, chère nourrice, dis-moi, que dit mon bien aimé ?
La Nourrice (Kimberly) – Votre bien-aimé parle en gentilhomme loyal, et courtois, et affable, et gracieux, et, j'ose le dire, vertueux… Où est votre mère ?
Juliette (Elena) – Où est ma mère ? Eh bien, elle est à la maison : où veux-tu qu'elle soit ? Que tu réponds singulièrement ! votre bien-aimé parle en gentilhomme loyal, où est votre mère ?
La Nourrice (Kimberly) – Avez-vous permission d'aller à confesse aujourd'hui ?
Juliette (Elena) – Oui.
La Nourrice (Kimberly) – Eh bien, courez de ce pas à la cellule de frère Laurence : un mari vous y attend pour faire de vous sa femme. Ah bien ! voilà ce fripon de sang qui vous vient aux joues : bientôt elles deviendront écarlates à la moindre nouvelle. Courez à l'église ; moi, je vais d'un autre côté, chercher l'échelle par laquelle votre bien-aimé doit grimper jusqu'au nid de l'oiseau, dès qu'il fera nuit noire. C'est moi qui suis la bête de somme, et je m'épuise pour votre plaisir ; mais, pas plus tard que ce soir, ce sera vous qui porterez le fardeau. Allons je vais dîner ; courez vite à la cellule.
Juliette (Elena) – Vite au bonheur suprême !… Honnête nourrice, adieu.
Elles sortent par des côtés différents.
SCÈNE V
Roméo cherche à se marier avec Juliette, il convainc le frère Laurent de les unir.
Laurent (Damian) – Veille le ciel sourire à cet acte pieux, et puisse l'avenir ne pas nous le reprocher par un chagrin !
Roméo (Elizabeth) – Amen ! Joins nos mains, et prononce les saintes paroles. Cela suffit amplement à faire que Juliette et moi soyons unis jusqu’à la fin.
Laurent (Damian) – Ces joies violentes ont des fins violentes, et meurent dans leur triomphe : flamme et poudre, elles se consument en un baiser Le plus doux miel devient fastidieux par sa suavité même, et détruit l'appétit par le goût : aime donc modérément : modéré est l'amour durable : la précipitation n'atteint pas le but plus tôt que la lenteur.
Entre Juliette.
Laurent (Damian) – Voici la dame ! Oh ! jamais un pied aussi léger n'usera la dalle éternelle : les amoureux pourraient chevaucher sur ces fils de la Vierge qui flottent au souffle ardent de l'été, et ils ne tomberaient pas : si légère et toute vanité !
Juliette (Elena) – Salut à mon vénérable confesseur !
Laurent (Damian) – Roméo te remerciera pour nous deux, ma fille.
Juliette (Elena) – Je lui envoie le même salut ! Sans quoi ses remerciements seraient immérités.
Roméo (Elizabeth) – Ma belle et douce Juliette, si ta joie est égale à la mienne, exprimes notre sentiment qu’à engendrer notre rencontre inoubliable.
Juliette (Elena) – Le sentiment, plus riche en impressions qu'en paroles, est fier de son essence, et non des ornements : indigents sont ceux qui peuvent compter leurs richesses ; mais mon sincère amour est parvenu à un tel excès que je ne saurais évaluer la moitié de mes trésors.
Laurent (Damian) – Allons, venez avec moi, et nous aurons bientôt fait ; sauf votre bon plaisir, je ne vous laisserai seuls que quand la sainte Église vous aura incorporés l'un à l'autre.
Ils sortent.
Scène dans l'ombre
Rideau
Rideau
Dernière modification par Damian Temple le 26 févr. 2021, 15:07, modifié 1 fois.
Roméo & Juliette : La quête des amants maudits
Equipe Bibliothèque
Conditions présentes :
- Utiliser la chanson Sans toi, je suis seul de Christian Delagrange comme pensée du Comte Capulet.
- Faire une référence à l'une des chansons de Jacques Brel
ACTE III
Dans Vérone, les affrontements ont repris entre Montaigu et Capulet. Les membres de ces deux familles se querellent à la moindre occasion, au moindre prétexte. Souhaitant mettre fin à ces rixes, le Prince décide que tous participants sera condamné à la peine de mort. Hélas, les deux jeunes impétueux que sont Tybalt et Mercutio se moquent des consignes: Mercutio sera tué par Tybalt et ce dernier sera tué par un Roméo fou de rage… Le Prince ayant eu connaissance des responsabilités de chacun, Roméo est condamné à l’exil.
SCÈNE I
Cette scène se passe chez les Montaigu, dans le jardin de la Villa. Lady Montaigu est seule: elle ignore encore la décision d’exil. Entre Benvolio.
Benvolio (Magdaléna) - Madame… Me voici en possession de la lettre du Prince. Elle comporte sa décision. Il s’avance. J’ai tenu à vous la remettre moi-même.
Lady Montaigu (Léna) - Tu oses encore paraître ici, Benvolio. Toi, son ami. Toi qui se dit son meilleur ami.
Benvolio (Magdaléna) - Madame, je suis son ami! Et le seul, maintenant.
Lady Montaigu (Léna) - Dieu le garde d’avoir 100 amis de la sorte, puisque tu n’as pas su le protéger. Donne-moi cette lettre qui scellera mon malheur et pars. Pars Benvolio, tu ne seras plus le bienvenu parmi nous.
Elle prend la lettre tendue par Benvolio et lui tourne le dos. Benvolio hésite, avant de sortir, tête baissée.
Lady Montaigu (Léna)- Ainsi, c’est comme cela que tout va s’achever. Les quelques lignes de cette missive vont réduire à néant ma lignée. Le Prince… Ce Prince est intraitable, impartial… Oh Roméo… Pourquoi…? Elle s’assoie et pleure. Toi, mon enfant. Toi, dont l’avenir était tracé.... La fureur t’a aveuglée… Tout est perdu maintenant. Lisons, ces quelques lignes. Elle ouvre la lettre, la lit et se met à faire les cent pas dans une agitation de plus en plus évidente. L’exil! L’exil et non la mort! Quelle douce surprise: ton sang ne coulera pas et ta vie ne s’éteindra donc pas aujourd’hui… Si le Prince a décidé l’exil, c’est qu’il a été touché par le récit des événements et qu’il a infléchi son jugement… Vite une feuille et une plume que je puisse annoncer cette nouvelle à nos proches. Elle s’assoie puis se relève. Non! Il me faut le voir. Oui, cette âme que j’ai cru perdre à jamais, j’ai besoin de la côtoyer ce jour, avant que de moi elle soit éloignée. Benvolio! Benvolio! Où est-il donc lorsque sa présence est requise…? Il ignore la nouvelle: est-il parti sans l’attendre…? Quel curieux ami il fait! Roméo mérite tellement mieux. Ah, ma servante…
Elle s’approche du bord de scène et sort quelques instants. Lorsqu’elle revient, elle
semble perdue.
Lady Montaigu (Léna) - Ah, mon pauvre coeur. Tant d’émotions en si peu d’instants. Alors que la lettre m’apprend un exil, ma servante me conte un départ. Benvolio vient de revenir et craignant de me voir, il lui a confié que Roméo était déjà parti… Mais cela ne se peut pas… Il ne peut pas être parti ainsi… Non Roméo… Pas ça… Ne me quitte pas. Il faut oublier, tout peut s’oublier qui s’enfuit déjà. Oublier le temps des malentendus et le temps perdu à savoir comment. Oublier ces heures qui tuaient parfois à coups de pourquoi le coeur du bonheur. Ne me quitte pas. Non Roméo, ne me quitte pas. Reste avec moi. J’ai besoin de te revoir et de t’entendre. Ne me quitte pas. Pas ainsi, Roméo. Non. Tu n’en as pas le droit…
Elle s’évanouit.
SCÈNE II
Au même moment, chez les Capulet. La famille se trouve dans la salle de réception et vient d’apprendre la mort de Tybalt et l’exil de Roméo. Juliette sort en pleurs: son père pense que c’est lié à la mort de son cousin, Tybalt.
Comte Capulet s’isole et regardant un portrait représentant sa fille, se parle à lui-même.
Comte Capulet (Magdaléna) - Je n'ai jamais su dire
Les mots qu'il fallait pour te plaire
Je suis très maladroit
Et je ne comprends pas pourquoi
Je commande à mes hommes sans aucun problème. Tous m’obéissent et me suivent. Tu es la seule pour qui cela diffère.
Car je te fais du mal
Mais sans jamais vouloir t'en faire
Alors ne pleure pas, pardonne-moi
Ce sera la dernière fois
Chair de ma chair, tu es notre avenir. Un seul regard de toi et je me sens faiblir. Juliette, je t’en supplie, ne m’en veux pas.
Sans toi je suis seul
Sans toi mon amour
La vie ne signifie plus rien
À quoi servent les nuits
À quoi servent les jours
Sans toi je suis seul
Sans toi mon amour
Je n'ai plus personne à aimer
À quoi sert de lutter
À quoi sert d'exister
Ta douleur est grande, mais plus grande est la mienne. Je souffre tant que tu souffres. Tybalt a comblé ce vide qu’un frère a laissé.
Je crois que nous ne pourrions pas
Nous passer l'un de l'autre
Mais l'amour et la vie
Se font la guerre bien souvent
Avant que la semaine ne meurt, tu seras l’épouse de Pâris. Si seulement j’avais eu un fils…
Je reconnais du fond du cœur
Que tout est de ma faute
Je regrette crois-moi, regarde-moi
Faisons la paix encore une fois
Ta mère viendra te parler ce soir pour t’annoncer tes noces prochaines. Celles-ci effaceront ta peine.
Sans toi je suis seul
Sans toi mon amour
La vie ne signifie plus rien
À quoi servent les nuits
À quoi servent les jours
Sans toi je suis seul
Sans toi mon amour
Je n'ai plus personne à aimer
À quoi sert de lutter
À quoi sert d'exister
Il reste silencieux devant le tableau, sonne une clochette et s’adresse à une personne hors champ.
Que l’on fasse venir ma femme! J’ai à m’entretenir avec elle...
Sans toi je suis seul
Sans toi mon amour
Je n'ai plus personne à aimer
A quoi sert de lutter
À quoi sert d'exister
Scène dans l’ombre
Rideau
Dernière modification par Elena Corbeau le 26 févr. 2021, 15:03, modifié 3 fois.
Roméo & Juliette : La quête des amants maudits
ACTE IV
SCÈNE PREMIÈRE
SCÈNE PREMIÈRE
La cellule de fière Laurent.
Entrent Laurent et Juliette.
Juliette (Elena) – Oh ! ferme la porte, et, cela fait, viens pleurer avec moi : plus d'espoir, plus de ressource, plus de remède.
Laurent (Damian) – Ah ! Juliette, je connais déjà ton chagrin, et j'ai l'esprit tendu par une anxiété inexprimable. Je sais que jeudi prochain, sans délai possible, tu dois être mariée au comte.
Juliette (Elena) – Ne me dis pas que tu sais cela, frère, sans me dire aussi comment je puis l'empêcher. Si, dans ta sagesse, tu ne trouves pas de remède, déclare seulement que ma résolution est sage, et sur-le-champ je remédie à tout avec ce couteau. (Elle montre un poignard.) Dieu a joint mon cœur à celui de Roméo ; toi, tu as joint nos mains ; et, avant que cette main, engagée par toi à Roméo, scelle un autre contrat, avant que mon cœur loyal, devenu perfide et traître, se donne à un autre, ceci aura eu raison de tous deux. Donc, en vertu de ta longue expérience, donne-moi vite un conseil ; sinon, regarde ! entre ma détresse et moi je prends ce couteau sanglant pour médiateur : c'est lui qui arbitrera le litige que l'autorité de ton âge et de ta science n'aura pas su terminer à mon honneur Réponds-moi sans retard ; il me tarde de mourir si ta réponse ne m'indique pas de remède !
Laurent (Damian) – Arrête, ma fille ; j'entrevois une espérance possible, mais le moyen nécessaire à son accomplissement est aussi désespéré que le mal que nous voulons empêcher. Si, plutôt que d'épouser le comte Pâris, tu as l'énergie de vouloir te tuer, il est probable que tu oseras affronter l'image de la mort pour repousser le déshonneur, toi qui, pour y échapper, veux provoquer la mort elle-même. Eh bien, si tu as ce courage, je te donnerai un remède.
Juliette (Elena) – Oh ! plutôt que d'épouser Pâris, dis-moi de m'élancer des créneaux de cette tour là-bas, ou d'errer sur le chemin des bandits ; dis-moi de me glisser où rampent des serpents ; enchaîne-moi avec des ours rugissants ; enferme-moi, la nuit, dans un charnier, sous un monceau d'os de morts qui s'entrechoquent, de moignons fétides et de crânes jaunes et décharnés ; dis-moi d'aller, dans une fosse fraîche remuée, m'enfouir sous le linceul avec un mort ; ordonne moi des choses dont le seul récit me faisait trembler et je les ferai sans crainte, sans hésitation, pour rester l'épouse sans tache de mon doux bien-aimé.
Laurent (Damian) – Écoute alors rentre à la maison, aie l'air gai et dis que tu consens à épouser Pâris. C'est demain mercredi. Demain soir, fais en sorte de coucher seule ; que ta nourrice ne couche pas dans ta chambre ; une fois au lit, prends cette fiole et avale la liqueur qui y est distillée. Aussitôt dans toutes tes veines se répandra une froide et léthargique humeur : le pouls suspendra son mouvement naturel et cessera de battre ; ni chaleur ni souffle n'attesteront que tu vis. Les roses de tes lèvres et de tes joues seront flétries et ternes comme la cendre ; les fenêtres de tes yeux seront closes, comme si la mort les avait fermées au jour de la vie. Chaque partie de ton être, privée de souplesse et d'action, sera roide, inflexible et froide comme la mort. Dans cet état apparent de cadavre tu resteras juste quarante-deux heures, et alors tu t'éveilleras comme d'un doux sommeil. Le matin, quand le fiancé arrivera pour hâter ton lever il te trouvera morte dans ton lit. Alors, selon l'usage de notre pays, vêtue de ta plus belle parure, et placée dans un cercueil découvert, tu seras transportée à l'ancien caveau où repose toute la famille des Capulets. Cependant, avant que tu sois éveillée, Roméo, instruit de notre plan par mes lettres, arrivera ; lui et moi nous épierons ton réveil, et cette nuit-là même Roméo t'emmènera à Mantoue. Et ainsi tu seras sauvée d'un déshonneur imminent, si nul caprice futile, nulle frayeur féminine n'abat ton courage au moment de l'exécution.
Juliette (Elena) – Donne ! Eh ! donne ! ne me parle pas de frayeur.
Laurent (Damian), lui remettant la fiole. – Tiens, pars ! Sois forte et sois heureuse dans ta résolution. Je vais dépêcher un religieux à Mantoue avec un message pour ton mari.
Juliette (Elena) – Amour donne-moi ta force, et cette force me sauvera. Adieu, mon père !
Ils se séparent.
SCÈNE II
La chambre à coucher de Juliette
Juliette entre, faisant les cent pas, telle un tigre en cage
Juliette (Elena) – Je dois faire mes adieux !… Dieu sait quand nous nous reverrons. Une vague frayeur répand le frisson dans mes veines et y glace presque la chaleur vitale… Je dois l’appeler pour me rassurer… Nourrice !… qu'a-t-elle à faire ici ? Il faut que je joue seule mon horrible scène.
Prenant la fiole que Laurence lui a donnée.
– À moi, fiole !… Eh quoi ! si ce breuvage n'agissait pas ! serais-je donc mariée demain matin ?… Non, non. Voici qui l'empêcherait… Repose ici, toi.
Elle met un couteau à côté de son lit.
– Et si c'était un poison que le moine m'eût subtilement administré pour me faire mourir afin de ne pas être déshonorée par ce mariage, lui qui m'a déjà mariée à Roméo ? J'ai peur de cela ; mais non, c'est impossible : il a toujours été reconnu pour un saint homme… Et si, une fois déposée dans le tombeau, je m'éveillais avant le moment où Roméo doit venir me délivrer ! Ah ! l'effroyable chose ! Ne pourrais-je pas être étouffée dans ce caveau dont la bouche hideuse n'aspire jamais un air pur et mourir suffoquée avant que Roméo n'arrive ? Ou même, si je vis, n'est-il pas probable que l'horrible impression de la mort et de la nuit jointe à la terreur du lieu… En effet ce caveau est l'ancien réceptacle où depuis bien des siècles sont entassés les os de tous mes ancêtres ensevelis ; où Tybalt sanglant et encore tout frais dans la terre pourrit sous son linceul ; où, dit-on, à certaines heures de la nuit, les esprits s'assemblent ! Hélas ! hélas ! n'est-il pas probable que, réveillée avant l'heure, au milieu d'exhalaisons infectes et de gémissements pareils à ces cris de mandragores déracinées que des vivants ne peuvent entendre sans devenir fous… Oh ! si je m'éveille ainsi, est-ce que je ne perdrai pas la raison, environnée de toutes ces horreurs ? Peut-être alors, insensée, voudrais-je jouer avec les squelettes de mes ancêtres, arracher de son linceul Tybalt mutilé, et, dans ce délire, saisissant l'os de quelque grand-parent comme une massue, en broyer ma cervelle désespérée ! Oh ! tenez ! il me semble voir le spectre de mon cousin poursuivant Roméo qui lui a troué le corps avec la pointe de son épée… Arrête, Tybalt, arrête !
Elle porte la fiole à ses lèvres, hésite…, la regarde
– Que fais- je ?.. Mes récents malheurs ne m'ont-ils rien appris ?.. Personne ne m’écoute, jamais, malgré mes suppliques… Je suis leur jouet, gentille Juliette, toujours prête à accepter ce qu’on lui indique. Ô mon père, comte Capulet, qui ne veut pas entendre mon refus de ce mariage. Ô Roméo, gentil Roméo, qui n’entends pas mes inquiétudes, et pars sans plus un regard, persuadé qu’il pourra revenir. Ô frère Laurence, bon samaritain, qui m’offre un poison comme on offre un mouchoir… (Regarde le public). Ne suis je qu’une marionnette entre leur main ? Poupée virginale, à peine digne d’être considérée que dans l’acte matrimonial ? Quand donc me suis-je retrouvée à pouvoir choisir ma destinée ? Quand donc, sauf le jour où j'ai décidé de faire entrer Roméo dans mon cœur !?
Sa main se serre autour de la petite fiole. Juliette a les yeux en fureur.
– Je dois faire mes adieux ! Mais pas ceux qu’on attends de moi. Roméo, pour une fois, je te demande de me faire confiance… Il est temps que je te sauve, comme tu m’as sauvé…
Elle regarde de dégout le narcotique dans ses mains.
– Et cette horrible bouteille, pleine de dangers… Elle me fait me sentir telle une agnelle dans la nuit… A la merci des Hommes et de leurs méfaits… Plus jamais je n’apporterais à ma bouche une destinée choisie par autrui.
Elle fait mine de lancer la fiole, la porte s’ouvre
SCÈNE III
La chambre à coucher de Juliette.
Entre la nourrice.
La Nourrice (Kimberly) – Madame ; nous avons choisi tout ce qui sera nécessaire pour votre cérémonie de demain. Veuillez permettre que je reste avec vous à présent, et que je veille avec vous cette nuit ; car j'en suis sûre, vous avez trop d'ouvrage sur les bras, dans des circonstances si pressantes.
Elle vois Juliette en position pour jeter la fiole.
Madame, Qu’est ce que ceci ?!
Juliette (Elena), arrêtant son geste, à la nourrice : J’ai décidé de partir.
La Nourrice (Kimberly) – Madame ! Et où comptez-vous partir ?
Juliette (Elena) – A Roméo.
La Nourrice (Kimberly) – A Roméo ?
Juliette (Elena) – A Roméo ! (Juliette tressaille) Je ne peux accepter cette mascarade plus longtemps, nourrice… (Elle la regarde, les yeux en larmes) Ma famille veut tuer mon amour. Mon père veut me marier avec un homme que je ne peux aimer. Même le bon frère Laurence, dans toute sa bonté…
Elle dévoile la fiole à la nourrice.
… N’a rien trouvé de meilleur que de m'empoisonner. Aussi je pars. Ce soir. Et j’ai besoin de ton aide…
La Nourrice (Kimberly) – Mon aide ?
Juliette (Elena) – M'aideras-tu ?
Silence pesant. La nourrice s’avance.
La Nourrice (Kimberly) – Madame, je vous suis toute dévouée… Mais avez-vous suffisamment réfléchi à votre évasion ? Vous êtes notre bien-aimée Juliette. Il vous sera difficile de vous envoler sans attirer l’attention…
Juliette (Elena) – J’aimerais tant à cet instant ne pas être Juliette, nourrice… Je… Oh Nourrice ! Je peux ne pas être Juliette ! Je dois te poser une question : Es tu toi aussi l’objet de toute les attentions dans ce domaine ?
La Nourrice (Kimberly) – Madame ! Vous me vexez ! Vous savez très bien que je ne suis qu’une servante, une simple nourrice, indigne de l’attention des grands de ce monde…
Juliette (Elena) – Parfaitement, nourrice. Et quelle est donc notre plus grande différence ? Nos vêtements ? Nos toilettes ? Mais si nous les enlevons, ne sommes nous pas toutes les deux femmes ?
La Nourrice (Kimberly) – Oh Madame ! Que voilà une idée intéressante… Proposez-vous que nous échangions nos rôles ?
Juliette (Elena) – Exactement.
La Nourrice (Kimberly) – Et dans votre grande intelligence, avez vous pensé à ce qui arriverait à votre servante ? Car vos parents viendront me demander des comptes lorsque vous vous serez enfuie… Comment puis-je vous aider dans votre folie si elle m’entraîne à une mort certaine ?
(Silence, Juliette regarde la fiole)
Juliette (Elena) – Je crois que j’ai une solution à tes peines...
SCÈNE IV
La chambre à coucher de Juliette.
La nourrice est seule, habillée du costume de Juliette. Elle est au balcon.
La Nourrice (Kimberly) - Et ainsi nous y voilà… Dans quelle histoire suis-je devenue l’actrice ? Je vois au loin le cheval de Madame disparaître et me laisser là… Elle porte à l’instant un message au frère Laurence, qu’il sache ce qui l'attend. Ce ne sera pas Juliette dans le caveau… Ce sera moi… Adieu, Madame. Ce fut un honneur de vous servir… J’espère que nos derniers préparatifs vous permettront d’assurer à votre amour la meilleure des destinées… Car il est temps de terminer la mienne…
Elle se lève, et va vers le lit, puis prends la fiole.
- A moi, poison, faisons le saut de la foi ensemble… Mais avant, laisse moi profiter encore quelques instants de ma toilette parfaite.
Silence, elle respire doucement.
- Eh bien… Mon chemin vers la noblesse se termine d’étrange manière…
Elle attrape le couteau d’une main, et s’asperge la poitrine d’une jatte de sang, qu'elle jette ensuite par le balcon. Puis elle ouvre la fiole, et hésite...
- Au moins, ce soir, aurais-je l’insigne honneur de dormir comme une princesse… Et peut être, tel le conte pour enfant, trouverais-je mon prince charmant au réveil… Ah ! Si Madame a refusé sa destinée, alors l’espoir existe… Et le temps est venu de rejeter la mienne...
Elle lève la fiole au ciel, avant de l’ingurgiter d’un geste
- A Dieu !
La nourrice se jette sur le lit, derrière le rideau.
Scène dans l'ombre
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Roméo & Juliette : La quête des amants maudits
EPILOGUE
Le lendemain, clameurs et fracas résonnèrent dans la maison Capulet. Juliette avait disparu, assassinant sa nourrice ! Le comte était furieux. La lady était éplorée… L’amant déboussolé. Le jugement fut rapide et sans appel. Le prince, soucieux d’arrêter une bonne fois pour toute ces bains de sang, décida de punir la jeune dame comme le jeune homme. L’exil pour tout châtiment.
Mais Juliette était déjà loin, et à part sa désormais inerte nourrice, personne ne pouvait savoir dans quelle direction chercher… Plus étrange encore, Benvolio, dépêché à Mantoue pour en prévenir Roméo, ne trouva pas son ami. A peine découvris-t-il une lettre, écrite d’une main tendue, indiquant que la distance à son aimée avait eu raison de l’esprit du jeune homme et qu’il avait décidé de partir se jeter du haut d’une falaise… La nouvelle jeta la famille Montaigu dans la tourmente.
Nul ne sait ce qu’il advint des deux familles. Ni des deux amants. Mais une année plus tard, une missive anonyme arriva au frère Laurent. Celui-ci décida précipitamment de prendre pèlerinage. Il était question d’un baptême, l’enfant d’un ami très cher. Nul ne s’enquit d’avantage. Il partit rapidement, accompagné d’une sœur nonne toute fraiche ordonnée.
Et ainsi se termine notre pièce, sans plus de tragédie, ni de malheur… Car la meilleure manière de se soustraire à l’ire imprévisible des dieux et leur goût certain pour l’horreur est tout simplement de vivre silencieux.
Fin de la pièce
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Vive la KH's Family ! Reine de la république, Featherstone Jr, Gossip club, Call me KIM, Magic award du Serial Floodeur de 2023, active mais pa trop
Roméo & Juliette : La quête des amants maudits

Des applaudissements, des cris de joie. Voici ce que put effectuer le public présent, même si au niveau de Roméo et Juliette cela était différent : ils étaient sans voix. Oui, sans voix ; la prestation du groupe qu’eût dirigé le bibliothécaire les avait chamboulées ; alors même le bonheur menait à la mort, à la discorde de leur famille. Ils devaient donc l’accepter, la vie ne laissait pas de cadeaux aussi beaux sans sacrifice, et cela ils venaient de le comprendre.
Les deux amants s’approchèrent d’eux et sourirent difficilement avant de s’incliner noblement devant eux.
— Nous vous remercions pour ces faits que vous venez de nous apprendre.
— En écrivant cette nouvelle version de notre vie, vous nous avez démontré qu’une vie ne serait-ce heureuse demande des sacrifices ; et nous acceptons ce que notre écrit nous réserve et nous vous disons merci pour cette prise de conscience. Il faut profiter de l’instant présent.
— Oui, d’ailleurs, nous tenons à ce que vous soyez gracieusement récompensé, mais un simple merci peut peut-être valoir bien plus que l’or et l’argent. Une reconnaissance peut rendre heureux.
Les deux amants se redressèrent avant de poser un sourire bien trop sincère à ceux qui eurent pris le temps de tester une nouvelle histoire pour leur faire passer un bon temps.

J’avais souri en entendant ces mots prononcés à ce groupe qui avait tant donné, tant travaillé ; qui avait fait preuve d’imagination afin de faire entrer au sein de leur création les multiples contraintes reçues. Alors, je fis bien attention à l’ensemble du groupe lorsqu’ils quittèrent ce qui servait de scène et allai les retrouver.
— Je vous complimente tous pour votre ouvrage, vous avez su gérer les exigences avec beaucoup de rigueur et de réalité malgré l’espacement temporel ce qui est beaucoup pour l’imagination. Un exercice que vous avez réussi avec brio. Alors mes félicitations à tous !
Je désertais ensuite l’équipe et m’attendais à voir le second groupe commencer leur pièce de théâtre, mais rien ne vînt. Je regardai alors Vannina sans comprendre avant de leur laisser du temps, peut-être était-ce le stress ? Mais rien…
Je baissai dès lors la tête, cette mission avait sans doute été trop difficile ; les contraintes l’étaient probablement autant, mais essayer n’aurait fait de mal à personne. Surtout qu’avec l’enthousiasme du début, je pensais qu’ils allaient s’entendre pour un but commun, mais je m’étais peut-être trompé… Oui, cela était certainement le cas…
Je m’avançais alors sur scène et souris malaisément.
— Je voulais tous vous remercier pour la patience que vous avez eu à voir ces deux magnifiques personnes parmi nous, mais aussi, je souhaitais vous présenter mes excuses. Si ces jeunes personnes étaient parmi nous, cela fut par la mise en place d’un sort, mais n’étant pas inventeur, la conséquence a été tout autre par rapport au résultat papier. Il faut donc faire attention avec la magie, ne concevez pas n’importe quoi, car nous ne savons jamais ce qui peut en ressortir. Et je m’excuse auprès de Roméo et Juliette pour ce qu’ils ont vécu ; néanmoins, cela ne changera rien à ce qui vous a été écrit dans votre monde d’origine. Et je vous remercie d’avoir admis cette alternative et d’avoir joué le jeu.
Les mots étaient posés, certes sans montrer d’une façon plus profonde le regret qui me hantait par rapport à cette situation. J’avais fait une erreur et je devais en accepter les conséquences. Alors que je pris ma baguette pour tenter l’annulation d’enchantement, je les vis être entourés d’une fumée de couleur, la même que celle de leur arrivée. Un sourire était affiché sur leurs visages alors qu’ils disparurent, formant finalement une fumée violette pour se plonger dans l’ouvrage d’où ils provenaient (et qui se retrouvait non loin de là où je me trouvais). Pour conclure, peut-être que ce sort s’effaçait de lui-même dans le temps ?
Bibliothécaire : 01.09.45 - 28.10.46 |Professeur d'EdM : 29.10.46 - ...|DDM Serpentard : 15.11.49 - 27.08.50
Roméo & Juliette : La quête des amants maudits
RÉCOMPENSESVoici venu le moment tant attendu des récompenses !
Tout d'abord nous aimerions vous remercier d'avoir participé à cette animation 🙂
Pour l'équipe bibliothèque
@Elena Corbeau, @Erza McGowan, @Magdaléna Xarinez, @Elizabeth Merrow, @Damian Temple, @Léna Romanoff et @Kimberly HarlezVous remportez une jolie bourse, dont je vous laisse découvrir le montant dans votre Rapeltout, bravo à vous !![]()
Pour l'équipe chorale
@Alice Smith, @Jenna Cobain, @Edmund Dale, @Alicia Karp, @Leo Ginger, @Laurence Solomon et @Ellana MemoriaLes récompenses arriveront bientôt, j'espère qu'elles vous conviendrontMalgré un parcours inachevé, vous méritez quelques chocogrenouilles qui rejoindront bientôt votre malle, bravo également !Le sujet sera clôturé dimanche soir, 20 h 00 ; si vous souhaitez déposer votre avis d'ici là n'hésitez pas !
#ekipfamily ~
La musique n'est pas ce que je fais. C'est ce que je suis. ~ Cheffe du Chœur de Poudlard ~
24 in 1 body, what do you have to say?
Roméo & Juliette : La quête des amants maudits
Bonjour,
Malgré le fait que je n'ai pas pu m'investir comme je le pensais à cause des vacances, j'ai beaucoup aimé cette animation. L'idée était originale, et recréer leur histoire m'a beaucoup plus. Je vous remercie pour cette organisation folle, et merci aussi à mes partenaires.
Bonne journée,
Erza
Patriote 2021 et 2022 • je déteste j'aime Mélo • Préfète inRP pendant toute l'année 2048-2049
Malgré le fait que je n'ai pas pu m'investir comme je le pensais à cause des vacances, j'ai beaucoup aimé cette animation. L'idée était originale, et recréer leur histoire m'a beaucoup plus. Je vous remercie pour cette organisation folle, et merci aussi à mes partenaires.
Bonne journée,
Erza
Patriote 2021 et 2022 • je déteste j'aime Mélo • Préfète inRP pendant toute l'année 2048-2049