Terminé Un panier improvisé Libre

Son ainé la prit dans ses bras, sur le coup de la surprise le corps de la petite fille se crispa avant que son cerveau ne comprenne ce qu'il se passe. Complètement entouré, Aleyna se sentait en sécurité, comme ci de grande barrière était dressées entre elle la rendant complétement hermétique aux émotions de l'extérieur et lui permis de se recentrer sur elle-même et retrouver un certain apaisement du côté de ses pensées.

Visiblement le Gryffondor voulait lui aussi quitter cet endroit en l'emmenant avec lui, mais le ballon toujours en sa possession l'empêchait de le suivre. Au moment où la première année allait lui demander ce qu'elle devait en faire, Alexandre la devança pour lui indiquer sèchement de le lâcher.
Le changement d'attitude chez le plus âgé donna l'impression à la petite d'avoir fait une bêtise. Coupable l'écossaise baissa la tête cherchant ce qu'elle avait bien pu faire. Cependant le blond réitéra sa demande en l'informant que tout allait bien. La sorcière fini par comprendre que ce n'était pas après elle qu'il en avait mais après la scène dont ils étaient témoin. La griffonne supposa que le londonien devait appréhender la situation et qu'il essayait simplement de les faire quitter la scène le plus rapidement possible tout en essayant de ne pas lui faire peur.
Alors elle lâcha le ballon avant de le suivre en accélérant le pas de manière à rester à sa hauteur.

Où ils iraient ? La petite gryffondor n'en avait aucune idée mais elle sentait chez cet adolescent une chaleur et une bienveillance qu'elle n'avait absolument pas envie de quitter. C'était la première fois depuis la rentrée dans cette immense château qu'Aleyna se sentait réellement prise en compte par quelqu'un de plus âgé et non pas juste comme une élève aux milieu de tant d'autre.

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Surement mon dernier poste merci pour ce rp :D
300 mots

2ème année à Gryffondor
Absente jusqu'au 31.03
| | Fiche PR | 400040

Terminé Un panier improvisé Libre
Cette malheurese petite était tétanisé et n'arrivait même pas à lui répondre. La durté de son ton devait rajouter une couche de stress, mais il devait bien la faire réagir. Elle lâcha enfin ce maudit ballon et il la tira en arrière pour reculer prudemment afin de rejoindre aussi rapidement possible la sortir de la cou sans qu'un sortulège ou un mauvais coup de ne les frappe. Sa baguette d'une main, l'adolescent gardait le bras autour de la taille de la fillette en lui chuchotant à l'oreill.

"Tout va bien, Aleyna. c'est bien. Tu es courageuse."

Il observa une dernière fois une des élèves, assisses auparavant sur un banc, s'énrver contre l'enseignante. il y avait bien trop de tensions dans cette cour. Cela ressemblait un réglement de comptes. De choses qui ne le conceraient as et ebcore moins la première dans ses bras.

La sortie n'était plus qu'à quelques mètres.

Il aurait pu se retourner et courir en tirant Aleyna, mais exposer son dos dans une situation de conflit lui semblerait une très mauvaise idée. Il préfèra marcher lentement, mais sûrement. Il n'était pas tout seul, du reste dans cette histoire.

"Tout va bien, Aleyna. On y est presque."

Finalement, la porte se dessina dans leur dos, à quelques pas. Cette fois,Alexandre se retourna et s'engouffra vite dedans en tirant la main de la fillette? Désorais, il n'avait plus qu'à se préccuper de la réconforter.

Reducio
Fin du RP pour moi et la petite donc !
Merci à vous !

Sixième année de devoirs
Sixième année de RP - Promotion 45-46
ma fiche RP

Alexandre est un ainé gentil, très soucieux des petits, surtout des nouveaux venus, et en particulier ceux de sa maison.

Terminé Un panier improvisé Libre
La question d'Eli me fait froncer les sourcils. Pourquoi est-ce que je la laisse faire ? Mais je n'ai pas d'autre choix que de la laisser faire. Je viens déjà de tenter de retourner sa baguette contre elle, et vue sa réaction, je ne compte pas le refaire de si tôt. Elle m'a redonné ma baguette, est repartie d'où elle venait et.... L'écho de la salle sur demande, en juin dernier, me revient soudainement à l'esprit. Notre agacement commun, sa manière de réagir froidement lorsque quelque chose lui déplait et surtout, son absence de dialogue. Valerion fuit lorsque le dialogue est trop difficile. Mais ce jour de juin m'a montré que je suis celui qui réamorce la communication lorsqu'elle en est incapable. Eli se trompe sur une chose : Valerion écoute, mais choisit de ne pas répondre.

Alors que je m'apprête à lui expliquer que parler maintenant n'est pas le moment, mon amie se retourne et lâche la pensée dont je l'avais privée. La retenir n'a fait que lâcher la bombe, et soudain, je m'inquiète pour les deux. Peur que sa maladie la fasse s'évanouir en plein milieu de la cour par ma faute. Peur que Valerion décide d'agiter sa main de la même façon qu'elle vient de le faire, mais pour moi. Peur que cette colère que nous partageons ne trouve plus son écho.

Ainsi, encore une fois, j'interviens avant qu'Eli ne dérape. D'autant plus que sa remarque me noue l'estomac. Je refuse de penser que Valerion n'en a que faire de moi. C'est impossible. Même si son comportement le porte à croire, ce n'est qu'une phase, un instant de colère qui s'estompera. Je prends une grande inspiration et tends ma baguette vers les pieds d'Eli, de sorte à ne pas l'effrayer.

- Fumos

La fumée se dégage et m'offre le temps nécessaire pour repartir vers Valerion. Un temps précieux que je ne peux pas perdre. Je sais qu'Eli ne comprendra pas, mais tant pis. Je lui expliquerai plus tard. Je fonce donc vers le petit muret sur lequel est encore posée ma professeure, et dont la fumée pourrait concurrencer avec celle que je viens de lancer, et la regarde dans les yeux.

- Qu'est-ce que vous attendiez de moi ?, demandé-je d'une voix sèche mais sans colère. Que je brûle son livre ? Que je lance un sort d'attaque ? Elle était trop loin, j'aurais rien pu faire. Mon ton part dans les aigus, j'en suis presque à l'implorer de ne pas restée en colère et à m'entendre. Et à cet instant, je me demande : sait-elle ce que j'attendais d'elle ?

Fiche PR - 4e année RP

Terminé Un panier improvisé Libre
La voix de Willis m'irrite, j'ai envie de la faire taire. Elle assure que je n'en ai rien à faire de personne, elle s'apprête à dire autre chose mais les mots ne sortent pas. Elle se trompe, je me préoccupe de bien trop de monde. Suileabhan hante toutes mes pensées, je me préoccupe de lui comme de personne. Je m'inquiète à chaque instant, je me demande pourquoi il est devenu ce qu'il est devenu et cette pensée me pousse à me demander quel est le risque pour les élèves, pour Lukas.

J'inonde une nouvelle fois mes poumons de fumée et j'entends un fumos au loin. Je n'ai pas besoin de vérifier, je sais qu'il a réussi son sort. Ce même sort qu'il avait utilisé un an plus tôt, ce sort qu'il avait lancé dans le parc pour évacuer sa colère. Je continue d'avancer sans avoir un réel but concernant ma destination mais je suis arrêtée par les yeux vert du Poufsouffle. Je le regarde dans les yeux et j'essaye de comprendre tout ce qu'il pense, tout ce qu'il ressent, j'essaye de capter des émotions qu'il pourrait me cacher et surtout, je l'écoute, je le laisse parler.

J'aurais voulu m'agenouiller pour être à sa hauteur mais, depuis un an, il a bien grandi et maintenant, nous n'avons plus que quelques centimètres d'écart. Je remercie Roger Vivier d'avoir inventé le talon aiguille. Pour ne pas gêner mon élève avec la fumée de ma cigarette, je la jette au sol et la fait disparaitre avec un simple sort de métamorphose avant de lui répondre.

- J'attendais un peu plus de reconnaissance, vous êtes la seule personne à qui j'ai confié ma baguette en 50 ans et Merlin sait à quel point ça ne me fait pas plaisir de rappeler mon âge. Vous auriez pu faire ce que vous vouliez, elle était trop loin ? Déplacez vous. Il va falloir arrêter de vous sous estimer, Sharp.

322

Arrivée inRP le 28 octobre 2046 -Départ le 14 décembre 2048
Arrivée à l'AESM à la rentrée 2049/2050.

Terminé Un panier improvisé Libre
Je fixe la baguette de Lukas, et pendant trois secondes, l'espoir de le voir réagir contre l'emprise de cette femme me fait du bien. Pourtant cette fois, c'est vers moi qu'il dirige son lancé, et ma colère contre Miss Valerion s'effondre aussi vite qu'apparait le Fumos qui me paralyse la vue, laissant place à la surprise.

Mes mâchoires se serrent, et je reste figée. La fumée m'enferme dans l'ignorance de ce qu'il se passe, même si rien de ce que j'aurais pu voir, ne me ferait plus mal que ce qu'il vient de faire. Mes yeux se ferment, et je n'ai même plus envie de lutter. Je déglutis ma frustration, j'inspire ma peine et machinalement, je serre le bois de ma baguette pour faire disparaitre ce mur qui m'aveugle d'un finite incantatem.

J'aperçois de nouveau ce duo dont la vision m'intrigue autant qu'elle m'énerve, parasitant au passage notre amitié que je ne reconnais plus. Il faut que je parte, il veut que je parte. Son message enfumé était aussi clair que douloureux, et je contiens mes larmes en avançant vers ceux qui me préfèreraient loin. A quelques mètres, j'ignore complètement Miss Valerion, et laisse couler mes mots vers Lukas.

- ok, tu sais quoi, fais c'que tu veux. Le ton dépité de ma voix, reflète la tristesse qui me comprime la respiration plus fortement qu'un strangulos ne l'aurait fait. Même si son rejet me fait mal et que je ne le comprends pas, je n'arrive même pas à paraitre en colère contre lui. laisse la te dire quoi faire, où, et avec qui si t'as envie, mais moi j'veux pas devoir me taire parc'que c'que j'te dis ça t'plait pas ! Et pas b'soin d'me jeter des sorts pour ça, j'm'en vais. D'toute façon j's'rais jamais aussi importante pour toi qu'tu l'ai pour moi, j'ai bien compris.

Partir est surement la meilleure solution, pourtant chaque pas qui m'éloigne d'eux accentue le débordement salé qui se déverse ensuite sur mes joues, et renforce le bourdonnement régulier qui s'installe entre mes tempes.

❧ 5 ème année RP - 16 ans 🢣Fiche perso - bouilleur de chaudron

Terminé Un panier improvisé Libre
Je n'entends que le bruit de mes pas résonnant sur les pavés, et je trouve cela bien trop étrange. Pas de cris de surprise ou d'éclats de voix m'ordonnant de revenir. Tout se passe bien, un peu trop bien même, et d'un côté je n'en suis pas totalement rassurée. Voler une baguette ne devrait pas être aussi compliqué. Sharp s'en soucie-t-il donc si peu pour me laisser partir avec comme si de rien n'était ? Ou a-t-il accusé quelqu'un d'autre ? Je suis bien trop concentrée sur la porte pour pouvoir me soucier de tout ça. Je n'ose pas regarder derrière moi de peur de me trahir, car il est clair que si je me retournais, il (ou même ils) devinerait que je suis l'autrice de ce vol.

Je sais aussi que ce que je suis en train de faire est une mauvais idée. Une très mauvaise idée, même. Elle me paraissait plutôt drôle sur le coup, peut-être même intelligente car c'est tout ce que le Poufsouffle mérite, mais plus les portes du Château se rapprochent, plus je me dis que je ne fais que m'enfoncer dans un piège prêt à se refermer sur moi à tout moment. Chaque seconde qui passe laisse place à un peu plus d'angoisse en moi, mais je ne m'arrête pas. Je ne dois pas m'arrêter. Je prends sur moi pour mettre un pied devant l'autre, inspirant et expirant par le nez le plus calmement possible. Je me dis que j'y suis presque, que tout sera terminé quand j'aurai franchi ces maudites portes.

Plus que quelques mètres. Plus que quelques mètres, et tout sera terminé. Plus que quelques mètres et je pourrai continuer ma journée comme si de rien n'était.

C'était sans compter la faible probabilité de la présence d'un professeur sur les lieux. Et la plus faible encore que ledit professeur (ou ladite professeure) me lance un sort pour me stopper net. Je sens mon corps se figer et se raidir, et mes membres se coller entre eux. Coupée dans mon élan, je me sens tomber vers le sol, redoutant l'impact qui - je le sais - sera très douloureux. Je ferme les yeux pour me rassurer, comme si ne rien voir allait amortir ma chute. Je grimace en sentant le contact de la pierre contre ma hanche et mon épaule. De quoi avoir des bleus et des égratignures pendant longtemps. Je grimace, attendant non sans une certaine crainte que l'adulte arrive pour me disputer, peut-être même me crier dessus et finir par me donner une retenue. Car c'est ce qu'ils font tous, non ? Ils donnent des punitions, des heures de colle et des sanctions plus ou moins lourdes. Je ne sais pas pourquoi ils ont besoin de ça pour montrer leur autorité. Ils ne devraient pas en avoir besoin, s'ils étaient vraiment écoutés et respectés. A moins que ce ne soit un moyen pour nous faire rentrer le règlement de l'école dans le crâne. Ceci dit, je ne suis pas sûre que ce soit très efficace.

Je pâlis lorsque j'entends des talons s'approcher de moi. Ils vont trop vite, bien trop vite. Je me sens blanchir encore plus (je dois faire concurrence aux fantômes) lorsqu'une odeur de cigarette - Merlin, que ça sent mauvais ! - m'enveloppe et que le visage de la personne m'ayant lancé un Petrificus totalus apparait devant moi.

Evidemment, il fallait que ce soit elle. C'est toujours elle de toute façon. N'est-elle pas présente dès qu'il se passe quelque chose avec lui ? La dernière fois, elle n'avait rien fait, mais maintenant elle me lance un sort. Je ne sais pas si je suis choquée ou en colère, probablement les deux, mais je suis certaine que plus tard, je lui rendrai la pareille. Que ce soit demain ou dans deux ans, elle peut être sûre que je ne me laisserai pas faire et que je lui ferai ce qu'elle m'a fait.

Je pense ça comme si c'était évident, comme s'il était facile de s'en prendre à quelqu'un de bien plus puissant que moi. C'est une façon de me rassurer, de me dire qu'un jour j'aurai atteint son niveau. Mais la réalité est bien plus dure et brutale. La réalité, c'est que j'ai peur. Peur de ce qu'elle est capable de faire, de me faire. Je suis sans défenses et ça me terrifie. Je ne peux ni bouger ni l'empêcher de me fouiller pour reprendre la baguette de Sharp, et je ne peux pas non plus lui crier dessus pour lui dire de me lâcher, de me libérer de ce sortilège et de se mêler de ses affaires. Car après tout, tout ça ne la regarde pas, si ?

Le contact de ses mains sur moi, ou plutôt dans mes poches, me répugne. Je me sens impuissante face à elle, et par Morgane, que c'est frustrant. Je meurs d'envie de bouger pour l'empêcher de prendre ce qui ne lui appartient pas plus à elle qu'à moi, mais malgré toute la volonté que j'y mets, mon corps ne m'obéit plus et je ne bouge pas d'un centimètre. La seule chose sur laquelle j'ai encore un minimum de contrôle est mes yeux. Alors dedans, j'y balance tout ce que je ressens. Ma colère, ma frustration, mon dégoût, tout ce qui fait que je la (les) déteste malgré tout le savoir qu'elle m'apporte. Je la fixe du regard jusqu'à ce qu'elle se relève, je lui crache silencieusement tout ce que j'aimerais lui dire en face. Même lorsqu'elle met fin au sort et que je redeviens maitre de moi-même, je continue de la foudroyer des yeux. Même lorsqu'elle retourne au niveau des autres élèves, je continue de l'observer, déversant toutes mes émotions dans mes deux pupilles braquées sur elle. Je me fiche du fait qu'elle ne me voit pas, tout ce que je veux c'est l'incendier du regard. Qu'elle comprenne que ce qu'elle fait n'est pas digne d'une adulte et encore moins d'une professeure. Qu'elle comprenne que je ne lui pardonnerai jamais, que malgré toute la crainte que j'ai envers elle, je la déteste presque autant.

Je me redresse, toujours sous le choc, et finis par me relever, les jambes tremblantes et les mains ne se portant pas mieux. Je m'appuie à une arcane pour reprendre mon souffle, les yeux écarquillés. Tout c'est passé tellement vite que je me sens complètement perdue, bien que les effets de ma colère difficilement contenue se fassent encore sentir. Je tremble, et c'est d'une main fébrile que je prends ma baguette par réflexe. Je n'en fais cependant rien, trop secouée pour tenter quoique ce soit. Tout n'était pas sensé dérailler autant. Ce que j'ai fait n'était sensé qu'être une mauvaise farce, pas un événement tournant au presque drame.

Je redresse la tête vers ma professeure et son élève préféré, remarquant qu'Élisabeth s'est aussi approchée. Je n'entends pas ce qu'ils disent, et quand je vois de la fumée s'élever, je me demande si ma vision ne commence pas à me jouer des tours. Je suis cependant certaine de voir ma camarade de dortoirs arriver dans ma direction, des larmes coulant sur ses joues. Cette réalité me frappe aussi soudainement qu'une claque, et je fais quelques pas vers elle pour arriver à son niveau. La voir ainsi me fait me sentir étrange. Elle qui d'habitude est si gentille et énergique, j'ai l'impression de ne pas la reconnaitre. Je lui presse l'épaule, ne sachant que faire, et me retourne pour jeter un regard noir à Sharp et la professeure. C'est de leur faute si elle est comme ça, j'en suis sûre. Je ne suis certes pas très proche de la Poufsouffle, mais partager des moments avec elle tous les jours me suffit à l'apprécier et à vouloir qu'il ne lui arrive rien de mal.

Je me mets à marcher à sa suite, voulant quitter la cour au plus vite. Une fois les portes franchies, tout sera derrière nous. Il ne restera plus qu'à oublier et Merlin sait que ce ne sera pas facile.

Fin pour moi donc. Merci pour ce moment court mais intense !

Quatrième année | Corneille du Chant | #741b47 | Saumon indépendant | Préfubbies aspirateur

Terminé Un panier improvisé Libre
S'il me fallait écrire un mot en lettres de feu, à la vue de tous, ce serait la honte. La honte d'entendre ces mots sortir de sa bouche, la honte d'admettre que de la reconnaissance, je n'en ai eu aucune et la honte de m'être cru si important qu'utiliser sa baguette de la sorte me semblait normal. J'écoute ses conseils présentés comme des ordres, les mêmes qui résonnent lors de nos cours privés, les mêmes qui, normalement, accentuent mon envie d'être meilleur, mais aujourd'hui, ils m'écrasent six pieds sous terre. Je m'enfonce sous l'évidence de ses mots et je n'ai rien d'autre à faire que déglutir. La seule bataille que je gagne, c'est notre dialogue. Un dialogue qui marque que ma colère survient encore à n'importe quel moment et que sa froideur m'atteint encore, alors que je croyais en être exempt. Ainsi, je m'accroche à ses derniers mots qui me sont pourtant difficiles à écouter. Me sous-estimer. Je n'avais jusqu'alors aucune conscience de le faire, mais l'entendre m'agrippe l'estomac. Est-ce de la déception que j'entends dans son ton, derrière ces mots ou cherche-t-elle encore à ce que je me batte ?

Je tourne la tête vers celle qui a subi mon sort il y a quelques secondes. J'aurais voulu lui demander de me faire confiance. J'aurais pensé qu'elle saurait pourquoi, mais comment peut-elle après tout ? La protection que je crois offrir à celles et ceux que j'aime n'est perçue que comme de l'attaque et à ses mots, j'en prends davantage conscience. Je n'apporte que frustration. Je plante mes yeux dans les siens, mes yeux désolés mais dont l'iris ne communique pourtant rien et je reste muet. N'importe qui pourrait hurler de montrer ma loyauté de Poufsouffle, de lui courir après et de m'excuser, mais ma tête se détourne vers celle dont l'autorité me tient enchainé au pied du muret. Mes yeux verts connaissent le chemin et supplient le regard dirigeant de les accepter à nouveau. Mon corps, lui, est prêt à la prochaine bataille.

Je n'ai jamais ressenti cette honte au point qu'elle me rappelle celle ressentie par les reproches de ma mère. Je n'ai jamais ressenti l'urgence de vouloir me faire pardonner comme celle ressentie avec ma mère. Je n'ai jamais ressenti le besoin de me réfugier dans ses bras comme celui ressenti avec ma mère. Et pourtant, aujourd'hui, oui.

La vision m'étant impossible à comprendre, je baisse les yeux et décide de fuir, abandonnant derrière moi la honte de vouloir être autant protégé.

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Merci pour ce RP tout le monde.

Fiche PR - 4e année RP