Fanfiction Le heaume rouge En cours

PARTIE 5 : Perdre la guerre (Partie 2)






Il lance le parchemin à Éli et elle le rattrape sans mal, comme si ce n'était pas la première fois qu'ils jouaient à ça. À la voir, on dirait qu'elle ne craint rien, qu'elle est prête à tout. À la voir, je me dis que c'est elle à qui il aurait dû demander ses "trois vœux", elle est bien plus géniale que moi, son esprit n'est pas corrompu, et c'est une victime elle aussi, alors elle aussi est censée avoir des dettes. Pourtant, c'est moi qu'il est venu chercher, et c'est moi qu'il veut convaincre.
Dans mon état, je lui serais inutile... Pire. Je lui serais dangereux. Je suis un danger pour moi et pour les autres, c'est pour ça que je ne peux rien faire. Parce que lorsque j'ai voulu faire un gâteau, ce qui m'apparaissait être le sucre avait le goût et l'apparence du sel, alors j'y ai mis du sel. Je n'avais aucune idée que le sucre était le sucre, à mes yeux il avait toujours été le sel et vice-versa...

Peut-être est-ce pour cela qu'il nous donne ce parchemin ? Peut-être cherche t-il vraiment à me soigner, car ainsi je lui serais indubitablement redevable, et pas seulement moi, mais Élisabeth également. S'il me permet de retrouver mon état d'origine, ou quoique ce soit qui s'en approche, je serais opérationnel pour l'aider à faire ce qu'il veut faire. C'est dans son intérêt que j'aille mieux... Lorsqu'il a pris la place de Georges, si tel est bien le cas, il n'avait pas le choix. C'est Georges qui a placé le heaume sur sa tête. Lorsqu'il m'a fait libéré, il se peut que j'aurais été libéré de toute façon, ou que Georges soit la seule chose qui se maintenait entre moi et ma liberté. Mais m'aider à retrouver un état stable... Il n'y a pas de doute que c'est de son fait et de son fait seul, même s'il est probablement dans son intérêt de m'aider, il peut tout à fait se passer de moi. Je n'ai plus ni pouvoir, ni réputation, ni confiance, il y'a un tas de personnes infiniment plus utiles que moi, à commencer par Éli. Elle est le maître des potions du Royaume-Uni, c'est une experte en potions spécialisée en poisons. Elle, elle a le pouvoir, la réputation, la confiance, et elle a de loin les capacités pour aider ce type...

Georges, enfin... Rouge. Je veux bien le nommer ainsi. Rouge fit un signe de main alors qu'il s'en allait, me laissant seul avec Éli, épier ses pas tandis qu'il s'éloigne. Lorsqu'il fut assez loin, elle déchira le sceau et je tourna la tête vers elle. Elle lisait le long parchemin, ligne par ligne, ses pupilles bougeaient de gauche à droite et de haut en bas, un léger sourire d'excitation, puis un large de sourire de soulagement se dessinaient sur ses lèvres alors que ses sourcils se haussaient et que ses yeux s'écarquillaient comme si elle regardait un magnifique spectacle et pourtant, en penchant ma tête par dessus son épaule, je pense pouvoir affirmer que les mots ne bougent pas.

Intrigué de ce qui pouvait bien la mettre dans un tel état, je m'approchais pour me placer à ses côtés et poser mes yeux sur cette liste, "liste des échanges" est-il marqué en haut du parchemin. Dans la liste je pouvais lire que le sel et le sucre ont été interchangés, qu'Anastasia Bluebutton et Rem Omniak ont été interchangés, que le café et le chocolat également, cette liste n'en finie pas et ce n'est probablement qu'une partie. Il y'a aussi des choses dont je ne me souviens pas, je paries qu'il y travaille pour m'extorquer plus encore.

Je me rends compte finalement, que tout ça, cette liste, elle est très précieuse. Je ne pourrais pas vivre sans que G..Rouge, ne me l'autorise. Il détient mon esprit entre ses mains, et j'en dépends. Je me rends compte que s'il n'a pour l'instant demandé que trois vœux, c'est uniquement parce qu'il sait qu'il n'avait pas besoin de me demander quoique ce soit. Il peut tout exiger, car je suis pendu à sa main. Et c'est sa main qui me nourrit, il sait que je ne peux pas le trahir. Il sait que je ne peux pas refuser. Et je me dis que je ne peux maintenant plus qu'avoir confiance en lui, car il n'a pas besoin de manigancer quoique ce soit pour manipuler.
Il lui suffit d'une plume et de papiers.

Éli me passe le parchemin et s'écarte un peu pour que son dos s'écrase dans l'angle du mur, confluent du verre et de la pierre. C'est génial. Dit-elle. Tout simplement génial. Répète t-elle. Le visage naïf et rayonnant, j'aimerais partager sa joie, mais à l'instant je me sens simplement d'avoir quitter un géôlier pour en rejoindre un autre. Encore une fois, ma liberté m'est enlevé, même si cette fois une jolie femme partage ma cellule.

Je lève mes yeux du parchemin malgré la curiosité lancinante qui m'habite. Tu penses vraiment qu'il est fiable ? Et si c'était un piège ? Je lui demande d'un ton sévère. Elle lève les yeux au ciel comme si ma supposition était ridicule. Ça n'aurait aucun intérêt, il n'en a pas besoin. Elle me répond. Mais je ne suis pas de son avis. Ça en aurait s'il voulait m'humilier. Je lâche, lui tournant le dos pour m'appuyer sur la table.

Aussi fou que ça puisse paraître, je jurerais entendre ses yeux rouler encore et encore vers le ciel, avant de l'entendre se découler de l'angle pour s'approcher. Ce n'est pas Georges. Elle me dit, avant de déposer une main sur mon épaule. Et qu'en sais-tu, hein ? Ce type est fou. Je lui dit, la voix tremblotante.

Elle caresse mon épaule pour réconforter. Son comportement. Commence t-elle d'abord par dire. Georges a radicalement changé dès qu'il a mis ce casque, apparemment il ne l'a plus posé depuis, et aussi... Laisse Élisabeth en suspens, et je prends la parole. Il t'a appelé Éli... Je finis. Je la vois qui hoche la tête dans ma vision périphérique maintenant qu'elle est à mes côtés.

Elle pose sa tête sur mon épaule. Vous vous ressemblez... Elle chuchote, et je m'extirpe pour marcher un peu avant de me retourner vers Éli. On a rien à voir ! Je m'exclame devant son visage à la fois neutre et doux. Il est manipulateur, froid, et totalement indifférent ! Je lui dis, balayant la distance qui nous sépare avec ma main. Et tu es tout son contraire... Elle suggère, et je regarde mes pieds. Maintenant qu'elle le dit, c'est vrai qu'on est littéralement opposé... On dit de moi que je suis impulsif, ardent, et passionné. C'est tout son contraire. Pourquoi ? Pourquoi est-ce qu'il ne me ressemblerait pas s'il pouvait choisir ? Quelque chose m'échappe t-il toujours ? Non... Je l'ai entre les mains.

Il a pris la place de l'esprit, mais n'a pas de lien avec l'âme. Il n'a pas de sentiments, et il ne prend pas de médicaments. Il n'est attaché à rien, il n'a rien. Rien d'autre qu'un corps dont il peut changer ? Non. Il a un corps fixe, le heaume, et il a un vaisseau, Georges. Sa seule possession, c'est lui-même. Il peut changer de vie en un instant, il ne peut pas construire d'attache, et il est en théorie immortel... Finalement, ça fait peut-être sens tout ça...

5 ème année RP - Disponible
Renvoyé définitivement de Poudlard
Si on a un rp à commencer, relancez moi parce que j'oublie haha

Fanfiction Le heaume rouge En cours
CHAPITRE 4 : La nuit des rats


PARTIE 1 : Nouvelle lune






Une grosse voix lourde et bouffie retentit dans le minuscule bureau. Omniaaaak, ha ha ha ! Me lança monsieur Dindle, un homme particulièrement large qui, encore une fois, se trouve dans l'encadrure de ma porte sans avoir pris la peine de toquer. Il écarte les bras dans un signe de satisfaction, un cigare dans la bouche, c'était donc ça l'odeur... D'habitude ça ne pue que la cigarette et la transpiration ici. Je méprise ce bureau, mais personne d'autre n'aurait voulu m'embaucher. Enfin, personne d'autre dans l'allée. Cette agence est la seule à laquelle je pouvais postuler en espérant une réponse et un salaire digne. Je ne veux pas être un vendeur, et je ne fabrique pas de faux papiers, forcément j'allais finir ici... Si je n'avais pas si mauvaise réputation j'aurais pu espérer un travail ailleurs, mais même si on m'avait accepté, j'aurais été particulièrement surveillé.

Alors je préfère largement qu'un Robert Dindle apparaisse de temps en temps dans l'encadrure de ma porte avec un grand sourire et les bras ouverts, que de me sentir épié constamment. À raison certes, mais ça aurait été désagréable. Je m'éloigne légèrement de mon bureau pour avoir l'espace de me tourner vers monsieur Dindle, celui-ci est à seulement un mètre de moi dans cette petite pièce.

Alors même que nous sommes confinés dans cette petite pièce, il a la bonne idée de faire un pas de plus pour s'approcher de moi. Je le voyais et l'entendait très bien d'où j'étais. Mais visiblement, maintenant, je dois endurer l'odeur de son cigare et de ses aisselles... Et probablement d'une saucisse bien grasse, car il sent la saucisse, et qu'il a de la graisse dans son épaisse moustache... Est-ce qu'il se lave parfois ? Mon petit Redose. Il appelle tout le monde "mon petit", car comparé à lui, tout le monde paraît petit. Seulement voilà, il est plus large que beaucoup, mais je le dépasse d'une bonne tête. J'ai appris que tu avais bouclé l'affaire de la vieille Helga haha, félictations ! Me lance t-il avant de s'approcher pour une étreinte que j'évite en me levant et en passant sous son bras pour me rendre au couloir, suivi de près, trop près. Hehe c'était pourtant pas facile de ce qu'on m'a dit, mais t'as réussi, il paraît même qu'elle t'a donné son adresse la coquine... Dit-il, d'une voix plus basse, sans se rendre compte d'à quel point il me répugne. Parler ainsi d'une femme, qui plus est d'une femme qui s'est faite trompé pendant des années par un pervers. Sale affaire, pas facile pour un débile comme Robert, mais pour moi, un jeu d'enfant. Le mari avait beau rester discret et camoufler ses traces, on ne peut se cacher éternellement.

Je m'arrête devant la petite fontaine de café et remplit ma tasse. Il aurait été difficile d'enquêter sans son adresse... Je lui dit, puis je me dit que je devrais peut-être m'étendre un peu plus si je veux qu'il me laisse tranquille. Si vous suggériez que je pourrais avoir des vus sur mon ancienne cliente, ce n'est pas le cas, et je suis marié. Je lui dis finalement, d'un ton aussi sec que froid.

Il se place à côté de moi pour remplir sa propre tasse, sauf que contrairement à moi qui a les yeux fixés sur le café coulant dans ma tasse sans fond, lui me regarde, avant de me donner un coup de coude léger. Et je vois son sourire vicieux se dessiner sur son visage. Vraiment... Je pensais qu'elle nous avait fait la même faveur... Me dit-il dans une intonation discrète. Je tourne finalement entièrement ma tête vers lui. Vous êtes marié vous aussi. Je lui dis, les sourcils froncés. Il devrait savoir mieux que moi qu'il est marié, et ce n'est pas... Ce n'est pas bien... J'ai pas envie d'avoir à enquêter sur mon patron. Allons bon, mon garçon, d'homme à homme... Commence t-il, et je grimace, reculant légèrement de ce type. Mais il se rapproche et brise la distance plus encore. Tu sais on fait un métier difficile, faut savoir se détendre... Il me dit, avec des yeux particulièrement pervertis. Je me tourne et retourne à mon bureau, ne manquant pas de renverser un peu de café sur ma main, heureusement qu'il est froid à cette heure de la journée.

Il doit penser que je ne sais pas m'amuser, et il aurait raison. Cette attitude n'est en rien professionnelle, et je ne suis pas là pour m'amuser. Je prends place sur mon siège, et essuie ma main avec un mouchoir. J'arrive pas à croire qu'il puisse sérieusement envisager de tromper sa femme avec une femme qu'il ne connait même pas. Helga, elle a littéralement fait appel à nous pour adultère, et Robert croit que c'est une bonne idée de fricoter avec elle ? Et elle alors, elle n'a pas encore divorcé, elle n'a pas pu, ça fait trop peu de temps que nous nous sommes vu... Pff.

Je finis par joindre mes mains et rouler jusqu'à la porte pour la claquer, puis je tourne un peu sur moi-même en regardant la faible lueur de l'ampoule au-dessus de ma tête.
Je ne peux pas imaginer tromper ma femme dans cent ans... Et lui, lui qui n'a qu'une cinquantaine d'années, lui pourrait le faire dès qu'il en a l'occasion ? Helga n'est ni agréable ni particulièrement jolie, pourquoi est-ce qu'il gâcherait sa relation avec sa femme, et la confiance qu'elle lui voue pour... Pour une inconnue...

Éli... Je l'aime. Elle me soutiens et me supportes. Je peux pas m'imaginer lui faire quoique ce soit de mal, elle est une meilleure personne que je ne le serais jamais... C'est grâce à elle que j'ai enfin réussit à sortir de la maison. Grâce à elle, et à Rouge, mais je n'ai pas de sentiments positifs à son égard par contre. Éli... Vivement que je rentre à la maison, mais à peine ais-je espéré mon retour, que la porte s'ouvrit à nouveau brutalement. Redose, ce soir après le travail nous irons chez Sisyphe. D'un ton bien plus sévère, qui ne laisse place ni au doute, ni au choix. Si ce taff n'était pas aussi important, je refuserais.

Je me demande ce qu'il me veut, peut-être me renvoyer pour installer un idiot de plus à ma place... Ça m'étonnerait, je suis bien trop efficace. J'ai du talent, de l'expérience, et contrairement à tout les détectives de l'agence, je compte pas partir du jour au lendemain.

J'ai passé le reste de mon temps à travailler sans trop m'inquiéter de ce qui m'attendrait à l'issu de mes horaires... Et l'issu est arrivée. Naturellement j'ai enfilé mon manteau noir et me suis rendu chez Sisyphe. Je devrais peut-être prendre des fleurs pour Éli, histoire de m'excuser d'être rentré plus tard. Mais c'est pas ici que je vais trouver des fleurs, et je doute que beaucoup de fleuristes soient ouverts à cette heure... Tant pis. Je m'en occuperais demain.

Arrivé au bar, Robert est assit devant une bien trop large pizza pour ne pas être partagée, je vais peut-être devoir sauter le diner en plus ? Galère. Il me fait un signe de la main et je le rejoins sans me faire attendre, plus vite on en finit, plus vite je la retrouverais. Alors dis-moi mon garçon, tu vas prendre quoi ? Me demande t-il, comme si cette pizza n'était pas assez grande pour deux, et visiblement, elle ne l'est pas. Je n'ai pas très faim. Je lui mens. Il regarde sa pizza, et le ton grave il a le culot de dire. Faut faire attention à sa bourse pas vrai ? J'arque un sourcil. Il me dit ça comme s'il n'avait pas commander une énorme pizza, comme s'il ne gagnait pas plus que moi, et comme si ce n'était pas lui qui m'avait dit de venir. Donc que je comprennes bien, il ne comptait même pas m'inviter ?
Quel genre de personne demande à une autre ce qu'elle veut manger, tout en comptant la faire payer ?? Je force mon sourcil à retrouver sa place et secoue la tête pour chasser ma confusion. C'est pour ça que t'es aussi maigrichon mon petit. Me lance t-il en pointant mon ventre de son nez. Je suis maigrichon car j'ai été torturé pendant des mois et que depuis j'ai du mal à manger, à boire, à parler, à vivre, à être...
Je ne peux me fier à rien, ça n'a rien à voir avec ma bourse. Pourquoi m'avez-vous demandé ? Je lui demande finalement.

Il engloutit une part de pizza d'une traite, ne laissant pour seule preuve de son existence qu'un peu de fromage, de sauce tomate, et de gras, dans sa moustache. Je ne saurais dire s'il l'a lavé depuis tout à l'heure... Comme tu le sais, nous travaillons dans une agence miteuse. Commence t-il avant d'engloutir une deuxième part. Il a raison, Msaw Ætare n'a pas une très bonne réputation, la plupart des affaires qu'on nous confie sont liées de près ou de loin à la criminalité. On s'autorise même à employer des moyens pas très légaux... Mais c'est pour ça qu'on est bien payé. Et la plupart des détectives ne restent pas longtemps. Dit-il, et avant d'engloutir une troisième part, il complète sa phrase. Moi y compris. Puis il avala d'une traite cette troisième part, mais cette fois, il prit le temps d'avaler, avant de me regarder, les mains vides. Les choses sérieuses commencent ? Mais toi... Même si ça ne fait que six mois que t'es là, je doute que tu t'en ailles de sitôt, j'ai tort ? Il me demande.

Je sais quoi lui répondre, et au moins, c'est la vérité. Non, en effet, ce taff me convient. Je dis d'un air un peu détaché. La vérité c'est que j'en ai besoin moi de ce taff, je peux pas le perdre, sinon je serais pathétique et je me retrouverais à nouveau à broyer du noir chez moi, seul, à remplir des carnets de théories parce que j'ai rien d'autres à faire. Je ne peux pas décevoir ma famille, je ne peux pas... Perdre... Ce qui est... Je n... Je ne peux pas.... Je peux pas perdre ce qui est..... ...... ..... .. ....... .... ........ ..... Pré..... ...... ........ Précieux... Mais je peux pas lui dire. Je peux pas lui dire car il m'aurait alors dans le creux de sa main, je ne peux pas miser sur la pitié. Encore moins avec ce genre d'individus qui ne prend pas en pitié sa propre épouse.

Bientôt, je partirais. J'ai une bonne piste à Manchester, même si t'es pas le plus ancien, t'es le plus doué des détectives et t'as de l'expérience en gestion... Commence t-il, et mes yeux s'ouvrent grands comme si je verrais mieux et j'entendrais mieux ainsi. Tu accepterais de me succéder ? Il me demande.

Je n'hésite pas. Oui.

5 ème année RP - Disponible
Renvoyé définitivement de Poudlard
Si on a un rp à commencer, relancez moi parce que j'oublie haha

Fanfiction Le heaume rouge En cours
PARTIE 2 : Premier croissant






Aujourd'hui, pour la première fois depuis longtemps, j'ai souris en m'asseyant au siège de mon nouveau bureau. Nouveau bureau qui est légèrement plus grand qu'avant, et où j'ai la place d'afficher une photo de ma famille. J'ai préféré laissé un cadre vide, car je ne voudrais pas que quiconque voit cette photo. Les gens de cette allée ne sont pas fréquentables, moi y compris.
Mais quand je regarde ce cadre, je pourrais presque entendre mes enfants, et Éli. Je les vois.

Je me demande ce qu'ils font... Ça ne fait pas bien longtemps qu'ils sont rentrés de Poudlard, on entame seulement le mois de juillet. Ça fait quelques semaines que j'ai obtenu ma promotion, et je suis plus à l'aise avec mes enfants. C'est bientôt l'anniversaire d'Adonis et Athéna et j'ai leurs cadeaux. J'ai tellement hâte de voir leur réaction demain quand ils découvriront ce que je leur ai préparé...

Je suis en bonne voie je crois. Je ne crois pas déjà avoir ressenti un tel soulagement dans ma vie. J'ai l'impression d'aller mieux, je crois que je vais mieux. Je peux manger avec mes enfants, partager des rires et des mots. Je ne suis plus aussi dangereux, ni pour moi ni pour les autres, je prends mes précautions et j'ai quelqu'un de merveilleux à mes côtés. Je résous les affaires qu'on me confie à bout de bras, et peu importe à quelle point l'affaire est sale et répugnante, je la résous et je me sens... Accompli. Puis, maintenant que Robert est parti, il ne reste plus que des détectives discrets et asociaux dans l'agence. Il y'a six bureaux, et seulement deux sont libres. J'aurais été heureux d'apprendre que le salaire qui accompagnait le poste et la responsabilité de l'agence était plus... Conséquent. Mais ça me convient aussi d'avoir une petite augmentation, même si nos économies et le travail d'Éli suffit largement à pourvoir aux besoins du foyer. Seulement... Malgré tout ça. Malgré le fait que ça aille mieux. Je ne peux pas dire que ça va.

J'essaie toujours de m'occuper l'esprit avec du travail, parce que si mon esprit est vide d'occupation, je retourne à penser à tout les problèmes que j'ai rencontré. Je repense aux trous qu'il y'a dans mon esprit, aux innombrables et terrifiantes possibilités qui me menacent. Moi et tout ceux à qui je tiens... Le doute se tient dans mon ombre, et quand l'ombre envahit mes yeux, je ne vois que lui. Toujours là, debout, à me suivre. Le doute marche et accompagne chacun de mes pas, mon existence est sans cesse remise en question, chaque fois que j'ai honte comme quand je trébuche ou que je fais tomber quelque chose, la moindre petite honte, donne lieu à une angoisse panique. Celle de me réveiller avec une foule de gens me pointant du doigt, et me moquant. J'ai peur d'être observé, j'ai peur d'être totalement seul, j'ai peur de tout et de rien, et le doute le sait. Il s'en nourrit. "Et si" doit être la formule que je méprise le plus désormais. Et désormais, ni la mort ni l'oubli ne sont une option. Je me suis engagé dans une voie sans retour, car je ne supporterais pas de faire souffrir ma famille, même si elle pourrait s'avérer n'être qu'un piège, je ne peux pas ne pas envisager la possibilité que ce n'en soit pas un. Alors j'ai peur. Car mon esprit ne s'occupe pas.

Après avoir remplit une bonne pile de paperasse sur mon bureau, une partie des papiers concernant des dettes, une autre concernant des amendes et convocation au tribunal, une autre concernant des demandes, etc., je reculais ma chaise de mon bureau pour me reposer un peu avant de continuer sur une affaire. La prochaine que je devais dégager concernait la filature d'une personne, mais je préfère confier ça à quelqu'un de peu efficace pour le travail de bureau. Je vais me concentrer sur l'administration de l'agence je pense. Les précédents gérants ont fait n'importe quoi. Les dossiers sont mal triés, il y'a très peu d'organisation, et étonnamment cette agence est toujours debout. Comme quoi, même dans l'allée des embrumes il s'y produit des miracles.

Quelqu'un toque à la porte quand je fais un peu de place sur mon bureau. Entre ! Je permet. La tête du secrétaire, Damian, apparaît. Derrière lui, une jeune femme. Je reconnais Bellatrix. Damian a l'air d'être sur le point de parler, il fait quelques mimics puis abandonne et s'en va. Un secrétaire qui ne trouve pas ses mots ne sert pas à grand chose, mais au moins il l'a amené. C'est pourquoi ? Je demande, en essayant de camoufler ma surprise de la voir ici.

Elle s'approche hésitante et s'assoit à la chaise devant mon bureau, et le fait qu'il y'ait la place pour deux chaises et un bureau montre à quel point l'amélioration de mon ancien bureau à celui-ci est agréable. Monsieur Omniak... M'interpelle t-elle, avec des yeux peinés. Je suis désolé de ce qui vous est arrivé. Elle continue, mais je la coupe. De ce qu'on m'a infligé. Je la corrige, et elle poursuit. De ce qu'on vous a infligé... Se corrige t-elle elle même.

Elle retrousse ses lèvres, et son regard fuit, avant de finalement se planter dans le mien. Je veux travailler avec vous. Elle me dit, et malgré tout mes efforts, je ne peux m'empêcher d'arborer une grosse grimace confuse et intriguée. Le nouveau chef du bureau des oubliettes est la poupée des conseillers, c'est pareil au bureau des aurors, et le bureau des oubliettes a de moins en moins de marge de manœuvre... Du coup j'ai rejoins le bureau des aurors. Elle me dit, et je la vois jouer avec ses pouces, regardant ses pieds, elle a probablement honte. Je comprends, il me semble qu'elle s'était vraiment investie dans son travail au bureau des oubliettes... Ça a dû être très dur d'en changer. Le bureau des oubliettes devient chaque jour un peu plus inutile, et le bureau des aurors est... Les mots ont du mal à sortir, si bien qu'elle s'en mord les lèvres. Corrompus. Elle dit finalement... Je ne suis pas bien sûr de comprendre. Ni de quoi elle parle précisément, ni pourquoi elle vient me le dire à moi.

Elle reprend son souffle et son regard retourne à moi. J'ai volé des affaires et je suis venu ici. Les autres agences d'investigation non-gouvernementale ne sont pas fiables, elles n'oseraient rien entreprendre... Elle m'avoue, mes coudes sur la table, et ma tête sur mes mains, je cherche à déceler une faille. Et pourquoi moi, je serais fiable ? Je lui demande, mais elle semble avoir préparé sa réponse. J'ai confiance en ma mère, et elle vous fait toujours confiance. Vous n'abandonnez pas, vous. Elle me dit, certes un sourire aux lèvres, mais une peine sur le visage. Je suppose qu'elle considère avoir abandonné, abandonné à la fois le bureau des oubliettes, et celui des aurors. Le peu d'amis qu'elle a pu se faire. Tout ça pour arriver dans une agence miteuse, avec des détectives qui, pour la plupart, sont de médiocres stalkers amateurs qui cherchent seulement à mettre à profit leur perversion.

Avoir Bellatrix, une personne érudite et réputée, dans l'agence pourrait s'avérer un plus. Ce n'est pas une mauvaise nouvelle au final, cette journée n'est pas gâchée. Même si j'avoue que, quand j'ai vu sa tête dépassé par dessus l'épaule de Damian, je me suis dit qu'aujourd'hui allait être n'importe quoi.
Mais après avoir discuté une bonne vingtaine de minutes avec Bellatrix, je me suis rendu compte qu'aujourd'hui était finalement n'importe quoi. Le bureau des oubliettes ne fait plus que des interventions sur des groupes de moldus, ils n'effacent plus la mémoire des moldus esseulés. Quand au bureau des aurors, ils n'ont aucune liberté concernant leurs affaires, le chef décide des affaires qui seront suivies et de celles qui seront abandonnées. Et d'après Bellatrix, les affaires concernant des sangs-purs ou des personnes particulièrement fortunée ou réputée sont souvent abandonnées. Je ne m'étais pas rendu compte d'à quel point nous étions corrompus, ou peut-être que j'ai simplement décidé de l'ignorer, ou que quelqu'un a fait ce choix à ma place.

L'avenir est incertain et terrifiant, mais je ne serais pas seul pour l'affronter. Si Bellatrix avait eu plus d'importance pour moi, sans doute aurait-elle été intervertie. Mais elle n'était qu'un individu mineur, contrairement à sa mère, je demanderais à Rouge des informations sur elle la prochaine fois qu'il viendra.

5 ème année RP - Disponible
Renvoyé définitivement de Poudlard
Si on a un rp à commencer, relancez moi parce que j'oublie haha

Fanfiction Le heaume rouge En cours
PARTIE 3 : Premier quartier






Nous voilà déjà fin août, et un paquet de problèmes résolus. Ceux-ci, comparés à ceux que peuvent gérer le bureau des oubliettes, sont d'importance moindre et ça me soulage. Je n'ai pas constamment le poids du monde sorcier sur les épaules, non, seulement le poids des dettes qui s'allège à vue d'œil. Depuis que Bella travaille ici, on est bien plus efficace, ça me plaît. Les affaires dont on s'occupe sont bien plus diverses et variées, quand trois fois sur dix on s'occupait d'adultère, trois fois sur dix, de stalker quelqu'un, et trois fois sur dix, de fouiller le passé de quelqu'un en espérant trouver quelque chose d'embarrassant. Maintenant, deux fois sur dix, on cherche des preuves d'adultères, on stalk et on fouille, mais en plus, on recherche des personnes et des preuves de violences. J'ai envie de dire, l'esprit justicier de Bella rend les affaires plus gaies. Bien que, et ça m'étonne, elle n'a aucun scrupule à employer des moyens qu'aucun qualifierait de douteux. Mais c'est positif.

Ce matin, parmi les dossiers que nous avons reçu, un en particulier a attiré mon attention. Si bien que j'ai convoqué Bella dans mon bureau, je me suis dit que je devrais en discuter avec elle. Et elle ne devrait pas tarder à arriver.

Je ne veux pas qu'on s'investisse sur des dossiers perdus d'avance, nous ne sommes pas des enquêteurs au service du peuple et du consilium. Nous sommes avant tout des enquêteurs au service de notre bourse. Notre intérêt est de gagner de l'argent, toutes les affaires ne sont pas égales, même s'il nous plaît de "rendre justice" selon naturellement notre propre conception de la justice, ce n'est pas pour autant que nous travaillerons uniquement pour ça. Nous ne pouvons pas nécessairement nous permettre de faire du sentimentalisme, en mobilisant des effectifs et des moyens précieux pour résoudre une enquête qui ne rapportera rien. Seulement... Je ne suis pas sûr de vouloir vivre ainsi, uniquement ainsi... Je pense qu'il est peut-être temps de changer la direction que prend cette agence. Pendant longtemps elle a été une agence miteuse, qui fait du travail sale qu'on n'ose pas ou qu'on ne veut pas confier à des autorités judiciaires. En définitive, on fait les choses hors des clous, et cette agence se trouve à un tournant existenciel.

D'un côté, nous travaillons dans l'ombre, quand l'ensemble des autres agences qu'on peut trouver au Royaume-Uni ne se cachent pas. Pour cette raison on nous confie les affaires les plus sensibles. Naturellement, on refuse les affaires qui ne sont pas de l'ordre de l'enquête, comme récupérer un artefact, ou intimider quelqu'un... Mais on refuse aussi les affaires qui ne rapportent rien, ou pas grand chose. En définitive, malgré les apparences, on est plus proche des mœurs neutres que des mœurs sombres. Et il se trouve que je veux changer cela.

Quelqu'un tape à la porte. Entre. Je permets. Bella entre et ferme la porte, d'un signe de la tête je lui permet de s'asseoir avant de lui tendre le dossier qui pourrait tout changer. Elle s'en saisit et passe quelques minutes à l'examiner. Elle ferme finalement le dossier et le pose sur la table. Allons-nous l'accepter ? Me demande t-elle, les yeux pétillants, mais le visage aussi sombre que serait le visage d'une personne travaillant dans un lieu confiné et cloitré puant la cigarette et les aisselles.

Je me détends dans ma chaise et joins mes mains sur mes cuisses. C'est bien la question que je me pose... J'admet, en regardant le mur. Elle se redresse et porte son pouce à ses lèvres. Le budget n'est pas très conséquent et les chances d'aboutir à un résultat sont toutes aussi peu conséquentes... Elle murmure, se parlant en partie à elle-même. Elle se voit confronter au même dilemme que moi, sauf que moi, je suis celui qui apportera le mot final. Sans compter que si les aurors sont déjà sur le coup... Ça risque de nous exposer. Je complète. Nous avons tout deux exprimé les problèmes de ce dossier. Seulement... J'aime bien les affaires corsées. J'admet, un sourire en coin. Sourire qui n'a pas attendu longtemps avant d'être rejoint par le sourire en coin de Bella. Je vois qu'on partage un trait d'esprit très peu sain pour notre malheur. On est déterminé et complètement cons.

Elle balance son bras derrière le dossier de la frêle chaise. Un pyromane, des sorciers disparus et retrouvés plongés dans le coma des jours plus tard, je sais que le budget est faible, mais c'est un défi assez attrayant. M'avoue tel avec une voix passionné et un regard aguicheur. Clairement, cette affaire l'intéresse au plus haut point. Et je comprends, ce n'est pas tout les jours qu'on nous soumet ce genre de dossiers. Il pourrait s'agir d'un dangereux sorcier, d'une créature magique, ou même d'un phénomène magique, il est en tout cas très peu probable que toutes ces victimes ne soient pas liées les une aux autres par pures circonstances hasardeuses.

Cette agence vient de prendre une direction qu'aucun des précédents gérants n'auraient crus qu'elle prendrait. Les adultères et les filatures, à côté d'une chasse à l'inconnu, ce n'est rien.
Ce dossier pourra m'occuper pendant mon temps libre. Je n'ai rien vu dans la gazette. Dit Bellatrix, me tirant de mes pensées. Pourtant quatre victimes connues sont présentes dans le dossier. Donc quatre incendies, quatre disparitions et quatre personnes dans le coma... C'est étrange, non ? Me demande t-elle, intriguée. Il est vrai que j'ai plus d'expériences qu'elle, mais elle devrait se faire confiance. Bien sûr que c'est suspect... Oui, même si les lieux des attaques sont particulièrement éloignés les uns des autres, il va sans dire qu'il y'a un schéma évident. Ou alors simplement mit en évidence par le fait qu'on retrouve tout ça dans un dossier tout préparé, il est vrai qu'il doit être assez compliqué de déceler ce schéma si on ne porte pas un regard attentif sur les incendies prenant place au Royaume-Uni.

Je pense, en me grattant le menton, le client n'a pas mentionné son identité. Il pourrait tout à fait s'agir d'un piège, il faudra faire attention aux moyens qu'on emploie pendant cette enquête. On ne peut pas se permettre de faire usage d'outils frauduleux, ou alors on devra les utiliser plus discrètement que d'ordinaire. Les dates sont régulières, quatorze jours regarde. Je dis en pointant la date sur chaque feuille détaillant l'incendie et la victime. La victime... Une seule ?

Et ainsi, l'enquête commença. L'agence prit une nouvelle direction, et j'eu de nouveau quelque chose sur lequel travailler lorsque je n'ai rien à faire. Et j'ai souvent, rien à faire.
Je ne sais pas ce qui va résulter de cette enquête, mais ce puzzle en lui-même est particulièrement agréable à jouer...

5 ème année RP - Disponible
Renvoyé définitivement de Poudlard
Si on a un rp à commencer, relancez moi parce que j'oublie haha

Fanfiction Le heaume rouge En cours
PARTIE 4 : Gibbeuse croissante






Tu vois quelque chose ? Je demande à Edgar qui m'accompagne. Non. Il répond, sans grande surprise. Habituellement nous ne mobilisons pas plus de deux détectives sur une affaire, car habituellement, nous ne prenons pas d'affaires aussi grosses. Ce dossier c'était du lourd, plus que ça, c'est un dossier dangereux et il est hors de question d'y aller seul, alors exceptionnellement, tout le bureau y est allé : Moi et les cinq autres détectives : Bellatrix Hithcock, Edgar Porridge, Mohammed Dunne, Daniel Gekko et Rebecca Aldama. Bellatrix et Edgar sont les plus jeunes de l'agence, mais à n'en point douter que ça ne va pas durer longtemps, il est probable que Daniel et Rebecca la quitte bientôt. Peu de détectives restent plus de quatre à cinq ans, Robert est resté sept ans et moi... Ça reste à voir.

Nos recherches à moi et Bella nous ont menés sur une piste qu'on s'est donné le loisir d'explorer. Ça fait plus d'un mois qu'on a reçu ce dossier, et entre temps, deux nouvelles victimes se sont fait connaître, seulement il n'y a pas eu d'incendies. Sans doute qu'il s'agit d'une créature intelligente, tel qu'un sorcier, pour comprendre qu'autant d'incendies attireraient trop l'intention.

Nous avons trouver un caractère commun à toutes les victimes. Ce sont des universitaires, plus précisément des professeurs. La première victime était une professeure de l'art du duel enseignant à la GEAD, la deuxième était une professeure de magicochirurgie à l'IMSM, le troisième, un professeur de vol sur balais et ancien compétiteur en courses. Puis il y'a eu le quatrième, un chercheur en sortilèges travaillant à l'AESM, le cinquième était un analyste juridique travaillant à l'ISDM, enfin la sixième, une professeure de divination de l'AADER.
Lorsque l'on a ce schéma sous les yeux, il nous paraît évident, mais dans une société retranchée dans l'individualisme, où la politique n'intéresse plus autant tant la fainéantise et le sentiment d'impuissance sont répandues. Alors qu'importe que des professeurs disparaissent et réapparaissent dans le coma...

Deux choses sont sûres, la créature responsable est intelligente, et quelque chose se trame. Il était déjà surprenant que les médias ne donne pas plus d'importance à l'affaire qu'un paragraphe en fin de journal il y'a deux semaines, mais maintenant qu'on a reconnu le pattern, il nous paraît de plus en plus évident qu'il y'a quelque chose de très louche derrière tout ça. Quatre incendies, six disparitions, six réapparitions dans un état de coma qui, apparemment, n'est même pas récupérable. Et les médias resteraient silencieux ? J'ai du mal à y croire, et j'ai du mal à croire aussi que nous n'ayons pas été intercepté par qui que ce soit ici. Ni par des aurors, ni par le personnel de l'établissement qui est censé le protéger, on a élaboré une stratégie pour ne pas se faire prendre, mais de là à dire que nous étions certains que ça marcherait... Nous ne le sommes pas.

Le coupable a un pattern précis, quatorze jours entre chaque agression, il s'introduit dans l'école, donc il évite les entrées les plus protégées, sauf s'il attaque de l'intérieur, mais c'est peu probable. Il a commencé par une école supérieure d'Écosse, puis d'Angleterre, d'Irlande, puis du Pays de Galles, avant de retourner en Écosse, puis en Angleterre, le choix logique serait d'aller en Irlande, et la seule autre école d'Irlande c'est la FSCM, l'école où travaille Elizabeth. J'ai peur pour lui, mais nous avons fait de notre mieux pour protéger les professeurs, même s'ils servent d'appâts. Deux d'entre nous sont cachés dans le quartier des professeurs, deux autres dans celui des étudiants, quant à moi et Edgar on observe de loin.
J'ai décidé de nous autoriser à employer des moyens... Conséquents. C'est mon droit après tout, ils sont à moi, les insectes mécaniques. Des insectes de métal animés par la magie, j'en ai une bonne trentaine qui vagabondent dans la FSCM et qui sont prêts à balancer un son suraigus, à s'accrocher à quiconque serait suspect et à s'illuminer intensément si je leur en donne l'ordre.

L'avantage de la FSCM, c'est que l'école est assez petite. Ou plutôt... L'école est très grande, mais les lieux de vie et de cours sont concentrés à un seul endroit. Les lieux où vivent les animaux sont protégés et surveillés, mieux que le château lui-même et pour cause, les animaux se défendent moins bien que les sorciers.

Cela fait quelques temps déjà que nous attendons, et nous ne pouvons pas attendre jusqu'au matin. Aucun d'entre nous n'a que ça à faire, si cette opération est un échec, nous réessaierons à un autre moment, à un autre endroit, avec plus de préparation. Seulement... Le nombre de victimes que le kidnappeur pourraient faire entre temps n'est pas négligeable. Nous partirons seulement si nous y sommes forc... T'as vu ça ? Je demande à Edgar. Je crois ? Me répond t-il, et nous échangeons un regard dans le noir.

À l'une des fenêtres du château, bâtiment principal, faiblement éclairé par de petites lanternes disposées un peu partout, mais surtout aux fenêtres, il y'a eu un éclat. Oui. C'est cela, un éclat m'a tapé dans l'œil, quelque chose a reflété la lumière l'espace de quelques millisecondes, et Edgar vient de me confirmer que ce n'est pas mon imagination, ou alors pas uniquement la mienne. Si je me rappelle bien du plan du château, dans cette direction, il y'a le quartier des professeurs. J'appuie avec le bout de ma baguette sur le ruban qui est sur mon avant-bras afin de prévenir tout les détectives. Ceux-ci sentiront une légère douleur sur leur avant-bras, là où leur ruban est placé, et en le regardant ils pourront lire "ça vient, quartier des professeurs". Moi et Edgar nous dépêchons d'aller vers le quartier des professeurs, en prenant soin de rester discrets blottis dans nos capes et de rester dans l'ombre pour ne pas être repéré par des artefacts ou des gardiens. Arrivé au quartier des professeurs, il n'y a personne. Personne d'autre que nous. Je me remémore le plan que j'avais en tête, il n'y a pas d'autre endroit où il aurait pu aller. Bellatrix lance un sort pour révéler les potentielles empreintes, mais il n'y a rien.

Nous ne pouvons pas laisser passer cette chance, alors nous nous sommes diriger vers l'endroit où nous avons aperçu l'éclat Edgar et moi. À peine sommes-nous arrivés à l'angle du couloir, que les empreintes de pas apparaissent, le kidnappeur a dû, d'une manière ou d'une autre repérer Bella et Rebecca lorsqu'il fut arrivé ici, et décidé de faire demi-tour immédiatement. Nous avons suivi les empreintes, puis je me suis rappelé que la mission consiste également à protéger les professeurs, alors Edgar, moi, et Mohammed lorsqu'il nous a rejoint sommes retourner au quartier des professeurs et avons vérifié que tout allait bien.

Je lançais un coup d'œil par la fenêtre en espérant voir mon équipe, mais je n'ai rien vu. Là ! S'exclama Edgar dans un léger murmure. Sous une lanterne, quelque chose semblait briller avant de s'évanouir dans la nuit. Nous l'avons perdu. Les professeurs sont saufs, mais nous l'avons perdu...

5 ème année RP - Disponible
Renvoyé définitivement de Poudlard
Si on a un rp à commencer, relancez moi parce que j'oublie haha

Fanfiction Le heaume rouge En cours
PARTIE 5 : Pleine lune






Devoir renvoyer tout le monde chez soi hier c'était une grosse défaite, je me suis senti tellement abattu et pourtant nous avons probablement sauver une personne aujourd'hui... Seulement, combien n'avons-nous pas réussi à sauver ? Je sais bien que les détectives n'en ont rien à faire de tout ça puisque cette affaire ne rapportera presque rien, et ça me rassure, mais Bella y tenait à cette enquête.

Depuis hier, mon cerveau chauffe et charbonne, avant de voir l'éclat de lumière dans la nuit je me disais qu'il était possible qu'il s'agisse d'une sortes de malédiction poussant certaines personnes à déclencher un incendie avant de s'évanouir dans la nature pour on ne sait quelle raison... Mais maintenant je sais ce que c'était, et Bella va être extrêmement déçue. Je pense même qu'elle va quitter l'agence, ça m'attriste... On se portait bien, avec une personne d'un tel talent dans les parages on a probablement jamais été aussi efficace. Je n'aurais jamais dû accepter cette enquête... Je ne pouvais pas savoir avant de le voir et de comprendre, mais tout de même. Un choix a été fait, mon choix, et c'était le mauvais. J'aurais pu décider de ne pas m'impliquer dans des affaires qui ne rapportent que des clopinettes, mais comme un idiot je pensais... Je pensais que tout irait mieux. Que je pourrais avancer et m'occuper l'esprit avec un truc débile. Je sais que je ne le peux.

On est le 20 octobre 2069, le 3 novembre il y'aura probablement une septième victime et non seulement nous n'allons rien faire pour empêcher ça. Mais nous n'allons rien faire pour la huitième, la neuvième, et toutes les victimes suivantes. Je me déçois, j'ai tellement honte d'être un tel lâche... D'être aussi égoïste, je salis le nom de ma famille, et mes enfants auraient tout les droits du monde de me médire. Je ne mérite pas tout le soutien qu'on m'a si chaleureusement offert cette dernière année. Je sens ma mâchoire se serrer quand je fixe ce dossier. Je vais laisser des gens souffrir, laisser des familles être détruites, je pourrais au moins essayer d'empêcher cela, mais non. Non. Non je n'en ferais rien. Je n'oserais pas faire quoique ce soit. Je ne vaux pas mieux que toutes les crapules aux bottes des riches, des célébrités et de tout ceux qui ont un tant soit peu de pouvoir. Comme tout les autres, je suis un chien qui lèche les bottes de son maître.

La porte s'ouvre, l'homme que j'attendais ferme la porte et s'assoit. Je le vois encore, encore lui. Il soupire et prend la parole. Tu pouvais pas t'en empêcher, hein ? Il me demande, et j'ai le sentiment d'être un enfant qui se fait grondé par son père. Tu n'es pas assez discret. Je réplique, comme si c'était de sa faute, car c'est de sa faute. S'il avait été plus discret, jamais je n'aurais eu à faire le choix de prendre ou de refuser l'affaire. Je ne me retrouverais pas dans une telle situation. Et Bella... Je ne serais pas aussi sûr qu'elle partira bientôt. Ce n'est pas de ma faute, et pourtant il me regarde avec des yeux sévères.

Le bras ballant de l'autre côté du dossier, il s'avachit et réplique sans honte aucune. Je pensais qu'en mettant la main sur les services d'enquête, je n'aurais pas besoin d'être discret, mais évidemment c'était sans compter le glorieux justicier, Redose Omniak ! Lance t-il ironiquement, et je crois que c'est la première fois que Georges, sous son identité de "Rouge", est ironique avec moi. Comment t'as deviné ? Me demande t-il malgré tout.

C'est une bonne question, le trouver n'était pas quelque chose de très difficile c'est vrai. On avait déjà une bonne partie des pièces en main grâce au client qui nous a soumit le dossier.
Sans ça, ça aurait été bien plus difficile. Preuve en est que les médias n'ont accordés que très peu d'attention à cette affaire, les incendies ont été qualifiés d'accidentels, et presque rien n'a été dit sur les disparitions, ce sont juste des disparitions comme il y'en a régulièrement. Les cibles sont dans un coma dont elles ne peuvent guérir. Il tourne la tête, signe qu'il est intrigué. Tu dis que l'esprit de Georges est mort, et que le tien l'a remplacé. Enfin, le mien, ou le sien, c'est à peu près pareil. Depuis juillet, tu me donnes des morceaux de mon esprit que tu as trouvé dans l'esprit de Georges. Ou le cadavre de son esprit, si on peut employer cette formule. On peut probablement l'employer, je ne sais pas comment il s'y prend, mais si l'esprit de sa victime meurt et qu'il peut quand même l'explorer, c'est probablement qu'il y'a un vestige. Tu ne t'attaquais qu'à des professeurs, des chercheurs, enfin des gens qui ont des connaissances. Tu prends ces connaissances, et tu rends les corps. Je conclue finalement.

Il me regarde, sans avoir l'air impressionné. Tu peux pas me trahir, tu vas garder ça pour toi. Il m'ordonne, et je me vois mal refuser pour être honnête. Il me tient dans le creux de sa main, je dois lui obéir si je veux continuer à guérir, et si je veux préserver l'intégrité de ma famille. Ses menaces étaient très claires, et je doute qu'il est du genre à bluffer. S'il le veut, il peut me faire mal, grièvement me blesser. Je suis trop lâche pour envisager une autre issue... Je vais certainement me décevoir, décevoir Bella et peut-être même ma famille, mais il faut mieux être lâche et en bonne santé que... Je sais pas... Être une bonne personne ? La souffrance de tes prochaines victimes... Vaut-elle vraiment mon bonheur et celui de ma famille ? Je me demande, mais je crois qu'on sait tout les deux que oui. Non. Il dit, et je comprends. Au moins il ne ment pas pour me conforter dans une illusion. Mais tu vas quand même garder ta langue dans ta poche, et abandonner cette affaire. Il m'ordonne à nouveau, et je dirais bien oui, s'il ne venait pas lui-même de confirmer que ce n'était pas la bonne chose à faire. Tu as des dettes, et tu viens de m'accorder mon premier vœu. Décide t-il unilatéralement. Je ne peux rien dire face à ça.

La mine abattue, je souffle en regardant le dossier. J'ai condamné des gens aujourd'hui, des gens qui auraient été des victimes avec ou sans ma présence. Seulement... Je m'étais investi.
Je voulais aider, je n'ai pas réussi, mais je voulais aider. Je voulais protéger les futures victimes, au lieu de ça je vais abandonner ce dossier. J'aurais préféré ne jamais être tombé dessus, ou ne jamais l'avoir accepté. Plutôt que d'avoir cette immonde goût de déception du bout de ma langue au plus profond de ma gorge.

La porte s'ouvre sur un rouge à lèvres noir formant un sourire, Bellatrix. J'ai un plan pour le 3 novembre. Lance t-elle enthousiaste, avant de se figer net et de perdre son sourire quand elle voit le rouge luisant du heaume. Quoique fut vraiment l'expression qu'elle abordait à l'instant, elle ne saurait avoir l'air plus dépitée et abattue que moi. Seulement, si moi je suis déçu de la tournure des événements, elle, elle sera probablement déçue de moi. Je vous dérange peut-être... Dit-elle en faisant un pas en arrière, mais Rouge se lève, et la dépasse. Nous venions d'en finir. Il annonce en s'éloignant.

Bellatrix s'approche et me demande immédiatement. Qu'est-ce que ce salaud de conseiller foutait ici ? Elle me demande d'un ton à la fois inquisiteur et confus. Il venait me demander d'abandonner le dossier. Je lui avoue, je suis trop blasé pour inventer un mensonge tiré par les cheveux. Bellatrix tira la chaise et pris place dedans, une main ballante derrière le dossier, tout comme Georges, le sourire aux lèvres, elle me lance. Quel con. Remuant la tête comme si la demande de Rouge, ou Georges, ou qu'importe au final, était ridicule. J'ai accepté. Son sourire devient un peu confus, et sa tête se lança dans une petite danse de pigeon. C'est pas une blague. Son sourire disparaît.

Et la lionne se lève. Non mais tu t'fous d'moi ? Me lance t-elle, mais mon expression est à la fois froide et fatiguée, car je suis froid et fatigué, et car je suis froid et fatigué, j'ai pas la force de débattre. C'est ma décision, je suis le gérant, t'as pas ton mot à dire. Je lui lance. Je sais que ça va l'embraser, mais là franchement j'arrive même pas à faire semblant. C'est peut-être mieux qu'elle s'en aille après tout, mieux pour moi et mieux pour elle. Je pourrais rester un clébard indigne et elle elle trouvera bien quelque chose à faire. Je croyais que t'étais différent... Elle dit, même si je ne sais pas trop à qui c'est adressé, je sais qu'elle parle de moi. Il y'a une telle déception dans son coeur, que la pièce devient lourde, et sa voix se brise. Ses yeux brillent, pas car elle assiste à quelque chose de magnifique, mais parce qu'elle assiste à quelqu'un d'ignoble et d'affreux. Quelqu'un de si ignoble et affreux, qu'il en fait pleurer une personne aussi forte que Bellatrix Hitchcock.

Je suis dés- J'essaie de dire, mais je suis coupé par le son de la porte qui claque. J'entends les talons de Bella taper le long du couloir, jusqu'à son bureau. Là, un silence d'à peine une minute, puis les talons tapent encore, jusqu'aux escaliers, jusqu'à ce que je ne l'entende plus. Je me débecte.
Dernière modification par Redose Omniak le 24 juil. 2026, 19:46, modifié 1 fois.

5 ème année RP - Disponible
Renvoyé définitivement de Poudlard
Si on a un rp à commencer, relancez moi parce que j'oublie haha

Fanfiction Le heaume rouge En cours
PARTIE 6 : Gibbeuse décroissante






Ça fait bizarre, de me retrouver là. Plus jeune, je méprisais mon père de boire autant, et mes frères de boire à la maison. D'aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours haïs la boisson... Elle fait faire des choses stupides, elle rend moins vif, elle cause des accidents par centaines, et milliers. Elle ravage la santé, aussi bien celle du corps que de l'esprit. Quand on boit, on se sent plus, et j'ai toujours trouvé ça terriblement... Nul. J'ai pas vraiment d'autre mot qui me vienne en tête. Nul. Ça convient assez bien à la boisson, à mon père, à moi-même. Nuls.

J'ai perdu tout ce qui me restait de dignité et d'honneur, si tant est que j'en ai déjà eu, quand j'ai abandonné l'idée d'enquêter sur les actions de Rouge. Tout les quatorze jours, une nouvelle victime, et depuis quatre semaine maintenant, c'est une victime par semaine, mais il ne se limite plus aux écoles. Ça serait bien trop suspect... Mais qu'importe. Il pourrait le faire à la vue de tous, qu'il est probable que personne ne l'arrêterait. C'est le privilège des puissants, tu peux faire tout ce que tu veux, à la vue de tous, personne t'arrêtera. Le peuple n'est pas armé, le peuple n'est pas soudé, les gens s'indignent et se révoltent, mais ils ne font rien. Et moi, je suis pire que ça, car je ne me suis même pas indigné, ni révolté... J'ai simplement abandonné. Et la sensation que ça laisse dans mon cœur Je ne pense pas m'en libérer un jour.

Chaque victime que faisait Rouge était indirectement également ma victime, puisque c'est moi qui suit à l'origine de... Cette chose. J'en ai eu l'idée, et j'ai été le principal participant à sa fabrication. Gueulefort je crois qu'il ne s'était chargé que de façonner le métal. Je ne me rappelle pas très bien de ce passage, mais j'ai la sensation que c'est comme ça que ça s'est passé. Et avant que je n'apprenne ce qu'il faisait, ça ne m'affectait pas plus que ça, des familles subissaient des drames, mais ce n'était pas de ma faute. Seulement voilà, en plus d'être responsable de leur malheur, je suis responsable de ne pas avoir poursuivi Rouge quand j'aurais pu le faire. Être égoïste ne me dérange habituellement pas tant que ça... Mais là, là c'est tout autre chose. Mon égoïsme est responsable de toutes les victimes qu'il a fait. On est quoi, le... Le... On est le combien aujourd'hui ? Je demande à haute voix en prenant la peine de lever exceptionnellement les yeux de mon verre le temps de chercher une réponse. Une voix au fond du bar perce le brouhaha pour m'apprendre qu'on est le 15 décembre. On est déjà le 15 décembre, et ça m'affecte toujours autant. Probablement plus que lorsque j'ai abandonné l'enquête. À ce moment, je croyais que c'était ma seule solution, je croyais qu'abandonner c'était la bonne chose à faire et pour cause, ça m'a paru tellement évident sur le moment... Alors même que lui, même lui, un casque, savait pertinemment que ce n'était pas la bonne chose à faire. Il me l'a même dit. Il me l'a dit et malgré tout j'ai fait comme si... Comme si le choix que je prenais était bon, ou juste. Il n'en est rien.

Ce soir il y'aura à nouveau une victime, et je n'y ferais rien. Je ne pourrais rien y faire. J'ai passé beaucoup de temps seul, beaucoup de temps à mon bureau, et même le travail n'a pas réussi à m'extirper complétement de mes pensées. Partout où j'allais, je m'entendais me traiter de monstre, qu'importe ce que je faisais, ma voix dans ma tête me traitait de démon.
Le pire c'est quand je suis près des enfants, ou qu'ils me parlent, je ne les mérite pas. Je ne mérite rien. Rien d'autre que la douleur pour avoir infliger ce que j'ai infligé à toutes les victimes de Rouge. C'est de ma faute tout ça. Quand quelqu'un me sourit, un inconnu, Eden, ou Rem, je me sens coupable. Je me sens mal. J'ai l'impression d'être la pire créature qui soit, et de leur mentir. De sournoisement dissimuler ma véritable nature, celle d'un homme prêt à tout pour protéger sa petite personne. Et sa petite vie. Qui, toutes deux, ne valent rien. Absolument rien. Car d'une part sa petite personne est brisée, et sa petite vie lui est à la fois inconnue et doutée.

Je n'ai jamais aimé l'alcool. Mais ce soir j'ai bu, et je continue à boire. La sensation d'ivresse... Je ne la connaissais que par des substances autres, ou par les récits d'autres. Ça n'a rien à voir avec les pilules d'allégresses auxquels j'étais addict plus jeune, c'est bien moins puissant, bien plus supportable, et pourtant je me sens quand même mieux.
Je devrais peut-être pas tarder à rentrer, on est dimanche et qui sait qui sera la prochaine victime de Rouge... Probablement pas un membre de ma famille s'il tient à notre accord... Mais qui sait si c'est toujours lui le seul criminel maintenant. Qui sait s'il n'y a pas des copycats ou des sorciers engagés par ses soins pour brouiller les pistes... Difficile à dire.

Je suppose que je prends un dernier verre et j'me tire. Je lève le doigt pour qu'un serveur vienne prendre une nouvelle commande, mais ce n'est pas un serveur qui arrive en premier.
Un homme grand et large, aux longs cheveux cendrés dont les temps en sont grises... Il a l'air de sortir de la mer, ses cheveux paraissent être mouillés. Il porte un long et épaix manteau noire où il dissimule ses mains. Un tel homme ne pouvait être que suspect, et j'ai le sentiment de l'avoir déjà vu, mais je ne saurais dire d'où. Sans me demander, il s'assoit à ma table dans le coin à côté des toilettes. Il me regarde, et je le regarde en retour. Quel genre de personne ne connait pas la date du jour. Il dit, avant de placer une cigarette dans sa bouche et de l'allumer. Et quel genre de personne vient s'inviter à la table d'un inconnu pour lui souffler du tabac dans la gueule ? Je réplique, assez éméché. Je ne tiens pas très bien l'alcool visiblement, je tiens mieux les poisons. Mais qu'importe.

Il détourne le regard vers le vide, et aspire l'âme de la cigarette pendant tellement de temps que j'eût cru que ses lèvres étaient collées. Puis il souffla un nuage de fumée qu'il contempla partir. Je n'ai commencer à fumer que récemment, et pourtant j'ai l'impression d'avoir fait ça toute ma vie... Il m'avoue, et je ne sais pas vraiment quoi lui répondre... Donc je me tais et je le laisse parler. Les années passent, et les souvenirs semblent se dissimuler dans la fumée sale et répugnante du tabac. Il poursuit, il a l'air d'humeur poétique. J'hésite à baisser la main et partir maintenant, avant qu'il ne commence à débiter des choses trop personnelles et que je ne sois trop curieux pour partir. Les noms, les visages, le monde entier m'échappe... Mais ce n'est pas vraiment de la curiosité... Je suis intrigué, bien sûr. Mais... C'est surtout que je comprends ?

Ma main se baisse lentement. Il décrit ce que je ressens ? Serait-ce une sortes de legilimens ? J'ai vécu une vie si calme et si paisible, qu'à l'image une mer calme, toutes les vagues se ressemblent... Non. Il parle de lui, mais je m'identifie à une partie de ce qu'il a dit. Qui... Qui êtes-vous ? J'ose finalement demander, et il en profite pour respirer sa cigarette puis la cracher à nouveau. Il ancre son regard dans le mien, et je vois toute la peine qu'il semble avoir. Rien qu'un fleuriste il me répond. Et j'ai du mal à y croire. Je n'ai jamais vu un fleuriste dans un bar. Remarque, je ne vais pas souvent dans des bars, et je demande encore moins souvent quel métier y font les inconnus.

Je lui demande. N'est-ce pas une bonne chose d'avoir vécu une vie calme ? D'un air intrigué. J'aurais bien aimé avoir ce luxe... Même si, c'est moi qui ai choisi ma vie aux dernières nouvelles. Si le monde n'avait pas été dans un tel état j'aurais sûrement aimé faire libraire ou fleuriste... Seulement, je ne me sentais pas d'avoir le choix. Sans doute... Il me répond, l'air ailleurs. Mais je n'ai jamais vraiment eu l'impression de faire ce qu'il fallait que je fasse. Il poursuit. Tout le monde attendait quelque chose de différent de moi, toute cette pression m'a mené où j'en suis... Il poursuit, avant de tirer à nouveau sur sa cigarette le regard dans le vide. Je regarde mes pieds, et comprend ce qu'il veut dire. J'imagine qu'au fond, on a jamais le choix. Il conclut.

Cette phrase provoqua quelque chose chez moi. Quelque chose de violent et de particulièrement intense. Quelque chose qui n'est pas bien, et qui pourtant est bien. C'est un sentiment que j'ai déjà vécu, et que je crois aimer à vivre. Pourtant c'est un sentiment qui ne nait que d'une contradiction, ou d'un problème. D'une souffrance peut-être ? Je me demande s'il ne s'agirait pas de révoltes.

Contre toute raison, j'ai décidé de faire des choix cet après-midi là et nous bûmes juqu'au soir alors même que plus soif nous avait précédé depuis bien longtemps. Nous avons partager le peu de notre histoire, mais une grande partie de nos pensées. Je me suis dit que je devrais aller au bar plus souvent, mais pour l'instant j'avais autre chose à faire. Après avoir pris des décisions, il était temps de donner le choix, même si j'étais trop saoul qu'on comprenne quoique ce soit à ce que je dise ou ça ce que je fasse. Ceci dit, ce n'était pas vraiment mon problème, car j'étais complètement torché. Alors qu'importe ce que d'autres peuvent penser, dire, ou faire. Car moi, j'étais en feu.

5 ème année RP - Disponible
Renvoyé définitivement de Poudlard
Si on a un rp à commencer, relancez moi parce que j'oublie haha

Fanfiction Le heaume rouge En cours
PARTIE 7 : Dernier quartier






Ouvre-moi Bella c'est important ! Je hurle à sa porte tout en la tambourinant sous les huées de tout le quartier. Bellaaaa !! Je continue à nouveau. C'est ton ex ou quelque chose comme ça ? Me demanda en rigolant mon nouvel ami, il s'appelle Bellamy, et c'est un bel ami haha. Un chouette gars vraiment, on a bu encore et encore et c'était trop cool, et je connais même pas son nom de famille.

Je lui réponds également en rigolant, avant de m'adosser contre la porte, le poids de mon corps étant devenu trop lourd pour moi. Mais nooon, écoute. Je commence, avant de porter une main à son épaule et me rapprocher pour lui faire la confidence.Chuis marié tu vois, Bella c'est juste une amie. J'explique en essayant d'être sérieux, mais dès qu'il sourit je souris, et mon sourire le fait rire, alors je ris aussi, mais c'est pas le moment de rire donc j'amène mon autre main à son autre épaule et me sert de lui pour tenir debout, puis je m'approche à nouveau. Faut qu'elle m'aide. Je lui dis. Mais il se contente de sourire, donc je souris, puis il rit, donc je ris. Hehehe *hic* Pourquoi tu ris ? Je demande en rigolant. Puis là, Bellamy éclate de rire et passe sa main derrière mon crâne. T'es encore plus drôle de près. Il me dit en rigolant, donc je rigole, il s'effondre de rire, donc je m'effondre aussi, et on fini tout les deux effondrés de rire à la porte de Bellatrix.

Et soudain, miracle, la porte s'ouvre. On l'entend s'ouvrir et je me relève, mais lui est toujours effondré de rire. Et là, Bella, l'air hyper sévère apparaît dans l'encadrure de la porte. Elle ne porte qu'un peignoir, et un air sévère. Elle croise les bras et nous regarde l'un l'autre avant de nous dégrimacer et de visager tout les deux. T'as bu ? Elle me demande, alors que même moi je sens ma propre odeur. Titubant, je m'avance et me penche vers elle pour pouvoir lui parler, et elle se penche en arrière comme réponse. Oui, oui, mais t'inquiète pas on a pris des bouteilles dans un sac. Et là, elle grimace encore plus, elle me dévisage tant et si bien qu'on reconnait même plus sa face. Puis elle jette un regard par dessus mon épaule pour voir Bellamy peiner à se relever avec un sac à dos qui fait "cling cling cling" dès qu'il bouge.

Avec un air confus, elle me dit, ou me demande : Je croyais que tu buvais pas. Et elle a raison ! D'habitude je bois pas, je refuse toujours un verre, mais du coup là exceptionnellement baaah, j'ai bu quoi. Mais on s'en fiche de ça, non, l'important c'est que j'ai besoin d'elle, et je dois lui dire. Lui dire quoi déjà ? Baah, haha *hic* J'croyais aussi ! Je lui lance, balançant mes bras dans les airs comme un oiseau, sauf qu'un oiseau généralement ça vole droit, alors que là moi je vole pas très très droit. Je vois pas très droit non plus.

Écoute Redose... Quoique tu veuilles dire, ça peut attendre... Je suis occupé, et t'es clairement pas en état de dire quoique ce soit d'intelligent. Je balaie la distance qui nous sépare de la main, elle comprend pas, elle veut pas comprendre, mais elle doit comprendre, mais c'est dur de se concentrer avec cet idiot qui est mort de rire derrière et qui, je crois qu'il siffle une bouteille, bon, ça ça peut vraiment attendre. Nooon, ça peut pas attendre ! Je lui jette, il faut qu'elle comprenne. Qu'importe que tu fasses, ça peut pas attendre. Et à peine je finis de prononcer ces mots, qu'on entend des bruits de pas. Et un homme à poils surgit de derrière l'encadrure de la porte, en se brossant les dents.

Et quand je pense qu'il est nu, je veux dire, vraiment très nu. On voit tout et de ce qu'il y'a devant, et de ce qu'il y'a derrière. Et soudain, c'est moi qui me prend à regarder par dessus l'épaule de Bella, et de la dévisager. Puis j'entends pouffer de rire, derrière, c'est Bellamy qui se roule par terre en se tenant le ventre. AAAH HAHAHA IL EST TOUT NUUUUU ! Hurle t-il dans le quartier ce qui arrache genre, de l'inquiétude au visage de Bella. On peut bien attendre quelques minutes... J'avoue avant de tituber en arrière et de me figer devant la porte.

Pis là elle roule les yeux, qui passent de moi, à l'ouest, au ciel, à l'est, et à moi à nouveau. Elle inspire, expire, insp-, oh ! C'est ce qu'on me disait de faire quand j'étais énervé ! Tu fais vite, puis tu dégages. Elle m'invite gentiment, mais je me dois de décliner. On va chopper et défoncer notre kidnappeur ! Je lui lance. Inquiète, elle regarde derrière elle, à droite, à gauche, et ferme la porte.

T'es fou d'en parler à voix haute comme ça... Et pourquoi t'es avec LUI ? Tu lui fais confiance ? Oh bah elle demande enfin qui est Bellamy, quoique même pas, elle demande ce que je fais avec lui, genre lui lui, lui spécifiquement genre, genre quoi ? Ils se connaissent ? Écoute. Je dis, avant de porter ma main à ses épaules. Mais elle les enlève d'un geste, et je les repose, et elle les enlève, mais je parle quand même. Ce soir, il va à nouveau frapper, il frappe tout les dimanches, j'irais avec ou sans toi, mais j'ai besoin de toi. Je lui dis avec conviction malgré la puanteur nauséabonde qui s'éloigne de moi. Elle me regarde de bas en haut, et dit qu'elle va s'habiller.

Seulement dix minutes plus tard elle était prête, et on partait chasser le kidnappeur. Le problème c'est qu'il ne s'en prend plus qu'aux écoles, donc deviner où il allait frapper... Ce n'est pas possible en l'état. Étonnamment, Bellamy bourré et Bellatrix sobre s'entendent plutôt bien, je suis content que ma première expérience de beuverie soit en compagnie d'eux.
Mais, mais, mais malgré tout, quelqu'un va subir un triste sort ce soir, mais je ferais tout pour que ça n'arrive plus, si je sauve pas cette victime alors ce sera la suivante, ou celle d'après, ou celle d'après celle d'après. Je ne serais plus un lâche.

5 ème année RP - Disponible
Renvoyé définitivement de Poudlard
Si on a un rp à commencer, relancez moi parce que j'oublie haha

Fanfiction Le heaume rouge En cours
PARTIE 8 : Dernier croissant






On est arrivé ? Je demande alors que je me réveille. Bella a levé sa baguette et le magicobus s'est pointé, elle a donné la destination du lieu où Rouge frapperait cette nuit. Apparemment, elle a continué son enquête de son côté, probablement car elle supportait pas qu'on l'abandonne aussi lâchement, ce que je peux comprendre. Si j'avais été à sa place, c'est ce que j'aurais fait, ce n'est pas être téméraire, c'est juste avoir un minimum d'honneur et de dignité, d'oser se battre même si tout semble perdu, car rien ne l'est jamais vraiment. Le propre de la magie c'est de tout rendre possible, je dirais même que la magie est la force rebelle de la nature, celle qui ne respecte aucune autre force. Elle peut faire s'arrêter le temps, se tordre l'espace, supprimer la gravité, effacer les souvenirs, donner et prendre la vie. Et nous sommes des sorciers, ceux qui pratiquent la magie. Je n'oublierais plus ça, enfin, peut-être que je l'oublierais. Mais cette conviction n'a jamais quitté mon cœur, je le sais. Tant que je serais un sorcier, ou que je connaitrais la magie, j'aurais une raison de ne plus être lâche.

Bella ne me répond pas, je tourne la tête pour voir Bellamy plié en quatre et je l'entends ronfler comme un porc une couverture sur lui. Il n'a pas encore été réveillé, alors je le secoue, de plus en plus fort, et il ouvre les yeux. Ses yeux clignent au moins dix fois avant qu'il ne demande. On est arrivé ? Mais Bella garde le silence, elle se lève et parait d'un coup bien plus grande qu'accroupie. J'essaie me lever aussi malgré les secousses, mais le bus s'arrête brusquement et je tombe en avant, dans une roulade pas du tout maîtrisée. Je me relève et me retourne, elle aide Bellamy à se relever et l'aide même à marcher. Il n'aurait peut-être pas dû boire autant. On descend là. Elle dit calmement et simplement, sans s'étaler. Elle a une mine sombre, elle devrait avoir l'air excitée de se battre, ou terrifiée peut-être, j'en sais rien. Je respecte ce qu'elle ressent et hoche la tête, quelques pas m'amènent à la porte, là, je salue le chauffeur et descend. Je manque une marche dans ma maladresse et tombe à quatre pattes, mais je me relève presque immédiatement. En titubant légèrement certes, mais je suis debout.

Je reconnais cet endroit, on dirait... On dirait vraiment la Ruche, genre, cette maison on dirait celle d'Elizabeth, celle-là celle de Charlie, celle-là celle d'Anastasia, et celle-là ressemble à la mienne. Puis c'est la même disposition, et le même type de maison.

Alors que je contemple ce bel endroit légèrement éclairé par des réverbères et la douce lueur de la lune dans la nuit sombre et froide, j'entends quelqu'un tomber. Je me retourne et tombe sur Bellamy, à quatre pattes, qui a probablement aussi manquer une marche ce qui me fait pouffer de rire. Il se relève presque immédiatement, certes en titubant, mais presque immédiatement. Bellatrix salue le chauffeur et descend à son tour. Le bus se volatilise sous mes yeux ébahis, je n'ai pas pour habitude de le prendre et encore moins de le regarder partir. La bourrasque de vent qu'il laisse derrière lui soulève la poussière du sol et ça me pique les yeux. Bellatrix aide Bellamy à marcher, et je les suis, ma baguette en main, attentif au moindre son anormal. Elle nous conduit devant une porte, ce que je trouve suspect, elle compte avertir la victime ? Mais, si c'était trop tard et qu'il était déjà là... Je la trouve bien téméraire !

Elle se délivre de Bellamy qui s'appuie contre le mur près de la porte, transpirant, haletant, les yeux tournés vers le ciel. Et voilà que Bellatrix se saisit de la corde de la cloche, et la remue, et ça fait beaucoup de bruit, beaucoup trop de bruit pour une nuit si calme, et beaucoup trop de bruit pour espérer être discret. Je me saisit de sa main et lui hurle dessus en chuchotant. Mais t'es folle ! On va perdre notre effet de surprise ! Il aurait fallu qu'on s'introduise dans la maison par une fenêtre, et qu'on se cache ! Je lui explique, elle roule les yeux au ciel et refait bouger la cloche. Là, je m'éloigne de la porte et regarde aux alentours si je peux pas trouver un endroit où me cacher, mais rien ne me vient à l'esprit, à part ce parterre de fleurs contre les murs de la maison à côté des escaliers.

Je voulais m'y glisser, mais c'est trop tard, beaucoup trop tard, j'entends des pas et me retourne vers la porte. Là, elle s'ouvre, je pointe ma baguette au cas où, mais c'est le visage familier, surpris et inquiet d'Éli qui apparaît. Je baisse immédiatement ma baguette alors qu'elle regarde Bellatrix, puis moi, puis Bellamy qui s'extirpe du mur contre lequel il était adossé pour vomir un peu sur les fleurs, un peu sur l'escalier... Heureusement que je me suis pas caché dans les fleurs finalement. Tu es en danger, il vient pour toi ! Je lui dis instinctivement, à moins que je le dise pour moi ? Bellatrix souffle et prend la parole. Non. Désolé de vous déranger à cette heure madame Omniak, mais votre mari est venu sonné à ma porte ... Hein ? Complètement bourré ... Quoi ? Pour s'en prendre à un dangereux criminel. Elle abuse celle-là ! Je suis éméché, mais de là à dire que je suis complètement bourré...

Le regard d'Éli s'attarde sur Bellamy. Et qu'est-ce qu'il fait là, LUI. Elle demande, l'air confus, comme si c'était le plus important. Et qu'est-ce qu'elles ont toutes les deux à parler de lui comme si elles le connaissaient ? Tu le connais ? Je lui demande, tout aussi confus, probablement moins finalement. Elle me connait ? Bellamy me demande, comme si j'en savais quoique ce soit, si j'en savais quoique ce soit je lui aurais rien demandé, il réfléchit celui-là ?
Remarque. Celui-là vient de vomir sur l'escalier... Pas sûr qu'il réfléchisse tant.

Éli souffle. Redose tu vas dormir sur le canapé, Bellamy tu vas dormir dans la baignoire, Bellatrix dans la chambre d'hôte. Visiblement elle connait Bellamy... Et c'est assez drôle qu'elle appelle Bella par son prénom alors que Bella l'a appelé "madame Omniak" j'suis sûr que ça l'a grave énervé. Je peux pas m'empêcher de pouffer de rire. Éli s'écarte et je passe, tirant Bellamy par l'avant-bras. Arrivé dans le hall d'entrée je me fige.
Je vais... Je vais rentrer che- Commence Bella, mais Éli l'interrompt. Oh que non, je vais pas laisser une jeune femme rentrer seule chez elle en pleine nuit alors que ce taré rôde et que tu as malgré tout eu la bonté de les endurer et de les ramener. Elle conclut, et Bella entre. C'est vrai que j'ai parlé du problème à Éli, je lui ai dit qu'il s'agissait de Rouge. Je me retourne, et trouve Bella confuse et gênée, s'agrippant le bras, je crois même qu'elle rougit un peu derrière son sourire. Je me dresse face à Éli. Non, on doit le débusquer et l'arrêter, tout de suite ! Je lui dit, elle sort sa baguette et fait un signe de la main et je me retrouve par terre. Je vois et j'entends, mais je bouge pas, je crois que je suis figé comme une statue et je peux même pas me débattre.

Je vois la silhouette de Bellamy se dresser au dessus de moi et se saisir de sa baguette.Tu lui as fait quoi ? Il demande d'une voix lourde, avant de trébucher sur mon épaule et de s'étendre au sol. Je vois Éli grimacer de gêne et Bellatrix détourner le regard en souriant depuis le sol où je suis cloué. Elle fait un geste de la main, et je sens Bellamy se raidir.

Elle a d'abord déplacé son corps, probablement dans la salle de bain, puis ce fut mon tour, et elle m'amena sur le canapé où elle me donna quelque chose à boire. Ma vision s'est troublée, une sensation de ballonnement accompagna mon malaise, puis je me senti très léger, et je me suis endormi ainsi. J'ai passé une très bonne nuit, même si quelqu'un, dans ce pays, venait de perdre son esprit, et ses proches venaient de perdre un être cher.

5 ème année RP - Disponible
Renvoyé définitivement de Poudlard
Si on a un rp à commencer, relancez moi parce que j'oublie haha

Fanfiction Le heaume rouge En cours
PARTIE 9 : Nouvelle lune, nouvelle histoire






Moi et Bellamy furent les plus longs à nous réveiller, et étonnamment nous nous étions réveillés environ au même moment. Lorsqu'il se réveillait, je me débarbouillais le visage dans la même salle de bain où il avait dormi cette nuit. Puis ce fut à son tour, on a fait un brin de causette et je lui ai notifié que je l'attendrais dehors, derrière la baie vitrée de la cuisine, là où on prend le petit-déjeuner quand il fait beau, parfois le déjeuner ou le dîner, notre salle à manger ne sert vraiment pas à grand chose à vrai dire, quoiqu'on y joue aux cartes parfois, quand on y joue pas dehors. Quoiqu'il en soit, même pour un idiot, il n'aurait pas été compliqué de trouver l'endroit, la maison étant assez bien agencée pour une maison de sorciers.
Ceci dit, Bellamy ne tarderait pas à partir, hier j'étais torché... Je pensais pas vraiment clair, je ne vais pas emmener un civil à la chasse au criminel. C'était la première fois que je buvais de ma vie, c'était terrible, ce sentiment d'invulnérabilité à de quoi faire froid dans le dos. C'est pire que les pilules d'allégresse ce truc, enfin, j'imagine que ça dépend de la quantité. Une chose est sûre, je vais sûrement pas retenter l'expérience de sitôt. Bellamy en revanche... Semble trop guilleret, même avec une gueule de bois, pour ne pas continuer.

Je me suis rendu, dès que je fus prêt, sur la terrasse. Éli et Bella, plus matinales, y étaient depuis bien plus longtemps, et semblaient très bien s'entendre si l'on se fie aux rires et au fait que personne encore n'a tenté d'échapper à la discussion en fuyant à la salle de bain, ou peut-être aucun n'avait envie de tomber sur un vieil homme barbu qui s'était mit une mine la veille et qui, à priori, n'avait rien à faire là. Seulement voilà, les Omniak sont des hôtes bienveillants si on met de côté la sévérité de leur hospitalité. C'est pour cette raison aussi que le vieil homme ne fut pas laissé à la porte, ni la jeune femme, et qu'ils sont tout deux invités à prendre le petit-déjeuner, même s'il est déjà midi passé. Et la sévérité... Disons qu'Éli n'a pas vraiment laisser le choix ni à l'un, ni à l'autre, ni même à son époux et co-hôte, de choisir l'endroit où ils passeraient leur nuit. Et deux d'entre nous ont été immobilisés et sédatés.

Je suis arrivé en pleine conversation pa-ssio-nnante à propos des poisons. Visiblement, il s'agit d'un sujet aussi bien apprécié par le maître des potions du Royaume-Uni que par la descendante d'une lignée qui a donné naissance à de nombreux agents et officiers des forces de l'ordre. Les Hitchcock sont connus pour ça après tout, il me semble que ça fait au moins trois cents ans qu'ils servent le gouvernement en tant qu'aurors, qu'oubliettes, que bourreau et il me semble aussi qu'il y'a eu des juges parmi eux... Bellatrix s'y connait en poison, en violence, en travail. Ça ne m'étonne pas qu'elle s'entende bien avec Éli, ce qui m'étonne cependant, c'est qu'elles continuent de se parler. Bellatrix est une rebelle qui a décidé de tourner le dos au gouvernement alors même que travailler dans l'intérêt de sa nation c'est ce pour quoi elle a été élevée. C'est ce qu'a fait sa mère, sa grand-mère, et tout ceux qui les ont précédés. Éli a un rôle au sein de l'État qui était bien plus réputé que le mien, simple chef du bureau des oubliettes d'Écosse. Elle est le maître des potions du Royaume-Uni, une experte consultée par le Consilium quand il s'agit de légiférer sur les potions, elle peut suggérer des changements, ajouts, et suppressions au programme scolaire en ce qui concerne les potions enseignées. En définitive, elle peut être considérée comme une haut-placée du gouvernement, bien qu'elle ne soit pas plus impliquée que ça dans la "politique" et qu'elle n'a pas été élue. Pourtant, Bella s'entend bien avec elle, alors même qu'Éli est au cœur d'un système qu'elle méprise.

Pour ma part, je ne suis pas sûr que les poisons soient un sujet qui m'intéressent, ni les potions d'ailleurs. Je suis bon dans ce domaine, mais si je confond le sucre et le sel version préparation de potions... Je risque de faire des dégâts, et je sais que Rouge ne m'a pas tout donné. Et une fois que je l'aurais défoncé, je ne pourrais plus rien en tirer. Je vais devoir me contenter de mon état actuel ce qui... M'attriste... Mais il suffit de faire comme si j'avais le choix et d'un coup, ce choix devient le mien, et je suis encore plus triste car c'est ma faute...
Au moins j'ai le contrôle de mon destin je suppose.

Sans que je m'en rendes compte, les deux femmes sont maintenant tournées vers moi, elles m'ont dit quelque chose ? Je m'en suis pas rendu compte. Alors ? Semble répéter Éli. Désolé, j'écoutais pas, tu m'as demandé quoi ? Je demande. Qu'est-ce que Bellamy fait avec toi ? Elle me demande, et moi, je me demande autre chose. Vous le connaissez ? Je demande d'un air intrigué, Bellatrix croise les bras et me lance un regard désabusé. Tu te fous de nous ? Elle demande rhétoriquement, et la main d'Éli vient trouver son épaule. Laisse, il a oublié... Elle lui dit comme si j'étais pas là, mais je suis là. Je suis là et je veux savoir de quoi elles parlent. Bellatrix ne sait pas quelles ont été les conséquences de... "Georges". Je ne lui ai rien dit, ce n'était pas nécessaire. Qu'est-ce que j'ai oublié ? Je veux savoir. Je dis à Éli, elle me regarde d'un air peiné.

Redose... C'est ton père... Elle m'avoue, mais j'ai du mal à y croire, mon père ne resse-... Mon père... Mon père ne ressemble à rien, je n'ai pas de souvenirs, littéralement le vide. Comme s'il y'avait un trou dans mon esprit. Tu t'en souviens vraiment pas ? Bellatrix me demande, elle aussi le sait, je lui le seul à l'ignorer. Une fois de plus. Non... C'est le néant, je ne sais pas qui c'est. Je dit, puis je répète, amenant mes mains à mon front. Éli lâche Bellatrix, et vient trouver mon épaule. C'est vraiment lui ? Je demande, je ne peux faire confiance qu'à Éli, du moins, c'est tout ce que je me permets. Et elle me le confirme, d'un hochement de tête, et Bellatrix, confuse, le confirme également.

Pendant que je suis dans les vapes, à forcer sur mon esprit jusqu'à provoquer une migraine exacerbant les effets de la gueule de bois, Éli raconte mon problème à Bellatrix. Ce n'est pas un secret, et c'est probablement une bonne chose qu'elle fasse ça, j'aurais dû le faire. Histoire de dire "hey, parfois, on ne peut pas compter sur moi, j'ai oublié pas mal de chose comme qui est mon père". Quel genre de fils, quel genre d'humain, comment puis-je... Pourquoi je suis ainsi... Non. Non, c'est pas la question qu'il faut se poser, je n'ai pas de questions à me poser.
La différence la plus significative entre moi et Rouge, c'est qu'il accepte les choses sans se poser de questions, il ne perd pas de temps avec de telles frivolités. Il se contente de s'adapter, et d'avancer. Je fais pareil, mais je perd du temps avec des questions et du sentimentalisme.
Savoir qu'il est mon père ne va pas m'aider, mais savoir que je suis son fils peut-être. D'ailleurs, pourquoi il ne le sait pas ? Que je suis son fils ?

Je pose la question à Éli, mais c'est Bellatrix qui me répond. Apparemment je l'aurais oublietté puis j'aurais falsifié sa mémoire, ça risque d'être problématique s'il apprend ça... Mais je pense qu'il aimerait savoir. J'ai suffisamment appris à le connaître pour savoir que sa nouvelle vie ne lui convient pas tant que ça. Il est seul, maintenant. Il boit, il fume, combien de temps avant qu'il ne finisse à nouveau à Azkaban ? Il vaut mieux tenter de le rallier si ce que dit actuellement Élisabeth à son sujet est vrai... Quoiqu'il n'a plus toutes les compétences qu'il avait auparavant. Il vaut mieux le laisser retourner à sa vie, il n'est plus qu'un civil inoffensif désormais.

Justement, des pas approchent. Alors, quoi d'neuf ? Il demande, et je tourne la tête vers lui après avoir poser mes mains sur la table. Il est tout content, tout sourire, j'ai du mal à comprendre pourquoi... Sans doute car il n'est plus seul. Il me disait hier que le plus dur de sa vie, c'était de supporter la solitude. Il m'a probablement suivi pour pas être seul, il en avait rien à faire du reste. Malheureusement, il peut pas nous accompagner. Bien dormi ? Je lui demande, comme si c'était la première fois de la journée, comme s'il n'avait pas demander "quoi d'neuf" il y'a un instant. Ouai grave, on y va quand ? Il demande alors qu'il s'assoit, ignorant ostensiblement Éli et Bellatrix. Alors que l'une l'a couché dans la baignoire, et l'autre l'a accompagné jusqu'ici. Tu ne viens pas. Je dis, et je vois son sourire s'évanouir sur son visage.

Les négociations semblent ouvertes. Tu es un civil sans aucune expérience, tu n'as ni les compétences, ni les qualités, ni l- Il sort sa baguette et détruit un arbre en moins d'une seconde. Lançant un sortilège informulé que je ne saurais pas nommer, et sans même détourner son regard du mien. Je vois qu'il a toujours des restes l'ancien. Éli se lève brusquement et tape sur la table, mais d'un mouvement dans sa baguette l'arbre redevient ce qu'il était et il s'affale sur sa chaise. Ce n'est pas un sortilège de réparation, c'est un sortilège qui agit sur le vivant, par conséquent il vient de lancer un sortilège de guérison, bien plus complexe qu'un sortilège de réparation, et en informulé. J'ai découvert que j'avais un don pour le combat quand un véritable duelliste m'a défié et que je l'ai étalé par réflexe. Il dit, d'un air extrêmement fier, confiant, et arrogant. Tout moi, peut-être est-il vraiment mon père après tout.

Bellatrix me regarde avec des yeux très ronds. Elle non plus n'a pas vraiment accepter de m'accompagner, toute aide est la bienvenue, non ? J'ai rien dit, tu es impressionnant. Je lui dis avec un sourire large comme une main.

Bellatrix ne semble pas de mon avis. Redose, tu peux pas emmener un civil seul à la mort, tu sais pas ce qui t'attend ! Elle me dit, et je la regarde. Je sais ce qui m'attend, et j'irais seul s'il le faut. Un adulte peut faire ses propres choix, s'il veut venir, il peut venir, toute aide est la bienvenue. Bellatrix se mord la lèvre et détourne le regard, mais rapidement il revient à moi. J'accepte de venir, mais je reste convaincue que l'emmener est une mauvaise idée. Elle poursuit. De toute façon on sait pas qui c'est, ni où il se terre, ni comment l'atteindre, ni qui sera sa prochaine cible, on sait rien ! Elle accompagne son discours d'un juron et d'une insulte, elle est probablement frustrée et énervée, je comprends.

Je veux venir aussi. Dit Éli, mais c'est hors de question. Hors de question. Je lui réplique, mais elle n'accepte pas décidemment. T'as dit que toute aide est la bienvenue et qu'un adulte peut bien choisir. Utilise t-elle contre moi, mes propres formules...

Je la regarde d'un oeil sévère. Tu ne peux pas. Mon regard s'adoucit, et se s'enveloppe de peine et de peur. Je sais que nos vies ont à peu près la même valeur... Mais qui sait ce qui arrivera là-bas... Qui sait si je ne serais pas tué... Je continue, mais elle me coupe. Raison de plus ! Dit-elle. Je peux te prot- Commence t-elle, et je la coupe, une dernière fois. Tu ne peux pas. Et on ne peut pas prendre ce risque. Je suis meilleur à ça, et il est préférable que les enfants soient orphelins de leur imbécile de père qui ne se souvient pas d'eux, que de leur merveilleuse mère qui a tout fait pour sa famille. Je poursuis avec de la détermination dans le regard. Ce n'est pas que je n'ai pas confiance en toi. Ni que je réduis ta vie à ton rôle de maman... Je poursuis à nouveau, mais je régurgite entre deux mots. Mais comprends-moi, ce criminel... Il m'a menacé, il t'a menacé, toute la famille. J'ai besoin que tu veilles sur ce que j'ai de plus... Une longue pause s'accompagne, comme si les mots étaient bloqués dans ma gorge, et qu'ils sortaient finalement. De plus précieux. Je dis finalement, je l'avoue, j'avoue ce qu'il y'a de plus précieux pour moi et dans ma vie. Même si je ne me souviens pas de tout, ce sont eux. Le visage d'Éli perd ses couleurs, mais je vois dans ses yeux qu'elle comprend ma position, et je me dis que son visage perd ses couleurs car elle comprend à qui on a affaire. Elle prend la parole, pour confirmer qu'elle partage finalement mon point de vue, et Bellatrix l'interrompt brutalement. Tu sais qui c'est ? Elle me demande, en se penchant sur la table, pendue à mes lèvres.

Je prends une grande inspiration, et regarde devant moi. Car l'histoire que je vais leur raconter est longue et chargée de confusion. Il se fait appeler Rouge.

5 ème année RP - Disponible
Renvoyé définitivement de Poudlard
Si on a un rp à commencer, relancez moi parce que j'oublie haha