Table e. Galaxie du Triangle
La question de Sulien me prend par surprise, puis je me rappelle qu'on ne s'est pas vus depuis un bail et que, par conséquent, il ne peut pas savoir ce que j'ai fait de ma vie ces dernières années. Honnêtement, ce n'est pas plus mal ainsi. Je n'ai aucune envie de lui parler de Lloyd ou de mes addictions, ni de ma fuite au Japon et encore moins de cette espèce d'errance dans laquelle j'étais jusqu'à ce que je me fasse embaucher par Daisy. Je hausse donc les épaules et me contente d'acquiescer. Quelle ironie que je bosse là où nous nous sommes rencontrés. C'est d'ailleurs il est hors de question de le lui dire, il serait capable de venir exprès pour faire chier ou me chercher des noises. Une petite voix tout au fond me dit que, tout de même, ça pourrait être sympa de croiser un visage familier dans cette Allée austère rarement fréquentée par Al ou Kieran. Je lui dirais peut-être où je travaille, je décide, l'attention attirée par Elijah.
Bizarrement son raisonnement est... plutôt logique, et je hoche la tête à l'affirmative. User de la magie noire, voilà la limite que je ne me permettrais jamais de dépasser ; les conséquences et les conditions sont bien trop imprévisibles pour que j'aie envie de m'intéresser à ce pan du savoir magique — d'autant plus que je ne suis pas totalement inconsciente non plus, et il y a certains sacrifices que je refuse de faire.
« Mais ça s'trouve je suis juste une mage noire super canon, j'objecte, rieuse. Nan, t'as raison, la magie noire c'est pas touche. Les possibilités offertes par la magie sont déjà très vaste, ça ne sert à rien d'essayer de jouer au plus fort avec ce qui est de toute évidence plus fort que nous », je préviens avec sérieux, dans un rare instant de sagesse. Et je me doute bien que tout ça lui est déjà enseigné en cours, mais mieux vaut prévenir que guérir. Il n'a pas l'air d'être un mauvais garçon ce Eli, et s'il a été nommé préfet ça doit bien être pour une bonne raison, alors ne reste plus qu'à espérer qu'il suive suffisamment ses cours de défense pour être bien préparé.
Sa question sur le Conseil m'interpelle, j'arque un sourcil consterné.
« J'vois pas vraiment ce qu'il y'a à aimer chez eux, je rétorque, le nez plissé par le dédain. Pour y avoir travaillé y'a un bail je t'assure que je peux pas les blairer eux et leur obsession des statuts de sang... Je méprise ces gens-là. »
Quel choix de carrière ridicule j'ai fait quand même. M'enfin, quand on a besoin d'argent, on le prend où on le trouve, et tant pis si c'est pas en faisant les bonnes choses, la survie passe avant tout. J'avais besoin de thune, je pouvais me faire embaucher, point final. Et je sais que, si c'était à refaire, je ne changerais rien. Demander de l'aide à Père et Mère était impensable, Kenji était en plein dans ses études et pour rien au monde je me serais adressée à ma famille éloignée.
Je remarque qu'Elijah se renferme sur lui dès qu'Alizée s'installe à la table. Curieuse, je lui pose presque la question qui me trotte dans la tête quand il décide de se mettre à ronchonner.
« J'ai faillis te demander si tu t'entendais pas avec Alizée et si tu voulais en parler ou chais pas, mais finalement tu peux te débrouiller tout seul, je grommelle, profondément vexée. Et puis moi aussi j'ai des tatouages », je peste, agacée et contrariée qu'il se tourne aussitôt vers Sulien pour lancer une autre conversation. Bon, okay, les miens ne sont pas magiques et ils ne tournoient pas sur ma peau, mais j'en ai plein. Et en plus ils sont stylés. Et ils ont tous une histoire. J'ai presque envie de tirer la langue ou de m'exclamer, mais je me doute bien que c'est l'alcool qui parle. L'alcool. Soudain dégrisée, je commande un rhum — histoire de changer — que je fais tournoyer dans mon verre pour en admirer les teintes ambrées sitôt qu'il apparait. Une gorgée suffit à apaiser mes nerfs à vif, et une seconde pour me brûler délicieusement les papilles.
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feat. : @Sulien Willow,@Elijah Cooper et @Alizée Melrose
oups le retard ?
Bizarrement son raisonnement est... plutôt logique, et je hoche la tête à l'affirmative. User de la magie noire, voilà la limite que je ne me permettrais jamais de dépasser ; les conséquences et les conditions sont bien trop imprévisibles pour que j'aie envie de m'intéresser à ce pan du savoir magique — d'autant plus que je ne suis pas totalement inconsciente non plus, et il y a certains sacrifices que je refuse de faire.
« Mais ça s'trouve je suis juste une mage noire super canon, j'objecte, rieuse. Nan, t'as raison, la magie noire c'est pas touche. Les possibilités offertes par la magie sont déjà très vaste, ça ne sert à rien d'essayer de jouer au plus fort avec ce qui est de toute évidence plus fort que nous », je préviens avec sérieux, dans un rare instant de sagesse. Et je me doute bien que tout ça lui est déjà enseigné en cours, mais mieux vaut prévenir que guérir. Il n'a pas l'air d'être un mauvais garçon ce Eli, et s'il a été nommé préfet ça doit bien être pour une bonne raison, alors ne reste plus qu'à espérer qu'il suive suffisamment ses cours de défense pour être bien préparé.
Sa question sur le Conseil m'interpelle, j'arque un sourcil consterné.
« J'vois pas vraiment ce qu'il y'a à aimer chez eux, je rétorque, le nez plissé par le dédain. Pour y avoir travaillé y'a un bail je t'assure que je peux pas les blairer eux et leur obsession des statuts de sang... Je méprise ces gens-là. »
Quel choix de carrière ridicule j'ai fait quand même. M'enfin, quand on a besoin d'argent, on le prend où on le trouve, et tant pis si c'est pas en faisant les bonnes choses, la survie passe avant tout. J'avais besoin de thune, je pouvais me faire embaucher, point final. Et je sais que, si c'était à refaire, je ne changerais rien. Demander de l'aide à Père et Mère était impensable, Kenji était en plein dans ses études et pour rien au monde je me serais adressée à ma famille éloignée.
Je remarque qu'Elijah se renferme sur lui dès qu'Alizée s'installe à la table. Curieuse, je lui pose presque la question qui me trotte dans la tête quand il décide de se mettre à ronchonner.
« J'ai faillis te demander si tu t'entendais pas avec Alizée et si tu voulais en parler ou chais pas, mais finalement tu peux te débrouiller tout seul, je grommelle, profondément vexée. Et puis moi aussi j'ai des tatouages », je peste, agacée et contrariée qu'il se tourne aussitôt vers Sulien pour lancer une autre conversation. Bon, okay, les miens ne sont pas magiques et ils ne tournoient pas sur ma peau, mais j'en ai plein. Et en plus ils sont stylés. Et ils ont tous une histoire. J'ai presque envie de tirer la langue ou de m'exclamer, mais je me doute bien que c'est l'alcool qui parle. L'alcool. Soudain dégrisée, je commande un rhum — histoire de changer — que je fais tournoyer dans mon verre pour en admirer les teintes ambrées sitôt qu'il apparait. Une gorgée suffit à apaiser mes nerfs à vif, et une seconde pour me brûler délicieusement les papilles.
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feat. : @Sulien Willow,@Elijah Cooper et @Alizée Melrose
oups le retard ?
#193b02 — Sainte Miya du Ouin Ouin aka le Miyotaure aka Dame Chaos aka Génie du Mal — i put the "hot" in psychotic
« Si c'est là votre façon d'aimer, je vous prie de me haïr. » — i wrote that at midnight in a shakespearean rage
« Si c'est là votre façon d'aimer, je vous prie de me haïr. » — i wrote that at midnight in a shakespearean rage