Fulgurence
Une fois de plus Elfie était au centre de plusieurs contradictions qui prouvait certainement qu'elle était perdue dans une phase évolutive. C'était encore trop récent pour savoir si le changement allait aboutir de manière drastiquement positive, si elle allait sombrer à nouveau dans un désespoir différent que ce qu'elle avait déjà vécu ou de si il allait aboutir simplement. Elle n'avait beau avoir aucune projection pour l'avenir s'évitant d'y penser, bien trop méfiante pour y croire, il était certain, que même en essayant de se détacher au maximum de la conversation se sentant peu concerné, elle ne pouvait ignoré les paroles du sorcier. Elle ne savait pas ce qu'elle voulait c'était un fait mais elle avait bien quelques idées de ce qu'elle ne voulait pas.
A Poudlard elle avait été dans une perspective ou survivre pouvait décrire parfaitement son expérience. Elle ne l'avait pas vécue pleinement sa vie au château, attendant seulement le moment où elle pourrait enfin s'y échapper, abandonnant tout espoir, en attendant que les mauvais choix ne lui retombe dessus, cela avait été un supplice d'être enfermé dans une vie dont elle n'avait pas voulu, d'enchaîner les mauvaises actions sans prendre la peine d'y remédier, pour finalement les voir revenir tel un tsunami l'aspirer sans qu'elle ne puisse résister. Aujourd'hui, malgré tout elle allait de l'avant, elle avait un travail, elle était autonome, avait même supporté les entraînements avec Valerion pour finalement se décider à reprendre le quidditch.
Elle vivait difficilement certes, poursuivit par ses démons du passé, trop obséder par son besoin de contrôle, trop méfiante pour s'offrir quelques moments de joies précieux mais elle ne survivait plus, c'était certain. "C'est précisément pourquoi il ne faut pas trop se fixer sur l’avenir : se contenter de survivre n'est pas une projection acceptable." Soit l'inconnu était dans une optique d'observateur laissant la vie dicter sa conduite, attendant toujours le bon moment pour agir sans qu'il n'arrive forcément ou alors il s'était mal exprimé, la blonde ne voyait pas tellement d'autres solutions bien qu'elle ne faisait pas plus d'effort que cela pour essayer de le comprendre. "C'est absurde d’attendre un semblant d’évolution potentiellement rétrograde". Elfie en étant sûre, les échecs arrivaient toujours sans prévenir, il fallait agir un maximum avant que l'un deux ne viennent couper la route à un élan de positivisme non protégée.
Bien que toujours détachée et même si l'idée de fuir la boutique rapidement comme elle l'avait à la base prévue était toujours présent dans son esprit, ce serait mentir que de dire qu'elle trouvait ce moment détéstable. Il sera certainement insignifiant à ses yeux une fois rentrée au manoir, mais peu importe, elle aurait bien été incapable il y a quelques mois d'échanger avec un parfait inconnu sans y être forcé, c'était sûrement une preuve qu'elle avait au moins un peu évoluée. Elle s'autorisa même un regard en arrière tout en ajoutant le kit d'entretien à son sac prouvant qu'elle n'était pas si indifférente à la présence à côté d'elle. "Elle est de qualitée" finit-elle par exprimer d'un ton neutre avant de se reconcentrer sur les rayons suivant."La boussole."
Employée au manoir Joyce, Promo 42
Je déteste ceux qui volent ma solitude sans m’offrir de vraie compagnie.
A Poudlard elle avait été dans une perspective ou survivre pouvait décrire parfaitement son expérience. Elle ne l'avait pas vécue pleinement sa vie au château, attendant seulement le moment où elle pourrait enfin s'y échapper, abandonnant tout espoir, en attendant que les mauvais choix ne lui retombe dessus, cela avait été un supplice d'être enfermé dans une vie dont elle n'avait pas voulu, d'enchaîner les mauvaises actions sans prendre la peine d'y remédier, pour finalement les voir revenir tel un tsunami l'aspirer sans qu'elle ne puisse résister. Aujourd'hui, malgré tout elle allait de l'avant, elle avait un travail, elle était autonome, avait même supporté les entraînements avec Valerion pour finalement se décider à reprendre le quidditch.
Elle vivait difficilement certes, poursuivit par ses démons du passé, trop obséder par son besoin de contrôle, trop méfiante pour s'offrir quelques moments de joies précieux mais elle ne survivait plus, c'était certain. "C'est précisément pourquoi il ne faut pas trop se fixer sur l’avenir : se contenter de survivre n'est pas une projection acceptable." Soit l'inconnu était dans une optique d'observateur laissant la vie dicter sa conduite, attendant toujours le bon moment pour agir sans qu'il n'arrive forcément ou alors il s'était mal exprimé, la blonde ne voyait pas tellement d'autres solutions bien qu'elle ne faisait pas plus d'effort que cela pour essayer de le comprendre. "C'est absurde d’attendre un semblant d’évolution potentiellement rétrograde". Elfie en étant sûre, les échecs arrivaient toujours sans prévenir, il fallait agir un maximum avant que l'un deux ne viennent couper la route à un élan de positivisme non protégée.
Bien que toujours détachée et même si l'idée de fuir la boutique rapidement comme elle l'avait à la base prévue était toujours présent dans son esprit, ce serait mentir que de dire qu'elle trouvait ce moment détéstable. Il sera certainement insignifiant à ses yeux une fois rentrée au manoir, mais peu importe, elle aurait bien été incapable il y a quelques mois d'échanger avec un parfait inconnu sans y être forcé, c'était sûrement une preuve qu'elle avait au moins un peu évoluée. Elle s'autorisa même un regard en arrière tout en ajoutant le kit d'entretien à son sac prouvant qu'elle n'était pas si indifférente à la présence à côté d'elle. "Elle est de qualitée" finit-elle par exprimer d'un ton neutre avant de se reconcentrer sur les rayons suivant."La boussole."
Employée au manoir Joyce, Promo 42
Je déteste ceux qui volent ma solitude sans m’offrir de vraie compagnie.
Fulgurence
Hjúki acquiesce à son affirmation sur la boussole, étonné par sa capacité à se concentrer sur ses affaires tout en se souciant de lui et en alimentant la conversation de vues personnelles. Il se décide définitivement à choisir cet outil de navigation.
« Au moins ne risquerai-je plus de me perdre avec. »
Non pas qu’il se soit déjà sérieusement paumé dans le nulle part, tel était l’avantage du vol en binôme, il suffisait d’une partenaire plus portée que lui sur la planification de l’itinéraire pour compenser. Supposer des pensées qui circulent dans les esprits étrangers n’est pas un jeu auquel le jeune adulte s’intéresse ou s’adonne particulièrement. Néanmoins, il entend bien qu’il n’est pas le seul imprudent dans cet échange. S’il en révèle trop de sa façon de voir les choses, l’autre cliente n’est pas en reste en lâchant d’étonnantes échappées qui la dévoilent. L’irlandais se surprend à essayer de comprendre cette sorcière qui embrasserait les dangers du Quidditch et même de l’existence, vivrait dans l’instantané, tout en avouant implicitement aspirer à un avenir heureux. Qui considère avoir dépassé le stade de la survie, qu’elle perçoit comme un recul. La survie… en regardant ses mains, la lointaine bouillie d’influx de son Labour lui revient. Il se remémore les dix sillons, ses doigts explorants, la moindre sensation décortiquée pour noyer le sentiment, une pure exploration tactile en dissection pour ne pas sombrer. S’il avait accès à sa plus jeune version dans ce souvenir, il sait que la conviction de survivre aurait signifié beaucoup, elle n’aurait pas été risible.
« En certains états, survivre sonne déjà… comme du mieux. Sans être la finalité, ce n’est pas forcément un recul, simplement une stabilité minimale. Et puis, quand on est paralysé, une évolution ne peut que nous mettre en mouvement »
Enlisé dans d’infernaux rouages, la moindre action pour s’en extirper ne pouvait apporter du pire, s’imaginait-il.
« Au moins ne risquerai-je plus de me perdre avec. »
Non pas qu’il se soit déjà sérieusement paumé dans le nulle part, tel était l’avantage du vol en binôme, il suffisait d’une partenaire plus portée que lui sur la planification de l’itinéraire pour compenser. Supposer des pensées qui circulent dans les esprits étrangers n’est pas un jeu auquel le jeune adulte s’intéresse ou s’adonne particulièrement. Néanmoins, il entend bien qu’il n’est pas le seul imprudent dans cet échange. S’il en révèle trop de sa façon de voir les choses, l’autre cliente n’est pas en reste en lâchant d’étonnantes échappées qui la dévoilent. L’irlandais se surprend à essayer de comprendre cette sorcière qui embrasserait les dangers du Quidditch et même de l’existence, vivrait dans l’instantané, tout en avouant implicitement aspirer à un avenir heureux. Qui considère avoir dépassé le stade de la survie, qu’elle perçoit comme un recul. La survie… en regardant ses mains, la lointaine bouillie d’influx de son Labour lui revient. Il se remémore les dix sillons, ses doigts explorants, la moindre sensation décortiquée pour noyer le sentiment, une pure exploration tactile en dissection pour ne pas sombrer. S’il avait accès à sa plus jeune version dans ce souvenir, il sait que la conviction de survivre aurait signifié beaucoup, elle n’aurait pas été risible.
« En certains états, survivre sonne déjà… comme du mieux. Sans être la finalité, ce n’est pas forcément un recul, simplement une stabilité minimale. Et puis, quand on est paralysé, une évolution ne peut que nous mettre en mouvement »
Enlisé dans d’infernaux rouages, la moindre action pour s’en extirper ne pouvait apporter du pire, s’imaginait-il.
Fulgurence
Tout en récapitulant ce dont elle pouvait avoir besoin pour compléter sa maigre liste, Elfie fut assez satisfaite que l'homme passe enfin le pas de la décision d'acheter cette boussole. Ce n'était pas un plaisir d'avoir aidé ou de l'avoir vendu, bien au contraire, elle se fichait pas mal des achats de l'inconnu et encore plus de ce qu'il pouvait en faire ensuite. Au moins il ne reviendrait pas sur le sujet, c'était une bonne chose puisque de toute façon la blonde ne comptait pas lui donner des conseils éternellement. Bien que maladroitement elle avait fait l'effort de ne pas le repousser à sa première phrase énoncée, ce qui était déjà une avancée.
Pour le reste de la discussion, l'autre sujet abordé, il était difficile à dire que l'ancienne gryffondor y prenait beaucoup de plaisir, ni qu'elle était à fond dans l'échange n'enregistrant qu'à moitié les dires du sorcier. Il était évident pour elle que ce moment n'allait pas compter, qu'il était inutile et que c'était bien pour cela qu'habituellement elle les évitait. Aujourd'hui elle avait peut-être eu marre du poids de ses propres pensées pour décider de s'occuper l'esprit à voix haute bien qu'en général elle lui suffisait amplement sans arriver à se convaincre que c'était entièrement positif. Déambulant d'un rayon à l'autre à la recherche de plots ou de cerceaux tout en restant à proximité de l'inconnu, Elfie rebondit aux paroles de ce dernier, toujours avec un détachement qui lui était propre. "Mmh, survivre, c’est pas rester immobile, c’est être ballotté dans tous les sens sans avoir son mot à dire."
Bien que la blonde ne réfléchissait pas beaucoup sur son quotidien ayant décidé de refermer tout accès à chacune de ses émotions après avoir été légèrement titillée quelques instants plus tôt, elle n'exprimait pas un opinion lui correspondant totalement. Elle restait vague sur des points qui pourrait être analyser bien plus longtemps que ses quelques secondes de formations dans son esprit, chose qu'elle ne comptait pas faire maintenant, et qu'elle ne fera sans doute jamais. Les seuls sujets qu'elle pouvait ruminer infiniment n'étaient partagés qu'avec Juane sa chouette et c'était la seule qui connaissait autant de chose sur la réelle pensée d'Elfie, si elle pouvait la comprendre bien entendu.
La jeune adulte était bien trop méfiante pour avouer quoique ce soit à un inconnu et même à une connaissance. Elle ne pouvait pas cerner les intentions d'une personne en étant certaine à cent pour cent qu'elles ne soient pas mauvaises. Ce moment dans la boutique ne faisait pas exception, tout ce qui était sortie de la bouche de la sorcière était considéré à ses yeux comme des informations très peu personnelles, peu compromettantes, qui ne permettait à aucun moment de pouvoir les utiliser d'une mauvaise manière.
"C’est pas être stable, c’est juste flotter en espérant pas couler." Il y avait sûrement plusieurs façons de survivre, dans tous les cas différentes manières de l’interpréter mais Elfie s'en fichait, elle répondait pour répondre, d'une réponse qu'il lui convenait assez pour l'exposer à haute voix même si en étant forcée à la développer, la finalité changerait sûrement. Peu importe puisqu'il n'était pas prévu qu'elle revoit cet individu, qu'elle lui fasse face de nouveau, même si elle lui mentait, chose qu'elle ne ferait pas, ça n'aurait pas eu plus d'importance à ses yeux.
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Pour le reste de la discussion, l'autre sujet abordé, il était difficile à dire que l'ancienne gryffondor y prenait beaucoup de plaisir, ni qu'elle était à fond dans l'échange n'enregistrant qu'à moitié les dires du sorcier. Il était évident pour elle que ce moment n'allait pas compter, qu'il était inutile et que c'était bien pour cela qu'habituellement elle les évitait. Aujourd'hui elle avait peut-être eu marre du poids de ses propres pensées pour décider de s'occuper l'esprit à voix haute bien qu'en général elle lui suffisait amplement sans arriver à se convaincre que c'était entièrement positif. Déambulant d'un rayon à l'autre à la recherche de plots ou de cerceaux tout en restant à proximité de l'inconnu, Elfie rebondit aux paroles de ce dernier, toujours avec un détachement qui lui était propre. "Mmh, survivre, c’est pas rester immobile, c’est être ballotté dans tous les sens sans avoir son mot à dire."
Bien que la blonde ne réfléchissait pas beaucoup sur son quotidien ayant décidé de refermer tout accès à chacune de ses émotions après avoir été légèrement titillée quelques instants plus tôt, elle n'exprimait pas un opinion lui correspondant totalement. Elle restait vague sur des points qui pourrait être analyser bien plus longtemps que ses quelques secondes de formations dans son esprit, chose qu'elle ne comptait pas faire maintenant, et qu'elle ne fera sans doute jamais. Les seuls sujets qu'elle pouvait ruminer infiniment n'étaient partagés qu'avec Juane sa chouette et c'était la seule qui connaissait autant de chose sur la réelle pensée d'Elfie, si elle pouvait la comprendre bien entendu.
La jeune adulte était bien trop méfiante pour avouer quoique ce soit à un inconnu et même à une connaissance. Elle ne pouvait pas cerner les intentions d'une personne en étant certaine à cent pour cent qu'elles ne soient pas mauvaises. Ce moment dans la boutique ne faisait pas exception, tout ce qui était sortie de la bouche de la sorcière était considéré à ses yeux comme des informations très peu personnelles, peu compromettantes, qui ne permettait à aucun moment de pouvoir les utiliser d'une mauvaise manière.
"C’est pas être stable, c’est juste flotter en espérant pas couler." Il y avait sûrement plusieurs façons de survivre, dans tous les cas différentes manières de l’interpréter mais Elfie s'en fichait, elle répondait pour répondre, d'une réponse qu'il lui convenait assez pour l'exposer à haute voix même si en étant forcée à la développer, la finalité changerait sûrement. Peu importe puisqu'il n'était pas prévu qu'elle revoit cet individu, qu'elle lui fasse face de nouveau, même si elle lui mentait, chose qu'elle ne ferait pas, ça n'aurait pas eu plus d'importance à ses yeux.
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Je déteste ceux qui volent ma solitude sans m’offrir de vraie compagnie.
Fulgurence
En comptant la boussole, le détecteur et la sphère d’entraînement, cela porterait à trois le nombre de ses acquisitions du jour. Avoir fait le déplacement jusqu’au Chemin de Traverse ne lui suscitait pas spécialement l’envie de s’attarder dans les boutiques voisines. La sorcière avait tout de même influencé ses choix puisqu’il n’aurait probablement pas intégré de lui-même le cognard plus mou dans son panier. Il ne compte pas analyser les étiquettes de produits inconnus pour se faire tenter par un besoin créé qu’il n’aurait pas eu en arrivant. L’explication que la sportive lui donne de l’état de survie produit un écho singulier chez Hjúki. Ce qu’elle décrivait ne se rapprochait pas de sa définition, mais faisait état d’un ressenti familier. C’est perturbant d’entendre quelqu’un oser dépeindre cette impuissance.
« Ça, c’est être en Tempête. » décrète-t-il, sans vraiment conscientiser qu’il partage là une désignation toute personnelle, tirée de son propre répertoire pour décrire le fait d’être assailli de toutes parts de courants ou vents bousculants, quand le tableau de ses émotions se retranscrirait en projections d’encre chaotiques.
Les mots de la cliente sportive ne correspondent pas à la survie telle qu’il l’évoquait, à moins qu’il n’y ait eu confusion. « Hum. » Une émission vocale songeuse, comme s’il mettait le doigt sur un élément qu’il venait de comprendre.
« Dans ce cas, je voulais peut-être dire surmonter ? »
Le verbe est teinté d’une tonalité interrogative, n’étant point un maestro du maniement de la langue, il n’est pas impossible que les notions et les significations se soient mélangées dans son esprit. Mettre l’accent sur son emmêlement sémantique est sans doute préférable à creuser leurs visions de la survie.
« Ça, c’est être en Tempête. » décrète-t-il, sans vraiment conscientiser qu’il partage là une désignation toute personnelle, tirée de son propre répertoire pour décrire le fait d’être assailli de toutes parts de courants ou vents bousculants, quand le tableau de ses émotions se retranscrirait en projections d’encre chaotiques.
Les mots de la cliente sportive ne correspondent pas à la survie telle qu’il l’évoquait, à moins qu’il n’y ait eu confusion. « Hum. » Une émission vocale songeuse, comme s’il mettait le doigt sur un élément qu’il venait de comprendre.
« Dans ce cas, je voulais peut-être dire surmonter ? »
Le verbe est teinté d’une tonalité interrogative, n’étant point un maestro du maniement de la langue, il n’est pas impossible que les notions et les significations se soient mélangées dans son esprit. Mettre l’accent sur son emmêlement sémantique est sans doute préférable à creuser leurs visions de la survie.
Fulgurence
Pour la première fois depuis le début de leur échange, Elfie validait le terme employé par l'inconnu. Une tempête, cela décrivait correctement sa pensée de la survie. Elle n'avait jamais eu l'occasion de vivre une vraie tempête sur terre ou de pouvoir naviguer en mer mais elle pouvait s'imaginer la sensation que cela pouvait produire, ou chaque pas était un combat contre une force invisible mais implacable. Chaque respiration devenait une épreuve très loin du banal, sans jamais savoir si à un moment cela se calmerait, sans savoir si le bateau sortirait de cette épreuve, sans pouvoir prévenir du moment où le fond serait touché sans possibilité de s'en éloigner désignant la fin. Et surtout sans pouvoir y faire grand chose, où une seule possibilité offrait un espoir peut convaincant, survivre en espérant que cela ne passe. Hors de notre contrôle, c'était bien le point qui pour elle prouvait une survie.
Toujours de dos à quelques pas du sorcier la blonde d'un visage toujours aussi neutre ne pouvant démontrer qu'elle pouvait se sentir concernée par la situation, agissant comme si il n'avait jamais été là, répondant comme si elle sortait des banalités, son sac en main se remplissant petit à petit de trouvailles convaincantes, elle avait bientôt atteint son objectif de la journée. Il lui restait encore quelques articles à trouver, en étant plus lente qu'habituellement. Penser que l'apparition du jeune adulte et que la discussion imprévue était la cause de son inefficacité était une erreur, en effet elle ne considérait pas l'échange comme important ou utile, elle était bien capable d'y couper court sans se retourner à tout instant si elle jugeait son temps accordé comme dépassé.
Elle l'utilisait certainement pour se ralentir volontairement, une fois les différents articles acquis, cela désignait officiellement son retour dans le quidditch, le retour des entraînements de vol, et au fond, elle n'était peut-être pas encore prête à devoir affronter ses démons. C'est sa fragilité qui prenait le dessus, son besoin de contrôle, car même si elle avait fait une erreur en stoppant son activité si importante pour elle, elle savait qu'en reprenant, elle devrait faire face à tous ce qui l'avait poussé à devenir comme elle était aujourd'hui, ce qui avait amené à son abandon, ce qui l'avait conforté dans l'idée de continuer sa route dans les bas fonds. Cette appréhension était certainement la raison qui ne l'avait pas encore poussé à franchir les portes de la boutique pour en y sortir avec tout le matériel nécessaire pour s'y remettre. Ce n'était pas non plus anodin qu'aujourd'hui elle ne repousse pas le sorcier, qu'elle se lance dans une discussion ne servant pas ses intérêts, sans savoir si inconsciemment elle voulait éloigner le moment où cela deviendrait officiel ou si c'était pour masquer ses propres pensées pouvant la faire abandonner une fois de plus.
Elle n'était pas au clair sur les raisons et elle n'y réfléchirait jamais, puisqu'une fois sortie de la boutique, aucun de ses faits et gestes effectués à l'intérieur n'aurait d'importance pour elle, se concentrant sur ses propres ruminations et reprenant un court de vie plus habituel. Mais pour le moment, c'était clair, elle était encore entre les rayons à hésiter pour des articles sans réelles raisons tout en répondant de manière détachée pour ne pas lier ses émotions au sorcier présent. "Nuance intéressante, surmonter le lendemain est une projection plus imaginable que de devoir le survivre j'imagine."
Employée au manoir Joyce, Promo 42
Je déteste ceux qui volent ma solitude sans m’offrir de vraie compagnie.
Toujours de dos à quelques pas du sorcier la blonde d'un visage toujours aussi neutre ne pouvant démontrer qu'elle pouvait se sentir concernée par la situation, agissant comme si il n'avait jamais été là, répondant comme si elle sortait des banalités, son sac en main se remplissant petit à petit de trouvailles convaincantes, elle avait bientôt atteint son objectif de la journée. Il lui restait encore quelques articles à trouver, en étant plus lente qu'habituellement. Penser que l'apparition du jeune adulte et que la discussion imprévue était la cause de son inefficacité était une erreur, en effet elle ne considérait pas l'échange comme important ou utile, elle était bien capable d'y couper court sans se retourner à tout instant si elle jugeait son temps accordé comme dépassé.
Elle l'utilisait certainement pour se ralentir volontairement, une fois les différents articles acquis, cela désignait officiellement son retour dans le quidditch, le retour des entraînements de vol, et au fond, elle n'était peut-être pas encore prête à devoir affronter ses démons. C'est sa fragilité qui prenait le dessus, son besoin de contrôle, car même si elle avait fait une erreur en stoppant son activité si importante pour elle, elle savait qu'en reprenant, elle devrait faire face à tous ce qui l'avait poussé à devenir comme elle était aujourd'hui, ce qui avait amené à son abandon, ce qui l'avait conforté dans l'idée de continuer sa route dans les bas fonds. Cette appréhension était certainement la raison qui ne l'avait pas encore poussé à franchir les portes de la boutique pour en y sortir avec tout le matériel nécessaire pour s'y remettre. Ce n'était pas non plus anodin qu'aujourd'hui elle ne repousse pas le sorcier, qu'elle se lance dans une discussion ne servant pas ses intérêts, sans savoir si inconsciemment elle voulait éloigner le moment où cela deviendrait officiel ou si c'était pour masquer ses propres pensées pouvant la faire abandonner une fois de plus.
Elle n'était pas au clair sur les raisons et elle n'y réfléchirait jamais, puisqu'une fois sortie de la boutique, aucun de ses faits et gestes effectués à l'intérieur n'aurait d'importance pour elle, se concentrant sur ses propres ruminations et reprenant un court de vie plus habituel. Mais pour le moment, c'était clair, elle était encore entre les rayons à hésiter pour des articles sans réelles raisons tout en répondant de manière détachée pour ne pas lier ses émotions au sorcier présent. "Nuance intéressante, surmonter le lendemain est une projection plus imaginable que de devoir le survivre j'imagine."
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Je déteste ceux qui volent ma solitude sans m’offrir de vraie compagnie.
Fulgurence
Ce n’était qu’une affaire de mot juste, en fin de compte, suffisante pour se mettre d’accord. Au prix d’en entendre sûrement trop sur une inconnue d’abord perçue comme dissemblable avant de capter quelques éléments étonnamment familiers. D’un autre côté, une forme de cynisme est sans doute le lot partagé de tout mage n’ayant pas été bombardé d’expériences positives ou sensible à la mocheté de la société, ça n’avait rien d’une convergence rare, ils ne partagent rien de spécial. Rien qui ne puisse s’appeler complicité dans cet échange. Ce filin qui s’est créé au fil des paroles transmises est trop fin pour le retenir plus longtemps, pour le pousser à abreuver la discussion. Hjúki revérifie les prix et les propriétés des articles pour s’assurer de n’avoir rien oublié et d’avoir la monnaie, il ne serait pas très malin d’avoir besoin de se repayer une visite rapprochée par étourderie. Il est prêt à passer en caisse. Bien que techniquement en possession de ses moyens, le jeune adulte ne voit pas forcément de quelle manière prendre congés le plus convenablement. Clairement, il ne va pas l’inviter à passer au Chaudron pour poursuivre autour de quelque consommation et se confronter plus franchement. Cet équilibre de détachement plus ou moins feint est parfait. Que se doivent-ils de plus que de la cordialité ?
« Je nous souhaite de surmonter, alors, quoique ça signifie pour nous. Merci en tout cas pour les touches d’expertise que vous m’avez concédées. »
Son vœu ne coûte pas grand-chose, il ne se risque plus précisément sur le terrain de la résonance personnelle. Pas une seconde il ne lui vient à l’esprit de dévoiler son identité ou autre politesse plus conventionnelle, alors qu’il va pour procéder au paiement.
« Je nous souhaite de surmonter, alors, quoique ça signifie pour nous. Merci en tout cas pour les touches d’expertise que vous m’avez concédées. »
Son vœu ne coûte pas grand-chose, il ne se risque plus précisément sur le terrain de la résonance personnelle. Pas une seconde il ne lui vient à l’esprit de dévoiler son identité ou autre politesse plus conventionnelle, alors qu’il va pour procéder au paiement.
Reducio
Hjúki ne se sentant pas spécialement retenu, nous tirons sans doute sur la fin.
Fulgurence
Sac suffisamment rempli pour aujourd'hui, considérant qu'elle avait pu mettre la main sur tout le matériel minimum pour reprendre sérieusement les entraînements, Elfie faisait mine d'être toujours intéressée par des articles ici et là. En vérité elle était toujours intéressée par ce qui ce trouvait dans la boutique dédiée au vol sur balai et au quidditch mais habituellement elle fuyait le simple fait de flâner sans but. Une liste claire en tête, un objectif précis, sans détour, sans imprévu était un programme qui correspondait bien plus à la blonde que l'échange inaccoutumé qu'elle avait avec un inconnu.
Sans se préoccuper de ce qu'allait bien pouvoir sortir le sorcier, elle fut surprise d'entendre qu'il mettait fin à la discussion, ce n'était pas pour lui déplaire au contraire, il n'y avait aucune raison valable qu'elle continue puisque l'ancienne gryffondor aurait vite décidée de s'éclipser sans prévenir sans se présenter, sans chercher à revoir un individu dont elle ne voulait rien savoir. Mais dans le fond, si l'échange se terminait, il n'y avait plus aucune excuse valable pour elle de rester un peu plus longtemps dans la boutique, de pousser encore un peu plus le moment où elle sera obligée de faire face à ses anciens démons, à tous ce qu'elle avait ignorés, à tous ce qu'elle avait tenté d'oublier. Elle allait inéluctablement devoir faire face à son passé pour retrouver son niveau, se réapproprier les capacités qu'elle avait pu acquérir à Poudlard.
Visage toujours neutre mais mâchoire légèrement plus serrée dû à la vague de souvenirs qui remontaient peu à peu, Elfie avait sortie sa bourse pour préparer le montant qu'elle allait avoir besoin, tout en prenant la direction des caisses derrières l'inconnu. "Mmh, Bonne journée". Simple formule de politesse où si seulement l'honnêteté comptait, la blonde n'aurait pas dit bonne journée, simplement journée. Elle n'appréciait pas quand on lui souhaitant quand cela venait d'une personne dont elle ne connaissait rien, ils ne pouvaient en aucune façon savoir si sa journée était bonne ou le seraient et en message d'espoir? Il était clair qu'Elfie trouvait cela ridicule d'espérer que chaque personne qu'elle pouvait croiser ne passe une bonne journée. Elle n'avait pas prit la peine d'échanger un sourire ou n'importe quel indice qui prouverait qu'elle avait apprécié discuter avec lui.
Maintenant qu'il était clair que l'échange était finit, il n'y avait plus aucune raison d'attendre plus longtemps dans la boutique, plus aucune accroche pour résister un peu avant de devoir faire face à l'inévitable. Pour la blonde une fois qu'elle avait clos là discussion par formule imprimée dans son esprit dès qu'elle a su parler, il n'y avait rien d'utile à se souvenir de la discussion ou à garder en tête les différentes paroles de l'inconnu. Sans lui jeter un regard supplémentaire, elle s’acquitta de son paiement avant de prendre la direction de l'endroit le plus proche où elle pourrait transplaner pour rentrer au manoir.
En effet nous sommes sur une fin! Merci à toi pour ce rp et pour le rythme très agréable à suivre
Employée au manoir Joyce, Promo 42
Je déteste ceux qui volent ma solitude sans m’offrir de vraie compagnie.
Sans se préoccuper de ce qu'allait bien pouvoir sortir le sorcier, elle fut surprise d'entendre qu'il mettait fin à la discussion, ce n'était pas pour lui déplaire au contraire, il n'y avait aucune raison valable qu'elle continue puisque l'ancienne gryffondor aurait vite décidée de s'éclipser sans prévenir sans se présenter, sans chercher à revoir un individu dont elle ne voulait rien savoir. Mais dans le fond, si l'échange se terminait, il n'y avait plus aucune excuse valable pour elle de rester un peu plus longtemps dans la boutique, de pousser encore un peu plus le moment où elle sera obligée de faire face à ses anciens démons, à tous ce qu'elle avait ignorés, à tous ce qu'elle avait tenté d'oublier. Elle allait inéluctablement devoir faire face à son passé pour retrouver son niveau, se réapproprier les capacités qu'elle avait pu acquérir à Poudlard.
Visage toujours neutre mais mâchoire légèrement plus serrée dû à la vague de souvenirs qui remontaient peu à peu, Elfie avait sortie sa bourse pour préparer le montant qu'elle allait avoir besoin, tout en prenant la direction des caisses derrières l'inconnu. "Mmh, Bonne journée". Simple formule de politesse où si seulement l'honnêteté comptait, la blonde n'aurait pas dit bonne journée, simplement journée. Elle n'appréciait pas quand on lui souhaitant quand cela venait d'une personne dont elle ne connaissait rien, ils ne pouvaient en aucune façon savoir si sa journée était bonne ou le seraient et en message d'espoir? Il était clair qu'Elfie trouvait cela ridicule d'espérer que chaque personne qu'elle pouvait croiser ne passe une bonne journée. Elle n'avait pas prit la peine d'échanger un sourire ou n'importe quel indice qui prouverait qu'elle avait apprécié discuter avec lui.
Maintenant qu'il était clair que l'échange était finit, il n'y avait plus aucune raison d'attendre plus longtemps dans la boutique, plus aucune accroche pour résister un peu avant de devoir faire face à l'inévitable. Pour la blonde une fois qu'elle avait clos là discussion par formule imprimée dans son esprit dès qu'elle a su parler, il n'y avait rien d'utile à se souvenir de la discussion ou à garder en tête les différentes paroles de l'inconnu. Sans lui jeter un regard supplémentaire, elle s’acquitta de son paiement avant de prendre la direction de l'endroit le plus proche où elle pourrait transplaner pour rentrer au manoir.
En effet nous sommes sur une fin! Merci à toi pour ce rp et pour le rythme très agréable à suivre
Employée au manoir Joyce, Promo 42
Je déteste ceux qui volent ma solitude sans m’offrir de vraie compagnie.
Fulgurence
Reducio
Merci à toi, c’était agréable de se laisser porter ainsi, je conclus brièvement.
Lorsqu’il retrouve la rue principale, Hjúki ne se sent pas aussi pesant qu’il l’aurait craint. La gêne due à la tromperie qu’il croyait commettre à l’égard de sa famille s’est majoritairement estompée et la nature de l’échange singulier duquel il vient de sortir était telle que la charge émotionnelle était toute pondérée. Il a hâte de tester les performances de ces outils magiques, mais il ne le fera pas seul, en particulier lorsqu’il s’agira de s’essayer à certains exercices de vol. Ce qu’il retiendra de sa rencontre avec cette athlète ni vraiment avenante ni vraiment bilieuse, il l’ignore. Peu pressé de rentrer, il avance de quelques pas avant d’identifier en tant que boutique directement voisine la ménagerie enchantée. Pour quelques secondes, sa marche se suspend, alors qu’il a parfaitement conscience qu’il n’a pas l’intention d’entrer. Peut-être qu’un jour, quand il sera dans une situation plus installée, le jeune irlandais se sentira prêt à avoir un compagnon. À ce jour, il serait trop égoïste à l’égard d’un être vivant d’y chercher un réconfort unilatéral. Il pense déjà savoir le genre d’animal avec lequel il aimera grandir. Pas maintenant, pour plus tard, se raisonne-t-il. Amusé, il se rappelle les paroles de la blonde. S’il écoutait l’écho de ses conseils, il ne tergiverserait pas et se lancerait dans l’instant. S’il passait le pas, il sera contraint de se soucier du bien-être d’une créature extérieure, de développer une affection, il sera obligé de lutter contre ses instincts égoïstes. On ne change pas en un clin d’œil. Il hésite, encore. La journée n’est pas terminée. Il peut rester à Londres, un peu. Flâner sur les bords de la Tamise, écouter ses clapotis si éloignés de sa mélodie du Corrib. Aviser, si le titillement mental initié par la sorcière persiste.