Tribunes Sud (16h)
Trop absorbé par la piste de courses, Ernest n’entendait jamais les autres spectateurs arriver dans les tribunes. Il sursauta légèrement en entendant des pas derrière lui et reconnut Lyam. Il y avait quelque chose de familier à cette situation. Comme une impression de déjà vu. La dernière fois qu’il avait assisté à une course, Lyam était déjà venu à sa rencontre. Probablement parce qu’il était le seul ou presque. L’adolescent ne voyait pas d’autres explications. Il n’était de loin pas le plus populaire et le plus extraverti de sa promotion. Au contraire, il côtoyait peu les élèves de son âge.
L’entrée du rouquin ne se fit pas dans la plus grande discrétion. Ernest écarquilla les yeux en voyant l’autre gamin basculer et se cogner méchamment la tête. Dans le feu de l’action, il s’était brusquement redressé, aux aguets.
“Wow.. ! Ça va, Lyam ? Tu t’es pas fais mal ?”
Le Gryffondor se redressa néanmoins et le salua comme si de rien n’était.
“Euh… bin… ça va… et toi ? Rien de cassé ?”
Il ne savait pas vraiment quoi répondre d’autre. Il n’avait jamais eu de grande discussion avec le Gryffondor. D’ailleurs la dernière fois qu’ils avaient discuté, leur conversation avait été interrompue par l’annonce de la fin des courses et la fermeture des tribunes. Chacun était retourné à sa salle commune de son côté.
“Tu… t’es vraiment un fanna de courses pour venir à chaque fois… ?”
Question plutôt rhétorique. Une constatation. Le petit brun n’était pas d’une grande subtilité pour entretenir une conversation ni même pour la commencer, mais il essayait. Son regard fut attiré un peu plus en arrière par une silhouette qu’il reconnut aisément. Il adressa un grand sourire à Marine et lui fit un petit signe de la main avant de se tourner à nouveau vers le champ de courses.
“T’as… quelqu’un à encourager cet après-midi ou… ?”
Ou quoi ?
@Lyam Coyle
L’entrée du rouquin ne se fit pas dans la plus grande discrétion. Ernest écarquilla les yeux en voyant l’autre gamin basculer et se cogner méchamment la tête. Dans le feu de l’action, il s’était brusquement redressé, aux aguets.
“Wow.. ! Ça va, Lyam ? Tu t’es pas fais mal ?”
Le Gryffondor se redressa néanmoins et le salua comme si de rien n’était.
“Euh… bin… ça va… et toi ? Rien de cassé ?”
Il ne savait pas vraiment quoi répondre d’autre. Il n’avait jamais eu de grande discussion avec le Gryffondor. D’ailleurs la dernière fois qu’ils avaient discuté, leur conversation avait été interrompue par l’annonce de la fin des courses et la fermeture des tribunes. Chacun était retourné à sa salle commune de son côté.
“Tu… t’es vraiment un fanna de courses pour venir à chaque fois… ?”
Question plutôt rhétorique. Une constatation. Le petit brun n’était pas d’une grande subtilité pour entretenir une conversation ni même pour la commencer, mais il essayait. Son regard fut attiré un peu plus en arrière par une silhouette qu’il reconnut aisément. Il adressa un grand sourire à Marine et lui fit un petit signe de la main avant de se tourner à nouveau vers le champ de courses.
“T’as… quelqu’un à encourager cet après-midi ou… ?”
Ou quoi ?
@Lyam Coyle
4ème année RP 50-51 - P&O / 15 ans
- COMPTE EN HIATUS -
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Tribunes Sud (16h)
Je me frottais la tête. Peut-être que ça ferait partir la douleur ? C'est un peu après avoir parlé que ça devient embêtant. Je voyais, comment dire, double. Cela mis quelques instants à passer. Quelques instants durant lesquels je tirais une drôle de tête. Je fini néanmoins par répondre au Serpentard
- Non ne t'inquiète pas tout va bien. J'ai l'habitude.
Véridique. Ce n'était pas la première fois que les escaliers me jouaient des tours. Même en temps normal ça se passait dans le château pas à l'extérieur. Mes dernières conversations avec Ernest me revinrent à l'esprit. Je commettais toujours une erreur. Invariablement. Il ne se passait jamais deux minutes sans que je fasse une bêtise.
- Je ne dirais pas un fanna. C'est juste que j'aime bien regarder les gens voler.
Par reflexe, je lançais un regard vers la course en cour, accordant un soin tout particulier aux mini dragons. J'aimerais bien participer, pas pour la course, juste pour les dragons. Plus je repensais à la question du petit brun, plus je me disais qu'il n'y avait pas que la course qui m'attirait ici. Non. Cela n'avait aucun rapport. Absolument aucun.
- Pas vraiment... Je veux dire je connais presque tout le monde mais je n'encourage personne en particulier. Et toi ?
La fin de sa phrase me fis tiquer. Ou quoi Ernest ? J'avais beau réfléchir, je ne comprenais pas. Que pouvait-il bien y avoir derrière cette phrase ? Je ne pouvais pas lui demander directement, ça serait trop bizarre. A la place je lui lançais un regard interrogateur qui voulait tout dire.
265 mots
@Ernest Stevens
- Non ne t'inquiète pas tout va bien. J'ai l'habitude.
Véridique. Ce n'était pas la première fois que les escaliers me jouaient des tours. Même en temps normal ça se passait dans le château pas à l'extérieur. Mes dernières conversations avec Ernest me revinrent à l'esprit. Je commettais toujours une erreur. Invariablement. Il ne se passait jamais deux minutes sans que je fasse une bêtise.
- Je ne dirais pas un fanna. C'est juste que j'aime bien regarder les gens voler.
Par reflexe, je lançais un regard vers la course en cour, accordant un soin tout particulier aux mini dragons. J'aimerais bien participer, pas pour la course, juste pour les dragons. Plus je repensais à la question du petit brun, plus je me disais qu'il n'y avait pas que la course qui m'attirait ici. Non. Cela n'avait aucun rapport. Absolument aucun.
- Pas vraiment... Je veux dire je connais presque tout le monde mais je n'encourage personne en particulier. Et toi ?
La fin de sa phrase me fis tiquer. Ou quoi Ernest ? J'avais beau réfléchir, je ne comprenais pas. Que pouvait-il bien y avoir derrière cette phrase ? Je ne pouvais pas lui demander directement, ça serait trop bizarre. A la place je lui lançais un regard interrogateur qui voulait tout dire.
265 mots
@Ernest Stevens
5A 2050/51 | Filière Sport & Soin | PR | Commentateur de l'Ombre | L'élève Béni
Petit Hobbit d'après Leo | Préfère les poubelles aux poumoches
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Tribunes Sud (16h)
Lyam ne semblait pas dans son assiette et paraissait légèrement étourdi. Pourtant il fit mine que ça n’avait pas d’importance. Ce qui était probablement l’une des choses qui différenciait un enfant d’un adolescent. On ne disait plus quand on avait mal. Conséquence directe d’un début de fierté ou de la naissance d’un égo. Ernest fronça les sourcils en entendant la remarque du rouquin. L’habitude ? Lui aussi devait avoir un abonnement à l’infirmerie alors. Mais il ne l’y avait jamais croisé.
Les raisons qui avaient poussé le Gryffondor à venir était l’exacte opposé de celle d’Ernest. Il détestait voir les gens voler. Ça l’angoissait autant que de monter sur son propre balai. Surtout les courses où les élèves partaient au quart de tour et où la vitesse lui donnait parfois des hauts le cœur. À son tour, il s’appuya à nouveau sur la rambarde et observa les compétiteurs.
“Euh… peut-être que j’encouragerais Erin… C’est la Serdaigle là-bas… et puis Lily aussi… elle est de ta maison… elles sont en… troisième année… enfin… si j’arrive à regarder la course jusqu’au bout quoi… ou même juste le début…”
Ernest s’entendait bien avec l’une et l’autre. Il était d’ailleurs étonnant de voir qu’il avait nettement plus de facilité à nouer des liens avec des élèves plus âgés comme Marine, Erin ou Lily ou plus jeune comme Etan. En un an et demi, la dynamique des relations dans sa promotion avait beaucoup changé par rapport à son arrivé et il n’en cotoyait que peu et très rarement. Sauf Eileen, évidemment.
“Tu… tu connais tout le monde ?”
Il n’avait pas eu d’autre idée que de rebondir sur la phrase du Gryffon. Pas très original ni très subtile mais c’était toujours mieux que le silence.
@Lyam Coyle
Les raisons qui avaient poussé le Gryffondor à venir était l’exacte opposé de celle d’Ernest. Il détestait voir les gens voler. Ça l’angoissait autant que de monter sur son propre balai. Surtout les courses où les élèves partaient au quart de tour et où la vitesse lui donnait parfois des hauts le cœur. À son tour, il s’appuya à nouveau sur la rambarde et observa les compétiteurs.
“Euh… peut-être que j’encouragerais Erin… C’est la Serdaigle là-bas… et puis Lily aussi… elle est de ta maison… elles sont en… troisième année… enfin… si j’arrive à regarder la course jusqu’au bout quoi… ou même juste le début…”
Ernest s’entendait bien avec l’une et l’autre. Il était d’ailleurs étonnant de voir qu’il avait nettement plus de facilité à nouer des liens avec des élèves plus âgés comme Marine, Erin ou Lily ou plus jeune comme Etan. En un an et demi, la dynamique des relations dans sa promotion avait beaucoup changé par rapport à son arrivé et il n’en cotoyait que peu et très rarement. Sauf Eileen, évidemment.
“Tu… tu connais tout le monde ?”
Il n’avait pas eu d’autre idée que de rebondir sur la phrase du Gryffon. Pas très original ni très subtile mais c’était toujours mieux que le silence.
@Lyam Coyle
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Tribunes Sud (16h)
Les paroles d'Ernest étaient toujours aussi hésitantes. Comme s'il ne savait pas à l'avance ce qu'il allait dire. Je poussais la réflexion jusqu'à ce qu'il parle de nouveau. D'une voix moins hésitante cette fois. Je ne m'attendais pas à cette question. A vrai dire, je m'attendais à tout sauf ça.
- Non, enfin… la plupart juste de nom. En fait, j'ai pas mal de facilité à retenir le prénom et la tête des gens. C'est pratique… parfois.
Comment pouvais-je noter la timidité du Serpentard alors que je ne faisais clairement pas mieux. Ce n'était pas très fair play. Je passais une main sur ma nuque comme j'avais l'habitude de le faire lorsque j'étais embarrassé. J'essayais de me reconcentrer sur la course mais abandonnais. Trop de choses me passaient par le tête. Avec pour objet central le garçon qui se tenait à mes côtés. Je réussi à réfléchir un moment avant que ma tête ne se remette à tourner. J'avais décidément pris un sacré coup. La phrase pas terminée du garçon me faisais l'effet d'un vif d'or. Il fallait que je l'attrape pour en découvrir le sens mais je n'y parvenais pas. Je décidais donc de demander directement à Ernest. Ce n'étais peut-être pas très subtil mais je voulais savoir.
- Au fait, tout à l'heure, tu n'as pas terminé ta phrase. Tu voulais dire quoi ?
Vraiment nul en fait. Mais si ça me permettais de savoir. Si ça se trouve, il ne savait même pas lui même.
248 mots
@Ernest Stevens
- Non, enfin… la plupart juste de nom. En fait, j'ai pas mal de facilité à retenir le prénom et la tête des gens. C'est pratique… parfois.
Comment pouvais-je noter la timidité du Serpentard alors que je ne faisais clairement pas mieux. Ce n'était pas très fair play. Je passais une main sur ma nuque comme j'avais l'habitude de le faire lorsque j'étais embarrassé. J'essayais de me reconcentrer sur la course mais abandonnais. Trop de choses me passaient par le tête. Avec pour objet central le garçon qui se tenait à mes côtés. Je réussi à réfléchir un moment avant que ma tête ne se remette à tourner. J'avais décidément pris un sacré coup. La phrase pas terminée du garçon me faisais l'effet d'un vif d'or. Il fallait que je l'attrape pour en découvrir le sens mais je n'y parvenais pas. Je décidais donc de demander directement à Ernest. Ce n'étais peut-être pas très subtil mais je voulais savoir.
- Au fait, tout à l'heure, tu n'as pas terminé ta phrase. Tu voulais dire quoi ?
Vraiment nul en fait. Mais si ça me permettais de savoir. Si ça se trouve, il ne savait même pas lui même.
248 mots
@Ernest Stevens
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Petit Hobbit d'après Leo | Préfère les poubelles aux poumoches
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Tribunes Sud (16h)
Ernest hocha la tête à la remarque de Lyam. Lui aussi connaissait quelques élèves de nom ou de vue mais pas tant que ça. Durant sa première année, il s’était longtemps caché dans l’obscurité des cachots de Serpentard. Comme une tanière dont il ne sortait pas beaucoup. Petit à petit, il avait apprivoisé des lieux comme la bibliothèque, les serres de botanique ou la zone de soins aux créatures magiques. Il s’était même trouvé un coin sous les tribunes du terrain d’entraînement où il se cachait pour pratiquer les sortilèges à l’abri des regards. Toujours en solitaire.
Et petit à petit, certains lieux et certains élèves avaient appris à l’apprivoiser et le garçon sortait un peu de sa coquille. Qu’il prenne l’initiative de venir seul sur les tribunes des courses était déjà une sacré marque de progrès.
Lyam n’avait pas l’air beaucoup plus loquace qu’Ernest et l’hésitation de ses paroles avait quelque chose de rassurant. Peut-être que c’était le coup qu’il avait pris sur la tête. Quoi qu’en y pensant, le Gryffondor n’avait jamais été particulièrement expansif en cours. Comment était-il dans l’intimité de sa salle commune ? Avait-il plein de copains Gryffondor ? Lui n’était pas très proche des Serpentards. Heureusement, il avait fait la connaissance d’Etan et en dehors des horaires de cours ou d’études, il passait la plupart de son temps avec le premier année.
“Hein ? Euh… nan… j’sais pas… peut-être que tu venais pour une autre raison ? T’as dit que tu aimais bien regarder les gens voler… enfin, j’sais pas… c’était pour parler…”
Il haussa à nouveau les épaules, une moue gênée collée sur les lèvres. Il ne savait pas comment faire ça. Les échanges sociaux. En général, l’assurance venait avec le temps. Et un peu de chance.
Et petit à petit, certains lieux et certains élèves avaient appris à l’apprivoiser et le garçon sortait un peu de sa coquille. Qu’il prenne l’initiative de venir seul sur les tribunes des courses était déjà une sacré marque de progrès.
Lyam n’avait pas l’air beaucoup plus loquace qu’Ernest et l’hésitation de ses paroles avait quelque chose de rassurant. Peut-être que c’était le coup qu’il avait pris sur la tête. Quoi qu’en y pensant, le Gryffondor n’avait jamais été particulièrement expansif en cours. Comment était-il dans l’intimité de sa salle commune ? Avait-il plein de copains Gryffondor ? Lui n’était pas très proche des Serpentards. Heureusement, il avait fait la connaissance d’Etan et en dehors des horaires de cours ou d’études, il passait la plupart de son temps avec le premier année.
“Hein ? Euh… nan… j’sais pas… peut-être que tu venais pour une autre raison ? T’as dit que tu aimais bien regarder les gens voler… enfin, j’sais pas… c’était pour parler…”
Il haussa à nouveau les épaules, une moue gênée collée sur les lèvres. Il ne savait pas comment faire ça. Les échanges sociaux. En général, l’assurance venait avec le temps. Et un peu de chance.
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Tribunes Sud (16h)
Pour parler. Décidément, Ernest était bien plus perspicace qu'il ne le pensait. Il y avait une énorme pare de ça en effet. Mais pas pour parler à n'importe qui. Quitte à paraître bizarre, je décidais de lui livrer mes pensées..
- Je suis en partie venu pour parler oui. J'aime bien parler… enfin euh… avec toi.
Comme je ne savais plus trop quoi dire après ça, je me tu. M'appuyant légèrement contre la rambarde, je regardais la course. J'avais beau aimer regarder, je n'arrivais pas à me concentrer. C'était comme si quelqu'un s'amusait à taper sur mon cerveau avec un marteau. Je fixais donc mon regard sur Ernest. Et le marteau s'arrêta. Par les chaussettes de Merlin ! Mais qu'est ce que c'est que ce bazar ?! Ma tête avait elle cogné si fort que ça ? Dans un élan d'incompréhension, je me laissais tomber sur les marches, la tête entre les mains.
Je ne savais plus quoi faire. Je ne savais même pas ce qui se passait ! C'était comme si je ne me contrôlais plus. Ou que quelqu'un le faisait à ma place. Je ne pus m'empêcher de murmurer pour moi-même
- Mais qu'est ce qui ce passe ?
Je n'avais pas de fièvre, pas de problème à respirer, ce qui prouvait que je n'étais pas totalement en train de faire un crise de je ne sais quoi. Quoique ça aurait peut-être été plus rassurant. D'au moins savoir que je ne suis pas juste timbré. Mais non. Il fallait forcément qu'on me laisse deviner. Dans le genre "on te fous dans la merde et après tu te débrouille t'es grand", c'est du haut niveau. Je fais quoi moi ?!
Plongé dans mon incompréhension et mon malaise, j'en avais complètement oublié le Serpentard. J'étais déjà bizarre en temps normal mais là...
303 mots
@Ernest Stevens, désolé pour ce poste un peu bizarre
- Je suis en partie venu pour parler oui. J'aime bien parler… enfin euh… avec toi.
Comme je ne savais plus trop quoi dire après ça, je me tu. M'appuyant légèrement contre la rambarde, je regardais la course. J'avais beau aimer regarder, je n'arrivais pas à me concentrer. C'était comme si quelqu'un s'amusait à taper sur mon cerveau avec un marteau. Je fixais donc mon regard sur Ernest. Et le marteau s'arrêta. Par les chaussettes de Merlin ! Mais qu'est ce que c'est que ce bazar ?! Ma tête avait elle cogné si fort que ça ? Dans un élan d'incompréhension, je me laissais tomber sur les marches, la tête entre les mains.
Je ne savais plus quoi faire. Je ne savais même pas ce qui se passait ! C'était comme si je ne me contrôlais plus. Ou que quelqu'un le faisait à ma place. Je ne pus m'empêcher de murmurer pour moi-même
- Mais qu'est ce qui ce passe ?
Je n'avais pas de fièvre, pas de problème à respirer, ce qui prouvait que je n'étais pas totalement en train de faire un crise de je ne sais quoi. Quoique ça aurait peut-être été plus rassurant. D'au moins savoir que je ne suis pas juste timbré. Mais non. Il fallait forcément qu'on me laisse deviner. Dans le genre "on te fous dans la merde et après tu te débrouille t'es grand", c'est du haut niveau. Je fais quoi moi ?!
Plongé dans mon incompréhension et mon malaise, j'en avais complètement oublié le Serpentard. J'étais déjà bizarre en temps normal mais là...
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@Ernest Stevens, désolé pour ce poste un peu bizarre
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Tribunes Sud (16h)
Oui ! Erin recollait aux autres. Une tête de course commençait à se dessiner mais elle restait rattrapable. *Aller Erin continue comme ça ! Tu peux les rattraper !* pensa très fort la brunette. Mais la tête de course continuait de se détacher alors que la rouquine se retrouvait en difficulté face au premier obstacle, mais elle avait encore le temps de recoller aux autres, la course ne faisait que commencer. C'est bon elle venait de passer l'obstacle ! Génial ! Plus qu'à rattraper les autres, ce qu'elle ne tarda pas à faire, et une concurrente derrière ! C'est bon l'aiglonne se retrouvait au milieu du groupe de participants. Nooon, elle venait de se faire distancer à nouveau, fichu vent ! Une grimace s'afficha sur les traits de le brunette alors qu'elle voyait Erin accumuler un retard de plus en plus important. Ses traits finirent par se détendre en la voyant remonter lentement mais sûrement. Elle avait dépassé la moitié du parcours, il ne lui restait plus beaucoup de temps pour regagner du terrain sur ses concurrents. Alors que certains étaient tout proche de l'arrivée l'aiglonne se retrouvait de nouveau en queue de peloton, habile elle rattrapa l'adversaire juste devant elle. Elle ne serait pas première : Dakota venait de passer la ligne d'arrivée. Les évènements s'enchaînaient et voilà que Dorra suivait de près la première Gryffonne puis par les tous les participants. La course était terminée, que d'émotions, Marine s'empressa de quitter les tribunes pour aller féliciter son amie pour cette belle bataille.
Tribunes Sud (16h)
Si Ennis n'était pas venue lors de la tout première course pour se préparer sereinement à la sienne qui avait eu lieu juste après. Elle était venue ici très vite après avoir fini son parcours, quoique couverte d'une cape en plus de sa tenue de vol pour ne pas prendre froid. Elle voulait voir Dorra voler.
Et l'irlandaise ne fut pas déçu. La petite brune avait fait des merveilles sur le champ de course. Bien plus qu'elle. Malgré se difficultés du départ, elle avait brillamment sur remonter peu à peu du terrain pour coiffer tout le monde au poteau. Ca avait clairement de quoi inspirer de la voir comme ça. Elle était douée c'était indéniable. Et si Ennis pourrait être jalouse si elle ne savait pas qu'un jour le talent ne suffisait pas. Bon d'accord, elle l'était probablement un peu, surtout après sa prestation. Mais elle allait le mettre de côté.
La préfète descendit alors les escaliers et chercha à aller à la rencontre de l'adolescente qui devait avoir mis pied à terre désormais. Elle voulait la féliciter, et ça se voyait à son sourire qui surpassait le sentiment envieux qu'elle ressentait à demi.
@Dorra Kane
Et l'irlandaise ne fut pas déçu. La petite brune avait fait des merveilles sur le champ de course. Bien plus qu'elle. Malgré se difficultés du départ, elle avait brillamment sur remonter peu à peu du terrain pour coiffer tout le monde au poteau. Ca avait clairement de quoi inspirer de la voir comme ça. Elle était douée c'était indéniable. Et si Ennis pourrait être jalouse si elle ne savait pas qu'un jour le talent ne suffisait pas. Bon d'accord, elle l'était probablement un peu, surtout après sa prestation. Mais elle allait le mettre de côté.
La préfète descendit alors les escaliers et chercha à aller à la rencontre de l'adolescente qui devait avoir mis pied à terre désormais. Elle voulait la féliciter, et ça se voyait à son sourire qui surpassait le sentiment envieux qu'elle ressentait à demi.
@Dorra Kane
ISMI 1ère année - Vol sur balais - Courses - PeC inRP: 09/47-01/48 - Préfète inRP: 09/44-06/47 et 01/48-03/49
Tribunes Sud (16h)
La présence de Lyam faisait oublier à l’adolescent la raison principale de sa venue. Confronter ses peurs. Ou peut-être qu’il s’en servait comme d’une excuse pour détourner le regard de cette piste infernale vers laquelle il revenait néanmoins mois après mois, course après course. Ernest tentait d’ignorer un malaise en se jetant dans un autre. Les relations sociales n’étaient pas son forte. Le garçon disait généralement ce qui lui passait par la tête tout en tentant désespérément de garder le contrôle de ses pensées. Ou alors c’était l’inverse. Ce qui résultait un balbutiement incertain, des phrases pas toujours complètes et hésitantes. L’impression de ne jamais dire ce qu’il fallait, de toujours tomber à côté et de devoir se justifier.
Léger froncement de sourcil à la remarque du rouquin. Ernest n’était pas sûr de bien comprendre. Il n’y avait pas tant de monde dans les gradins. Ce n’était probablement pas l'endroit le plus prisé à Poudlard ni le plus opportun pour se sociabiliser. L’adolescent n’avait pas assez confiance en lui-même pour comprendre réellement ce que la remarque du Gryffondor impliquait. Les gens parlaient avec lui par hasard pas parce qu’il en avait réellement l’intention. Pourtant, c’était bien ce que venait de dire Lyam.
“Ah…”
Il ne savait pas trop quoi répondre. Merci ? Est-ce que c’était un compliment ? D’un point de vue complètement rationnel, Lyam et lui n’avait jamais beaucoup parlé. Ernest ne parlait pas beaucoup de manière générale. Ou très rarement. Un silence s’installa entre les deux garçons. Le petit brun tripotait nerveusement la tirette de son manteau tout en fixant à présent le bout de ses chaussures alors qu’il sentait le regard du rouquin se poser sur lui. Il n’était pas habitué à ce genre d’attention et lorsqu’un autre garçon se mettait à la fixer, ça ne présageait généralement rien qui vaille.
La réaction de Lyam fut déroutante mais pas de la manière dont il l’attendait. Le jeune gryffon se laissa tomber sur la banc, semblant désemparé. Bien que timide, Ernest ne pouvait s’empêcher de ressentir une certaine empathie à son égard. À l’égard de tous les gens qui semblaient perdu. Juste comme lui. Peu importait leur raison. Peut-être que sa chute avait été plus sérieuse qu’il ne l’avait reconnu. Inquiet, le petit brun s’approcha et posa sa main sur l’épaule de Lyam.
“T’es… t’es sûr que ça va ? Peut-être que tu devrais quand même aller à l’infirmerie… t’es sûr que t’as pas mal ?”
Étrange cette initiative de nouer un contact physique pour un garçon qui avait beaucoup de mal à ce qu’on pénètre dans son périmètre de sécurité. Mais il se sentait bizarrement concerné. Après tout, il avait été le témoin de l’impact, ne se devait-il pas de l’aider ? Peut-être aussi que l’espace d’une minute, le visage d’Eileen avait traversé son esprit et que c’est probablement ce qu’elle aurait fait. Essayer de le réconforter.
@Lyam Coyle
Léger froncement de sourcil à la remarque du rouquin. Ernest n’était pas sûr de bien comprendre. Il n’y avait pas tant de monde dans les gradins. Ce n’était probablement pas l'endroit le plus prisé à Poudlard ni le plus opportun pour se sociabiliser. L’adolescent n’avait pas assez confiance en lui-même pour comprendre réellement ce que la remarque du Gryffondor impliquait. Les gens parlaient avec lui par hasard pas parce qu’il en avait réellement l’intention. Pourtant, c’était bien ce que venait de dire Lyam.
“Ah…”
Il ne savait pas trop quoi répondre. Merci ? Est-ce que c’était un compliment ? D’un point de vue complètement rationnel, Lyam et lui n’avait jamais beaucoup parlé. Ernest ne parlait pas beaucoup de manière générale. Ou très rarement. Un silence s’installa entre les deux garçons. Le petit brun tripotait nerveusement la tirette de son manteau tout en fixant à présent le bout de ses chaussures alors qu’il sentait le regard du rouquin se poser sur lui. Il n’était pas habitué à ce genre d’attention et lorsqu’un autre garçon se mettait à la fixer, ça ne présageait généralement rien qui vaille.
La réaction de Lyam fut déroutante mais pas de la manière dont il l’attendait. Le jeune gryffon se laissa tomber sur la banc, semblant désemparé. Bien que timide, Ernest ne pouvait s’empêcher de ressentir une certaine empathie à son égard. À l’égard de tous les gens qui semblaient perdu. Juste comme lui. Peu importait leur raison. Peut-être que sa chute avait été plus sérieuse qu’il ne l’avait reconnu. Inquiet, le petit brun s’approcha et posa sa main sur l’épaule de Lyam.
“T’es… t’es sûr que ça va ? Peut-être que tu devrais quand même aller à l’infirmerie… t’es sûr que t’as pas mal ?”
Étrange cette initiative de nouer un contact physique pour un garçon qui avait beaucoup de mal à ce qu’on pénètre dans son périmètre de sécurité. Mais il se sentait bizarrement concerné. Après tout, il avait été le témoin de l’impact, ne se devait-il pas de l’aider ? Peut-être aussi que l’espace d’une minute, le visage d’Eileen avait traversé son esprit et que c’est probablement ce qu’elle aurait fait. Essayer de le réconforter.
@Lyam Coyle
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Tribunes Sud (16h)
Le contact de la main d'Ernest sur mon épaule me surpris. J'avais rarement des contacts physiques avec les gens, si ce n'était que je m'en prenais une. Et ce n'était visiblement pas l'intention du Serpentard. Bizarrement, mon attitude plus qu'étrange ne semblait pas le déranger. Je pris un moment pour me calmer, pour respirer avant de lui répondre. Je ne savais toujours pas ce que j'avais mais ça n'avait plus d'importance maintenant. Maintenant ça allait.
Je savais que j'aurais du aller à l'infirmerie. Mais je n'en avait absolument pas envie J'en avait marre de paraître nul devant tout le monde. Peut-être que j'irais, quand personne ne sera là pour me voir. Quand je n'aurais plus personne à décevoir. Plus personne à qui prouver que je n'était qu'un bon à rien. Quand je n'aurais plus personne tout court.
- Non ne t'inquiète pas… ça va aller.
J'avais l'habitude de ma décrire comme une éponge émotionnelle. C'était encore plus vrai que je ne le pensais. Il suffisait de comparer le moi de quand j'était en duo avec Eileen l'année dernière par exemple, du moi lorsque je suis en compagnie d'Ernest. Mais contre toute attente, je pense que je préfère le deuxième moi. J'ai autant de personnalités que de connaissances. Mais celle que j'aime le moins, et que je tente en vain de renier, est la plus présente et le plus forte. Celle d'un gamin brisé, incapable, seul. Lorsque j'ai demandé à Andreas de me décrire une fois, juste comme ça, la première chose qu'il à dite était mélancolique. La deuxième bipolaire. La troisième solitaire. Ce à quoi se résume toute ma vie. Un mélange étrange et dangereusement explosif. Ca aussi il me l'avait dit. Instable et dangereux, voilà ce que je suis. Instable constamment. Dangereux pour mes proches. Et pour moi. La personne dont j'ai le plus peur ce n'est pas mon grand-père. C'est moi.
J'avais les yeux baissés maintenant Je n'osais plus regarder le garçon qui se tenant à mes côtés. Pourtant je voulais lui parler. Il ne comprendrait pas, je savais. Pourtant je lui dis ce que je redoutais de lui dire.
- Je suis désolé.
Puis je me levais. Et m'éloignais, sans partir tout de même. Je n'osais pas partir.
371 mots
@Ernest Stevens
Je savais que j'aurais du aller à l'infirmerie. Mais je n'en avait absolument pas envie J'en avait marre de paraître nul devant tout le monde. Peut-être que j'irais, quand personne ne sera là pour me voir. Quand je n'aurais plus personne à décevoir. Plus personne à qui prouver que je n'était qu'un bon à rien. Quand je n'aurais plus personne tout court.
- Non ne t'inquiète pas… ça va aller.
J'avais l'habitude de ma décrire comme une éponge émotionnelle. C'était encore plus vrai que je ne le pensais. Il suffisait de comparer le moi de quand j'était en duo avec Eileen l'année dernière par exemple, du moi lorsque je suis en compagnie d'Ernest. Mais contre toute attente, je pense que je préfère le deuxième moi. J'ai autant de personnalités que de connaissances. Mais celle que j'aime le moins, et que je tente en vain de renier, est la plus présente et le plus forte. Celle d'un gamin brisé, incapable, seul. Lorsque j'ai demandé à Andreas de me décrire une fois, juste comme ça, la première chose qu'il à dite était mélancolique. La deuxième bipolaire. La troisième solitaire. Ce à quoi se résume toute ma vie. Un mélange étrange et dangereusement explosif. Ca aussi il me l'avait dit. Instable et dangereux, voilà ce que je suis. Instable constamment. Dangereux pour mes proches. Et pour moi. La personne dont j'ai le plus peur ce n'est pas mon grand-père. C'est moi.
J'avais les yeux baissés maintenant Je n'osais plus regarder le garçon qui se tenant à mes côtés. Pourtant je voulais lui parler. Il ne comprendrait pas, je savais. Pourtant je lui dis ce que je redoutais de lui dire.
- Je suis désolé.
Puis je me levais. Et m'éloignais, sans partir tout de même. Je n'osais pas partir.
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@Ernest Stevens
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Petit Hobbit d'après Leo | Préfère les poubelles aux poumoches
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