Le réveil du dragon
Le soupir de Miss Montmort me donne envie de clore mes paupières et devenir invisible durant un très bref instant. Je suis foutue. Pourquoi, ô pourquoi n'ai-je pas eu la brillante idée de clore ma grande bouche ? Comment peux-tu être aussi bête ? Miss Montmort est loin d'être débile. Elle le connait le Redose. Elle sait combien il peut être... horripilant. Son palmarès est connu et reconnu – non pas qu'il y a de quoi se vanter, franchement. Donc bien sûr qu'elle devait se douter que le plaidoyer à deux noises valait, justement, moins que deux noises. Alors pourquoi, ô pourquoi a-t-il fallu que t'en rajoutes une couche ?
T'es aussi bête qu'un troll mal embouché. Et aussi fichue qu'une potion difficile réalisée par un p'tit Première Année. Allez... c'est partie pour le Bureau d'Miss Montmort. A quelques jours des exams, bien sûr. J'vois déjà l'visage furibond d'Miss Priddy, j'suis bonne pour un mauvais quart d'heure et des heures de colle à astiquer je ne sais quel recoin du château.
Mais est ce que ça en valait la peine ?
Non, mais... ne devrais-je pas avoir honte ? Me poser cette question ? Parce que j'crois bien que la réponse qui couve au fond de moi devrait me couvrir de honte, justement.
Je ne regrette pas.
Oh, je regrette que Miss Montmort m'ai surprise en si mauvaise posture. Je regrette avoir perdu mon sang-froid devant elle.
Mais, et peut être que plus tard ce ne sera plus le cas, je n'ai pas honte de m'être défendue face à cet ignoble troll.
« Ta sale face ». Grr. Pis son pauvre sourire fier là, quand j'l'ai traité d'abruti.
Fallait bien qu'j'lui fasse manger la monnaie de sa pièce. J'crois pas que ce soit le véritable dicton, mais on s'en fiche. Parfois, il faut savoir oser, et frapper fort. Parce que qui ne dit mot consent, un truc du genre. Et il est hors de question que je laisse Redose me pourrir la vie encore davantage.
Malheureusement, la Directrice joue son rôle d'adulte aussi proprement qu'un virtuose devant une partition : et le visage de Redose se détend imperceptiblement, délesté de la souffrance qu'il avait pourtant mérité.
Mes lèvres se pincent et la pression s'accentue lorsque les prunelles de Miss Montmort se pose sur mon visage. C'est maintenant. Maintenant que tout se joue. Pas de « dans mon bureau, tous les deux, tout d'suite ! ». Avec le trajet jusqu'en haut de la Tour d'Astronomie pour réfléchir à une explication. Non. Maintenant.
S'il y a bien une chose que je déteste par-dessus tout c'est bien le mensonge. C'est fou comme le Monde peut basculer pour un « petit » mensonge qui déclenche un tsunami, une série en cascade d'autres mensonges ou autres conséquences fâcheuses.
Pis le mensonge, c'est comme une blessure qu'on inflige aux autres et à soi-même en même temps. C'est sale. Voilà. Mentir, c'est comme accepter de s'immerger partiellement dans du lisier. On a beau se laver après, l'odeur reste sur soi et on « sait » ce qu'on a fait. Faut vivre avec ensuite hein.
Alors, je dis pas que j'ai « jamais » menti. Pour une farce par exemple. Mais c'était une plaisanterie, ce n'est pas pareil.
Alors que pour les trucs « sérieux », là, ça change la donne. Oui, même si on peut prendre cher, c'est important d'assumer les conséquences de ses actes.
Bon, clairement, lorsque je me suis installée à cette table pour réviser mes examens annuels prochain, j'étais à des lieux de penser que j'aurais à vivre avec ce genre de conséquences inhérentes à la vérité que Miss Montmort attend de moi. Tout comme j'ai complètement zappé cette partie « conséquence » lorsque j'ai... "déconnecté", on va dire, lorsque le dragon s'est réveillé au fond de moi.
Et pourtant. Mon heure a sonné. C'est maintenant.
Mes yeux avaient fini par redescendre vers le sol entre la Directrice et moi. Ils remontent à sa main qui tenait un instant plus tôt sa baguette puis à son visage ferme. Maintenant.
- Je suis venue ici pour réviser Miss, entendis-je ma voix prononcer. J'étais tranquille dans mon coin. Et Re... - Respire... - Redose, est venu m'importuner.
Ma voix se durcit et j'ai l'impression d'avoir du carton dans la bouche.
- Il ne m'a pas lâché. Jusqu'à ce que... je... je pète un plomb, lâchais-je finalement avec l'impression de déposer là une bombe.
Une bombe non déminée.
Je sais que le recours à la violence n'est pas la solution.
Mais je regrette rien.
Seigneur. R'garde c'qu'tu m'fais sale troll. Tu m'rends comme toi.
Mais parfois, faut oser s'défendre. Enfin, c'est ce que je pense Miss. Quand on, quand on vous... pousse à bout... faut oser se défendre. Et dire stop.
794 - mes excuses pour ce long retard
et merci pour votre patience
T'es aussi bête qu'un troll mal embouché. Et aussi fichue qu'une potion difficile réalisée par un p'tit Première Année. Allez... c'est partie pour le Bureau d'Miss Montmort. A quelques jours des exams, bien sûr. J'vois déjà l'visage furibond d'Miss Priddy, j'suis bonne pour un mauvais quart d'heure et des heures de colle à astiquer je ne sais quel recoin du château.
Mais est ce que ça en valait la peine ?
Non, mais... ne devrais-je pas avoir honte ? Me poser cette question ? Parce que j'crois bien que la réponse qui couve au fond de moi devrait me couvrir de honte, justement.
Je ne regrette pas.
Oh, je regrette que Miss Montmort m'ai surprise en si mauvaise posture. Je regrette avoir perdu mon sang-froid devant elle.
Mais, et peut être que plus tard ce ne sera plus le cas, je n'ai pas honte de m'être défendue face à cet ignoble troll.
« Ta sale face ». Grr. Pis son pauvre sourire fier là, quand j'l'ai traité d'abruti.
Fallait bien qu'j'lui fasse manger la monnaie de sa pièce. J'crois pas que ce soit le véritable dicton, mais on s'en fiche. Parfois, il faut savoir oser, et frapper fort. Parce que qui ne dit mot consent, un truc du genre. Et il est hors de question que je laisse Redose me pourrir la vie encore davantage.
Malheureusement, la Directrice joue son rôle d'adulte aussi proprement qu'un virtuose devant une partition : et le visage de Redose se détend imperceptiblement, délesté de la souffrance qu'il avait pourtant mérité.
Mes lèvres se pincent et la pression s'accentue lorsque les prunelles de Miss Montmort se pose sur mon visage. C'est maintenant. Maintenant que tout se joue. Pas de « dans mon bureau, tous les deux, tout d'suite ! ». Avec le trajet jusqu'en haut de la Tour d'Astronomie pour réfléchir à une explication. Non. Maintenant.
S'il y a bien une chose que je déteste par-dessus tout c'est bien le mensonge. C'est fou comme le Monde peut basculer pour un « petit » mensonge qui déclenche un tsunami, une série en cascade d'autres mensonges ou autres conséquences fâcheuses.
Pis le mensonge, c'est comme une blessure qu'on inflige aux autres et à soi-même en même temps. C'est sale. Voilà. Mentir, c'est comme accepter de s'immerger partiellement dans du lisier. On a beau se laver après, l'odeur reste sur soi et on « sait » ce qu'on a fait. Faut vivre avec ensuite hein.
Alors, je dis pas que j'ai « jamais » menti. Pour une farce par exemple. Mais c'était une plaisanterie, ce n'est pas pareil.
Alors que pour les trucs « sérieux », là, ça change la donne. Oui, même si on peut prendre cher, c'est important d'assumer les conséquences de ses actes.
Bon, clairement, lorsque je me suis installée à cette table pour réviser mes examens annuels prochain, j'étais à des lieux de penser que j'aurais à vivre avec ce genre de conséquences inhérentes à la vérité que Miss Montmort attend de moi. Tout comme j'ai complètement zappé cette partie « conséquence » lorsque j'ai... "déconnecté", on va dire, lorsque le dragon s'est réveillé au fond de moi.
Et pourtant. Mon heure a sonné. C'est maintenant.
Mes yeux avaient fini par redescendre vers le sol entre la Directrice et moi. Ils remontent à sa main qui tenait un instant plus tôt sa baguette puis à son visage ferme. Maintenant.
- Je suis venue ici pour réviser Miss, entendis-je ma voix prononcer. J'étais tranquille dans mon coin. Et Re... - Respire... - Redose, est venu m'importuner.
Ma voix se durcit et j'ai l'impression d'avoir du carton dans la bouche.
- Il ne m'a pas lâché. Jusqu'à ce que... je... je pète un plomb, lâchais-je finalement avec l'impression de déposer là une bombe.
Une bombe non déminée.
Je sais que le recours à la violence n'est pas la solution.
Mais je regrette rien.
Seigneur. R'garde c'qu'tu m'fais sale troll. Tu m'rends comme toi.
Mais parfois, faut oser s'défendre. Enfin, c'est ce que je pense Miss. Quand on, quand on vous... pousse à bout... faut oser se défendre. Et dire stop.
794 - mes excuses pour ce long retard
6ème Année RP ~ #81186a ~ ~ ~En retour progressif ~ ~
Appelle-moi "C", ou "Plume de Consty" ~ Joueuse chez les Hel's