Gay panic ou panique pour rien ?
Je veux que ça cesse, Chris. Je veux m’endormir et me réveiller sans douleur. Fais moi dormir. Fais moi dormir d’un sommeil sans rêve. Quand je me réveillerai, je veux que tout soit réparé. J’ai tout gâché, et je dois vivre avec ça. J’ai rien, j’ai volontairement tout cramé autour de moi. Pas d’avenir. Pas de Miya. Pas de bébé. Pas de Jude qui me sourit. Pas de Chris qui me regarde sans peur ni tristesse. J’ai rien, Chris. Avec lui, j’ai eu la sensation qu’il existait quelque chose que je ne briserai pas. C’est pas normal. J’ai pas le droit, pas après tout ça.
Mais j’en ai envie.
Si tu savais comme j’en ai envie.
Je veux que la douleur s’efface, tout recommencer à zéro, lâcher le passé, n’écrire que l’avenir. Mais je peux pas. Je peux pas je peux pas je peux pas.
Regarde moi.
Dis moi pourquoi je pleure.
J’en sais même plus rien.
Tout se mélange dans ma tête.
Je sais même pas pourquoi j’ai envie de chialer tout le temps. C’est le bordel. J’aimerais juste… dormir, tout mettre en pause, et me réveiller en sachant répondre à un seul “pourquoi”.
Le corps de Chris me percute violemment. Il me serre, il me serre si fort de ses bras que je connais par cœur. Je m’effondre en pleurant, mon visage dans son cou. Je chiale comme un gosse. Je chiale comme j’ai chialé des dizaines de fois contre la peau de mon frère. Quand j’avais trop bu et que je ressentais le besoin viscéral de lui dire que je l’aime. Quand Miya est parti une fois encore. Quand j’ai failli partir pour de bon. Quand Daideó est mort. Ton épaule est la même qu’il y a dix ans. Tu es le même qu’il y a dix ans. T’es toujours là, Chris. Tu m’as jamais lâché.
Je mérite pas ça.
Mais ça me soulage de savoir que toi, tu penses le contraire.
Il parle. Il parle. Il s’arrête pas de parler, de cette voix que je connais pour être celle qui porte des pleurs. Et moi, j’écoute, je m’y accroche en pleurant. J’essaye de me calmer. J’y arrive pas. T’arrête pas de parler, pitié, t’arrête pas, dis moi que ça va aller, rassure moi, rassure moi encore, dis moi que je vais retrouver ses yeux bleus et que j’y retrouverai toujours la même paix, dis moi que je vais réussir à m’en sortir, qu’un jour je n’aurai plus mal, dis moi que Miya va bien, dis moi que je ne l’abandonne pas, dis moi que ne sabote pas Jude, mens moi, mens moi, mens moi, dis moi que tu m’aimes, que t’es là, que tu bougeras pas, dis moi tout ça, Chris, dis moi encore et encore que tu seras toujours là, parce que toi, je te veux pour toujours, je veux que tu sois là à chaque moment de ma vie, je veux que tu sois là pour me rassurer autant que me crier dessus, je veux que tu continues à me dire que tu m’aimes platoniquement, je veux que tu continues à me prendre pour un con dés que t’en as l’occasion, je veux que tu continues à me prendre dans tes bras pour me dire encore tout ça.
J’essaye de me calmer, je te jure, Lil’, j’essaye. Mais j’y arrive pas. J’ai trop mal. Sulien m’a fait trop de bien. C’est dur. C’est tellement dur.
J’essaye de me calmer.
J’essaye.
J’essaye vraiment.
Mais j’y arrive pas.
Mes doigts se crispent dans son dos. Et je chiale. Je chiale encore. J’écoute, j’essaye de me rattacher aux mots, mais j’arrête mais, j’en suis pas capable. J’arrivais pas à pleurer pendant des semaines et maintenant, mon corps relâche tout. Comme avec Sulien. J’ai trop pleuré aujourd’hui. Je me sens débile, je me sens faible, alors que c’est pas vrai, Sulien l’a dit, Sulien l’a dit, il l’a bien dit, il l’a joliment dit.
Tu aimerais ça, alors ? Tu aimerais ce type là, Sulien ? Ce mec qui chiale comme un abruti… pour il ne sait pas quelle raison ?
Ressentir trop, jusqu’à ne plus rien ressentir. Voilà. Accroche toi à ça, Lloyd. Tu connais la chanson. Tu sais. Ça va passer. Ça passe toujours. Laisse le noir t’engloutir, t’avaler, t’avaler encore jusqu’à ce que tu retrouves le fond. Ensuite, tu n’auras plus qu’à remonter, hein ? Des mains se tendront vers toi pour t’attraper, encore. Parce que t’es qu’un foutu incapable. Tu sais pas remonter tout seul. Tu fais pitié. Tu fais tellement pitié. Sulien a eu pitié. Chris a pitié. Jude a pitié. Maman. Papa. Miya. Tu fais pitié à la pitié. Si ils sont encore là, c’est parce que tu les rassures, oh ouais, tu les rassures tellement.
Nan. Nan. C’est pas vrai. C’est pas vrai. Sulien n’aurait pas pleuré sur mon épaule. Il ne m’aurait pas dit tout ça. Il ne m’aurait pas tendu de si beaux sourire. Chris ne me tiendrait pas si fort en pleurant avec moi. Jude n’aurait pas pleuré. Miya n’aurait pas pleuré. Ils pleurent avec moi. Ils pleurent pas pour moi. Ils pleurent avec moi.
Alors c’est pas vrai.
“T'as... des yeux de combattant... Ceux de quelqu'un qui revient à la charge malgré les épreuves.“
“Ouais. Un gladiateur, Lloyd. Un gladiateur enragé qui bondit comme un clebard parce qu’il sait pas tenir en place.“
“T'as le droit à cette tendresse, t'as le droit à ce genre de moment, qu'on soit gentil avec toi, qu'on prenne soin de toi."
Je serre les dents. Pleure pas, pleure pas, arrête. J’ai pas besoin qu’on me sauve. Je veux plus qu’on plonge avec moi. Je veux remonter. Je veux qu’on me regarde remonter, qu’on arrête de pleurer pour moi. Je veux ressortir. Je veux…
Je veux être celui qui aide Sulien à se reconstruire. Je veux me ressentir utile, quelque part, mais surtout dans ses yeux bleus. Je veux que Lil’ et Jude me regardent avec fierté. Je veux que Miya me regarde comme quelque chose qui ne casse pas.
Je veux…
Je…
« Ça… ça va aller… ça va aller… je… je… ça va aller, tu vas voir… eh… ça va… ça va aller, mon frère… hein… »
Je le serre plus fort et tourne vivement la tête pour embrasser son cou. Mon nez s’écrase contre sa peau. J’inspire. J’inspire fort.
Ce n’est pas l’odeur de Sulien. Elle tapisse encore quelque part dans mon nez. Mais la peau de Lil’ est chaude. Et il sent bon.
Je m’y accroche.
L’odeur de la peau de Sulien perdure.
Et… ça me rassure.
1131 mots
Mais j’en ai envie.
Si tu savais comme j’en ai envie.
Je veux que la douleur s’efface, tout recommencer à zéro, lâcher le passé, n’écrire que l’avenir. Mais je peux pas. Je peux pas je peux pas je peux pas.
Regarde moi.
Dis moi pourquoi je pleure.
J’en sais même plus rien.
Tout se mélange dans ma tête.
Je sais même pas pourquoi j’ai envie de chialer tout le temps. C’est le bordel. J’aimerais juste… dormir, tout mettre en pause, et me réveiller en sachant répondre à un seul “pourquoi”.
Le corps de Chris me percute violemment. Il me serre, il me serre si fort de ses bras que je connais par cœur. Je m’effondre en pleurant, mon visage dans son cou. Je chiale comme un gosse. Je chiale comme j’ai chialé des dizaines de fois contre la peau de mon frère. Quand j’avais trop bu et que je ressentais le besoin viscéral de lui dire que je l’aime. Quand Miya est parti une fois encore. Quand j’ai failli partir pour de bon. Quand Daideó est mort. Ton épaule est la même qu’il y a dix ans. Tu es le même qu’il y a dix ans. T’es toujours là, Chris. Tu m’as jamais lâché.
Je mérite pas ça.
Mais ça me soulage de savoir que toi, tu penses le contraire.
Il parle. Il parle. Il s’arrête pas de parler, de cette voix que je connais pour être celle qui porte des pleurs. Et moi, j’écoute, je m’y accroche en pleurant. J’essaye de me calmer. J’y arrive pas. T’arrête pas de parler, pitié, t’arrête pas, dis moi que ça va aller, rassure moi, rassure moi encore, dis moi que je vais retrouver ses yeux bleus et que j’y retrouverai toujours la même paix, dis moi que je vais réussir à m’en sortir, qu’un jour je n’aurai plus mal, dis moi que Miya va bien, dis moi que je ne l’abandonne pas, dis moi que ne sabote pas Jude, mens moi, mens moi, mens moi, dis moi que tu m’aimes, que t’es là, que tu bougeras pas, dis moi tout ça, Chris, dis moi encore et encore que tu seras toujours là, parce que toi, je te veux pour toujours, je veux que tu sois là à chaque moment de ma vie, je veux que tu sois là pour me rassurer autant que me crier dessus, je veux que tu continues à me dire que tu m’aimes platoniquement, je veux que tu continues à me prendre pour un con dés que t’en as l’occasion, je veux que tu continues à me prendre dans tes bras pour me dire encore tout ça.
J’essaye de me calmer, je te jure, Lil’, j’essaye. Mais j’y arrive pas. J’ai trop mal. Sulien m’a fait trop de bien. C’est dur. C’est tellement dur.
J’essaye de me calmer.
J’essaye.
J’essaye vraiment.
Mais j’y arrive pas.
Mes doigts se crispent dans son dos. Et je chiale. Je chiale encore. J’écoute, j’essaye de me rattacher aux mots, mais j’arrête mais, j’en suis pas capable. J’arrivais pas à pleurer pendant des semaines et maintenant, mon corps relâche tout. Comme avec Sulien. J’ai trop pleuré aujourd’hui. Je me sens débile, je me sens faible, alors que c’est pas vrai, Sulien l’a dit, Sulien l’a dit, il l’a bien dit, il l’a joliment dit.
“J'aime bien ceux qui enlèvent leur masque et qui n'ont pas peur de se montrer vulnérable, même un court instant.“
Tu aimerais ça, alors ? Tu aimerais ce type là, Sulien ? Ce mec qui chiale comme un abruti… pour il ne sait pas quelle raison ?
Ressentir trop, jusqu’à ne plus rien ressentir. Voilà. Accroche toi à ça, Lloyd. Tu connais la chanson. Tu sais. Ça va passer. Ça passe toujours. Laisse le noir t’engloutir, t’avaler, t’avaler encore jusqu’à ce que tu retrouves le fond. Ensuite, tu n’auras plus qu’à remonter, hein ? Des mains se tendront vers toi pour t’attraper, encore. Parce que t’es qu’un foutu incapable. Tu sais pas remonter tout seul. Tu fais pitié. Tu fais tellement pitié. Sulien a eu pitié. Chris a pitié. Jude a pitié. Maman. Papa. Miya. Tu fais pitié à la pitié. Si ils sont encore là, c’est parce que tu les rassures, oh ouais, tu les rassures tellement.
Nan. Nan. C’est pas vrai. C’est pas vrai. Sulien n’aurait pas pleuré sur mon épaule. Il ne m’aurait pas dit tout ça. Il ne m’aurait pas tendu de si beaux sourire. Chris ne me tiendrait pas si fort en pleurant avec moi. Jude n’aurait pas pleuré. Miya n’aurait pas pleuré. Ils pleurent avec moi. Ils pleurent pas pour moi. Ils pleurent avec moi.
Alors c’est pas vrai.
“T'as... des yeux de combattant... Ceux de quelqu'un qui revient à la charge malgré les épreuves.“
“Ouais. Un gladiateur, Lloyd. Un gladiateur enragé qui bondit comme un clebard parce qu’il sait pas tenir en place.“
“T'as le droit à cette tendresse, t'as le droit à ce genre de moment, qu'on soit gentil avec toi, qu'on prenne soin de toi."
“Dis-moi River, est-ce que t'as besoin que je te sauve ?
Je serre les dents. Pleure pas, pleure pas, arrête. J’ai pas besoin qu’on me sauve. Je veux plus qu’on plonge avec moi. Je veux remonter. Je veux qu’on me regarde remonter, qu’on arrête de pleurer pour moi. Je veux ressortir. Je veux…
Je veux être celui qui aide Sulien à se reconstruire. Je veux me ressentir utile, quelque part, mais surtout dans ses yeux bleus. Je veux que Lil’ et Jude me regardent avec fierté. Je veux que Miya me regarde comme quelque chose qui ne casse pas.
Je veux…
Je…
« Ça… ça va aller… ça va aller… je… je… ça va aller, tu vas voir… eh… ça va… ça va aller, mon frère… hein… »
Je le serre plus fort et tourne vivement la tête pour embrasser son cou. Mon nez s’écrase contre sa peau. J’inspire. J’inspire fort.
Ce n’est pas l’odeur de Sulien. Elle tapisse encore quelque part dans mon nez. Mais la peau de Lil’ est chaude. Et il sent bon.
Je m’y accroche.
L’odeur de la peau de Sulien perdure.
Et… ça me rassure.
1131 mots
Code couleur = #515f80
Employé à la Fausse Danse depuis septembre 2050.
Miyaromantique | Captain Ouin Ouin
Employé à la Fausse Danse depuis septembre 2050.
Miyaromantique | Captain Ouin Ouin
Gay panic ou panique pour rien ?
Au bout d'un moment, il ne sait même plus ce qu'il dit. Il répète plusieurs fois les mêmes choses, il dit de trois façons différentes une même phrase, il répète en boucle que ça va aller, ça va aller, ça va aller. Sa voix porte la trace des larmes qu'il ne retient pas. Ses joues sont barbouillées par ses pleurs. Ses yeux sont douloureux mais il s'en fiche, il les a collés contre l'épaule de Lloyd et il ne bouge plus, il ne fait pas le moindre geste, il a bloqué ses bras autour de lui et la seule chose qui bouge désormais, c'est sa bouche. Sa voix finit par perdre en intensité, ce ne sont plus des paroles larmoyantes prononcées d'une voix grave qui sortent mais des murmures qui grimpent jusqu'aux oreilles de Lloyd qui sanglotent contre lui.
Il aimerait pouvoir avaler toutes ses larmes. Avaler tous ses sanglots. C'est bête, comme envie, car Christopher sait que c'est bien de pleurer. Lui-même a éclaté plusieurs fois en sanglots dans des bras amis récemment, ces derniers mois. Il en avait besoin, il l'a fait. Mais Lloyd n'est pas pareil. Il a déjà pleuré contre lui mais ces derniers temps il gardait tout, absolument tout. Donc ces larmes, ça ne sert à rien de les avaler, mieux vaut qu'elles sortent encore et encore. Mais c'est dur de voir un être aimé pleurer. Même s'il sait que c'est bien, Chris veut que ça s'arrête, il veut que Lloyd lui sourit, qu'il retrouve son énergie, son courage, sa force de vivre.
La main de Christopher monte et descend sur la nuque de Lloyd, elle se perd dans ses cheveux qu'elle caresse, puis elle redescend sur la nuque qu'elle serre. Et il recommence encore et encore et encore.
Il ne sait pas très bien s'il s'est arrêté de parler. Peut-être pas. Mais à un moment il entend des mots à travers les sanglots de Lloyd, des mots qui forment difficilement des phrases. Alors Christopher se tait réellement cette fois et il l'écoute. Il écoute ces vaines promesses, ces maigres espoirs. Qui Lloyd essaie-t-il de convaincre ? Lui-même ou Christopher ? Ce dernier n'en a aucune idée, il a du mal à réfléchir car son cœur pèse trop lourd dans sa poitrine.
Sentant les lèvres de Lloyd approcher, il offre son cou et se laisse embrasser, se laisse respirer. Toutes ces choses dont il a besoin, il peut les lui donner. Les étreintes, les baisers, les caresses. Platoniquement. Mais ça lui fait quelque chose. Ce besoin d'attention, de tendresse de la part de Lloyd, ça remue quelque chose au fond de lui et les larmes brûlent de nouveau ses yeux. Il les écrase contre les vêtements de Lloyd et se serre encore plus contre lui. Sa propre main glisse sur la nuque de Lloyd, ses doigts courent dans ses cheveux, sur son oreille, sur sa tempe, sa mâchoire, sa joue ; il l'encourage à rester. Son autre bras relâche enfin l'étreinte puissante qui l'épuisait. Il fait des cercles dans le dos de Lloyd, sa main à plat, comme s'il pouvait lui passer tout son réconfort, tout son amour.
« Oui ça va aller, murmure-t-il en réponse en se décalant juste ce qu'il faut pour atteindre l'oreille de Lloyd afin qu'il ne manque rien de ses paroles. Ça va aller, ça ira. C'est pas grave si ça ne va pas mieux tout de suite. T'es pas tout seul pour porter ça. Je suis là. On est là, vieux. »
Sa main ne cesse de faire des allers-retours du visage de Lloyd à sa nuque. Ses lèvres frôlent sa peau. En même temps qu'il parle, il dépose un baiser au-dessus de son oreille. Et encore un autre au milieu des mots. Et encore un autre, léger, sans cesser de parler. Il ne peut pas s'en empêcher, pas quand quelqu'un pleure contre lui, dans ses bras. C'est son langage de l'amour.
« Ça durera le temps que ça durera. T'es pas tout seul, répète-t-il inutilement, la voix pleine de sanglots, en déposant un baiser sur ses cheveux. T'as moi. T'as Jude. T'as Alma. T'as... »
Un rire lui échappe soudainement, un rire nerveux, le genre qui ne peut exister qu'au milieu des larmes.
« T'as Sulien, Dich. Alors bien sûr que ça finira par aller. »
Même s'il n'aurait pas misé sur Sulien Willows pour aider Lloyd à aller mieux. Mais il ne juge pas. Si Lloyd trouvait du réconfort auprès de son frère, il l'accepterait. Auprès de sa sœur, même. D'accord, ce serait un peu bizarre, il ne devrait pas prendre sa famille comme exemple. Auprès de n'importe qui, tant que c'est pas méchant, tant que ça ne lui fait pas du mal au milieu du réconfort, il accepte tout ce qui peut soulager son ami.
Il aimerait pouvoir avaler toutes ses larmes. Avaler tous ses sanglots. C'est bête, comme envie, car Christopher sait que c'est bien de pleurer. Lui-même a éclaté plusieurs fois en sanglots dans des bras amis récemment, ces derniers mois. Il en avait besoin, il l'a fait. Mais Lloyd n'est pas pareil. Il a déjà pleuré contre lui mais ces derniers temps il gardait tout, absolument tout. Donc ces larmes, ça ne sert à rien de les avaler, mieux vaut qu'elles sortent encore et encore. Mais c'est dur de voir un être aimé pleurer. Même s'il sait que c'est bien, Chris veut que ça s'arrête, il veut que Lloyd lui sourit, qu'il retrouve son énergie, son courage, sa force de vivre.
La main de Christopher monte et descend sur la nuque de Lloyd, elle se perd dans ses cheveux qu'elle caresse, puis elle redescend sur la nuque qu'elle serre. Et il recommence encore et encore et encore.
Il ne sait pas très bien s'il s'est arrêté de parler. Peut-être pas. Mais à un moment il entend des mots à travers les sanglots de Lloyd, des mots qui forment difficilement des phrases. Alors Christopher se tait réellement cette fois et il l'écoute. Il écoute ces vaines promesses, ces maigres espoirs. Qui Lloyd essaie-t-il de convaincre ? Lui-même ou Christopher ? Ce dernier n'en a aucune idée, il a du mal à réfléchir car son cœur pèse trop lourd dans sa poitrine.
Sentant les lèvres de Lloyd approcher, il offre son cou et se laisse embrasser, se laisse respirer. Toutes ces choses dont il a besoin, il peut les lui donner. Les étreintes, les baisers, les caresses. Platoniquement. Mais ça lui fait quelque chose. Ce besoin d'attention, de tendresse de la part de Lloyd, ça remue quelque chose au fond de lui et les larmes brûlent de nouveau ses yeux. Il les écrase contre les vêtements de Lloyd et se serre encore plus contre lui. Sa propre main glisse sur la nuque de Lloyd, ses doigts courent dans ses cheveux, sur son oreille, sur sa tempe, sa mâchoire, sa joue ; il l'encourage à rester. Son autre bras relâche enfin l'étreinte puissante qui l'épuisait. Il fait des cercles dans le dos de Lloyd, sa main à plat, comme s'il pouvait lui passer tout son réconfort, tout son amour.
« Oui ça va aller, murmure-t-il en réponse en se décalant juste ce qu'il faut pour atteindre l'oreille de Lloyd afin qu'il ne manque rien de ses paroles. Ça va aller, ça ira. C'est pas grave si ça ne va pas mieux tout de suite. T'es pas tout seul pour porter ça. Je suis là. On est là, vieux. »
Sa main ne cesse de faire des allers-retours du visage de Lloyd à sa nuque. Ses lèvres frôlent sa peau. En même temps qu'il parle, il dépose un baiser au-dessus de son oreille. Et encore un autre au milieu des mots. Et encore un autre, léger, sans cesser de parler. Il ne peut pas s'en empêcher, pas quand quelqu'un pleure contre lui, dans ses bras. C'est son langage de l'amour.
« Ça durera le temps que ça durera. T'es pas tout seul, répète-t-il inutilement, la voix pleine de sanglots, en déposant un baiser sur ses cheveux. T'as moi. T'as Jude. T'as Alma. T'as... »
Un rire lui échappe soudainement, un rire nerveux, le genre qui ne peut exister qu'au milieu des larmes.
« T'as Sulien, Dich. Alors bien sûr que ça finira par aller. »
Même s'il n'aurait pas misé sur Sulien Willows pour aider Lloyd à aller mieux. Mais il ne juge pas. Si Lloyd trouvait du réconfort auprès de son frère, il l'accepterait. Auprès de sa sœur, même. D'accord, ce serait un peu bizarre, il ne devrait pas prendre sa famille comme exemple. Auprès de n'importe qui, tant que c'est pas méchant, tant que ça ne lui fait pas du mal au milieu du réconfort, il accepte tout ce qui peut soulager son ami.
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« Sa vie professionnelle est une fête qui s'arrête jamais » - LLOYD RIVER
« Sa vie professionnelle est une fête qui s'arrête jamais » - LLOYD RIVER
Gay panic ou panique pour rien ?
Ça va aller, oui. Ça va aller. Tant que tu es là, Lil’, ça va aller. Alors ne pars jamais, toi. Continue à me tenir dans tes bras comme si tu pouvais me garder entier. T’as toujours eu ce pouvoir, mon frère. Quand tu me dis que ça va aller, que c’est pas grave… je te fais confiance.
Alors je hoche la tête en reniflant.
Je le serre plus fort.
J’écrase mon visage contre sa peau.
Je le respire.
Je ferme les yeux.
Et je me répète que ça va aller. Chris me l’a dit. Ça va aller. Je vais remonter. Doucement… mais je vais remonter.
Par contre, mon vieux… tu veux porter avec moi ? Tu sais ce que tu dois savoir. Je ne te ferai pas porter le reste. Ni toi ni Jude ne seront jamais la dernière partie de moi que Miya a pris de moi. Je ne veux plus voir votre haine pour elle dans vos yeux. Vous qui l’avez tellement aimé… je ne veux pas. Je ne veux pas je ne veux pas je ne veux pas. Personne ne doit savoir. Personne. C’est notre bébé. Notre perte. Notre fardeau. Tu es là, je le sais.
Et ça me suffit.
Lil continue. Lil liste ces gens que j’aime et qui m’aiment en retour. Toi, mon frère. Jude, ma grande sœur et ma plus grande protectrice. Alma, ma douce, ma gentille Alma. Su —
Mon coeur se serre pour se gonfler d’amour. Le rire de Chris me fracasse. Je souris dans son cou. Et ce sourire grandit. Encore. Encore. Encore. Il me fait mal, mais je veux pas qu’il s’arrête. Et à mon tour, je ris dans le cou de Chris.
J’ai Sulien.
J’ai Sulien ?
Sulien.
Sulien qui m’a donné rendez-vous à Pré-au-Lard.
Sulien qui a posé sa main sur ma joue, qui a refusé que tout ça s’arrête.
Sulien et ses larmes.
Sulien et ses sourires.
Sulien et ses yeux bleus.
Sulien et ses mains.
Sulien et sa douceur.
J’ai Sulien.
Je ne sais pas ce que ça veut dire. Je ne sais pas encore. Je ne sais pas si je veux savoir. Je ne sais pas si je dois savoir.
Ce que je sais… c’est que ne pas savoir ne me dérange pas, tant qu’il recommence à prendre ma main, plonger ses yeux dans les miens et me laisser me noyer dans les siens.
Ce n’est pas grave de ne pas savoir, hein, Lil ? C’est pas grave… tant que ça fait du bien.
Je souffle. Ma tête se relève un peu. Je le lâche pour attraper son visage entre mes mains et lui embrasser le front, longuement, les yeux fermés.
Mes bras finissent par s’enrouler à nouveau autour de lui pour la garder tout contre moi et poser mon menton sur son crâne.
« Ouais… ça finira par aller », je murmure, puis souffle longuement. C’est tremblant, c’est crasse, mais… « Ça va déjà mieux. »
Je me sens vide, comme à chaque fois que je ressens trop fort. Mais je ne me sens pas tout seul.
C’est finalement tout ce que je veux.
521 mots
Alors je hoche la tête en reniflant.
Je le serre plus fort.
J’écrase mon visage contre sa peau.
Je le respire.
Je ferme les yeux.
Et je me répète que ça va aller. Chris me l’a dit. Ça va aller. Je vais remonter. Doucement… mais je vais remonter.
Par contre, mon vieux… tu veux porter avec moi ? Tu sais ce que tu dois savoir. Je ne te ferai pas porter le reste. Ni toi ni Jude ne seront jamais la dernière partie de moi que Miya a pris de moi. Je ne veux plus voir votre haine pour elle dans vos yeux. Vous qui l’avez tellement aimé… je ne veux pas. Je ne veux pas je ne veux pas je ne veux pas. Personne ne doit savoir. Personne. C’est notre bébé. Notre perte. Notre fardeau. Tu es là, je le sais.
Et ça me suffit.
Lil continue. Lil liste ces gens que j’aime et qui m’aiment en retour. Toi, mon frère. Jude, ma grande sœur et ma plus grande protectrice. Alma, ma douce, ma gentille Alma. Su —
Mon coeur se serre pour se gonfler d’amour. Le rire de Chris me fracasse. Je souris dans son cou. Et ce sourire grandit. Encore. Encore. Encore. Il me fait mal, mais je veux pas qu’il s’arrête. Et à mon tour, je ris dans le cou de Chris.
J’ai Sulien.
J’ai Sulien ?
Sulien.
Sulien qui m’a donné rendez-vous à Pré-au-Lard.
Sulien qui a posé sa main sur ma joue, qui a refusé que tout ça s’arrête.
Sulien et ses larmes.
Sulien et ses sourires.
Sulien et ses yeux bleus.
Sulien et ses mains.
Sulien et sa douceur.
J’ai Sulien.
Je ne sais pas ce que ça veut dire. Je ne sais pas encore. Je ne sais pas si je veux savoir. Je ne sais pas si je dois savoir.
Ce que je sais… c’est que ne pas savoir ne me dérange pas, tant qu’il recommence à prendre ma main, plonger ses yeux dans les miens et me laisser me noyer dans les siens.
Ce n’est pas grave de ne pas savoir, hein, Lil ? C’est pas grave… tant que ça fait du bien.
Je souffle. Ma tête se relève un peu. Je le lâche pour attraper son visage entre mes mains et lui embrasser le front, longuement, les yeux fermés.
Mes bras finissent par s’enrouler à nouveau autour de lui pour la garder tout contre moi et poser mon menton sur son crâne.
« Ouais… ça finira par aller », je murmure, puis souffle longuement. C’est tremblant, c’est crasse, mais… « Ça va déjà mieux. »
Je me sens vide, comme à chaque fois que je ressens trop fort. Mais je ne me sens pas tout seul.
C’est finalement tout ce que je veux.
521 mots
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Employé à la Fausse Danse depuis septembre 2050.
Miyaromantique | Captain Ouin Ouin
Employé à la Fausse Danse depuis septembre 2050.
Miyaromantique | Captain Ouin Ouin
Gay panic ou panique pour rien ?
Il le sent sourire dans son cou, tout contre son cou, ses lèvres qui s'étirent, puis son souffle chaud qui se fracasse sur sa peau. Il rit contre lui, d'un rire un peu semblable au sien, un rire coincé, nerveux, un rire qui ne réalise pas, qui ne comprend pas, qui est ahuri. Alors Christopher, ça le fait rire aussi, son buste tressaute contre celui de Lloyd. Il sent l'éclat qui pourrait partir en fou-rire, qui pourrait faire n'importe quoi. Il cache ses lèvres contre les vêtements de Lloyd pour l'étouffer, car son rire se mélange à ses larmes et que le résultat n'est pas toujours concluant. Il n'a pas envie de perdre le contrôle de son rire alors que Lloyd était en train de pleurer.
Lloyd l'éloigne à ce moment-là. Sur la bouche de Christopher survit encore un sourire irrésistible qui lui soulève le coin des lèvres. Cela n'empêche pas Lloyd de lui attraper le visage. Chris garde ses mains sur ses hanches. Il ne sait pas comment elles sont tombées là. Elles sont là, c'est tout, et Lloyd n'a pas l'air de vouloir les en déloger alors il ne les retire pas. Avant que Lloyd ne s'approche, Christopher plonge ses yeux dans les siens. Il les a rouges, humides, et son visage porte les marques de sa tristesse. Mais il garde aussi les marques de son sourire. Puis son front rencontre les lèvres de Lloyd. Christopher ferme les yeux pour en profiter avant de se laisser aller dans une nouvelle étreinte.
Celle-ci est plus douce. Il sent le menton pointu de Lloyd sur son crâne. Chris se coule entre ses bras et serre les siens autour de lui, les mains à plat dans son dos, la tête posée contre lui. Il ne serre pas comme un malade comme tout à l'heure. De toute manière il n'en aurait plus la force, ses muscles tremblent. Il se contente de l'entourer de ses bras et celui-ci fait la même chose pour lui.
Sa voix n'est plus pleine de sanglots, bien qu'elle soit encore tremblante. Il ne fait que répéter ce qu'ils ont déjà dit tous les deux mais cette fois-ci ça sonne différemment. Peut-être plus sereinement. Et le fait qu'il dise qu'il aille déjà mieux... Ce ne sera peut-être pas destiné à durer mais c'est déjà plus que ce qu'espérait Christopher. Il sourit pauvrement dans les bras de Lloyd. Lui aussi il va mieux, même s'il a le coeur en miette et qu'il a les yeux piquants.
« Je suis content, alors, articule-t-il difficilement, la bouche coincée contre Lloyd. Et n'hésite pas, d'accord ? »
Il se recule difficilement, suffisamment pour pouvoir regarder Lloyd mais pas assez pour le pousser à le lâcher. Il veut juste capter son regard. Ils sont si proches qu'il est obligé de se tordre le cou pour ça. Il se sent comme un nabot mais cette fois ça ne le dérange pas. Sa main remonte dans le dos de Lloyd et ses doigts glissent dans sa nuque. Il caresse les mèches noires qui sont de plus en plus longue. C'est rare qu'il ait la caresse tendre avec Lloyd. Très rare. Mais ces derniers temps il en a besoin. Et Lloyd aussi, non ?
« Si tu veux remettre ça. »
Un sourire tordu apparaît sur ses lèvres. Il renverse la tête en arrière, son poids soutenu par les bras de Lloyd — du moins il espère, sinon il va se casser la gueule. Ainsi penché, il attrape le regard de Lloyd. Son sourire creuse sa joue, à droite. Il plonge dans ses yeux noisettes. Et la mine très sérieuse, malgré ses yeux rouges, ses joues encore humides, la trace des vêtements de Lloyd sur sa joue, ses cheveux décoiffés, sa position inconfortable, malgré tout cela il lui dit très sérieusement :
« Je t'aime comme un fou. »
Le sourire tremble, prémisse d'un rire plus grand. Christopher laisse une seconde passer, mais ne résiste pas plus longtemps avant d'ajouter :
« Platoniquement. »
Lloyd l'éloigne à ce moment-là. Sur la bouche de Christopher survit encore un sourire irrésistible qui lui soulève le coin des lèvres. Cela n'empêche pas Lloyd de lui attraper le visage. Chris garde ses mains sur ses hanches. Il ne sait pas comment elles sont tombées là. Elles sont là, c'est tout, et Lloyd n'a pas l'air de vouloir les en déloger alors il ne les retire pas. Avant que Lloyd ne s'approche, Christopher plonge ses yeux dans les siens. Il les a rouges, humides, et son visage porte les marques de sa tristesse. Mais il garde aussi les marques de son sourire. Puis son front rencontre les lèvres de Lloyd. Christopher ferme les yeux pour en profiter avant de se laisser aller dans une nouvelle étreinte.
Celle-ci est plus douce. Il sent le menton pointu de Lloyd sur son crâne. Chris se coule entre ses bras et serre les siens autour de lui, les mains à plat dans son dos, la tête posée contre lui. Il ne serre pas comme un malade comme tout à l'heure. De toute manière il n'en aurait plus la force, ses muscles tremblent. Il se contente de l'entourer de ses bras et celui-ci fait la même chose pour lui.
Sa voix n'est plus pleine de sanglots, bien qu'elle soit encore tremblante. Il ne fait que répéter ce qu'ils ont déjà dit tous les deux mais cette fois-ci ça sonne différemment. Peut-être plus sereinement. Et le fait qu'il dise qu'il aille déjà mieux... Ce ne sera peut-être pas destiné à durer mais c'est déjà plus que ce qu'espérait Christopher. Il sourit pauvrement dans les bras de Lloyd. Lui aussi il va mieux, même s'il a le coeur en miette et qu'il a les yeux piquants.
« Je suis content, alors, articule-t-il difficilement, la bouche coincée contre Lloyd. Et n'hésite pas, d'accord ? »
Il se recule difficilement, suffisamment pour pouvoir regarder Lloyd mais pas assez pour le pousser à le lâcher. Il veut juste capter son regard. Ils sont si proches qu'il est obligé de se tordre le cou pour ça. Il se sent comme un nabot mais cette fois ça ne le dérange pas. Sa main remonte dans le dos de Lloyd et ses doigts glissent dans sa nuque. Il caresse les mèches noires qui sont de plus en plus longue. C'est rare qu'il ait la caresse tendre avec Lloyd. Très rare. Mais ces derniers temps il en a besoin. Et Lloyd aussi, non ?
« Si tu veux remettre ça. »
Un sourire tordu apparaît sur ses lèvres. Il renverse la tête en arrière, son poids soutenu par les bras de Lloyd — du moins il espère, sinon il va se casser la gueule. Ainsi penché, il attrape le regard de Lloyd. Son sourire creuse sa joue, à droite. Il plonge dans ses yeux noisettes. Et la mine très sérieuse, malgré ses yeux rouges, ses joues encore humides, la trace des vêtements de Lloyd sur sa joue, ses cheveux décoiffés, sa position inconfortable, malgré tout cela il lui dit très sérieusement :
« Je t'aime comme un fou. »
Le sourire tremble, prémisse d'un rire plus grand. Christopher laisse une seconde passer, mais ne résiste pas plus longtemps avant d'ajouter :
« Platoniquement. »
Lutin en cuir le plus stylé du Pitiponk
« Sa vie professionnelle est une fête qui s'arrête jamais » - LLOYD RIVER
« Sa vie professionnelle est une fête qui s'arrête jamais » - LLOYD RIVER
Gay panic ou panique pour rien ?
Avec Lil’, pleurer c’est toujours bon, parce qu’après tout est plus doux. Les sanglots se métamorphosent en rire, les pleures en sourire, sans qu’on fasse comme si rien ne s’était passé.
J’aime mon ami, si tu savais. Je l’aime à un point où je pourrai crever pour lui. Ouais, je me sens prêt à passer l’arme à gauche pour pas mal de gens. C’est un truc con que Jude m’a fait remarquer. Être prêt à mourir pour les gens, c’est pas la plus belle preuve d’amour — même si c’est la mienne. Nan. La plus belle chose que tu peux faire pour les autres, c’est de vivre pour eux. Malgré la douleur, malgré le gouffre dans laquelle tu coules jour après jour… vivre pour eux, c’est la preuve ultime d’amour. C’est accepter de leur faire confiance pour t’aider à remonter. C’est un sacrifice, je t’aurai répondu il y a dix ans. Aujourd’hui, je réalise que c’est un cadeau qu’on partage ensemble.
Lil s’écarte de moi, mais pas trop loin, juste de quoi me regarder. Je renifle encore, mais je souris, mon frère. Je souris. Parce que même si je ressens le grand vide de l’après-trop, je suis heureux de t’avoir. Toi. Mon ami qui m’aime au point de pleurer avec moi — pas pour moi. Mon ami qui caresse ma nuque aux mèches longues, beaucoup trop longues, comme si j’étais un gosse. C’est pas nous, ça. Mais je réalise que ça ne me dérange pas : j’aime bien.
Comme j’ai aimé la main de Sulien sur mon torse, j’aime cette attention. Mais… ça n’a rien à voir. Rien du tout.
T’es petit, Lil’, mais t’as jamais été aussi grand qu’aujourd’hui. Je te regarde, et je vois mon frère, mon grand frère. Tu réalises pas à quel point je t’aime, Chris. A quel point t’es précieux. A quel point t’es essentiel. Ce soir, mon frère… je te chanterai ô combien je t’aime. Et tu viendras ? Est-ce que tu viendras m’écouter me déchirer la gorge pour toi ? Est-ce que tu reprendras avec moi que si tu oublies le chemin pour rentrer chez toi… tu auras toujours un foyer en moi ?
Lil’ balance ses mots qui ne nous ressemblent pas : je t’aime comme un fou. Et il n’ajoute pas ce petit mot qui termine toujours ses déclarations d’amour.
Et j’attends.
Les yeux plongés dans les siens, sans doute aussi rougis que les miens, j’attends.
J’attends ce petit mot, et je sais qu’il va arriver.
Je le sens arriver, il doit arriver, changes pas les règles, Lil’. Déjà que tu as dit… comme un fou. Nan. Nan. Nan. Faut pas modifier ces habitudes qu’on traîne depuis des années.
Et enfin, enfin, il le dit. Il le dit dans son sourire qui tremble, qui promet un sourire beaucoup plus grand, beaucoup plus large. Un sourire de vrai petit con.
Je ris en le relâchant autant qu’en le repoussant.
« Ouais ? Ben moi j’t’aime comme un gros malade, Lil’. Un gros malade. »
Je ricane un peu m’écartant encore. Je souffle en tirant mes cheveux en arrière.
Ça fait du bien.
Ça fait vraiment du bien.
Le vide. Le vide qui se remplit petit à petit, mais pas de noir. De lumière et d’amour.
Je renifle encore un coup en baissant les yeux sur mes Docs. Mes orteils bougent un peu, repoussent le cuir. Gauche. Droite. Droite. Gauche.
« Tu crois que je devrai… genre… aller le voir ou… envoyer une lettre ? J’fais plein de fautes, t’as capté. Et j’écris méga mal. » Je renifle encore. Je souffle. « C'est... c'est con mais... j'ai pas envie de faire nimp', tu vois ? »
613 mots
J’aime mon ami, si tu savais. Je l’aime à un point où je pourrai crever pour lui. Ouais, je me sens prêt à passer l’arme à gauche pour pas mal de gens. C’est un truc con que Jude m’a fait remarquer. Être prêt à mourir pour les gens, c’est pas la plus belle preuve d’amour — même si c’est la mienne. Nan. La plus belle chose que tu peux faire pour les autres, c’est de vivre pour eux. Malgré la douleur, malgré le gouffre dans laquelle tu coules jour après jour… vivre pour eux, c’est la preuve ultime d’amour. C’est accepter de leur faire confiance pour t’aider à remonter. C’est un sacrifice, je t’aurai répondu il y a dix ans. Aujourd’hui, je réalise que c’est un cadeau qu’on partage ensemble.
Lil s’écarte de moi, mais pas trop loin, juste de quoi me regarder. Je renifle encore, mais je souris, mon frère. Je souris. Parce que même si je ressens le grand vide de l’après-trop, je suis heureux de t’avoir. Toi. Mon ami qui m’aime au point de pleurer avec moi — pas pour moi. Mon ami qui caresse ma nuque aux mèches longues, beaucoup trop longues, comme si j’étais un gosse. C’est pas nous, ça. Mais je réalise que ça ne me dérange pas : j’aime bien.
Comme j’ai aimé la main de Sulien sur mon torse, j’aime cette attention. Mais… ça n’a rien à voir. Rien du tout.
T’es petit, Lil’, mais t’as jamais été aussi grand qu’aujourd’hui. Je te regarde, et je vois mon frère, mon grand frère. Tu réalises pas à quel point je t’aime, Chris. A quel point t’es précieux. A quel point t’es essentiel. Ce soir, mon frère… je te chanterai ô combien je t’aime. Et tu viendras ? Est-ce que tu viendras m’écouter me déchirer la gorge pour toi ? Est-ce que tu reprendras avec moi que si tu oublies le chemin pour rentrer chez toi… tu auras toujours un foyer en moi ?
Lil’ balance ses mots qui ne nous ressemblent pas : je t’aime comme un fou. Et il n’ajoute pas ce petit mot qui termine toujours ses déclarations d’amour.
Et j’attends.
Les yeux plongés dans les siens, sans doute aussi rougis que les miens, j’attends.
J’attends ce petit mot, et je sais qu’il va arriver.
Je le sens arriver, il doit arriver, changes pas les règles, Lil’. Déjà que tu as dit… comme un fou. Nan. Nan. Nan. Faut pas modifier ces habitudes qu’on traîne depuis des années.
Et enfin, enfin, il le dit. Il le dit dans son sourire qui tremble, qui promet un sourire beaucoup plus grand, beaucoup plus large. Un sourire de vrai petit con.
Je ris en le relâchant autant qu’en le repoussant.
« Ouais ? Ben moi j’t’aime comme un gros malade, Lil’. Un gros malade. »
Je ricane un peu m’écartant encore. Je souffle en tirant mes cheveux en arrière.
Ça fait du bien.
Ça fait vraiment du bien.
Le vide. Le vide qui se remplit petit à petit, mais pas de noir. De lumière et d’amour.
Je renifle encore un coup en baissant les yeux sur mes Docs. Mes orteils bougent un peu, repoussent le cuir. Gauche. Droite. Droite. Gauche.
« Tu crois que je devrai… genre… aller le voir ou… envoyer une lettre ? J’fais plein de fautes, t’as capté. Et j’écris méga mal. » Je renifle encore. Je souffle. « C'est... c'est con mais... j'ai pas envie de faire nimp', tu vois ? »
613 mots
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Employé à la Fausse Danse depuis septembre 2050.
Miyaromantique | Captain Ouin Ouin
Employé à la Fausse Danse depuis septembre 2050.
Miyaromantique | Captain Ouin Ouin
Gay panic ou panique pour rien ?
Son rire appelle le sien. Le sourire de Chris se transforme en rire silencieux puis en rire qui fait du bruit quand Lloyd le repousse soudainement. Christopher titube en arrière en se marrant, soulagé.
Juste avant que Lloyd le repousse, entre le je t'aime et le platoniquement, il a vu l'attente dans son regard. Il l'a vue et attendue. L'habituelle attente idiote qui est la raison pour laquelle il rajoute toujours ce petit mot quand il dit à Lloyd qu'il l'aime. Car Lloyd a toujours besoin d'être rassuré sur ça, comme l'hétéro idiot et basique qu'il était censé être. C'est drôle, hein ? Qu'il ait grandi dans une famille aimante avec une sœur aussi géniale que la sienne mais qu'il ne puisse pas entendre un mec bi lui qu'il l'aime sans ce petit mot. Christopher, lui, a grandi dans une famille où on ne disait pas ces choses, où on ne les pensait même pas la plupart du temps. C'est Jude qui lui a appris que c'était possible de dire aux gens qu'on les aimait, que c'est d'accord, que c'était différent que de se déclarer amoureusement. Et pourtant, son propre frère de sang a du mal avec lui quand il lui dit qu'il l'aime. Donc oui, c'est drôle. Et c'est ce qui fait rire Christopher pendant qu'il titube.
La réplique de Lloyd lui fait comme une bombe de chaleur dans le cœur : il l'aime comme un malade. Le rire se calme, il lui lance un regard tendre par dessus ses cils. Il se sent tellement léger qu'il pourrait s'envoler. Comme si tout le poids qu'il portait depuis quelques semaines et aussi depuis quelques mois venait de s'envoler. Christopher se redresse et pendant que Lloyd se tire les cheveux en arrière, lui, un sourire large comme l'univers sur les lèvres, il s'étire bruyamment, simplement heureux.
Il est soulagé. Pourtant, il porte le poids des larmes dans le corps. Mais il est soulagé. Cette peine qu'ils ressentent tous les deux de leur côté, Lloyd parce que Miya l'a déglingué il ne sait trop comment, lui parce qu'il crève d'inquiétude pour son pote, cette peine ils viennent de la partager, de la vivre ensemble. C'est la meilleure façon d'être triste : l'être avec quelqu'un qu'on aime. Maintenant, Chris espère que Lloyd comprendra qu'il peut se confier, qu'il peut leur parler, leur dire en détail ce qui ne va pas même s'ils doivent parler encore et encore de Miya. Il est prêt. Christopher est prêt à en parler sans s'énerver. À faire l'effort de tout cacher en lui pour que Lloyd puisse lui parler d'elle. Il ne s'énervera pas, plus. Il l'a déjà pourrie une fois, ça suffit, non ?
Christopher se frotte le visage dans ses mains. Les larmes ont séché sur ses joues. Il se frotte les yeux du plat de la main, se passe les doigts dans les cheveux pour les arranger tout en se tournant vers Lloyd qui va dire un truc, il réarrange sa chemise qui s'est tirée hors de son pantalon. Mais il se fige subitement quand Lloyd lui demande des conseils sur sa petite histoire avec Sulien.
Chris le fixe. L'envie de rire revient. C'est con, hein ? Mais regardez-le, enfin ! Il hésite comme un adolescent amoureux et il est impatient comme un adolescent amoureux ! Est-ce trop tôt pour se foutre de lui ? Pour chantonner « Lloyd il a un crush-euh ! Lloyd il a un crush-euh ! » ou pour aller l'embêter avec des : « alors il embrasse bien ? Hein, hein, hein ? Je me pose la question depuis le vautour. Il doit bien embrasser. T'as vu ses lèvres ? ». Peut-être un tout petit peu trop tôt, sachant que ce qu'a vécu Lloyd avec Sulien l'a soulagé de sa peine et c'est la seule chose qui ait vraiment eu un effet sur lui. Donc... On se calme, Christopher.
Il mord sa joue pour retenir ses vilaines pensées et se dirige vers la table basse devant le canapé. Il attrape un mouchoir et un fourre un dans les mains de Lloyd qui renifle comme un gros dégueulasse, ce que Chris ne supporte pas.
« C'est pas con, commence-t-il déjà par le rassurer, c'est juste important pour toi. »
Il se retourne pour se moucher rapidement. Il fait une boule de son mouchoir et vise la poubelle, dans le coin. Victoire ! Il serre le poing, fait un sourire éblouissant à Lloyd, puis se jette dans le canapé avec un long soupir de contentement.
« C'est vrai que t'écris pas super bien, remarque-t-il en laissant tomber sa tête contre le dossier, mais si c'est lui qui t'a demandé de lui écrire, je pense qu'il s'en fout un peu. Après... Toi, t'es plus du genre à aller le voir, non ? Mais dans un sens... »
Christopher lève les yeux au plafond et se frotte le coin de la mâchoire. Il sent la présence rêche de quelques minuscules petits poils, il déteste ça. Il aurait pensé à se raser si sa nuit n'avait pas été si difficile.
« Les lettres, ça permet de poser calmement ses pensées. Ça serait peut-être plus simple pour toi de passer par une lettre pour exprimer les choses, non ? »
Il lui lance un regard incertain. Pour l'instant, il est ivre de ce moment qu'il a vécu. Mais qu'en sera-t-il quand ça redescendra ? Que pensera-t-il de ses propres agissements, de ses sentiments, de son désir ? Lloyd est un bon gars qui ne fera jamais du mal intentionnellement — tant qu'il n'est pas dans une bagarre ou une fosse. Mais et s'il se retrouvait face à un Sulien tout tactile à Pré-au-Lard et qu'il vrillait parce qu'il n'est pas prêt pour tout ça ? Il n'y pense peut-être pas mais lui, Chris, y pense. Parce qu'il s'est déjà retrouvé face à des hétéro curieux qui ont regretté après coup et que ça fait mal de se prendre un coup de poing dans le nez juste après un baiser passionné. Et on ne parle pas de douleur physique.
Juste avant que Lloyd le repousse, entre le je t'aime et le platoniquement, il a vu l'attente dans son regard. Il l'a vue et attendue. L'habituelle attente idiote qui est la raison pour laquelle il rajoute toujours ce petit mot quand il dit à Lloyd qu'il l'aime. Car Lloyd a toujours besoin d'être rassuré sur ça, comme l'hétéro idiot et basique qu'il était censé être. C'est drôle, hein ? Qu'il ait grandi dans une famille aimante avec une sœur aussi géniale que la sienne mais qu'il ne puisse pas entendre un mec bi lui qu'il l'aime sans ce petit mot. Christopher, lui, a grandi dans une famille où on ne disait pas ces choses, où on ne les pensait même pas la plupart du temps. C'est Jude qui lui a appris que c'était possible de dire aux gens qu'on les aimait, que c'est d'accord, que c'était différent que de se déclarer amoureusement. Et pourtant, son propre frère de sang a du mal avec lui quand il lui dit qu'il l'aime. Donc oui, c'est drôle. Et c'est ce qui fait rire Christopher pendant qu'il titube.
La réplique de Lloyd lui fait comme une bombe de chaleur dans le cœur : il l'aime comme un malade. Le rire se calme, il lui lance un regard tendre par dessus ses cils. Il se sent tellement léger qu'il pourrait s'envoler. Comme si tout le poids qu'il portait depuis quelques semaines et aussi depuis quelques mois venait de s'envoler. Christopher se redresse et pendant que Lloyd se tire les cheveux en arrière, lui, un sourire large comme l'univers sur les lèvres, il s'étire bruyamment, simplement heureux.
Il est soulagé. Pourtant, il porte le poids des larmes dans le corps. Mais il est soulagé. Cette peine qu'ils ressentent tous les deux de leur côté, Lloyd parce que Miya l'a déglingué il ne sait trop comment, lui parce qu'il crève d'inquiétude pour son pote, cette peine ils viennent de la partager, de la vivre ensemble. C'est la meilleure façon d'être triste : l'être avec quelqu'un qu'on aime. Maintenant, Chris espère que Lloyd comprendra qu'il peut se confier, qu'il peut leur parler, leur dire en détail ce qui ne va pas même s'ils doivent parler encore et encore de Miya. Il est prêt. Christopher est prêt à en parler sans s'énerver. À faire l'effort de tout cacher en lui pour que Lloyd puisse lui parler d'elle. Il ne s'énervera pas, plus. Il l'a déjà pourrie une fois, ça suffit, non ?
Christopher se frotte le visage dans ses mains. Les larmes ont séché sur ses joues. Il se frotte les yeux du plat de la main, se passe les doigts dans les cheveux pour les arranger tout en se tournant vers Lloyd qui va dire un truc, il réarrange sa chemise qui s'est tirée hors de son pantalon. Mais il se fige subitement quand Lloyd lui demande des conseils sur sa petite histoire avec Sulien.
Chris le fixe. L'envie de rire revient. C'est con, hein ? Mais regardez-le, enfin ! Il hésite comme un adolescent amoureux et il est impatient comme un adolescent amoureux ! Est-ce trop tôt pour se foutre de lui ? Pour chantonner « Lloyd il a un crush-euh ! Lloyd il a un crush-euh ! » ou pour aller l'embêter avec des : « alors il embrasse bien ? Hein, hein, hein ? Je me pose la question depuis le vautour. Il doit bien embrasser. T'as vu ses lèvres ? ». Peut-être un tout petit peu trop tôt, sachant que ce qu'a vécu Lloyd avec Sulien l'a soulagé de sa peine et c'est la seule chose qui ait vraiment eu un effet sur lui. Donc... On se calme, Christopher.
Il mord sa joue pour retenir ses vilaines pensées et se dirige vers la table basse devant le canapé. Il attrape un mouchoir et un fourre un dans les mains de Lloyd qui renifle comme un gros dégueulasse, ce que Chris ne supporte pas.
« C'est pas con, commence-t-il déjà par le rassurer, c'est juste important pour toi. »
Il se retourne pour se moucher rapidement. Il fait une boule de son mouchoir et vise la poubelle, dans le coin. Victoire ! Il serre le poing, fait un sourire éblouissant à Lloyd, puis se jette dans le canapé avec un long soupir de contentement.
« C'est vrai que t'écris pas super bien, remarque-t-il en laissant tomber sa tête contre le dossier, mais si c'est lui qui t'a demandé de lui écrire, je pense qu'il s'en fout un peu. Après... Toi, t'es plus du genre à aller le voir, non ? Mais dans un sens... »
Christopher lève les yeux au plafond et se frotte le coin de la mâchoire. Il sent la présence rêche de quelques minuscules petits poils, il déteste ça. Il aurait pensé à se raser si sa nuit n'avait pas été si difficile.
« Les lettres, ça permet de poser calmement ses pensées. Ça serait peut-être plus simple pour toi de passer par une lettre pour exprimer les choses, non ? »
Il lui lance un regard incertain. Pour l'instant, il est ivre de ce moment qu'il a vécu. Mais qu'en sera-t-il quand ça redescendra ? Que pensera-t-il de ses propres agissements, de ses sentiments, de son désir ? Lloyd est un bon gars qui ne fera jamais du mal intentionnellement — tant qu'il n'est pas dans une bagarre ou une fosse. Mais et s'il se retrouvait face à un Sulien tout tactile à Pré-au-Lard et qu'il vrillait parce qu'il n'est pas prêt pour tout ça ? Il n'y pense peut-être pas mais lui, Chris, y pense. Parce qu'il s'est déjà retrouvé face à des hétéro curieux qui ont regretté après coup et que ça fait mal de se prendre un coup de poing dans le nez juste après un baiser passionné. Et on ne parle pas de douleur physique.
Lutin en cuir le plus stylé du Pitiponk
« Sa vie professionnelle est une fête qui s'arrête jamais » - LLOYD RIVER
« Sa vie professionnelle est une fête qui s'arrête jamais » - LLOYD RIVER
Gay panic ou panique pour rien ?
J’attrape le mouchoir que me tend Lil’. Je renifle un coup en regardant le mouchoir. Ah… je fais trop de bruit. Promis, je fais pas ça tout le temps. Mais en général, j’ai jamais de mouchoir sur moi.
Je remercie Chris d’un coup de tête et commence à me moucher quand il le fait aussi. Une fois fait, j’enfonce le mouchoir dans la poche de mon jean en regardant Chris faire disparaître le sien dans la poubelle. Il a pas raté, que je constate en reniflant.
Mes yeux reviennent vite sur lui, sur son joli sourire, sur sa carcasse qui retombe sur le canapé. Moi ? Je reste debout, mains dans les poches. J’ai pas envie de m’asseoir. C’est pas que je me sens nerveux, tu vois ? J’ai pas envie de courir partout, de bouger, de m’agiter. J’ai juste… je sais pas. Besoin de pas m’enfoncer dans un canapé.
Alors je l’écoute.
Je l’écoute me dire que j’écris pas super bien — aïe. Eh, baltringue. J’écris bien, mais des chansons, tout plein de chansons, depuis que je suis môme. Alors, ok, c’est pas du John Lenon, mais ça reste des belles paroles, non ? Ma chanson, Lil, Lil ? Tu l’as aimée, non ?
Ou alors j’écris une chanson à Sulien.
Mais là, c’est un peu… tôt ? Abusé ? Flippant ?
Je hoche la tête quand Chris me dit que je suis plus du genre à aller le voir ! Et… il réfléchit.
Mec.
Là, j’ai le coeur qui redevient nerveux.
Dis les choses ! Dis moi si… si j’écris, si je vais le voir, si je lui écris une chanson, si je dois attendre, si je dois lui laisser un “vu” pendant des jours — quoi que, ça, j’ai pas envie. Mais dis un truc ! Conseille moi !
J’ai les doigts qui s’agitent dans mes poches. Mes yeux ronds avalent son regard qui pu le “oooh ben je sais paaaas”…
Attends.
Il a dit un truc à la fin.
Je recule la tête.
Il me conseille de lui écrire.
Je bats des cils. Je baisse les yeux.
C’est vrai. Les lettres, c’est comme les chansons. On peut écrire ce qu’on ressent sans avoir des parasites mentaux, t’as capté ?
« Ouais mais… le soucis, c’est que je sais pas trop comment… tu vois ? » je dis en ramenant mes yeux sur lui. « Je sais pas, en fait, ce qui s’est passé. Exprimer les choses, ça, je sais faire, hein ! Mais là, je te jure, je suis paumé. Je sais pas ce que mon cerveau essaye de me dire. Ou… ou mon corps, en fait ! Genre, tu vois ! Attends ! Attends attends attends ! »
Je me précipite contre le mur, à côté de la porte. Je m’y adosse en regardant Chris.
« Tu vois ? Moi j’étais là », puis je tapote la porte. « Là, c’est la chambre de Rahima. Et de l’auuuutre côté » , j’allonge le bras pour montrer l’autre côté du mur, « Sulien était là. Après, il est venu devant moi, donc ici », je tapote le sol de mon pied. « Là, tu vois ? On a parlé, et tout et tout, et après, il voulait qu’on parle d’un truc plus joyeux… ou… non ! C’était avant ! Et après il m’a fait “boup”. Donc, moi, je lui donne ma main pour qu’il me lise les lignes, tu vois ? Et moi, ben tu sais comment je suis ! Faut que je m’accroche à des détails pour… ben… pas vriller ! Tu vois ! Donc je commence à regarder ses hanches, sa mâchoire, et tout, en fait ! Frère, j’ai maté Sulien ! Mais pas comme tu crois, hein ! A la vase, j’ai juré, je m’accrochais juste à des détails corporels pour rester ancré sinon j’allais partir en boucle dans ma tête, t’as capté ! Du coup ! Attends ! Il prend ma main, et … il commence à me lire, déjà, ça j’ai adoré, mais genre grave, tu vois ? Et il était méga doux, j’ai trop kiffé, et je le regardais faire, tu vois ? J’aimais grave ! Genre ça faisait des massages et tout, et à aucun moment j’ai eu envie qu’il recule, tu vois ? Il faisait ça bien, genre… genre de dingo tu vois ? » Je regarde mes mains en continuant. « Et… j’ai complimenter ses mains, tu vois ? Genre qu’il avait les mains douces et tout, t’sais, j’ai pas trop de filtre parfois, et il rougissait, en fait ! Et j’ai kiffé ça ! C’est chelou, non ? J’veux dire, ça a clairement dépassé les limites du “je m’accroche pour rester focus”, tu vois ? Et… et …je sais pas, c’est devenu doux, tu vois ? C’est… genre on… tu vois, ses mains m’ont manqués. Et on parlait, tout doucement, on échangeait, on disait qu’on voulait que… je sais pas, que c’était doux, que la paix, c’est cool, que plus se battre ben ça fait du bien. Et il rougissait encore et moi, j’aimais bien, même quand il riait. J’adorais quand il riait en rougissant, c’était trop chou. J’avais méga chaud, mais genre dans tout le corps ! Et ses yeux pfoua… j’arrivais pas à pas le regarder dans les yeux. Vraiment pas. Et… ils me manquent, ses yeux, tu vois ? Ses yeux, ses mains, sa tête sur mon épaule, ses doigts sur ma joue… c’était… ça me manque. »
Et enfin, je me tais, parce que… ouais, enfin, Lloyd : si tu veux des réponses, faut laisser les gens parler.
Jude dirait ça.
Mais Jude m’aurait jeté sa godasse à la tronche bien avant.
950 mots
Je remercie Chris d’un coup de tête et commence à me moucher quand il le fait aussi. Une fois fait, j’enfonce le mouchoir dans la poche de mon jean en regardant Chris faire disparaître le sien dans la poubelle. Il a pas raté, que je constate en reniflant.
Mes yeux reviennent vite sur lui, sur son joli sourire, sur sa carcasse qui retombe sur le canapé. Moi ? Je reste debout, mains dans les poches. J’ai pas envie de m’asseoir. C’est pas que je me sens nerveux, tu vois ? J’ai pas envie de courir partout, de bouger, de m’agiter. J’ai juste… je sais pas. Besoin de pas m’enfoncer dans un canapé.
Alors je l’écoute.
Je l’écoute me dire que j’écris pas super bien — aïe. Eh, baltringue. J’écris bien, mais des chansons, tout plein de chansons, depuis que je suis môme. Alors, ok, c’est pas du John Lenon, mais ça reste des belles paroles, non ? Ma chanson, Lil, Lil ? Tu l’as aimée, non ?
Ou alors j’écris une chanson à Sulien.
Mais là, c’est un peu… tôt ? Abusé ? Flippant ?
Je hoche la tête quand Chris me dit que je suis plus du genre à aller le voir ! Et… il réfléchit.
Mec.
Là, j’ai le coeur qui redevient nerveux.
Dis les choses ! Dis moi si… si j’écris, si je vais le voir, si je lui écris une chanson, si je dois attendre, si je dois lui laisser un “vu” pendant des jours — quoi que, ça, j’ai pas envie. Mais dis un truc ! Conseille moi !
J’ai les doigts qui s’agitent dans mes poches. Mes yeux ronds avalent son regard qui pu le “oooh ben je sais paaaas”…
Attends.
Il a dit un truc à la fin.
Je recule la tête.
Il me conseille de lui écrire.
Je bats des cils. Je baisse les yeux.
C’est vrai. Les lettres, c’est comme les chansons. On peut écrire ce qu’on ressent sans avoir des parasites mentaux, t’as capté ?
« Ouais mais… le soucis, c’est que je sais pas trop comment… tu vois ? » je dis en ramenant mes yeux sur lui. « Je sais pas, en fait, ce qui s’est passé. Exprimer les choses, ça, je sais faire, hein ! Mais là, je te jure, je suis paumé. Je sais pas ce que mon cerveau essaye de me dire. Ou… ou mon corps, en fait ! Genre, tu vois ! Attends ! Attends attends attends ! »
Je me précipite contre le mur, à côté de la porte. Je m’y adosse en regardant Chris.
« Tu vois ? Moi j’étais là », puis je tapote la porte. « Là, c’est la chambre de Rahima. Et de l’auuuutre côté » , j’allonge le bras pour montrer l’autre côté du mur, « Sulien était là. Après, il est venu devant moi, donc ici », je tapote le sol de mon pied. « Là, tu vois ? On a parlé, et tout et tout, et après, il voulait qu’on parle d’un truc plus joyeux… ou… non ! C’était avant ! Et après il m’a fait “boup”. Donc, moi, je lui donne ma main pour qu’il me lise les lignes, tu vois ? Et moi, ben tu sais comment je suis ! Faut que je m’accroche à des détails pour… ben… pas vriller ! Tu vois ! Donc je commence à regarder ses hanches, sa mâchoire, et tout, en fait ! Frère, j’ai maté Sulien ! Mais pas comme tu crois, hein ! A la vase, j’ai juré, je m’accrochais juste à des détails corporels pour rester ancré sinon j’allais partir en boucle dans ma tête, t’as capté ! Du coup ! Attends ! Il prend ma main, et … il commence à me lire, déjà, ça j’ai adoré, mais genre grave, tu vois ? Et il était méga doux, j’ai trop kiffé, et je le regardais faire, tu vois ? J’aimais grave ! Genre ça faisait des massages et tout, et à aucun moment j’ai eu envie qu’il recule, tu vois ? Il faisait ça bien, genre… genre de dingo tu vois ? » Je regarde mes mains en continuant. « Et… j’ai complimenter ses mains, tu vois ? Genre qu’il avait les mains douces et tout, t’sais, j’ai pas trop de filtre parfois, et il rougissait, en fait ! Et j’ai kiffé ça ! C’est chelou, non ? J’veux dire, ça a clairement dépassé les limites du “je m’accroche pour rester focus”, tu vois ? Et… et …je sais pas, c’est devenu doux, tu vois ? C’est… genre on… tu vois, ses mains m’ont manqués. Et on parlait, tout doucement, on échangeait, on disait qu’on voulait que… je sais pas, que c’était doux, que la paix, c’est cool, que plus se battre ben ça fait du bien. Et il rougissait encore et moi, j’aimais bien, même quand il riait. J’adorais quand il riait en rougissant, c’était trop chou. J’avais méga chaud, mais genre dans tout le corps ! Et ses yeux pfoua… j’arrivais pas à pas le regarder dans les yeux. Vraiment pas. Et… ils me manquent, ses yeux, tu vois ? Ses yeux, ses mains, sa tête sur mon épaule, ses doigts sur ma joue… c’était… ça me manque. »
Et enfin, je me tais, parce que… ouais, enfin, Lloyd : si tu veux des réponses, faut laisser les gens parler.
Jude dirait ça.
Mais Jude m’aurait jeté sa godasse à la tronche bien avant.
950 mots
Code couleur = #515f80
Employé à la Fausse Danse depuis septembre 2050.
Miyaromantique | Captain Ouin Ouin
Employé à la Fausse Danse depuis septembre 2050.
Miyaromantique | Captain Ouin Ouin
Gay panic ou panique pour rien ?
Enfoncé dans le canapé, Christopher n'a pas eu le temps de dire quoi que ce soit avant que Lloyd ne commence à mimer ce qu'il s'est passé entre Sulien et lui. Désormais, il écoute sans prononcer le moindre mot, le corps figé et le regard fixe. Au bout d'un moment, il se redresse et plante son coude sur son genou. Il pose sa bouche dans sa main pour cacher les sourires qui grimpent sur ses lèvres. Et il regarde fixement Lloyd. LLoyd qui parle, parle, parle. Le pire, c'est que ce qu'il dit est intéressant mais au bout d'un moment, mec, quand tu fais que parler comme ça, l'attention diminue. Pourtant, le sujet passionne Chris, ça oui !
Tout a commencé avec « moi, j'étais là ». Là, Christopher a compris que la scène allait être mimée. Il a ouvert grand ses oreilles et a tout écouté, tout tout tout, heureux que Lloyd lui donne des détails, ce qui l'arrangeait bien car il n'avait pas le temps de poser la moindre question. Evidemment, Lloyd s'est mélangé, il a répété plusieurs fois la même chose, mais Chris a fait naturellement le tri, abandonnant les « t'sais » et les « tu vois ? » sur le côté pour se concentrer sur l'essentiel. À peine le mot hanche a-t-il été prononcé qu'il a compris comment tout ça est parti en vrille. C'est à ce moment précis que Christopher s'est avancé pour cacher sa bouche derrière sa main.
Des rougissements, des massages de mains... Là, Chris hausse les sourcils. Il sait très bien ce que ça fait d'avoir les mains Sulien dans les siennes, oui, et il sait aussi combien ses "massages de main" sont agréables. Oh que oui, il le sait. Il sait également que la première fois, Sulien a transformé cette douceur en poison et que ce poison existera toujours dans le coeur de Christopher, il s'en souviendra jusqu'à la fin de sa vie.
Une inspiration, Chris repousse ses pensées. De toute façon, Lloyd va si vite que s'il ne veut pas manger un élément, il doit rester concentré. La scène se déroule dans sa tête, il imagine les rougissements, les mots, les caresses, les tendresses. Il imagine tout. Et les mots de Lloyd le choquent. Pas méchamment, hein ! Mais l'entendre lui dire "c'était trop chou" quand il parle du rougissement d'un mec à l'un de ses compliments... Ça a de quoi perturber quand on connait le garçon. Et puis... Ses yeux ? Ses yeux lui ont fait cet effet ? Ils lui manquent ? Derrière sa main, Christopher plante ses dents dans sa lèvres. L'envie de rire fait comme des chatouilles dans son corps. Aucune envie de moquer : juste, c'est nerveux. Certainement. C'est seulement que cette situation est complètement... Ahurissante. Mais ne surtout rien montrer. Ne rien montrer. Il aime que Lloyd se confie ainsi, qu'il se confie totalement, sans gêne, avec beaucoup de détails, sans rougir de ses propres comportements. Il aime et il est fier de lui. Oui, Christopher est fier que Lloyd parvienne à parler de tout ça sans ressentir une honte née dont ne sait où.
Ah, il arrête de parler, là ? Chris patiente quelques secondes, on ne sait jamais qu'il se remette à parler. Mais non, il a bien fini.
« Ouah, fait-il se redresser, les yeux ronds. Ouah, c'est... C'est... »
Complètement ahurissant.
Un rire lui échappe. Christopher se passe la main dans les cheveux en jetant un coup d'oeil à Lloyd.
« C'est dingue, hein ? Je comprends que tu sois paumé, mec, ça fait beaucoup, là. »
Chris regarde fixement Lloyd. C'est simplement qu'il a l'impression de le regarder avec un regard tout neuf. Un regard qu'il apprécie. Imaginer Lloyd avec un homme... Oui, ça lui plait. Dans le sens qu'il aime le fait que Lloyd soit capable de vivre une histoire de ce genre sans en faire un drame. Vraiment, il est fier de lui. Son coeur se gonfle d'un drôle d'amour pour son ami.
« C'est trop bien ! s'exclame-t-il alors avec un large sourire. C'est dingue ! Votre moment, là ! Pfouah, tellement intense ! C'est génial de vivre un moment comme ça, vraiment génial, ça avait l'air beau, doux, intense, mignon... »
Il secoue la tête, simplement heureux pour son ami. Puis il relève ses yeux qu'il avait baissé sur la table pour l'observer, les sourcils froncés, un sourire au bord des lèvres.
« Tu n'es pas du tout paumé. Tu dis que tu es paumé mais ce n'est pas du tout le cas. Tout ce que tu racontes, là... Tu n'es pas paumé. Ses doigts et ses yeux te manquent, tu as dit. »
Il essaie vraiment, vraiment de se retenir, mais à ce moment là un sourire en coin courbe ses lèvres. Allez, tiens encore un peu, Chris, c'est bien trop tôt, rappelle-toi !
« Ça veut tout dire, ça ! reprend-il après une profonde inspiration. Ça veut dire que tu veux que ça recommence. Je pense pas que tu aies besoin de savoir autre chose, vieux. »
Une question essentielle perdure, cependant. À quel moment exactement se situe le baiser ? Lloyd n'en a pas parlé. Peut-être que ça le gêne. Oui, certainement. Il ne doit pas oser y repenser. Est-ce le moment de le forcer à lui mettre le nez dedans, ou pas ? Christopher est tenté mais il n'a pas envie de le brusquer. Mais mieux vaut que Lloyd réalise ça devant lui plutôt que devant Sulien. S'il doit avoir une réaction négative, il faut que ce soit ici, à l'abri des regards et des oreilles. Christopher préfère cependant attendre, ne serait-ce que quelques minutes : peut-être que Lloyd amènera le sujet de lui-même ? Sinon, il le fera. Hors de question de le laisser faire une montagne d'un simple baiser.
Tout a commencé avec « moi, j'étais là ». Là, Christopher a compris que la scène allait être mimée. Il a ouvert grand ses oreilles et a tout écouté, tout tout tout, heureux que Lloyd lui donne des détails, ce qui l'arrangeait bien car il n'avait pas le temps de poser la moindre question. Evidemment, Lloyd s'est mélangé, il a répété plusieurs fois la même chose, mais Chris a fait naturellement le tri, abandonnant les « t'sais » et les « tu vois ? » sur le côté pour se concentrer sur l'essentiel. À peine le mot hanche a-t-il été prononcé qu'il a compris comment tout ça est parti en vrille. C'est à ce moment précis que Christopher s'est avancé pour cacher sa bouche derrière sa main.
Des rougissements, des massages de mains... Là, Chris hausse les sourcils. Il sait très bien ce que ça fait d'avoir les mains Sulien dans les siennes, oui, et il sait aussi combien ses "massages de main" sont agréables. Oh que oui, il le sait. Il sait également que la première fois, Sulien a transformé cette douceur en poison et que ce poison existera toujours dans le coeur de Christopher, il s'en souviendra jusqu'à la fin de sa vie.
Une inspiration, Chris repousse ses pensées. De toute façon, Lloyd va si vite que s'il ne veut pas manger un élément, il doit rester concentré. La scène se déroule dans sa tête, il imagine les rougissements, les mots, les caresses, les tendresses. Il imagine tout. Et les mots de Lloyd le choquent. Pas méchamment, hein ! Mais l'entendre lui dire "c'était trop chou" quand il parle du rougissement d'un mec à l'un de ses compliments... Ça a de quoi perturber quand on connait le garçon. Et puis... Ses yeux ? Ses yeux lui ont fait cet effet ? Ils lui manquent ? Derrière sa main, Christopher plante ses dents dans sa lèvres. L'envie de rire fait comme des chatouilles dans son corps. Aucune envie de moquer : juste, c'est nerveux. Certainement. C'est seulement que cette situation est complètement... Ahurissante. Mais ne surtout rien montrer. Ne rien montrer. Il aime que Lloyd se confie ainsi, qu'il se confie totalement, sans gêne, avec beaucoup de détails, sans rougir de ses propres comportements. Il aime et il est fier de lui. Oui, Christopher est fier que Lloyd parvienne à parler de tout ça sans ressentir une honte née dont ne sait où.
Ah, il arrête de parler, là ? Chris patiente quelques secondes, on ne sait jamais qu'il se remette à parler. Mais non, il a bien fini.
« Ouah, fait-il se redresser, les yeux ronds. Ouah, c'est... C'est... »
Complètement ahurissant.
Un rire lui échappe. Christopher se passe la main dans les cheveux en jetant un coup d'oeil à Lloyd.
« C'est dingue, hein ? Je comprends que tu sois paumé, mec, ça fait beaucoup, là. »
Chris regarde fixement Lloyd. C'est simplement qu'il a l'impression de le regarder avec un regard tout neuf. Un regard qu'il apprécie. Imaginer Lloyd avec un homme... Oui, ça lui plait. Dans le sens qu'il aime le fait que Lloyd soit capable de vivre une histoire de ce genre sans en faire un drame. Vraiment, il est fier de lui. Son coeur se gonfle d'un drôle d'amour pour son ami.
« C'est trop bien ! s'exclame-t-il alors avec un large sourire. C'est dingue ! Votre moment, là ! Pfouah, tellement intense ! C'est génial de vivre un moment comme ça, vraiment génial, ça avait l'air beau, doux, intense, mignon... »
Il secoue la tête, simplement heureux pour son ami. Puis il relève ses yeux qu'il avait baissé sur la table pour l'observer, les sourcils froncés, un sourire au bord des lèvres.
« Tu n'es pas du tout paumé. Tu dis que tu es paumé mais ce n'est pas du tout le cas. Tout ce que tu racontes, là... Tu n'es pas paumé. Ses doigts et ses yeux te manquent, tu as dit. »
Il essaie vraiment, vraiment de se retenir, mais à ce moment là un sourire en coin courbe ses lèvres. Allez, tiens encore un peu, Chris, c'est bien trop tôt, rappelle-toi !
« Ça veut tout dire, ça ! reprend-il après une profonde inspiration. Ça veut dire que tu veux que ça recommence. Je pense pas que tu aies besoin de savoir autre chose, vieux. »
Une question essentielle perdure, cependant. À quel moment exactement se situe le baiser ? Lloyd n'en a pas parlé. Peut-être que ça le gêne. Oui, certainement. Il ne doit pas oser y repenser. Est-ce le moment de le forcer à lui mettre le nez dedans, ou pas ? Christopher est tenté mais il n'a pas envie de le brusquer. Mais mieux vaut que Lloyd réalise ça devant lui plutôt que devant Sulien. S'il doit avoir une réaction négative, il faut que ce soit ici, à l'abri des regards et des oreilles. Christopher préfère cependant attendre, ne serait-ce que quelques minutes : peut-être que Lloyd amènera le sujet de lui-même ? Sinon, il le fera. Hors de question de le laisser faire une montagne d'un simple baiser.
Lutin en cuir le plus stylé du Pitiponk
« Sa vie professionnelle est une fête qui s'arrête jamais » - LLOYD RIVER
« Sa vie professionnelle est une fête qui s'arrête jamais » - LLOYD RIVER
Gay panic ou panique pour rien ?
J’ai le coeur qui bat tellement vite que si il s’arrachait de ma poitrine pour aller retrouver Lil’, ça m’étonnerait même pas.
Je regarde Lil’. J’attends. J’attends. Je veux son avis ! Je veux qu’il me dise ce qu’il en pense, je veux ses réactions, je veux tout ! Allez, Chris, dis moi ce que tu veux me dire, reste pas dans le silence ! Prends pas de pincette, dis moi dis moi dis moi ! Je te jure, je suis tout nerveux, j’attends avec aucune impatience. J’ai besoin qu’il parle, tu vois ? Qu’il me dise pourquoi il a sa main devant la bouche, pourquoi il dit rien, si il est hyper choqué, si il s’y attendait, si il veut encore plus de détail ! Parce que si il en veut, je lui en donne. Je lui en donnerai des tonnes, tous ! Parce que j’ai encore tout bien en tête et j’ai envie d’en parler encore et encore, pour être sûr que demain, quelqu’un pourra encore m’en parler, me raconter ce que mon gruyère de cerveau a pu oublier. Je veux revivre cette scène en boucle, et j’ai juré : je pourrai enlever mes souvenirs et les mettre dans une fiole pour les rejouer en boucle dans une Pensine.
Je veux jamais que ça s’arrête. Je veux ressentir encore tout ce que j’ai ressenti, encore et encore et encore.
Chris ouvre enfin la bouche. J’ai un mouvement nerveux, un tic dans le visage qui fait sauter ma mâchoire. Allez, parle ! Parle ! Ris ! Je ris avec toi. C’est ouf, hein ? Toi aussi tu trouves que c’est ouf ? C’est complètement fou, ouais ! Lui aussi, il connaît les mains de Sulien, il sait qu’elles sont magiques. Enfin, pour Chris, c’était pas ouf. Il a pas aimé ce que Sulien a vu chez lui. Je sais plus si il m’en a parlé, mais… bon, je vais pas lui redemander là, hein ? Mon Lil’ a l’air content, je vais pas lui rappeler un truc qui l’a mis en PLS il y a des mois.
Je hoche vite la tête. Oui ! Ça fait beaucoup, mais beaucoup de bonheur, t’as capté ? Je me sens léger autant qu’alourdi, j’ai la tête pleine de Sulien et vide en même temps, comme si il était parti avec ma capacité de réflexion.
Chris sourit, je souris aussi. Je souris si grand que ça me fait mal, que mes dents se découvrent. Alors j’ai pas rêvé, hein ? Ce que je lui raconte, c’était fou, dingue, c’est pas moi qui fait une montagne d’un tout petit truc, hein ?
Ew. Il a dit mignon.
Mignon ?
Frère, c’était pas mignon. C’était cosmique. C’était hors du temps. C’était un truc de malade.
Chris continue. Chris dit les termes : je ne suis pas paumé. Ok. Ok. Je suis pas paumé. Mais je suis quoi, alors ? Ça veut dire quoi ! Arrête avec ton sourire ! Dis moi ce que ça veut dire ! Me dis pas que ça veut tout dire parce que je sais pas de quoi tu parles !
Je balance mes mains devant moi, les yeux ronds, en attente de la suite… qui vient pas. Bon, j’ai pas attendu longtemps mais… t’as capté.
« Ça veut dire quoi… ? » j’insiste en laissant traîner la fin. « T’as raison, ouais : j’ai grave envie que ça recommence. Genre, tu vois ! Là, maintenant ! Genre tu crois que je peux genre transplaner et aller à Pré-au-lard, là ? Je sais pas faire de Patronus, ça me saoule… sinon, je lui aurai envoyé pour lui donner rendez-vous genre là, maintenant ! Mais tu sais quoi ? »
Je me redresse et enfonce mon poing dans ma hanche.
« J’vais apprendre. J’vais apprendre à faire un Patronus. Comme ça, je pourrai lui dire “eh, je veux te voir, là, maintenant” et BAM ! On se voit. Les lettres faut attendre teeeeeellement longtemps. Et sérieux, j’ai pas la chouette la plus maline de la volière, tu vois. DONC ! Je vais apprendre à faire un Patronus ! OUAIS ! Bon, faut pas que ce soit un… han ! Imagine, j’ai une vieille marmotte. Je câble. PIRE ! Pire ! UN VIEUX BLAIREAU ! La honte ! T’imagines ? Un vieux blaireau qui vient dire à Sulien », je me déhanche lascivement en prenant ma voix la plus chaude, « Eh… j’ai grave envie de te voir, là, maintenant… tes mains… graouh… squouic scouic... LA HONTE QUOI. »
756 mots
Je regarde Lil’. J’attends. J’attends. Je veux son avis ! Je veux qu’il me dise ce qu’il en pense, je veux ses réactions, je veux tout ! Allez, Chris, dis moi ce que tu veux me dire, reste pas dans le silence ! Prends pas de pincette, dis moi dis moi dis moi ! Je te jure, je suis tout nerveux, j’attends avec aucune impatience. J’ai besoin qu’il parle, tu vois ? Qu’il me dise pourquoi il a sa main devant la bouche, pourquoi il dit rien, si il est hyper choqué, si il s’y attendait, si il veut encore plus de détail ! Parce que si il en veut, je lui en donne. Je lui en donnerai des tonnes, tous ! Parce que j’ai encore tout bien en tête et j’ai envie d’en parler encore et encore, pour être sûr que demain, quelqu’un pourra encore m’en parler, me raconter ce que mon gruyère de cerveau a pu oublier. Je veux revivre cette scène en boucle, et j’ai juré : je pourrai enlever mes souvenirs et les mettre dans une fiole pour les rejouer en boucle dans une Pensine.
Je veux jamais que ça s’arrête. Je veux ressentir encore tout ce que j’ai ressenti, encore et encore et encore.
Chris ouvre enfin la bouche. J’ai un mouvement nerveux, un tic dans le visage qui fait sauter ma mâchoire. Allez, parle ! Parle ! Ris ! Je ris avec toi. C’est ouf, hein ? Toi aussi tu trouves que c’est ouf ? C’est complètement fou, ouais ! Lui aussi, il connaît les mains de Sulien, il sait qu’elles sont magiques. Enfin, pour Chris, c’était pas ouf. Il a pas aimé ce que Sulien a vu chez lui. Je sais plus si il m’en a parlé, mais… bon, je vais pas lui redemander là, hein ? Mon Lil’ a l’air content, je vais pas lui rappeler un truc qui l’a mis en PLS il y a des mois.
Je hoche vite la tête. Oui ! Ça fait beaucoup, mais beaucoup de bonheur, t’as capté ? Je me sens léger autant qu’alourdi, j’ai la tête pleine de Sulien et vide en même temps, comme si il était parti avec ma capacité de réflexion.
Chris sourit, je souris aussi. Je souris si grand que ça me fait mal, que mes dents se découvrent. Alors j’ai pas rêvé, hein ? Ce que je lui raconte, c’était fou, dingue, c’est pas moi qui fait une montagne d’un tout petit truc, hein ?
Ew. Il a dit mignon.
Mignon ?
Frère, c’était pas mignon. C’était cosmique. C’était hors du temps. C’était un truc de malade.
Chris continue. Chris dit les termes : je ne suis pas paumé. Ok. Ok. Je suis pas paumé. Mais je suis quoi, alors ? Ça veut dire quoi ! Arrête avec ton sourire ! Dis moi ce que ça veut dire ! Me dis pas que ça veut tout dire parce que je sais pas de quoi tu parles !
Je balance mes mains devant moi, les yeux ronds, en attente de la suite… qui vient pas. Bon, j’ai pas attendu longtemps mais… t’as capté.
« Ça veut dire quoi… ? » j’insiste en laissant traîner la fin. « T’as raison, ouais : j’ai grave envie que ça recommence. Genre, tu vois ! Là, maintenant ! Genre tu crois que je peux genre transplaner et aller à Pré-au-lard, là ? Je sais pas faire de Patronus, ça me saoule… sinon, je lui aurai envoyé pour lui donner rendez-vous genre là, maintenant ! Mais tu sais quoi ? »
Je me redresse et enfonce mon poing dans ma hanche.
« J’vais apprendre. J’vais apprendre à faire un Patronus. Comme ça, je pourrai lui dire “eh, je veux te voir, là, maintenant” et BAM ! On se voit. Les lettres faut attendre teeeeeellement longtemps. Et sérieux, j’ai pas la chouette la plus maline de la volière, tu vois. DONC ! Je vais apprendre à faire un Patronus ! OUAIS ! Bon, faut pas que ce soit un… han ! Imagine, j’ai une vieille marmotte. Je câble. PIRE ! Pire ! UN VIEUX BLAIREAU ! La honte ! T’imagines ? Un vieux blaireau qui vient dire à Sulien », je me déhanche lascivement en prenant ma voix la plus chaude, « Eh… j’ai grave envie de te voir, là, maintenant… tes mains… graouh… squouic scouic... LA HONTE QUOI. »
756 mots
Code couleur = #515f80
Employé à la Fausse Danse depuis septembre 2050.
Miyaromantique | Captain Ouin Ouin
Employé à la Fausse Danse depuis septembre 2050.
Miyaromantique | Captain Ouin Ouin
Gay panic ou panique pour rien ?
Lloyd balance ses mains devant lui ; Christopher hausse les sourcils, l'air de dire : « que veux-tu que je te dise de plus ? ». Apparemment beaucoup de choses, si l'on en croit Lloyd. Ça veut dire... Ça veut dire... Ça veut dire que je ne suis pas dans ta tête, mon gars ? Christopher fixe Lloyd et secoue légèrement la tête pour marquer son ignorance. Mais comme il l'imaginait, Lloyd est tellement survolté par tout ce qui s'est passé qu'il ne lui laisse même pas une chance de s'exprimer avec plus de précision — ce qu'il aurait eu du mal à faire.
Le coude toujours appuyé sur son genou, Chris l'observe en se mordant la lèvre. Il veut aller à Pré-au-Lard maintenant. Oui, ça se confirme : Lloyd joue à l'amoureux transit. Le pire, c'est qu'il ne joue pas. C'est qu'il ressent réellement tout cela. Il n'est pas amoureux, bien entendu, mais il agit comme s'il avait un coup de foutre. Un coup de foudre qui fait oublier tout le reste, qui empêche de réfléchir, qui rend bête, finalement. Et cette bêtise qui donne envie à Lloyd d'apprendre à faire un Patronus corporelle. Elle est belle. Elle est drôle, elle est légère. Elle est belle, tout simplement. Elle donne le sourire à Christopher, elle fait briller ses yeux. Il aime voir Lloyd ainsi, tout heureux, tout joyeux, qui ne pense pas à ce qui lui fait mal et qui ne pense même pas à faire du Lloyd. Il est juste heureux. Christopher n'arrêterait ça pour rien au monde.
Il est forcé d'avaler ses lèvres pour ne pas exploser de rire en imaginant un blaireau courir jusqu'à Sulien pour lui proposer un rencard. Mais lorsque Lloyd mime une danse lascive en prenant une voix charmeuse, il explose d'un rire bruyant qui résonne dans la salle de pause. Il se penche pour attraper un coussin sur le canapé.
« C'est toi le blaireau quand tu danses comme ça ! » s'écrit-il dans un rire en envoyant ledit coussin sur Lloyd.
Il se rate d'un bon mètre. Ça n'entache pas sa bonne humeur, il grimace à peine en voyant le coussin manquer de renverser le guéridon qui se situe dans le coin.
« Imagine... Imagine tu as une... AUTRUCHE ! s'exclame-t-il en se coulant tout au bord du canapé en épinglant Lloyd d'un regard hilare. Une autruche qui gambaderait jusqu'à Sulien comme ça... »
Bras repliés sur ses cotes, Christopher mime du mieux que possible une autruche. Il agite même le cou d'avant en arrière en claquant des mâchoires pour faire le bec. Mais son rire, bientôt, l'empêche de continuer ses bêtises.
« Ce serait tellement la honte, rit-il. Et elle dirait avec sa tête d'autruche : eh Sulien, rencard ce soir ? »
À son tour de prendre une voix chaude, sans aucune conscience ou intérêt pour son propre ridicule. Finalement, il secoue la tête en se passant la main dans les cheveux, après avoir jeté à Lloyd un regard complice et amusé.
« Ouais, non, évite peut-être le Patronus pour le moment, hein ? Mais je note que tu es même prêt à travailler ta magie pour lui. Le baiser a vraiment dû te plaire ! »
Christopher se fige aussitôt ces mots prononcés. Il n'avait pas spécialement prévu de le sortir comme ça, si frontalement, si brutalement... Et puis ce n'est pas qu'une question de baiser, il y a aussi tout le reste, le réconfort, la tendresse... Il ne veut pas que Lloyd pense qu'il croit que ce n'était que du charnel. C'est loin d'être le cas, il en est persuadé.
« Enfin, tu vois ce que je veux dire, reprend-il en dressant le menton, un sourire au coin des lèvres. Sulien, il t'a vraiment marqué à tous les niveaux. Truc-de-dingue, chuchote-t-il en arrondissant les yeux avant de sourire de toutes ses dents. Bref, si tu veux on bossera nos Patronus ensemble mais je te préviens : je suis une brêle. En attendant, une lettre ça fait l'affaire. »
Le coude toujours appuyé sur son genou, Chris l'observe en se mordant la lèvre. Il veut aller à Pré-au-Lard maintenant. Oui, ça se confirme : Lloyd joue à l'amoureux transit. Le pire, c'est qu'il ne joue pas. C'est qu'il ressent réellement tout cela. Il n'est pas amoureux, bien entendu, mais il agit comme s'il avait un coup de foutre. Un coup de foudre qui fait oublier tout le reste, qui empêche de réfléchir, qui rend bête, finalement. Et cette bêtise qui donne envie à Lloyd d'apprendre à faire un Patronus corporelle. Elle est belle. Elle est drôle, elle est légère. Elle est belle, tout simplement. Elle donne le sourire à Christopher, elle fait briller ses yeux. Il aime voir Lloyd ainsi, tout heureux, tout joyeux, qui ne pense pas à ce qui lui fait mal et qui ne pense même pas à faire du Lloyd. Il est juste heureux. Christopher n'arrêterait ça pour rien au monde.
Il est forcé d'avaler ses lèvres pour ne pas exploser de rire en imaginant un blaireau courir jusqu'à Sulien pour lui proposer un rencard. Mais lorsque Lloyd mime une danse lascive en prenant une voix charmeuse, il explose d'un rire bruyant qui résonne dans la salle de pause. Il se penche pour attraper un coussin sur le canapé.
« C'est toi le blaireau quand tu danses comme ça ! » s'écrit-il dans un rire en envoyant ledit coussin sur Lloyd.
Il se rate d'un bon mètre. Ça n'entache pas sa bonne humeur, il grimace à peine en voyant le coussin manquer de renverser le guéridon qui se situe dans le coin.
« Imagine... Imagine tu as une... AUTRUCHE ! s'exclame-t-il en se coulant tout au bord du canapé en épinglant Lloyd d'un regard hilare. Une autruche qui gambaderait jusqu'à Sulien comme ça... »
Bras repliés sur ses cotes, Christopher mime du mieux que possible une autruche. Il agite même le cou d'avant en arrière en claquant des mâchoires pour faire le bec. Mais son rire, bientôt, l'empêche de continuer ses bêtises.
« Ce serait tellement la honte, rit-il. Et elle dirait avec sa tête d'autruche : eh Sulien, rencard ce soir ? »
À son tour de prendre une voix chaude, sans aucune conscience ou intérêt pour son propre ridicule. Finalement, il secoue la tête en se passant la main dans les cheveux, après avoir jeté à Lloyd un regard complice et amusé.
« Ouais, non, évite peut-être le Patronus pour le moment, hein ? Mais je note que tu es même prêt à travailler ta magie pour lui. Le baiser a vraiment dû te plaire ! »
Christopher se fige aussitôt ces mots prononcés. Il n'avait pas spécialement prévu de le sortir comme ça, si frontalement, si brutalement... Et puis ce n'est pas qu'une question de baiser, il y a aussi tout le reste, le réconfort, la tendresse... Il ne veut pas que Lloyd pense qu'il croit que ce n'était que du charnel. C'est loin d'être le cas, il en est persuadé.
« Enfin, tu vois ce que je veux dire, reprend-il en dressant le menton, un sourire au coin des lèvres. Sulien, il t'a vraiment marqué à tous les niveaux. Truc-de-dingue, chuchote-t-il en arrondissant les yeux avant de sourire de toutes ses dents. Bref, si tu veux on bossera nos Patronus ensemble mais je te préviens : je suis une brêle. En attendant, une lettre ça fait l'affaire. »
Lutin en cuir le plus stylé du Pitiponk
« Sa vie professionnelle est une fête qui s'arrête jamais » - LLOYD RIVER
« Sa vie professionnelle est une fête qui s'arrête jamais » - LLOYD RIVER