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SAMEDI 27

Il ne restait plus très longtemps à tenir, juste quatre jours, et elle se sentait capable d'y arriver. Elle allait y arriver. Finir le défi qu'ils s'étaient donnés un mois plus tôt, dessiner tout les jours même quand la motivation n'y était pas. Ce qui était de plus en plus récurent, elle commençait à fatiguer. En plus de ça, les vacances de Noël étaient encore loin, il lui restait un peu moins de deux mois d'école avant de pouvoir se reposer pleinement. Et encore, avec les fêtes de fin d'année, c'était pas gagné...
L'autre difficulté à cette fin d'octobre, en plus que la volonté d'aller jusqu'au bout, c'était le répertoire de chose à dessiner. Elle en avait fait tellement, vingt six dessins à ce jour, et passait de plus en plus de temps à réfléchir, feuilleter ses livres, se creuser la tête pour trouver. Et ce jour là, alors qu'elle ouvrait le dernier roman de la série des Ewilan, Les Tentacules du Mal, elle se fit la remarque : la plupart des dessins qu'elle avait fait appartenaient tous à la première trilogie, soit les Quête, et la dernière, soit le Pacte des Marchombres. C'était donc le moment de trouver quelque chose en rapport avec la deuxième trilogie. Et elle trouva.
Quelques jours plus tôt, au début du mois, elle avait fait l'une de ses plus grandes réussites en matière de dessin, de son avis : le navire. Mais cette fois-ci, celui qu'elle allait représenter n'était pas tout à fait pareil, voir pas vraiment normal.
Un navire Haïnouk.

Les Haïnouks étaient un peuple entièrement libre, qui vivaient en clan unis mais faisant voyage seuls, et qui vivaient dans les plaines Souffle, une immense plaine avec très peu de villes. C'était pour cette raison qu'on les appelait les Fils du Vent. Ils allaient où leur semblait, quand ils le voulaient.
Pour se déplacer, ils voyageaient à bord d'un navire particulier, qu'ils ne quittaient jamais, à part pour commercer avec les marchands des villes. Autrement, ils dormaient dans des tentes colorées, sur le pont de leur navire.

"C'étaient d'immenses platformes de bois triangulaires, profilées et montées sur trois roues d'un diamètre incroyable, la plus grosse, directrice, se trouvant à l'avant. Des dizaines d'hommes se déplaçaient avec aisance entre les tentes dressées sur les plate-formes, manoeuvrant le gréement complexe qui commandait la voile."

Fière de ce qu'elle avait réussit à dessiner, c'est toute joyeuse, presque sautillante, qu'Élicia se présenta au lieu de rendez vous, impatiente de découvrir le nouveau dessin de son ami.

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«Elle devait être immensément riche, se dit Elob, devant la silhouette gracieuse qui le contemplait. Pour l'avoir arraché au Vaisseau Noir, pour avoir obtenu de libérer le sorcier fugitif, bien que ce fut pour le garder sous sa propre garde, la noble fortunée avait du dépenser des sommes colossales, jouer de ses relations, et même se mettre en péril et tout cela pour quoi ? Son intuition lui disait qu'il ne tarderait pas à le savoir...»

La richesse avait toujours été une notion un peu floue pour Aliosus, du moins, jusqu'à ce que son père entre au service du premier Conseil des Sorciers. Avant cela, il n'avait certe pas la sensation d'être pauvre, vivant dans une grande maison sur le bord de la côte, remplie de livres, d'objets étranges, avec un elfe de maison à leur service... Tout cela pouvait être considérés comme des signe de richesses, mais le parquet était usé, certaines pièces restaient closes, faute de meubles pour les remplir, les murs avaient vieillis... On sentait des jours plus glorieux et un présent chiche en dépense. C'est dans un esprit d'économie qu'il avait été élevé.

Mais depuis deux ans, avec la prise d'un emploi au cœur du gouvernement, le garçon voyait le train de vie de ses parents évoluer, et le sein avec. L'achat d'un hôtel particulier à Pré au Lard en était le signe le plus visible, bien qu'Aliosus ait toujours soupçonné une raison cachée à ce déménagement, autre que de se rapprocher de Poudlard et d'être entouré de sorciers.

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DIMANCHE 28

Bravant le vent froid de l'automne qui la frappait au visage, Élicia avançait, seule, dans le parc presque désert. Elle avait besoin d'un moment d'isolement, seule, à penser à autre chose qu'à ses devoirs, les cours et à dessiner. Ca devenait de plus en plus difficile de tenir et sentait la motivation s'éloigner progressivement. Pourtant, elle continuait, autant pour le plaisir du dessin qu'elle ressentait en prenant son crayon, même si elle commençait à se lasser, que pour sa détermination de finir.

Alors la rousse affrontait le froid - c'est ce qu'elle pensait, frileuse comme elle était - en se baladant d'un bout à l'autre du parc, s'arrêtant un instant pour regarder le lac, toujours aussi calme, ou les collines éloignées qui peignaient un joli tableau autour de Poudlard. Elle resta éloignée du Stade de Quidditch, encore trop présent dans sa mémoire et son cœur, et qui lui faisait plus de mal qu'autre chose. Elle avait envie de voler, envie de reprendre le souafle entre ses mains, ou une batte et frapper le cognard de toute ces forces. Mais elle ne pouvait pas, ne pouvait plus. C'était son choix pourtant, se mettre à bosser pour réussir ses BUSES, mettre le Quidditch, qu'elle adorait, de côté. Mais ça lui faisait mal de se dire qu'elle ne jouerait plus au côté d'une équipe qu'elle aimait beaucoup, son équipe. Qui ne l'était plus.
Alors avant de fondre en larmes, elle s'éloigna, et regarda à l'horizon, autant que les montagnes le lui permettaient. Que faisait son père actuellement ? Et sa mère ? Sa sœur ? Ils étaient bien loin d'elle, et lui manquaient...C'était peut-être le moment de leur envoyer un hibou pour savoir comment ils allaient. Et après, elle se jurait de faire son dessin du jour et d'aller profiter de ses amis.
Mais en attendant, la jeune fille profitait de la vue. Elle avait hâte que la neige revienne, recouvre les montagnes de blanc, et les falaises de glace. Et le lac se gèlerait peut-être, et on pourrait le traverser ou jouer dessus. Hâte que la saison de Noël revienne avec sa bonne ambiance, hâte que les batailles de boules de neiges reprennent et les bonhommes de neige réapparaissent.

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«Un humain normal n'avait tout simplement aucune chance de survivre à une rencontre avec un agent du Culte des Assassins. La silhouette redoutable et féline se tenait devant Elob, prêt à remplir son macabre office, et maintenant qu'il la voyait, il était déstabilisé par cette allure toute à la fois souple et désarticulée. Sans sa magie, il serait mort, mais il avait plus d'un tour dans son cas...»

Silhouette féline...
Plus tôt dans la journée, il avait cru rêver en apercevant une telle silhouette. Attiré par un claquement qu'il avait reconnu aisément, c'était le même bruit que faisaient les pas volontaires et décidés de sa mère sur les dalles des allées pavées lorsqu'elle portait de hauts talons, il avait bifurqué de son trajet en espérant découvrir la source de ces impacts.

Il n'avait eu le temps de voir, un fugace instant, qu'une forme féminine, grande et élancée, un bras plié portant sa main à son visage et un chapeau à large bord, agrémenté d'une résille. Ces détails l'avaient marqué pendant la seconde où il les avait eu sous les yeux, et puis elle avait disparu au détour d'un couloir du premier étage ne laissant derrière elle qu'une odeur légère et entêtante de fumée.

Quelle apparition, si elle avait vraiment réelle.
Un contact de Miss Leowy ? Un membre du Conseil ou bien de l'ancien Ministère ?
Il finirait bien par le découvrir...

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«Vautré dans un canapé trop usé et inconfortable, Elob goutait à sa liberté retrouvée. A bord de l'Invective, le vaisseau d'un Libre Marchand à l'équipage secrètement composé de sorciers, il se sentait pour la première fois depuis une vingtaine d'année, en sécurité. Il observait l'expert cyberamélioré qui étudiait le fragment de roche noire que Elob avait rapporté. C'était un cracmol, de paria chez les sorciers ils étaient devenus de précieux alliés à présent, car ils pouvaient se permettre d'avoir des augmentations cybernétiques sans que la magie interfère avec. Ils étaient le lien entre le monde moldu et les communautés sorcières clandestines.»

Ah, les cracmols. Aliosus devait bien se rendre à l'évidence que sa grille de lecture des relations sorciers - sang-mêlés - né-moldus - moldus ne leur laissait pas de place. Où mettre les cracmols, où placer ces pauvres créatures dans l'ordre naturel des choses ? Peut être fallait-il revenir à la définition même du sorcier.

Il ne connaissait aucun cracmols, ceux là étaient en général cachés comme des tares. L'ouvrage de la sorcière hongroise Sípos Viktória, traduit en allemand sous le titre de "Göttliche Natur und Hexerei, wie jeder Zauberer ein Schicksal ist" Nature divine et sorcellerie, comment chaque sorcier est une destiné s'était révélé bien trop complexe pour lui, mais il en avait compris la théorie principale : la nature d'un sorcier lui était accordée de façon divine afin qu'il accomplisse un destin particulier pour son peuple. Ainsi, selon cette théorie, un né-moldu ne devait pas être vu avec dédain, mais de la même manière que n'importe quel autre sorcier puisqu'il porte en lui une destiné suffisamment importante pour avoir été doté de la magie.

Il n'était pas convaincu par cette pensée, mais il n'avait pas réussi à en comprendre les subtilités, son niveau d'allemand n'était pas assez bon. Néanmoins d'après cette grille de lecture, un cracmol était simplement un être qui n'avait pas été jugé digne de recevoir le don de la magie.

Ah, si Alice était là, il était certain qu'elle aurait eu un avis bien tranché sur la question. Peut être que Macbeth y avait réfléchit elle aussi, c'était le genre de débat théorique qu'elle appréciait de mener avec lui.

Pour l'heure, il monta les escaliers en vu d'arriver dans la cour de la tour de l'horloge, y rencontrer Elicia pour la vingt-neuvième fois du mois.

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LUNDI 29

Les derniers jours du défi lui donnait envie de se surpasser, essayer des dessins de plus en plus compliqués. Celui de la veille lui avait demandé un peu de temps, mais pour être sincère, il n'avait pas été bien difficile à faire. Celui du jour en revanche, était bien plus long et demandait une totale concentration. Il devait être grand et recouvrir toute la feuille, et son but était qu'il y ait le plus de détail possible. Alors elle allait dessiner le chose qu'elle avait le plus peur de rater, le dessin qu'elle n'aurait jamais osé faire sans le défi : Al-Jeit. La capitale de l'Empire. La ville décrite comme fabuleuse, inimaginable.

"Al-Jeit n'était pas une ville, mais un miracle de clarté, de couleurs et d'eau.
Jaillissant de la pleine comme un bastion inexpugnable, un plateau rocheux aux bords vertigineux s'élevait à une cinquantaine de mètres. La capitale était construite à son sommet, tours défiant le ciel, coupoles de nacres, passerelles arachnéennes.
Chacun des toits semblait tissé de lumière et l'ensemble tenait davantage du chef d'oeuvre prêt à l'envol que de la ville classique.
"

À chaque fois qu'un personnage découvrait pour la première fois la capitale, il était émerveillé, paralysé de stupeur. Il était même dit qu'un jour, un homme était resté plusieurs jours à l'admirer, et quand il eut fini, il était mort. Heureux.

Élicia dessina pendant un long moment, gribouilla, gomma, plusieurs fois, non satisfaite de ce qu'elle faisait. Jusqu'à ce qu'enfin elle y arrive. Là, elle joua avec les couleurs, essayant de rentre la ville la plus éblouissante possible, comme décrite dans le livre. Elle n'y arriva pas très bien, mais se contenta du résultat, assez fière.
Puis à l'heure prévue, elle rejoint son ami. Le défi était bientôt fini, c'était dommage...
Le temps passait trop vite.

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MARDI 30

Pourquoi la réalité était parfois, voir souvent plus dure que l'imaginaire ? Tout simplement que l'imagination n'avait pas de limite, et qu'on pouvait inventer tout ce qu'on aimait, ce qui nous rendait bien, apaisé. Notre petit jardin secret caché dans tout un univers de pensée impossible à franchir par quiconque à part nous-même - et les legilimens.
Certains préféraient vivre dans le présent, et trouvaient inutile et une perte de temps de rêver. D'autre, comme Élicia, s'évadaient dès qu'ils le pouvaient, retournaient dans un pays dont ils étaient le maître et où tout était possible. La jeune fille y retrouvait tout ce qu'elle aimait le plus au monde, sa famille, ses amis, mais aussi des souvenirs qu'elle chérissait, et surtout des univers qu'elle adorait. Tout les livres et films qu'elle avait lu et vu, toutes les musiques qu'elle avait écouté, tout les événements qu'elle avait vécu étaient tous des morceaux d'elle qu'elle gardait précieusement dans son jardin secret, qui l'aidaient parfois à surmonter des moments difficiles. Ils étaient elle et elle était eux.

C'est alors qu'elle rêvassait encore, plongée dans son jardin secret, que la rousse trouva son dessin du jour. Elle s'imaginait là, dans une forêt, aux côtés d'amis, comme les personnages de la saga. Si elle avait toujours admiré toutes les manières de combat, à mains nues ou avec une arme, il y en a bien une qu'elle admirait plus que les autres. C'était une discipline comme une autre, qui demandait patiente et précision. Le tir à l'arc. Bien plus difficile que cela en avait l'air, la jeune fille rêvait de pouvoir essayer pour de vrai un jour. Parce que c'était bien beau de l'imaginer, mais c'était bien mieux de le faire dans la réalité.
Le premier jour du mois, elle avait dessiné un Faël, une espèce d'elfe à la peau foncé, qui excellait dans le tir à l'arc, et l'escalade. Ce jour là, elle l'avait dessiné dos à un rocher, les flèches dans son dos dépassant de son carquois. Mais aucune trace de son arc, qu'elle imaginait aujourd'hui comme assez sophistiqué. Décoré de quelques plumes de couleurs, elle le voyait recourbé sur les extrémités, et tressés pour le reste. Avec une poignée particulière, deux branches torsadés et une troisième au centre, verticale. Puis à côté, elle représenta deux flèches, particulières elles aussi. Un dessin rapide et facile, quoi qu'un peu original. Ça suffirait pour aujourd'hui. Le dernier dessin sera sûrement plus important.

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MERCREDI 31

Et voilà, le dernier jour était arrivé. Un mois de dessin, parfois facile, parfois la forçant à aller plus loin dans ce qu'elle savait faire. Certains de ses dessins ne la rendaient pas très fière, dans leur simplicité et l'intérêt qu'elle y avait mit. Mais pour d'autres...ils étaient certainement les meilleurs qu'elle n'eut jamais dessiner, sa collection de réalisation dont elle n'était même pas sûre d'être l'auteur, la créatrice, étonnée elle même des élans de talent - sans vouloir se vanter - qu'elle pouvait avoir. Le navire du septième jour, par exemple. Ou le dragon du treizième. Et également la ville, dessinée deux jours plus tôt. Difficile de faire mieux que ces trois là, pour elle. C'est pourquoi elle doutait fortement de refaire un de ces exploits ce jour là, pour le dernier jour. Mais tant pis, elle fera de son mieux.

Élicia fila à son cours de Potion, se concentra tout le long qu'il dura, puis partit manger rapidement. Il lui faudrait un moment pour dessiner ce qu'elle avait en tête, et ne voulait pas risquer d'arriver en retard pour le dernier jour du défi.
Dans sa précipitation, elle ne se rendit compte qu'après qu'Halloween était arrivé. C'était pour elle une date porteuse de mauvais souvenir, mais elle préféra ne pas y penser. Mais la chose était difficile, à cause de l'ambiance dans le château. Des élèves surexcités à l'idée du banquet annoncé le soir, les préparatifs dans la Grande Salle pour ce même banquet...partout on entendait que ça, Halloween.

La rousse s'était donc rendue dans son dortoir afin d'être tranquille, puis avait commencé son dessin. De tout l'univers qu'elle avait représenté tout au long du mois, l'imagination était une chose très importante que l'auteur voulait montrer, à travers ce pouvoir que certains des hommes de cet univers pouvaient maîtriser : l'Imagination. C'était une zone de l'esprit qui pouvait rendre réelle ce qu'on imaginait. Changer la météo, créer des objets, des situations, tout était possible, mais à un certain niveau, certaines réalisations étaient plus dures que d'autres et demandait un certain pouvoir. C'est pour ça que cette dimension dans l'esprit était parcouru des Spires, des espèces de chemin qu'un Dessinateur pouvait emprunter pour chercher ce qu'il voulait créer.

Quand enfin elle eut finit, elle se dépêcha de rejoindre le point de rendez-vous. Surtout qu'après, elle devait retourner se préparer pour le banquet, et le bal...

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FIN DU RP POUR ELI


Merci beaucoup pour ce rp, c'était génial ! :wow:
Et petit bonus : Ewilan's Quest :cute:

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«Dans les cauchemars qui hantaient Elob depuis sa fuite et sa mise en sûreté, il y avait la sœur Repentia Supérieure, le maudissant en brandissant son livre sacré de Litanie de la Haine. Elle le poursuivait dans son sommeil, et il était certain, d'une manière ou d'une autre, que leur routes se recroiseraient, de la plus funeste des façons...»

Encrant la dernière partie de son dessin, Aliosus était mitigé sur ses émotions. Il y avait d'abord un soulagement : enfin, la fin du mois, la fin de ce défi lancé en commun avec Elicia, ça avait été une aventure commune très plaisante à entreprendre, mais il était réellement content de la voir arriver à terme également, les bonnes choses devaient avoir une fin.

Fier aussi, parce qu'en voyant la masse de devoirs et d'exposés qu'il avait à faire pour ce mois-ci, il s'était dit que perpétuer sa petite tradition serait fichu, mais la motivation avait fini par pointer le bout de son nez, et le fait de former un duo avec Elicia avait définitivement donné un coup de fouet à ses ambitions et au terme de ce marathon de 30 dessins - il n'avait pas réussi à trouver le temps, le veille, de s'y mettre, et s'était affalé dans son lit sur cet échec - il parcourait avec fierté certains encrages.

Pour ce dernier jour, il avait représenté le dernier personnage évoqué dans le roman, ça semblait être un dessin bien à propos. Ce n'était pas celui dont il était le plus fier, ni son plus ambitieux, simplement un dessin parmi d'autres, qui, comme les 29 pages précédentes de son carnet, lui avait permis de progresser, par petit bout, par petit détail et ça lui paraissait bien.

Il alla vite retrouver Elicia, il savait qu'elle irait au bal et ne voulait pas lui faire perdre de temps. Quant à lui, il n'était pas encore sur, tout ça ravivait beaucoup de choses...


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FIN


Merci à toi de m'avoir suivi dans ce défi ! C'est toujours un grand plaisir d'écrire avec toi :)

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