Sourires et rendez-vous

Le point positif, c'est que la brune reconnaissait les difficultés, chose que Liam et elle m'avait jamais vraiment abordé. Et au final, l'irlandais lui avait toujours répondu rapidement, et leurs lettres avaient toujours été relativement longues, ou en tout cas, faisant le tour de tout ce qui devait être dit. La difficulté, c'était surtout qu'au fil du temps, les centres d'intérêts n'étaient plus partagés, Lucia ne pouvait pas lui raconter énormément de chose sur son monde, et celui de son frère ne l'intéressait plus vraiment, leurs cours, leurs activités, même leurs camarades, plus rien m'avait de similitudes.

Et puis, avec éli, il y avait un point très différent : ni l'une ni l'autre m'avaient jamais été très bavardes ensemble. Bon, Lucia ne l'était jamais vraiment, mais leurs conversations se trouvaient davantage dans leurs gestes, leurs sourires, leurs regards, que dans les mots. D'ailleurs, les mots échangés entre les deux poufsouffles concernés souvent soit des faits évidents, comme des échanges sur leurs cours, leurs emplois du temps ou leurs devoirs, soit des discussions bien plus douloureuses comme celle qu'elle a étaient en train d'avoir à l'instant. Et dans cette deuxième situation, les mots n'étaient jamais vraiment naturels, ils étaient comme une barrière qui se crééent entre les deux filles.

Chacune à l'autre bout du pays par rapport à l'autre, elles pourraient toujours parler cours et devoirs, mais ça ne serait certainement plus la même chose, elles pourraient toujours s'écrire comme si elles se retrouvaient face à face pour parler de sujets plus lourds, mais l'origine de ces sujets venaient toujours de l'observation d'un changement de comportement, alors, à plusieurs centaines de kilomètres, la difficulté serait plus importante. L'irlandaise pourrait toujours parler Quidditch, mais ça n'avait jamais vraiment intéressé son amie auparavant, alors il n'y avait pas de raison que ça change.

La difficulté résidait vraiment dans la dernière phrase de son amie. Celle-ci l'avait dit à la rigolade, mais c'était le plus vrai dans tout ce qu'elle venait de dire. Il faudra qu'elles se parlent un peu plus fort pour s'entendre. Sous entendu, il faudra demander de l'aide quand tu en auras besoin. Le problème étant que, l'une comme l'autre d'ailleurs, avaient cette fâcheuse tendance à justement, ne rien dire quand il y en avait besoin. Il fallait souvent plusieurs semaines au château pour remarquer quelque chose, alors dans une lettre... C'était tellement plus facile de sourire à l'écrit, et de raconter un quotidien banal, qui même s'il n'était pas vrai, serait toujours cohérent.
- Moi aussi je s'rais toujours là..

La voix de l'irlandaise était plus affirmée que sa précédente réponse, oui, elle serait toujours là pour son amie, et ça, ça ne faisait aucun doute. La poufsouffle était persuadée que rapidement, l'une comme l'autre, allaient arrêter de s'envoyer des lettres, pour se raconter un quotidien sans réel intérêt. Pour autant, elle était également certaine que, si l'une ou l'autre envoyait une lettre, et d'autant plus si le contenu de celle-ci nécessitait une réponse, il y aurait toujours une réponse d'apporter. Elle resterait là l'une pour l'autre en cas de besoin. Le doute qu'on pouvait percevoir dans son regard assez fuyant était plutôt pour le sous-entendu d'être là si besoin. Si besoin signifiait, si l'autre le demandait.

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#579f38 ~"Seul on va plus vite, mais ensemble on va plus loin !" ~ #Pouffyfamily ~ 6è année RP en 2051/2052

Sourires et rendez-vous
La jeune fille voyait bien que, même si Lucia tentait de ne pas trop lui montrer, son amie avait vraiment du mal à accepter la nouvelle de façon positive. Bien sûr qu'Éli comprenait, elle ne lui en aurait même pas voulu d'agir avec colère ou agacement, c'était son droit de ne pas trouver ça juste, parce qu'en effet ça ne l'était pas. Rien ne l'était, mais entre apprendre à être une bonne mère, ou être une amie présente, la jeune fille pour une fois, avait fait le choix qui lui semblait le plus raisonné.

Pourtant, en observant son amie, en tentant de capter ses émotions, Éli se rendait bien compte à quel point, même si c'était le sien, son choix faisait mal. C'était si difficile de mûrir. Elle savait que ses moments avec Lucia allaient lui manquer, et combien elle regretterait leurs discussions presque muettes ou tout se passer souvent ailleurs. En quittant le château, c'était bien plus qu'un lieu qu'elle allait laisser. Mais avait-elle vraiment le choix ? Nous avons toujours le choix, lui avait-on dit un jour, pourtant aujourd'hui en avait-elle d'autres qui ne gâcheraient pas ses chances d'être qui elle voulait ? Y avait-il d'autres choix ancrés à ses valeurs ? D'autres pour ne pas décevoir ceux qui croyaient en elle, pour ne pas se décevoir elle-même ? S'il y en avait, alors elle ne les avait pas trouvés.
Quitter Poudlard, vivre loin de la négativité de ses parents, avec un précepteur de qualité pour continuer à apprendre. S'offrir une direction, de la force et un ancrage solide au sein d'une famille, d'une "vraie" famille, qui était aussi celle de son enfant. Pouvoir l'éduquer avec leur soutien et leur présence, elle ne pouvait pas se reprocher d'avoir choisi ça. Bien sûr, les conditions étaient loin d'être idylliques, et elle n'avait aucune certitude pour la suite, mais elle y croyait, elle avait vraiment espoir que son choix était le bon cette fois. Elle arriverait à concilier cette nouvelle vie sans trop mettre de côté ce qui avait eut, et avait toujours de l'importance pour elle avant, elle en était convaincue même si Lucia ne l'était pas encore.

Les mots de sa camarade vinrent rassurer légèrement Éli sur le fait que leur amitié n'allait pas directement subir de rupture franche et directe, pas aujourd'hui, pas maintenant, pourtant, elle sentait bien que tout était fragilisé. Que devait-elle faire ? Pouvait-elle au moins y changer quelque chose là, de suite ? La future mère en doutait fortement. Elle se contenta donc de poser sa tête sur l'épaule de sa voisine de banc tout en fermant les yeux.

Éli ne savait pas combien de temps elle resterait ainsi, sûrement autant que Lucia lui laisserait faire. La future mère ne ressentait aucune honte à lui montrer qu'elle avait besoin de ce contact prolongé. Comme si les secondes tactiles venaient compenser les mots qu'elle n'avait plus, comme si elle espérée que Lucia puisse comprendre par cela tout ce qu'elle avait envie de lui passer comme message. Rien ne serait simple, mais pour l'instant elles étaient encore là, ensemble. Profitez à fond l'une de l'autre, c'était la seule chose qu'elle pouvait proposer à son amie pour le moment.
- tu veux qu'on bouge ? On peut aller s'acheter des trucs là-bas, askip il y a des super fringues. Pointant d'un doigt la rue en contrebas, Éli avait juste envie de clore le sujet pour ne pas gâcher ce qui ressemblait bien trop à une dernière fois, la dernière avant que son monde ne change.

Surement l'un de mes derniers posts, à voir comment Lucia réagit. ^^

❧ 5 ème année RP - 16 ans 🢣Fiche perso - bouilleur de chaudron

Sourires et rendez-vous
Le silence s'étira une nouvelle fois entre les deux filles et finalement, ce fut éli qui le brisa en première, par un contact non-verbal. Elle tentait de garder une certaine stabilité dans leur relation, comme si revenir au point de départ allait effacer ce qu'elle venait de dire. L'irlandaise ne se retira pas, mais ne se laissa pas non plus emporter réellement dans le contact, elle laissa simplement le contact se faire.

Lucia se laissa tout autant guider par la prise de parole. Des fringues, comment parler d'un sujet plus commun chez les moldus, pour passer inaperçu. Autant dans ce monde qui n'était plus le leur, qu'après cette discussion que les deux filles auraient certainement préféré oublier. L'irlandaise acquiesça d'un signe de tête tout en haussant légèrement les épaules. Elle suivrait le mouvement, se contentant de ce que les deux filles feraient, pour leur dernière heure ensemble. Des fringues, elle n'en pas besoin, d'autant que dans quelques semaines à peine, elle retrouverait les robes noires qui étaient devenues le top de sa mode depuis bien trop longtemps. Mais bon, elle n'était pas contre un sweat supplémentaire après tout. Aussi, Lucia se leva doucement, attendant son amie pour la suivre en direction de cette fameuse boutique, soit disant avec de supers fringues. Elle n'était plus à ça près, et puis, si ça se trouve, c'était vrai, il y aurait de supers fringues.

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Certainement une fin pour moi ^^

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