20 août 2021
 INFOS RP  La Galerie des portraits


1ère place - Charlotte Dwight
Reducio
Chers enfants, je reviens vers vous pour vous conter une histoire qu'on ne rencontre pas tous les jours dans les livres pour la simple et bonne raison qu'elle tourne autour de la vie d'une grande sorcière. Ecoutez petits enfants…
Diana Klim était une jeune femme au teint pur. Elle vivait une vie faite de règles mais également de grandes joies qui la ravissaient tous les jours. C'était une sorcière des plus connues dans la noblesse pour les histoires qu'elle adorait raconter. Elle vécut à la renaissance et après avoir passé son adolescence à Poudlard telle la sorcière qu'elle était, elle retourna dans le château de son enfance. Elle vivait dans une grande résidence dans la campagne anglaise où elle se plaisait. Pourtant en rentrant chez elle, elle eut beaucoup de mal à se faire à la vie de château.

Toute sa vie, Diana avait aimé raconter des histoires. Le soir à Poudlard, elle se déplaçait de dortoirs en dortoirs, d'endroits sombres en endroit sombres et elle racontait des histoires ou faisait des farces à quiconque qui la croisait. Elle avait un talent d'actrice fabuleux et elle était habituée à jouer d'ingéniosité pour toujours surprendre ses auditeurs tout en y glissant souvent une petite touche d'instruction. Tout y passait, les histoires de fantômes, les contes pour enfants pour les premières années, les histoires réelles à faire peur mais son domaine préféré était celui des contes et du merveilleux. Elle avait une prédominance pour ce type d'histoire qu'elle trouvait absolument fabuleuses et qui sortaient de sa tête bien plus facilement que la magie de sa baguette. C'est ainsi qu'elle rentra chez elle. Toute couverte d'honneur pour son année bien réussie (et en plus elle était douée), une grande fête fut organisée. Et lorsque que la fête se termina, que la vie repris son cours habituel au château, Diana fut triste pendant un long moment. Elle allait certainement être mariée à un grand noble voisin qu'elle n'aimait pas et il lui serait alors impossible de voyager pour raconter ses histoires, son rêve le plus grand.

C'est alors qu'elle prit la plus grande décision de sa vie. Un an après son retour au château, aux alentours de ses 18 ans, après une année à se promener dans les coins, à aider ses parents et sa famille au château, ainsi qu'en allant conter quelques histoires à ses petits frères, elle sortit de sa vie de paraitre et refusa toutes les propositions de mariage qu'elle avait eu sans laisser ses parents donner leur avis. Après s'être laissé faire pendant trop longtemps, Diana décida de prendre des initiatives. C'est maintenant que nous en arrivons à la scène de ce tableau. Vous voyez ici Diana Klim au milieu de plusieurs enfants dont trois de ses frères, les deux plus grands debout et celui assit à ses pieds, Diana étant la femme avec le laurier sur la tête. Vous vous demanderez peut-être pourquoi je vous parle du tableau maintenant, vous devez avoir l'impression d'avoir fait un bond dans le temps et c'est effectivement le cas. Diana dans sa conscience la plus profonde avait, comme je vous l'ai dit, plus envie que jamais de raconter des histoires et c'est donc ce qu'elle fit. Elle est représentée quelques années plus tard en train de raconter des histoires à ses petits frères devenus grands mais également à ses amis et les enfants des villages alentours, moldu ou non. Elle triait les histoires qu'elle racontait en fonction de qui l'écoutait pour ne pas risquer de briser le secret magique. C'était des histoires qui avaient pour but d'instruire sur tout et n'importe quoi même si elles étaient romancées. Parfois, elle les inventait sur le vif et d'autres fois, elle préparait une mise en scène.

La jeune femme adorait les costumes et accessoiriser sa tenue en fonction de ce qu'elle allait raconter. Elle se promenait beaucoup pour donner du corps à ses contes et elle en profitait pour améliorer ses séances de contage en s'habillant différemment. Sur le tableau elle possède une feuille de laurier, sa plante préférée qu'elle aimait pour son odeur mais pas seulement. Ce jour là, un peintre connu était venu dans une de ses séances où elle contait pour ses frères plus jeunes mais également pour quelques demoiselles. Diana avait mis sa fleur de laurier qui était également un symbole de ce qu'elle allait raconter. La feuille signifiait que son histoire était réservée aux grands sorciers. Ses instructions dans ce conte resteront gravées dans la mémoire de nombreux sorciers. C'est en ce jour qu'elle raconta de nombreuses légendes sur l'art de charmer, de vivre en société dans différentes situations adultes.

Diana est décédée à un âge vénérable. A travers ses lèves, de nombreuses histoires de par le monde furent racontées jusqu'à la fin de ses jours. Elle puisait son imagination dans ses livres et dans les innombrables promenades et voyages qu'elle effectuait pour aller raconter. Elle connaissait l'Histoire sur le bout des doigts et l'enseignait par des moyens parfois détournés. Diana était une professeur fabuleuse sans même être reconnue. Peut-être vous demandez vous ce que ses parents ont pensé de cette vie sortant du cadre ? Ils n'ont rien dit voyant le bonheur sur les visages de tous malgré quelques désaccords.
Vous connaissez désormais l'histoire de Diana, une femme dont tout conteur et professeur d'histoire qu'il soit moldu ou sorcier devrait se souvenir. Sa méthode était vraiment belle et elle avait une imagination hors du commun ne se lassant jamais de ce qu'elle faisait. C'était une belle personne. J'espère que vous ferez de beaux rêves ! Dormez bien petits enfants

2ème place - Élizabeth Merrow
Reducio
12 mai 100, Ancienne-Angleterre dans les environs (actuels) de Wilfholme.

Silence presque total, seule la voix de Pénéloppe se faisait entendre. Après tout, elle était une merveilleuse conteuse d'histoire, passionnée par la matière elle même. Elle n'était pas professeure d'Histoire de la Magie et des Anciens Contes pour rien. Lorsqu'elle faisait cours au peu d'élèves que recueillait son village, les adultes venaient l'écouter. En effet, Pénéloppe Uharte avait le don de l'immersion: quand elle racontait une histoire, enfants et adultes avaient l'impression de vivre la période contée. C'était un don magique, certains disaient même que les dieux eux-mêmes lui avaient donné, dû probablement à la pureté de son coeur. En ce jour du 12 mai 100, Pénéloppe était assise et racontait une histoire d'un héros. Ce dernier venait de montagnes lointaines, sur un continent encore inconnu aujourd'hui. La légende racontait que ce dernier était à la recherche de laurier, mais pas n'importe quel laurier, le laurier Densetsu. Une grave maladie avait ravagé son village, et ce laurier lui permettrait de le sauver. Pour faire plus vrai que nature, Pénéloppe prit même une branche de laurier pour expliquer les différentes caractéristiques magiques du laurier Densetsu. Tout le monde captivé par l'histoire épique, personne ne vit arriver un voyageur inconnu qui tenait avec lui une sorte de toile et quelques instruments pour peindre. Ce dernier trouvant la scène surprenante, il décida de la peindre.

17 avril 1200, Angleterre, Poudlard

Il arriva en courant vers l'actuel directeur de Poudlard. Essoufflé, il présenta à l'homme le tableau qu'il portait depuis plusieurs dizaines de minutes.
- Excusez-moi M. Le Directeur, dit-il en inclinant la tête, mais regardez ce que des sorciers ont trouvé...
Le tableau représentait un petit groupe de personne, assis, écoutant une femme. Le directeur l'observa attentivement avant de déclarer:
- Je veux qu'il soit exposer sur le mur de l'escalier est qui mène au troisième étage. J'aurai besoin d'un peu plus de temps pour l'étudier, mais il me dit vaguement quelque chose...

***

En effet, le voyageur inconnu peint Pénéloppe Uharte en compagnie de certains villageois. Le tableau fut trouver dans une vieille maison abandonnée qui appartenait au voyageur en question. Il peignit plusieurs dizaine de tableaux dans sa vie, dont celui-ci.

3ème place - Noémie Claire
Reducio
Un jour, où tous les rouges et or se trouvaient en cours, la grosse dame s’ennuyait ferme. Elle aimait râler à leurs propos, mais force était de constater que sans eux tout était vide.

Elle se décida à rejoindre un des tableaux les plus vivants de Poudlard. Passant de tableaux en tableaux, elle arriva enfin à destination. Elle aurait voulu pouvoir humer l’air de la forêt, sentir la terre sous ses pieds. Mais rien de tout ça pour les peintures malheureusement. Par contre elle pouvait entendre les piaillements de chacun. Tous les regards étaient tournés vers une jeune femme, fille du seigneur local : Honor Ofliving. Elle racontait quelques histoires de bardes, ces derniers venant régulièrement conter les nouvelles de tout le pays. Du moins de leurs vivants, aujourd’hui n’existait plus que des souvenirs d’un temps définitivement révolu. La grosse dame ne put s’empêcher de se rappeler que tous ici, mourrait sous la main des français, lors d’une de leurs multiples guerres. Tous le savaient ici, mais d’aucun ne voulait se l’avouer.

Sa présence fut enfin remarquée, elle fut saluée avec beaucoup de politesse, mais très vite les jeunes gens étaient plus intéressées par Honor. Cette dernière, tout en parlant regarder nostalgiquement vers le château, que le peinte avait eu la bonne idée d’inclure. Sûrement quelques souvenirs de banquets grandioses devaient lui revenir. Chacun ici auraient voulu retourner chez eux, et embrasser leurs familles, mais tous se retrouvait coincés à jamais, devant tous se supporter.

La grosse dame trouvant cette ambiance trop morose, parti en quête d’un autre tableau, et pourquoi pas même rejoindre Violette.

25 ans inRP
Benjamine de la Pédagogie, Championne du Tournoi des Trois Sorciers, Rôtisseuse de Sang-Pur (BBQEAF), coeur du KEN et Briseuse de Rêves. La fille du FEU! Elinasorus-Rex
20 août 2021
 INFOS RP  La Galerie des portraits


1ère place - Xénos Sperande
Reducio
Plus un Kopeck. Le vieil homme lécha la dernière goutte de vodka au fond de son verre et fouilla de nouveau ses poches à la recherche de quelques pièces supplémentaires. Il soupira, il n’avait plus un Kopeck. Il avait passé la semaine à glâner dans les champs d’en bas pour les vieilles filles du village, il avait fait le bois du Conte de la Vallée… Ça lui avait rapporté un peu mais après quelques bons repas et quelques verres il était déjà à sec. L’Automne était désagréable cette année, pluvieux et froid… Il était trop vieux pour cette vie de misère, il remit son manteau sur ses épaules en frissonant.

Un petit flacon plein d’un liquide transparent glissa sur la table de bois devant lui. Il leva des yeux éberlués vers son généreux bienfaiteur. Un jeune homme brun et élégant le toisait, un fin rictus aux lèvres.

— Oh ! Merci bien mon garçon balbutia le vieux Moldu.

Le jeune homme s’assit en face de lui.

— Vous connaissez bien ces bois monsieur ? S’enquit-il poliment, j’ai entendu dire qu’il y avait un trésor caché dans le coin et on m’a… Conseillé de vous choisir comme guide.

— Oh pour sûr, j’ai passé toute ma vie ici, je connais cet endroit comme ma poche. Pour le trésor je sais même où il est si vous voulez. Enfin pas précisément sinon je serai pas là dans c’t’état-là mais je sais dans quel coin c’est.

Il déboucha le flacon et en bu une bonne gorgée, savourant la chaleur de l’alcool le long de sa gorge.

— Je peux vous emmener si vous voulez ? Reprit-il avec un regain d’optimisme.

Le jeune homme sourit, un éclat rouge miroita un instant dans ses prunelles.

— Inutile sussurra t-il en se penchant vers lui, plongeant son regard magnétique dans les yeux hagards du paysan. Concentrez vous seulement sur le lieu.

Le vieux visualisa le sentier qui menait de l’auberge à travers la luzerne puis qui serpentait le long de la montagne mais bientôt ses pensées se transformèrent en un rêve éveillé, les images dansaient devant ses yeux comme d’elles-même. Il pouvait sentir la fraîcheur de l’ombre de la forêt, l’odeur de bois pourri et de terre humide, ensuite il fallait s’enfoncer profondément dans la forêt, il avait ses repères. Le vieux chène mort, puis le rocher en forme de poing et enfin l’arbre creux. Il n’aimait pas cet endroit. Les légendes disaient qu’un Baron caractériel avait assassiné une jeune princesse qui refusait de l’aimer juste ici, qu’il s’était ensuite suicidé de dépit et que son âme d’assassin errait à la recherche de nouvelles victimes. Il y avait quelque chose de mélancolique et de sordide dans ce coin-là… Il cilla et ses impressions effrayantes et sombres s’effacèrent aussitôt. Il posa sa tête sur sa main et son regard se perdit dans le vide, embrumé.

— Je vois fit pensivement le jeune homme en se levant d’un mouvement majestueux, ça prendra sans doute la journée… Autant procéder sur place si même les moldus l’évitent, il faut simplement un humain à…

Ses yeux rougeoyant revinrent au paysan albanais et il sourit.

— Finalement j’aurai besoin de votre aide, si vous m’accompagnez je vous donnerai de quoi être libre et échapper à vos soucis.

Le vieux paysan albanais hocha la tête d’un air docile et se leva, précédant cet étrange jeune homme vers la sortie. Il avait peut-être de la veine au final, le gamin avait l’air riche et pourrait sans doute lui donner de quoi passer l’hiver agréablement. Tout ça pour une breloque, une couronne toute rouillée qui n’était peut-être pas plus réelle que le chausson de cendrillon… Le paysan eût quelques scrupules à s’enrichir sur la crédulité d’un si gentil jeune homme.

— ‘savez personne a jamais trouvé ce soi-disant diadème m’sieur lui dit-il, m’est avis que c’est une légende et que vous ne trouverez rien… Oh ça me rappelle qu’on s’est pas présenté avec tout ça… C’est quoi votre nom à vous ?

— Je suis Lord Voldemort répondit le sorcier en suivant le paysan albanais dans la brume automnale.

2ème place - Élizabeth Merrow
Reducio
L'astronomie était une matière fascinante et complexe. La preuve vivante était William Arterton, qui enseignait cette matière depuis plus d'une quinzaine d'années désormais. Ce dernier était un homme qui attisait la curiosité de toutes et de tous: les différentes théories qu'il émettait semblaient complexe et très farfelu. Personne n'arrivait à comprendre sa logique. Et pourtant il était un professeur très réputé. Tout le monde le respectait, malgré sa façon de pensée très étrange selon la population. En 1843, il avait annoncé sa démission. Ce dernier travaillait à Poudlard depuis près de deux décennies, et William pensait qu'il était temps de céder sa place, afin qu'il puisse passer le restant de ses jours dans les étoiles. Le directeur actuel de Poudlard ne voulait en aucun cas le laisser partir sans qu'il y ait un tableau le représentant, afin d'habiller les murs du château. D'un air ennuyé, William accepta.
Assis sur une chaise, le peintre lui demandait de se tenir droit. Ce dernier refusa en expliquant qu'il n'allait pas rester dans une position qui n'était pas naturel pour lui, pendant des heures. Au bout de quelques minutes, le peintre céda, mais Mister Arterton lui demanda de lui apporter une bouteille de Cognac ainsi qu'un verre. Il disait que c'était pour apporter de la vraisemblance au tableau, au cas où si le portrait ne lui ressemblait pas. Le peintre, outré par son comportement, accepta sans rien dire, se disant que l'ancien professeur avait un caractère de cochon. Tête posé sur sa main, coude sur la table et le regard perdu dans le vide. C'était la véritable représentation de William Arterton. A la fin de la séance, ce dernier but d'un trait son verre et observa le tableau. Il resta silencieux quelques instant avant de lancer:
- On sait que c'est moi, grâce à la bouteille. Même si je dois avouer que le portrait possède quelques traits de mon visage... Ne pensez pas qu'il me représente totalement, la bouteille fait tout le charme du tableau.
À ces mots, Mister Arterton sortit de la pièce, et le peintre souriait car ce dernier venait de le complimenter.

25 ans inRP
Benjamine de la Pédagogie, Championne du Tournoi des Trois Sorciers, Rôtisseuse de Sang-Pur (BBQEAF), coeur du KEN et Briseuse de Rêves. La fille du FEU! Elinasorus-Rex
30 oct. 2021
 INFOS RP  La Galerie des portraits


1ère place - Sarah Priddy
Reducio
Au détour d'un couloir près de la salle de métamorphose.


Image


- Depuis quand elle tire cette tronche celle-là ?

Des années, des années que je regarde passer ses élèves dans les couloirs en écoutant leurs commentaires. Comme je leur envie leur baguette, leur magie, leur rire et leur vie. Je suis condamnée à rester là désormais à attendre pour rien car maintenant je le sais, il n'est pas revenu.

Il était pourtant parti fier et triomphant, me promettant monts et merveilles des pays de l'Orient. Je vois encore quand je me concentre le navire quitter le port le 4 septembre 1839. Je vois les voiles qui se déployaient dans le vent et l'écume qui se brisait sur la coque brillante. Il a tenu ses promesses, un temps du moins, en témoigne cette merveilleuse robe de soie bleue que je me plaisais tant à porter chaque jour ou presque malgré les commérages des autres dames. Je les entends encore "elle n'a que ça à se mettre ma parole" Des sottes, des ignorantes. Mais quand tout le monde est revenu trois années plus tard, il n'était pas là.

Il a parait-il succombé. Non pas au combat comme tant d'autres. Non non.


- C'est vrai qu'elle ne respire pas la joie de vivre. Pourtant elle est bien là dans son parc mais elle a un peu l'air ailleurs.

Un jour il m'a fait transmettre une fleur magnifique, une orchidée. Il paraît qu'elles poussent nombreuses et éclatantes dans ces pays. Je l'ai chérie et j'en ai pris soin. Elle symbolisait pour moi l'espoir de le revoir vivant. James a toujours aimé les fleurs. Il taillait les rosiers avec tant de soins. J'ai inventé un sortilège pour lui, il a une douce couleur rosée, comme le teint de ses lèvres. Je l'ai nommé Orchideus et il me permet de faire apparaître à volonté toutes les fleurs que je souhaite et de garder toujours fleuri notre demeure. Je fais apparaître des roses pour lui et des fleurs plus délicates selon les saisons sans oublier les orchidées.

- Je me demande si les fleurs d'un tableau peuvent faner... Elles sont belles en tout cas, il serait chouette ce bouquet de fleurs des champs dans les dortoirs.

Non, idiot. Comme moi, elles sont éternelles sauf si on déchire cette toile et double non, tu ne voudrais pas les avoir dans ta chambre. Pas celles-là en tout cas. Mes bouquets ne sont plus ce qu'ils étaient. Plus depuis que j'ai su que mon James était mort à cause d'une fleur. Mort pour une fleur dont il devait prendre soin, mort en succombant à son attrait, à son poison. Mort dans l'opium. C'est ainsi qu'ils ont nommé cette guerre, la guerre de l'opium. Depuis que j'ai su que les pavots pouvaient être cet horrible poison, ma haine est si forte envers ces plantes que je chérissais que mon sortilège fétiche en est tout chamboulé. Mes bouquets ne sont désormais plus que poison. Mon Orchideus est devenu une arme redoutable et pour faire taire mes visiteurs, j'orne mes allées de ce venin colorés. Chaque fleur dégage une odeur, un parfum qui plonge les visiteurs indésirables dans une profonde euphorie, un délire. L'opium, le poison de la Chine s'échappe désormais de chacune de mes créations pour perdre ceux qui me dérangent.

- J'ai l'impression qu'elle nous regarde... J'aime pas trop son regard.

Si tu savais comme j'aimerais pouvoir te donner ce joli pavot rouge. Oui, celui que tu vois dans ma main. Il est seul parmi les autres petites fleurs du jardin. Il attire l'œil parmi les pâquerettes et les boutons d'or, les petits mourons pourraient vous mettre la puce à l'oreille, leur nom est un mauvais présage, il y a forcément strangulot sous roche. Mais... vous ne connaissez pas le nom de mes fleurs et vous n'êtes pour rien à mon malheur. Vous êtes juste jeunes, naïfs,... sots.

- A votre place, je ne me fierais pas aux apparences jeunes gens. Les plus belles fleurs sont parfois les plus dangereuses.

Et maintenant, déguerpissez ! Je ne veux plus vous voir ici, devant moi.

2ème place - Charlotte Dwight
Reducio
La brigade des histoires historiquement magique est de retour pour vous conter une histoire absolument fantasmagorique. Chers enfants, écoutez notre histoire...
Elda Snilf vécu en Angleterre pendant un âge d'or où la bourgeoisie régnait en maître. Elle était une grande bourgeoise assez sûre d'elle mais très hautaine. Dans la société, peu de gens l'appréciaient à cause de son mauvais caractère mais elle adorait se pavaner de villages en villages. Oh bien sûr ! Elda était une sorcière bien que peu renommée. Elle maitrisait les bases de la magie de telle sorte à ce qu'elle ait réussi sa scolarité à Poudlard avec une belle moyenne d'Effort Exceptionnel.

A la fin de sa scolarité tout ce qu'il y avait de plus banale, elle décida de se séparer de ses parents sans pour autant se séparer de leurs habitudes et parti avec une magnifique procession sur les routes. Son envie de se promener de villages en villages lui était venue de ses parents, tout aussi bourgeois qu'elles qui adoraient s'étendre dans leur richesse et la montrer au monde sans leur en faire profiter. Voulant perpétuer cette tradition, elle continua son rôle de jeune femme très riche et hautaine et continua à aller au travers du pays pour rencontrer de jeunes gens et faire semblant de comprendre leur condition.

Elda était une personne détestable. Elle profitait de son luxe au travers du pays et était toujours vêtue de bleu, un bleu qui faisait riche. Partout où on la voyait passer, elle héritait de surnoms tous plus laids les uns que les autres mais toujours en rapport avec sa tenue pour finir sur La Dame Bleue. Elle fit les coups les plus pendables aux villages en leur faisant espérer qu'elle leur rendrait quelque chose après qu'ils l'aient aidé mais elle n'en faisait rien et cherchait juste à se pavaner. Elle utilisait sa magie à mauvais escient et faisait disparaitre sous sa cape un grand nombre d'objets de paysans qui n'avaient rien demandé.

On pourrait trouver cela étrange mais c'était la manière de vivre d'Elda. Elle vécut une dizaine d'année sans avoir de problème en compagnie de son majordome et de son cocher avant de se heurter à un fabuleux mur. Notre Elda plus jeune du tout, aurait entendu parler de quelque chose qui lui vibrerait aux oreilles. Au cours de ses observations dans les villages, elle avait remarqué que plusieurs villageois et villageoises semblaient heureux même dans la famine et la pauvreté. Alors, elle s'est penchée sur la question et a découvert la raison de ce mystère. Les gens, qu'ils soient moldus ou sorciers avaient un secrets qu'elle ne possédait pas. Ils avaient le secret de l'amour. Oui c'est un peu cliché dit comme ceci, mais c'est vraiment ce qu'Elda découvrit après quelques recherches.

Elle partit donc dans une longue quête à propos de ce mystère qu'était l'amour. Et elle décida de faire son objectif ultime de vie, une étude autour de l'amour. Elle continua à parcourir l'Angleterre de font en comble pour trouver quelqu'un capable de la renseigner. Au cours de ses diverses promenades, elle tomba sur des gens qui criait à la trahison de l'amour, des jeunes et des personnes plus âgées qui trouvaient terrible de ne pas pouvoir vivre l'amour une fois dans sa vie même si cela ne se terminait pas forcément bien et d'autres qui vivaient au moment où elle les croisa une histoire d'amour fabuleuse.

Rapidement, entendre tout ce tas d'histoire à propos de ce tant connu "amour", l'adoucie et elle voulu trouver le prince charmant. Seulement ses années de méchanceté et de recherches, lui avaient pris un temps monstre et elle fut trop âgée pour pouvoir vivre ce secret elle aussi.

Elda, même adoucie, continua à être un peu aigrie et s'enferma dans une tour, elle qui avait tant voyagé. Elle n'en sortit plus que quelques fois pour proposer ses traités sur l'amour, ses observations. Une fois, elle pu transmettre son manuscrit à un éditeur qui lui demanda de se faire peindre pour pouvoir être reconnue. Lors de cette peinture notre Elda aigrie de la vie s'est changée le visage pour se rajeunir mais ce n'est pas cela qui lui offrit un regard flamboyant et un air dépressif trainait sur son visage.

Pourtant Elda bien après sa mort, devint un femme très connue pour ses nombreux traités sur l'amour, elle qui n'avait rien vécu...
Voilà l'histoire d'Elda mes enfants. Je vous souhaite de ne jamais finir comme cette femme même si ses grandes théories ont été respectées par de grands chercheurs en relations humaines. La touche de magie qu'elle y ajouta subtilement était très respectée malgré son caractère déplorable. Bonne nuit, chers enfants amoureux...

3ème place - Edmund Long
Reducio
Sir Enrick avait fait de son mieux pour faire plaisir à sa douce. Sachant qu'elle appréciait grandement les promenades en nature, il avait réservé une calèche haut de gamme — et tirée par des sombrals, s'il vous plaît ! comme le disent les Français — pour faire un tour dans les collines boisées de la côte galloise. Paré de son plus beau pourpoint — mais à vrai dire, ils l'étaient tous — rehaussé d'une montre à gousset, de collants nacrés et de ses plus exquises chaussures, il s'en était aller quérir sa belle à la porte de sa demeure pour l'inviter à cheminer en sa compagnie. Vêtue d'une robe bleue qui mettait en valeur son visage charmant, elle était venue à sa rencontre avec une pointe de curiosité ravie dans le regard — comme toujours — puis avait accepté avec engouement lorsqu'il lui avait fait part de ses projets pour la journée. Comme toujours, elle l'avait laissé attendre quelques secondes avant de prendre son bras, dans ce qu'il aurait appelé un petit jeu comique qu'ils avaient depuis qu'ils se connaissaient.

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Enrick était venu la chercher chez elle. Encore. Sans s'être annoncé auparavant. Encore. Pour la monopoliser durant toute la journée. ENCORE.

Par Merlin, heureusement qu'il était d'une niaiserie sans limiter sans quoi il n'aurait pu manquer son air exaspéré : elle avait eu un mal fou à ne pas le gifler céans à la découverte de son faciès insupportable sur le pas de sa porte. Fichus parents qui la mariaient à un bon à rien et fichu bon à rien qui était si insupportablement bon à rien !

Emma avait pourtant accepté de faire des efforts. Elle avait pris sur elle. Elle avait acquiescé lorsqu'il avait déblatéré bêtise sur bêtise, feint la plus grande stupeur naïve lorsqu'il avait conté l'histoire incroyable de son combat avec un dragon de Cornouailles — tout le monde savait qu'il n'y avait pas de dragons en Cornouailles, tout le monde. Elle était allé jusqu'à lui servir du thé pour lui faire plaisir. Lui servir du thé ! Elle détestait le thé et encore plus de faire la servante à préparer des concoctions pour des sorciers aristocrates incapables de survivre seuls pendant trois jours !

Fallait-il bien que l'illustre imbécile disposât d'un nom et d'un titre que son père désirait pour ses petit-enfants avoir pour ses petits-enfants...

Cependant, pour une fois, Emma était d'excellente humeur. Son très cher Monsieur Ènerique, comme disent les Français — ou les imbéciles, cela dépendait du point de vue — lui avait fait une proposition que jamais elle n'aurait voulu refuser : marcher en pente, en forêt. Avec lui. Lui ! En pente ! En forêt !

La jeune femme se força à penser à autre chose avant de se mettre à rire à gorge déployée — elle ne voulait pas que Monsieur Ènerique ne se rendît compte qu'elle n'écoutait absolument pas ce qui devait être une logorrhée sans doute très inintéressante sur les hausses du prix des veracrasses finlandais qu'il affectionnait tant pour aller à la pêche.

Le trajet jusqu'à leur point d'arrivée ne saurait être trop court.

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Cela faisait plusieurs heures que Maverick traquait cet hippogriffe. Il avait beau avoir plus d'une dizaine d'années de braconnage derrière lui, la bestiole, même blessée, courait diablement vite. Heureusement qu'il avait réussi à la toucher à l'aile, sinon il aurait pu dire au revoir à son salaire de la semaine. Cent gallions le bestiau, ça faisait quand même un bon chiffre. Un chiffre bien rond, comme il les aimait. Après vol de tout ce que les autres enfoirés de la commission pourraient lui voler sans que ce soit considéré "excessif" — par qui ? ça il ne l'avait toujours pas compris — il devrait quand même lui rester une jolie bourse de vingt pièces d'or, de quoi offrir un p'tit truc scintillant à sa douce pour se faire pardonner d'avoir siphonné de la biéraubeurre avec les copains la veille jusqu'à plus avoir un rond.

Arrivé à un croisement — si tant était que l'on pût qualifier que que ce soit que croisement dans un sous-bois aussi dense — Maverick s'arrêta un instant avant de porter les doigts à un arbre dont les branches basses avaient été cassées. Une traînée sanglante et plusieurs plumes y étaient accrochées et en la suivant du regard, il put observer que quelques autres branches, plus haut dans les frondaisons, étaient elles aussi brisées. Un grand sourire se dessina sur son visage : si l'hippogriffe tentait de s'envoler malgré sa blessure, c'était qu'il commençait à désespérer.

Sentant sa bourse s'alourdir de vingt gallions, il reprit sa traque avec enthousiasme.

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Assise sur un rocher, Emma attendait impatiemment qu'Enrick reprît son souffle, prenant sur elle pour retenir la moue exaspérée qu'elle sentait poindre sur son visage.

La "promenade" — qu'il eût été plus à propos de qualifier de pauses entrecoupées de très courts instants de marche — avait été une véritable torture. Emma avait pensé que voir le sorcier pompeux avaler ses larmes serait amusant — et il n'y avait pas à dire, ça l'avait été au début — mais l'ennui profond qu'elle ressentait à chaque fois qu'elle s'asseyait pour l'observer s'écraser sur un tronc ou un rocher pour reprendre son pathétique souffle était bien trop grand pour y trouver un quelconque divertissement. Excédée, elle retint de justesse un profond soupir.

Et dire que, seule, elle faisait le tour de la colline, à l'affût de plantes utiles pour ses potions, en trois fois moins de temps qu'il leur avait fallu pour marcher jusqu'au quart de la hauteur totale qu'ils devraient grimper. Quelle perte de temps incroyable.

Enrick, enfin suffisamment reposé pour pouvoir interrompre ses soufflements de dragons par quelques phrases plusieurs fois par minute, entama une longue explication des raisons de sa fatigue exceptionnelle. Lorsqu'il commença à invoquer un alignement astral particulièrement défavorable aux Lions, Emma décida que ce n'était pas la peine de l'écouter.

Elle préféra plutôt se concentrer sur les bruits de craquements qui se rapprochaient de leur position à une vitesse alarmante. On aurait dit un gros animal sauvage. De façon assez surprenante, il ne déplaçait cependant pas en ligne droite comme le ferait un animal effrayé mais semblait plutôt avancer en zigzagues. Comme un animal qui ne saurait où aller pour s'échapper. Mais que se passait-il donc ici ?

« Et c'est pourquoi je pense qu'il serait mieux que je te fasse ma demande en ce lieu, par ailleurs bien plus charmant que le haut de cette collines où nous pensions pique-niquer,... »

Guère attentive au discours qu'elle savait parfaitement inintéressant — il allait sans doute faire des ronds de jambe et des métaphores précieuses pendant dix minutes avant de se rendre enfin compte qu'il n'avait pas le courage de faire sa demande en mariage ce jour-là, comme il le faisait pratiquement chaque semaine depuis maintenant trois mois — Emma se saisit discrètement de sa baguette qu'elle dissimula sous sa main droite, posée sur ses genoux. Si une bête devait arriver furieusement sur eux, elle serait prête à se protéger.

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Allons Enrick ! Un peu de courage par Merlin ! Cela fait à présent plus de trois lunaisons que tu retardes cette demande, il est temps de te prendre en main ! Que dirait Mère, si elle savait que son fils est toujours jeune garçon ? Respire un bon coup et choisis ton destin !

« ... où nous pensions pique-niquer, car voyez-vous, bien que la mer ne soit point visible depuis notre station, le ciel et les arbres alentours sont, ma foi, fort agréables et porteurs d'une esthétique naturelle que l'on pourrait même qualifier d'enchanteresse, ne pensez-vous pas ? Le vent soufflant dans les feuillage est comme une ode à la gloire du Beau et un refrain entêtant en l'honneur du pur amour — comme ils disent en France. »

Un craquement violent retentit derrière le gentilhomme qui perdit connaissance avant même de savoir ce qui lui était arrivé.

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Par le caleçon de Merlin, il avait pas bientôt fini de courir c't'hippogriffe de... Bon sang !

Maverick courait encore et toujours dans les collines, pourchassant la bestiole qu'il savait proche — très proche — mais qui refusait toujours de se laisser attraper. C'qu'il fallait pas faire pour vingt malheureux gallions !

Mais elle allait bientôt s'arrêter cette sale bête !

Brusquement, comme si une quelconque entité supérieure l'avait entendu et jugé sa demande louable, le bonhomme débarqua dans une clairière rocheuse. Là, la sale bête était couchée sur le flanc, inconsciente, entre une femme d'apparence noble assise sur un rocher, baguette brandie, et un homme tout aussi noble d'aspect que la femme et tout aussi inconscient que l'hippogriffe.

Gêné d'être pris sur le fait, le braconnier tenta une petite courbette et afficha un sourire gêné.

- Eh... bien le bonjour ma p'tite dame, j'vous avais pas vus... désolé de vous emmer... importuner comme ça, je cherchais ma... euh... ma bague que c't'hippogriffe m'a... m'a engloutie ! Merci bien d'l'avoir assommé pour...

Emma se contenta de décocher un regard blasé sur le chasseur illicite.

« Oui, oui, c'est cela, bien entendu. Je vous en prie, récupérer donc votre bague monsieur pendant que je récupère mon cadavre de futur conjoint. » rétorqua-t-elle.

Le visage de Maverick se décomposa quand il porta les yeux sur le gentilhomme inconscient sur le sol. Il... il n'était tout de même pas... ? Oh par Merlin ça allait lui coûter si cher !

Emma retint un haussement de sourcils.

« Ne vous inquiétez pas, il va bien, il s'est juste fait ruer dessus par l'hippogriffe et a dû subir une concussion mineure — ou peut-être majeure avec un peu de chance — je ne vais pas vous débourser ou vous dénoncer pour si peu. Si vous vouliez bien décamper avec votre butin je vous en serais infiniment reconnaissante. »

N'en croyant pas ses oreilles, mais ne voulant pas risquer de donner le temps à l'aristo de changer d'avis, l'homme lança un "Mobilicorpus !" hâtif sur le corps de la créature magique et s'enfuit dans le sous-bois sans demander son reste.

Emma, à présent seule personne intelligente encore présente dans la clairière — le départ de l'hippogriffe l'attristerait presque — posa les mains sur les genoux et le regard sur l'être inconscient qui gisait pitoyablement sur l'herbe. Hfff... Fallait-il vraiment qu'elle le réveille... ?

Finalement, laissant son cœur parler plutôt que sa raison, elle finit par se lever, ramasser quelques fleurs vivaces qu'elle avait reconnues et qu'elle savait être fort utiles comme ingrédients de couleur dans certaines concoctions, puis retourna s'asseoir sur son rocher, regard dans le vide, se demandant s'il ne valait pas mieux pour tout le monde qu'elle laissât l'autre imbécile pour mort.

25 ans inRP
Benjamine de la Pédagogie, Championne du Tournoi des Trois Sorciers, Rôtisseuse de Sang-Pur (BBQEAF), coeur du KEN et Briseuse de Rêves. La fille du FEU! Elinasorus-Rex
26 déc. 2021
 INFOS RP  La Galerie des portraits


1ère place - Xénos Sperande
Reducio
La porte s’ouvrit. Elle observa l’étrange coiffe de la Cracmolle qui venait d’apparaître, sa tenue noire et blanche de moldue, elle se tortilla les mains nerveusement en se présentant. La Cracmolle sourcilla en entendant son nom, l’air inquiet. Mais la sorcière la rassura, elle venait simplement apprendre la recette du philtre d’Amour et elle pouvait payer. Elle n’était pas comme le reste de sa famille, elle, elle ne voulait de mal à personne. La Cracmolle hésita une seconde supplémentaire puis s’effaça pour laisser passer la sorcière.

Elle s’assit calmement à sa table et désigna la chaise en face d’elle à son invité. Elle détailla la robe grise reprisée de sa cliente et sa mise négligée d’un mauvais œil. « Je n’accepte pas les gallions » annonça t-elle, je veux de l’argent moldu.

— Je… Je n’ai pas d’argent.

La sorcière posa un petit sac de tissu rapiécé sur la table et l’écarta délicatement, laissant apparaître deux bagues d’or dont l’une d’elle portait un petit saphyr cobalt.

— C’était les bagues de ma mère… Je… Je les ai gardé. Elles coûtent cher. Montrez-moi la recette et apprenez-moi à la faire seule, à trouver les ingrédients… Les bagues seront à vous.

La Potionniste examina les bagues avec un éclat admiratif à l’oeil, elle accepta le marché et glissa aussitôt les deux bagues à ses doigts. Elle se pencha sur le bouquet dépareillée qui trônait au milieu de la table, saisit une fleur rouge, une fleur blanche, et expliqua où trouver l’achilée sternutatoire, puis elle l’éminça, sortit des bocaux, mit des mesures de poudres colorées dans un petit chaudron bouillonant, du mucus de ceci, un œil de cela. La sorcière garda les yeux rivés sur chacun de ses gestes, elle tentait de graver la recette dans son esprit en répétant les noms et les dosages mentalement.

Quand la potion fût terminée, la Cracmolle remplit une quinzaine de fioles et les donna à sa cliente.

— Une fiole par mois ou l’Amour s’évanouira dit-elle en souriant.

La sorcière rentra chez elle et soupira de soulagement en trouvant la maisonnette vide, elle était soulagée que son père et son frère ne soient plus là. Elle regarda la vieille pendule sorcière accrochée au mur, normalement Tom passerait bientôt sur le chemin. Elle posa une fiole près de la bouilloire et fit du thé d’un geste fébrile pour accompagner son déjeuner, son coeur battait fort et l’anxiété lui glissait dans les veines alors que l’heure tournait.

Bientôt le galop d’un cheval résonna au loin et elle se glissa dehors, dissimulée dans le bosquet, elle aperçut l’élégant cavalier approcher.

Le jeune homme jeta un regard dégoûté à l’entrelacement d’arbres sombres qui bordait la route, on apercevait vaguement le taudis qui s’y cachait, une odeur de fumée grasse s’échappait d’une fenêtre entrouverte. Le vent arrachait des grincements sonores aux vieux arbres, il fronça les sourcils alors qu’un sifflement chuintant se mêlait soudain au bruissement des feuillages, son cheval renâcla en s’agitant, les sifflements s’accentuèrent comme s’ils devenaient impérieux, menaçant.

Un frisson dévala l’échine du cavalier à l’instant où un serpent trappu émanait des hautes herbes séches et s’enroulait sur le chemin devant lui, il n’eût pas le temps de raffermir sa prise sur les rênes. Dans un hennissement paniqué son cheval rua et fit un écart. Le brusque changement de direction catapulta le jeune homme sur le chemin de terre, une décharge douloureuse lui explosa dans la cage thoracique alors qu’il atterissait à plat ventre. La vipère siffla. Il déglutit nerveusement en la voyant serpenter à quelques centimètres seulement de son visage, elle se redressa pour frapper mais le sifflment crissant perça de nouveau le bruissement des feuillages et la vipère se figea, elle détourna ses yeux félins du moldu puis se faufila de l’autre côté du chemin, disparaissant dans l’herbe haute.

Le jeune homme se redressa et enroula son bras autours de ses côtes en grimaçant.

— Vous vous êtes fait mal ?

Il releva les yeux et s’aperçut qu’une jeune fille le dévisageait d’un air inquiet depuis le sombre bosquet, elle avait une robe grise raccomodée à de multiples endroits, des cheveux ternes et emmêlaient, des yeux qui vous regardaient de travers. Elle était laide.

Il se releva raidement.

— Ce n’est rien répondit-il d’un ton confiant.

Il jeta un regard ennuyé à la direction qu’avait pris son cheval, l’animal effrayé devait être rentré directement sans lui, il n’avait plus qu’à marcher… Cecilia allait se moquer de lui quand elle le verrait rentrer à pied.

— Vous voulez… Vous asseoir un peu pour vous remettre ? Demanda timidement la jeune fille en désignant la cahute derrière elle.

Il eût un rictus méprisant. Inutile. Je vais très bien.

— Vous… Vous devriez prendre un peu de thé… Avant de repartir… Je vais vous en chercher… C’est… C’est plus prudent vous risqueriez de vous trouver mal à mi-chemin…

Il observa la pauvre fille se précipiter dans son taudis avec pitié et attendit qu’elle revienne pour ne pas lui faire de peine. Pauvre fille, elle n’avait pas l’air méchante, ça ne coûtait rien d’être aimable avec une âme miséreuse. Elle revint avec un gobelet cabossé qu’elle lui donna d’une main tremblante, baissant les yeux et rougissant tout à la fois.

— Merci dit-il en saisissant le récipient crasseux.

Il huma prudemment le liquide mordoré, la fragrance épicée du breuvage lui chatouilla les narines, il engloutit le thé tiède d’une seule lampée et rendit le gobelet en fer à la pauvre fille. Voilà, maintenant il fallait rentrer. Un léger vertige le saisit et il se pressa les paupières en soufflant. Sa chute avait du le secouer plus qu’il ne l’avait cru. Quand il rouvrit les yeux, son regard tomba droit dans celui de la jeune fille.

— Je… Qu’est-ce que…

Il dévisagea avidement la jeune femme, son regard noisette hypnotique, ses joues roses et la délicate pâleur de son visage.

— Vous… Vous ne m’avez pas dis comment vous vous appeliez ? Balbutia t-il en se sentant rougir.

— Mérope… Je… Je suis la fille de Marvolo Gaunt. Il… Il est parti. Mon frère aussi.

— Oh, ils vous ont abandonné ?

Elle baissa les yeux tristement, tortillant ses mains. Comment pouvait-on abandonner un tel ange ainsi, seule dans ce taudis ? Elle rougit alors qu’il lui prenait doucement la main. Il fouilla sa poche, en sortit un petit paquet blanc, arracha l’étiquette au nom de Cecilia et déchirant le papier, il présenta une bague en diamant à Mérope, sans la quitter de ses yeux ardents il lui demanda sa main.

Un sourire d’une exquise douceur glissa sur les lèvres de la jeune femme alors qu’elle le laissait glisser l’anneau à son doigt.

25 ans inRP
Benjamine de la Pédagogie, Championne du Tournoi des Trois Sorciers, Rôtisseuse de Sang-Pur (BBQEAF), coeur du KEN et Briseuse de Rêves. La fille du FEU! Elinasorus-Rex