RP Thérapies de groupe

Indignée par la mise en garde de la psychomage, Nyxis serra sa mâchoire. Elle devait s'empêcher de réagir, c'était important. Oh, comme elle aurait aimé bondir hors du fauteuil et, avec toute la véhémence d'un politicien pro-conseil -malheureusement- en plein discours, laisser sa parole remettre à leur place tous ceux qui le méritaient, ici présents comme hors de cette pièce. Elle aurait proliféré mille et une accusation, rejeté la faute sur n'importe quel membre du corps professoral, sur la direction même ! Comment Miss Vermillon pouvait laisser ses mots inintéressants, modestes, sans importance ! Elle avait donné de sa personne pour exprimer cette inquiétude, pour conter sa terrible aventure de rentrée, elle avait accepté de se confier, en espérant qu'en tant qu'adulte, l'autre saurait reprendre les choses en main, et aurait remonté l'affaire pour qu'enfin, la justice soit faite ! En attendant, eux autres pauvres élèves se faisaient prendre pour des tyrans assoiffés de pouvoir du mal et de violence. Faith perpétuait dans ses accusations comme si elle était la représentante officielle des victimes ! Comment pouvait-elle prétendre s'inquiéter pour des enfants lorsqu'elle-même incarnait tout ce qu'il y avait de plus méprisable chez une sorcière ? Actuellement, la blonde lui aurait bien envoyé un maléfice en pleine face, mais mieux valait faire profil bas sur ce point-là, sinon on l'accuserait encore de brutalité effective, ce qui serait un bien joli prétexte pour étouffer l'affaire Kohler. Les sourcils froncés comme s'ils voulaient engloutir ses yeux, elle opina d'un bref oui lorsqu'il lui fut demandé de s'exprimer sans émettre de jugement. De toute évidence, accepter une telle condition relevait d'une maîtrise de soi conséquente dont elle ne pourrait jamais faire preuve, tout simplement car, lorsqu'une telle réunion était organisée, elle devait constituer un moment de débat, et un débat sans jugement faisait, pour l'Anglaise, autant sens qu'un Mr Charleston sans moustache. Lorsque la psychomage lui accorda un peu moins d'attention, elle élabora une grimace insolente à son égard, un somptueux mélange entre le dédain le plus pur et le ridicule qu'elle percevait dans ce qui lui était prié de respecter. Le cœur battait à la chamade. Était-ce l'adrénaline de manquer ainsi de sérieux devant une membre de l'équipe éducative, ou seulement la rage grandissante, tumultueuse d'une jeune enfant incomprise, délaissée, dont on niait les propos ? Une tempête menaçait la poitrine de la jeune fille. Vague après vague, un océan, les abysses, tout remontait à la surface, chaque once de douleur, d'irritation, survenait de nouveau, s'entrechoquait, pour ne former qu'un, et s'attaquer directement à sa contenance, qui depuis quelques minutes maintenant, était à un fil d'exploser. Car oui, sa première intervention n'était que l'avant-goût de tout ce qu'elle avait envie de dénoncer. Elle n'était survenue que pour prévenir d'un tourbillon émotionnel qui ne manquerait pas de nous priver de son anéantissement, surtout si Faith continuait de défendre ainsi les morveux.

Les mains fermement agrippées au tissu de son pantalon, Nyxis se mordait fort la lèvre pour s'empêcher d'intervenir, ou plutôt de voler hors de son assise pour agripper le col de sa camarade de dortoir et la secouer vigoureusement jusqu'à ce qu'elle comprenne que les premières années n'avaient pas besoin d'un porte-parole. Elle ne se surprit même plus à penser par deux fois en l'espace d'un court instant à s'attaquer physiquement à une autre élève, cela l'importait peu. Cependant en sa conscience résidait une part de honte, bien qu'elle ne soit pas directement due à cette soif de violence. En réalité, elle savait bien que l'autre Serpentard avait tous les droits de se trouver ici avec eux, mais le simple fait de pouvoir le penser s'assimilait à renoncer à ses valeurs, ce qui la mettait encore plus en colère. Ainsi, toute forme de pensée pouvait, à tout moment, être retournée et former une nouvelle raison d'en vouloir à la terre entière. Ses paupières se rabattirent sur ses pupilles lorsque l'agacement atteint son paroxysme. Elle devait se maîtriser. Tais-toi Nyx, tais-toi... Par on ne sait quelle intervention divine, Elijah pris la parole et sembla au passage écraser de son poing toute forme d'emportement chez la troisième année. Sa voix résonnait comme l'écho de la raison, plus qu'aucun adulte n'aurait pu le faire en cet instant. Il détendait l'atmosphère, étalait ses paroles comme s'il listait point par point tout ce qu'elle-même aurait souhaité lancer, mais d'une façon bien plus subtile, légère, communicative. Bon, un bon coup de pression en hurlant dans le bureau de la psychomage aurait également fonctionné et fait son petit effet, mais apparemment, il voulait la jouer calme. Heureusement qu'elle était là pour remonter le niveau... Au creux de ses méninges, ces deux camps se tapaient littéralement dessus. Que choisir, de quel côté se ranger ? Les mots du Poufsouffle l'enchantait autant qu'ils l'agaçait. Elle le laissa tout de même conclure avant d'acquiescer doucement à la mention de son nom.

Oui c'est ça ! On nous prend un peu pour des dictateurs ou je ne sais trop quoi, même si au final on sait tous qui l'est véritablement -mais apparemment vous ne voulez pas de cette dénonciation ici donc je vais faire semblant de ne pas penser à la violence éperdue de Mr Kohler toutes les deux secondes. Tout revenait toujours à lui. Ne pouvait-il pas disparaître, ne serait-ce qu'un instant, la laisser respirer ? Pourquoi cet affreux personnage devait-il hanter toute part de sa conscience de son horripilante silhouette, celle d'un sorcier que Nyxis aurait préféré ne jamais rencontrer ? Peut-être même qu'elle le haïssait plus que Michael. Après tout, grand-père n'avait pas perdu sa dernière trace de dignité en devenant l'adorable propriétaire d'un furet domestiqué. Enfin, domestiqué, c'était à voir, Mr Smith n'avait rien de commode. Elle roula des yeux une énième fois en jurant intérieurement sur la grande Morgane. D'un geste las, elle attrapa un nouveau biscuit qu'elle mâcha sans discrétion pile au moment où Miss Vermillon pris la parole. Coïncidence ? Je ne crois pas. Elle prêta néanmoins l'oreille à son discours, ayant espoir en les capacités de compréhension de l'adulte. Mais, encore une fois, elle fut déçue, considérablement. Cette fois-ci, la proposition lui semblait tout bonnement ridicule.

On s'éloigne un peu des faits là. Mais soit. Si les "adultes" n'étaient pas intervenus, on aurait poursuivit notre blague, les p'tits auraient chialé un coup -pleuré, pardon, et boum, terminé. C'est presque rien, et franchement, ça leur aurait fait un meilleur souvenir à raconter à leurs futurs enfants que l'intervention démesurée d'un vieux fou, moi je vous le dis. Je dirais même que ce qu'ils ont vu il y a quelques jours, c'est plus flippant que ce qui aurait pu se produire si on nous avait fait confiance. On gérait, pourtant, tout se passait bien. annonça t'elle à l'assemblée sur un ton d'évidence qui lui apparaissait convenable à l'emploi durant cette conversation. Et je tiens à préciser que s'ils avaient été si traumatisés comme vous aimez le dire, ils auraient été présents aujourd'hui. C'est bien la preuve que nous sommes les véritables victimes. S'indigna t'elle en prenant le soin de bien appuyer sur le pronom collectif. Enfin sauf toi Faith, mais t'avais déjà compris.

Agacée par l'ambiance fatigante de la thérapie, Nyxis replongea dans le fauteuil où elle avait élu domicile, sans manquer de vigueur pour que chacun comprenne l'origine de sa révolte, si toutefois ce n'était pas encore le cas.


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#614444 • IVe année 49-50
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Écoutez Elijah et tout le calme vous remplit les poumons. Écoutez Nyxis et toute votre colère revient. Me voilà, ironiquement, entre les deux : un ange et un démon. Et le cookie que j’engloutis arrive à ses limites pour m’apaiser lui aussi. Parce que la haine alimente la haine. Parce que la sienne réveille la mienne et que Kohler est la formule parfaite pour me rappeler tout ce que j’ai échoué et tout ce qu’il a réussit. Je déteste cet homme pour tout ce qu’il représente. Et je le déteste encore plus que son statut lui offre un passe-droit que seuls Nyxis et moi semblons voir. Alors tant pis pour le silence. Tant pis pour Tremblay.

— Mais vous posez pas la bonne question, Miss ! C’est pas de savoir ce qu’on aurait fait qui est important, puisqu’on n’a rien fait. La question, c’est pourquoi on laisse quelqu’un dans ce château nous faire ce qu’il nous a fait ? J’appuie mon index sur la table du milieu. Pourquoi est-ce que vous nous écoutez pas quand on vous dit vraiment les choses ? Pourquoi faut toujours que vous retourniez nos mots dans tous les sens ? Regardez-le votre groupe. Comme dit Nyx, vous voyez qui ? On est là parce qu’on vous fait confiance pour vous dire ce qui passe ici. Mais est-ce que vous nous écoutez ? Est-ce qu’elle sert à ça cette thérapie ? Vous le connaissez bien le concierge ? Ca vous étonne pas qu’il jette des sorts sur des élèves ? J’imagine que la Direction s’est bien gardée de le raconter à nos parents !

Je me lève avant que je n’en dise encore trop. Je sens déjà que j’ai dépassé les bornes.

— Bref. J’ai plus envie d’être ici.. Merci pour les cookies.

Fiche PR - 4e année RP

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Je répondais à Nyxis dans un premier temps. Un peu vexée qu'elle ne réalise pas du tout ce qu'elle était en train de dire. "Bien très bien, j'admets ta version Nyxis, et je la comprends. Par contre j'aimerais te poser la question. Est-ce que tu apprécies être dans cette pièce pour discuter avec moi ? Répond très honnêtement, vas-y."
- Si elle réponds oui alors je reprends : "Dans ce cas là, **en sachant que toi tu n'aimes pas ça, et en reprenant l'avis de Faith -qu'on ne peut pas nier. Si elle le ressent, c'est que d'autres personnes le ressentent également.- Est-ce que tu peux essayer, pour moi, d'imaginer ce que tu aurais pu ressentir en te retrouvant ici, avec de vagues de notions de magies, de sentir que tu ne peux même pas avoir confiance en tes camarades de maison, alors qu'on vient de t'annoncer que cela allait être ta nouvelle famille ? Imagine aimer ta famille plus que tout, tu as 11 ans, on te fait découvrir un monde dont tu ne connais rien, on t'y embarque pour tes 7 prochaines années. On te dit que désormais ta famille sera Serpentard et quelle est la première chose qu'elle à a t'offrir ? Ta première fois à pleurer à Poudlard ? C'est donc ça ta première expérience rêvée à Poudlard ?" demandais-je en essayant de ne pas hausser le ton mais de lui montrer mon désaccord tout de même.
- Si non : je la regarde avec un sourire. "Je ne penses pas que cela soit très sincère au vu de la colère que tu sembles ressentir. Mais imagines...." *même discours qu'à partir des 2***

Voyant que Lukas allait partir. Je le retenais en reprenant la parole. "Attend, je n'ai jamais dis que je n'avais pas entendu ce que vous aviez dis... Tu dis, enfin, vous dites que ce n'est pas le sujet d'aujourd'hui. Mais dans ce cas, qu'attendez vous de moi dans l'immédiat concernant le concierge ? J'ai bien intention d'aller parler à Mr Kohler, car comme vous je pense certaines choses... Mais que suis-je supposé y faire dans cette thérapie de groupe ? Je vous ai proposé cette thérapie pour que nous puissions en discuter, de *tout* ce qu'il s'est passé. Mais vous, vous ne souhaitez parler que de Mr Kohler, alors qu'actuellement, sur ce créneau, c'est bien la seule chose sur laquelle je ne peux pas agir. Alors dites-moi ? Qu'attendez vous de cette thérapie de groupe ?" terminais-je alors toujours aussi calme, mais légèrement déçue de la tournure que cette thérapie prenait.

* ce n'est pas parce que Mia est déçue que je le suis si jamais. Moi je m'éclate :ninja:

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RP Thérapies de groupe
L'écho d'un message céleste vint jeter une bouée à Nyxis lorsqu'elle sentit qu'elle allait définitivement se noyer dans sa colère. Ou peut-être était-ce simplement la voix de Lukas qui, après plusieurs échanges, avait enfin décidé de déclarer sa présence ? La blonde était patiente, elle savait pertinemment que le blaireau ne pouvait tenir l'entièreté de la séance, et ce, comme tout être normalement constitué d'émotions négatives telles que celles qu'elle porte à ce cher concierge. Désormais, tout ne tenait qu'à un fil : le discours de son camarade, sa propre haine, les battements saccadés de son cœur qui se fracassaient contre sa poitrine en hurlant mille injures, et Vermillon qui ne comprenait manifestement pas ce que les troisièmes années exprimaient. Pire encore, elle faisait semblant de comprendre. Ce ton compatissant, doux et fluide qu'adoptait tout adulte qui souhaitait faire parler un enfant en sa faveur. Mais quand allaient-ils tous arrêter de les prendre pour des quiches au saumon, et commencer à les considérer comme des sorciers à part entière ? Quand viendrait l'instant où l'authenticité des actes se rétablirait dans leurs esprits en vociférant qu'ils étaient innocents, victimes de la prise d'aise du concierge, du silence de la direction, du refus de compréhension de tous les autres adultes, et même des accusations d'une qui aurait pu être des leurs ! Pourquoi fallait-il encore une fois que tous se montent contre eux ? Pourquoi ? Les paroles du brun résonnaient comme l'unique voix de la raison dans les oreilles de Nyxis, elles cognaient contre ses tympans avant de se disperser en ondes un peu partout dans son corps, se coordonnant pour provoquer d'incontrôlables frissons dans son dos. Des frissons étranges, les mêmes que la jeune fille avaient ressenti lorsque Merine lui avait remonté le moral, cet été. Des frissons qui la transportait vers une autre réalité, ceux qui donnaient envie de sourire, ceux qui conféraient l'allégresse, le soulagement, l'admiration. Elle n'irait pas jusqu'à dire qu'elle éprouvait de l'admiration à son égard, mais cette délicieuse impression de sécurité s'était installée, et laissait la même empreinte qu'aurait déposé l'émerveillement. À travers ces mots, elle se reconnaissait. À travers ces mots s'éveillait un soupçon d'intrigue, un intérêt tenace venu de nulle part, comme si une bombe venait d'exploser, emportant avec elle une toute nouvelle vérité : Je dois lui parler. Il le faut. Une idée fortuite, mais qui pourtant demeurait accrochée à l'attention de l'adolescente, un but à atteindre. L'emportement de Lukas retentissait tout comme le sien, sonnant ici ou là de vagues impressions de sous-entendus, de profondeur, quelque chose qui pèse. D'où venait cette aversion ? Notant qu'elle y songerait un de ces jours, elle reporta son attention -encore une fois- sur la psychomage. Un soupir agacé s'échappa de ses lèvres exagérément retroussées lorsqu'une nouvelle question survint. Les bras croisés contre sa poitrine, elle laissa basculer sa tête derrière le dossier en marmonnant une injure sur le pauvre Merlin. Elle porta son regard sur celui de l'adulte, la dévisageant quelques secondes, juste le temps de lui transmettre tout son bonheur, puis se racla la gorge en adressant un sourire radieux tinté d'une note de folie à son sauveur.

Merci Lukas. Miss, avec tout le respect que je vous dois, soit toujours plus que celui que j'ai envers Kohler, non. Dire que j'apprécie l'échange en cours revient à confier avec véhémence tout l'amour pur que je porte aux Gryffondor. Sauf toi, Lyam. précisa t'elle en étirant ses lèvres de complicité, vers le rouge et or cette fois. Je pensais que cette thérapie pouvait être un moment dépourvue de tension, plus relaxant que ce qu'on a actuellement, je veux dire. M'enfin déjà si y'avait pas eu l'autre avocate avec nous, je me serais sentie plus à l'aise. Le seul point positif, ce sont les cookies. Vraiment sympa, je trouve. expliqua t'elle machinalement en jetant un rapide coup d'œil au biscuit qu'elle venait de saisir. Mais voilà, à part ça, non, j'aime pas du tout être là. Déjà, on dirait un hôpital psychiatrique, comme si on était des malades mentaux à soigner, franchement bof hein. Et puis bah vous Miss... Bon. Vous savez je vous aime bien hein, mais je trouve que les questions que vous nous proposez sont un peu nulles. Je vois pas en quoi savoir que je me sens bien ou non ici fasse avancer quoi que ce soit. Je suis pas certaine que Kohler, en larmes, va sortir de son bureau en avouant tous ses méfaits, et en se mouchant dans les poils ignobles de son furet à la déclaration de cette nouvelle. L'image du vieux sorcier paré d'une telle manière lui arracha un faible rire sec, soutenu par le sarcasme. En voilà, un nouveau rêve : le concierge, humilié, sous n'importe quelle forme. Croiser la honte dans son regard désespéré, qu'il les supplie de l'épargner, qu'il se décompose en excuses. Témoigner de cette scène, que ce serait merveilleux !

Miss, la vie c'est pas youhou les arcs-en-ciel et les pâquerettes. Lui reprocha t'elle en mimant une grimace faussement rêveuse en s'émerveillant à l'aide de ses mains de part et d'autre de ses oreilles. Je préfère que les gosses chialent -roh oui bon, pleurer, chialer, la volonté est la même-, pour ça que parce que papy-je-sais-pas-qui est décédé. On leur aurait appris la vie. Vous vous rendez compte ? Ils ont de la chance d'être à Poudlard. À Durmstrang ils auraient pleuré dès le premier soir, pour sûr, et sans que des élèves plus âgés n'aient à intervenir pour pimenter les choses. Alors pourquoi certains devraient souffrir et pas d'autres ? Je suis pour l'égalité. conclut-elle sur un ton d'évidence en haussant laconiquement les épaules.

Puis, alors qu'elle crut que l'ambiance était légèrement retombée depuis la question de Vermillon, une nouvelle indignation surgit. Cette thérapie était tout bonnement la définition des montagnes russes. Lorsqu'on pense que c'est fini, et bah non, il y en a encore. Alors tant qu'à faire, autant en rajouter une couche, et une bonne. Tartiner l'esprit des personnes présentes d'une bonne épaisseur d'accusations, quelle belle idée !
Nan mais là aussi... De quoi voulez-vous qu'on parle d'autre si ce n'est de Mr Kohler ? Que s'est-il passé d'autre ? Personne n'a été blessé, personne n'a pleuré, personne n'est sous le choc, traumatisé. Quand je dis personne, c'est les 1A. Nous, par contre... En fait ça s'est retourné contre nous. Vous les adultes, vous rabâchez sans cesse que la violence n'est pas la solution et tout le tralala, et qui est le saltimbanque en roue libre qui débarque pour illustrer à mer-veille cette démonstration d'humanité et de savoir-vivre ? Dans le mille, Kohler. Tout, je dis bien tout, reviens toujours à lui. elle dénonça en levant son index en guise d'avertissement. C'est une évidence à accepter miss, même si elle peut paraître compliqué, rassura Nyxis avec une pointe d'arrogance. Vous nous avez dit qu'on pouvait revenir sur certaines choses qui nous avaient marquées. Une thérapie, c'est bien pour exprimer nos ressentis non ? Bah nos ressentis, commença-t-elle en illustrant son propos à venir en désignant de son bras Lukas, Elijah et Lyam comme pour mettre en avant la notion de groupe, c'est qu'on a été victimes d'une violence inhumaine et démesurée. Ce sont des faits, des faits qui nous ont tatoué à jamais l'esprit, qu'on peine à oublier. Alors on vous a fait confiance et on vous l'a dit. On attend rien, du moins moi, de vous dans l'immédiat. Juste que vous nous laissiez parler sans nous interrompre avec un interrogatoire bancal qui revient toujours sur le "et si". Nous on veut du concret, pas des fabulations. Mais si je dois me prêter à l'exercice, pourquoi pas vous ? interrogea t'elle.

Elle se leva précipitamment de son fauteuil et entama quelques pas dans la pièce. Faussement songeuse, elle caressa lentement le bout de son menton, laissant s'allonger le suspens. Elle s'adossa contre un mur au hasard, les jambes croisées dans une pose détendue et désintéressée, et questionna d'une intonation professionnelle.

Et vous, Miss Vermillon. Je vous propose d'imaginer tout cela ensemble. Qu'est-ce qu'il se serait produit si le concierge avait été viré pour ses actes de sauvagerie, selon vous ? Nyxis marqua une pause, ni trop longue, ni trop courte, un étrange entre-deux qu'elle coupa rapidement au moment où la psychomage aurait pu commencer à élaborer une réponse. Bah vous me répondriez sûrement que ce n'est pas le sujet, pas le but de cette thérapie, ou que ce n'est pas ce qu'il s'est passé donc nous n'avons aucune raison de nous en préoccuper. Vous voyez comme c'est agaçant ? Cette fois-ci, la voix de la Serpentard s'était rassénérée. Sa question fut posée avec sérieux, consternation, mais surtout, avec fatigue. Cela sonnait presque comme une plainte, un appel à l'aide. Elle en avait tout simplement marre, marre de ne pas être écoutée, prise au sérieux, dénigrée, redirigée vers des questions inopinées. Juste, stop. Alors, s'il fallait sortir de ses gonds pour que la membre de l'équipe éducative comprenne, elle était prête. Prête à courir le risque, tout en sachant pertinemment ce qu'elle encourait.

Je vous avoue que si c'est pour avoir des discussions pareilles, j'aurais tendance à vouloir m'en aller aussi, comme Lukas. La charge émotionnelle et tout ça, vous qui êtes dans le domaine de la psychologie, vous devez connaître, non...

Après cette longue tirade ponctuée d'exclamations tempétueuses et de mimiques improvisées, elle revint s'écraser contre la chaise, et laissa ses paupières tomber. Dans un mouvement régulier, sa poitrine se levait et s'abaissait, espérant calmer le monstre qui avait déjà parlé, trop, bien trop, et qui était impossible à retenir éternellement, surtout pour une fillette de treize ans.

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@Merinda Swart pour la mention

#614444 • IVe année 49-50
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Je ne disais rien, profondément blessés par les mots de la jeune fille. Je ne bougeais pas et à vrai dire n’ plus vraiment envie d'écouter ce qu’elle disait. Cette thérapie n’avait aucun intérêt. Elle était beaucoup trop tôt et Nyxis avait décidé que c’était elle la victime. Rien ne semblait pouvoir la changer d’avis. Elle semblait vraiment avoir besoin d’aide, je voulais l’aider, la guider vers… je ne sais même pas en fait. Comment aider une personne qui ne veut même pas aller mieux ? Pour elle tout était normal, m'insulter dans mon bureau alors que j’étais là pour les aider était normal. Continuer de s’enfoncer alors que j’étais bien une des rares à encore vouloir les aider. Une dernière fois je pris la parole.

"Je refuse de faire le procès d’une personne qui n’est même pas dans cette pièce. Vous avez enfreints le couvre feu, qui pour rappelle est là pour vous protéger. Tout comme la nuit est faite pour dormir. Vous l’avez enfreint et embarqués des première années non consentantes dans cette affaire, les punitions qui en ont découlé sont celles en lien avec le règlement. Personne n’a rien inventé. C’est tout. Mr Kohler n’a rien à voir avec ça. Et au pire Nyxis, Durmstrang doit avoir des punitions bien pire non ? Ce n’est pas toi qui voulait l’égalité ?" dis-je toujours calme mais sans cacher ma déception et le fait qu'elle m'ait blessé.

"Si vous êtes venus parler de lui, nous pouvons arrêter la thérapie ici. Comme la joliment souligné Nyxis, je m’y connais en psychologie, en émotion, et malheureusement celle que tu ressens aujourd’hui est l’égoïsme. Quand tu comprendras que tu n’es pas toute seule dans ta vie, peut être que cette thérapie te sera utile. Je ne peux pas aider des personnes qui ne sont pas prête à écouter ce que j’ai à dire. Je connais mes limites. Nous les avons atteints." déclarais-je alors honnêtement.

"Vous pouvez parler si cela vous fait du bien, je ne suis pas contre. Nyxis tu peux prendre ma place si tu veux, puisque tu sembles convaincue de savoir mieux que moi ce qui est bon pour vous. Je voulais vous aider, je ne peux pas, je m’en excuse. Mais dans ces conditions ou on ne me respecte même pas -ce qui était une des seules règles de cette thérapie- je ne suis plus psychomage. Si ça dérape je vous emmènerai vers vos directeurs de maison. Faith, je pense que le mieux serait que tu partes. Nous pourrons nous revoir seules si c’est ton souhait. déclarais-je en dissuadant d'un geste Faith de ne pas prendre ma défense. Je me levais et partais en direction de mon bureau. Je restais disponible, la porte était également ouverte si certains voulaient partir. Mon seul espoir reposait sur le fait qu’une partie du groupe accuse Nyxis d’avoir été trop loin. Je considérerais peut être ça comme une petite victoire, sinon eh bien… c'était un échec de A à Z.

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Bon alors. J'essaye d'écouter hein. Mais j'avoue que j'ai un peu de mal. Franchement.
J'ai compris qu'il y avait deux camps. Faith d'un côté, pas mal soutenu par la psychomage. Et nous de l'autre. Lukas, Elijah, Nyxis et moi.

J'ai pas trop suivi pourquoi ils sont partis sur le concierge. Mais je suis d'accord. Il a pas à montrer qu'il est le plus fort sur des élèves. Même si on avait enfreint le règlement comme on nous le répète en boucle depuis je ne sais combien de temps. Voilà ! Même elle suppose des choses ! Alors même que c'est une adulte elle a compris qu'il est pas net ce mec !

J'ai plus envie de parler. Ça sert à rien, personne ne va m'écouter. Et puis, je suis totalement d'accord avec ce que disent les autres, hormis Faith. Alors je suppose que mon avis ne servira à rien. Moi aussi je considère qu'on a été puni pour rien. Moi aussi je considère qu'on nous fait passer pour les grands méchants de cette histoire, alors qu'en fait bah non. Moi aussi je considère que l'égalité dans ce château, elle est vraiment pourri.

Alors j'avais pas vraiment l'intention de reparler. Mais y'a plusieurs choses qui m'ont décidées. Déjà, Faith. En vrai elle est cool hein. Mais là non. Surtout dans ce qu'elle dit. Elle avoue qu'elle n'a même pas participé et elle se permet de la ramener. Ses paroles me trottent dans la tête depuis tout à l'heure. Personne d'exclu de Poudlard, pas de sentences. C'est super de voir qu'on est personne. Génial de se rendre compte à quel point on est important. Elle va dire qu'elle a même pas vu qu'on a été renvoyé, Lukas et moi ? Pour pas longtemps, ok. Mais quand même ! Je sais que pas beaucoup de monde m'apprécie vraiment, mais là ça fait mal !
Donc y'a ça. Et Nyxis. Pour une raison totalement inverse. Le fait qu'elle dise qu'elle aime pas les Gryffondor - je savais, c'est pas compliqué à comprendre - sauf moi. Et ça. Ça c'est vraiment sympa. Surtout que, elle a beau être vachement classe quand elle s'énerve, c'est quand même mieux quand elle sourit. Et puis, juste après. Enfin après dans le sens une fois qu'elle a finit sa tirade de quarante pieds de long. Son mouvement pour désigner notre groupe. Ouis, je suis content de voir que j'en fais partie. Même si c'est normal après tout. On a tous les quatre été victimes de cette injustice. Y'a pas que nous en fait. Mais les autres ont visiblement pas voulu venir. En tout cas, ça fait du bien de se sentir soutenu. Vraiment cette fois. Par quelqu'un qui comprend ce que t'as vécu. Qui comprend que t'as rien fait, que t'as juste voulu t'amuser.
Parce que c'est vrai.
C'était juste un jeu.

- Je suis désolé de remonter si loin dans la conversation, mais Faith. A t'entendre, on dirait qu'on a rien eu après ça. Qu'on s'est contenté de nous dire que c'était pas bien. T'es si aveugle que ça pour pas avoir vu qu'il manquait du monde en classe ? Et qu'en plus, comme l'a dit Elijah, les punitions ont été attribuées avec une totale injustice ?

Mon regard se pose sur elle. On n'y voit pas la colère, l'envie de faire changer les choses, de tout casser parce que ça me saoul. Non, là, on y voit juste rien. Comme si j'avais pas d'émotions. Alors que c'est tout l'inverse. Trop d'émotions, trop fortes, trop contradictoires aussi.
J'ai parlé sans aucune émotion. Et je continuerais à parler ainsi. J'aime pas faire ça, mais je sais que les gens écoutent mieux. Et j'ai besoin qu'on m'écoute. Après tout, c'est pas le but de cette séance ? D'écouter les autres. Ce qui visiblement, marche pas trop bien.

- Je me répète, mais je suis totalement d'accord avec ce qui a été dit, par Elijah précédemment, par Lukas, et surtout par Nyxis. Je redirais pas tout, je pense que nous avons tous compris ce pourquoi ils on pris la parole. Je reprends ma respiration avant d'enchainer d'une traite. Par contre, y'a un truc que je comprends pas. Apparemment on aurait été punis juste pour ne pas avoir respecté le couvre-feux. Du moins, c'est ce qu'on essaye de nous faire croire. Alors pourquoi les premières années n'ont pas été punis eux aussi ? Ils étaient autant dans les couloirs que nous à ce que je sache. On les a même pas forcés à venir. En tout cas pas moi. Ceux qui m'ont suivi sont aussi coupables que moi d'avoir bafoué le règlement. Pour moi, c'est là la véritable injustice. Pourquoi eux n'ont-ils rien eu ? Mes yeux se reposent une fois de plus sur mes camarades. Je repense à leurs accusations avant d'ajouter. Quand au problème du concierge, croyez moi, j'aurais aussi des choses à dire. Mais j'ai plus que l'impression que ça ne servirait à rien. Tout le monde sait mais personne ne se risquerait à en parler. C'est ça votre problème à vous. Vous nous reprochez souvent d'être trop directes parce que vous même n'oserez en faire de même. Pourquoi ? Parce que ça vous fait peur qu'on énonce clairement la vérité ? Parce que vous avez peur que ça vous retombe dessus ? Je sais pas mais je trouve ça nul. J'aimerais pas être comme vous. Et quand je dis vous, je parle des adultes. Tous.

Je prends un gâteau et mords dedans. Il me faut quelques secondes avant de conclure.

- Mais il paraît que ce n'est pas ça le sujet. Alors je vais éviter de dire ce que je pense. Une fois de plus.

Voili voilou. J'ai finis. Heureusement que j'avais dis que je parlerais pas. Une fois de plus en fait. Mais c'est que ça m'a inspiré leur petite discussion. Note pour moi même, éviter de laisser les gens m'inspirer quand je veux la fermer.
Ou quand les gens veulent que je la ferme.
Va savoir.

1000 mots tout pile !
J'ai essayé de tout rattraper, c'est pas simple à cause des pavés de Nyxis :tongue:
EDIT : j'ai oublié de mettre les paroles de Lyam en gras, faites pas gaffe :disguise:

4A 2050/51 | Filière Sport & Soin | PR | Commentateur de l'Ombre | L'élève Béni
Petit Hobbit d'après Leo | Préfère les poubelles aux poumoches

RP Thérapies de groupe
A la réponse de Nyxis concernant ce qu'il se serait passé si jamais les adultes n'étaient pas intervenus, Elijah fronça les sourcils, en gigotant légèrement sur sa chaise, visiblement bien peu d'accord avec ce qu'elle racontait. Il n'y avait eu, de son côté, aucune intention de faire pleurer ces pauvres petits. Bien au contraire ! Il voulait leur offrir une première soirée inoubliable, au retentissement éclatant ! Cependant il était d'accord sur un point : pour des grands traumatisés ils n'avaient pas l'air se s'en soucier beaucoup étant donné leur brillante absence à cette thérapie.

Et quand Lukas prit enfin la parole, les bouclettes du garçon semblèrent s'aplatir sous sa casquette tellement il sentait la catastrophe arriver. Forcément, son ami n'en avait que pour le concierge. Comme... Toujours en fait. C'était une vraie obsession pour lui. Et probablement à raison. A force d'entendre toutes sortes d'horreur sur l'homme, Elijah avait fini par mettre un point d'honneur à croiser le moins souvent possible sa route afin d'être sûr de ne pas obtenir la moindre preuve qu'il s'agissait là d'un mage noir très dangereux et extrêmement cruel.

Par chance, Miss Vermillon ne le laissa pas partir de suite. Et tenta de calmer un peu les choses, sans grand succès cependant. Elijah se sentait de plus en plus mal à l'aise dans cette tension ambiante. Il comprenait les arguments avancés par les deux camps, mais il détestait la façon qu'avait Nyxis de présenter les choses. C'était clairement leur tirer une balle dans le pied. Lyam était bien plus correct dans ses propos, mais en voyant Miss Vermillon abandonner purement et simplement la thérapie, Elijah hésita à reprendre la parole. Il se lança cependant, d'une voix un peu moins assurée que précédemment, réellement affecté par l'ambiance délétère que prenait cette conversation.

- J'crois que vouloir séparer tout ça du comportement de M'sieur Kohler c'est s'voiler la face. Si on a tant envie d'en parler c'juste parce que... Ben nous on a rien fait de grave. Alors que lui, si. Tout l'monde sait qu'il est dangereux et personne fait rien, alors que pour virer Lyam et Lukas y'a pas eu besoin de discussion. Pour nous coller des travaux d'intérêts généraux super longtemps non plus. C'est comme si y'avait une justice différente pour nous et pour les adultes. Comme si nous, on pouvait dire ce qu'on voulait, ça changerait rien parce que vous, vous avez déjà tout décidé. Et ça c'est sûr que ça met sacrément les nerfs. tenta-t-il d'expliquer avec ses propres mots, de manière un peu plus constructive que Nyxis. Voyez, tout c'qu'on dit quand on cause depuis tout à l'heure... Y'a nous, et y'a vous. C'est quand même pas super normal, non ? Pis tout c'qui s'est passé là... Ben ça fait qu'augmenter cette impression dit-il finalement.

Il se sentait vidé. Il disait être en colère en arrivant ici. C'était vrai. Maintenant, il se sentait surtout triste. Les deux sentiments se mêlaient, sans qu'il ne parvint à les départager. Et il détestait ces émotions négatives qui le rongeaient depuis le début d'année scolaire. Peut-être même avant ça. Il finit par hausser les épaules, dépité.

- Mais pour en revenir aux premières années... Moi j'avais pas l'intention d'les faire pleurer. Juste leur faire faire des jeux, leur montrer des sorts cool, genre pour les faire danser et tout. Le genre de trucs qu'on fait pour s'amuser. Des trucs que j'aurais adoré faire en arrivant ici, avec des grands. Des trucs qui permettent de créer des liens, en dehors de tout ce qui est organisé par... Vous. finit-il doucement.

Il essuya la paume de ses mains moites sur son jeans, tout en tentant un léger sourire désolé envers la pauvre Miss Vermillon qui s'en prenait plein la figure pour tous les adultes du monde. Il avait le coeur qui battait la chamade, les joues légèrement rougies par le mal-être qu'il ressentait à rester dans cette pièce. Il avait l'impression de se tenir entre les feux de deux armées ennemies, avec juste un pauvre drapeau blanc et tout son courage. Courage qui peinait à se montrer dans de telles conditions.

4e année RP - Fiche PR - Préfet inRP depuis le 04/11/2050
Reelijah 4ever - Prince des Flammes - Préfubbies soleil

RP Thérapies de groupe
Le RP sera clôturé dans la matinée de demain.
(Je ferrai un dernier post)

Psychomage à la Nouvelle Sainte Mangouste depuis fin juillet 2050.
Don't Worry, Be Happy

RP Thérapies de groupe
Une tempête. Un tsunami. Une éruption volcanique. Tous les risques naturels, n'importe lequel. Ou peut-être l'ensemble combiné ? Quelque chose bouillonnait en Nyxis, un quelque chose qui avait déjà par deux fois explosé furieusement dans le bureau de la psychomage. Deux explosions oui, et une échelle de mesure du risque qui n'était plus que décoration depuis un moment désormais. Et c'est vrai, elle n'y avait pas pensé, ne serait-ce qu'un instant. L'issue de cette séance, ce qui en découlerait, tout. Les conséquences n'en seraient moindres, et là était bien le problème. Elle se démenait, se défendait, elle et les autres, avait trop gagné en confiance, oubliant complètement ce qu'elle risquait de recevoir. S'engager dans une telle organisation n'était décidément pas le meilleur des choix qu'elle eut pu faire. Mais maintenant voilà, elle était lancée, et les propos qui éclataient, les piques qu'ils s'envoyaient les uns après les autres, comme un match de tennis, ne pouvaient rester muet, sans réponse. Se taire, c'était donner raison à l'adversaire, laisser les choses se dérouler sans rechigner, et justement, elle était venue pour mettre un terme à tout ça, rétablir la vérité, déposer dans les mains de Miss Vermillon la triste et douloureuse vérité, celle qu'elle s'évertue à faire comprendre mais qui, manifestement, est tout sauf prise au sérieux. Cette injustice tambourinait en tout lieu de sa conscience. Elle voulait hurler, envoyer voler la porte de la pièce pour déambuler dans le château à toute allure en criant de toute son âme qu'ils étaient les victimes, les seules et uniques victimes. Cette phrase, toujours la même, se renouveler sans pause au creux de son palais. Elle devait être retenue, il fallait l'empêcher de sortir. L'effort était considérable, c'était interminable, incompréhensible, trop lourd, trop immoral, trop tout. La troisième année voulait pleurer, libérer ce fardeau qui l'étouffait de sa masse, de son importance, de toute la charge de ces mots, de tous les non-dits, les voyelles étouffées dans leurs bouches, eux, restés collés à leurs chaises comme assistant à leur procès. Puis, encore brailler. Décharger tout et rien, simplement ce qui faisait mal, et qui résidait en elle depuis bien trop longtemps aujourd'hui. Car la véritable douleur ne se personnifiait pas en un seul problème. Tout son passé appartenait à l'absurde de porter quotidiennement une nouvelle déception, trahison, alors ce n'était pas un nouveau petit problème à l'effigie d'une vieille croute brutale qui allait changer quelque chose à ses habitudes. Non, la véritable douleur, c'était l'unification, l'intronisation du Mal en personne, formé d'une multitude de négativités intérieures. C'étaient les dominos qui, un par un, tombaient, enchaînant les chutes. C'étaient les piles de dossiers à traiter qui s'amassaient jour après jour dans un coin du bureau. C'était le corset que l'on serrait toujours un peu plus, puisque rien n'est jamais assez, rien n'est suffisamment parfait pour qu'on puisse le laisser en paix. Alors, Nyxis étouffait. Ses poumons se contractaient, l'air ne passait plus, seul son visage rougi par l'effort, à batailler, crier, mais en vain, elle sombrait. Si elle avait pu s'enterrer ici, en cet instant, elle aurait prié pour que le fauteuil l'engloutisse subitement, la renvoyant au calme de sa chambre, où elle dormirait pour l'éternité, échappant à ce monde de mésentente, d'indifférence. Pourtant, une seconde partie de son esprit l'aurait rattachée à son assise, sans qu'elle aille plus loin, afin d'être prête à rebondir, sauter sur chaque mot, chaque argument avancé. Il fallait renvoyer, tirer, défendre, ce n'était définitivement pas le moment de leur fausser compagnie ! Après tout, elle se devait d'être Nyxis, la Nyxis, dans toute sa splendeur. Son but n'avait-il pas toujours été de les déshonorer, tous ces hommes, Calderon après Calderon, comme les superfétatoires pions d'un jeu d'échecs ? Pourquoi abandonner si près du but, après avoir agacé Vermillon, cloué le bec de Faith, et soutenu avec ferveur les autres bizuteurs ? Elle ne ferait que se déprécier, elle, et seulement elle.

La blonde ignora royalement les paroles de la psychomage, sans savoir si cela était dû à l'égoïsme ou à la culpabilité qui menaçait de la ronger si l'adulte continuait de parler. Après tout, il est vrai qu'elle avait pris pour tout le reste du corps éducatif. Cependant, son attention se força à s'y reposer lorsque le terme directeur de maison survint. Mr Pearce en avait assez entendu, elle l'avait déçu, lui qui semblait pourtant l'apprécier, ne serait-ce qu'un tout petit peu. Heureusement, Lyam enchaîna et hop, c'était reparti pour un tour. Pourquoi les mioches n'avaient pas été punis, eux aussi, pour avoir dérogé à la règle ? L'injustice régnait, encore, et encore... Elijah, voix de la raison, du moins celui qui arrivait à se contenir, exposa lui aussi son point de vue, bien proche du leur. Les traits de la Serpentard se détendirent aussitôt. La façon qu'il avait d'expliquer les choses, en empruntant on ne savait quel chemin, avait tout d'un diplomate. Jamais elle ne comprendrait comment il s'y prenait, mais en tout cas, ça fonctionnait.

Vous voyez, c'est exactement ce qu'il dit. Y'a un gros traitement de faveur. Nous, on nous colle des travaux pas possible, on nous humilie par plein de moyens alors qu'on a blessé personne. Vous, les adultes, tous autant que vous êtes, vous êtes sur votre piédestal, et de là-haut, vous nous juger comme une poignée de lutins de Cornouailles, comme de la pourriture. Mais alors, qui vous juge ? Qui ? Rien ne change, on reste bloqué sur les mêmes problèmes, sans arrêt ! La justice est faite pour les élèves, mais qui, dites moi qui, se chargera de la vôtre ? Personne. Personne ! Alors on continue à baigner dans un beau tas de merde -pardon hein, mais j'ai que ça en tête-, toujours les mêmes accusations, et toujours : pas de problème, on s'en occupe. Ah bon ? Et bien en voilà une merveilleuse nouvelle ! À quoi, au juste, sert cette thérapie si elle n'apporte rien ? Pourquoi laisse-t-on la violence punir la violence ? Vous confierez la direction du pays à celui qui y a mis feu ? Non, je ne crois pas. Ce qu'il se passe là, et ce que vous refusez d'accepter, c'est simple comme un lashlabask : c'est la dictature, la dictature qui s'installe, et vous laissez couler, comme d'habitude ! C'est quoi votre devise ? "Adviendra ce qui devra" ? débita Nyxis en brassant de l'air avec ses bras. Elle marqua une pause, essoufflée. Son visage se tendit en une expression harassée alors que sa respiration devenait de plus en plus lourde, sonore.

Il faut se battre, pas rester reclus dans son bureau par peur de pas réussir ! Bravo. Sincèrement, bravo. J'ai honte de fréquenter un établissement pareil. Voyez le positif cela dit ; avec tout ça, vous allez pouvoir vous trouver un nom de gang. Mmh, par exemple, le CET, pour Corps Educatif Tyrannique. Ou alors l'AK, l'armée de Kohler, parce que vous vous faites manipuler ! Eho mais réveillez-vous ! C'est pas parce qu'il a un furet que c'est un type bien ! Miss, en refusant de faire le procès de cet homme, vous vous rangez dans ses lignes. Je dis ça pour vous, parce que je sais que vous méritez mieux. C'est tout. Enfin bref un conseil d'ami : faites gaffe à lui, il a l'air bien mégalomane. Montmort devrait se méfier aussi, bientôt, il va vouloir accéder à la direction par la force. J'vous aurais prévenu.

L'Anglaise avait quitté sa chaise, définitivement maintenant. Ses mouvements évoluaient en des gestes de plus en plus violents, méprisants. La haine était montée toute seule au cerveau, et elle venait à présent d'en atteindre le point culminant.

C'est vraiment... Du grand n'importe quoi. Dictature... marmonna la fillette pour elle-même alors qu'elle prenait la direction de la sortie. Une main un peu trop vigoureuse, une porte ouverte un peu trop vite, et son corps qui entamait une évacuation... Mais ses muscles se contractèrent fortuitement, l'obligeant à faire volte-face et se précipiter sur la table. Là, elle piqua un dernier biscuit, qu'elle porta à sa bouche en toute sérénité.

Vraiment très bon ces cookies... approuva t'elle avant de réellement quitter le bureau, en prenant le soin de claquer bien fort la porte, tant pis si un autre voulait sortir aussi, il fallait bien qu'elle transmette une dernière fois sa colère. Pour elle, la thérapie s'acheva sur des dictatures, coup d'état, honteux, grommelés à mi-mot dans le couloir.

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Merci beaucoup pour cette thérapie :blush: Le personnage est furieux et la joueuse s'en veut :lol:

1406

#614444 • IVe année 49-50
PR • Fiche Perso • Parrainage

RP Thérapies de groupe
Ça y était, Faith était blasée, au bout de sa vie pour si peu. «On n’a pas le droit de s'exprimer", ouais ouais, c'était littéralement leurs mots, et Faith finissait discriminée pour autant. De plus, elle n'avait pas exprimé son avis en entier et ça l'énervait énormément de voir des réactions pour si peu. Évidemment que Faith ne se mettait pas entièrement à leur dos, bien sûr que non ! Elena, sa meilleure amie y avait participé, c'était une volonté et que la blonde veuille la dissuader de le faire ou non, c'était ses choix, elle les respectait et elle ne se mettait pas en travers de ceux-ci comme l'aurait fait une amie toxique. Faith n'imaginait même pas Nyxis en tant qu'amie...

"Nous sommes des victimes !" Ça rappelait à Faith le truc de l'harceleur harcelé. Ils essayaient de faire vivre une expérience pas forcément plaisante à des premières années pour leur première année à Poudlard, c'était juste horrible non ? Elle imaginait bien Nyxis à la place de ces petits... Peut-être qu'elle aurait eu moins d'assurance à ce moment-là. Peut-être qu'elle se serait mise à pleurnicher. Quelle fille antipathique quand même... Elle n'arrivait même pas à se mettre à leur place. Faith était dégoutée, et heureuse que le petit mot qu'elle lui avait écrit l'année précédente ait été découpé. Enfin bon, tout ça pour dire qu'ils les ont quasiment traumatisés, et qu'ils ont finis aux cachots. Bien fait pour eux.

Calme toi Faith, ta meilleure amie a été impliquée dans tout ça ! Et tu t'énerves sur la situation comme si elle ne l'était pas... Oui ! Oui elle l'était, mais jamais elle ne l'avait approuvé enfin ! C'était totalement stupide, et ça l'avait dégouté. Mais elle la supportait ailleurs quand même. Maintenant, puisque le sujet était difficile à aborder avec Elena (Faith refusait juste d'en parler et de mettre un froid entre elles deux), elle était venue entendre les gens dans la thérapie, ce qui n'était pas forcément l'idée du siècle.

Assise mais cette fois raidie par la situation, elle ne savait plus quoi dire pour ne pas sauter une autre bombe dans la salle. Elle écoutait donc attentivement tout le monde avant de prendre une inspiration et de se lancer. Si c'est pour lancer une bombe, mieux vaut en lancer plusieurs.

D'abord, Elijah. Il vivait dans un monde de bisounours celui-là, pas possible franchement. Il n'était pas en pleine connaissance des actes et des répercussions que cela aurait pu avoir.

- Désolée de te l'annoncer Elijah mais c'est pas ce qui a été fait, mais l'intention, ce qui pourrait être arrivé. Comme je suis la seule qui n'ait pas participé à cette idée... non Faith, ne sort pas rien de violent. Spéciale, personne ne sera là pour appuyer ce que je dis mais vous avez littéralement eu l'intention de vous "amuser" avec des gosses de onze ans en voulant leur faire vivre une nuit en dehors des règles, en profitant de leur innocence pour les bizuter. C'est mal ça ! Voilà. Elle était en colère maintenant.

Afin de rebondir sur ce qu'avait dit miss Vermillon à présent, Faith aurait eu besoin d'une heure entière pour donner les scénarios qui auraient pu se produire. Des plus catastrophiques aux plus simples, tous passaient par le fait de les traumatiser.

- Il y a une tonne de choses qui auraient pu se produire, mais en quelques mots, ils auraient vécu leur première expérience à Poudlard de la pire manière possible; en étant bizuté par des personnes en qui ils ont eu confiance au départ. Cela les aurait peut-être même dégoutés de l'école et ça aurait probablement eu un lien avec leur attachement et leur expérience à l'école. Rien que ça. Mais comme ce n'est pas arrivé, il est vrai que je trouve certaines punitions vraiment injustes. Isoler une mordue de quidditch de sa passion, c'était presqu'aussi dégoutant. Mais ça, elle le gardait pour elle.

Ses ongles s'enfonçaient dans sa peau à présent. Elle se retenait d'exploser, mais pour de bon cette fois. La richesse et le statut de sang de Nyxis l'avait peut-être aveuglé. Ou peut-être était-elle née avec le syndrome du personnage principal, pour avoir cette impression que quand quelque chose qu'elle n'aimait pas se produisait, qu'elle soit la victime, et non les autres. Et puis dans cette situation, le terme victime n'avait aucun rapport.

- Alors quand même, ça n'a aucun rapport avec ce que tu viens de dire mais bien joué Nyxis. disait-elle en levant les yeux au ciel. On voit que tu te mets à leur place. C'est vraiment n'importe quoi.

Et quand Mia reprenait parole, en parlant de se mettre à leur place, elle ne put que lever une main et lâcher un petit "Voilà". Puis décidait de ne pas répondre à sa question, ç'en était un peu trop pour elle. Seulement, quand cette même tête de mule qu'était Nyxis reprit parole (Faith ne savait même pas si c'était à son plus grand bonheur ou malheur, puisqu'elle mourrait d'envie de lui clouer son bec ou au moins d'essayer), elle aurait adoré lui sortir un monologue sur le respect. Seulement, quand elle eut terminé ce qu'elle disait, Faith pensait bien que miss Vermillon avait raison. Ce serait peut-être mieux qu'elle s'en aille. Attendant donc qu'elle finisse de dire ce qu'elle avait à dire, elle regardait autours d'elle pour s'assurer qu'elle n'avait rien oublié et elle se levait, fatiguée.

- Je sais très bien que vos punitions ont étés injustes Lyam, vous m'avez probablement mal comprise. Maintenant, je crois que je vais partir, je vais revenir vous voir plus tard miss.

Ce fut la seule chose qu'elle eut le courage de dire après Lyam, et elle sortit ensuite en vitesse. L'année commençait bien, mais au moins, elle avait défendu son opinion, même si ce n'était pas dans son intérêt nécessairement. Quoi qu'il en soit, elle était certaine de retourner voir la psychomage plus tard.

@Elijah Cooper @Lyam Coyle @Nyxis Calderon @Lukas Sharp @Mia Vermillon me voici peut être trop tard, mais je suis là !
Aussi désolée pour mon dernier post, mon cerveau a décidé d'oublier le moment où Mia demande à Faith de sortir au moment de l'écriture.
ET finalement désolée pour les fautes :nerves:

Je change de compte et désolée, mais ce n'est pas un poisson d'avril ! (Hiboutez moi au moindre doute ;)
Avatar par Clarke Kane !